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Azel Brixton

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MessageSujet: too bad for the cool kids (mo)   too bad for the cool kids (mo) EmptyJeu 7 Fév 2019 - 17:37


--- Tonight I am sad
tonight I am lonely, the demons are screaming and I need you to hold me..

La gamine errait dans la rue les mains nonchalamment fourrées dans les poches de sa veste trop grande, un large sac pendu en bandoulière à son épaule épaule osseuse. À l'intérieur, tout ce qu'elle avait pu récupérer avant de quitter sa chambre, de la cam et un peu d'argent effrontément volé dans les poches de son père, et la promesse acide qu'elle ne remettrait plus jamais les pieds dans ce taudis. D'abord hébergée par Rye, elle avait décidé de partir, sans rien dire. Elle aime pas abuser de l'hospitalité Azel, elle savait bien qu'elle pouvait pas rester là bas pour toujours. Et ce sentiment dévorant de n'avoir sa place nul part, d'être une pièce rapportée, un poids, un fardeau. Alors elle a commencé à squatter le gymnase de son ancien lycée, il n'y a jamais personne la nuit et ses années d'école buissonnière auront au moins pour mérite de lui avoir fait connaître toutes les issues du bâtiment. Ombre parmi les ombres, elle s'infiltre dans l'enceinte à la nuit tombée et s'en extirpe avant que l'aube ne se pointe. Enfant de la rue, enfant de la nuit, enfant de nul part et de personne. Enfant perdu. Toujours fichue sur sa planche à roulettes, à traverser la ville comme s'il s'agissait de son ultime terrain de jeu. Le visage griffé par les marques de coup, l'arcade tailladé, le nez entaillé, et plus de hargne sur son visage que sur celui d'un loup sauvage. Toute son histoire était là, imprimé en camaïeu de violet sur sa peau, des entailles comme du braille sur sa peau pour raconter ses dernières années. Des os brisés, des côtes pulvérisées, et son squelette entier qui transpire de douleur. Mais tu survivras Azel, et c'est ça le pire. T'as toujours survécu. Elle reprend pied, après sa descente aux enfers chez Rye, elle refait surface. La mine toujours déterminé, prête à se battre contre le monde entier, la rage au ventre, la rage aux poings. La rage qui la dévore, la consume. Et au milieu de ça, des messages qui lui rappellent qu'elle a une place quelque part. Un autre gamin qu'on n'a pas épargné. Des chemins chaotiques qui ce sont croisés et un certain réconfort à trouver quelqu'un d'aussi fucked-up que soit. Alors la gamine s'était invitée chez lui, jugeant que le lit de son meilleur ami -or whatever he is- serait certainement plus confortable que les tapis du gymnase.
Salut Rico, j'vais prendre la même chose que d'habitude avec supplément fromage s'il te plaît. Un sourire enjôleur au pizzaïolo du bas de la rue qui l'a certainement plus regarder grandir que son propre père, et cet air réprobateur lorsqu'il voit son visage coloré de pourpre et de carmin. Il peut rien y faire, Rico, à part lui dire de garder son argent, et de lui donner ses deux pizzas avec supplément fromage. Et elle sourit Azel, pour le remercier, pour les pizzas et pour l'argent, puis pour cette sensation qui réchauffe son coeur, cette douce sensation d'être quelqu'un. Et elle s'élance sur sa planche avec agilité, se faufilant entre les passants, les deux margaritas sous le bras. La gamine avait l'habitude de débarquer chez Mo, quand les choses tournaient mal chez elle, elle s'enfuyait et venait frapper à la fenêtre du jeune homme, d'ailleurs qu'il soit d'accord ou non lui importait peu. Elle venait juste. Sans explication. Elle n'avait jamais eu besoin d'en donner à Mo, et ça lui convenait parfaitement. Une dizaine de minutes lui suffit pour rejoindre la demeure de la tante Costigan. Azel s'infiltra dans le jardin et arriva sous la fenêtre de la chambre de Mo. Avec une agilité et une facilité déconcertante pour quelqu'un qui s'était récemment fait passer à tabac, elle grimpa sur le toit du garage pour atteindre la fenêtre et frappa pour qu'il lui ouvre. Son maigre corps s'engouffra dans la chambre, et elle laissa tomber lourdement son sac à terre, posant les pizzas sur le bureau de Mo et s'affalant dans son lit comme si il s'agissait du sien. T'as de la chance, elles sont encore chaudes! qu'elle lance en désignant les deux boîtes de pizza, et se redressant pour s'asseoir en tailleurs. Y'avait cette légèreté dans son coeur quand elle était avec lui, comme si rien n'était réel, comme si les coups n'avaient jamais existé. Elle était là, souriant bêtement comme si tout son putain de monde n'était pas en train de brûler.

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MessageSujet: Re: too bad for the cool kids (mo)   too bad for the cool kids (mo) EmptySam 9 Fév 2019 - 21:11




too bad for the cool kids
8 FEV 2019 W/ @Azel Brixton

Il n’arrive pas à penser à autre chose. Le visage de son cousin tourne en boucle dans sa tête, comme une mélodie à laquelle on ne peut échapper. Elle se répète, encore et encore, elle s’imprègne dans sa peau, elle ne s’en va plus. Ce n’était probablement pas Ean, mais maintenant, tous les souvenirs se réveillent. Tous ses moments à rire, à plaisanter, à boire la vie comme un bon verre d’alcool trop fort. Le genre qui brûle agréablement, qui n’est pas parfait, mais qui est suffisant. Depuis l’absence de ces frères inattendus, Moriarty frissonne. Il a la sensation que le noir l’enveloppe chaque jour un peu plus, que le prochain sur la liste, ça sera lui ou un autre proche. Que la mort l’a trouvé, qu’il pointe son arme de nouveau sur sa tête. Il peut sentir la balle de nouveau frôler son crâne, l’air coupé à jamais en deux. Il ne cesse plus de peindre le portrait de son pire cauchemar, encore et encore, dans des carnets qui n’avaient rien demandé d’aussi sombre. Heureusement que cette maison est souvent vide, que sa tante à d’autres occupations, qu’il peut s’enfermer sans jamais être interrompu. Moriarty a pris goût à cette solitude, à ces murs. À la sécurité que les Costigan lui ont fournie, malgré les gestes parfois bruts de Ronan, malgré la disparition de Rafferty, malgré les regards silencieux de Leo. Ils lui ont offert une nouvelle vie et Moriarty ne sait toujours pas quoi en faire. Cela le déprime, mais au moins, il ne remet plus en question les bases de son existence.

Il ne se demande plutôt pourquoi il vit.
Il ne pense plus à mourir.
Ce n’est pas la réponse à ses doutes.


Allongé sur son lit toujours défait, il scroll le compte oublié de son cousin. Il retrouve dans le feed perdu de sa petite amie quelques clichés d’un ancien temps. Cette salope. Responsable d’une vie qu’elle n’a pas su protéger et aimer vraiment. Mais aimer vraiment, qu’est-ce que ça veut vraiment dire, au fond ? Moriarty est bien le dernier à comprendre les sentiments. C’est simple, c’est compliqué. Chacun exprime à sa façon les battements de son cœur, mais lui, il n’a pas l’impression d’en avoir vraiment.

Putain, il lui manque. Tous, enterrés, oubliés. Et si ce n’était pas le cas, si c’était vraiment un fantôme, comment doit-il réagir ? Et si ses parents venaient lui rendre visite demain, que va-t-il faire ? Le bras sur le visage, les yeux fermés, il hurle intérieurement contre ceux qui sont partis trop tôt et contre les problèmes qui sont encore à venir. Puis soudain, un bruit lui révèle l’arrivée forcé d’Azel. Le sac à terre, elle s’invite sans prévenir, l’odeur des pizzas comme parfum. Il se relève, lance un coup d’œil à sa porte bien fermée, puis de nouveau à la jeune fille.

« J’ai bien cru que t’allais me laisser crever de faim. » Il ne s’attarde pas sur son visage mutilé. Il pourrait faire une remarque, point du doigt que ce n’est pas beau, qu’elle va vraiment finir moche si ça continue, mais qui est-il pour parler de ce qui fait mal ? Lui le premier garde pour ses propres pensées, ses plus sombres secrets. Pizza déjà en bouche, il ne fait pas d’effort pour rendre cette chambre plus confortable et plus accessible pour une fille. Azel s’est sans doute habitué à son bazar. À ses vinyles et ses mangas, à ses livres et ses dessins. Un monde à part, cette chambre. Pour lui, pour elle.

« Oh, faut que je te montre. » Il prend un part de pizza, la plie en deux et l’enfonce dans sa mâchoire pour libérer ses mains et chercher dans son sac à katana en bois. Il le brandit comme un grand et le pointe vers elle. « Cool, non ? » Dit-il, une partie de la pizza au fond de sa gorge et le reste de nouveau en main. « Je n’avais pas de quoi m’en acheter une, alors je l’ai faite. » Il replonge dans son lit. L’avantage d’être avec Azel, c’est qu’il peut vraiment dire ce qu’il veut, comme il veut. Pas de mensonge, pas de faux-semblant. Azel, c'est l'exception, au fond. Il peut compter sur elle, elle peut aussi compter sur lui pour éviter le pire de ce monde et lui changer les idées avec ses conneries.

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MessageSujet: Re: too bad for the cool kids (mo)   too bad for the cool kids (mo) EmptyDim 10 Fév 2019 - 0:06


--- Tonight I am sad
tonight I am lonely, the demons are screaming and I need you to hold me..

Les chimère qui dansent dans ta tête.
T'es presque morte Azel.

Ce soir là, alors que son père frappait frénétiquement la carcasse inanimée de la gamine, elle avait cru crever. Elle avait dansé avec les anges, une valse macabre bercée par la douce illusion que le cauchemar se terminait enfin. Son corps fracassé abandonné de toutes forces, elle pensait ne jamais se relever. Que cette fois, c'était la fois de trop, c'était trop tard. Qu'il allait la laisser crever là, gisant sur le carrelage glacé. Elle se rappelle encore le froid s'infiltrer à l'intérieur de ses os, les ténèbres l'attirer à elles, et le néant qui l'accueillait comme une chute interminable dans le vide. Elle avait effrontément flirté avec la mort, l'avait caressé de ses doigts osseux, pendant quelques minutes elle a même imploré les cieux de l'emporter, de la ramener aux côtés de sa mère, de faire cesser son calvaire sur terre. Ce soir là, la mort lui avait si douce, si attirante. La douleur, ses os brisés, les plaies à vif, elle était prête à troquer sa vie pour que tout s'arrête. Cette descente aux enfers, la peur, le froid, la douleur, Azel est condamnée à la revivre à chaque fois qu'elle clos ses paupières marbrées. Ses propres démons la dévorent de l'intérieur à la nuit tombée, lui rappelant qu'elle est seule, lui rappelant qu'elle n'est importante pour personne. Qui l'aurait pleuré, si elle ne s'était pas réveillée ce soir là? Qui s'en serrait rendu compte? Elle passe son temps à disparaître et réapparaître, si cette fois, elle n'était pas revenu voir Mo, se serait-il inquiété? Cette solitude qui lui arrache le coeur et écrase ses entrailles, qui l'empêche de respirer. Elle est seule Azel, elle a grandit seule, s'est persuadée qu'elle était mieux seule. Et elle a bien faillit crever seule dans ce putain de couloir. Isolée dans son gymnase, la gamine n'avait pas fermé l'oeil depuis des jours, en proie à de violentes crises d'angoisses, et la douleur qui transperce son corps au moindre mouvement, et la fièvre qui brule sa peau autour de chacune de ses plaies.
Elle n'était pas venu voir Mo par hasard ce soir, non elle était venu le voir parce qu'elle était à bout de force la gamine, abandonnée dans son gymnase à panser ses plaies cachée de tous comme un chat errant. Elle avait besoin de compagnie si non elle allait finir par se faire bouffer toute entière par ses angoisses et ses craintes. Réduite en cendre, consumée jusqu'à la moelle, la chaire en lambeau. Ah, elle paraissait solide la gamine, à se battre, à crier qu'on lui fiche la paix et à encaisser les coups comme personne. La vérité, c'est qu'elle danse sur un fil Azel, toujours au bord du précipice, toujours à deux doigts de tomber dans le vide. Mo, c'était l'oasis au bout du désert, son fichu rocher au milieu de la tempête. Elle avait besoin de lui. Parce qu'à la seconde où elle avait franchit la fenêtre de sa chambre, la fatigue s'était évaporée, la peur ne lui tordait plus les entrailles. La solitude qui consumait son âme depuis des jours lui semblait moins pénible. Elle se transformait Azel quand elle était avec lui, elle redevenait une adolescente extraordinairement normale, son sourire enfantin étirant son visage abîmé. Et elle avait terriblement besoin de ça Azel, d'être normale. Le bazar ambiant, les mangas éparpillés, son lit défait, ses dessins en pagailles, tout ce qui faisait de cette pièce la chambre de Mo lui paraissait incroyablement réconfortant. La gamine se sentait en sécurité ici, au milieu de l'univers de son meilleur ami. Peut-être parce qu'il avait eu la délicatesse de ne jamais chercher à violer son intimité, qu'il n'avait jamais eu l'insolence de lui parler de son visage trop souvent marqué par les coups. Il ne l'avait jamais obligé à parler comme elle n'avait jamais cherché à connaître ses secrets. Il ne l'avait jamais forcé à rien, et c'est comme ça qu'il avait réussi à apprivoiser la gamine pourtant si sauvage. C'est comme ça qu'il avait transformé sa chambre en un endroit sûr pour elle. Un havre de paix quand tout vol en éclat.
Et il brandit son katana de fortune et l'agitant fièrement devant elle. Azel attrape l'objet, ses yeux brillants d'admiration pour le travail du Mo. Elle connaissait sa passion pour les samouraï et avait lu elle aussi la plupart des mangas qu'on pouvait trouver dans la chambre du jeune Costigan boy pendant les nombreuses journées d'hiver qu'elle avait passé ici. Ouah trop classe! Attends je l'essaye! Elle attrapa l'arme et sauta en dehors du lit pour se dresser sur ses jambes, le manche entre ses deux mains. Elle avait regardé assez de vidéo sur les arts martiaux avec Mo pour savoir plus ou moins comment ça se prenait, et elle agita l'objet dans les airs. Son rire cristallin éclata en millier de fragments qui inonde la pièce entière et illumine son visage enfantin, oubliée la noirceur, envolée la peur, il n'y avait plus qu'elle et lui. Mais ses côtes brisées et son dos encore meurtri la rappelèrent violemment à l'ordre, et alors qu'elle venait de lever son bras gauche, une vive douleur transperça sa carcasse de part en part, l'obligeant à lâcher le katana qui s'écrasa au sol. La gamine grimaça, étouffant un gémissement de douleur en mordant l'intérieur de sa joue pour ne rien laisser paraître. Merde, désolée! Je suis vraiment pas douée. elle ramassa l'objet en bois avant de le tendre à Mo. De toute évidence, t'es bien meilleur que moi pour le manipuler. qu'elle plaisante avant de revenir sur le lit et entamer sa pizza. Mais un jour je t'en achèterai une vraie, et tu deviendras le samouraï-vengeur-masqué de brighton, un genre de Arrow mais avec un katana, ça c'est la classe! qu'elle extrapole, de la pizza plein la bouche. Oh d'ailleurs, en parlant de héros de l'ombre, raconte moi cette histoire avec ton cousin, t'es sûr que c'est lui que t'as vu? qu'elle demande innocemment, faisant suite à leur conversation par texto. Si ça se trouve, il est pas vraiment mort et il s'est caché pendant tout ce temps en vous observant de loin, j'ai vu ça dans The Punisher, y'a un gars qu'avait fait croire à toute sa famille qu'il était mort pour les protéger! le scénario était peu probable, même carrément invraisemblable, mais vous comprenez, elle avait vu ça dans The Punisher, alors bon. Parler de la mort comme si c'était qu'un jeu, aborder des sujets lourds avec beaucoup trop d'insolence et d'insouciance, ça la gênait pas Azel. Pas avec Mo.

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MessageSujet: Re: too bad for the cool kids (mo)   too bad for the cool kids (mo) EmptyLun 11 Fév 2019 - 21:04




too bad for the cool kids
8 FEV 2019 W/ @Azel Brixton

Il sait. Il sait que parfois, trouver un refuge, c’est vital. Il sait, parce qu’il en a cherché, pendant des années. Parce qu’il n’en a trouvé qu’un, ici, dans cette chambre. Parce que ses cousins sont devenus un mur de protection auquel il ne peut se détacher. Franchement, il sait. Tellement de crasse dans ce monde, c’est trop facile de s’user pour un rien. De se faire démonter pour un rien. De ne plus croire en rien. Il est passé par là, par ce vide total. Par les pensées qui ne veulent plus s’enchaîner, par les mots qui refusent de sortir. Bon sang, il sait reconnaître la détresse et ne pas la juger. Lui offrir un répit bien mérité. Il aurait aimé ça, lui. Quand ça n’allait pas, quand c’était trop dur. Quand il revivait la même douleur, encore et encore, dès que l’obscurité l’atteignait. Il aurait aimé qu’on lui donne l’opportunité d’une journée normale, d’un anime sur un écran, de pop-corn dans l’estomac. De douceur, en fait. Le clan l’a sauvé, mais ça ne veut pas dire qu’il a une vie normale maintenant, jamais au fond. Alors il sait, il sait qu’Azel ne va pas bien. C’est tellement écrit sur son visage qu’il est facile d’ignorer ce que son regard exprime. Elle est là avec de la pizza, le cœur léger. En entrant dans cette grotte, elle laisse derrière la peine. Ce n’est pas lui qui va autoriser cette horreur d’entrer. Non, entrée interdites bandes d’enfoirés.

Il ne lui a jamais posé la question, il ne va pas commencer aujourd’hui. La vérité sur ses traces, sur ses os brisés, elle le garde pour elle-même. Ils tombent tous, un jour ou l’autre. Au fond, c’est bien le seul espoir de Moriarty. Ses parents sont morts, c’était horrible. Assassiné sous ses yeux, des balles sifflantes trouvant refuge dans des crânes frais. Il a survécu, sans doute parce qu’il n’a jamais rien fait. Aucune arme entre les doigts, pas de sang sur sa peau. Depuis toujours, il est l’innocence. Écartez du pire par sa mère, trop précieux pour voir le monde froid des Costigans. Ses parents étaient des pros. Effacer les traces, enterrer les preuves. Détruire les familles en absorbant des existences. Le karma, sans doute, a fini par les trouver. Le Karma finira par le trouver, lui aussi, si un jour, il traverse la frontière. S’il franchit le pas.

Il en serait bien capable. Un jour.
Pas maintenant.

Pas maintenant, parce qu’elle est là et que ses doutes, il les garde pour lui. Il ne sait rien, Moriarty. Il ne sait pas s’il veut de cette vie, ou si une autre saura la satisfaire. Il a le regard de son père, parfois si noire, si furieux. Il est fou, en colère contre trop de choses. Pourquoi s’enfoncer dans la négativité ? C’est bien la conclusion de sa tentative de suicide. Pourquoi décider de toujours tomber dans le pire, quand il faut juste un peu de bonne volonté pour continuer à avancer ? Il travaille sur lui, le gamin. Il fait des efforts monstres, il ne lâche pas l’affaire. Il n’abandonne pas et il est hors de question qu’elle abandonne aussi.

Katana en bois entre ses doigts, Azel est splendide, débout sur son lit. Pourtant, il n’arrive pas à se retenir quand son mal la rattrape. Son visage trahit son inquiétude, et elle ne parvient pas à se retenir. Elle ne peut pas être si forte que ça, la demoiselle. Quand c’est brisé, c’est brisé. Il faut juste du temps pour que ça se recolle, c’est tout. Il reprend sa création et le pose sur une étagère. « T’inquiètes, c’est que du bois, c’est solide. T’aurais pu te couper les doigts si ça avait été un vrai. » Il sait de quoi il parle, pour en avoir des cicatrices dans les doigts à force de manier ce foutu balisong. Il retourne ensuite sur son lit, s’installe et entame une autre part de pizza. Il mange trop vite, c’est bien un problème – mais il ne prend pas un gramme, il en profite.

« J’ai trop fumé, laisse tomber. » Il fouille dans ses poches, se demandant s’il lui reste de quoi se faire une autre roulée ce soir, mais non. C’est vide. « J’crois pas que ma famille ait besoin d’être protégé. » Il ricane. Parce que c’est tellement délirant comme idée – mais pauvre Azel, elle ignore ce dont le clan Costigan est capable. Il manque presque de s’étouffer avec sa part, mais réussi à ne pas tomber dans le fou-rire incontrôlable.

« Y’a personne chez moi ce soir, ma tante est allée voir son p’tit fils. Tu veux une bière ? » Il tapote ses mains pour enlever la farine qui s’est accumulée, se relevant avec élégance pour sortir de sa chambre. « Si tu veux autre chose, je crois que j’ai plus fort. » Il prend un air mystérieux, amusé. Ce ne sera pas la première fois qu’il vole une bouteille de whisky irlandais, même si, Moriarty ne tient vraiment pas l’alcool. Il se dit qu’elle, elle en a plus besoin que lui. « Viens on va faire du shopping dans la cuisine. » Il tend la main, la porte entre ouverte. Elle peut rester là sinon, il ira chercher ce dont ils ont besoin avant que sa tante ne revienne et les surprennent – en vrai, elle le féliciterait d’avoir enfin montré un quelconque intérêt envers le sexe opposé, mais c’est autre chose.

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MessageSujet: z   too bad for the cool kids (mo) EmptyMar 12 Fév 2019 - 1:02


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Azel, elle encaisse, elle encaisse les coups, elle encaisse la faim et les problèmes d'argent, elle encaisse la haine de son soulard de père, elle encaisse la solitude, la peur de ne jamais trouver sa place. Elle se bat chaque jour que dieu fait pour rester debout, pour ne pas que sa carcasse décharnée ne se brise définitivement. Elle se bat, les poings en avant et la rage au ventre, elle se bat parce qu'elle se sens constamment en danger face à ce vaste monde qui ne lui a jamais montrer une once de douceur. Elle est en colère Azel, continuellement, contre tout le monde. Elle fait confiance à personne, ne laisse personne la toucher. Ah ça non, tu t'approches pas de son corps comme ça, à la gamine. Son corps mutilé, son corps tailladé. Les muscles tendus, prête à bondir, à rugir ou s'enfuir, à se battre ou battre en retraite. Parce que sa méfiance, sa fierté maladive et son acharnement à repousser tout le monde c'est ce qui la maintenait en vie. Y'a personne d'autre qu'elle même pour la protéger de ce monde crasse, dans ce monde de brutes. La méfiance qui la bouffe à chaque seconde, toujours en alerte comme un animal sauvage, jamais tranquille. Jamais. Mis à part entre ces quatre murs, mis à part à ses côtés. Et p't'être bien que si elle avait pas ça Azel, elle serait déjà crevé dans un caniveau, p't'être bien qu'elle aurait laissé tomber, qu'elle aurait tout abandonné. Elle se serait jamais relevé. Un répit vital, comme une parenthèse pour lui redonner la force de surmonter l'insurmontable. Elle souffre Azel, continuellement, la douleur tout le temps, la douleur partout. Mais pas ici. Ici il n'y avait que la douceur du rire de Mo, ses boucles brunes qui dansent à chacun de ses mouvements. La douceur de son accent irlandais qui claque contre son palais. La douceur de ses yeux rieurs, de ses lubies d'adolescent. Il ne peut rien lui arriver tant qu'elle est avec lui, tant qu'elle est dans cette chambre. Elle baisse les armes Azel, plus de méfiance, plus de défiance. Plus besoin de se battre. Et elle vit, un peu, par intermittence, elle vit, là, à l'abris de cette maison.
Il y avait eu cet accord tacite, ce contrat silencieux entre eux. Pas de questions. Ils se contentaient d'être là l'un pour l'autre, de parler, d'agir comme deux gamins normaux, un peu paumé, mais normaux. Il lui offrait le repos nécessaire pour guérir, et elle agissait comme si les ecchymoses n'existaient pas. Peut-être qu'un jour, ils se devront la vérité, l'un comme l'autre, sur leurs vies, sur leurs secrets. Peut-être qu'un jour ils ne pourront plus prétendre que tout tourne rond autour d'eux. Mais pour l'instant, ça fonctionne. Mo, il n'a vu que le visage abîmé de la gamine, il devine ses os brisés. Mais il n'a jamais vu marques indélébiles sur sa peau de porcelaine, il n'a jamais vu ce que cache les t-shirts trop grands de la gamine. Les constellations de brûlures sur ses épaules, laissées par les cigarettes qu'il écrasait à même la peau de sa fille pour la punir. La chaire ouverte par les coups de ceinture, dont les cicatrices roses s'étendent de sa nuque jusqu'au creux de ses reins. Des années de mauvais traitements imposés à sa carcasse chétive. Son histoire écrite en braille sur sa peau d'albâtre. Chaque coup, chaque humiliation, incrusté au fer rouge sur sa chaire. La honte qui pourrit son âme à chaque fois qu'elle voit son reflet dans un miroir. T'es faible Azel. Une putain d'victime. Tu files la gerbe, t'es bousillée. Complètement dysfonctionnelle. C'est vrai ça Azel, t'es dysfonctionnelle. Elle fonctionne plus normalement la gamine, elle tressaille dès que quelqu'un fait un geste trop brusque, prête à se battre, se défendre. Des putains de réflexe ancré dans son crâne, gravé dans ses muscles, comme si tout le monde lui voulait du mal.  Elle fait plus la part des choses Azel, ça a trop duré. Dix ans à encaisser. C'est devenu la norme pour elle. De se battre. De vivre comme ça. Dans la crainte continuel, dans la douleur. Et t'as pas intérêt de pleurer, oui c'est ça Azel, ravale tes larmes, crève en silence. Y'a pas de rédemption, pas d'amour, pas de douceur. C'est des conneries tout ça. Y'a juste des moments moins douloureux, comme maintenant. Avec Mo.
Elle le voit fouiller dans ses poches après lui dire qu'il avait trop fumer, devinant facilement qu'il espérait y trouver quelque chose pour ce soir. Le sourire de la gamine s'élargit et elle se faufila jusqu'à son énorme sac qui gisait toujours sous la fenêtre. Attends t'as quand même pas cru que j'étais venue les mains vides? qu'elle fanfaronne, les mains plongée dans le large sac de toile. Elle fouilla quelques instants, et là, caché entre les vêtements, les boîtes d'analgésiques et d'opiacés, elle fini par brandir fièrement un pochon de weed et son grinder. Tadam! J'ai apporté le dessert. Elle vide les poches de sa veste en Jean's qu'elle venait d'enlever pour en sortir son paquet de tabac à rouler, ses feuilles et son briquet et posa le tout sur le bureau de Mo pour la suite de la soirée et vint se rassoir sur le lit pour continuer à manger. Elle mange pas beaucoup Azel, et pas souvent. Depuis ce soir là, il y a une semaine et demi, elle n'avait quasiment rien avalé. Mais être avec Mo l'apaisait, et même si elle ne viendrait certainement pas à bout de la pizza, c'était toujours ça de plus que la veille. Et ça l'amuse Azel, de voir Mo se goinfrer à côté d'elle. C'est simple. C'est doux. Putain qu'est-ce que ça fait du bien. Il lui propose d'aller chercher quelque chose à boire, de la bière ou plus fort si elle veut. La gamine lève un sourcil, amusée. Oh, monsieur est d'humeur audacieuse ce soir, intéressant. qu'elle lance, la mine pleine de malice. Et il lui propose de le suivre dans la cuisine. Elle se lève et il tend sa main, alors la gamine glisse ses doigts osseux entre les siens et se laisse guider, sa carcasse décharnée et toute en angle flottant derrière lui. Deux enfants terribles à deux doigts de faire le casse du siècle. Ils descendent les escaliers, traverse la maison avant d'enfin arriver dans la pièce du graal, la cuisine.

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