fermeture du forum.

Partagez
 
 love always wins (ronan)
Aller en bas 
Renata Farnese

Renata Farnese


⋅ paper notes : 156
⋅ since : 25/01/2019

click down

love always wins (ronan) Empty
MessageSujet: love always wins (ronan)   love always wins (ronan) EmptySam 2 Fév 2019 - 22:21


when you get what you want but not what you need

L'amour triomphe toujours.
Renata en était persuadée, elle y croyait de tout son coeur. Renata, elle croyait aux histoires qu'on raconte dans aux livres, aux histoires d'amour pour lesquelles on brule, pour lesquelles on meurt. À l'amour qui vous transperce, qui vous transcende, à l'amour qui fait mal, mais l'amour qui vous sauve. Née dans une famille qui ne voyait comme seule union possible celle entre un homme et une femme, Ren elle, voyait l'amour dans les yeux de tout le monde, elle admirait ces hommes qui se tenaient la main quand son père s'en débectait, elle aimait l'amour sous toutes ses formes, par toutes ses couleurs. L'amour délicat, l'amour sanctifié, l'amour glorifié, l'amour discret ou l'amour placardé sur les murs. L'amour plus fort que tout. Son palpitant qui s'emballe en pensant à toutes ces âmes qui s'accrochent, s'attachent et s'enlacent. Des âmes, bien plus que des corps. Qu'importe qui, qu'importe quand, qu'importe les circonstances. Alors quand Lorenzo lui a parlé de cet homme, quand son coeur s'est mis à battre et ses yeux à briller, quand sa voix a prit cette intonation, Ren comprit. C'était lui, peu importe quoi, c'était lui qui ferait son bonheur. Elle était certainement la seule de leur famille à pouvoir comprendre cela sans jugement, même Lorenzo ne l'acceptait pas entièrement. Ces principes poussiéreux qui pourrissaient les coeurs, Ren avait envie de les anéantir, de lui dire qu'il pouvait aimer qui bon lui semble tant que ça le rendait heureux, que personne, ni son père ni le très haut, avait son mot à dire là dessus. Aimer ne pouvait pas être un pêcher, il n'y avait rien, aux yeux de la jeune femme, de plus précieux que cette flamme qui faisait brûler les coeurs, réchauffait les âmes. Comment pouvait-on blâmer quelqu'un d'aimer? Ren a toujours été l'esprit rêveur, l'esprit libre de cette famille beaucoup trop empâtée dans de sordides principes. Il ne lui avait fallut qu'un regard sur Ronan pour comprendre qu'il était bon pour Lorenzo, qu'ils brûlaient tous les deux du même feu.
L'amour triomphe toujours.
Et c'est avec cette certitude ancrée dans le coeur qu'elle a prit la route pour se retrouver devant le pub de Ronan. Parce qu'elle avait vu cette tristesse accablante peinte sur le visage de son jumeau et que ça lui était insupportable. Et parce qu'elle savait que cet homme derrière le bar était le seul à pouvoir y changer quelque chose. Ren devait leur ouvrir les yeux, les réconcilier ou au moins les concilier. Leur montrer ce qu'ils refusaient d'admettre. Ren connaissait Lorenzo mieux que quiconque sur cette terre, peut-être même mieux que lui-même ne pouvait se connaître, et elle savait à quel point ça pouvait être la pagaille au fond de son coeur. Mais elle ne pouvait pas laisser cette pagaille mettre en péril ce qu'il y avait entre lui et Ronan. Parce que ça lui crèverait le coeur, encore une fois. Et que Ren, elle pouvait pas supporter ça, elle crèverait de douleur avec lui. Absorbant toutes ses souffrances si seulement elle en avait la possibilité. Elle s'installa devant le bar, attendant que les yeux du solide Costigan ne se posent sur elle. Elle venait avec ses bonnes intentions et son aura réconfortante priant pour que ce soit suffisant. Ren, elle voudrait avoir le pouvoir de tout réparer, les coeurs brisés et les âmes en peine. Mais personne n'est capable de cela, alors elle se contente d'essayer. D'essayer de faire le bien autour d'elle, d'essayer d'influencer les choses de la bonne manière. Et il la voit enfin. Elle qui partage les mêmes traits que celui qui hante ses pensées. Elle qui partage le sang de celui qui le rend fou. Fou de désir, fou de rage. Il n'y a qu'un pas après tout. Une Tequila Sunrise s'il te plaît. Un sourire chaleureux, une voix douce, un regard bienveillant qui voulait dire, je viens en amie. Je viens t'aider Ronan, je viens vous aider. Parce qu'elle croit en eux. Qu'elle croit en cette passion dévorante qui les consume, qui les rend plus fort et plus grand.
L'amour triomphe toujours.

_________________

--- and suddenly
i was there, caught up in a dream, running after a new reality.
Revenir en haut Aller en bas
Ronan Costigan

Ronan Costigan


⋅ paper notes : 732
⋅ since : 29/12/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

love always wins (ronan) Empty
MessageSujet: Re: love always wins (ronan)   love always wins (ronan) EmptyJeu 7 Fév 2019 - 16:48

Léthargie des muscles qui peinent à remuer. Les pensées vissées sur le désespoir. Étalage de cendres pour cramer la surface abandonnée. Rappel du regard qui foudroie. Rappel du regard qui empoisonne. Rappel du regard qui reste dans l’étalage de l’amertume. Éclats du myocarde sur le sol. Et l’autre connard pour danser sur le brasier. L’autre connard pour se marrer de la détresse. Pas un putain de mot. Pas un putain de message. Silence imposé sans une dernière considération. Des heures avachies dans le pieu à détailler les draps glacés. La place absente de la maudite. La place encore brûlante du roi. Le maudit entre les deux.
Les pensées torturées comme tout le corps. Douleur lancinante pour se raccrocher. Pour l’empêcher de tourner la page. Pour l’empêcher d’avancer. Ça s’éteint pas. Incendie allumé d’une phrase. Incendie allumé de la communion des gestes. Complicité éteinte par l’affront final. Complicité abandonnée par le manque. Celui qui fait rage au creux de la poitrine. Respiration qui n’arrive même plus à déformer les battements. Respiration qui n’existe que pour la forme.
L’esprit sans cesse hanté par la gueule de l’italien. Le pub envahi de sa présence. Le pub envahi de son odeur. Même quand les paupières se scellent. Même quand les paupières s’emprisonnent. Le même regard. Le même sourire. L’éclat de leurs rires en fond. Puis l’abandon. Le néant. Comme dans le dégradé. La mâchoire contractée rien qu’en y pensant. La mâchoire vissée des doutes. La main encore tremblante sur le téléphone. L’envie d’écrire. L’envie de rager. L’envie de lui accorder les derniers sacrements. J’vais quitter ta vie, Lorenzo. J’vais le faire si c’est ce que tu veux. J’vais arrêter de m’accrocher à quelqu’un qui ne me voit pas. J’vais arrêter de m’accrocher à quelqu’un qui ne veut pas de tout ça. J’avais raison. Toi et moi, c’est un cancer pour l’humanité. C’est une maladie qu’on vomit parce que t’as aucun courage. Et moi j’ai plus celui de t’attendre, de t’espérer.
Alors le téléphone, il valse à chaque fois. Comme tous les messages effacés. Comme tous les messages en sourdine. La mine focalisée sur la vie. Sur ceux qui restent. Sa femme. Son gosse. Son clan. Les mensonges. Spectre qui hante le décor.
Le ras-le-bol pour se métamorphoser sur les ecchymoses. La gueule autant esquintée que le palpitant. Les blessures gravées dans le marbre. Plaque où son nom s’écrirait avant d’tomber dans le caniveau. Il rage, Ronan. Il rage en silence. Il se retient de hurler. Alors il frappe. À chaque fois plus fort. A chaque fois plus loin. Il repousse ses limites sur le ring. Il repousse la vie en se persuadant que ça suffira. Échec cuisant.
Les clients qui entrent et sortent. Les habitués. Les gens de passage. Ceux qui viennent éponger la détresse dans l’alcool. Dicta suivi par l’irlandais. Les veines engorgées de whisky. Les veines engorgées du boisé, de l’embrun. Mais ça éradique rien. Ni le malaise, ni la punition divine, ni les regrets, ni le dégoût, ni l’absence. Surtout pas l’absence.
La carcasse qui déplace comme un poids mort. La carcasse qui vrille. Seconde d’irréel où le visage s’impose dans le décor. Peau caramel pour rappeler celle adulée de ses lèvres. L’écho des traits pour sublimer ses pensées où il est roi. Miroir où les reflets condamnent, où les reflets se confondent. Le palpitant qui s’accélère. Le thorax déformé par l’avidité des mouvements. Le pas de recul. Puis la voix qui résonne. Les même consonances. La même manière de détourner les syllabes sous l’accent échaudé. Piqure de rappel pour défoncer les sens. Il est accroc, Ronan. Accroc à un fantôme. Accroc à un connard qui n’en a rien à foutre. Accroc à un idéal qui finira par le fustiger sur place. La mitraillette au poing pour délivrer les dernières balles. Et lui, il se relèvera pas. Il en est convaincu à présent.
Les pas pour diminuer la distance. Les mains pour se caler sur le comptoir du bar. Le torchon sur l’épaule qui porte les débris de la crasse. Le sourire amusé sur les lèvres en l’entendant causer. C’est bien une gonzesse, putain. Première rencontre près de l'hôpital. Des regards, des non-dits et le réel qui s'impose alors qu'elle prend place.
Il hausse les épaules, Ronan. Nonchalance pour pas exposer les fêlures. Nonchalance pour pas assumer depuis la moitié de l’autre qu’il crève la gueule ouverte. Qu’il crève sous chaque expiration qui brûle la carcasse. Les pensées qui obsèdent l’esprit. Les pensées qui rongent. Le mal pour serpenter sur les veines. Tension du sang qui cogne sous chaque accès de rage. — C’est un pub irlandais. Pas un endroit guindé pour les fillettes. Fais gaffe à ce que tu dis avant d’attirer la haine des compatriotes. Il ricane, l’irlandais. Un mouvement de recul pour attraper un verre. La bière qui s’y déverse. Une originelle de sa patrie. Les malts torréfiés de la brune pour exalter le goût et les arômes. La couleur assombrie. La mousse pour contraster. Le maculé et le mal. L’ange et le démon.
La vie et la mort. Un premier choix, pas comme la maudite tequila. — Prend ça plutôt et dis-moi ce que t’en penses. Un verre servi pour lui-même. Les charnues échouées au bord. Les charnues condamnées par le liquide qui se fond sous le palais. — Pourquoi t’es là ? Tu as pas l’air de t’y connaître en alcool. Et si c’pour causer de ton frère, te fatigue pas.
La voix lassée. La voix peinée. La voix où s’éclate les derniers ressentiments. Les sanglots éteints par la rancoeur. Le regard pourtant plus doux. Plus brisé.
L’échange qui dure quelques instants. Alors qu’il semble se perdre dans les cendres. Alors qu’il semble se l’imaginer là tout près de lui. Putain de fantôme qui ne finit par de le hanter.
Maintenant. Et pour l’éternité.
Amen.

_________________
je ne peux bluffer mes blessures, quand tu t'approches, ben c'est l'émoi. je ne peux bluffer mes fêlures, quand tu t'approches je n'suis plus là.
Revenir en haut Aller en bas
Renata Farnese

Renata Farnese


⋅ paper notes : 156
⋅ since : 25/01/2019

click down

love always wins (ronan) Empty
MessageSujet: Re: love always wins (ronan)   love always wins (ronan) EmptyLun 11 Fév 2019 - 3:03


when you get what you want but not what you need

Ses yeux chocolats posés sur la carcasse lasse de l'homme, le coeur de Renata se trouva soudainement coincé dans un étaux se refermant inexorablement sur son palpitant. Une pointe douloureuse au milieu du myocarde lorsqu'elle voit au fond des prunelles du solide barman un brasier assassin qui consume ses entrailles. Et l'image du jumeau en train de crever à mesure qu'il le désirait, l'image du jumeau maudit en train de brûler vif sous les feux des enfers, persuadé d'avoir livré son âme au diable en se laissant aimer un homme. Le jumeau qui crevait et elle, incapable d'apaiser la douleur lancinante de son âme déchue, les idéaux des parents bien trop ancrés dans son fichu crâne. Impuissance amère de la jeune femme, obligée de voir son frère s'éteindre, bouffer tout entier par son absence. Elle refusait d'attendre sans bouger. Plutôt mourir que de voir son frère périr. Il était son monde tout entier, et le voir souffrir la rendait dingue, la belle italienne ne supportait pas l'inaction. Il fallait qu'elle fasse tout ce qui était en son pouvoir, tant pis si ça ne plaît pas à Lorenzo. Elle faisait ça pour lui, parce que ça la rendait malade de le voir comme ça, parce que son estomac se retournait à chaque fois qu'elle croisait ses yeux vides de toutes envies, parce que leurs vies étaient liées depuis toujours et que s'il sombrait, elle sombrait avec. Renata avait toujours été une éponge à émotion, les joies et les peines des autres lui éclatant au visage, la transperçant de part en part. Empathie douloureuse, mais qu'elle s'était toujours efforcée d'ériger en qualité. Empathie qui lui crevait le coeur quand la douleur de l'homme en face d'elle exhumait de tous ses pores.
Et les excuses qu'elle aimerait formuler, de lui imposer son visage, de lui imposer son accent. De lui rappeler violemment tout ce qu'il cherchait à oublier. Elle était pas là pour faire mal Ren, mais elle savait que c'était nécessaire. Il n'y a pas de fleurs sans pluie. Il ricane à sa demande, se moque avec nonchalance et lui sert finalement une bière, plus sombre que les yeux de la gamine, plus brune que ses boucles de geai. Puis sa voix qui s'éclate quand il mentionne le jumeau. L'enfant terrible, l'enfant maudit. Bien sûr qu'elle était là pour lui. Ça a toujours été lui avant n'importe qui d'autre. La culpabilité qui l'étrangle quand la peine du barman explose à son visage. Mais elle était forte Ren, le rocher dans la tempête, imperturbable dans sa mission. Le visage toujours souriant, les yeux toujours rieurs. T'as raison, j'y connais rien en alcool. qu'elle avoue sans difficulté, dans un sourire innocent qui creusait des fossettes au milieu de ses joues d'enfant. Puis, comme pour se préparer au combat, elle releva ses boucles brunes en un chignon et se redressa, arborant un air déterminé. Bene, puisque j'y connais rien, t'as qu'à m'apprendre. Je serais ravie d'être honorée de ton savoir. Prétexte bidon pour accaparer son attention, mais expérience qui n'en est pas moins interessante. Si tu veux pas parler de mon frère, alors on a qu'à parler de toi. Elle porte le verre à ses lèvres, d'abord le contact avec la mousse maculée, légère, puis le liquide plus épais. Amer. Mais pas que. Des arômes intenses, comme caramélisés, presque fruité qui viennent caresser son palais et éveille son odorat. Mais j'ai bien l'impression que la conversation ne sera pas si différente. Ses prunelles plantées dans celles du barman, elle plante son regard dans le sien, va chercher là où ça fait mal. Là ou c'est vrai. Là où il ne peut pas mentir. Et son expression qui s'adoucit, parce qu'elle en a réellement quelque chose à faire de savoir comment il va. Parce qu'elle est prête à l'écouter, à boire chacune de ses paroles pour essayer d'apaiser les maux qui pèsent sur ses épaules.

_________________

--- and suddenly
i was there, caught up in a dream, running after a new reality.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


click down

love always wins (ronan) Empty
MessageSujet: Re: love always wins (ronan)   love always wins (ronan) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 love always wins (ronan)
Revenir en haut 
 Sujets similaires
-
» 123456789... Déclaration !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: brighton sea side.-
Sauter vers: