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MessageSujet: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyDim 13 Jan 2019 - 0:16




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La gamine fit coulisser la fenêtre de sa chambre vers le haut, qui s'ouvrit dans un grincement insupportable, tranchant la nuit qui était tombée depuis plusieurs heures maintenant. Elle grimaça, priant pour ne pas entendre les pas de son rustre père se précipiter lourdement vers la porte de sa chambre, mais bien heureusement pour elle il était bien trop soul pour entendre quoi que ce soit, un troupeau d'éléphants ne l'aurait pas réveillé. Elle se faufila à la manière d'un félin en dehors de l'immeuble, et emprunta les escaliers de secours pour arriver dans la rue. Elle balança son skate au sol et s'élança dessus, un sac nonchalamment croché sur son épaule osseuse. Elle traversa la ville, sentant l'air frais s'immiscer dans ses poumons et faisant voler sa tignasse désordonnée. Elle se sentait libre la gamine, son visage était rayé d'un hématome qui soulignait son oeil gauche, et s'étendait jusqu'à son nez, mais dans l'obscurité elle était juste une gamine normale, comme protégée par la pénombre. Elle appuya sur l'arrière de sa planche et s'arrêta devant un vieil immeuble de pierres blanches, situé au coeur de Brighton, un immeuble du haut du quel on pouvait tout voir, de l'hôtel de ville jusqu'au Pier, les lumières de la ville qui scintillent comme les étoiles dans le ciel, la mer et les immeubles dont les appartements ne sont pas encore plongés dans le noir. La gamine attacha sa planche à son sac et grimpa sur une ben à ordure pour atteindre l'un des escaliers de secours. Ses côtes lui faisaient encore mal mais elle avait gardé toute son agilité, et puis les longues heures à l'usine de sidérurgie lui avait appris à oublier la douleur, du moins à la ravaler. Elle se hissa sur la fenêtre du dernier étage et escalada la dernière échelle de secours avant d'arriver sur le toit. Elle balança son sac par dessus le dernier muret et arriva enfin dans son endroit de prédilection. La vagabonde resta quelques minutes dressée sur ses jambes, à regarder le spectacle qui s'offrait à elle, la ville qui s'agitait dans la nuit, les gyrophares des pompiers, les hommes et les femmes qui se hâtent dans leur voiture pour retrouver leur foyer, les réverbères qui illuminent le front de mer. Elle inspira profondément avant de se rapprocher du bord du toit où elle s'assit, et laissa ses jambes se balancer dans le vite. Elle enfouie ses mains osseuses dans sa veste en Jean's et en sortie une cigarette qu'elle porta à sa bouche, puis fit scintiller son briquet pour tirer sa première taf. Maintenant, c'était parfait. La jeune ouvrière s'allongea sur le dos, les yeux rivés sur les étoiles qui illuminaient le ciel, des rêves d'évasion plein la tête. Elle pouvait presque sentir la nicotine détendre ses muscles, anesthésier ses douleurs. La gamine resta là, des dizaines de minutes durant, savourant le goût de la nuit du haut de son observatoire quand un bruit soudain raidit tout son corps. Elle se redressa en une fraction de seconde, et se dressa sur ses jambes. Qui est-là? elle fourra sa main dans l'une des poches de sa veste pour empoigner son canif qu'elle garda dissimuler dans sa veste. Tous ses muscles étaient tendus, prête à bondir, à s'enfuir d'un instant à l'autre, ses yeux ne parvenant pas à distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité. Je vous préviens, je sais me défendre! pas vraiment, mais bon, la fuite c'est la meilleure des attaques non?

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MessageSujet: Re: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyDim 13 Jan 2019 - 10:28




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13 JAN 2019 W/ @Azel Brixton

De Brighton, Imran ne connaît pas grand-chose. Quelque ligne lue dans un magazine, quelques photos aperçues sur Google image et enfin quelques belles paroles de son amie de toujours. La ville ne lui est pas vraiment étrangère, mais trop d’année sont passé et Imran ne s’est jamais vraiment investi. Il préfère Londres, car c’est plus grand, plus bruyant, plus facile pour passer inaperçu entre deux rues. Les petits coins tranquilles, comme ici, c’est plus effrayant. Il suffit de s’y installer vraiment pour se rendre compte des rouages mécaniques que forment les commérages de ses habitants. Il parie, avec lui-même, qu’en une semaine, il serait bien capable de noter les différents profils tellement il ne s’attend à aucune surprise. Qui pense faire la loi ici, qui le fait réellement, qui veut plus, qui sombre… Cela fait longtemps que personne n’a vraiment impressionné Imran et les schémas de la société diffèrent rarement d’une ville à une autre. Cela fait aussi longtemps qu’il n’a pas croisé la route de quelqu’un qui lui dirait des choses un peu plus intelligentes que des vaines politesses pour gagner quelques faveurs de sa part. C’est sans doute ce qu’il préfère, quand il est loin de sa ville et de sa communauté : il redevient qu’un étranger. Une feuille blanche qui n’a pas encore prit forme.

Bouteille à la main – acheter à la va vite – il étudie les rues comme si c’étaient des œuvres d’art. Il note mentalement le nom des allées, le nom des boutiques fermés et des restaurants. Il s’imprègne de l’ambiance du centre, encore vivant malgré l’heure. Une ville qui ne dort pas, c’est une ville qui respire à ses yeux. Il doit sans doute y avoir encore plus de monde l’été, quand le soleil se montre clément et que l’eau est douce. Oui, vivre près de l’océan, ça a quelque chose en plus, il le sait. C’est bien l’un de ses rares critères qu'il possède, depuis qu’il a vécu en Californie et c’est peut-être pour ça qu’il est là, aujourd’hui.

Coinçant la bouteille sous son bras, Imran fouille dans ses poches. Ah, son paquet de cigarettes est là ! Il ne devrait pas boire, il ne devrait pas fumer. Ce n’est pas bon pour son cœur et il en a déjà fait assez des opérations. Son pacemaker, d’ailleurs, il est efficace. Il fait plus d’activité sportive, Imran. Rien de trop épuisant, alors il va à la gym et à la piscine, histoire de prendre soin de son corps et de pouvoir, continuer, à garder ses mauvaises habitudes. Sa façon à lui de trouver un équilibre entre ce qui est bon et mauvais.

Alors qu’il tourne – parce qu’il a envie de tourner – il aperçoit un escalier de secours et se met tout de suite à grimper. Ni une, ni deux, le voilà désormais au sommet d’un vieil immeuble du centre, cigarette en bouche. Il pose la bouteille en premier, puis s’avance avant de se stopper dans sa démarche. Il retire sa clope cherchant la source de la voix.

« Tu sais te défendre contre Dieu ?! » Et il ricane, puis s’avance légèrement, trouvant la menace, à quelques mètres. Sauf que la menace, dans cette situation, c’est forcément lui. Plus vieux, plus grand, plus fort aussi – pas compliqué vu la gamine. « Je vois qu’on a eu la même idée. » Il lève la main pour indiquer les étoiles, main avec laquelle il a repris son whisky. « Je peux me poser là ? » Par précaution, il indique un petit coin près du bord, assez loin d’elle pour qu’elle ne l’imagine pas en train de lui sauter dessus et l’agresser. « Je suis vieux, je n’ai pas le courage de remonter ailleurs. » Et il offre un sourire, même s’il sait que physiquement, il n'a pas du tout une tête à approcher des quarante ans. Quoi que… bon, heureusement qu’il fait nuit.

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MessageSujet: Re: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyDim 13 Jan 2019 - 11:50




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Ses sourcils étaient froncés, tous ses sens aux aguets, prête à fuir d'une seconde à l'autre. Si sa maigre carcasse, ses os trop souvent fracturés et son mètre cinquante-sept ne lui permettaient pas d'avoir l'avantage sur qui que ce soit mis à part un enfant de trois ans, son agilité et sa rapidité lui donnaient un avantage de taille en ce qui concerne la possibilité de prendre la fuite. La menace se dessina enfin devant elle, une large silhouette masculine, il était grand, et beaucoup plus vieux qu'elle aussi, il avait plutôt l'air d'avoisiner l'âge des hommes avec qui elle travaille à l'usine bien que la pénombre ne lui permettait pas d'être certaine sur ce point. La gamine afficha une mine agacée, toujours sur ses gardes. En temps normal personne ne vient jamais s'aventurer sur les toits qu'elle choisit, et c'est bien pour cela qu'elle les choisit d'ailleurs.  L'homme prétendit qu'elle ne pouvait pas se défendre contre Dieu, Azel grimaça, en plus de perturber sa tranquillité, le gars se prenait pour une divinité. J'ai pas peur du jugement dernier, on est tous condamnés de toute façon. bougonna-t-elle, les yeux toujours rivés sur l'inconnu. Il insinua qu'ils avaient eu la même idée, qu'il était là pour les étoiles lui aussi, brandissant sa bouteille vers le ciel. Il lui demanda s'il pouvait s'installer là, dans un coin éloigné d'elle. Elle lui aurait bien dit d'aller se trouver un autre toit, que celui là était déjà pris, mais l'homme la devança, prétendant qu'il était trop vieux pour grimper autre part. Elle accepta en soupirant, et tourna le dos au nouveau venu pour se rassoir sur le bord du toit, tirant une dernière taf sur sa clope déjà complètement consumée qu'elle frotta contre le mur. La gamine tira son large sac en tissu miteux vers elle, laissant entendre le cliquetis de bouteilles qui s'entrechoquent. Elle en sortit une bouteille de whisky bas de gamme qu'elle avait voler dans le placard de son père, visiblement l'envie d'observer les étoiles n'étaient pas le seul point commun entre la gamine et l'inconnu. Elle ouvrit la bouteille et la porta à sa bouche, avalant une goulée qui lui brula la bouche, l'oesophage et l'estomac. Elle grimaça, la main devant sa bouche, le whisky était vraiment infecte, mais au moins elle n'avait pas eu à le payer. Et il a un nom, le vieux? lança-t-elle, refusant qu'un silence angoissant ne tombe sur eux. Son visage avait cette expression pleine de méfiance, pleine de dureté. Elle était pas très joviale la gamine quand elle avait affaire à des inconnus, et elle le faisait savoir. Vous n'devriez pas être chez vous, à boire du vin hors de prix avec votre femme devant une dinde rôtie? la gamine avait remarqué l'alliance, puis il portait des fringues bien trop classe pour être un ouvrier, il devait vivre dans un immense loft ou quelque chose comme ça. Elle avait bien moins fière allure la gamine, avec son t-shirt trop grand qui lui servait de robe, sa veste tachée de suie et ses vans déchirées.

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MessageSujet: Re: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyLun 14 Jan 2019 - 14:20




talking to the moon
13 JAN 2019 W/ @Azel Brixton

Il sait très bien ce qui l’a conduit, elle, petit bout de femme, là, sur le toit de cet immeuble. L’isolement possède sa magie. Son charme. C’est ce qui l’attire, lui aussi, depuis toujours. En réalité, c’est devenu une habitude, un besoin. Il s’enivre de cette ambiance unique, de ce point de vue différent. Il n’y a pas meilleur espace pour prendre du recul, regarder sa vie de loin, espérer plus. Ici, il n’y a pas de règle, pas de limite non-plus. Là, si proche du précipice, ce qui parait parfois confus, trouve enfin un sens. Ni une, ni deux, le voilà assis loin d’elle, mais assez proche pour l’entendre vraiment. Une égarée, voilà à quoi elle lui fait penser. Le genre de vagabonds qui apparaît pour mieux disparaître. Jamais prévisible, des secrets par millier sur les épaules et un regard blasé sur le monde. La parfaite compagnie.

« Tu es lucide, c’est bien. » Il souffle une fumée qui passe inaperçu tant cet endroit n’est pas éclairé. Le noir ne lui a jamais fait peur, Imran a grandi avec. Il a évolué avec, les yeux fermés sur tout ce qui est inutile et éphémère. Son regard se pose sur la ville, plus bas. Il ne se veut pas intimidant ce soir, alors il évite de planter ses yeux foncés sur la demoiselle. Cela serait bête de faire fuir ce petit rat qui, sans doute, rêve déjà de voir tomber Imran du haut de ce toit. Un charmant spectacle, sans aucun doute.

« Il ne sait pas si tu seras capable de le prononcer. » Il secoue la tête, remarquant la pauvre bouteille qu’elle se coltine. C’est triste. Il a presque envie de lui tendre sa bouteille à lui, plus goûteux, plus fin que la pauvre chose qui viens de brûler sa gorge – mais peut-être plus tard, Imran n’est pas connu pour partager sa boisson. « Imran. Et toi, quel faux nom vas-tu me donner ? » Lui, se cacher derrière des mensonges… Oh non. Il n’a pas besoin de mentir sur son identité, mais elle. C’est tout autre chose et, quelque part, il l’imagine bien lui dire qu’elle s’appelle Vanille ou même Fraise. Un truc bien stupide pour répondre à la question sans donner la réelle information.

C’est presque comme un défi, de voir autant de méfiance et de dureté sur un visage qui, de loin, ne semble pas désagréable.

« Qui fait ça de nos jours ? » Il ricane. Ah, la conception des riches vu par les jeunes. Un délice. « T’as l’œil, dis donc. » Il montre son alliance. « J’ai mis un an à la convaincre, c’est te dire que je le montre assez fièrement maintenant. » Comme un gamin. Il laisse l’alcool couler le long de sa gorge puis reprendre. « Et toi alors ? C’est qui le grand méchant loup que tu fuis ? » Il glisse un regard vers elle, noyé de sous-entendu. Allez, pas à lui. Ils fuient tous quelque chose et parfois, quelqu’un.


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MessageSujet: Re: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyMar 15 Jan 2019 - 18:51




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Les lumières vaporeuses qui dansent dans la nuit avaient toujours fasciné la gamine, mais la protection que lui offrait les toits des immeubles étaient certainement la raison première qui l'amenait à se cacher ici. Parce que c'est ce qu'elle fait Azel, la plupart du temps, elle se cache. Elle cache son corps trop maigre dans des vêtements trop grands, elle cache sa peur viscérale des hommes derrière de l'arrogance et de la hargne, elle cache sa douleur derrière son sourire insolent. Ah, elle est forte la gamine, pour donner le change. Mais quand elle était là, percher sur les toits, les yeux rivés sur les étoiles, elle avait le droit d'avoir mal, elle avait le droit d'avoir peur. Envolée la hargne, envolée la grogne. Puis il avait fallut qu'il se pointe, l'inconnu, qu'il brise son havre avec ses gros sabots, qu'il lui vole sa tranquillité. Pourtant y'avait quelque chose de cynique chez l'impudent qui attisait la curiosité de la gamine, et quelque chose de sordide dans le fait qu'ils se rencontrent ici, avec leurs bouteilles et leurs fardeaux respectifs. C'était pas assez pour apaiser sa méfiance, mais c'était au moins suffisant pour ne pas qu'elle prenne la poudre d'escampette. Imran, ça fait très.. exotique. qu'elle dit, avant de porter de nouveau la bouteille de whisky à sa bouche, peut-être qu'en étant ivre, la tension qui crispait jusqu'au moindre de ses muscles se dissiperait. Elle lâchait jamais réellement prise, la gamine, toujours sur ses gardes, toujours à prétendre. On l'entendait rarement rires aux éclats à s'en froisser les côtes, et elle ne dormait jamais sur ses deux oreilles. Azel. qu'elle balance, avant qu'un sourire amusé par l'absurdité de la situation n'étire ses lèvres. Imran s'attendait à ce qu'elle lui sorte un faux nom, et elle, elle répond Azel. C'est vrai que ça faisait vachement faux nom Azel. Azel, personne ne s'appelle Azel. Et pourtant. Maintenant, Imran pouvait choisir de la croire ou non, ça n'avait que peu d'importance. Je sais pas, les riches de votre genre? Quoi, vous n'aimez pas la dinde? Et voilà qu'il exhibe son alliance, ça n'avait que peu d'effet sur la gamine qui ne croyait pas vraiment au mariage, ni à quelconque institution qui voudrait que deux personnes puissent s'aimer jusqu'à la fin de leur jour. L'idée du mariage la renvoie inévitablement à sa pauvre mère qui pleurait sous les coups de son mari, et qui restait aux côtés de son bourreau pour protéger sa gamine. Quelle connerie. À peine la bague au doigt et vous fuyez déjà pour vous siffler votre bouteille en douce, ça promet d'aller loin cette histoire. lâcha la gamine, d'un ton emprunt d'ironie et d'insolence. Quand il lui demanda alors qui était le grand méchant loup qu'elle fuyait, son échine se raidit d'effroi et son estomac se révulsa. Il avait touché quelque chose de bien trop intime, et elle refusait catégoriquement d'avoir cette discussion avec un inconnu. Je suis claustrophobe, et ma chambre est trop petite. qu'elle prétend avec aplomb. Ses yeux se posèrent sur sa bouteille qui tenait plus de la solution hydro alcoolique que du whisky, elle hésita à la porter une nouvelle fois à sa bouche et soupira avant de se dresser sur ses jambes osseuses et d'avancer vers l'inconnu en tendant sa main. Vous m'passez un peu du votre? Ses traits sévères et son assurance impétueuse feraient presque oublier la silhouette fébrile et le jeune âge de la gamine. Bha quoi? Vous avez la meilleure bouteille, et vous êtes sur mon toit, la moindre des choses c'est de partager. En plus vous êtes riche, et moi j'ai pas un rond, du coup vous pourrez vous dire que vous avez fait une bonne action. ses grands yeux azurés soutenaient le regard d'Imran, laissant à découvert son visage rayé par les stigmates du dernier éclat de violence de son père.

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MessageSujet: Re: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyJeu 17 Jan 2019 - 11:31




talking to the moon
13 JAN 2019 W/ @Azel Brixton

20 ans de mauvaises habitudes l’on conduit à ne jamais lâcher la bouteille. À ne jamais faire de compromis, d’ailleurs. Imran est toujours entier, il refuse de faire des pas en arrière qui vont le frustrer et l’empêcher de profiter de la vie telle qu’elle est. La pire chose, dans ce monde, c’est de se priver. De se dire qu’on n’a pas le choix, d’abandonner. Même le plus petit des plaisirs éviter peut conduite à un nœud qui se forme dans l’estomac, qui passe inaperçu dans un premier temps pour s’accumuler avec d’autres, pour exploser un jour. Il faut empêcher cette bombe d’exploser, il faut arrêter de croire aux sacrifices qui n’ont pas de valeur. Qui ne font plaisir que dans l’instant. Alors oui, deux grosses chirurgies du cœur n’ont pas réussi à stopper l’Indien qui aime bien trop sa boisson pour y renoncer. D’ailleurs, personne ne lui a dit que boire était interdit, même avec ce morceau de plastique dans le muscle. C’est un alcoolique assumé, qui en abuse que lorsqu’il peut en abuser. Il aime cette odeur, cet effet. Quelque part, il est comme elle, à la recherche de quelque chose, d’une zone de sécurité, d’un endroit où plus rien ne peut l’atteindre. Il le voit bien, d’ailleurs, dans son petit regard éloigné, qu’il a fait un faux pas en montant sur ce toit. Qu’il ne devrait pas être là. Un intrus. C’est une image qui lui va parfaitement. C’est ce qu’il a toujours été, toute sa vie.

« T’es parent voulait un fils ? » Il n’y a aucune preuve qu’elle lui ait dit la vérité, mais par esprit de contradiction, peut-être que c’est bien Azel, son prénom. Au moins, elle a le mérite d’avoir quelque chose d’original, propre et unique. Combien d’Imran il y a dans ce monde ? Trop. Et des Johar ? Encore plus ! L’importance, de toute manière, ce l’identité qu’elle donne à son nom. L’histoire qu’elle lui colle.

« Ce n’est pas ce que je préfère. C’est ce que tu voudrais, toi, dans un futur plus ou moins proche ? Boire du vin qui vaut une fortune avec une dinde bien rôtie ? » Il hausse les épaules, regarde sa fumée de cigarette et essaye de s’imaginer, lui, à la maison, avec sa femme et une dinde. Un peu ridicule, surtout, quand on connaît sa femme. « J’imagine que tu dois avoir des ambitions un peu plus intéressantes que ça, quand même. » Il imagine, ou plutôt, il espère. C’est dingue le nombre de personne qui ne peuvent pas rêver, ou qui n’ose pas. Qui accepte les choses et qui pensent que les changements se feront d’eux-mêmes. Ridicule fatalité de l’âme.

« Alors à ton avis, je suis là parce que ma femme me gonfle ? » Il sourit, parce que c’est très drôle son insolence. Il admire ceux qui n’ont pas peur d’utiliser les mots, d’attaquer. Neela, par chance, n’est pas le genre à lui répéter dix fois dans la journée que l’alcool, c’est mal. Il a trop souvent pioncé sur le canapé de son salon, le cœur ivre, pour qu’elle transforme cette mauvaise habitude en quelque chose d’inexistant. Oh, elle s’inquiète sans doute, car ce n’est pas son cœur qu’il attaque à chaque fois que la liqueur glisse dans sa gorge, mais son foie.

« Je ne risque pas d’attraper une maladie par ta faute, si je te tends ma bouteille ? » Il se moque un peu, puis tend l’objet. Il est du genre taquin, le « pépé » comme il aime s’appeler désormais. Ce n’est pas qu’il se trouve vieux – il connaît plus vieux que lui – mais c’est surtout qu’il ne pensait pas vivre autant et qu’il a du mal à accepter l’idée qu’il va être là encore un moment. « Je te fais un chèque si tu veux une bonne action. » Il écrase son mégot contre le rebord, regardes-en bas et le balance. Son regard suit l’objet, comme un enfant qui balance un ballon d’eau en plein été.

« Tu t’es fait ça en tombant de ton skate ? » Avec son doigt, il indique son visage qu’il voit un peu mieux. Lui, son visage n’est pas parfum. Il a quelques cicatrices, quelques marques. Une cicatrice sous l’œil, un autre au-dessus de sa lèvre supérieure. Le temps a fini par lui rendre agréable ces petits détails.

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MessageSujet: Re: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyVen 25 Jan 2019 - 14:48




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Qu'est-ce qui pouvait bien amener une gamine à venir s'enivrer sur les toits, un soir de semaine, seule face aux astres? Qui pourrait deviner qu'en fait, en venant ici, elle ne faisait que fuir une réalité qui l'écrasait chaque jour un peu plus, fuir sa réalité. Un père alcoolique, rustre et violent, des insultes qui fusent dès qu'elle passe le pas de la porte. Ici, perchée au sommet de la ville, elle s'autorise à rêver à des jours meilleurs, à des voyages à travers le monde. Elle voulait être reporter Azel, si elle n'avait pas dû arrêter ses études. Elle voulait photographier le monde, partir, loin. Au lieu de ça, ses petites mains brûlent jour après jour à la sidérurgie. Son corps maigre et déjà bousillé d'esquinte un peu plus chaque jour à porter des charges bien trop lourdes pour sa frêle carcasse, elle est entouré d'homme qui ont passé leur vie à l'usine, et tout ce qu'elle espère c'est qu'un jour elle trouvera une porte de sortie. Finir comme eux, désabusé, triste, aigris, ça lui fait peur à la gamine. Ils sont tous prisonniers de cette routine monotone, leurs yeux ne reflètent plus ni joie ni enthousiasme depuis bien longtemps, elle les plaint Azel, de ne trouver le bonheur en rien. Ils finiront leurs jours dans cette fichue usine, Azel elle, continue d'espérer qu'elle partira. Puis l'inconnu lui demanda si ses parents voulaient un fils. Azel ne s'était jamais trop interrogée sur son prénom, et sa mère est décédée bien avant qu'elle ne commence à se poser des questions sur l'origine de son prénom. Alors, sachant qu'elle ne pouvait avoir de réponse de personne, elle n'avait jamais cherché le pourquoi du comment et faisait juste avec, après tout c'est pas si mal Azel. Je sais pas, ils m'ont donné ce nom là comme ils auraient pu m'en donner un autre, au final c'est pas très important, c'est qu'un nom. C'est pas plus compliqué que ça. C’est ce que tu voudrais, toi, dans un futur plus ou moins proche ? Boire du vin qui vaut une fortune avec une dinde bien rôtie ? Azel grimaça de dégout. Pitié non, plutôt mourir! La gamine est bien trop indépendante pour voir son existence ainsi réduite, elle ce qu'elle aime, c'est vagabonder, découvrir, explorer, se faire peur aussi. Se battre parfois. Mais tout ça, ça lui donne l'impression de vivre au moins un peu, l'adrénaline dans ses veines lui donne la certitude qu'elle est en vie. À quoi bon exister si la chose la plus excitante de ta journée c'est le prix de ta bouteille de rouge. Je voudrais faire le tour du monde. Je sais pas, en bateau ça pourrait être cool. Devenir barmaid en Thaïlande ça pourrait être cool ça, ou en Australie! Je rêve de voir des kangourous pour de vrai. Mais pour ça, faut avoir les moyens de partir. Avoir les moyens de s'inventer une nouvelle vie. Azel, elle a à peine de quoi aider son père à payer le loyer. Mais elle rêve la gamine, de partir, de s'envoler. Alors à ton avis, je suis là parce que ma femme me gonfle ? elle fronce les sourcils quelques instants, comme si elle cherchait la réponse à une énigme. Pour quelle raison si non? Pourquoi vous l'auriez laissé si elle vous gonflait pas? En plus pour boire, c'est que tout ne tourne pas rond, si? Elle se demandait Azel, s'il y avait toujours une raison pour que les gens boivent. Elle, c'était pour s'amuser, souvent, puis parfois pour oublier ses os brisés et ses angoisses, mais lui, pourquoi il buvait? Et son père, qu'est-ce qui l'avait rendu comme ça? Il buvait déjà avant le décès de sa mère, même si ça n'a rien arrangé. Puis il lui demande s'il ne va pas tomber malade en lui prêtant sa bouteille, la gamine le dévisagea, les traits sévères. J'ai dit que j'étais pauvre pas pestiférée. soupira-t-elle en empoignant la bouteille et la portant à sa bouche. Elle avala une gorgée, c'est vrai que c'était bien différent de son tord-boyaux à trois sous. Et après quoi, vous allez me demander de travailler au black dans un atelier clandestin? Non merci, je vais m'en tenir à l'alcool, je veux pas de votre argent. qu'elle crache, comme si elle avait besoin que qui que ce soit lui donner de l'argent. Elle avait un toit et elle remplissait le frigo, d'accord parfois c'était compliqué, mais elle n'avait pas besoin de la charité d'un homme qui avait besoin de flatter son égo. Puis il lui demanda si les blessures sur son visage venait du skate. Elle sentit son coeur faire un soubresaut dans sa cage thoracique, elle eu envie de s'énerver, de lui dire que ça ne le regardait pas, mais la gamine se contenta de serrer les mâchoires et ravaler la vague furieuse qui l'envahissait. Elle se rassit sur le bord du toit, le poing serré pour ne pas se laisser dire quoi que ce soit de stupide, et un peu plus près de l'inconnu cette fois afin qu'elle puisse lui tendre la bouteille sans qu'elle n'ait à se lever. Ouais, les risques du métier comme on dit! et comme pour appuyer l'excuse qu'il lui avait trouvé, elle montra ses genoux noueux complètement écorchés - cette fois réellement par des chutes de skate - Ça fait très aventurière tu trouves pas? qu'elle fanfaronne, en exhibant les ecchymoses et les écorchures sur ses genoux. Et vous? Les cicatrices sur votre visage? Oh non laissez moi deviner, vous teniez un club de combats de boxe illégaux et vous vous battiez régulièrement contre des gens à qui vous extorquiez de l'argent sur les paris des combats? Et c'est comme ça que vous êtes devenu riche! qu'elle se mit à divaguer, reprenant une gorgée avant de rendre la bouteille à son propriétaire.

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Imran Johar
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MessageSujet: Re: talking to the moon (imran)   talking to the moon (imran) EmptyMar 29 Jan 2019 - 12:23




talking to the moon
13 JAN 2019 W/ @Azel Brixton

La nuit est magique. Elle transforme la simplicité du monde en un univers réel et parfois cruel. Il y a quelques choses de vrai, quand le soleil s’efface. Quelque chose de palpable dans les mots qui sont prononcés quand les étoiles commencent à briller. Comme si chacun retire le masque qui se trouve sur son visage, prêt à s’avouer ses pires secrets. À être lui-même. Au fond, Imran ne veut que des gens vrais autour de lui, des gens qui s’acceptent, qui n’ont pas peur des vices qui sommeillent en eux. Les cons, c’est facile à reconnaître, à effacer de sa liste de contact et il y en a partout. À chaque coin de rue. C’est un spécimen si courant qu’on peut aisément perdre espoir sur l’humanité.

Alors forcément, quand l’obscurité prend le dessus, Imran adore traîner. C’est quelqu’un qui n’a peur de faire face aux autres, qui parle sans contradiction. Il aborde, comprend, rejette les imbéciles et rit avec ceux qui en valent la peine. Si cette fille avait été un potentiel problème, il serait déjà parti. Perdre son temps ne fait pas partie de ses habitudes.

Bouteille à la main, cigarette enter les lèvres, il scrute la ville comme un faucon à la recherche d’une proie. Est-ce que c’est endroit est mieux qu’un autre ? Aucune idée. Chaque ville à ses vices, que ça soit ici ou ailleurs, que peux vraiment contrôler Imran ? Pas grand-chose. Personne n’est un dieu surpuissant pouvant arrêter l’inévitable.

« C’est important, c’est ton nom. » Il est presque trop sérieux, trop violent dans sa réponse. « Tu peux en choisir un autre, qui te définit davantage, s’il ne te plaît pas, mais sache que ton nom, c’est ton identité. Tu décides de ce que tu en fais. » Il lève légèrement sa bouteille. C’est un donneur de leçons, un poète égaré, un écrivain qui boude sa propre existence. Imran a une vision des choses et il aime la dévoiler, la décrire. Il ne l’impose pas, mais c’est toujours nécessaire de l’entendre.

Il ricane quand elle s’exclame qu’elle préférerait mourir. Un peu extrême, non ? Il ne peut pas lui en vouloir, elle est jeune. Son regard est limité sur des clichés et elle repousse ce qu’elle ne connaît pas. Pourtant, ce n’est pas si désagréable, au fond, de se retrouver en famille autour d’un repas bien chaud.

« J’en ai déjà vu, des kangourous. » Ah, l’Australie. Un rendez-vous pour parler de son dernier livre, l’été 2014, les inondations qui bloquent sa route vers Sydney. Et puis cette journaliste, le désert qui fouette son visage, la voiture pour laquelle ils se battent. Elle enquête, elle fouine, elle y laisse sa vie. « Ils ne sont pas si mignon que ça, tu sais. » Mais si elle veut voyager, elle peut partir, maintenant. Faire un sac, prendre la première voiture, plonger dans une solitude qui finira par la consumer avant même qu’elle ne s’en rend compte.

« C’est un crime de boire par plaisir ? » Il joue l’offensé, mais au fond, il sait bien. Il y a toujours des histoires derrière chaque gorgée, des crimes, des douleurs, des angoisses. Lui c’est une addiction acceptée, un désir avoué. Il ne cherche rien, il aime ça, c’est tout. « Tu n’es pas obligé d’être sur la défensive, tu sais. Il y a des gens dans ce monde capable de donner sans arrière-pensée. » Il cherche une nouvelle cigarette, le combo parfait de sa soirée. « Tu aurais pu dire non, simplement. » Et merde, ce briquet, toujours à se glisser là où il ne faut pas. Il acquiesce de la tête quand elle lui montre ses genoux. Une aventurière. Pourquoi pas.

« Je suis flatté par tes remarques. » Il l’est vraiment, il a presque envie d’afficher ses muscles, mais il fait froid. Depuis peu, quelques mois, il s’est mis à la boxe. Un nouveau passe-temps lié à un traumatisme récent. Il l’admet. « Ok, je vais te dire d’où vient ce si beau visage. T’es libre de me croire ou non. » Il marque une pause un peu dramatique, puis reprend : « J’ai été tabassé par un chef de cartel mécontent, en novembre dernier. Je crois que c’était un ancien boxeur, en plus. » Il arrive ensuite à allumer sa nouvelle clope, mais observe la petite Azel. « Et je suis riche pour des tas et des tas des raisons. Mais on va faire simple, je suis né dans un pays où le cinéma, c’est ce qui a de plus précieux. Je viens d’une famille d’acteurs, de poètes, de réalisateurs et de producteurs. C’est cool, non ? »


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