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Dick Bowen

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MessageSujet: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyMar 8 Jan 2019 - 15:43


Il est tard. Même si Dick ne saurait dire quelle heure il est exactement, ça ne fait aucun doute. La nuit est tombée assez tôt, à l'image de cet hiver fragile. C'est si beau pourtant, l'obscurité sous la douce mélodie des vagues qui fouettent contre les parois du voilier. Quelques lumières comme repères, au loin. Il neigeait même un peu, il y a quelques minutes. Et si la neige c'est beau d'ordinaire, l'observer d'ici, l'observer tombé dans l'eau, c'est au-dessus de cela.
Dick devrait surement rentrer. Il ne fait pas très chaud, dans cette cabine, qu'il tente d'organiser. Sur ce vieux bateau qu'il retape, sur son temps libre. Rien de comparable au gabarit du navire sur lequel il disparait durant plusieurs mois habituellement. Un navigable de plus petite carrure, de moins bonne facture aussi. Une épave dont personne ne voulait. Une épave dont personne ne voyait le potentiel. Un peu comme lui, avant les Lowell. L'homme à qui il appartenait avant lui voulait l'envoyer à la ferraille, le broyer, le mêler aux autres débris de voitures et cargos, jusqu'à ce qu'il disparaisse, à son tour. A junk yard basically, but no, not on Dick's watch. Il n'est pas si vieux que ça, pas si condamné non plus. Mais tout ce que les gens retiennent c'est les traces d'usures. Les dégâts causés par un manque de révisions et d'investissements. Le manque de luxe aussi, joue. Ce qui intéresse aujourd'hui, c'est les yacht, pas vrai ?
Son heure n'est pas venue. Dick le sait, une seconde vie l'attend. Pour le moment, il est difficile d'y trouver refuge pour la nuit entière. D'y vivre même. Une ambition, à la limite de la résolution pour cette nouvelle année. L'appartement de fonction qu'on lui loue ne lui correspond pas, il ne s'y sent pas vraiment chez lui. C'est pour cela que les murs sont toujours intacts et vides. Que certaines de ses affaires sont même toujours dans des cartons, empilés dans son armoire. C'est de là que cette idée folle est née. Qu'elle germe depuis des mois et des mois. Un projet assez important, bien inhabituel pour le jeune homme. Mais un projet qui lui tient véritablement à cœur, for once. Cependant, il en est conscient, cela peut prendre du temps. Et si ce n'est pas ce voilier, il jettera son dévolu sur un autre type de maison qui flotte. En attendant, ça l'occupe et le rend heureux. Cette embarcation comme refuge.
Un refuge pris pour cible, quand quelques pas se font entendre sur l'avant du bateau. Dick prête l'oreille. N'attendant personne, il attrape le premier outil à sa disposition, un marteau. How convenient. Mjöllnir ? S'il est aussi à cran, pour si peu, c'est que depuis quelques semaines, des vols sont signalés régulièrement au sein de la marina. Not tonight thief. And you're mental if you think his boat, especially, is a good choice. Un petit sourire au coin des lèvres, il s'extirpe de la cabine.
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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyMar 8 Jan 2019 - 19:15


Des pas qui s'alignent pour tracer une nouvelle aventure nocturne. Le froid mord ses mains et son cou, chaque parcelle de son épiderme qui n'est pas protégée par une couche de tissu. Un détail qui la fait à peine frémir, quand elle se souvient des sommets du monde et de la brûlure du gel contre sa peau. Elle passe d'une planche à une autre, à la conquête de la marina et du calme qui l'enveloppe, voilant les harmoniques des vagues et des coques grinçantes qui s'entrechoquent. Le bois et ses failles, les voiles qui claquent sous la brise. Deux chats qui se battent et le tintement des amarres. Elle n'a qu'à fermer les yeux et c'est un orchestre qui s'organise. Fermer les yeux et elle est seule au monde.
Un chemin qui se trace sur les quais sans grande précision. Un regard qui cherche, pourtant. Un fantôme, un souvenir, entre deux coques usées. You know this is wrong. Pourtant, elle n'a pas pu s'en empêcher, Riley. Depuis que la cadette des Lowell – accessoirement une amie de longue date – lui en parlé. Un sujet qu'elle évite d'habitude habilement. Un sujet qu'un verre de trop a ramené sur le tapis. Dick et sa passion pour la mer. Dick et son projet de maison qui tangue. C'est ce qu'elle espère trouver ce soir, dans toute sa naïveté – toute sa folie. Sa silhouette à traîner des planches ou épisser des cordages. Mais il n'y a rien, ici. Pas une âme qui vive, à part de la moisissure et quelques rats en fond de cale. Alors elle passe de navire en navire, Riley. S'impose pour une fraction de seconde sur un bâtiment, avant de passer au prochain. Et en bout de file, elle s'arrête. Passe entre les barrières et marche jusqu'à la poupe. Elle s'invite au bord, dans un équilibre précaire. Les deux pieds sur la bordure et le regard plongé dans les vagues noires.
Bruits de pas et volte trop rapide. Une silhouette sombre qui s'approche avec un marteau, un crochet – peu importe. L'introduction d'un mauvais film d'horreur qui en plus de lui arracher un cri de surprise, la fait vaciller. Assez pour qu'elle bascule du mauvais côté et qu'elle chute dans l'eau. Ça tape dans son dos brutalement, expulsant tout l'air de ses poumons. Elle devrait fuir à grandes brassées, mais son premier réflexe, c'est de revenir à la surface. Regarder ce visage qui dépasse du bord. Des traits familiers, qui lui retournent le cœur. « Richard ? » C'est d'abord la surprise qui coule sur ses lèvres. Un hoquet qui s'installe au pire moment et elle secoue la tête. « You freaked me out, stupid ! » Ses bras qui la maintiennent à la surface, ses dents qui commencent à claquer et ses vêtements qui se font trop lourds. La rancune est tenace – mais toujours justifiée, pas vrai Marshall ? L'idée lui effleure l'esprit, et le plan est déjà exécuté. « Oh fuck ! Something is dragging me down ! Help ! » Derniers mots hachés par l'eau dans sa bouche, alors qu'elle se laisse finalement couler vers les fonds du port.

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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyMar 8 Jan 2019 - 21:03


Dick est à la fois très agacé par l'idée qu'on puisse s'introduire sur sa propriété et à la fois amusé, même excité, que cette soirée puisse tourner mal. Des sentiments contradictoires qui se font la guerre bien trop souvent chez ce pauvre garçon, au milieu d'eux. Un homme à deux facettes, usées mais acharnées. D'un côté, il y a cet homme, qui tente depuis des années de reprendre sa vie en main, de faire mieux que ses géniteurs avant lui. De l'autre, cet homme, qui aime beaucoup trop s'immerger dans les problèmes, malgré lui.
Il ne s'attendait pas à ce genre de retournement cependant, en sortant, prêt à user de son outil autrement que plus tôt dans la journée. Une ombre d'abord, bien trop petite pour qu'il s'agisse des délinquants dont tout le monde parle dans le coin. Puis, des contours familiers. Une silhouette familière qui disparait aussi furtivement qu'elle est apparue. Elle passe par-dessus bord avec la grâce qui lui est propre. « Riley ? » Un prénom, le sien, qu'elle n'entend surement pas, au moment de sombrer. Un écho après lequel il se précipite. La découvrant davantage, là, au milieu de l'eau glacée, plus qu'éveillée, illuminée. Richard ? Ses deux sourcils se arquent de surprise. Pire que la nature de sa présence ici. L'incompréhension se lit sur son visage et explique sa semi-paralysie. « Me ? » First of all, Richard really ? Then. Me, freaking You out ? Alors que c'est elle, la fille cinglée sur son bateau en pleine nuit. Riley sombre avant même qu'il puisse ajouter quoi que ce soit et Dick roule des yeux, avant de s'abaisser et tendre les bras en sa direction. Mais elle s'agite la petite et elle s'agite vers le fond. « And I'm the stupid one here ? God damnit Marshall it's freezing ! » Il se demande un instant si elle s'amuse, mais ne s'attarde pas sur cette possibilité en vue de la fraîcheur extrême de l'eau et de sa détresse, même si elle est simulée. Et si c'est le cas, elle le paiera. Il se relève rapidement et enlève d'abord son sweat à capuche, son t-shirt aussi. Pas pour perdre du temps ou se dénuder pour le plaisir de je ne sais qui. Il s'en passerait volonté par ce froid de canard soyez-en sûrs. C'est plus stratégique que ça. Il pense à l'après baignade, à la nécessité d'avoir sous la main des vêtements encore secs. Qu'elle sera bien contente de pouvoir enfiler, l'autre sirène nocturne. «  I swear Riley.. » et il disparait à son tour. Il fait noir là dessous mais une fois qu'il la retrouve, il l'attrape et l'attire contre lui, direction le septième ciel au-dessus de leurs têtes. Le froid est saisissant mais le jeune homme reste méthodique. Son corps est si petit contre le sien, mais énergique. Elle remue et une fois à la surface c'est avec ses bras qu'il hausse ce corps si léger hors de l'eau. L'invite à s'agripper au ponton flottant qu'ils viennent rencontrer, à quelques mètres de là où ils ont chuter. Où elle a perdu sa dignité. Dick suit, une fois que son corps à elle s'écrase sur le pseudo sol en bois. « Don’t you know how to swim ? » Il sait qu’elle est à l’aise dans bien des éléments la petite. Qu’elle se débrouille, d’ordinaire. Alors à quoi est-ce qu'elle joue ?
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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyMar 8 Jan 2019 - 23:24


L'écho de son prénom qui s'évanouit dans le ressac. Maigres vagues qui prennent son petit corps d'assaut, glacées, coulant en lames de froid entre les couches de vêtements. Elle grelotte dans le silence, aperçoit les traits familiers de Dick, avant de se laisser aller à quelques élans mélodramatiques. Se laisser couler, feindre une noyade, à la manière d'un Jack, dans une version cheap de Titanic. Riley, elle n'a jamais eu les talents d'actrice d'un Leonardo DiCaprio, ou n'importe quel grand nom de l'industrie. Juste un visage franchement expressif et une palette infinie de sourires – sourires qui se diluent dans une mer sans fond. Camaïeu abyssal qui prend des airs plus inquiétants, à chaque décimètre qui s'écoule. Une mer noire, pour contraster avec une surface pâle, où la lune se fracasse. Une silhouette floue se découpe. Des bras qu'on tend et des contours de plus en plus irréguliers. Et puis, il y a ce silence subaquatique, qui étouffe le reste. Les voix et les bruits de son cœur.
La surface éclate et un sourire presque victorieux s'empare de ses lèvres. Son regard papillonne et sa silhouette se fond contre la sienne, le temps de regagner la surface. De se retrouver sur les planches du ponton, dans un éclat de rire qui trahit ses véritables intentions. « Oh boy, it's freezing cold. » Bras croisés contre son corps grelottant et malgré tout, un grand sourire pour étirer ses lèvres. « Come on, of course I know how to swim. I'm Riley Marshall. » Et ça ne veut rien dire, dans le fond – mais non, elle n'a pas oublié comment faire et il le saurait sans doute, s'il se souvenait de ces après-midi surf, sur les rives. Elle renifle un peu et se frotte énergiquement les bras. Comme si ça pouvait changer quelque chose. Elle le regarde enfin, pour se souvenir un peu plus de tout ce qui fait mal. Des regrets qui s'accumulent dans cette tête brune, des images imprimées sur ses rétines, malgré ses tentatives d'oublier. Him, you, it happened a lifetime ago. Just move on, girl. Et si seulement c'était si simple. Un soupir et son regard effleure la surface de l'eau à nouveau. « Being half naked is part of your strategy ? Won't work, lover boy. » Un clin d’œil à son attention. Des propos déplacés qui dépassent sa pensée. Une spontanéité qui la trahit, comme toujours. Elle se dresse enfin sur ses pieds, Riley. Tente les cent pas pour se réchauffer, avant de lui désigner le bateau d'un petit signe de tête. « So, that's it ? The notorious wreck. Oh, sorry. I meant boat. The beautiful boat. » Un sourire moqueur pour barrer ses lèvres et des propos qui ne font, une fois de plus, pas beaucoup de sens. Encore un peu d'amertume pour enrober ses syllabes. Malgré ses airs joyeux, elle n'a jamais oublié, Riley. Elle n'oubliera jamais, le mal que ça lui a fait.

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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyVen 11 Jan 2019 - 20:20


Freezing cold. C'est le cas de le dire. Des milliers de frissons parcourent le corps du jeune homme. Des brûlures s'affolent et s'intensifient, neutralisant au passage certains de ses sens. Le vent, vivifiant d'habitude, n'est que violence gratuite ici. Quant à Riley, elle grelotte. Et ses mots eux, gérèrent des gros yeux chez Bowen. « For christ sake, Marshall, what's wrong with you ? Do you really think it was the best time for a midnight bath ? » It's not. Il se relève, les mains sur les biceps, vaine tentative pour retrouver un semblant de chaleur humaine. Sa peau nue est rougeâtre à certains endroits, le moindre touché, douloureux. Dick grimace d'ailleurs. Il attend que la jeune femme en fasse de même. Ce qu'elle fait, après une remarque sur son exhibitionniste forcé. Une remarque qui fait sourire le jeune homme. Il s'y attendait à vrai dire. Mais c'est son lover boy qui fait mouche. « Yeah sure, being half naked is going to save your wet ass so don't be rude. » Wet ass. Un clin d’œil qui lui rend, avec grand plaisir et grande ironie. Si elle veut jouer à cela, la petite, il a de quoi se défendre aussi. Elle devrait le savoir. Ils ne sont pas tout à fait des inconnus, ces deux-là. Des voisins pour commencer. Pleine vue sur la fenêtre de l'autre, si cliché, si vrai. Des parents amis, qui aiment passer de nombreuses vacances ensemble, de la plage à la montagne. Ils ont baigné dans les mêmes soirées, les mêmes réunions et événements. Riley est aussi amie avec l'une des Lowell, donc souvent présente à la maison, toujours dans les parages. Jusqu'à dans son lit, une fois. Enfin théoriquement, c'était son lit à elle, lors d'une saison parmi les pleines enneigées. Un épisode dont ils n'ont jamais vraiment reparlé.
« First, you call me Richard. Then, the cold-dive and now, you're insulting my boat ? » Il effleure la jeune femme, au passage, en se dirigeant vers le dit bateau. « Tell me little girl, you have a death wish or something ? » Une fois à proximité, il s'élance sur sa maison flottante, ramasse au sol les précieux vêtements secs. En profite pour sortir une serviette, également gelée, d'une caisse devant l'entrée de la cabine. Dans laquelle il s'enroule, se recouvrant ainsi le torse. « I don't invite you on the notorious wreck I guess. » Pourtant, il lui tend, lui expose bien, de loin les bouts de tissus qui n'attendent qu'elle, si elle le souhaite. « Plus, you didn't even manage to come aboard properly the first time. » Un second clin d’œil, à sa chute, ridicule. Dont il se remémore. Ce qui le fait rire comme un idiot tout d'un coup.
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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyMer 6 Fév 2019 - 23:10


Elle n'a rien à faire là, et il lui faudra sans doute attendre demain et une douce pneumonie pour réaliser à quel point venir ici était une mauvaise idée. Pour l'instant, elle provoque, Riley. Pour l'instant, elle sourit. Charmeuse malgré elle, la blague facile pendue aux lèvres. Elle fait valser les syllabes pour attirer son attention, recompose son alphabet pour le faire ployer – retarder d'une seconde ou d'une éternité ce moment où elle quittera le port. Wet ass. Mots qui claquent dans la nuit et lui arrachent un éclat de rire plus sincère qu'elle ne le voudrait. Elle se mord la langue en cherchant la réponse parfaite, Marshall, mais le silence l'emporte alors que sa répartie – sa volonté – semble faiblir face à lui. A glimpse of that pretty face and you lose it ? Come on Riley, woman-up. Conseils sourds, alors que tout résonne dans sa tête brune. Le froid gèle son bon sens et tout le reste.
Grelotter, mais serrer les dents pour ne rien en montrer. See Dick ? I'm strong. Elle aimerait lui faire croire, en tout cas. Elle n'a besoin de rien, et encore moins de lui pour s'en tirer. Un nouveau sourire fait basculer ses lippes, alors qu'elle se laisse avoir par ses mots. « Call it a death wish, I like to live dangerously. » Elle le regarde, sur sa barque entamée par le sel et le temps. Elle hésite un instant, entre ce qu'il faut, et ce qu'elle veut faire, Riley. « Yeah, you can laugh, old man. » Un rire espiègle pour rejoindre le sien. Elle finit par le rejoindre à bord, plus précautionneusement que la première fois. « It wasn't my fault. You scared me. I mean, a hammer ? Are you a cheap version of Thor or something ? » La moue moqueuse et elle s'avance pour récupérer les vêtements. C'est dix fois trop grand, mais le simple fait qu'ils soient secs suffisent à la satisfaire. Elle les tient du bout des doigts, croise rapidement le regard du capitaine de fortune. « Can you look away please ? You old perv. » Des piques qui s'enchaînent, faiblardes, reflets de son armure de pacotille face à l'autre. Elle aime se dire qu'elle a changé, Riley. Qu'elle ne tomberait pas pour un autre de ses sourires, et pourtant. « Oh, never mind. » Qu'elle lâche finalement en repérant l'entrée de la cabine. Elle s'y engouffre, à l'abri du vent, loin de l'autre. Retire enfin ses vêtements trempés et les laisse tomber à ses pieds.

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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptySam 9 Fév 2019 - 21:38


Il ne sait pas vraiment ce qui lui prend. Cette gamine, il ferait mieux de la fuir, si encore il le pouvait. Les raisons sont multiples et évidentes. Il s’agit de l’amie de Leigh, par extension, l’amie de la famille. Elle est beaucoup trop proche des Lowell, beaucoup trop présente et réelle. Un terrain glissant, bien loin des pistes de ski qu’ils ont eu l’habitude de descendre ensemble. C’est pour cette raison, qu’il est si difficile de reste loin d’elle, la fille de la maison d’à côté. Mais surtout, l’argument en béton, elle est cinglée.
C’est peut-être dû à sa vivacité d’esprit, à son arrogance, à la manière qu’elle a, de lui tenir tête. De paraitre grotesque mais de n’en avoir rien à faire. Puis, cette façon qu’elle a, de le peindre en ridicule. Même s’il a très vite oublié ce que ça faisait, il le sait, c’est comme une petite drogue. Discrète et destructrice. « Then call me danger. »
Old man. Une raison de plus au tableau. Elle devrait arrêter de jouer dans la cour des grands et lui, enfin grandir en sa présence. « It seems that I’m the cheap version of everything this days. » Un titre qu’il doit à la magie des réseaux sociaux, qui ont au moins le mérite de le faire bien rire. « But hey, no matter which version of Thor I am, I take this as a compliment Aquagirl. » Even funnier when you know that some people call him Aquaman.
Puis elle s'éclipse, aussi rapidement qu'elle est arrivée. Elle disparait dans la cabine, sa cabine, sa deuxième demeure. Personne n'est encore vraiment entré là-dedans et lui, il est toujours là, le torse à l'air. Le vent comme dix milliards de poignards contre l'épiderme. « Come on sea creature. » qu'il réplique, s'engouffrant à son tour dans la partie aménagée du bateau. « I think I saw everything already. » Une remarque loin d'être innocente. Because yes, he has. Une remarque qu'il ne pensait pas exprimer tout haut. Ils en ont à vrai dire jamais reparlé depuis, pas directement. Pas sous des couches de métaphores et répliques cinglantes. Parce que dans le fond, il en a un peu honte. Parce qu'en réalité, elle mérite mieux. Même s'il referait probablement la même chose si on le mettait à l'essai. « I'm freezing too you know. And this is my boat-place. » Il passe à côté d'elle, sans prêter attention, sans violer son intimité. « Plus, you're the perv Marshall. You made me jump only to see my abs. » Et ce qu'il cherche maintenant c'est de quoi les réchauffer, avec un sweat qu'il tire d'un carton dans un coin de la cabine. Il l'enfile, après un écart de conduite, le regard en coin rivé sur elle. Sur son dos à découvert. Sur ses cheveux qui perlent le long de sa colonne. Un frisson le parcours et il n'est plus sûr que le froid en est l'unique cause.
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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptySam 9 Fév 2019 - 23:21


Le faire tourner en rond pour se perdre au passage, un plan très futé, digne des ruses bancales de Marshall. Pathétique stratège, un peu désespérée, un peu paumée. Attirée par la lumière et la chaleur, le sourire aguicheur d’une ombre dans la nuit. Dick, quatre lettres qui lui écorchent encore les lippes. Souvenir délavé et encore parfaitement défini dans son esprit. Une nuit interdite pour une vie de regrets – au moins. Les montagnes comme témoins d’une erreur. Rature au goût amer, dont ils n’ont jamais vraiment reparlé. Parce que ça lui a toujours fait trop mal, à Riley, de n’être que cette fille de passage. Cette histoire du chalet, perdue entre les nombreuses lignes d’un carnet de voyage bien garni. Dick l’aventurier. Dick le tombeur. Dick, le garçon d’à côté. Une romance à sens unique, histoire à en faire pleurer les étoiles. Ça n’a jamais été voué à fonctionner, à exister, peu importe combien Marshall a pu le désirer par le passé. Ça ne voulait rien dire, sauf dans sa petite tête et tous les films qui pouvaient bien s’y dessiner. Call me danger. Un rire moqueur pour effleurer sa gorge. « Yup, cheap everything. But premium douchebag, for sure. » Provocations qui valsent sur le vermillon. Un jeu facile. Un jeu dangereux. Des règles oubliées, bafouées – les couteaux volent bas et chaque accord est une question de survie.
Elle disparaît finalement, Riley. Un court instant de répit, vite perturbé par le pas peu discret du capitaine vers la cabine. Elle l’ignore, alors qu’il se fait trop proche. La cabine lui semble étroite et le monde lui, tangue curieusement – la houle n’en est plus la seule cause, elle en est convaincue. Elle inspire, Marshall. S’oublie sur les vagues froides qui se fracassent dans ses poumons, et la glace sous son derme. Les mots de Bowen tombent dans le silence, ricochent contre ses tympans. He’s right. Une évidence qu’elle préférerait oublier. Mais d’une manière, ça signifie qu’il se rappelle de tout – dans la globalité, en tout cas. And so what, Marshall ? It doesn’t mean that he cares. Les lèvres pincées et le regard qui dévie. Lui tourner le dos pour cacher les fragments d’un palpitant en panne. La lumière perce sur la peau diaphane et elle enfile enfin le t-shirt et le pull. Son odeur semble s’imprégner sur sa peau. Le genre de parfum dont on ne peut pas se défaire. Entêtant à en crever. Une petite trahison, alors que l’ombre de son copain plane quelque part dans son esprit. « To see your what ? Come on dude, I’m still looking for them. » Elle se tourne et le regarde. Hausse les épaules dans une vague d’indifférence, alors que ses prunelles ne demandent qu’à longer la silhouette. Redécouvrir le corps et les marques, les reliefs et les creux. La tentation se dissipe alors qu’elle s’égare dans la cabine. Ce n’est pas immense. Pas bien luxueux non plus. Mais c’est à lui et c’est tout ce qui importe, soudainement. Elle laisse le bout de ses doigts courir sur chaque ligne, chaque angle. « So this is your place. Pretty small, for a big guy. » Meubler le silence de mots maladroits. C’est tout ce qui lui reste pour intéresser son esprit, alors qu’elle lui jette un regard à la dérobée. Regard interdit. Regard volé. Un coup d’œil pour un regret – le genre d’échange qui pèse lourd sur la conscience. La ronde rapidement achevée, elle revient vers lui. Se plante devant pour lui prendre la serviette des mains. « I need this. You don’t mind ? No, you don’t. » Sourire malicieux pour ourler ses lippes. Elle éponge ses cheveux, alors qu’elle se noie dans les sentiments contradictoires, dans les failles de son regard.

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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyDim 10 Fév 2019 - 16:50


Le sourire aux lèvres, un creux dans les joues. Premium douchebag. La jeune femme n'a jamais eu aussi raison, n'a jamais eu peur de lui dire en face non plus. Cette fois-ci, il ne cherche même pas à la contredire ou applaudir son audace. Elle a touché du doigts ce que beaucoup aiment faire passer sous une excuse d'enfance gâchée. Peut-être que cela joue, en effet. Peut-être pas. Ni profondément bon, ni profondément mauvais. Ni héros, ni vilain. Essayer de le ranger dans une case c'est comme essayer de le mettre en cage, impossible.
Riley en a fait les frais et il peut le voir parfois. Il l'entend surtout, à chaque claque verbale qu'elle lance, à chaque attaque soignée. It's only fair. And he doesn't really mind, truth, he likes it. Ce n'est pas pour autant qu'il regrette. Dick a très peu de temps pour ça, les regrets et le reste. Il aurait pu s'excuser, mais à quoi bon, il s'agit juste d'un malentendu. Une avalanche de mauvaises circonstances.
Son regard divague, mais pas que. C'est trivial, la vue de la chair. Mais ça n'a clairement pas le même effet à chaque fois. Pas toujours le même goût. Elle décharge ses réserves et il rigole toujours. Elle finira par s'épuiser, par s'en lasser. Puis il se souvient, de la première fois qu'il a posé les yeux sur elle, le jour même de son arrivée chez les Lowell. Un sac à dos comme maison, des chaussures sales et une veste trop grande pour lui, qui ne lui appartenait même pas. Héritage d'un frère, aller savoir lequel. Peu importe, ils étaient trois et pas un seul d'entre eux n'a cherché à le récupérer. Pas la veste, lui. Le dernier d'une lignée condamnée. Il n'était qu'une âme abandonnée par sa mère ainsi que ses frères. Une âme récupérée, comme les ordures collectés le jeudi matin. Une mauvaise décision, c'est tout ce qu'il aura fallu. Une tentative de vol de voiture, il avait visé trop grand l'adolescent. But this one bad decision is the best thing that never happened to him. C'est cette mauvaise décision qui l'a amené dans cette famille, faite pour lui. Dans cette chambre, aménagée spécialement pour lui, avec vue sur sa fenêtre à elle. Cette gamine, gentiment assise à son bureau, observant l'épave qu'il était. Cette même gamine, qui a bien grandit, se trouve aujourd'hui devant lui, dans cette épave qui n'est pas lui dans cette version de l'histoire. Pas tout à fait.
« Yeah, pretend that you don't see it if that helps ease your mind. » Pretend you see what's right in front of you. He's doing it too. « You know, you're trying to be insulting but sometimes, I'm conflicted because it's like you telling me how good looking I am. So, thank you for that. » Dick n'y connait rien en danse mais la façon qu'elle a, de circuler dans son environnement, de gesticuler dans sa zone de confort, c'est digne d'un grand numéro de ballet. « Well, it seems that it's an habit of yours. » Une habitude qui l'agaçait tant autrefois, qui rend fou, comme c'est parfois encore le cas. Une habitude qui déconcerte toujours. « Please, make yourself at home… You always look perfectly adjusted to my space and stuff. » His body too, even if it didn't happen so often than that. Il souffle, par défaut et termine de se rhabiller. Son jean est trempé et il peine à l'enlever. Il n'a pas assez de vêtements de rechange ici, ni même un caleçon sec. Mais son vieux jogging plein de peinture suffira. Il ne prévoyait pas de passer la nuit ici de toute façon. Il espère qu'elle non plus ? Il se redresse enfin. « A question remains, why are you here Marshall ? And don't say bitching when it's already obvious it comes with it. » Elle lui aurait presque fait oublié l'essentiel. She's good, oh, damn she is.
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Riley Marshall

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MessageSujet: Re: where do we land in the black sea (diley)   where do we land in the black sea (diley) EmptyDim 10 Fév 2019 - 22:01


Rien à faire là, et encore moins avec lui. Evidence qui s’esquisse dans son esprit tortueux, à chaque seconde qui s’écoule. Elle pourrait fuir. Disparaître entre les ombres, dans la nuit, et demain, tout cela ne serait rien de plus qu’un souvenir. Images éphémères, à noyer entre les vagues. Dans les bras d’un autre, amoureux au cœur trop léger, abandonné pour une escapade nocturne en solitaire. Elle tient à lui, pourtant, Riley. Elle ne le montre pas toujours. Pas assez. S’attacher, ça fait mal. S’attacher, c’est prendre le risque d’entraîner l’autre dans sa chute – et tout le monde sait que c’est une spécialité de Marshall, de se casser la gueule. Mais il n’y a pas toujours de poudreuse pour réceptionner les sauts périlleux et les mauvaises décisions. Parfois, il n’y a rien de plus qu’un précipice et elle ne veut pas l’entraîner lui dans le gouffre, alors qu’elle est la seule à y sauter à pieds joints. Logique remise en question alors qu’elle se trouve là. Le regard pendu aux courbes et aux souvenirs. Une nuit parmi un millier d’autres, signant la fin de quelque chose, et le début d’une autre vie.
Pretend. C’est tout ce qu’ils sont capables de faire – faire semblant. Contredire et nier. Contourner les évidences pour garder la face et ne pas s’écrouler, ne pas ressasser un passé aussi riche qu’assassin. Les images sont encore nettes, pourtant. Colorées. Des rires, des regards croisés, et puis bien trop de regrets. Pretend that you don’t remember any of it. Un sourire tord ses lippes à nouveau, sur la fluidité de la prose de sa victime. A la différence des autres, Dick ne subit pas les tournures ironiques et le sarcasme qui dégouline de ses syllabes. Il contourne tout ça et réplique sans mal. Ça l’agace – et puis ça l’amuse. « I’m not trying to be insulting you know, I’m just being honest. But yeah, whatever helps you sleep at night. » Murmures qui crèvent au bord de ses lèvres alors qu’elle s’égare dans la cabine. Le tour est vite fait et son regard revient – bien malgré elle – à lui. La seule véritable attraction de cette soirée. Elle éponge ses cheveux et garde un semblant de distance. L’observe sans pudeur, puisque ce sont les compliments qu’il cherche. « That booty. You’ve definitely got what it takes to be a chippendale. » Un sifflement peu flatteur pour accompagner ses mots, et puis c’est un autre sourire espiègle qui se découpe dans ses joues. « What ? You don’t like the catcalls ? I’m just trying to compliment you, dude. »
Elle abandonne la serviette sur le coin d’un meuble et va s’échouer sur la banquette miteuse. Teste la mousse du plat des mains, avant d’en grimacer. La question tourne en boucle dans la tête brune. What the fuck are you doing here, Marshall ? « I wanted to go for a night walk and Leigh told me about this… » Mots qui manquent. Elle désigne l’épave à bout de bras. « This. So here I am. » Le cœur qui gonfle et le ventre qui se serre. Envie de fuir, mais au moins autant de rester. Le regard qui dévie enfin vers lui, trahissant plus que ce qu’elle ne voudrait montrer. Des étincelles au creux des prunelles, pour faire écho à une autre époque, une autre vie. Le silence se fait presque dérangeant, et ses phalanges se resserrent sur les manches trop longues du pull. « And now you look like a tramp. A cute tramp. » Le sourire piqué de malice et les mots qui meurent dans le silence. Une confession interdite comme une erreur de plus sur une liste déjà trop longue.

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