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MessageSujet: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMar 1 Jan 2019 - 16:07


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Une trente neuvième bougie va bientôt s’éteindre. Ce n’est pas encore son anniversaire, pourtant Victoria s’est laissé entraîner par des amis à elle vers ce pub. Dans à peine quelques jours, l’Anglaise s’approchera encore plus à un nouveau cap de son existence. La quarantaine qui s’approche, et menace, alors que la psychiatre ne s’en préoccupe pas plus que ça. Il y a bien longtemps que la brune a cessé de s’inquiéter pour son âge. Pour en avoir beaucoup trop vu, beaucoup très tôt dans sa vie, elle se contentait simplement de respirer. Vivre. Une soirée pour célébrer n’était donc jamais une mauvaise idée pour la psychiatre. Une soirée qui s’entamait par la trentenaire, se frayant un chemin jusqu’au bar. « Can I have a glass of your finest whisky? Thank you. ». Ce regard qui croise le sien, ce n’est qu’un voyage qui la transporte. Des émotions qui parcourent son être sans qu’elle ne puisse y faire grand-chose. Un souvenir datant d’il y a un peu plus de deux décennies, que Vicky s’est forcée à oublier. Elle n’avait pas eu d’autres choix à l’époque, que celui de s’éloigner. Partir pour ne plus jamais revenir. « You’re going to spit in it, aren’t you? », dans cette histoire, Ronan n’y était pour rien. Le véritable problème était Victoria. Elle. Toujours elle. Personne d’autre qu’elle. Et cette dernière allait tout faire pour en rester là. C’est donc de son plus beau sourire qu’elle se drape, en parfaite reine qu’elle était. Reine quand il s’agissait de contrôler ses émois, reine quand il fallait se cacher derrière un ton plein de sarcasme.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMar 1 Jan 2019 - 18:15

Les verres qui cognent. La musique de fond qui ambiance la zone crasseuse.
Ronan, fantôme dansant entre les silhouettes des serveuses. Ronan, fantôme qui ne vit plus que dans l’ombre du diable. L’empreinte sur l’échine, la déchirure au palpitant. Scène qui déraille en boucle. Disque rayé. Disque salace. Les mains abîmées de tous les combats qui n’effacent pas son visage. Cette odeur imbibant les veines. Mesure battante sur ce corps marqué par la temps ; marqué par la mort. Il cause pas, l’irlandais. Mine fermée depuis l’astre lunaire qui est venu le dérober à la vie. Humeur aussi mauvaise que le vice greffé au coeur. Chute lente. Une putain d’agonie qui ne prend pas fin. Un supplice pour lequel il veut signer. Un enfer qui s’entrouvre et sa main qui frôle les flammes. Une chaleur galvanisant un myocarde mort par sa faute. Meurtrier qui ne se souvient pas. Meurtrier qui ne ressent rien. Un détour aux abords du bar et son regard qui vrille. Une silhouette. Un souvenir trop lointain. Et pourtant, tout refait surface. Les vagues qui se déchaînent avec ce départ. Cet abandon. Encore un. Accumulation d’une vie baisée par les sentiments. Des émotions à l’état d’embryon qu’il aurait préféré ignorer. Comme l’autre.
— Damn, Walker. It’s been a while. Sarcasme peignant les lèvres charnues. Courbure qui se profile. Courbure qui dégaine. Sa main qui attrape une bouteille de son meilleur whisky. Les années pour prononcer son goût. Des années comme celles écoulées depuis qu’elle a choisi de se tirer. Promesses muettes d’adolescents. Promettes abandonnées comme le reste. — I thought you were dead. Il ricane, Ronan. Provocateur. Tyrannique. Comme le son de sa voix. Comme ses ecchymoses au visage. Et la pire au creux de la poitrine. Lorenzo. Le poison. Lorenzo, le venin. — Too bad, you weren’t. Et il continue de servir des verres feignant l’ignorance.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMar 1 Jan 2019 - 20:43


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« Nice to see you too, Ro. ». Un surnom, avalé par son souffle, et une pensée des plus sincères. Ronan était le visage d’un quotidien plus simple. Des balades au bord de la mer en secret, loin des yeux indiscrets. Loin des attentes de leurs familles respectives. Il était le parfum de ces temps innocents où, insouciant, les deux tourtereaux vagabondaient dans les ruelles de Brighton. Rires aux éclats, rêves d’un avenir meilleur. « Please tell me you had a blast at the wake, at least. ». Victoria n’avait pas à faire plus d’effort que ça pour comprendre. Il était amer, Costigan. Provocateur, dans le mauvais sens du terme. Son caractère, sale, cynique, insupportable pour la plupart. Sauf pour elle. Parce que Vicky avait vu en lui l’espoir. Une âme qui osait rêvasser, une âme qui aspirait à être plus que ce qu’on lui dictait de faire. Aujourd’hui, elle voyait dans ses opales, bien que cruellement acerbe, les bribes d’une innocence. Sa propre innocence. Bafouée, et arrachée par la brutalité humaine. Elle aurait pu revenir, Victoria. Après ce qui s’était passé. Peut-être aurait-elle dû, mais la brunette ne l’a pas fait. Elle n’a jamais réussi à s’y résoudre. Rongée de toute part par ses propres démons, l’Anglaise se devait de surmonter son sort. Des images et des souvenirs entassés, qui la hantait à chaque fois qu’elle fermait les yeux, ou observait son reflet dans une glace. Et quand ses iris azur avaient enfin réussi à voir autre chose que cela, c’était trop tard. « Someone managed to tame the beast, huh? ». Le bout de la phalange de la psychiatre tapotait le rebord de la surface solide du bar, et son regard défiait, s’accrochait, et ne quittait plus celui de Ronan. Elle n’avait d’autre moyen de survivre que de faire semblant, prétendre qu’elle était plus forte, et dévier la conversation sur lui. Sur son mariage, représenté par l’annulaire autour de son doigt. « Who would’ve thought. »

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMer 2 Jan 2019 - 14:45

La mémoire qui s’emballe. Les éclats d’une histoire morte-née. Ils n’étaient que deux adolescents. Les deux souillés par les activités patriarcales. Des songes dans la tête trop souvent refoulés. On ne rêve pas quand on est un Costigan.  Pourtant c’est à elle qu’il a versé ses idéaux, ses envies. C’est à elle qu’il a dérobé l’innocence au creux des cuisses en faisant les choses bien. C’est à elle qu’il aurait pu faire croire monts et merveilles, rien que pour la faire sourire, rien que pour entendre son rire. Un abandon. Une fuite. Des questions sous silence pendant des mois. Le patriarche qui se foutait de la gueule de son fils. Tu t’es quand même pas entiché de cette gamine. Le ricanement pour brouiller les idées ; pour ravager l’amertume. Elle est encore trop présente. Ses mains qui s’articulent contre les verres. Quelques bribes de paroles pour certains clients. Lui, il ne fait plus gaffe à grand chose. L’esprit torturé qui porte le fardeau d’un homme. Le fardeau d’un roi. Le fardeau d’un bourreau. Il n’est que le fou qui racle le sol crasseux. Il n’est que le fou qui se condamnerait à mort pour sa bouche. Pensées qui obsèdent l’irlandais. Pensées pour le rendre violent et instable. — Definitely not you. Les mots raclent sa gorge. Il claque un verre dans l’évier et relève ses yeux vers Victoria. Un fantôme de plus dans le paysage. Et ça le fait enrager, Ronan. Regard noir. Veines battantes sur l’avant de ses bras. Les phalanges qui s’étirent, craquent et se referment dans un poing qui rêve de s’écraser sur la chaire humaine. Il contourne le bar, traîne les godasses et s’approche d’elle. Silhouette éprise du tissu noir. Le genre de gonzesse qu’on remarque et qu’on désire. Effet nécrosé sur son propre désir. Seul maître à bord qui a disparu du paysage. Seul maître à bord qui a préféré le tuer de son ignorance. — You're less attractive than in my thoughts. Et un mensonge de plus. Parce qu’elle est encore aussi belle. Ses yeux capables de le clouer sur place. Ses yeux capables de faire sombrer qui elle veut. — I was right to have no regrets when you left. Il attrape un verre, cogne contre le sien et laisse le whisky dévaler le long de sa trachée. A nous, aux regrets et à ce mal qui me ronge.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMer 2 Jan 2019 - 15:58


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Il vaut mieux laisser les choses ainsi. Il vaut mieux que l'héritière Walker prenne son verre, tourne les talons. La froideur de Ronan n'était que rage, et quelque part ça rassurait Victoria. C'était cruellement plus simple pour elle d'en rajouter une couche, que de se remémorer un passé bien trop pesant et emplis de douleur. « Well, getting older is not easy. You shouldn't underestimate the milf factor, though. Men still go crazy for it. ». Sa langue claque et assène, des mots qui se voulaient assassins, sans trop s'éloigner de la vérité. « I'm glad to hear you didn't have any. ». Les verres qui tintent, dans un bruit que la psychiatre entendait à peine. Pas à cause des gens autour, mais à cause des propres voix dans son âme. Entre celle qui la félicitait de si bien tenir, et celle qui lui dictait que Ronan avait le droit de savoir. Une revendication muette que la brune étouffait avant même qu'elle ne germe dans son esprit. Puis se sont ses babines pulpeuses qui rejoignent le rebord, se délecte du liquide avant de reprendre la parole. « Especially since it was never meant to be, remember? ». I know I was but summer to your heart and not the full four seasons of the year. Elle l'a toujours su, Victoria. Costigan n'était pas sérieux. Ni avec elle. Ni avec Marissa, sa voisine d'en face. Ni avec Cindy, la serveuse du salon de thé au centre-ville. La brune le savait, et ça ne lui a jamais posé problème. Même à seize ans, elle était déjà bien mature. Gamine qui ne s'est pas fait d'idée quand l'aînée de cette famille montrait son intérêt pour elle et ses livres qu'il moquait allègrement. Même à dix-sept ans, elle était déjà bien mature. Gamine, devenue femme, dans les draps de Ronan, entre ses bras, palpitant entiché de sentiments qu'elle n'a jamais osé décrire. C'était pour leur bien à tous les deux.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyVen 4 Jan 2019 - 15:41

Il ricane, Ronan.
L’éclat passe l’étau de cette ambiance. Trop lourde. Trop navrante. Un fantôme au milieu des silhouettes à peine vivantes. Un fantôme au milieu d’un chaos causé par lui. Les lèvres conventionnées de cette haine qui ne cherche qu’à sortir. Rage au coeur. Rage aux poings. Il perd pieds, l’irlandais. Peut-être parce que la fatigue devient une seconde peau. Et que les doutes ne font que lui soulever le coeur. Mine hagarde qui déambule dans ce bar sans plus s’attacher à aucune ancre. Son unique rêve éveillé qui a filé, qui a abandonné la partie. Il repense trop et ça tourne plus rond. Vicky, elle rétorque. Elle se fait reine au milieu des crapules. Elle se fait la reine d’un univers qu’il aurait pu lui offrir. Espoir naïf d’un adolescent qui s’attachait plus qu’il ne semblait le voir. Des discussions à n’en plus finir. Débordement des rêves, des chimères.
—  The milf factor is fucking cliché.  You too. Il y croit pas à toutes ces conneries. Femme mûre qui cherche à mettre le grappin sur une innocence où grouille la décadence. C’est surfait. Un concept de ce monde qu’il exècre d’plus en plus. Mais là encore, c’est le visage de Renzo qui se pointe. Lui à la jeunesse étalée sur la gueule. Lui qui doit sans doute découvrir le monde encore quand Ronan étouffe d’un univers en discorde.  — Anyway, I’m married and happy. That's all that matters. Un mensonge au milieu des décombres. Un mensonge au milieu des pêchés.
Il est pas heureux. Il entache les promesses. Il souille les rêves de sa femme. C’est qu’un putain de connard qui est en train de chuter pour un autre. Idéal qui s’effondre, lui avec.
Le liquide décale le long de sa trachée. Le liquide imbibe et soulage. Pour quelques minutes au moins. — What would like to heard, Vicky ? Echo de ce surnom. Écho de cette familiarité prise avec les étoiles en témoin. Là où les sentiments flirtaient. Là où les sentiments paraissaient plus vrais qu’avec quiconque. — You left. And I don't care. Past is dead with you. Is it enough clear ? L’ego blessé, à peine pansé malgré les années. L’égo blessé, souillé. L’égo qui n’est qu’un appel à l’aide pour celui qui n’entend plus rien.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyVen 4 Jan 2019 - 17:30


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Victoria se contente de sourire à cette réflexion. Cliché. Elle ne se considérait pas comme tel. « If you say so. But the only cliché i see here tonight, is you. » Les mots pour faire mal. Le retour de bâton qui ne se fait pas attendre. À l'encontre de tout, l'héritière Walker restait fidèle à elle-même. Une repartie qui coule dans ses veines. Des syllabes que l'Anglaise prononce sans le moindre doute, ou hésitation. Une provocation pour une autre. Pourtant, entre les piques et les insultes camouflés de courtoisies, subsistaient des tendres et sincères pensées. « You might not believe a word I say, but I'm honnestly happy for you. » Parce qu'il méritait d'être heureux, Costigan. Victoria ne lui a jamais menti, pas même une fois durant ces mois d'existence qu'ils ont partagé. Et elle le pensait encore à ce jour. Son cœur d'adolescente avait choisi d'y croire à cette époque si lointaine. Vicky avait espérait de tout son être que Ronan soit heureux. Un bonheur trouvé dans la réalisation de ses rêves, ou dans les bras de quelqu'un capable de l'apaiser. Vicky ne pouvait jamais être cette personne-là pour lui. Et quand bien même cette gamine n'était plus présente aujourd'hui, cette pensée restait encrée dans l'esprit de la psychiatre. À tel point qu'elle n'osait pas creuser derrière les mots rigides de l'homme qui lui faisait face. La brunette n'osait pas non plus voir au-delà du reflet dans son regard. Incapable de s'imaginer un instant que c'était un mensonge, car ça la tuerait un peu plus encore. Cette idée de le savoir malheureux, à cause d'elle. Cette idée de savoir qu'il en avait souffert. Le regard azur de la brune déviait, préférant sombrer dans le verre qu'elle tenait entre les mains. « If I tell you that it's enough, will you leave it at that? », maintenant que la trentenaire était en ville, maintenant que l'aîné des Costigan savait que la psychiatre était en ville, elle ne pouvait pas se cacher. Elle ne pouvait pas savoir si ces retrouvailles éveilleront en lui un sens légitime de curiosité. Et s'il voulait creuser ? Et s'il voulait en savoir plus. « You wont try to ask questions, right? », pouvait-il se contenter de ça ? Une simple histoire de passage qui s'est conclut. Sans explications. Si le brun la connaissait encore, il se douterait qu'il y eût plus. Tellement plus. Et pourvu que sa rage, sa colère, et sa haine soient capables de l'aveugler sur cela. Sinon, cela prouverait à Vicky ce qu'elle pensait depuis quelques décennies ; dans le fond, Ronan s'en foutait. Dans le fond, elle n'était que le jouet qui s'est barré avant qu'il ne la jette lui-même.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyVen 4 Jan 2019 - 20:08

— You’re happy to me ? So what ? I don’t give a damn, Victoria. La rage qui se libère là où les verres cognent. Un service approximatif pour des sentiments qui le sont encore plus. Il n’a rien oublié. De la couleur perçante de ses yeux à l’odeur satinée de sa peau. De ce premier baiser qui est venu en sceller une centaine d’autres. De son corps tremblant sous les caresses à peine innocentes. De son aval réclamé au creux de son oreille avant de se perdre entre ses cuisses. Une douceur qui a effacé le sang, le goût du crime. Puis l’amertume. Un départ. Une valise oubliée sur le bas coté. Les émotions avec. Rage acerbe qui reprend vie au creux des poumons. Comme celle causée par l’autre. Il n’en a rien à foutre des bonnes intentions de Victoria. Il en a rien à foutre de ce monde qui continue de vivre quand lui crève sur place. Mort imminente. Mort bien entamée depuis l’éclat des néons, depuis l’éclat d’eux. — Clearly, you decided that it was enough when you left. Il ricane, Ronan. Le sourire bordant l’ivresse sur ses lèvres. Il hausse les épaules, fait mine de s’en foutre. Quand le trouble sème la discorde. Comme le trouble le fait plier. Ras le bol général qui condamne le paysage. Tableau dégueulasse où les traits de peinture sont approximatifs. Une oeuvre culbutée par la vie ; comme son palpitant. Influence néfaste d’un auteur anonyme qui ne voit rien, qui préfère ignorer. La gorge nouée, les poings serrés, il se rapproche, Ronan. Le doigt qui file sur la courbure de sa clavicule. Un geste où la pulpe s’échauffe. Sensation de vie qu’il cherche à capter. Sensation de mort qu’il cherche à chasser. Un rictus moqueur. Un rictus lointain. Comme tout ce qui grouille. Peau crasseuse de lui. Peau souillée de lui. Peau abandonnée de lui. Le prénom qui roulerait sous sa langue dans une dernière étreinte. — Only question is : why are you here tonight ? Not the better place to celebrate your birthday. Il s’en rappelle. De cette date. De cet événement. Deux adolescents avec le clair de lune comme témoin. Un bracelet passé autour de son poignet fin. Un sourire en coin. Il s’était trouvé con sur le moment, Ronan. Mais il avait pas regretté. Il avait rien regretté sauf peut-être d’avoir cru en ses belles paroles. Le bourreau qui devenait repenti par la force des choses. Il marque un pas en avant. Le souffle rauque, la gorge abimée par trop de clopes. — Great memory, i know. Especially for a bitch like you. La chute brutale. Le poison déversé au creux de l’oreille. Et le recul. L’abandon létale.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptySam 5 Jan 2019 - 16:36


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Sa réponse. Cette réponse. C’est tout ce que Victoria voulait entendre. Pourtant, maintenant qu’il l’avait prononcé, maintenant que Ronan l’a formulé, il a formulé avec la manifestation de toutes les craintes que l’Anglaise avait jadis. He doesn’t give a damn. He didn’t give a damn. Et au lien d’en rester là, accepter la rage de l’homme, elle faisait ce qu’elle savait faire de mieux. Tenir tête, comme toujours. Comme jamais. Pour achever d’enfoncer de ses propres phalanges la lame acerbe qui les transperçait tous les deux. « No need to be this resentful, sweetheart. ». Sa langue roule avec finesse. Vicky et son assurance sans faille apparente. Vicky et l’art de dire ce que personne ne voulait entendre. « So what if your little play thing got away? Because let’s not pretend it was anything else but that. Your ego was hurt; you got over it and slept your way around town. The end. This role doesn’t suit you. ». Si Costigan avait droit à la vérité, celle que la trentenaire s’efforçait encore de cacher, il n’avait aucun droit à prétendre à ce rôle-là. La victime. « It’s not like you tried to contact me or bring me back anyways. ». Il n’en était pas une. Une victime. Elle ne l’était plus, elle non plus. Pas depuis cette année-là. Ce n’était pas une seconde identité pour Victoria alors que ça aurait pu très simplement le devenir. Aujourd’hui, elle se permettait de piétiner tout sur son passage, si ça lui évitait de se faire marcher dessus. Burn them all, burn them to the ground and stand on their ashes. Si la question du tatoué a failli déstabiliser l’héritière Walker, la suite a eu l’effet immédiat d’une douche froide. Le visage dur, les mimiques infaillibles. Suivi d’un ricanement qui se prétendait sincère. « Bitch? Really? Women are so used to hearing this word; it actually stops being an insult once you hit your twenties. ». Slut, cunt, bitch. Si un homme veut être pris au sérieux, il doit trouver un autre moyen d’atteindre ses interlocutrices. Pourtant, dans ce cas précis, Ronan avait mis le doigt sur un nerf sensible. La veille d’anniversaire de Victoria. Une célébration qui sonnera à minuit. Et il s’en souvenait. À se demander ce dont il se souvenait d’autre.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyDim 6 Jan 2019 - 0:46

Il est mauvais Ronan. Le coeur effronté de toute la rancoeur. Le coeur abimé de toutes les questions. Ça aurait pu se cantonner à un flirt d’adolescent. À une nana de plus dans le paysage pour satisfaire les exigences patriarcales. Prisonnier pris à son propre jeu. Salopard, bourreau des coeurs qui a vu le sien se contracter sous le poids de l’absence. Il a fait semblant devant tout le monde. Il a tout gardé enfoui au creux de ses entrailles. Nonchalance devant le père divin pour ne pas essuyer les remarques assassines. Nonchalance devant ses potes pour ne pas faillir à sa réputation. Je ravageais les palpitants sans qu’on saisisse le mien. Dictature du vice entamée bien trop tôt. Adolescent pourtant éreinté par des mois d’une relation plus forte que le sang. Alors tout ce que dit Victoria crée le chaos. Comme si c’était pas assez le cas depuis lui. Comme si son univers ne s’aimantait pas aux astres contraires. Vestige d’une nuit de tourment et d’ivresse. Vestige d’une nuit offerte à la gloire de la tentation. Sa gloire à lui encore tatouée sur les reins.
Il ricane face à son attitude. Il ricane face à sa fierté qui reprend tous les droits. Mais tout ce qui sort de sa bouche ressemble à un vacarme au creux de son crâne. La main serrée contre le verre. La main tâchée de sa chaire. — Goddamn, shut your pretty mouth, Vicky. I always said you talked too much. I was right. Again.  Comme lorsqu’il s’était promis de pas sombrer. Comme lorsqu’il s’était promis de rien ressentir. Des coups de reins, une virginité volée, puis ça s’arrêtait là. Ricochet d’une volonté morte-née. Parce qu’elle attirait l’oeil l’adolescente. Des phrases muries de ses lippes rosées. Des paroles capables d’éteindre tous les maux de l’univers. Ceux de Ronan dans la foulée. De tout ça, il ne reste que des cendres. De la colère. Et bien trop de déception. Les années n’ont pas défié la rancoeur. Les années n’ont pas effacé l’épisode tâché de son absence. Il soutient son regard et se rapproche un peu plus. — I wrote to you. And I have spent weeks and weeks to hope an answer. How stupid I was. Il a besoin qu’elle sache. Il a besoin que l’histoire ne s’est pas achevée à son départ. Sombre connard avec les phalanges greffées au téléphone. Espoir infini à chaque réveil ; soldé par un échec lamentable. Il n’a pas oublié. Il a simplement cessé d’espérer. Perte de repère qui a virevolté depuis ses seize ans. — But keep going to claim I'm actually lying, I don't care. Il pose une phalange sous son menton pour visser son regard au sien.  — Between us, you're pretty sure the worst. La succube qui s’ignore. La monstrueuse vérité qui croit détenir les clés de l’univers. Il attrape son verre, le lève à son encontre. Sourire diabolique sur les lippes. — Happy Birthday, Walker. Hope you will remember of it.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyDim 6 Jan 2019 - 13:10


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Quel drôle de sentiment que de sentir s’effondrer la réalité à laquelle on a un toujours tant cru. De ses simples mots, enrobés de haine, teintés de sa rage à peine masquée, dérobait l’Anglaise de ses profondes convictions. Quitter Brighton pour ne plus jamais y remettre les pieds n’était simple que parce que Victoria a pensé qu’elle ne manquerait à personne ici. Qu’elle ne lui manquerait pas à lui. Le silence sourd sur les semaines, les mois, qui ont suivi la rassurait un tant soit peu sur la décision. Une décision qui n’en était d’ailleurs pas une, car ce terme à lui seul impliquerait que la brune avait un choix. « I didn’t have a choice. I had to leave, and I didn’t think you’d care. », finit-elle par dire, après de longues secondes de silence. Une quiétude de ses mots bercée par le son d’une musique et des voix, et pourtant Vicky n’entendait plus rien. Sauf le poids pesant de tout ce que Costigan affirmait. Des vocables, des syllabes, des lettres et des mots. Des lames acérées que le quarantenaire enfonçait sans scrupule dans le derme de la psychiatre. Son regard sombre, son sourire diabolique, et son doigt aguicheur fixé au menton de la femme. Il s’affirmait, l’Irlandais. Il clamait sa vengeance. S’il savait… Si seulement il savait à quel point cela lui était inutile. Car la personne qu’il cherchait à blesser n’existait plus. Meurtrie à ses dix-sept ans. Il n’en restait plus qu’un souvenir amer, même dans l’esprit de la Walker. Ce souvenir qui luisait au fond de son regard transperçant, accroché aux prunelles de Ronan. Sans bouger d’un iota, sans se défaire de l’emprise qu’il exerçait sur elle. « I never received anything from you, Ro. Do you really think I’m that heartless? », heartless, au point de ne pas l’avoir aimé ? Heartless, au point de ne pas lui avoir répondu ? La gamine n’attendait que ça. Ses nuits passées dans son lit, elle n’attendait que ça. Le signe d’être encore désirée. La preuve qu’elle était plus pour lui qu’une nouvelle proie. Une innocente égarée parmi toutes ces filles qu’il a fréquenté. Et elle n’a rien eu. Elle n’a jamais rien reçu. Et aujourd’hui, l’innocente n’était plus. La gamine n’était plus. Et leur histoire n’était plus. May they rest in peace.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMer 9 Jan 2019 - 14:35

— Stop thinking for others. You should stay focus on your conscience. Not sure you're in peace with yourself. La colère au bord des lippes. L’amertume dans le viseur. Les déflagrations balancées à la gueule de Victoria. Regard béni par les souvenirs. Des semaines à espérer. Des semaines à attendre. Et quelques fractions de seconde pour vriller. Conscience retrouvée sous le poids de l’absence. Pas un mot de plus. Pause question supplémentaire. Un numéro supprimé. Une vie oubliée. Des souvenirs pourtant racoleurs sous les courbes du myocarde. Comme les siennes qui revenaient embrumer les alentours. Comme les siennes qu’il voulait caresser une dernière fois.
Manque de loyauté pour ce qu’ils ont vécu. Manque de respect pour ce qu’ils auraient pu devenir. Ronan, il digère pas. Il dégueule ses manières de reine pour faire chuter le roi. Il s’étouffe de ses mots ; il crame de la proximité. Rage pour desservir le coeur. Plus rien ne fait sens. Ni lui. Ni elle. Ni eux. Ni l’autre. Les idées brouillées, balancées dans un coin de la caboche. Numéro larmoyant de la sirène qui lui soulève le palpitant. Nausée quasi instantanée de la mater, de la dévisager. Il hausse les épaules. L’insolence pour guider les mouvements de ses épaules. Le mépris pour rétorquer les émotions au creux des iris. — You left without any explications. Ricanement. Symptôme éhonté du sarcasme. Vocalise qui tape le palais et réagit avec la musique de fond. Le regard vissé vers celui de la brune. Une main pour saisir son menton. Une poigne plus fort que les précédentes. Phalanges pour faire rougir l’échine alors qu’il s’approche. Sursaut de charme. Sursaut de vice. Numéro grandiloquent qui s’écroule comme le souffle sur ses lèvres. — So not just heartless. You're selfish too. Et le mépris de l’éloignement. La faire reculer, la faire déguerpir. Casse-toi Victoria. Casse-toi et ravale tout ce que tu as choisi de bousiller. Il passe une main sur son visage marqué par les coups. La barbe gisant sous la pulpe brûlante. Un regard plus désabusé que les autres. Un regard plus vrai aussi. — I cared about you. I wasn't only a bastard who stole your virginity.
Le regard vers ses godasses. Puis la lassitude gagne la dernière victoire. Sa silhouette qui s’éloigne. Sa silhouette qui disparaît dans la nuit de la rue. Carcasse abaissée au sol. Une clope entre les lippes pour se calmer. Une clope pour oublier. Lui, ce malin. Et son monde baisé avant l’heure.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMer 9 Jan 2019 - 16:25


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« Peace is overrated, don't you think? » La paix d'âme, Victoria n'y a plus réellement, droit. Pas depuis des années en tout cas. Elle y a goutté, quelques fois. Une fois entre les bras de Ronan, durant les mois qui les avaient unis. Avant que tout ne lui soit arraché de force. À l'époque, l'Anglaise était incapable de revenir. Incapable de soutenir son regard ou de lui dire quoique ce soit. Aujourd'hui, ils n'étaient plus qu'un lointain souvenir, et une histoire du passé. Après son départ furtif, la paix n'a toqué à sa porte que plus tard. Et elle y a goutté une nouvelle fois. Avec son mari, le seul qui a su réellement l'apaiser. Avant qu'à son tour ne soit fauché. Bien trop vite, bien trop tôt. Depuis, la vie n'est plus ce qu'elle était. La psychiatre continuait pourtant, parce qu'elle en a trop vu pour baisser les bras. She has come a long way to stop now. Peu importe son ressenti actuel, peu importe le poids qui serrait à cet instant son palpitant, la trentenaire était sûre d'une seule chose ; l'aîné des Costigan ne serait pas une raison pour qu'elle s'arrête maintenant. Et si c'était le froid glacial d'un regard, et la rigidité des mots que le brun demandait, elle ne pouvait que se plier à son souhait, Vicky. « What part of I didn't have a choice don't you understand? ». Cette fois-ci, c'est la main de la brune qui s'avance. Se pose et s'accroche aux phalanges beaucoup trop dominant de l'homme. Pour se défaire de sa prise, avant qu'il ne la fasse lui-même reculer. Les opales défiant les siennes, les sentiments suffoqués au creux des iris.

Sans dire un mot de plus, Victoria le regarde s'éloigner. Son innocence, elle l'a cédé de son plein gré. De tout son cœur et de toute son âme. Le seul acte que la brune n'a jamais regretté. Cette première nuit ensemble, et toutes celles qui ont suivies. Toutes celles qu'ils ont pu avoir, avant que l'horreur du monde ne la broie sous son poids. Des souvenirs que l'héritière Walker décidait en cet instant même à noyer au fond de son verre. Le cristal vide, elle l'abandonna sur la surface du bar, avec les billets pour le régler. Les doigts de la brune se saisissant de son téléphone, via lequel elle envoyait ses premiers mots à Jude. Hey. Are you busy right now? Un message des plus classique pour les autres. Un appel de détresse pour Vicky. Parce qu'en ce moment, c'est la seule idée qui lui semblait évidente. Cela et retrouver ses amis, s'excuser avec un prétexte quelconque, et s'éclipser à son tour vers la sortie. Tête baissée sur l'écran tactile, pensées assombries, et le pas qui la mène à se cogner contre la carcasse du Costigan. Great.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMar 15 Jan 2019 - 15:54

La clope qui se consume. Comme les sentiments. Comme les couches abîmées du palpitant.
Les phalanges pour étreindre le mégot. La cendre pour cramer les pulpes. Un soupire précipité hors de ses lèvres. La langue pour racoler le goût de la nicotine. Empreinte malsaine pour se calmer. Empreinte aussi malsaine que celle plus bas. Encre déposée d’une bouche avide de pouvoir. Encre déposée d’une bouche avide de lui. Pour mieux finir sur le carreau. Pour mieux finir la gueule sur le bitume. Ressentiments pour l’écorcher vif. Manque pour dénaturer la courbure de ses traits.
Écho à une histoire vieille de trop d’années. Le temps qui n’a rien effacé. Les années pour ricocher contre la gueule. Les années pour trébucher sur des questions lourdes de sens. Vérité prise de plein fouet en revoyant ses yeux. Ce regard dépeint trop souvent par son esprit. Ses courbes ravagées par la pression de son corps. Là où ses doigts filaient. Là où ses lèvres courraient. Esprit possédé comme le creux de ses cuisses. Innocence souillée de ses doigts qui faisaient pression. De sa chaire durcie par un désir réel. Et maintenant, nébuleuse traînée ardente pour entraver les pas. Les godasses pour traîner le bitume. Les godasses pour frapper le béton. Agacement sous le craquement des phalanges. La clope disparaissant dans les méandres. Comme trop de souvenirs. Comme lui. Étoile filante ayant disparu avant la rosée du matin. Putain de visage qui siège dans son esprit et embrase le palpitant. La carcasse qui se traîne pour regagner le bar. Silhouette de l’ombre qui surgit. Un regard qui se baisse et détaille cet étendu bleuté. Un ricanement las hors des lippes. Les astres pour scintiller dans cet échange. Les spectres du passé pour danser d’un peu trop près. Les bras empoignant les siens alors que leurs corps se frôlent. Proximité où les effluves refont surface. Proximité où le trouble se conjugue à l’imparfait. — Damn it, Victoria. La mâchoire contractée. Le sourire insolent qui arrive plus à éclore. Les phalanges pour faire rougir l’échine. Incapable de la lâcher. Durant de courtes secondes, les dessins du passé remontent. Décharge dans le myocarde. Puis un visage. Des flashs. Lui.  La pensée de trop. Il l’écarte de son passage. Manque de considération. Mascarade émotionnelle quand tout grouille sous le derme. — Stop bothering me.  Lassitude terminale. Lassitude fumante comme les éclats de flammes sur les reins.
— I’m tired. I’m tired of everything. Vérité qui devient universelle. Aveu qui s’écrase comme si elle pouvait en avoir quelque chose à foutre. Parce que tu vois rien, Victoria. Tu réalises pas la souffrance qui est en train de me broyer chaque muscle. Tu réalises pas que ma vie est en train de s’écrouler à cause de mes conneries. Paroles saintes glorifiées d’un silence.
— Why did you left me ? Give me only one good reason. Pour comprendre. Pour digérer. Pour savoir si c’est lui le problème à chaque équation.
Si c’est de sa faute, si l’autre est venu le souiller pour mieux l’ignorer.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMar 15 Jan 2019 - 19:35


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Victoria n’a jamais fui une confrontation de toute son existence. De sa parole, elle arrivait à toujours se frayer un chemin vers l’issue de toute situation. Ronan ne le sait que trop bien, d’ailleurs. Elle ne faisait pas le poids face à lui. Elle n’a jamais fait le poids face à lui. Sa carcasse qui a écrasé la sienne, par le passé à plusieurs reprises. Une domination physique qu’il s’amusait à exercer, et qui n’avait de riposte que la langue raffinée de la brune. Il fut un temps où cette autorité masculine lui plaisait bien à Vicky. Mais plus maintenant. Ses pieds fixés au goudron de la ruelle, implacable, malgré la poigne de l’irlandais sur son derme. Peau d’ivoire rougie de sa prise, avant qu’il ne l’écarte finalement. Lassitude qui n’avait, une fois de plus, aucune réponse de la part de l’Anglaise. Du moins, jusqu’à la question fatidique. « Why does it matter? You made it clear that you hate me. », comment lui expliquer que partir n'était pas un choix. Partir n'était pas de sa propre volonté. Victoria n'avait pas décidé du jour au lendemain de l'oublier. Elle n'était pas partie. Elle lui a été arrachée d'entre les mains. Les what ifs... pouvaient se multiplier, sauf que les deux savaient bien que cela ne servirait à rien. Leurs rêves, tout comme la vie idyllique qu'ils auraient pu mener ensemble, étaient déchus. Brisés en mille morceaux et il n'y avait rien qu'ils pouvaient y faire. À cette simple pensée, l'Anglaise laissait ses pas claquer le sol, s'éloigner. Avant de faire volte-face et revenir en sa direction à nouveau. Les cent pas de l'indécision. Un état qu'elle détestait, peut-être même plus qu'elle ne détestait la situation présente. Les sms envoyés à Jude, sa présence qu'elle voulait retrouver. La question de Ronan, ses mots qu'elle voulait rétorquer. Tous, signes d'une vulnérabilité que la brune haïssait. Un état second qui la poussait à prononcer l'imprononçable. « I was kidnapped, Ronan. Raped. And you weren’t there to stop any of it. », Les iris azur de la psychiatre avait cessés de chercher les siens. Elle se tenait au milieu du silence sombre de la ruelle. Glaciale. Froideur jusqu’au bout de son âme. La simple vérité que le quarantenaire désirait tant entendre. « The Victoria you knew back then is dead. At least you got that part right. », peut-être que l'aîné des Costigan en serait même content, vu le dédain qu'il manifestait sans mâcher ses syllabes. Ces lames verbales dont il usait pour la taillader. Au moins, se disait-elle, maintenant elle était libre.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMer 16 Jan 2019 - 17:17

Les points serrés. La lassitude pour déformer les traits. La colère en exil sur l’ivoire souillée d’ecchymoses. Question balancée dans l’air. Réponse pour le visser au sol. Silhouette pétrifiée. Silhouette portée par le poids qu’elle impose. Par le fardeau qu’elle sème de ses lèvres colorées. Pigments pour raviver les fragments astrales.
Confessions pour narguer la nuit. Ricoché des mots. Les lettres volubiles pour assassiner le palpitant. Contracture des muscles. Mâchoire serrée comme tout le reste. Incompréhension pour retracer le dégradé maudit de ses iris. Destin macabre qu’elle fait danser sur les lèvres. Un mouvement de recul de l’irlandais. La mine surprise. La mine éradiquée de rancoeur.
Il fulmine, Ronan. Rage au coeur de ne pas avoir été là. Rage au coeur de ne pas avoir pu empêcher le drame. Rage au coeur de ne pas avoir pu la sauver tant qu’il était temps. Ils n’étaient que des adolescents. Ils avaient la vie devant eux. Les rêves à portée de main. Les rêves accrochés aux phalanges. Comme les siennes sur sa peau trop de fois. Comme les siennes entre ses cuisses pour marquer de son empreinte. Il y a cru à cette histoire. Abruti tombé à terre pour une fille qui ne devait pas compter. Le poids des conséquences. Le poids de l’amertume.
Les yeux qui se teintent d’un voile brillant. Les poings qui se serrent. Ceux qu’il rêverait d’éclater dans la gueule des bourreaux. Ceux qu’il voudrait encastrer dans les mâchoires pour bénir sa renaissance. Ceux qu’il frapperait contre sa propre poitrine pour ne plus souffrir.
Rédemption qu’il veut lui offrir. Écho d’une douceur plus atteinte depuis des siècles. Il s’approche, Ronan. Proximité qui se réduit. Proximité qui se coupe. Les deux mains contre son visage. Pour la forcer à croiser son regard. Pour la forcer à toiser les mots qui dansent au creux des iris. Son front contre le sien. Pour quelques secondes. Pour une accalmie au milieu de la tempête. Les vagues qui cognent au creux de sa poitrine. —  I don’t hate you. I hate myself. I was supposed to protect you from all this. Les lèvres près des siennes dans un souffle, dans une supplication. Une requête. Les regrets. Ils teintent le paysage. Ils noircissent les contours éteints de son myocarde. Ronan, il baisse les armes. Les bras pour la serrer contre sa carcasse. Les bras pour l’enlacer et sceller leurs destins. Étreinte solennelle. Un baiser là sur son crâne. Un baiser pour demander pardon. Pardon de pas avoir été là. Pardon d’avoir arrêté d’y croire. Pardon d’avoir lâché l’affaire. Pardon de pas avoir pu te montrer que tu comptais.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMer 16 Jan 2019 - 21:13


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Un pas en arrière, quand l’Irlandais s’approche. Un seul pas. C’est tout ce que Victoria est en mesure de faire. Incapable de fuir, d’échapper aux conséquences de ses mots. Par principe, car elle a appris au fil des années à tout confronter. Par respect, car il méritait au moins ça. Son regard, toutefois, ne croisait celui du brun que quand ce dernier la forçait à la faire. Une proximité particulière, qui l’a ramené une vingtaine d’années en arrière. Dans ses bras qui la serraient, c’était comme si la psychiatre avait à nouveau dix-sept ans. Comme si rien n’avait changé. Comme quand ils se retrouvaient en douce dans cette ruelle. Et pendant ces quelques moments, l’Anglaise se laissait aller, dans un câlin qu’elle aurait tout fait pour retrouver à l’époque. « What’s done is done. », dit la trentenaire dans un murmure. « You can't change the past and neither can I. », elle l’aurait fait, si seulement elle le pouvait. En d’autres mots, il ne devait pas se haïr. Au final, Ronan n’y était pour rien. La conclusion fatidique que la brune a faite il y a plusieurs années. Plusieurs mois après cette nuit qui a tout changé. Avant, elle n’était qu’une adolescente comme beaucoup d’autres. Une jeune fille qui quittait son amoureux, en le marquant une énième fois par le goût sucré de ses babines. Son pauvre esprit, loin de s’imaginer que ça serait leur dernier baiser. Loin de penser un seul instant que ça serait la dernière fois que ses prunelles croiseraient celles du Costigan avec tant de douceur, éperdue de sentiments. Ce qui s’en est suivi n’était qu'un chaos. L’Anglaise en garde des souvenirs, qu’elle n’a raconté à personne. Comment parler de ces faits qui, aux yeux du reste du monde, n’ont jamais existé ? Elle s’était donc contentée de faire son deuil, suivant ses propres étapes fatidiques pour y arriver. Le regret, parce que si Vicky n’était pas avec le jeune homme ce soir-là, personne n’aurait réussi à l’atteindre. Elle aurait dû rester chez elle, comme cette dernière avait promis à son père. La haine, parce qu’il aurait dû être là, Ronan. Il aurait dû tout empêcher. Il aurait dû insister pour la raccompagner. Il aurait dû sentir que quelque chose n’allait pas. La culpabilité, parce qu’il n’y était pour rien, le bonhomme. C’était de sa faute à elle. Uniquement la sienne, d’avoir agi si impulsivement. Sa faute pour ne pas s’être débattue assez, ou pour ne pas avoir crié suffisamment fort. La peur, du rejet. De son rejet. Parce qu’un Costigan ne gérait jamais la merde des autres. Et Vicky n’était qu’une autre. La réalisation finale, the queen is dead. Long live the queen. Rien de tout ça n’était de la faute à Ronan.

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MessageSujet: Re: no such thing as you and me (ronan)   no such thing as you and me (ronan) EmptyMer 23 Jan 2019 - 21:24

La respiration hachée par la culpabilité. La respiration où la cadence devient étouffée d’amertume. Des questions en suspend. Des doutes à l’arrachée. Des mois entiers à réclamer des explications.
Pulpes pour déraper sur le tactile. Pulpe pour laisser les lettres s’accumuler sous l’opale du silence. Pulpes qui ont fini par se lasser. Le coup de trop en plein coeur. L’impression d’être qu’un pauvre con resté sur le carreau pendant que la reine se barrait. Esclave à l’époque de sentiments à peine nommés. Rire pour mieux effacer les battements irréguliers. Jouer au connard pour mieux discerner le vrai du faux. Se racler la gorge à chaque sourire.
Frémir à chaque fois que ses doigts frôlaient sa pulpe. Des discussions sous la clarté des astres. Des discussions pour conter les rêves. Seuls instants de répit où Ronan s’autorisait à y croire. Une vie sans le sang. Une vie dans l’autorité du père. Une vie sans les tragédies pour former l’ego. Une vie où il aurait été libre. Où sa gueule n’aurait pas raclé le bitume trop de fois pour faire ses preuves.
Pensées macabres envolées avec Victoria. Rancoeur pour déteindre sur les contours du myocarde. Rancoeur pour dépeindre les parcelles restées au sol. Sans que personne ne sache. Sans que personne ne s’en rende compte.
Des années qu’il se prend dans la gueule, Ronan. Des aveux pour bouleverser le sacrement des étoiles. Des aveux pour éradiquer les dernières parcelles d’air pur. Les traits écarlates de colère. Les traits écarlates de culpabilité. J’suis désolé de pas avoir été là. J’suis désolé d’avoir écouté les conneries de mon père. J’suis désolé d’avoir arrêté d’y croire. J’suis désolé de pas avoir pu te sauver des griffes du mal. Des excuses en contradiction avec le silence qui règne sur les lippes. Pour seul geste, ses mains qui se calent un peu plus contre son visage. Les pulpes dérapant dans sa nuque. Le regard brillant. Le regard plus criant de vérité que le reste.
Les lèvres qui se calent sur son front. Baiser bouleversé par la tendresse retrouvée entre deux adolescents. Un rendez-vous manqué. Un rendez-vous au goût amer. La frontière entre le passée et présent qui crée le déluge. Comme le ciel qui est saccagé par le courroux divin. — I’m sorry. I’m really sorry. Une dernière étreinte de ses lèvres sur l’échine et il disparaît Ronan. C’est lui qui prend la fuite cette fois-ci. C’est lui qui abandonne la partie. Trop mal au point. Trop perdu.

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