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 tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)
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MessageSujet: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyVen 14 Déc 2018 - 9:45

Tout le jeu de la guerre se joue
sur la faiblesse du guerrier
Ils arrêtent pas de me parler. De m’affirmer ce qu’il faut que je fasse avec cet air supérieur. Ils ont l’air de dire qu’ils comprennent mieux que moi ce que je ressens, simplement parce qu’ils ont étudié des putains de symptômes dans des livres, parce qu’ils sont restés dans leur putains d’amphithéâtres à écouter des vieux croulant parler. Comment est-ce qu’on peut être aussi présomptueux ? Ce que j’ai vu, ce que j’ai vécu, ce que j’ai perdu, aucun de leur putain de manuel ne pourra leur faire comprendre ça. Ils auront beau dire qu’ils savent, c’est faux. Ils ne savent pas. On ne peut pas savoir à quel point la guerre détruit, tant qu’on ne l’a pas vécue. Et aucun de leur putain de livre ne pourra changer ça. « sortez. » je souffle d’une voix grave et fatiguée. Ils ont l’air d’être surpris par ma demande. « nous sommes là pour vous aider, Faustin » j’en peux plus, de leur présence. J’en peux plus de leurs jugements. Là pour m’aider ? Et puis quoi, encore. Tout ce qui les intéresse, eux, c’est de me foutre dans leurs putains de cases, tout ce qu’ils veulent, c’est mettre des mots sur mes meaux. Mais qu’est-ce que j’en ai à foutre, de leurs appellations ? Est-ce que ça changera le fait que je sois coincé dans ce putain de fauteuil ? Est-ce que ça changera le fait que tous mes camarades sont morts ? Est-ce que ça changera tout ce que j’ai vu, toute l’horreur, les tueries, la pression et la peur constante d’un mauvais pas ? « sortez. Maintenant. Je veux plus vous voir. Je veux plus rien de vous. » je sens ma colère monter. Mes poings et ma mâchoire qui se serrent, mon rythme cardiaque qui monte… bien vite, mon corps entier se met à trembler, trembler d’une rage qui risque d’exploser d’un seul coup. Les médecins se rendent bien compte de mon état, et décident de me laisser un petit temps de répit « le temps de reprendre mes esprits... » je répète leurs mots, presque avec dédain. quelle blague. Comme si je n’étais qu’un fou à lier, comme si c’était eux, qui avaient toute leur tête, et comme si moi, je n’étais qu’un crétin qui ne comprenait rien. Bande de merdes. a la seconde ou la porte se ferme derrière moi, je fais avancer mon fauteuil, et je ferme la porte à clé. Mais les médecins ne devaient pas être bien loin et ils ont très certainement du entendre le cliquetis du verrou. Ils commencent à taper la porte, puis à la tambouriner. Et moi, je tremble de plus en plus. Qu’est-ce qu’il faut faire, bordel, pour ne plus être harcelé de la sorte ? Ils commencent à me sommer d’ouvrir la porte, et moi, je me sens bouillonner de plus en plus, jusqu’à ne plus en tenir. « cassez vous de là ! » je hurle finalement à m’en déchirer la voix, alors que des larmes de colère et de frustration me montent au regard. D’un seul coup, un nouveau flash back. J’entends les explosions. J’entends les tirs. Je sens la fumée. J’ai l’impression d’y être de nouveau, et je ne me contrôle plus. Je ne m’entends pas sangloter, je ne m’entend pas gémir de rage et de frustration. Je ne me sens pas prendre la tête dans mes mains, et me bercer moi-même. « Monsieur ! Ouvrez la porte ! » Incapable de me contrôler, mon poing frappe l'accoudoir de mon fauteuil à plusieurs reprises, de toutes mes forces. J’ai mal. Mais je continue. « je vous ai dis de me laisser ! » ils ne pourront jamais me comprendre. Jamais comprendre à quel point je me sens inutile. Inutile, sans mes jambes, sans mon arme. A quel point la guerre est à la fois mon pire des bourreaux et la seule chose à laquelle je peux me raccrocher, la seule chose qui me lie encore à celui que j’ai été un temps. Ils ne comprendront jamais. Je ne veux pas de leur aide.
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyVen 14 Déc 2018 - 11:08


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Ca fait quelques jours déjà, que tu as craquer chez Emilie, ne comprenant pas pourquoi tu te retrouves dans cet état alors qu'elle, ne semble même pas souffrir de l'absence de son fils. tu ne sais pas si elle est juste forte et qu'elle ne montre rien, si elle ne réalise pas encore que son fils ne rentrera pas à la maison ou si, vraiment, elle ne ressent rien. tu pensais qu'elle était la seule à comprendre, à savoir ce que tu ressens mais finalement tu es seule contre le monde, seule contre ces gens qui te répètent que tout ira bien, que ça finira pas aller mieux, que dans quelques temps tu seras capable de rencontrer d'autres hommes. qu'ils aillent se faire foutre, ceux là. la bague à ton doigt, tu ne l'as retirera pas, jamais. mais toutes ces émotions jouent sur ta santé et c'est après quelques heures au boulot que tu tournes de l’œil, t'évanouissant totalement sous les yeux des clients. Ils ont appelé une ambulance, t'as finit aux urgences et puis tu t'es réveillée. Ils ont fait quelques prises de sang, t'es en manque de vitamine, de fer, de magnésium.. t'as une carence en tout à force de ne plus rien manger. mais tu n'as plus d'appétit depuis cinq mois. ils ont de la chance, que tu dis, que tu as commencé à remanger malgré tout parce qu'après avoir lu cette lettre, tu t'es juste enfermé dans ta chambre sans manger, sans bouger même. Tu quittes ta chambre d'hopital, le coeur lourd, l'esprit encore flou. Tu bouges parce que t'as pas le choix, tu marches parce que c'est le seul moyen de partir, de fuir de tout ça. mais alors que tu parcours les couloirs de l'établissement médical, tu te stoppes devant un spectacle étrange. Tu approches d'une infirmière. « que ce passe t-il ? » elle te regarde à peine, les yeux sur le bordel fait par les médecins. « un patient c'est enfermé et refuse de voir les médecins. mais il est dans un épisode psychotique je crois.. » tu comprends ce qu'elle te dit. tu te souviens que parfois, faustin faisait des cauchemars quand il rentrait de ses missions, tu avais toujours eu ce pouvoir de l'apaisait, il disait que ta voix était mélodieuse et que ça le berçait. Tu lui caresser les cheveux dans ses moments là, et il retrouvait une certaine paix. Alors évidement, ce spectacle te fait penser à l'homme que tu aimes et tu fonces, te moquant bien des médecins. « vous pensez que vous allez l'aider en lui gueulant dessus ? sérieusement ? vous êtes tarés ! »  que tu grognes contre eux, et puis finalement tu t'approches de la porte, tu toques, sagement, sans tambouriner comme une folle. juste tu toques à la porte avant de parler doucement. « bonjour... j'ai cru comprendre que t'avais affaire à des médecins totalement débiles.. pas de bol.. moi aussi j'ai un médecin idiot. en fait, tout les médecins sont un peu idiot non ? » tu as cette voix douce que tu prenais pour faustin quand il n'allait pas bien. cette voix rassurante et apaisante. Tu restes de ton coté de la porte. « je ne te demanderais pas de m'ouvrir. mais on peut discuter si tu veux ? je travailles pas ici.. mais si tu veux parler, je suis là. je sais qu'ils disent qu'ils comprennent.. mais personne ne peut comprendre ce qu'on ressent, pas vrai ? » tu poses ta tête contre la porte, alors que tu entends les médecins râler derrière toi. mais tu les ignores, ça vaut mieux, sinon tu pourrais leur gueuler dessus  nouveau. t'es pas d'humeur pour eux, t'as pas envie de les aider eux, tu veux juste aider ce patient à ce calmer. comme tu l'aurais fait pour celui que tu aimes.


@faustin hoffman
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyVen 14 Déc 2018 - 22:13

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Tout bourdonne autour de moi. Entre les réminiscences de ces cris, de ces balles, des battement des hélicoptère et ces crétins de l’autre côté de la porte qui la tambourinent et me crie de leur ouvrir… tout devient si assourdissant… mains plaquées contre mes oreilles, serrant mon crâne de toutes mes forces pour me faire mal, tête nichée dans mes bras repliés, je sens mon coeur battre tellement fort dans ma cage thoracique que la douleur en devient presque insupportable. Tout est insupportable. J’arrive plus à rien. Je contrôle plus rien. Tout est tellement… tellement douloureux. Perdu au milieu d’un village en ruine d’Afrique, au milieu des balles et des explosions, j’ai terriblement envie de fuire à toutes jambes mais je peux pas. Je reste immobile, coincé, jambes incapable de répondre à toutes les supplications que mon cerveau leur envoient. Je perds pied. Je perds complètement pied. Tremblant, gémissant, pleurant sans même m’en rendre compte, je reste au milieu de ces ruine sans pouvoir m’en échapper. Et puis, au milieu des bombes et des cris, je perçois une voix, lointaine. Je suis même pas capable de dire si elle vient de moi, ou de l’extérieur. Je dois devenir fou. Au début, elle paraît si loin, que j’arrive même pas à distinguer ce qu’elles dit. Les bruits de bombes et de balles recouvrant beaucoup trop cette voix. Et puis, petit à petit, je comprends mieux. Elle ne veut pas ouvrir la porte. Elle veut discuter. Elle affirme savoir que personne ne comprends. Et sans trop que je comprenne pourquoi ou comment, toujours pris dans les flash constants de cette guerre et sans trop m’en rendre compte, voilà que c’est du son de ma propre voix que je me retrouve témoin. « je suis… fatigué… tellement fatigué... » ma voix se brise sur ce dernier mot. Elle se brise sous des sanglots aussi soudain qu’incontrôlables. C’est toujours comme ça, depuis que je suis revenu. Je ne suis plus maître de mes émotions. C’est elles qui sont maître de moi. Je ne contrôle plus rien. Ni mes ressenti, ni même mes cordes vocales. Parce que me voilà à enchainer, d’une voix blanche, livide et tremblante. « je n’en peux plus de les entendre… à sans cesse vouloir mettre des mots sur ce qui n’en a aucun… à me dire comment je dois me sentir, ce que je dois dire, ce que je dois faire, comme s’ils le savaient mieux que moi… » j’ai mal. J’ai tellement mal. Tremblant de part en part, plantant presque mes ongles dans ma peau, et serrant la mâchoire aussi fort que j’en reste capable… mon esprit est toujours emprisonné, et pourtant… par je-ne-sais quel miracle… ma voix transperce encore les champs de mines, de la même manière que cette voix inconnue. « parce qu’ils savent en donner une définition, parce qu’ils ont vu des reportages à la télés… ils s’imaginent connaître la guerre ? Et puis quoi, encore ! » d’une râge aussi soudaine qu’incontrôlée, je frappe un de mes poings contre mon accoudoir. « j’ai vu des choses qu’ils ne verront jamais. J’ai vu la mort, j’ai vu le désespoir, j’ai vu la peur… des souffrances qu’on ne peut pas connaître par je sais pas quel livre ou connerie du genre ! » Des coups de feux retentissent. Dans les cris, je reconnais mes camarades. Une embuscade. Coincés. Coincés par ma faute. Ils sont nombreux, bien trop nombreux. Et puis, soudain, une explosion. Je ne contrôle rien. Ni les souvenirs qui me hantent encore et encore, ni cette nouvelle crise de larmes. « j’ai blessé, tué tellement de gens… j’en ai perdu tellement plus.... » me voilà pris de spasmes bien plus forts que moi. Je suis perdu. Je suis perdu dans mes hantises, dans mes pensées, dans les bruits… de partout. Je me sens tellement décousu, désorienté… « ils me disent que j’ai de la chance d’être encore en vie… la vérité… c’est que je ne suis même pas sûr de l’être réellement… mon coeur bats, oui… mais… à chaque nouveau jour je meurs une nouvelle fois... » et j’en suis tellement fatigué...
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyVen 14 Déc 2018 - 22:37


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tu l'écoutes, ignorant les médecins derière toi. tu veux juste aider cet homme. il a une voix qui te semble familière, qui a un effet etrange sur toi malgré les sanglots qu'il peut avoir. tu veux juste l'aider à se sortir de cet épisode psychotique, de reprendre le dessus sur lui même et peut-etre à le faire ouvrir cette porte mais ça, c'est à son bon vouloir parce que tu ne le forceras pas à le faire. Tu restes là, de l'autre coté de la porte et ces mots sont puissants, parce que tu sais ce qu'il peut ressentir. ce sentiment d'etre incompris. tu l'as depuis cinq mois. en avoir marre d'entendre les autre dire toujours la même chose sans savoir ce que tu travers. parce qu'ils ont lu des livres, vu des films. comment peuvent-il savoir la douleur qui s'empare de vos cœurs ? tu ne peux pas comprendre la sienne, mais tu peux l'imaginer. quand il parle de guerre, tu comprends qu'il est militaire, et immédiatement tu penses à l'homme que tu aimes. mort durant l'une de ces missions, mort pour sa patrie, pour le royaume. alors qu'il aurait été tellement mieux près de toi, à préparer votre mariage, à fonder votre propre famille et à vivre ensemble votre vie. « mon fiancé est... était.. militaire, lui aussi.  » que tu souffles finalement, fermant les yeux pour laisser une larme s'échapper. mais tu te reprends pour éviter de sombrer, ce n'est pas à toi de sombrer cette fois, au contraire, tu dois tenter de l'aider à reprendre ses esprits et son calme. tu as toujours cette voix douce, calme et mélodieuse. celle que faustin adorait tellement quand il se sentait mal, celle à laquelle il réussissait à s'accrocher quand il paniquait, quand il cauchemardait. « il n'y a pas une chose, qui te calme quand tu les entends ? une chanson ? une personne ? un objet ? une ambiance ? » tu tentes peut-être de le ramener un peu à la réalité, pour qu'il se concentre sur cette chose qui pourrait l'aider. « tu sais.. le genre de chose concrète qui te permet de ne pas sombrer encore plus.. moi.. c'est ma bague de fiançailles. à chaque fois que j'ai l'impression de ne noyer, je la touche.. et ça me calme. » et sans même t'en rendre compte, tu caresses actuellement ta bague de fiançailles. Tu lances un regard autour de toi, les médecins semblent s'être calmer, et ils attendent. Bah ils vont pouvoir attendre longtemps parce que t'es pas prête de parler. Dans le fond, ça te fait du bien de parler à toi aussi, même si le sujet et la douleur n'est pas la même, ça fait du bien de parler. Tu te laisses glisser jusqu'au sol, le dos contre le bord du mur afin d’être de profil à la porte pour parler et être entendu un peu mieux. « je te comprends sur un point.. cette sensation de mourir chaque jour. de se sentir vide. mais personne ne veut comprendre finalement. et les médecins encore moins.. à croire qu'ils ont eu leur job grâce au docteur maboul ! » tu esquisses un sourire, secouant un peu la tête avant de la poser contre la porte. Finalement, qui dit qu'un psy était nécessaire quand tu peux discuter ainsi avec quelqu'un ? sans jugement, sans contrainte et sans attente. « moi, c'est Lou, au fait.. »


@faustin hoffman
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptySam 15 Déc 2018 - 0:23

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Je me sens de nouveau happé par cette apathie qui me détruit de l'intérieur. Elle arrive aussi soudainement que tous mes autres sentiments. Mais elle, c’est la plus dévastatrice de toutes. Parce que c’est celle qui me ferait regarder un enfant mourir droit dans les yeux, sans me faire ressentir la moindre émotion. Celle qui me ferait assister à toute la tristesse du monde sans qu’elle ne m’atteigne un seul instant. Les flash back sont passés. Les crises de nerfs et de larme également. Mais ça ne veut pas pour autant dire que mon état s’améliore. Parce que me voici de nouveau coquille vide. Parce que ce sont dans ces moments là, que je me dis que je dois certainement être mort de l’intérieur. C’est aussi quand je suis dans cet état que je sais faire le plus de peine aux gens qui me connaissaient. Parce que c’est là que je ressemble le moins à un être humain. Et alors que ma main se laisse tomber mollement, j’entends de nouveau la voix de l’autre côté de la porte. La voix est faible, mais un instant, j’ai l’impression qu’il s’agit de celle de Louise. Mais je sais que mon cerveau me joue des tours. J’ai déjà eu des hallucinations de la sorte. A voir et entendre des infirmière comme s’ils s’agissait d’elle. Il ne faut pas que je me fasse avoir. Beaucoup trop de fois, j’ai cru qu’il s’agissait d’elle. Beaucoup trop de fois, j’ai été détruit quand je me rendais compte que ce n’était pas le cas. La voix m’avoue que son fiancé était militaire. était. je comprends bien vite que son fiancé est mort. Mais, pris dans mon insensibilité, ça ne me fait rien. Tellement rien, que je reste muet à son aveux. Comme s’il n’avait jamais eu lieu. Elle me demande ensuite si quelque chose pourrait me calmer. Ce genre de choses qui m’empêche de sombrer. Elle, c’est sa bague. Moi… c’était Louise. Je reste muet un instant, avant de répondre d’une voix faible « elle n’est plus là… elle le sera plus jamais... » tout ça par ma faute. A cause de ce choix.Parce que je ne veux pas qu’elle voit le regard éteint, indifférent que je poserais sur elle. Parce que je pourrais pas en faire autrement. Et qu’elle ne mérite pas ça. La voix continue de parler. Je me rends compte de ce qu’elle dit. Mais je n’arrive pas à en être atteint. Je ressens plus rien. « mon bataillon entier est mort. Mes camarades, mes frères comptaient sur moi. C’était moi qui devait les ramener à la base. Mais j’ai pris le mauvais chemin. On est tombé dans une embuscade. Et ils sont tous morts. Tous sauf moi. » sans réfléchir, d’une voix blanche, dénuée de toute trace d’une quelconque émotion, me voilà à compter ces faits. Comme s’ils ne m'atteignent pas. Alors qu’en vérité, ils m’atteignent tellement, que j’en perds mon humanité. Et puis, soudainement, je sens une rage folle mêlée à une profonde tristesse. Les sanglots montent, alors que mes poings se serrent de nouveau, que je tape de nouveau de toutes mes forces sur ces putains d’accoudoirs. « c’est moi, qui aurait du mourir » Et puis, la voix reprend parole. Elle s’appelle Lou. Quand j’entend ces mots, je m’arrête instantanément. Lou ? Non. Stop, arrête. Faustin, arrête. Ce. n’est. pas. Louise. C’est toi, qui met sa voix de partout, sur tout le monde. Et que cette femme s’appelle Lou, c’est juste un cruel hasard. Les larmes montent encore. Je me mord la lèvre. « comment est-ce qu’on fait, Lou ? Pour faire un choix, entre mettre fin à ses souffrances, et grandir celles de nos proches... ? » tout était plus simple, si de mourir signifiait simplement de ne plus souffrir… si ça n’engendrait pas la solitude de beaucoup plus de monde, derrière...
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptySam 15 Déc 2018 - 9:10


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tu l'écoutes. quelque chose à changé dans sa voix, comme s'il etait passé d'un moment où il ressentait tout à un moment où il ne ressentait plus rien. c'est peut-être ça la solution, ne plus rien ressentir pour que ton coeur ne souffre plus, pour qu'il fasse son travaille uniquement parce qu'il le doit et rien d'autre. pour ne plus qu'il s'arrache, qu'il soit réduit en poussière. ne plus rien ressentir. quand il raconte qu' "elle n'est plus là" tu comprends qu'il parle d'une femme, c’était surement elle qui réussissait à le calmer et tu baisses la tete à sa confidence. Elle devait surement être militaire, elle aussi, elle est peut-être morte où alors elle l'a abandonné quand il est rentrée, t'en sais rien tu ne fais que des hypothèses mais tu es triste pour lui. Tu écoutes la suite, ce qui est arrivé à son bataillon et ton visage se remplit de larme. Tu te dis que Faustin aurait pu être dans se bataillon, qu'il aurait pu être l'un de ses hommes, de ses amis, qu'il est peut-etre mort dans cette accident parce que tu te souviens de chaque mot de cette lettre, t’annonçant la mort de faustin dans une embuscade, dans une explosion. Mais t'as peur de demander. parce que ça voudrait dire qu'il confirmerait sa mort et qu'il n'y aurait plus aucun espoir de retour. Sa dernière question te surprend, tu ne pensais pas entendre ce genre de chose et pourtant tu comprends son dilemme, puisque tu as vécu le même alors que tu pensais rejoindre l'homme que tu aimais. « j'en sais rien... c'est surement égoïste de se dire que notre mort résoudrait tout. c'est vrai qu'on aurait plus mal, qu'on serait surement apaisé, qu'on ne souffrirait plus de tout ce qui nous arrive. mais cette douleur qu'on ressent, on la ferait ressentir a nos proches... » tu fais une petite pause, tu parles mais ton regard est vague, dans le vide, tu parles surement bien plus de ton cas que le sien, tu ne connais pas son histoire après tout, enfin, pas dans la totalité. « mais cette douleur, je ne la souhaite à personne. alors tant pis si ça fait mal, tant pis si je me sens vide sans lui, si tout s'est écroulé y'a cinq mois. tant pis si finalement je ne suis plus moi-même. je préfère continuer de souffrir, que de les voir dans le même état que moi.. » tu souffles cette dernière phrase, retenant un sanglot alors que tu passes une main sous tes joues pour les essuyer. tu pleures, parce que tout cela est vrai, parce que tu préfères ne ressembler à plus rien que de voir ton père et ton frère détruit par ta mort, comme toi tu peux l’être depuis la disparition de Faustin. « quand j'en ai parlé, de mes idées.. ils ne font que répéter que ça ira mieux, que dans quelques temps j'aurais moins mal, que ça s'arrangera.. j'en ai marre de leur blabla incessant.  » tu passes de nouveau ta main sous tes yeux, ton front se collant contre la porte alors que tu reprends, la voix brisé, le sanglot près à éclater. « est-ce qu'il... y avait un Hoffman.. dans ton bataillon ? Faustin Hoffman.. » tu finis par demander, parce que tu as besoin de savoir, t'as besoin d'une confirmation. tu ne sais pas comment tu vas réagir, peut-être que c'est toi finalement qui fera une crise mais t'as besoin de savoir.

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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptySam 15 Déc 2018 - 10:21

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Je donnerais tellement n’importe quoi pour revenir quelques mois en arrière. Quand je revenais des missions avec autant de panache et de désinvolture que si je revenais d’une simple promenade. Bien sûr, que la guerre marquait quand même mes séquelles sur moi, mais… c’était différent. Parce que je revenais toujours victorieux. Parce que je menais toujours mes hommes à bon port. Mon insolence et ma témérité plaisaient. On a besoin de plus de gars comme toi, qu’on pas froid aux yeux, qu’on me disait. Et moi, j’y prenais goût, à ce succès. Les horreurs de la guerres étaient là, oui… mais au moins, j’avais mes camarades, mes amis. Mais aujourd’hui… aujourd’hui… je revois les troupes ennemies devant nous. Je les revois nous tirer dessus avant de s’en aller beaucoup trop soudainement pour être normal. Je me souviens de Peter. Et de son cri. Une bombe. Mais c’était trop tard. A peine le temps de réaliser ce qu’il venait de crier… qu’encore une fois, comme pour la millième fois… la voilà qui explose. Encore et toujours. Continuellement. Et puis, je me souviens me réveiller à l'hôpital. Je me revois, quand on m’annonce le décès de mon bataillon complet. Et je me souviens du vide. Du désespoir. De l'incompréhension. Trois sentiments qui ne m’ont depuis jamais quitté. Qui m’ont transformés, qui m’ont tout pris de ce que j’étais. Et puis, cette question incessante, qui revient encore, et encore. Pourquoi. Pourquoi est-ce que j’ai survis. Pourquoi est-ce qu’ils sont tous morts. C’était moi qui avait décidé du chemin. C’était moi qui les avait conduit à cette foutue embuscade. C’était moi, et moi seul, qui méritait de mourir, ce jour-là. Pas eux. Certainement pas eux. La voix me dit que de mourir ne résoudrait rien. En vérité, je pense que ça arrangerait au moins l’injustice de ma survie. Parce que je n’aurait pas du survivre. Si le monde avait été juste, ça serait moi, la seule victime de cette explosion. Mais, la mort ne fait aucune distinction entre les prêcheurs et les saints. Et je suis maintenant condamné à vivre avec ce poids si lourd sur moi… « ils parlent de demain parce qu’ils ne connaissent que le leur… ils n’ont aucune idée de combien de temps peut durer une seconde de souffrance » en prononçant ces mots, je peux pas m’empêcher de penser à ma douce Louise. Dire que moi, moi qui sait, qui connaît cette souffrance… je la lui ai tout de même imposée. J’étais persuadé qu’elle réussirait à surmonter ma mort, mais, depuis ce jour là chez maman… je n’en n’ai plus aucune idée. Pourtant, il le faut. Elle le doit. Parce qu’elle ne sait pas ô combien sa souffrance serait encore plus sadique, si elle en venait à apprendre la vérité. Et puis, la voix reprend parole. Et aussitôt, tout mon être se fige. Louise. Il s’agit belle et bien de Louise, derrière la porte. Souffle littéralement coupé, je suis incapable de prononcer un seul mot. Doucement, je me tourne vers la porte. Comme si j’allais être capable de voir à son travers. Puis, mon regard tombe. Je reprend position dos à cette foutue porte. Louise. C’est à Louise que je parle. Elle, n’a aucune idée qu’il s’agit de moi. Elle veut savoir si Faustin était dans mon bataillon. Elle veut certainement confirmer sa mort… ma mort. C’est peut-être ma chance d’arrêter cette foutue mascarade ? Putain. Bordel. J’ai mon coeur et mon cerveau en guerre. Je ne sais pas quoi faire. Depuis tant de mois, je me disais qu’il ne s’agissait qu’une question de temps, avant qu’elle aille mieux, mais… est-ce que c’est vraiment le cas ? Et, si je lui avouais la vérité… pourrait-elle au moins survivre à ce que je suis devenu ? Le temps passe, les secondes défilent. Je m’humecte les lèvres. « il y est » je prononce ces mots sans même m’en rendre compte. D’une voix blanche. Je n’ai pas pu me résoudre à parler au passé. Et puis, comme toujours, un nouveau sentiment m’envahit aussi violemment qu’un ouragan. Je me retourne presque avec fougue quand un « mais » presque crié sort de mes lèvres de cette même flamme. « la vérité, c’est que… qu’il… que je… » je ne sais pas ce qu’il m’arrive. J’ai beaucoup trop de choses en moi pour savoir ce qu’il m’arrive. En cet instant, j’ai envie de tout lui avouer. mais les mots ne viennent pas. C’est tellement beaucoup trop douloureux pour que les mots puissent venir. « c’est différent, il faut pas… c’est pas… c’est pas comme ça… je… il n’est pas... » mais d’un seul coup, je semble me voir de l'extérieur. Je me souviens de quel poids je suis devenu. Je me souviens d’à quel point je suis dépendant. D’à quel point je suis différent. Elle, c’est Faustin, qu’elle veut retrouver. Son Faustin. Pas celui-ci. Pas comme ça. Et en me rendant compte de ça, une nouvelle crise de larme, de nouveaux sanglots mêlé à une grande colère viennent en moi. « non, je peux pas le dire, je peux pas le dire je peux pas le dire » je m’entend même plus hurler. Je me sens même plus prendre ma tête dans mes bras, ni me bercer. Je ne suis plus maitre de rien.
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptySam 15 Déc 2018 - 11:28


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une seconde de douleur. ça te parait interminable pour toi. t'as l'impression que les journées ne finissent jamais, qu'au lieu de vingt-quatre heures, elles en comprennent le double, le triple. t'as l'impression que le temps ne passe pas. ou pire. que plus le temps passe et plus tu as mal, plus tu souffres de son absence, plus tu réalises qu'il ne rentrera pas à la maison. tu allais l'épouser, vous alliez vous marier parce que vous vous aimiez, peut importe les épreuves, peut importe ses absences. tu l'aimes encore aujourd'hui plus que ta propre vie et tu serais capable de faire un pacte avec le diable pour qu'on te le rende. pour voir son visage encore une fois, même une seconde, même si le temps vous aurez été compté. tu lui aurais simplement demandé où il etait pour pouvoir le rejoindre, pour vivre cette vie qui aurait du etre la votre, et tant pis si cela voudrait dire que tu pourrirais de l'intérieure dans une boite à cinq mètres sous la terre. alors il a peut-etre raison, le temps n'a pas la même valeur pour toi et pour les autres, le temps ne passe pas de la même façon, à la même vitesse. et ce temps, tu veux pouvoir le contrôler. mais tu sais que la réponse à ta question changera ta façon de voir le temps. s'il y a encore une petite chance pour qu'il soit vivant, alors tu feras tout pour le retrouver, pour qu'il te revienne, pour pouvoir lui dire à quel point tu l'aimes, à quel point la vie sans lui n'a aucune valeur, n'a aucun sens. Mais cette lueur d'espoir dans tes yeux s'efface en un éclair quand il confirme qu'il était dans le bataillon. ton corps pourrait s’effondrer, et t'as de la chance d’être déjà assise au sol. Pourtant tu redresses la tête quand il continue, tu ne comprends rien de ce qu'il dit. il se met à hurler, à paniquer on dirait. il a dit "mais", alors est-ce que faustin est toujours vivant ? tu ne comprends pas, "il n'est pas" ? "je peux pas le dire" tu ne comprends pas tout ce qu'il cri. Les médecins derrière toi commencent à nouveau à s’affoler, mais tu les ignores. Tu te relèves, face à cette porte qui vous sépare. Le front contre la porte et ta main qui la rejoins. Tu renifles, tu retiens un sanglot alors que ta voix se fait bien plus tremblante. Pourtant tu ne t'énerves pas, tu ne cris pas. tu restes calme, tu ne pourras pas le faire parler si tu t'énerves toi aussi. « je t'en prie.. dis moi.. est-ce qu'il est mort ? est-ce qu'il rentrera un jour ? » tu pleures, les larmes roulant sur tes joues, tes yeux ne voyant plus vraiment quoi que ce soit par les larmes qui les inondent. et ta voix, brisé, et pourtant remplit d'espoir à l'idée que cet homme t'annonce que ton fiancé est toujours vivant.  « s'il est vivant.. dis le moi.. peu importe s'il est blessé, s'il lui manque un bras ou une jambe, peut importe qu'il soit défiguré ou qu'il ne puisse plus marcher.. je m'en fiche.. je veux juste savoir.. » peut importe dans quel état il rentre, tu t'en fiche s'il est dans un fauteuil roulant ou alité, tu t'en moques s'il lui manque une jambe, un bras ou si son visage est marqué par l'explosion. tu te moque de tout ca, parce que toi, tout ce que tu veux c'est retrouver l'homme que tu aimes. peut importe si tout devient compliqué, s'il ne veut plus te voir, peu importe s'il te quitte et qu'il te repousse, tu veux juste savoir qu'il n'est pas mort. Tu finis par cogner ton front à la porte. tu risque d'avoir une petite bosse mais tu t'en moques. « je veux juste qu'il rentre à la maison » que tu prononces dans un sanglot.



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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptySam 15 Déc 2018 - 22:16

Tout le jeu de la guerre se joue
sur la faiblesse du guerrier
J’en peux plus de toutes ces souffrances. Je donnerais tellement n’importe quoi pour revenir en arrière. Revenir dans le temps, ce temps où les horreurs de la guerres ne parvenaient pas à m’enlever mon insouciance, mon insolence. Ce temps ou mon courage était plus fort, ce temps où, malgré les tourments, j’arrivais quand même toujours à sourire et être heureux. Ce temps là, j’ai l’impression qu’il est tellement lointain, tant il me semble inatteignable… j’arrive pas à me dire que c’était il y a moins de six mois. J’arrive pas à me rendre véritablement compte à quel point j’ai été brisé en mille morceaux, d’un seul coup de maître. Si on m’avait raconté la scène qui est en ce moment il y a une année en arrière… jamais j’aurais pu y croire. J’aurais été persuadé qu’on se fichait de moi. Et pourtant. Me voilà enfermé dans une chambre d’hopital, complètement psychotique… voilà Louise de l’autre côté de ma porte. Louise qui me croit mort, Louise qui croit avoir à faire à l’un de mes camarades… tellement pathétique. Et le plus pathétique, dans tout ça… c’est d’avoir pu penser une seconde que de disparaître à ses yeux pourrait être facile. Autant pour moi que pour elle. Pourtant, je sais aussi que je lui briserais le coeur, si elle voyait ce que je suis devenu. En somme, l’un comme l’autre… elle resterait brisée. Parfois, les choix qui s’offrent à nous sont tous mauvais. Et pourtant… on a quand même à choisir. Mais choisir est tellement difficile. Tellement difficile, que même quand j’ai voulu faire celui de tout lui avouer, j’en ai été incapable. Je n’ai fais que chercher mes mots, avant de changer encore d’avis, dans une crise de nerf incontrôlée. Mais c’est trop tard, maintenant. J’en ai trop dis. Mille fois trop dit. Louise a compris qu’il y avait quelque chose qu’on lui avait caché, et la voilà maintenant qui me supplie de m’en dire plus. En entendant qu’a voix brisée, ma crise de colère se transforme en crise de larme. Puis, de nouveau, mon apathie m'envahit. Je suis épuisé par tous ces changements d’états qui me mènent à la baguette. « qu’importe à quel point son physique est meutri… tant qu’il revienne ? » je répète d’une voix blanche. Je reste silencieux une seconde. Qu’importe mon physique. oui. Parce que c’est Faustin, qui compte. Mais Faustin n’est plus là. « mais si je te disais qu’il ne s’agit pas seulement de son physique ? si je te disais qu’il n’est plus, et qu’il ne sera sans doute plus jamais le Faustin souriant, blagueur et plein de vie que tu voulais épouser ? Si je te disais que ce n’est plus l’homme que tu aimes… tu souhaiterais encore son retour ? » bien sûr, je la connais, et je me doute bien de sa réponse. Je me doute bien qu’elle me dira oui, qu’importe le prix. Parce qu’elle ne se rend pas compte de ce que je suis devenu. Elle se rend pas compte à quel point elle souffrirait au quotidien de me voir dans cet état. « Faustin est vivant. » Je déclare presque naturellement. Je dois avouer que ça fait du bien, de parler de moi à la troisième personne. De me détacher de ce que je suis. De ne plus être qu’un témoin de moi même. « mais seulement physiquement. Parce que tout ce qu'il était est mort. » Et encore… tellement plus… « Je parle pas seulement de son fauteuil, ou de ses kilos en moins… Mais… tout le reste. il passe toutes ses journées dans le noir… hanté par ses démons continuellement… par les flash-back plus réels que la réalité elle-même… par les morts, par les cris… ‘n’a pas souris une seul fois depuis son retour… n’a pas pensé à autre chose que la mort… capable de rester complètement de marbre devant un enfant se faisant tuer devant ses yeux… pour finalement, une seconde plus tard, être pris d’une rage aussi folle qu’inexpliquée, et voudra tuer l’enfant lui-même parce que celui-ci lui aura dit bonjour au lieu de bonsoir… » le pire, dans tout ça, c’est que ce n’est même pas une exagération. Je ne suis plus maître de rien. Mon coeur a complètement pété les plombs, et mon cerveau ne peut plus rien pour lui. « Tu serais capable de supporter ça ? De le voir te regarder d’un oeil éteint, de savoir qu’il n’a absolument aucune émotion en lui ? Capable de tout sacrifier de ta vie pour l’aider à vivre la sienne, lui qui n’est même plus capable d’aller pisser sans qu’on l’aide ? De t’oublier toi-même et tout ce qui fait tes petits bonheurs quotidiens pour devenir l’infirmière du fantôme de celui que tu as aimé ? » Parce que voilà ce que je suis devenu. Un fantôme. Un mort-vivant. Un fou. Et qu’importe ce qu’elle dira, une créature comme ça, elle ne la mérite pas.
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptySam 15 Déc 2018 - 23:08


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tu veux juste savoir, juste comprendre. tu veux qu'on te dise que l'homme que tu aimes est toujours vivant, qu'il n'est pas mort, qu'il est là. Tu te moques bien du reste, tu te moques de tout le reste, tu veux juste savoir qu'il est là, que tu ne l'as pas perdu pour de bon. Alors tu pleures, attendant une réponse et quand celle ci finit par tomber, tu sens un poids partir de ton coeur. c'est léger, parce que le reste de ses propos sont dures, difficiles, mais tu sais qu'il ne ment pas. Mais surtout, tu fais le lien. enfin. Entre les reactions d'Emilie, le fait qu'elle ne semblait pas autant touchée que toi par sa disparition. pour les couverts en plus. il etait là quand tu etais chez elle, c'est pour ça qu'elle a réagit ainsi, qu'elle disait qu'elle était sur que tout irait mieux. parce qu'elle sait que son fils n'est pas mort. et cette lettre, c'était quoi ? un moyen pour lui de t'éloigner ? tu lui en veux, de t'avoir fait croire à sa mort, tu aurais préféré vivre avec le fait qu'il ne veuille plus de toi, qu'il te repousse, mais de savoir qu'il était tout de même vivant. les larmes perlent sur tes joues en écoutant le reste de ses propos. Mais là aussi tu remets les pièces du puzzle ensemble, tu reconstruits tout cela et ça te frappe au cerveau comme une illumination. Pourtant tu ne dis rien, tu restes pas, la main toujours sur cette porte, le front coller contre. « je donnerais ma vie.. pour la sienne s'il le fallait.. » c'est ta réponse. parce que tu es prêtes à tout pour l'homme que tu aimes, parce que tu l'aimes et que tu lui as dis oui, et même si vous n'etes pas mariés, tu seras à ses cotés quitte à tout abandonner, a oublier ta vie, pour l'aider à aller mieux. Tu finis par te redresser, tu prends une grande respiration et tu te mets face à la porte, tu relèves la tête, tu te tiens bien droite pour prendre un peu d'assurance malgré les larmes qui roulent sur tes joues. « maintenant... ouvres moi Faustin. ou je t'assure que je défonce cette porte !  » Parce que tu n'es pas idiote, parce que ces mots, ça façon de parler, d'expliquer, ça ne pouvait etre que lui. que cette voix, si familière, c'était la sienne mélanger a ses émotions. Tu veux qu'il ouvre, qu'il te regarde dans les yeux et tant pis s'il ne te voit plus, s'il ne te regarde plus vraiment. tu veux le voir, en avoir le coeur net, savoir à quoi t'attendre et comprendre pourquoi il t'a détruite de cette façon. mais s'il n'ouvre pas de lui même, tu ne bougeras pas de là, tu défonceras cette porte s'il le faut et même si tu n'as plus de force, même si tu dois te blesser, si tu dois balancer une chaise, ou quoi que ce soit sur cette porte, tu l'ouvriras et il te connait suffisamment pour savoir que tu le feras et que tu ne partiras pas d'ici sans cela, que tu ne quitteras pas le devant de cette porte sans le voir. Les médecins interviennent pourtant. « mademoiselle, les visites sont terminés, je vous demanderais de partir » tu ne bouges pas, tu ne tournes même pas la tête vers lui alors que tu lui réponds. et malgré la tristesse de ta voix, on sent bien que tu ne rigoles pas. « écoutez moi bien. y'a mon fiancé dans cette chambre et je ne partirais pas d'ici avant de le voir. » tu fais une pause, pour finalement reprendre pour faustin. « t'as bien compris mon Amour ? je partirais pas d'ici ! »


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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyDim 16 Déc 2018 - 0:43

Tout le jeu de la guerre se joue
sur la faiblesse du guerrier
Evidemment, il n’a pas fallu énormément de temps à Louise pour me reconnaître à son tour. Après tout, j’ai beau être un autre homme, ma voix, elle, reste la même. Tout comme ma façon de parler et mes expressions, je suppose. Qui sait depuis combien de temps elle sait qui se trouve dans cette pièce… toujours est-il que là, elle semble en avoir marre de ce manège. Elle me demande d’ouvrir la porte. Je devine à sa voix qu’elle fait très certainement tout son possible pour être la plus ferme possible. Pour ne pas craquer de nouveau et pour se montrer forte. Et moi, quand elle a prononcé ces mots, je n’ai été capable de rien. Ni surprise, ni panique, ni “et merde”, ni “qu’est-ce que je fais”... strictement rien de tout ça. Strictement rien tout court. Encore une fois, je suis incapable de ressentir quoi que ce soit. Incapable de dire, ni de faire quoi que ce soit. Pourtant, j’ai conscience que je ne devrais pas être comme ça. Que je devrais être dans un tourbillons d’émotion. Le tourbillon de mes émotions, à moi, les miennes. Mais j’en suis incapable. Je suis fatigué de ne rien contrôler. « je voulais juste te protéger » de de ma dépendance, de mes hantises, mes émotions… de moi. « tu ne mérites pas ce que je suis devenu » elle mérite le bonheur. Quelqu’un qui soit capable d’être véritablement là pour elle. Quelqu’un qui puisse partager ses bonheurs, quelqu’un qui puisse la suivre dans toutes ses envies. Et ce quelqu’un, ça aurait pu être moi. Ca aurait dû être moi. J’étais tellement persuadé que ça ne pouvait être que moi… mais maintenant ? Je sais qu’elle ne partira pas. Je la sais capable de tout pour rester, même de mordre le personnel soignant. Alors après de longues secondes, faiblement, mes bras arrivent sur mes roues. Malgré tout le poids que j’ai pu perdre, j’ai beaucoup de mal à me pousser vers la porte, et en devine ainsi mon épuisement certain. Je reste un instant devant cette porte. Quand je l’ouvrirai, Louise me fera face. Elle me verra dans un fauteuil. Elle verra mes joues creusées. Elle verra mes yeux cernés. Injectés de sang. Elle verra mon regard. En somme, elle fera face à tout ce que je voulais lui éviter. Mais je suppose que je n’ai plus le choix. Toute cette mascarade se finit enfin, et, pour tout dire, je pense en être soulagé. Ma main se lève vers le verrou, et le tourne. La porte est ouverte. Par habitude, je me recule alors avec mon fauteuil. Avant de réaliser, en ne voyant personne entrer, qu’elle ne connaît peut-être pas encore les détails techniques de la vie en fauteuil. « Je peux pas l’ouvrir. A cause du fauteuil. » Ouais, tellement dépendant, que même ouvrir une porte, devient trop difficile, à partir du moment où il faut la tirer et non pas la pousser… La porte s’ouvre finalement. Mon regard se lève sur Louise. Ca fait tellement longtemps qu’on avait pas partagé un regard… et pourtant… je n’arrive à rien. Rien ne vient. Aucune étincelle dans mon cerveau. Ni aucune émotion. Juste les faits, comme s’ils s’agissaient de lignes sans importances : Louise est là, devant moi. Mon regard se baisse alors. Je suis si fatigué. Et je sens de nouveau ce désespoir, ce trou béant qui grandi en moi de jours en jours. Je suis responsable de tellement de souffrances. Au départ, je pensais que de mourir pourrait régler tant de choses... mais j'avais tort. Seulement, si ce n'est pas la solution, alors, qu'est-ce que c'est ? En fait, je pense que je n'aurais tout simplement pas dû exister. Si je n'avais pas existé, au moins, Louise n'aurait pas été dans ce tourment. Et tous mes camarades seraient encore vivants. Regard toujours baissé, je prononce alors ces mots d'une voix blanche. Aussi éteinte que moi. Las. « Regarde-moi. Louise. Regarde-moi bien. Tu dis vouloir rester à mes côtés. Mais est-ce que tu te rends vraiment compte de ce que sont ça implique ? Est-ce que tu te rends compte à quoi tu te condamnes ? A me voir dans cet état tous les jours ? Toutes les nuits ? » Parce que je peux pas m'empêcher de penser qu’elle ne se rend pas réellement compte. Qu’elle ne se projette pas avec objectivité sur toute la souffrance qui l’attend. Parce que ce n’est que ça, qui l’attend désormais, si vraiment elle fait ce choix : de la souffrance.
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyDim 16 Déc 2018 - 10:02


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Il est là. Derrière cette porte. Tu devrais avoir peur, avoir envie de fuir, mais tu ne ressens rien de tout ça. T'es en colère, et soulagée, heureuse, de le savoir vivant et peut importe les épreuves difficiles qui t'attendent, peut importe si tu dois sacrifier des choses pour lui, tu le feras, parce qu'il est hors de question que tu l'abandonnes, il est hors de question que tu le laisses seul avec ces problemes, qu'il surmonte tout cela, qu'il vive tout cela sans soutient, sans toi. Quand finalement tu entends le verrou, tu es soulagée, et pourtant ton coeur bat comme un fou dans ta poitrine. Il te dit qu'il ne peut pas l'ouvrir, parce qu'il est en fauteuil et ça, ça ne te surprend pas, tu t'y attendais au vu de ses propos un peu plus tôt. Alors tu pousses la porte, la refermant derrière toi. Tu l'as verrouillé parce que tu ne veux pas que les médecins en profite pour venir lui faire une injection ou peut importe le traitement qu'ils veulent lui faire subir. Tu ne veux pas qu'ils entrent, alors tu t'assures que la porte est bien fermée avant de te tourner correctement pour être face à lui. Évidement, en le voyant, ton coeur rate quelques battements, il semble si fatigué. C'est vrai, physiquement il a perdu du poids, il est en fauteuil, mais tu t'en fiche, tu lui feras plein de gâteaux bien gras pour qu'il reprenne un peu de graisse s'il le faut. Pour le reste, tu l'aideras, tu l'accompagneras à ses rendez vous, tu l'encourageras. Mais ce qui te frappe surtout, c'est cette voix. Il n'ose pas te regarder, puisqu'il baisse les yeux, mais dans sa voix il y a quelque chose qui le s'allume plus, qui ne brille plus, et tu le ressent bien. Mais tu ne dis rien, t'approches de lui, tu ne te mets pas à sa hauteur, tu lèves juste la main et quelques secondes plus tard, elle claque sur sa joue. Tu ne regrettes pas ton geste parce qu'il mérite amplement cette gifle. Les larmes ont finalement raison de toi, elles coulent sur tes joues déjà rouges, tout comme tes yeux gonflés. Tu finis par te pencher, les mains sur les accoudoirs pour planter tes yeux dans les siens. Tu essaies d’être forte pourtant, tu essaies vraiment de ne pas montrer tes faiblesses, de ne pas fondre en sanglot. « tu m'as fait croire à ta mort... cinq mois... ça fait cinq mois que je te crois mort.. est-ce que ça valait le coups ? » Tu finis par t'agenouiller, tu pleures, tu peux pas retenir tes larmes. « comment as-tu pu croire que ça m'aiderait ? que je passerais à autre chose ? que je pouvais vivre sans toi ? t'as pas pensé à moi Faust'. T'as juste été égoïste parce que tu voulais te protéger de moi, de ma réaction. Tu pensais vraiment que je t'abandonnerais ? que je ne t'aime pas au point de tout sacrifier ? » Tu te reprends un peu, passant une main sous tes joues. « si tu voulais ne plus me revoir, alors il fallait me le dire en face. Me dire que tu ne voulais plus de moi dans ta vie. parce que ça aurait été plus supportable que de te croire mort ! » tu respires un bon coup, venant a nouveau te pencher vers lui pour planter tes yeux dans les siens. « alors vas y chéri.. oses me dire que tu ne veux plus de moi, oses me dire que tu veux récupérer la bague, que nous deux c'est finit, oses me dire que tu ne m'aimes plus. » petite pause pour respirer avant de poursuivre. « parce que je ne partirais pas. ça sera pas de tout repos, j'en doute pas, et même si tu ne me regardes plus comme avant, je survivrais. mais rien ne peut être plus douloureux que de vivre sans toi ! » tu meurs d'envie de l'embrasser, de retrouver ses bras, de le retrouver mais tu sais que ce n'est pas le moment, mais ton coeur va déjà mieux, de savoir que l'homme que tu aimes est toujours bel et bien là.


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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyDim 16 Déc 2018 - 12:14

Tout le jeu de la guerre se joue
sur la faiblesse du guerrier
Le son de sa paume sur ma joue résonne en moi aussi fort qu’une bombe dans une tranchée. Un instant, le temps d’une micro-seconde, j’étais de retour sous le soleil brulant d’Afrique. Comme à chaque fois qu’une chose, même infime, me fait penser à cet enfer. Mais cette fois-ci, ça n’a pas duré assez de temps pour que je m’en rende réellement compte. Louise se penche vers moi, et son regard retrouve le mien. Mais, malgré ça, mon apathie ne disparaît pas. Je suis incapable de quoi que ce soit, et je me retrouve dans ses yeux comme j’aurais pu me retrouver dans le vide. Pourtant, je suis conscient d’à quel point ça pourrait la blesser, de la même manière que ma mère, qui ne parvient aujourd’hui plus à retenir ses larmes face à ce regard. Mais je suis incapable de plus. Je l’écoute me parler, je l’écoute m’en vouloir de tout son coeur de ce que j’ai pu lui faire subir par mon mensonge. Sans réaction. Jusqu’à ce moment. Ce moment où elle semble se persuader elle-même que j’ai fait tout ça parce que je ne l’aimais plus. Que j’ai fais tout ça parce que j’avais simplement peur de sa réaction. Que j’aurais fais tout ça… pour moi. Je sens mon apathie me quitter. Mais je sais ce que ça veut dire. Je sais que je risque d’exploser à tout moment. Et je n’ai pas envie de ça. Alors je fais tout pour me contenir. Je sers mes roues avec toute la force dont mes mains sont capable. Durcit mon regard comme pour en garder le contrôle. Tente de garder une respiration calme. Je ne veux pas lui faire de mal. Je ne veux pas lui faire peur. Je ne veux pas qu’elle puisse voir cette facette de moi, celle où je ne réponds plus de rien, même pas de mon propre esprit. Calme-toi, Faustin. Calme-toi. Mais j’ai beau tout faire pour me calmer… ça ne marche pas. La rage monte d’un seul coup, et, dans une lueur de contrôle, le temps d’une demi-seconde, j’arrive à décider de faire passer cette rage d’une manière inoffensive, en frappant de toute mes forces et à plusieurs reprises de mon poing sur ma roue. De longues secondes, qu’importe à quel point mon poing me fait mal. Qu’importe s’il peut même se mettre à saigner. Le temps que ma rage passe. Parce que je ne veux pas la passer sur elle. Même par les paroles. Je finis par m’arrêter, aussi soudainement que j’avais commencé. Et je reste silencieux quelques secondes, le temps de reprendre souffle, avant de prononcer ces mots d’une voix tremblante « c’est justement parce que je savais que tu sacrifierais tout… que tu ne me laisserais jamais, qu’importe ce que je te dirais pour te faire fuir... » des larmes aussi incontrôlable que le cours d’une rivière envahissent d’un seul coup mes yeux. Des larmes qui ne tombent pas, parce que je ne cligne pas. Mon regard est brouillé, mon regard me fait mal. Mais je suis incapable de cligner des yeux. « je ne voulais pas te voir tout sacrifier pour quelqu’un que tu ne reconnaîtrais même plus. Parce que tu pourras dire ce que tu voudras, tu ne mérites pas ça. Et peut-être que je m’y suis pris de la mauvaise manière. Peut-être que j’ai oublié de me sortir de cet état de soldat où la mort est la seule solution aux problèmes qui viennent. Mais… de dire que je ne t’aime plus ? » mon regard remonte sur elle quand je prononce des derniers mots. Je la regarde un instant, avant d’être pris par un rire froid, un rire sans émotion. « pendant ces cinq mois… j’ai tous les jours catégoriquement refusé qu’une femme rentre dans cette pièce. Parce qu’à chaque fois, mes hallucinations me faisaient te voir toi. Me faisaient entendre ta voix. Et à chaque fois, mon coeur se brisait quand je comprenais que c’était quelqu’un d’autre. Les rares jours où l'hôpital me permettent de sortir et de me promener en ville, les seuls chemins que je suis capable d’emprunter, ce sont les nôtres. Toutes les nuits, j’ai été hanté par le son de ton rire. Par nos moments passés ensemble. Par tes je t’aime » et tellement plus encore. La guerre n’a pas été ma seule hantise. Ni ma seule souffrance. Bien au contraire. « tu peux me traiter de crétin pour avoir pu penser une seconde que tu aurais pu être plus heureuse sans ce poids que je suis devenu, que tu pourrais refaire ta vie et vivre librement avec simplement mon souvenir. Ou de fou pour n’avoir pas pensé à autre chose que de simuler ma propre mort. Tu aurais totalement raison. Mais… de l’égoïsme ? d’avoir voulu te fuir parce que je ne t’aimais plus ? ça… ça, je t’en interdit. Parce que aussi connes aient été mes décisions… elles ont toutes été faites pour toi, et seulement pour toi. Parce que tu es et tu resteras celle pour qui je voulais tout sacrifier. » Et ce, même si ce sacrifice me condamnait à une vie dans le noir et les tourments.
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MessageSujet: Re: tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise)   tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier (louise) EmptyDim 16 Déc 2018 - 12:45


It's the same old theme since 1916. In your head,in your head they're still fightin' with their tanks, and their bombs. And their bombs, and their guns

c'est vrai que tu ne t'attendais pas à cette journée. jamais tu n'aurais imaginer te retrouver là, à gifler l'homme que tu aimes en apprenant qu'il avait simuler sa mort, que les gens te mentent depuis des mois et te regardent sombrer et te noyer sans même réagir, sans rien te dire. alors évidement t'imagines le pire, qu'il a fait ça parce qu'il ne t'aimait plus, qu'il voulait peut-être profiter de cette situation pour rompre vos fiançailles, peut-être qu'après réflexion il s'est dit que c'était une mauvaise idée. mais tu sais que c'est faux, tu es juste en colère parce qu'il a osé te mentir, parce qu'il a osé choisir la pire idée du siècle. Tu sais pourtant dans le fond, qu'il a fait ça pour que tu ne vives pas tout cela, pour t'épargner cette vision, t'épargner cette conversation aussi. Mais il y a trop d'émotions qui se bousculent que tu en oublies presque de réfléchir. Parce qu'il t'a manqué, parce que tu souffres de ce mensonge même si tu es heureuse de le revoir, parce que tu lui en veux d'avoir pris les décisions à ta place. Tu le vois finalement frapper le fauteuil, mais tu ne bronches pas, tu le laisses passer ses nerfs dessus s'il le désir, tu l'as bien gifler après tout. Et tu l'écoutes, attentivement. Tu finis par t'agenouiller devant lui, posant tes mains sur les siennes que tu serres doucement. et tu plantes ton regard dans le sien à nouveau. tu vois ses larmes, malgré les tiennes, tu vois son regard brouillé par l'eau qui ne veut finalement pas couler. et tu finis par t'approcher, posant ton front contre le sien. Tu fermes les yeux quelques secondes seulement, les larmes profitant pour perler de nouveau sur tes joues. Ca te fait mal, de ne pas avoir pu etre là dès le début pour l'aider. Avec toi à ces cotés, ça aurait pu se passer autrement, tu aurais pu l'aider, le soutenir, le rassurer. tu aurais pu le faire sortir de cet hôpital pour qu'il rentre à la maison, pour qu'il vive dans un endroit familier et non pas dans une chambre dénué d'émotion. « ne prends plus jamais ce genre de décision pour moi. plus jamais. c'est ma décision, que tu l'acceptes ou non, que tu l'approuves ou pas. C'est mon choix, il m'appartient, c'est à moi de décidé si je veux être à tes cotés ou si je veux fuir. »  tu lâches une de ses mains pour venir la poser sur sa joue, tu l'as caresse doucement avant de glisser tes doigts dans ses cheveux. « quand tu m'as demandé de t'épouser.. j'ai dis oui. alors que je connaissais ta carrière, les risques et le danger. alors que je savais qu'il y avait une probabilité importante pour que tu me reviennes blessé. mais j'ai dis oui. et je dirais toujours oui. pour le meilleur et pour le pire. jusqu'à ce que la mort nous sépare. et la vrai mort, pas celle que tu m'imposes comme tu l'as fait. » tu parles calmement maintenant, de ta voix paisible et douce, mélodieuse, malgré les tremblements qu'elle connait par les larmes et les émotions que tu ressens. « t'as bien fait de ne pas laisser de femme entrer... tu sais à quel point je peux être jalouse.. » tu souris, légèrement certes, mais c'est bien le premier sourire sans te forcer que tu as depuis cinq mois. tu viens poser un baiser sur son front. « je t'abandonnerais pas. et compte sur moi pour te filer des coups de pieds au cul quand il le faudra. je serais toujours là. pour te parler, te calmer, pour t'aider, pour que tu me regardes comme avant à nouveau. ça sera long, et pas facile, mais on sera ensemble. » tu viens poser un baiser sur ses lèvres, bref, tu ne veux pas causer d'émotion violence, de peur, ou de la panique. « c'est nous, ensemble, ou rien du tout. »


@faustin hoffman
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