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Jazz Eaton

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MessageSujet: Hurry up, we're dreaming. (alezz)   Hurry up, we're dreaming. (alezz) EmptyMer 28 Nov 2018 - 19:16

Quand elle planchait dans ses cours de droit, Jasmine regrettait d'avoir quitté la fac de littérature. Quand elle devait faire parler des impacts de balle dans un mur de plâtre, elle regrettait d'avoir quitté la fac d'espagnol. Mais quand on lui présente les macabres affaires des frappes locales, Jazz explose de rire en plein cours.
A son prof qui lui jette un regard noir en lui faisant bien comprendre qu'il n'y avait rien de drôle dans les histoires qu'ils allaient étudier, et que la réaction normale des autres élèves étaient ça fait froid dans le dos, ça pourrait être notre voisin, Jazz se justifie péniblement en disant qu'elle avait juste reçu un message drôle. Qu'elle s'excusait. Que non, ce n'était pas drôle et que oui, elle coupait son téléphone. Parce que le piètre mensonge était plus doux à l'oreille que la vérité, qu'elle connaissait l'entourage direct du malfrat-sujet de leurs enquêtes. Or, compte-tenu des aller-retour case prison d'Alexei et de ses frères, elle doutait que ce genre d'information soit bien perçu dans le cadre pseudo-scolaire de ses études.
Alors elle laisse s'écouler les deux heures en ruminant sournoisement, en laissant son téléphone au fond de son sac. Pourtant, dès que la fin du cours est signalée, elle ne perd pas une minute pour prendre contact avec Alexei, s'invitant chez lui le soir même.

Quelques heures plus tard, ses pas la portent sans réfléchir jusqu'à l'appartement du West Side. Au grand dam des voisins, sans doute. Suivant les instructions, elle ne prend même pas la peine de frapper pour s'annoncer qu'elle est déjà à l'intérieur. Dans un appartement qui, pour elle, sentira toujours la beuh et les disputes. Qui pourtant, avait toujours cette familiarité réconfortante.
Ou peut-être qu'à chaque fois qu'elle franchissait le seuil, elle était déjà en extase, d'ordinaire. Ou sur le point de l'être. Elle a encore son sac sur les épaules quand elle enlace Alexei, sans doute encore perplexe face au rôle qu'il devait jouer, ce soir.
Alex, comment tu vas ? Jazz elle rayonnait, fière du contenu de son sac comme jamais elle n'avait été aussi contente de sortir de cours. Sourire aux lèvres comme armure de coton, elle s'installe sur un canapé qui n'a rien d'un nuage. Trop défoncé, comme son propriétaire. Il enlace ses courbes comme un ancien amant, alors qu'elle ouvre son sac de la même manière qu'elle déballe ses cadeaux de Noël. Peut-être qu'elle était le père Noël en avance. Plus probablement, elle allait déchaîner les enfers, perspective qui l'amusait toujours quand il s'agissait du Costigan. Ton appart est pas sous écoute, hein ? Jazz pensait qu'il n'y avait pas de question cons. Celle-là y ressemblait quand même vachement.
Alors seulement, elle lui tend son classeur, ouvert à la page du jour. Le Dossier Costigan. Ou du moins, l'un d'entre eux, l'un des innombrables. Jazz n'avait aucun désir de savoir jusqu'où les trafics de sa famille salissaient les rues, moins elle en savait, et moins elle risquait de rater son dossier en y ajoutant des détails inconnus par les flics. Avant qu'Alex ne parte trop loin lire les informations pseudo-confidentielles, elle retire un billet de vingt livres de sa poche arrière et l'abat par-dessus son classeur.
Faut dire que Jazz n'est pas chiante, qu'avec elle, c'est toujours vingt livres. Toujours la même quantité. Toujours les mêmes grands yeux plein d'espoir.

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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. (alezz)   Hurry up, we're dreaming. (alezz) EmptyMer 28 Nov 2018 - 20:22

carcasse affalée dans le canapé. menaçant de fusionner avec le tissu tellement la flemme est immense. pantouflard expert de père en fils. il pourrait passer la journée comme un putain de pacha. presque pas fringué. le pyjama encore collé au cul à quinze heures de l'après-midi. à squatter des jours entiers en jogging. les yeux dans le vide. la clope pendante sur le bout des lèvres. à imaginer un nouveau monde entre deux micro siestes. entre deux hallucinations. l'appart est englouti dans la fumée. étouffé dans une odeur autre que celle d'un simple tabac. de la beuh. c'est habituel. il y est habitué. et toutes les personnes qui franchissent le pas de la porte aussi. c'est comme ça. le boulot exige qu'il dirait. foutaises et excuses, c'est bien trop facile. et pourtant ça fait broncher personne. verre de whisky qu'il porte à ses lèvres en étirant un léger sourire. liqueur amère qu'il avale d'une traite en fronçant les sourcils. l'écran du téléphone qui s'allume sur la table basse, qui attire son attention. léger coup d’œil avant de le récupérer dans un effort monstre. y'a un prénom qui s'affiche sur l'écran. jazz. prénom qui le pousse à déverrouiller presque immédiatement. c'est un automatisme. ça demande pas de réflexion. léger sourire qui étire ses lippes et contracte les muscles de son visage à nouveau. sourire d'enfant. de gamin face à la demande de la brune. comme si lui, il était capable de l'aider pour les cours. lui, qui a même pas un diplôme en poche. belle ironie. gamin pourri jusqu'à la moelle qui a foutu tout ses rêves d'avenir en l'air sans même oser réfléchir un seul instant. sans même jeter le moindre regard par dessus son épaule. décision prise sur un coup de tête, qu'on a jamais décidé de remettre en question. qui l'a poussé à devenir le petit merdeux qu'il est aujourd'hui. mais y'a des gens qui lui trouvent encore un bon côté, à alexei. ils sont rares mais ils sont là. à creuser pour trouver le seul coin qui n'est pas englouti dans l'obscurité en lui. et jazz, elle en fait plus ou moins parti. depuis le début. probablement pour un bon moment encore.
il se relève du canapé. histoire d'ouvrir les fenêtres, d'aérer. de ranger les quelques cadavres de bouteilles dispersées dans le salon. la nuit avait été longue. bien trop mouvementée. comme c'était souvent le cas dans cet appart du west side. ça en avait fait broncher les voisins. gueuler certains. mais la musique les avait fait taire, comme d'habitude. ils cherchaient même plus à appeler les flics, à force. sachant pertinemment que ça mènerait à rien. que dés le lendemain, le manège du voisin du dessus recommencerait. manipulation qu'il maîtrise comme personne. y'a la porte qui claque dans l'entrée. qui le fait revenir à la réalité. tee-shirt qu'il enfile en vitesse avant de rejoindre la pièce principale. son regard se pose sur la brune au même moment. encore un peu dans les vappes, incapable de cerner réellement l'enthousiasme de la gosse qui se jette dans ses bras. ses bras se referment sur ces courbes qu'il avait déjà enlacées un tas de fois. ces courbes qui malgré le temps lui étaient toujours aussi familières. on va dire que ça va. j'pensais pas que tu débarquerais aussi vite. il avait juste complètement zappé la notion du temps. c'était plus dans ses cordes. il observait la gamine sortir ses affaires, un énorme classeur qui lui fait presque tirer la gueule, à alex. mauvais souvenirs des bancs du lycée qui refont surface. jamais il comprendra comment les gens font pour continuer leurs études. pour garder le cul cloué sur une chaise pendant une poignée d'heures à la suite. ça l'aurait fait vriller, lui. ça l'aurait rendu malade. complètement dingue. rassures moi que t'es pas venue me bassiner avec tes cours de droit ? ça aurait pu lui filer la gerbe. les cours, c'était comme un mauvais mal de mer. les cours, c'était comme l'iceberg et lui, comme le titanic. mais peut-être que ce soir ce serait jazz qui jouerait le rôle de l'iceberg. parce qu'en deux-deux, elle pourrait tout renverser. non pas qu'je sache, mais on devrait quand même éviter de faire trop de bruit. les voisins sont du genre relous. qu'il lâchait dans un rire franc avant d'hausser les épaules. ses mains se joignaient sur le classeur avant qu'il se marre comme un vulgaire gosse. avant qu'il ne repose son regard sur jazz. c'est pas sérieux, vous étudiez vraiment ça ? tu t'fous de ma gueule, hein ? il savait que le nom des costigan faisait du bruit en ville. au royaume-uni. mais jamais il aurait pu penser que ça terminerait dans des manuels scolaires. dans des cours. il prenait ça sur le ton de l'ironie. fronçant les sourcils en comprenant que non, c'était pas des conneries. et que la gamine, elle était pas venue juste pour ses cours. billet de vingt livres qu'il récupérait avant de le glisser dans sa poche. avant de lui filer son pactole. sa dose habituelle. toujours la même quantité. toujours autant de rêves à partager. on se focalisera là-dessus après. faut que tu bosses, d'abord. comme s'il était le type idéal pour lui filer des leçons. comme si dans le fond, il crevait pas d'envie de consommer et de se consumer avec elle.
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MessageSujet: Re: Hurry up, we're dreaming. (alezz)   Hurry up, we're dreaming. (alezz) EmptyMer 28 Nov 2018 - 22:39

Ce côté-là du West Side, il est toujours un peu gris, toujours un peu grisant. Les murs de brique sont toujours les mêmes, l'intérieur de l'appartement du Costigan n'a pas vraiment changé au fil des années. Pourtant, ça n'a rien de banal, ni d'ennuyeux. Faut y voir la gaieté sous les pavés, ça fleurit dans les cœurs meurtris. Et le prix du plus beau jardin fleuri du quartier revenait à Alexei.
Ses fissures bariolées de chanvre, un drame social à lui tout seul. Incompris par les uns, adulé par les autres, Jazz faisait semblant de s'étonner encore. Pour profiter de sa magie, des bribes d'insouciances qu'elle dérobait ça et là, sans qu'il ne s'en aperçoive.

Quand elle entre chez lui, elle ne retombe pas en enfance, non, elle tombe dans un bouquet d'odeurs qui la ramènent à plusieurs endroits à la fois, à plusieurs moments apaisants disséminés sur ses sept dernières années. Tombe dans ses bras, aussi, quand il vient dans la pièce. Tombe sur son canapé en une poignée de secondes. Elle fronce les sourcils sur son commentaire, sur le temps qui s'est écoulé vite, trop vite peut-être. Elle inspecte son visage à la recherche de traces d'oreiller, de traces d'opiacées. Ce n'est pas à elle de faire le moindre commentaire, de toute façon, vu que dans l'histoire, c'est elle qui s'invitait.
Elle se détache de son visage pour fouiller dans son sac. Le classeur qu'elle cherchait était déjà plutôt rempli, si l'on comparait son épaisseur avec le calendrier. On était qu'en novembre, et elle avait déjà du mal à le refermer. Presque. C'était pas du droit, pas techniquement, mais tout finissait toujours par se ramener à la légalité, la législation, les peines et les procédures.
Ce dossier-là aurait pourtant de quoi l'intéresser, de quoi le tenir en haleine quelques minutes. Sur ce, elle enchaîne, en se demandant si des oreilles indiscrètes ne traîneraient pas dans les trous de l'appart. Cela lui semble bien incongru, mais après les histoires abracadabrantes de sa meilleure amie, c'était franchement très plausible.
Faire trop de bruit ? Oops, qu'elle rigole en chœur avec lui, avant de lâcher un billet par-dessus le classeur. Leurs soirées n'étaient pas connues pour se terminer en silence. Plutôt l'inverse – les voisins étaient partis pour une bonne soirée d'insomnie. Pourtant le sujet virevolte rapidement sur le sérieux de l'affaire en cours. Enfin, l'affaire classée, étudiée en cours. C'était sérieux. Même si, comme lui, sa première réaction avait été d'éclater de rire, à croire que c'était irréel. A croire qu'ils n'avaient jamais rien pris sérieusement.
J'ai eu la même réaction que toi, j'ai failli me faire virer de cours. Mais je suis passée en deuxième année, et visiblement, ils nous font travailler sur des cas plus « concrets » que l'année dernière. Elle avait souligné les guillemets de ses doigts. Parce que c'était violemment plus concret. A se fracasser contre le bitume.

A y perdre la raison. Pas maintenant, alors elle lui assène un regard noir, ses doigts autour de la résine, son nez collé dessus comme si elle pouvait y discerner les fragrances. Rien de tout cela. Elle range son miracle dans une poche de son sac, croise les bras pour s'empêcher de replonger. Il avait raison, son prof en carton. Elle était principalement venue pour ses lumières, pas pour s'y tuer à la manière des papillons de nuit. Alors vas-y, je t'écoute. Tu peux pas être moins informé que mon prof. Même si elle lui laissait ses notes pour qu'il puisse lire, comprendre ce qu'elle devait préparer. Le dossier en question était bouclé depuis longtemps, ils devaient simplement se mettre à la place des criminologues qui avaient travaillé sur le cas et reproduire les schémas des procédures en vigueur. Faut qu'on sélectionne un échantillon des pièces saisies pour les étudier. Dommage qu'elle ne pouvait pas étudier un Costigan, là, elle aurait eu le meilleur score sans rien faire. Même si c'est stupide. Normalement on devrait tout étudier.

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