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MessageSujet: home. (lysalia)   home. (lysalia) EmptyLun 26 Nov 2018 - 20:54



I wanna go home
I wanna go home
I'm following the lead of the setting sun
And I'm going back where I came from
[/i]

home @aron wright

@lysandra hart

Au courant de ta vie, tu avais vécue quelques épreuves. La plupart d'entres elles avaient forgées la personne que tu es aujourd'hui. Certaines de ces épreuves ont laissées des séquelles sur leurs passages, sans aucune retenue possible. Des séquelles apparentes et d'autres qu'on ne perçoit aucunement à l'oeil nu, mais qui sont les plus douloureuses. Parmi les épreuves que la vie avait mise sur ta route, la disparition de ta soeur cadette fut pour toi, un véritable calvaire. Des moments d'angoisses et d'impuissance. Tu n'es pas une femme qui croit à une divinité supérieure, tu ne fréquentes pas les églises ou ces endroits religieux, toutefois sans trop savoir pourquoi; durant cette période de ta vie, tu t'es mise à prier. Tu implorais peut importe ce que c'est, qu'il puisse te ramener ta soeur. Tu tentais de demeurer forte pour ta famille, tu tentais d'être un pilier rassurant pour chacun d'eux passant par tes parents; les pauvre qui était complètement perdus, anéantis. Puis, tu tentais également d'être présente pour ton beau-frère et ses enfants; les enfants de ta soeur qui ne méritait pas d'être privés de leur mère de cette façon. Qu'elle fut le choc pour toi, d'apprendre après tout ce temps que ta soeur était belle et bien vivante, bien que marquée à jamais par cette expérience traumatisante. Amnésique, c'est ce que les médecins avaient mentionnés. Ce terme lourd sonnait chez toi comme quelque chose de complètement irréel. Pourtant, elle vint à prendre tout son sens lorsque tu vis ta soeur pour la première fois. Elle semblait si confuse, apeurée aussi alors qu'elle était entourée des siens. Comme un coup de poignard en plein coeur, tu avais l'impression de ne pas la retrouver complètement, comme si tout ce qui vous liaient par le passé était venue à disparaître. Tranquillement, tu osais revenir dans sa vie sans la brusquer, tu tentais de l'apprivoiser comme un animal blessé. Malgré tout, au fil du temps, tu avais l'impression de retrouver peu à peu ta petite soeur et ça te faisait un bien fou. Évidemment, tu savais pertinemment qu'elle avait encore du travail à faire, tu savais aussi que tu allais devoir apprendre à faire le deuil de celle-ci, tu savais que cela l'avait changé et tu ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Tu savais que chaque expérience de vie venait à changer quelqu'un, tu l'avais toi-même vécue il y maintenant plusieurs années. Toutefois, ce soir tu laissais tes doutes et des appréhensions derrière toi, tu souhaitais juste passer un moment avec elle; comme autrefois.

Tu voulais que vous vous racontiez des trucs en buvant un peu de vino. Tu voulais la voir sourire et l'entendre rire; tu voulais l'aider à recoller les puzzles de sa vie, si elle te le demandait, tu voulais juste être là pour elle. T'avais un peu préparer le truc, tu la recevais chez toi. T'avais fait des courses pour acheter des choses à manger et évidemment tu n'avais pas oublier le vin. On vint frapper à ta porte et cela t'arrachas un doux sourire, puis tu allais lui ouvrir. Lorsque tu ouvris la porte, ton regard croisa le sien et tu te sentis déjà bien. « Hey, allez reste pas là, entre.» Tu te décalais pour la laisser entrer dans ton appartement prenant soin de refermer derrière elle et verrouiller au passage. « Je suis contente de te voir.» Que tu avouais simplement, tes lèvres se pincèrent légèrement. Malgré que tu sois en terrain connue avec elle, tu ressentais toujours une certaine fébrilité, ne souhaitant aucunement faire quoi que ce soit qui pourrait être trop. Pourtant, tu restais toi-même, de toute façon tu l'avais toujours été en sa présence et ça n'était pas près de changer. Tu t'avançais vers elle pour la serrer doucement dans tes bras. Contact dont égoïstement tu avais besoin, ton palpitant qui se gonfla légèrement, émotion que tu ravalais alors que tu t'éloignais d'elle pour l'observer un peu. Puis, tu l'invitais à passer au salon. « Tu veux boire quelque chose?» Tu l'interroges du regard, toujours avec cet air doux sur le visage.
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MessageSujet: Re: home. (lysalia)   home. (lysalia) EmptyJeu 27 Déc 2018 - 4:40

(x) On pouvait presque croire que la vie s’acharnait sur les filles Hart, quand on s’attardait sur les différentes épreuves qu’elles avaient été amenées à traverser au cours de leur (courte) vie. Certaines plus pénibles que d’autres. Des évènements qui avaient su marqués corps et esprit, laissant des traces indélébiles chez elles. Des cicatrices que les années ne permettraient pas d’effacer. Comme des preuves tangibles qu’elles avaient survécus au pire. À la chaleur des flammes qui léchait sa peau à elle. À la froideur des regards de ces hommes qui souillait la sienne. Deux vies, deux femmes, deux univers. Mais un seul et unique nom. Hart. Ophelia et Lysandra, les deux faces d’une même pièce. L’indispensable attachement que se portait deux sœurs, deux âmes en complétion. Héritage d’un couple qui n’avait pas su s’aimer, mais où l’amitié avait su fleurir avec les années. Une enfance en toute complicité, une adolescence pour les diviser sans jamais toutefois les séparer. Des gamines qui grandissaient trop rapidement. Puis des adultes qui se sont parfois égarés, pour mieux se retrouver. Une phrase qui prend tout son sens dans ces trois années de perdition. Trois années durant lesquelles la guerre parvint presque à leur arracher ce lien si précieux cultivé au fil des années. Des cordes qui se sont abimées, effilochées. Des morceaux qu’il faudra recoller, réparer. Une affection toujours présente. Toujours vivante.
Indestructible.
Un coup de fil, une invitation. Une soirée en tête à tête, entre les ainées de cette fratrie recomposée. Un désir immuable de reconnecter, de se retrouver ensemble. Un besoin viscéral de n’être que la sœur de, pour un soir. D’oublier l’inoubliable le temps de quelques heures. De rire à gorge déployée, le cœur allégé de tout ce qui savait l’accaparée. Trois coups frappés à la porte pour annoncer son arrivée, et une sœur au sourire sincère pour l’accueillir de l’autre côté. Ophelia et sa présence réconfortante. Un havre de paix parmi cette mer agitée. – Moi aussi. Je suis contente d’être là. – Des mots qui se perdent dans le creux de ses bras, en une étreinte chaleureuse. Lysa, elle ne flanche pas sous le contact. Elle ne tressaille pas. Ce sont des gestes trop familiers pour les craindre. Pour les appréhender. Des mains qui s’accrochent un peu plus longtemps à la silhouette de sa parente. Pour faire le plein de cette énergie vitale que seule cette dernière possède.  Quelques regards échangés et un duo qui s’installe au salon pour profiter pleinement du moment dans le plus grand des conforts. – Je prendrais la même chose que toi. – Sans doute un breuvage plus rehaussée qu’un simple verre d’eau, à l’image de ses deux bouteilles de vin qui trônait sur l’ilot de la salle à manger. Des bouteilles dont le contenu aurait sans doute disparu d'ici la fin de cette soirée.

( Pardon pour cette réponse affreuse. home. (lysalia) 1679898192 )


Dernière édition par Lysandra Hart le Lun 7 Jan 2019 - 1:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: home. (lysalia)   home. (lysalia) EmptyJeu 27 Déc 2018 - 20:37

Tu avais l'envie et surtout le besoin de te retrouver auprès d'elle, le temps d'une soirée. Malgré que tu sois l'aînée de la fratrie Hart, elle avait toujours eu cet effet de jouer « la grande sœur» présente, celle qui te ramène un peu sur terre quand tu as l'impression que ta vie devient un véritable chaos. Tu as toujours eu cette tendance à t'enliser dans des situations compliquées, le fait d'agir de façon impulsive doit en être pour beaucoup d'ailleurs. Elle avait toujours eu les bons mots, ces sages paroles venaient qu'à faire son chemin dans ton esprit, malgré le fait que tu l'appréciais pas toujours; mais, tu finissais par t'avouer qu'elle avait raison d'avoir prononcée de tels propos. Venant à la serrer contre toi, tu pouvais sentir qu'elle s'y accrochait et elle te donnait l'effet de te redonner une dose d'énergie supplémentaire, une force que seule; elle, elle possédait. Un doux sourire se glisse sur ton visage alors que tu entends sa voix douce qui meurt dans cette étreinte pleine d'amour et de chaleur. Voilà que tu l'amènes au salon pour qu'elle puisse s'installer confortablement. La légère angoisse des premiers instants se dissipe de manière instantané, comme si rien n'avait changé. Tu lui proposes quelque chose à boire et sourit en entendant sa réponse. « Va pour un verre de vin rouge alors.»

Un ou plusieurs verres, mais ça tu ne le mentionnais pas, ne faisant que te rendre simplement à la salle à manger pour vous servir deux coupes de vin. Sans gêne, tu ramenais même la bouteille nouvelle entamé au cas où vous auriez l'envie ou le besoin de vous resservir. Tu lui tendis l'une des coupes pour finalement déposer la bouteille sur la table basse et enfin prendre place sur le canapé, te mettant à ton aise, c'est-à-dire les jambes légèrement remonté vers toi alors que tu étais pieds-nus. Doucement, tu vins à faire un toast avec celle-ci, ta complice de toujours. Puis, tu portais le liquide à tes lèvres pour en boire une fine gorgée. Le silence planait, mais tu ne le fis pas durer trop longtemps, curieuse de savoir comment elle allait. « Alors, comment ça va?» Tu tentais d'être le plus possible présente pour elle et les enfants si elle en ressentait le besoin, mais tu ne souhaitais pas non plus envahir cette bulle, qu'elle tentait probablement de repartir avec son noyau. Comme toutes sœurs qui se respectent, tu te faisais un sang d'encre pour ta petite sœur de deux ans ta cadette, tu espérais que tout se passe pour le mieux pour elle et que le meilleur soit présent. Tu souhaites qu'une chose c'est que ta petite sœur soit heureuse et en santé, le reste c'est tellement pas important. Ça, tu l'as appris assez tôt à travers vos tempêtes mutuelles que la vie ne pouvait tenir qu'à un fil et qu'il fallait profiter de chaque instant, vivre à fond le moment présent; créer des moments aussi, voire même créer notre chance et c'est ce que tu tentais de faire dans chaque sphère de ta vie.  Évidemment, tu appréhendais à ce qu'elle te retourne la question; il faut dire que ta petite vie tranquille de trentenaire workolic avait été bouleversé il y a de cela quelque temps par le retour de ton amante, amante qui était partie de ton lit, mais surtout de ta vie pour réapparaître en ville; non pas seule, mais avec un jeune enfant. Cette rencontre hasardeuse avait eu comme effet de littéralement de bouleversé, malgré ce que tu avais pu démontrer; tu n'avais pas laissé rien transparaître, mais de la revoir t'avais profondément chamboulée. Il faut dire que tu parlais rarement de ta vie sentimentale, celle-ci était littéralement un échec monumental et tu n'étais pas le modèle que ta sœur pouvait refléter; être avec son véritable amour, mariée et mère de deux magnifiques enfants. Toi, tu étais une célibataire endurcie qui avait le cœur écorché, ayant été à la rencontre de nombreux corps et de draps froids l'espace d'une nuit. Tu vivais bien dans ce mode de vie, mais tranquillement l'envie de te poser et bâtir quelque chose semblait être omniprésent, en même temps tu voyais ton entourage; tes copines se ranger, bâtir sur du long terme et ça te donnait également envie. Il te suffisait juste de t'abandonner et d'offrir véritablement ton cœur, mais ça ce n'était pas une chose de gagné.
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MessageSujet: Re: home. (lysalia)   home. (lysalia) EmptyLun 7 Jan 2019 - 1:36

Des rôles qui s’inversaient, parfois. La cadette qui revêtait la chemise de l’ainée, et qui, de ses bons conseils tendaient de la guider sur la bonne voie. Une route qu’elle ne considérait pas toujours, qu’elle feignait même parfois de voir. Obstination qui faisait sourire la moins âgée des deux. Sagesse qui lui était venu précocement, au fil des entrainements. Un rythme de vie soutenu par une certaine discipline, imposée pour mieux régner sur la plus haute marche du podium. Des sacrifices pour un rêve involontairement bafoué. Un échec balayé du revers de la main quand il s’était pointé sur son chemin. Rien n’arrive pour rien.  Des souvenirs pourtant coincés dans un coffre fermé à double-tour.  Des chapitres entiers de sa vie abandonnées en ces comptées désertiques où elle avait été bafouée. Une histoire à reconstruire, à rétablir. Elle était chanceuse de pouvoir compter sur les siens pour l’encadrer dans ce processus éreintant. Sa sœur, sa famille, toujours à ses côtés. Graham aussi, tentait d’y mettre du sien. Avoir espoir d’un jour pouvoir la récupérer. La retrouver. Cette épouse, cette femme qu’il avait tant aimée.
Une bouteille - ou deux - de rouge pour cimenter ces liens fraternels qui tissent leurs toiles entre ces deux univers disparates. Le vin comme une offrande pour racheter cette distance qui s’est imposé d’elle-même. Par un vil détour du destin. Un obstacle de plus à surmonter. L’ultime test pour cette relation qui a traversé vents et marées, mais que les vagues n’ont jamais su abimer. Ophelia, elle porte sa coupe de vin à sa hauteur, et dans un tintement léger de verres qui s’entrechoquent, elles trinquent à leur complicité, à ce moment où elles parvenaient enfin à reconnecter. Le liquide vermeil qui chatouille ses lèvres avant de s’écouler le long de sa gorge. Une première goutée pour déguster. Une seconde, pour éviter. Une question à laquelle tu ne sais plus répondre. Une interrogation trop commune qu’on dégaine à tout vent, sans réel intérêt, la plupart du temps. Mais de la bouche de son ainée, ça lui semble différent. Une politesse pour tenter de creuser plus loin que la surface. Pour percer cette carapace derrière laquelle il est si facile de se réfugier. – Je vais bien, Ophelia. – C’est ce que l’autre veut entendre. Et ce qu’elle voudrait tant croire, Lysandra. Un mensonge éhonté que même son plus beau sourire ne parvient pas à dissimuler. Surtout lorsqu’il s’effondre sous le poids de cette mascarade qu’elle a trop usé. Ses ongles cognent contre le verre entre ses mains, geste nerveux, anxieux. Un cliquetis semblable à celui de l’horloge qui orne le mur, à ces secondes et ces minutes qui s’écoulent, qui lui glissent entre les mains. – Même si je suis fatiguée de toute cette situation. De la déception que je lis constamment sur vos visages.  Ça fait près d’un an que je suis rentrée, et il y a toujours ce sentiment d’échec qui m’habite… Comme si le simple fait d’être toujours en vie ne suffisait pas. Comme si je ne restais qu'une version incomplète de moi. – Son regard, il fuit celui de sa parente. Il s’attarde le breuvage qu’elle fait tanguer contre les parois de sa coupe. Il décortique les infimes parcelles de la moquette posée à leurs pieds. Honteuse d’être ce qu’elle est devenue. De n’être plus que le fantôme de ce qu’elle avait été. Une tâche dans l’arbre génétique, une contrariété de plus dans leurs vies suffisamment occupées. L’envie de disparaitre de leur vie, pour de bon cette fois. Pour ne plus voir ce désarroi dans leurs regards atterrés par l’absence d’évolution de son état de santé. Sa mémoire, joyau précieux, dont la valeur n’avait point d’égale. Une personnalité effacée au prix de souvenirs qu’ils avaient tant choyés. Elle, également.
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