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Maybelle Winters

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MessageSujet: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyMer 24 Oct 2018 - 22:15

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Le bruit de l’interphone me réveille en sursaut. Mes lombaires apprécient moyennement ce réveil impromptu. Je grogne de cette interruption de mon sommeil. Ma main droite cherche frénétiquement mon téléphone. Quelle heure est-il ? A l’absence de lumière dans la pièce, j’en déduis que le matin est encore loin. Décidant d’ignorer la brutale agression de ma calme nuit, je me retourne et cache mon visage dans mon oreiller. Un mec bourré, probablement. Ou un voisin qui aurait oublié ses clefs. Pas que l’interphone soit vraiment utile. Le portail de l’immeuble n’a pas été réparé depuis des lustres et on y rentre comme dans un moulin. La pensée m’éveille un peu plus. Ais-je bien fermé les verrous ? Le quartier est relativement sûr, mais je ne dors pas tranquille sans avoir consciencieusement fermé la porte. Je me refais le film dans la tête. Traiteur, passage par l’épicerie… Je me revois monter dans l’escalier, ouvrir la porte. Je referme les yeux apaisée. Nouveau sursaut. Cette fois c’est la sonnette de mon appartement. A tâtons, je cherche mon téléphone. Il est tard, mais je n’arrive pas à me décider sur l’heure qu’il peut être. Deuxième sonnerie, j’abandonne la recherche de mon téléphone. Rassemblant mon courage, je m’extrais de mon lit, abandonnant ma couette à regret. Mes yeux s’habituent au noir pendant que ma main longe le mur. A deux pas devant, l’interrupteur. La lumière blanche m’agresse les yeux. Je peste contre la personne qui me chasse de la nuit paisible que j’avais prévue. Un bref coup d’œil au micro-onde me renseigne sur l’heure. Minuit et demi. En pleine semaine. Les gens ne travaillaient-ils jamais ? La porte, enfin. Incroyable comme sept pas semblent une éternité dans une mauvaise phase d’éveil. Je colle mon œil au judas pour identifier le malotru qui perturbe mon sommeil. Surprise.

Mes mains fébriles cherchent les clefs. Deux tours, le verrou du haut et j’ouvre la porte. «  Jacob ! » Mon esprit passe en mode on. Depuis combien de temps ne l’ai-je pas vu ? Au moins une bonne semaine. Mon dernier texto est resté sans réponse. Comme souvent. Je ne m’en formalise pas. Disons plutôt que je ne m’en formalise plus. J’ai eu du mal à m’y faire, au début. Finalement, on s’y fait. Mais il est là. Maintenant. D’un seul coup, mes neurones font connexion. Un tee-shirt qu’il a oublié chez moi la dernière fois me fait office de pyjama. Et dans l’encadrement de ma porte d’entrée, dans son teeshirt gris qui masque vaguement le haut de mes cuisses, pas maquillée, surement mal coiffée et avec ma bouille endormie, je me sens un peu idiote. Mes joues virent au moins au rose devant ses yeux amusés. Bien sûr. Il débarque toujours à l’improviste. « Mais qu’est-ce que… qu’est-ce que tu fais là ? » Je contente de le voir. Qu’il ne se méprenne pas. Toutefois, je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il débarque chez moi, en plein milieu de la semaine, en pleine nuit. Sans avertissement préliminaire. Je me sens idiote. Je tire nerveusement sur son tee-shirt en cherchant comment me sortir de cette situation. Comme souvent, je ne sais pas comment réagir devant lui. Il est là. Puis il n’est plus là. Il réapparait, parfois. Comme ce soir. « Je… euh… rentres, je t’en prie. » Et bien voyons. Ma respiration s’emballe un peu alors que je me pousse pour le laisser rentrer. Mes vêtements de la journée traînent au milieu du couloir, les restes de mon dîner sur la table basse. Je m’en veux. Si j’avais su… Mon appartement n’est pas en état de recevoir. Parfois je le déteste de ne jamais prévenir. Mais la plupart du temps, j’ai surtout envie de me réfugier dans ses bras. Je prends sur moi. Nous n’en sommes pas là.

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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyJeu 25 Oct 2018 - 22:40

maybelle & jacob
{en échange de tout ça je t’offre ce dont je dispose
mon corps mon âme prends tout tout de suite
et qu’on se noie dans les nuits fauves }

Appuyer sur l'interphone, c'est ce qui fini de le réveiller. Jake, il sait même plus vraiment comment il a atterri ici. C'est flou, et pourtant ça lui parait naturel. Il se souvient d'être sorti de l'avion après les derniers contrôles, d'avoir discuté deux minutes avec quelques hôtesses en quête d'un bar sympathique où finir la soirée, avant de s'excuser poliment. Les heures de vol qui l'avaient emmené de Cap Town à Londres avaient atténué toute envie de sortir ; et les longs kilomètres qui allaient le ramener chez lui finissaient de le raisonner. Il doit rentrer. Un examen médical de routine, de ceux qu'il n'arrête pas de repousser, l'appelle le lendemain. Et puis, il a envie de rentrer. À quel moment exactement a t-il donné son adresse au chauffeur plutôt que la sienne ? Très bonne question. Jacob n'en a pas le moindre souvenir. Pourtant, c'est dans un demi sommeil qu'il reconnait sa rue au travers de la fenêtre de la berline. Ce n'est pas la meilleure des idées, il le sait, et pourtant. Il ne peut pas s'empêcher de descendre et de se planter là, le doigt sur l'interphone. Même de son côté, ça fait un bruit désagréable. Il s'en veut de la réveiller. Le blond ne connait pas l'heure, mais rien qu'en jetant un œil de part et d'autre de la rue, il arrive à en déduire que celle-ci est indécente. Et puis... et puis elle n'est peut-être pas là. Peut-être pas seule. Ça le glace rien que de penser qu'un autre peut être à ses côtés. Il se souvient alors que le portail n'est jamais vraiment verrouillé et il pousse la porte sans attendre qu'elle réponde. Oui, la possibilité qu'il la trouve dans les bras d'un autre est angoissante. Seulement il doit savoir. Il doit la voir. Et si ça met à terme à... ça, alors... tant pis.

C'est après avoir sonné qu'il se dit que frapper aurait peut-être été plus délicat. Excusez ses manières, il a le jetlag dans le sang. La perspective même que cette porte s'ouvre sur son visage l’apaise finalement. Il est accro, Jake, même s'il refuse de l'admettre. Il ne lui en voudrait même pas d'être avec un autre ; il serait compréhensible que le monde la réclame. Elle ne lui doit rien, après tout. Ne lui a rien promis, lui qui part sans même dire au revoir pour ne réapparaitre qu'aux grés des vents. C'est égoïste de sa part d'attendre quoi que ce soit de cette jeune femme. Un peu de son temps, c'est tout ce qu'il a le droit de lui demander ; et encore. Elle pourrait dire non qu'il comprendrait. Lui claquer la porte au nez, aussi. Elle ouvre. Il sourit. Elle est belle, May. Aussi belle que dans ses souvenirs. 'Bonsoir.' sa voix est éreintée, un brin suave, parce qu'il a besoin de l'impressionner s'il veut qu'elle lui laisse encore une chance. Après tout, il ne met pas toutes les billes de son côté. 'Désolé, il est certainement tard... j'avais juste envie de te voir.' c'est simple, et vrai. Jacob ne lui a toujours donné que la vérité. Il ne parle pas souvent, pas des choses importantes, très peu de son passé, mais ce qu'elle sait de lui est indéniablement vrai. Il n'a pas l'intention de changer le cap ce soir. Elle l'invite à entrer et, pendant quelques secondes, ses yeux la détaillent. Son visage d'abord, avec quelques traces encore de la quiétude de cette nuit. Sa tenue, ensuite, qui lui arrache un rictus. Elle parait frêle dans ce grand tshirt, trop large au niveau des épaules, trop long pour son petit buste, et pourtant. C'est comme s'il avait toujours été fait pour être porté par cette femme. Il se retient de lui en faire la remarque, se contente de tirer sa maigre valise derrière lui en rentrant, s'arrêtant à son niveau pour déposer délicatement ses lèvres à la commissure des siennes. A t-il encore le droit de l'embrasser ? Si il en meurt d'envie, celle-ci n'est peut-être pas réciproque, alors il se contente de ça. Contraintes, compromis, questions, trop de questions, pas assez de réponses, ses yeux qui le trouvent, sa bataille intérieur qui s'arrête. Elle ferme la porte. Plus rien n'existe. 'Je reviens juste...' se justifie t-il en désignant sa valise ; non, il n'a pas l'intention de s'installer. 'Le mariage avance bien ?' comme si de rien n'était, comme s'il n'avait jamais disparu, Jake reprend la conversation. Les photos et documents sur sa table basse sont, il le suppose, ceux destinés à ce mariage dont elle lui avait parlé il y a quelques semaines. Parce que s'il ne parle pas beaucoup de lui, du fond de lui, il écoute. Jacob, il voudrait tout savoir d'elle, de ses envies, de ses rêves. Il aime l'écouter parler parce qu'elle le transporte de sa passion. Ça l'envole d'une manière différente. Ça lui fait du bien.

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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyVen 26 Oct 2018 - 10:53

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Il est là. Jacob est revenu. Mon esprit se focalise sur l’information que mes yeux peinent à assimiler. Pourtant il se tient devant moi, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde que de débarquer chez moi, un soir de semaine à plus de minuit. D’où revient-il ? Du bout du monde j’imagine. Mais il est là. C’est une perspective agréable. J’en oublie l’heure dont il s’excuse. Il voulait me voir. Me voir moi. J’en oublierais presque qu’il ne donne jamais de nouvelles. Que parfois mon esprit se torture à l’idée qu’il y ait une autre fille ailleurs. D’autres filles, partout dans le monde. Il vient de rentrer et c’est à ma porte qu’il est venu frapper. L’idée m’est plus qu’agréable. Alors qu’il entre, ses lèvres frôlent les miennes. Mon souffle se coupe, mon cœur s’emballe. Il cause chez moi des réactions bien plus marquées que je ne le voudrais. Mais il est comme ça Jake. Il part puis revient, et à chaque fois recommence les questions. Lui sauter au cou ou garder une attitude détachée ? Admettre que son absence m’a marqué ? Il me fait tourner dans le vide, sans jamais me donner plus de raisons que de contraires. Je referme la porte derrière lui, nous isolant du reste du monde. Il n’est pas comme les autres. Il a ces paroles, toujours différentes. Pas qu’il ne parle beaucoup. C’est un homme discret, presque pudique parfois. Il me transforme moi, la timide notoire, en un moulin à paroles. J’aimerai tout lui raconter. Mes goûts, mes couleurs, mes incertitudes et mes doutes comme mes grandes joies. C’est presque étrange comme lorsqu’il est là, je ne doute de rien. Mais dès lors qu’il s’en va, tout devient flou, comme si sa présence me mettait dans un autre état. Je n’avais jamais rien connu de tel. Ces instants d’éternités comme si rien d’autre ne comptait suivi de longs moments d’absences, sans explication. Jacob n’était pas comme les autres. Peut-être était-il pire que chacun de ceux qui s’étaient tirés. Parce que lui revenait toujours.

La conversation reprend là où il l’avait laissé. Le lieu à changer, il est plus tard, mais c’est comme si nous l’avions laissé il y a dix minutes ou la veille. Il revient du bout du monde et je lui ouvre grand ma porte, mes bras, mon cœur. Comme n’importe quelle idiote dans le monde doit le faire quand il revient. Mais je me laisserai tracasser plus tard. Je débarrasse rapidement ce qui traîne sur le canapé pour lui faire un peu de plus. Le studio que j’occupe n’est pas grand et le bazar ambiant qui y règne n’aide pas à donner une impression de place. Mes murs sont recouverts d’inspirations, de schémas et autres plans d’actions pour les prochains mariages sur lesquels je travaille. Ma mère a coutume de dire que je vis dans mon atelier de travail. Elle n’a sûrement pas tort. Et lui s’intéresse toujours à ce que je fais. « Oui, ça avance. J’ai trois semaines pour faire en sorte que tout soit parfait… Mais on commence à s’en approcher. » J’aime beaucoup ce projet. Budget confortable, envies raisonnables mais totalement nouvelle. Le couple est agréable, même si la future mariée a des allures de bridezilla à mesure que le mariage approche. Elle veut un mariage de princesse des glaces. C’est mon travail de lui offrir. « Le projet est totalement délirant ceci dit. Je t’ai dit qu’ils faisaient transformer la salle en palais des glaces. Littéralement ? » Après avoir fait un peu de place, je m’installe en tailleur sur le canapé, lui faisant signe d’approcher. L’interruption de ma nuit a totalement disparu, comme si ma journée recommençait. Je ne sais jamais combien d’heures j’ai avec lui. Chacune de celles qu’il m’accordera seront précieuses. Très précieuses. « D’où est-ce que tu reviens ? Raconte-moi tout. » Machinalement, ma main attrape la sienne. Sa peau attire la mienne comme un aimant. Et finalement, c’est la seule chose qui fait sens.


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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyMer 31 Oct 2018 - 19:06

Elle pourrait lui parler de tout et de n'importe quoi. Sa voix, ses yeux, tout en elle l’apaise. C'est difficile pour lui de trouver le calme, même quand il montre un autre visage au monde. Et dernièrement, Maybelle, c'est sa sanité. Seulement jamais il n'ira lui dire la chose - il ose à peine y penser lui-même. Trop de pression sur ses maigres épaules, il ne peut pas lui faire ça. Il se dit souvent qu'il serait peut-être plus simple de s'éloigner, de s'en aller, parce qu'elle mérite certainement mieux qu'un mec un peu bancal comme lui. Mais le pilote est égoïste ; il a besoin de son shoot. Il a besoin du son de sa voix, de ses récits en tous sens, de sa peau douce sous ses mains rugueuses, de son regard sans malice, de son parfum enivrant, de ses lèvres dessinées, de... 'Ce sera parfait, y a pas de raison.' de sa simplicité. May, elle est à des années lumières de ce qu'il a connu auparavant. Elle ne connait pas sa vie, ne connait pas ses vices, ses erreurs, ses fêlures. Elle ne voit que l'instant présent, ne juge que ce qu'elle connait, et c'est terriblement bon de ne pas avoir à se justifier. Un jour pourtant, il sait que les choses seront révélées. Que son regard, probablement, changera. C'est en partie pour ça qu'il repousse l'échéance, ne laisse échapper que des bribes. Il n'est pas encore prêt à la perdre, vous comprenez ? Laissez-lui encore un peu de temps. 'Ambitieux. Et terriblement kitsch, mais pourquoi pas !' oui, il a un avis sur la question. Ça ne lui demande pas trop de travail, il peut donc imaginer la chose sans trop de mal. Mais elle semble prendre plaisir à travailler sur ce projet, alors il sourit. Après tout, elle n'a pas à adhérer aux délires de ses clients ; simplement à obtempérer. C'est un challenge, et l'anglais l'admire pour ça. Elle ne lui parait pas prête à dire non, quitte à déplacer des montages pour les plus exigeants. Ce qui se dessine d'elle, décidément, lui plait de plus en plus.

Elle s'installe et Jacob la suit. C'est à son rythme que doivent se faire les choses ; après tout, il doit se faire pardonner son mutisme. Ce n'est pas par manque d'intérêt, seulement il n'est pas très doué, pour donner des nouvelles. May ne le lui reproche pas pour autant. Elle pourrait. N'en dit rien. À la place, elle lui fait de nouveau cadeau de sa présence, et efface le moindre doute concernant la reprise de ce semblant d'histoire en se saisissant de sa main. Il les fixe, là, nouées, alors qu'elle lui demande de lui conter son voyage. Lui, l'aventurier des airs. 'Cap Town... j'ai pas mal volé dernièrement, j'ai pu me poser entre deux trajets cette fois-ci.' lorsqu'il retrouve son regard, il y voit une invitation au voyage. 'J'ai pu profiter de la ville, revoir de vieux amis. M'éloigner un peu, prendre du recul, souffler.' arrêter de penser à ce fantôme de retour dans sa vie, à celle qu'il a mise de côté, à ces bouts d'amitiés qu'il tente de recoller. C'est flou, autant pour la blonde que pour lui, il n'en doute pas, mais c'est compliqué de mettre des mots sur ces pensées qui s'entrecroisent, se heurtent, le blessent. Il avait besoin d'air, l'a pris. Voilà tout. Jake fini par lui sourire pour conclure son récit, avance sa main pour effleurer son visage, replacer une mèche de cheveux derrière son oreille. 'Il est tard. Je peux rentrer, si tu veux.' pas qu'il en ait la moindre envie, mais il refuse de s'imposer. Son regard ne la quitte plus. Il détaille son visage, chaque millimètre de sa peau, les rares grains de beauté qu'il semble redécouvrir. Il se trouve chanceux. Se demande pour encore combien de temps.

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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyMar 27 Nov 2018 - 10:26

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Dans ses yeux se dessinent les paysages de Cap Town. Je devine le bleu de la mer, les téléphériques dans leur lente ascension vers les sommets, l’animation sur le port, les bateaux de touristes vers Robben Island. Il est si proche. Pourtant si loin. Je me demande ce qu’il a vécu là-bas. Que s’est-il passé dans sa vie pour avoir ce besoin de fuir ? Je ne poserais pas la question. Je me contente de rêver à ce qu’il me raconte. Il est loin mais je ne lâcherais pas sa main. C’est ma seule façon de le retenir à moi, juste encore un peu. Mon pouce parcourt sa paume, s’en réappropriant le moindre millimètre. Il n’est jamais totalement à moi. Je n’en exige pas tant. Je reste à profiter de chaque moment qu’il m’accorde, sans penser à son prochain départ. Jacob est comme le vent : insaisissable. Il a des ailes. Une force de la nature, un mystère. Et si dans ses yeux se reflètent mille paysages pour cacher ses secrets, je m’accorde volontiers à les ignorer. Alors il fallait apprécier, chaque instant qu’il m’offrait. Profiter de son retour, de ses précieuses heures. Du goût de sa peau, de ses yeux pétillants, de son odeur. De la chaleur de sa voix. De toutes ces choses qui me manqueraient bientôt. Juste lui. Dire que les choses me convenaient n’était pas tout à fait vrai. Mais pas tout à fait faux non plus. Je jouais l’amie, la confidente, l’amante. Tout ce qu’il avait à offrir pour ne pas perdre pieds. Je me refusais à être de celles qui veulent toujours plus. Son rythme était le mien.

Comme toujours il est avare de mots mais ses gestes parlent. Sa main effleure mon visage alors qu’il replace une mèche derrière mon oreille. Ma peau vire au rose. Il est tard, trop pour faire dans le cérémonial. Ses yeux me détaillent et je vire au rouge. Mes doigts resserrent leur prise sur sa main. Ces instants d’éternité sont ceux qui me gardent lorsqu’il n’est pas là. Les mots n’ont que peu d’importance s’il me regarde comme ça. Je réapprends chaque détail de son visage, de la façon dont sa poitrine se soulève lorsqu’il respire. Et puis sa voix me ramène brutalement sur terre. Pourquoi veut-il déjà s’en aller ? Contrariée. « Tu veux t’en aller ? » Ma voix sonne plus froide que je ne l’aurais voulu. Je ne veux pas qu’il parte. Pas déjà. Pas tout de suite. Je me fous de l’heure, du monde autour de nous, des conventions sociales. Jacob est là. Je refuse qu’il s’en aille. Mon cœur supplie pour des minutes supplémentaires, ma peau implore son contact. Comme une enfant à qui on demanderait de lâcher son doudou, parce qu’il est l’heure de partir à l’école. Il n’est l’heure pour rien d’autre que pour lui. Quel intérêt s’il n’est plus là ? Je serais presque vexée. Mais je me rends à l’évidence – il est tard, il est fatigué et il s’est bien rendu compte qu’il avait interrompu ma nuit. Il agit simplement comme un mec bien. Je ne suis pas d’humeur à être conventionnelle. Egoïste que je suis, je veux le garder. Encore quelques heures au moins. « Et si tu restais plutôt ? » La voix plus calme, plus apaisée. Presque plus confidentielle. Je veux qu’il reste. Mes yeux se perdent dans les siens. Je veux lui donner une raison de rester. Ma main lâche la sienne pour venir caresser sa pommette du bout des doigts. Céder ? Je capitule à cette tentation bien trop grande pour moi. Sans vraiment le décider, je m’approche un peu plus. Son souffle touche ma peau, mes lèvres effleurent les siennes. Il est à moi. Qu’importe que ce ne soit que pour quelques minutes.


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Dernière édition par Maybelle Winters le Mar 11 Déc 2018 - 13:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyMar 4 Déc 2018 - 22:54

Il sait très bien qu'elle est l'exception à la règle. Que celles avant lui, au delà d'un désintérêt sur le long terme, avaient eu cette curiosité maladive qui le poussait à partir. Alors Jacob, il retient son souffle. Un jour, il le sait bien, les choses finiront par sortir. Que ce soit de lui ou d'un autre, qu'elle le veuille ou non. Si d'aventures ils continuaient ce semblant d'histoire, alors oui, l'épée de Damoclès était au dessus de leurs pauvres têtes. Il s'imagine parfois vider son sac, et toujours son visage change. Les courbes rieuses de ses lèvres se crispent, le bleu de ses yeux s'embrume, ses mains le quittent. Toujours. Probablement parce qu'il a lui-même du mal à faire face. Expliquer la guerre à quelqu'un, expliquer les séquelles, expliquer ses erreurs. Maybelle, elle est à des années de ces considérations ; lui, il les a vécues. Il n'aime pas parler du passé parce qu'il a du mal à savoir quoi en penser. Il a du mal à admettre qu'il aime l'armée et tout ce qu'elle représente quand il a tant perdu à cause d'elle. Il a du mal à parler honneur, droiture, respect, alors qu'il a... C'est une bataille constante, les médailles qui pendent à son cou lui brûlent la peau. Il n'arrive pas à s'en défaire. Il les laisse le marquer. Il aura une excuse, si jamais elles s'incrustent en lui, pour les porter. Mais elle ne sait rien de tout ça May, non... elle ne sait que ce qu'elle voit. Elle prend la mouche quand le blond parle de partir mais non, il n'en a pas la moindre envie. Il essaye d'être prévenant, Jake. C'est compliqué de ne pas être un connard quand on a toutes les cartes en main pour le devenir. Seulement cette petite blonde mérite mieux de sa part ; et lui, aussi. Il mérite pour une fois d'avoir quelqu'un qui l'attend sur le tarmac. C'est pour ça qu'il secoue la tête doucement, sans quitter ses yeux. Il faut qu'elle sache. Elle a tout le contrôle de lui.
La pulpe de ses doigts se pose sur sa peau et il ferme doucement les yeux, quelques secondes seulement ; un peu de répit. Il n'a pas besoin de la voir pour savoir qu'elle s'est rapprochée de lui, son souffle s'emballe à l'idée que, bientôt, ses lèvres seront siennes. Il lui faut réprimer chaque once de son corps pour ne pas se jeter à corps perdu en elle, malgré l'envie. Maitriser ce qu'il peut encore maitriser, pour mieux s'abandonner. Lorsqu'il rouvre les yeux, c'est dans les siens qu'il se perd avant de trouver ses lèvres, avide d'un contact trop longtemps oublié. Sa main s'est saisie de sa hanche qu'il presse avec hardeur, comme pour retrouver le réalité de l'instant. Le souffle court, il danse d'elle, avec elle, quelques secondes, quelques minutes, bien loin de la chasteté des premiers instants. Avant qu'il ne se réveille, se déconnecte de lui, s'éloigne d'elle. Doucement, comme si c'était naturel bien que ça le déchire. May, c'est pas un coup comme ça, il refuse qu'elle le croit, il refuse de l'y résoudre. Alors il doit faire un effort, Jacob. Ne plus débarquer dans sa vie pour quelques coups de reins volés avant de repartir, jusqu'à la prochaine fois. Il veut pas lui promettre la lune, d'accord ? Mais juste... un peu plus que ça. Il dépose un baiser dans son cou, à la naissance de son épaule, et fini par se lever de ce canapé. Il fixe à la fenêtre un problème lointain, quasi inexistant, qui devient son obsession. Remplacer l'une par l'autre, c'est pas sain mais il est fait comme ça. Il s'approche, Jake, le regard grave, touche à ce qu'il ne devrait pas, c'est pas à lui après tout. Mais c'est à elle, alors ça a de l'importance. 'Tu devrais faire réparer cette plainte, tu pourrais te faire mal. Je peux m'en occuper, si tu veux ?' il est gauche parce qu'il ne sait pas tout à fait comment s'y prendre, dans ce genre de situation. Alors il compense, il cherche un but. Retrouve son regard, se liquéfie un peu plus. C'est dingue, il n'arrive pas à savoir pourquoi, mais cette fille là... Elle n'a pas la confiance d'une Andy, ni l'aplomb d'une Eleanor. Non, elle a le cœur de Jacob dans sa paume, et il n'en est peut-être même pas conscient. 'Je crois que je vais te le laisser. Il te va bien mieux qu'à moi.' finit-il par souffler, désignant le tshirt qu'elle porte encore sur les épaules. Elle est belle, dans son gris.

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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyMar 11 Déc 2018 - 13:48

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Ses yeux croisent les miens un court instant. J’aime ces quelques secondes d’éternité. Lui, moi, dans mon studio miteux. Ses lèvres capturent ma bouche, lui redonnant le goût d’une gourmandise trop longtemps refusée. Tout ce que je désirais, servi sur un plateau d’argent. Il attise toutes les braises en posant sa main sur ma hanche, réveillant un désir latent, mis en sommeil par son départ. Et puis plus rien. Il s’éloigne, dépose un baiser sur mon épaule en se levant. Je ne veux pas être déçue. Il ne fait aucun bruit, comme s’il allait à nouveau disparaître et ne plus donner de nouvelles. Et si je ferme un instant les yeux, Jacob sera-t-il toujours là ? Rien n’est moins sûr. Nous jouons un jeu que je n’aime pas. Comme toujours, il reste silencieux et je concentre chaque parcelle de mon corps à attendre qu’il brise le silence. Parler serait le brusquer. Je cherche le courage de me lever, de le prendre dans mes bras. Un langage pour lui dire qu’il n’a pas à partir – pas tout de suite. Parce qu’il repartira. Je ne dirais rien. Nous nous enverrons quelques textos avant qu’il ne trouve plus le temps de me répondre. Et puis il reviendra. Encore. Il revient toujours. C’est tout ce qui importe maintenant. Je sais que demain matin sera dur. Que les questions reviendront, plus vicieuses encore dans mon esprit. Que lorsqu’il repartira, je n’existerais plus pour lui. Qu’en regardant tous ces couples mignons préparer leur mariage, j’aurais un pincement au cœur de ne savoir où j’en suis. Cela durera un ou deux jours. La vie reprendra ensuite son cours. Jusqu’à la prochaine fois.

Il finit par briser le silence. A la pluie et au beau temps, il choisit la fenêtre qui a connu des jours meilleurs. Un sourire attendri s’affiche sur mon visage. Chacune de ses petites réactions me fait sourire. Je devine qu’une bataille prend place en lui. Elle n’est pas mienne à mener. Que cache-t-il derrière ses yeux malicieux pourtant si calme ? Quelle blessure lui a-t-on infligé, un jour ? Une femme, sûrement. La question ne sera pas posée. Ses secrets lui appartiennent et je n’oserais m’y aventurer. Ne pas le faire fuir. C’est égoïste mais tellement nécessaire – je ne peux me résoudre à le laisser partir. « Tu saurais faire ça ? » Bien sûr qu’il sait. La fenêtre n’est qu’un item de plus qu’il aura réparé dans mon modeste logis, après la lumière défaillante de la salle de bain et le nouveau verrou de la porte d’entrée. Sa façon d’être là, peut-être ? Je n’ai rien d’une demoiselle en détresse, mais il a besoin de cet espace que je lui accorde avec bonne grâce. Pour espérer le garder. Il reprend le fil des choses, mentionne son tee-shirt. Je sens le bout de mes joues rougir. Surprise, comme un enfant avec la main dans le paquet de cadeau. Nier serait inutile. Je joue l’honnêteté. « Je l’avais gardé en otage. Pour que tu reviennes le chercher. » A moitié. S’il l’avait oublié, je m’étais bien gardé de m’arranger pour lui rendre. Parce qu’il devait revenir. Alors qu’il semble avoir un peu baissé la garde, je me lève et m’approche doucement. Ma main sur son bras, pour le ramener un peu à moi. Il me rend timide, toute petite devant lui. « Tu restes un peu, cette fois-ci ? » Je me déteste immédiatement de la maladresse de la question. Je voulais questionner le temps qu’il passerait à Brighton. Peut-être un peu le temps qu’il passerait avec moi. Si c’était seulement ce qu’il voulait.

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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyJeu 27 Déc 2018 - 19:35

Il aurait pu. L'avait été, cet homme farouche, bordeline connard à la fuite facile. Une nuit, quelques promesses vagues, jamais sérieuses, et puis plus rien. Pas même un sourire dans la rue en cas de croisement. Non, à une époque, Jacob n'avait pas le temps pour les sentiments. Il parcourait le monde, brûlait les nuits de quelques femmes çà et là avant de s'envoler, toujours plus loin, toujours plus vite. C'était plus simple comme ça. Plus simple que de s'accrocher, plus simple que l'attente, que la déchirure des aux revoirs, que le cœur serré des retrouvailles. Combien de soldats avait-il vu, plantés à l'aéroport, persuadés qu'elles viendraient les chercher ; pour finalement réaliser qu'elles avaient tiré un trait sur ce eux ? Voilà, ç'avait été plus simple. Et puis, il avait vu quelque chose de singulier, quelque chose à envier, dans la relation de Will et d'Andy. Quelque chose de beau. C'était difficile à admettre, mais il avait été jaloux. Pas d'elle avec lui ; mais d'eux, ensemble. De ne pas avoir... et puis, la vie reprend son cours. Les jours passent, les histoires sans lendemain aussi, les espoirs qui s'étouffent dans les bras des unes, ceux qui naissent dans les bras des autres, les heures tournent et s'envolent, les histoires s'arrêtent, ses espoirs s'éloignent ; il finira seul, Jake, et c'est peut-être mieux ainsi. Et puis, un météore. Quand on arrête de chercher. Maybelle Winters. Même son nom est voluptueux. Il ne l’effleure que du bout des doigts parce qu'il a peur de tout gâcher. Il ne veut pas l'enfermer Jake, oh non. Il veut avoir raison. Il veut un petit bout d'éternité, si elle consent à lui offrir.
Alors oui, il aurait pu. Là, à cet instant, lorsque ses lèvres se jouaient des siennes, il aurait pu la posséder, ne serait-ce que quelques minutes, puis s'endormir satisfait et repartir comme il était venu, sans prévenir. Ç'aurait été simple, et à voir comment elle le regarde à cet instant, elle n'aurait peut-être rien dit. Elle ne dit jamais rien, May, alors qu'elle pourrait. C'est pas une marque de faiblesse, il sait très bien que le jour où il aura à s'expliquer, elle saura poser les bonnes questions. Il refuse tout simplement d'en arriver à ce jour. Alors il prend de la distance, tente de se montrer respectueux. Ne pas réveiller ses vieux démons. Hors de question. Il détourne l'attention, se focalise sur autre chose, n'importe quoi, même la plus futile des failles. Sa fenêtre. Voilà. Il hausse les épaules, pose une main sur l'ouverture branlante, évalue les dégâts. 'Ça ne m'a pas l'air bien compliqué. Pas comme la porte de ton immeuble ; les proprios savent qu'on rentre ici comme on veut ?!' pas que ça le regarde, mais ça la concerne alors il évoque le sujet. S'il a pu rentrer, n'importe quel taré pourrait s'amuser à la suivre, l'attendre dans un couloir... il arrête net le développement de sa pensée, en se retournant vers elle. Imaginer le pire n'est pas une bonne idée. Après tout... Elle est là. Belle, et bien là. 'Je peux m'en occuper demain, si tu veux...' encore une fois, il refuse de s'imposer. Le petit sourire aux coins de ses lèvres indique pourtant qu'il connait déjà la réponse. Si elle n'avait pas voulu de lui dans sa vie... il ne serait pas là. Quelques jours de plus ne changeraient rien à ce constat.
Ryder la scrute, devinant le velouté de sa peau sous ce bout de tissu dérisoire. C'est un frisson léger qui parcours son échine quand il la voit se lever. Damn. 'Il va falloir parler négociations, si tu veux le garder.' sur elle, chez elle, pour elle. En vérité, elle le possède déjà ; un bout de l'homme en coton. Elle pose sa main sur lui et Jake, il n'a plus envie de mettre de la distance - c'est trop dur. Il replace une mèche de ses longs cheveux derrière son oreille, dégage son visage, retrouve ses yeux, se penche un peu, effleure ses lèvres parce qu'il en a envie. Il en a toujours envie. Surtout quand elle est maladroite sans le vouloir et qu'il lit un début d'embarras. Pourtant, il ne lui en veut pas ; sa question est légitime. 'Quelques jours, une semaine tout au plus. J'ai ce... gala, à Londres, le weekend prochain. Un ancien lieutenant doit y recevoir une médaille, il m'a demandé de venir.' et puis, parce que ça lui parait être la plus évidente des choses, il continue. 'Tu viendrais avec moi ?' il est assuré dans sa demande, et pourtant léger. Un sourire, fin, toujours aux lèvres, ses yeux qui suivent sa main et les allers retours lents qui caressent le bras de la blonde. Il n'a pas envie de justifier la chose en lui faisait comprendre qu'elle boucherait un trou, parce que ce n'est pas le cas. Oui, il sait qu'il y a un monde entre les vagues apparitions qu'il peut faire chez elle et une sortie comme celle-ci. Oui, il sait que c'est beaucoup lui demander. Et pourtant... il a envie de croire qu'elle dira oui. Aussi folle cette réponse soit-elle.

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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyLun 31 Déc 2018 - 13:44

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Deux personnes peuvent-elle être destinées à être ensemble ? A être faites l’une pour l’autre ? A être des âmes sœurs ? La plupart des gens pense qu’il existe, pour tous, quelqu’un qui nous attend quelque part. Quelqu’un que nous attendons. Je n’ai jamais été sûre de croire à ces choses-là. A tout ce qui doit arriver. Je suis wedding-planner. Je vois tous les jours des gens persuadés d’être fait pour être ensemble. Qu’ils seront le grand amour de l’autre. Parfois j’ai envie d’y croire. Et puis je croise cette femme qui s’est déjà mariée deux fois et qui s’accroche désespérément à l’idée que celui-là sera l’homme de sa vie. Qui veut le plus beau des mariages, parce que cette fois, c’est la bonne. J’aurais envie d’y croire. Mais finalement, mon travail s’arrête à la fin du mariage – de l’évènement en soi. Combien de mes anciens clients ont divorcés ? Je ne le saurais jamais. J’aime à penser qu’en réussissant pour eux ce jour unique, je leur donne une chance supplémentaire de s’aimer sans fin. C’est mon travail : faire de ce jour un instant parfait, en espérant que ça existe, qu’une romance puisse durer tout une vie. Je veux croire qu’on peut avoir ce happy ending. On ne planifie pas des mariages en s’imaginant qu’ils puissent finir un jour. Je parie un peu de moi pour que jamais ces gens ne se séparent. C’est ma façon de participer au monde, de le rendre un peu meilleur. Rien ne laissait supposer que Jacob et moi étions faits l’un pour l’autre. Je l’ignorais moi-même. J’avais peut être trop espéré, avant, que d’autres le serait. Il n’y avait rien à croire. Peut-être était-ce plutôt à nous de faire ce qu’il fallait pour que cela arrive. Apparaître et être fait l’un pour l’autre. Maintenant, plus tard. Il apparaissait et mon monde se mettait à tourner autour de lui. Il repartait et les jours étaient moins lumineux. Jacob n’était rien d’une histoire comme les autres. En était-il seulement une ?

La fenêtre lui sert d’échappatoire. Je lui accorde, je recule. Il est si difficile à suivre parfois… Alors il trouve quelque chose à réparer, à changer. Moi je le regarde faire, partagé entre une certaine admiration et une certaine angoisse. Il enchaîne en parlant de la porte de l’immeuble. Depuis que je me suis installée ici, je crois que je ne l’ai jamais vu fonctionner correctement. Une simple pression suffit à l’ouvrir. Oh, bien sûr, le quartier est loin d’être mal famé, mais je ne manque jamais de précautionneusement fermer la porte de mon appartement. Surtout depuis qu’il y a ajouté un verrou. « Je suppose que le propriétaire n’a pas mis les pieds ici depuis longtemps… » Et quand bien même. Le loyer n’est pas bien élevé ici. Vivent essentiellement des familles qui s’entassent dans de petits appartements et quelques jeunes actifs dont les salaires ne sont pas suffisant pour trouver plus grand, plus safe, plus loin. Mes revenus de wedding planner ne sont pas ceux d’un cadre d’entreprise. Je me sens déjà chanceuse d’avoir un endroit à moi, rien qu’à moi. Il revient sur la fenêtre, propose de s’en occuper demain. Un sourire m’échappe. S’il s’en occupe demain, c’est qu’il sera toujours là demain. Et cette perspective me convient bien. « Si tu peux le faire… je veux bien. » Bien sûr qu’il peut le faire. Il peut tout faire. Il en a déjà fait beaucoup.

Il se laisse faire. Je le sens qui se détend. Il sourit. Il parle négociation. Je m’en amuse. Je sais qu’il est peu probable que son tee-shirt quitte mon appartement pour encore quelques temps. A lire ses yeux, j’ai même l’impression qu’il préférerait qu’il y reste. « Tu veux vraiment négocier ? Regarde comme il me va bien ! » Jacob abdique. Ses lèvres effleurent les miennes, un instant. C’est court. Trop court. Je boue intérieurement. Il n’a pas le droit de me laisser seule sans nouvelle et de jouer avec mes nerfs quand il revient. J’espère après un baiser, à me blottir contre lui. A me sentir en sécurité, juste quelques instants. Mais à nouveau il s’éloigne. Bien moins cette fois. Je ne le lâcherais pas. Il évoque le temps qu’il passera en ville. Peu, comme toujours. J’ai appris à vivre à ce rythme inexistant, sans jamais savoir quand il est ou n’est pas là. C’est toujours ce qu’il décide. C’est suffisant pour moi. Sa question me surprend. Vague instant de confusion et de panique dans ma petite tête déconcertée. Vient-il réellement de me proposer de l’accompagner à Londres, à une cérémonie ? Mille questions se bousculent. Je me mords la langue pour ne pas sourire. C’est idiot, mais je suis heureuse qu’il veuille que je l’accompagne. Sa main sur mon bras. Je ne peux pas dire non. Ses yeux m’intiment le lui dire oui. Pourtant c’est presque irréel. Pourquoi moi ? Il n’avait jamais laissé entendre qu’il voulait autre chose. Mes yeux se perdent. Mon fort intérieur se félicite de ne pas avoir encore dit oui. Je fais mine de réfléchir. Peut être juste pour le laisser pendant un instant que je pourrais hésiter. Parce que je ne suis pas acquise. Parce qu’il ne l’est pas non plus. Et puis c’est trop. « Il me faut une robe ? » Je n’ai rien trouvé de mieux. Puis le reste reprend le dessus. Mes lèvres glissent sur les siennes, s’égarent un instant contre sa joue pour venir murmurer à son oreille. « Je t’accompagnerai avec plaisir. » C’est une petite folie. Tout ce dont j’ai envie maintenant.

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MessageSujet: Re: you could break my heart in two (jacob)   you could break my heart in two (jacob) EmptyJeu 10 Jan 2019 - 20:25

Il n'aime pas l'idée qu'elle vive dans un taudis. Bien sûr, il a vu pire, il a vu quatre plaques de taule froissée en guise de murs, de la terre comme matelas, de la toile de jute à la place des draps, bien sûr. Mais il arrive étrangement à compartimenter, Jacob, et c'est une chose qui lui fait peur. Il a été témoin de trucs horribles, le soldat, et pourtant il dort la nuit là où d'autres sont réveillés par des cris. Il peut pas sauver tout le monde. Il peut pas construire pour la terre entière. Ce qu'il peut faire, en revanche, c'est améliorer son quotidien, à elle. Ça peut paraitre égoïste et il l'est, dans un sens, il l'est. Jake, il est comme ça pour ceux auxquels il tient. Il a du mal à trouver la limite, alors que pour les inconnus, les invisibles, les barrières se forment d'elles-même. C'est le seul moyen de survivre. James a ébranlé cette notion, lors de leurs retrouvailles. Le fugitif le connait trop, il sait ce qu'ils ont vécus, et c'est bien le seul avec lequel il peut parler de tout ça sincèrement. C'est aussi le seul à pouvoir le pousser à bout avec ce sujet. Les autres... ils ne savent pas. Ils ne sauront jamais. Alors il répare ce qu'il peut, se rend utile. Il acquiesce alors qu'elle accepte son aide, lui sourit simplement. Il veut pas la faire fuir, Ryder, alors il l'installe un peu plus confortablement. C'est con. Et pourtant...

Il s'accroche quelques secondes aux pans de son tshirt, le voit épouser ses courbes de manière plus marquée. Elle a raison. Enfin, presque. 'Tu es aussi bien sans.' qu'il lâche sans équivoque aucune. Après tout, c'est peut-être un argument pour récupérer le bout de tissu ; ça en ferra un de moins qui frôlera sa peau. L’électricité dans l'air lui donne bien du mal à se concentrer sur autre chose que ses lèvres qu'il esquisse du bout des doigts. Elle est belle, May. Ce n'est pas la première fois qu'il fait ce constat, mais il ne le réalise jamais plus qu'en arrivant comme ça, à l'improviste, la privant de tout artifices. Elle est belle et il a envie que le monde la voit. Pas comme un trophée qu'on expose, non, comme... une jolie fille à son bras. Il sait que venir accompagné l'expose à quelques questions. Mais le terrain est limité, c'est une douce entrée en matière. Personne ne risque d'évoquer de périodes trop sombres dans la carrière du pilote. Certains le verront comme une officialisation de quelque chose que lui-même ne comprend pas. Lui s'en fiche. Jake, il a été pris par le moment. Il n'avait pas prévu cette invitation, mais n'a pas le moins du monde envie de faire marche arrière. 'Je suis sûr que tu as déjà ce qu'il faut dans ce placard qui te sert de dressing !' ce qu'elle portera lui importe peu ; ce monde d’apparats n'est que rarement le sien et il n'a pas envie de faire une quelconque impression. Du moment qu'elle est là... ça lui suffira. Ses lèvres trouvent les siennes et son cœur loupe une marche. Il tente de les retenir mais elles s'échappent, trouvent le chemin de cette barbe, se faufilent pour venir lui susurrer quelques mots à l'oreille. Ce n'est pas un simple oui ; du moins, il n'a pas envie de le prendre comme tel. Non, elle lui parle de plaisir, et lui le voit comme une victoire. Elle n'a pas pris peur. Il a encore un peu de répit, Jacob, avant de la faire fuir. Alors il veut en profiter, de ses mains sur ses hanches qui remontent jusqu'à son cou, de ses lèvres, fébriles parce qu'elle le déroute, qui trouvent les siennes, d'une cadence qu'il décide de ne pas arrêter, pour les prochaines minutes à venir du moins, parce qu'il lui est nécessaire de. Bordel, elle le rend faible. Peut-être l'a t-il toujours été ?


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