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MessageSujet: “ the truth is as ugly as life ” (abigail)    “ the truth is as ugly as life ” (abigail) EmptyMer 3 Oct 2018 - 20:57





“ the truth is as ugly as life ”
october 3th, at east side, with @Abigail Jenkins,


C'est son appartement. Ou plutôt son studio. C'est… étrange. Quelque part, ce n'est pas si différent de sa chambre de prison, mais il a plus d'espace, plus de liberté. Il est chez lui. Alors qu'il regarde les murs blancs, il se demande ce qu'il peut faire. Comment aménager l'endroit. Comment faire. Il va sûrement plus se concentrer sur les petits jobs pour payer le loyer que sa déco, mais il peut aussi se faire plaisir, non ? S'avançant vers la fenêtre du salon, il ouvre celle-ci rapidement pour observer le quartier. L'air frais de l'océan entre dans l'appartement vide et Lloyd a l'impression qu'il est sur le sommet d'une montagne. C'est bête, mais quelque part, Lloyd a l'impression de redevenir un adolescent qui découvre pour la première fois l'indépendance hors de la maison familiale. Pendant un instant, sa frustration habituelle laisse place à un sourire réel. Il est heureux. Heureux d'avoir son chez lui. Heureux de pouvoir s'abriter ici lorsque cela sera nécessaire. Lorsqu'il aura trop mal au cœur pour affronter le monde. Là, en bas dans la rue, il remarque quelques personnes. Des gens ordinaires. Des gens qui se fichent pas mal de son passé ou de son identité. Des gens qui vivent. Et puis finalement, il traverse la pièce vide pour aller dans l'autre : sa chambre. Bien que tout soit vide, il imagine très bien où il mettra son lit. Où il pourra ranger ses affaires. Lloyd a toujours été du genre à bricoler, surtout à la ferme de ses parents. Il peut transformer un bout de bois en un ustensile pratique. En repensant à la ferme, à sa ville natale, il eut un pincement au cœur. Cela lui manque et son accent n'est plus qu'un vague rappel de ses origines. À chaque fois qu'il croise quelqu'un, on lui pose la question. On lui demande. Et Lloyd refuse toujours de répondre. C'est somme si son regard dit : t'es bête où quoi ? Il refuse d'associer son histoire à Ogwr. Il refuse que certains fassent le lien entre ce qu'il est et ce qu'il a fait. Son crime, il en parle lui-même. C'est une chose qu'il doit dire et non qui doit être lu.

Il n'a besoin de personne pour déménager, après tout, il n'a pas grand-chose avec lui. Et ce qui reste de sa ferme, reste enfermé entre quatre murs bien fermé. Le voisin, un ancien bon ami de la famille, a la responsabilité de garder un oeil dessus. Aller savoir, parfois les jeunes aiment bien dévaliser ce genre d'endroit déserté. Lloyd n'a pourtant pas envie d'y retourner. Non, il ne le mérite pas. Il retourne alors dans la pièce principale et attrape son sac pour l'ouvrir. Il se penche légèrement et retire une paire de chaussures puis un sac de toilette avant de trouver une paire d'enveloppes. Il est le genre à oublier de lire son courriel. Le genre a laissé trainer, presque indéfiniment, parce qu'il n'a pas le courage et qu'en prison, lire, c'est la seule chose à faire. Parmi les six lettres, trois proviennent de la prison. Une de sa ville natale. Une autre de son avocat (des papiers à signer, comme par hasard) et enfin, il y a une lettre sans expéditeur. Sans destinataire. S'appuyant contre un mur, Lloyd lève la lettre pour laisser la lumière filtrer le papier. Curieux, ce truc. Qui peut bien s'embêter à lui laisser un mot, à lui ? Cherchant dans les poches de son pantalon une cigarette, Lloyd décide de retourner près de la fenêtre et allume l'objet de ses désirs, puis tire dessus et laisse s'échapper la fumée entre ses lèvres. Cigarette en bouche, il plie l'enveloppe qu'il range dans la poche arrière de son jean.

Sa cigarette fini, il l'écrase sur le rebord. C'est sa façon à lui de marquer son territoire. Il est chez lui, il fait ce qu'il veut. Il sort ensuite son portefeuille pour aller manger quelque chose dans le snack qu'il a aperçu, quelques jours plus tôt. Il va devoir marcher, mais ça, c'est vraiment pas un problème. C'est la la liberté, à ses yeux, de pouvoir utiliser ses propres jambes pour un potentiel hot-dog pourri. Un billet dans la poche, nouvelle cigarette en bouche, casquette sur la tête, Lloyd traverse maintenant la rue. Après avoir tourné plusieurs fois se servant de son cerveau comme carte, il arrive devant le lieu. Visiblement, un petit restaurant italien végétarien. Plus il y a du monde, plus il y a de chance que ça soit bon ou simplement pas cher. Un bref coup d'œil au menu lui indique que les prix sont relativement peu élevés, alors il balance son mégot et celui-ci se retrouve devant une jeune femme, une blonde. Il s'en fou, et reprend : « Désolé. » Puis retourne devant le menu et réfléchi... Ouais, heureusement qu'il y a du monde devant lui.
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Gabe Kramer

Gabe Kramer


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MessageSujet: Re: “ the truth is as ugly as life ” (abigail)    “ the truth is as ugly as life ” (abigail) EmptyLun 8 Oct 2018 - 18:25


≈ ≈ ≈
{ When I'm in your presence you can feel the power
Even if this company was built from powder . }
crédit/ tumblrEmpire.

Depuis plusieurs semaines, Abigail enquêtait sur les prisonniers de la région et l'étape de réinsertion. Elle avait déjà interviewer certaines personnes et cela la menait vers une nouvelle direction, les gangs dans les prisons. Pour cela elle avait besoin de nouveaux témoignages et l’un de ses contacts lui avait parlé de Lloyd Estaing. Apparemment, il avait participé à cela et il pourrait lui en apprendre beaucoup. Cependant, il n’était pas facilement appréhendable. Il se méfiait beaucoup et elle allait devoir ruser. Abigail allait devoir trouver une stratégie pour lui faire comprendre qu’elle est de son côté, qu’elle ne le mettrait pas en danger dans sa quête. Ne voulant pas aller le trouver chez lui, elle le suivait depuis quelques temps et aujourd’hui elle avait réussi à le suivre jusqu’à un petit restaurant italien végétarien. Il avait de bons goûts et cela lui plaisait. Elle pourrait peut-être lui payer un repas en échange de quelques informations. La jeune femme avait plusieurs angles d’attaques, elle pouvait aller le voir directement et lui demander ce qu’elle voulait ou elle pouvait la jouer plus subtile. Elle savait qu’avec un homme qui venait de sortir de prison elle devait prendre des gants. Il n’aurait aucune envie de lui donner son témoignage dans le cadre d’une enquête qu’elle fait sur  sur les prisonniers de la région et l'étape de réinsertion. Il l’enverrait directement sur les roses et elle n’aurait plus aucune chance. Elle comptait alors faire connaissance dans un premier temps avant de se présenter, elle prenait un risque, mais c’était ce qu’elle trouvait de mieux. Apparemment, Lloyd lui offrait son entrée sur un plateau d’argent. En lançant son sale mégot sur sa veste il lui donnait l’occasion rêvée de lui parler. Elle allait montrer qu’elle avait du caractère afin qu’il s’aperçoive qu’elle n’était pas quelqu’un de faible. Pour autant, elle ne devait pas se montrer condescendante. Il devait avoir l’habitude qu’on le prenne de haut et elle ne devait pas se le mettre à dos. Trouver le bon équilibre était le bon. – Désolé ? Vous n’en avez pas vraiment l’air. Lui lança Abigail avant de laisser échapper un léger rire. Elle faisait référence au faites qu’il ne l’ait même pas regardé et que le ton de sa voix n’était pas sincère. Elle se fichait bien de cette veste, mais elle aimait qu’on l’a regarde dans les yeux. – Première fois ici ? Lui demanda la jeune femme. Elle savait qu’elle ne devait pas le prendre de haut, elle devait faire la conversation même s’il risquait de rester silencieux et froid. Il ne devait pas être habitué aux interactions sociales.

_________________

We can breathe, and be in the same world. You live in me and it still hurts but I won't cry anymore. You return to them and I return to you. Again, my friend, there's nothing I can do 'cause I can't live without you.
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