fermeture du forum.

Partagez
 
 i see both sides like Chanel
Aller en bas 


Invité
Invité

click down

i see both sides like Chanel Empty
MessageSujet: i see both sides like Chanel   i see both sides like Chanel EmptyMer 26 Sep 2018 - 19:06

my guy pretty like a girl
and he got fight stories to tell
I see both sides like Chanel - I see on both sides like Chanel
▸ CHANEL by FRANCK OCEAN

« Grace? » Je tourne à peine les yeux de mon iPhone sur lequel j’étais occupée à pianoter violemment. Mon assistant me regarde, et il ne sait pas vraiment si il doit poursuivre ou non. Il est là, et j’ai l’impression quand le lis l’expression sur son visage, qu’il est en train de marcher sur des charbons ardents. Probablement que mon regard océan lui offre plutôt les flammes de l’enfer en cet instant. Et ce n’est pas de sa faute, mais pour le moment, c’est lui qui va payer. Après tout, il a signé pour ça. Il est payé pour subir mes humeurs. Et grand Dieu, elles sont multiples. Surtout en ce moment, en cet instant précis.

Je ne suis rentrée de mes « vacances » que pour ce shoot. J’ai repoussé au maximum l’échéance du retour, comme pour éviter d’affronter la réalité. Eviter de l’affronter, lui. Pouvoir être au bout du monde, sans personne. Être juste moi. Ne pas avoir à assumer. Alors, il est évident que tôt ou tard, j’aurai dû rentrer. Parce que la Fashion Week est l’évènement de la rentrée, parce que j’assiste à tous les shows, ou presque. De New York à Londres, en passant par Milan et Paris… Mais non, avant ça, j’ai dû trimballer ma carcasse jusqu’à Londres.

« Grace? » C’est l’assistant du photographe qui est maintenant à côté du mien, incertain lui aussi face à mon silence. Je tourne les yeux vers lui, réalisant que j’ai ait un micro black-out. Je suis énervée, et j’étais en train de me rappeler pourquoi. Parce que le monde tourne autour de celui dont personne n’ose prononcer le nom en cet instant.

« Je n’en sais rien. » Je sais bien que personne ne m’a posé de question réellement. Mais je sais bien ce qu’ils ont tous en tête. Ou est Bellamy? Parce que c’est lui qu’on attend. Encore, toujours. Parce que c’est dans ses gênes, je crois, de se faire désirer, de toutes les façons qui puissent être. « Il ne répond pas. » J’ajoute, comme pour me défendre alors que la pression monte. Sur le plateau, dans mon corps qui s’engourdit. Je perds patience, mes jambes trop longues croisées.

La maquilleuse amorce un mouvement vers moi, mais d’un geste de la main, je l’arrête. J’en ai marre d’être tripotée pour faire passer le temps. Je suis déjà parfaite, je le sais. Et moi, j’ai déjà fait ma part du boulot en me foutant devant l’objectif pour réaliser les tests, puis pour quelques clichés en solo. Pourtant, dans le studio, j’entends une porte qui claque. Et aussitôt, c’est un nouveau vent qui souffle sur le studio.

Je sais qu’il est arrivé, parce que l’agacement pointe, le soulagement aussi. Il y a une animation soudaine et je souffle, agacée, me redressant sur la chaise. Mon assistant sait qu’il doit disparaître rapidement, et il embarque avec lui celui du photographe. Et je ne lui en veux pas. Je ne sais pas si c’est de moi qu’il a peur, ou de celui qui vient, enfin, prendre place à mes côtés dans sa foutue chaise alors que la maquilleuse est en train de défaillir maintenant qu’il est là, et qu’elle va devoir le toucher pour le maquiller. Désespérant et puéril. Je lève les yeux au ciel. « Même avec plus de dix heures de vol et le décalage horaire, je suis plus à l’heure que toi. » Non, pas besoin de lui dire bonjour, ou de prétendre quoi que ce soit. En cet instant, je suis excédée, et j’ai encore envie de tout envoyer valser à travers la pièce. Un sentiment récurent depuis que j’ai un polichinelle, son polichinelle dans le tiroir caisse.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

i see both sides like Chanel Empty
MessageSujet: Re: i see both sides like Chanel   i see both sides like Chanel EmptyDim 30 Sep 2018 - 21:30

Il est en retard, évidement. Après tout, les plus grandes stars ne sont jamais à l’heure, non ? Seulement cette fois, ça se compte en heures. L’horloge trotte jusque dans la rolex à son poignée alors qu’il s’éveille en sursaut. Les yeux écarquillés, il grogne en regardant autour de lui. De toute évidence, il n’est pas chez lui. Le papier peint aux tons anisés le ramène peu à peu à la réalité, il se souvient l’avoir fixé en plein acte, se demandant ce qu’il était censé représenter. Il grogne, ces foutus citrons auront raison de lui. Ce n’est qu’à cet instant qu’il réalise sa nudité, inspirant un peu en serrant les draps contre lui, son dos délicatement sculpté dépassant de la couette. « T’es réveillé ? » Fait une voix derrière lui alors qu’il se retourne sur le dos, s’étirant en se frottant un peu les yeux. Une jeune nymphe l’observe, jouant nerveusement avec les boucles de ses cheveux bruns. Ses grands yeux en forme d’amande révèlent merveilleusement de grandes iris bleutées, tandis qu’elle ferme doucement son peignoir, semblant sortir de la douche. Il a le don pour ne choisir que les plus belles, c’est une évidence, mais il a pourtant oublié son prénom. Il ne s’en embarrasse pas cependant, attrapant son paquet de cigarettes juste à coté du paquet de capotes. « Quelle heure est-il ? » Il fait d’une voix légèrement éraillée. Elle se laisse tomber à coté de lui, glissant ses ongles immenses le long de son torse. « Quatorze heures. » Et soudain le voilà qui sursaute, écarquillant largement deux yeux immenses. Là, il est dans la merde. Carrément dans la merde. Pas le temps de jeter un œil aux quarante appels manqués qu’affiche son portable, il saute en dehors du lit, l’y laissant seule et surprise, filant enfiler ses vêtements de la veille. Il a déjà presque deux heures de retard, et il n’est même pas encore parti.

Elle a l’air un peu boudeuse lorsqu’il l’attrape par la taille pour l’embrasser rapidement, le temps d’une légère tape sur les fesses pour tout au revoir. Il l’ignore complètement, filant dans son taxi en lui donnant l’adresse. Sur la banquette, il a tout juste temps de coiffer faussement négligemment ses cheveux, d’enfiler sa veste et de se brosser les dents de manière plus ou moins improvisée. Toutes ses épreuves ne sont pas grand-chose à coté de la colère de Grace qui l’attend. En entrant dans le studio, c’est d’abord le soulagement qu’il perçoit. Un attroupement se forme autour de lui, il les verrait presque pleurer de joie. Aussitôt une maquilleuse lui saute dessus, tandis que la styliste le débarrasse de ses vêtements. D’habitude il aime ce genre de femme entreprenante, mais il n’a même pas le temps de plaisanter là dessus, qu’il aperçoit déjà la sienne, du moins future femme, juste devant lui. Il inspire tandis qu’il ferme les boutons de sa chemise, roulant les yeux. « Ne commence pas, Grace. » Il n’a aucune excuse et ne peut certainement pas justifier son retard par la vérité. Pourtant, il n’a absolument aucune honte à se confronter à elle, agacé. « J’ai pas arrêté de répéter que ce shooting était de toute manière beaucoup trop tôt. Le dimanche soir, je sors. » Il glisse une nouvelle cigarette entre ses lèvres, grognant. « Et arrête de faire la gueule, ça va te faire des rides. » Il lui adresse un petit rictus moqueur.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

i see both sides like Chanel Empty
MessageSujet: Re: i see both sides like Chanel   i see both sides like Chanel EmptyLun 1 Oct 2018 - 20:40

my guy pretty like a girl
and he got fight stories to tell
I see both sides like Chanel - I see on both sides like Chanel
▸ CHANEL by FRANCK OCEAN

Quand l’ouragan pénètre dans l’enceinte du plateau, l’ambiance générale change. Il faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer, ou complètement à côté de la plaque pour ne pas le sentir. L’ambiance s’est tendue, et détendue à la fois. Parce qu’enfin, ce cher Headey a décidé de nous gracier de sa présence. Oui, mais ça veut dire qu’à partir de maintenant, il va être nécessaire de composer avec son humeur. Et je présume qu’absolument personne ne se doute pour le moment qu’il va aussi falloir y ajouter la mienne. Parce que si les gens sont habitués au cirque et aux humeurs de Bellamy parce que sa réputation n’est plus à faire… Moi, je suis généralement exigeante, mais assez bonne pâte. Je suis à l’heure, je respecte les directives. Lui…

Lui, il s’assoit à mes côtés, et bien sincèrement, mon envie de meurtre grandit à chaque instant qui passe. Et ça monte crescendo quand il joint la parole à sa présence. Ne pas commencer. Il sait très bien que c’est le genre de mots qui m’envoie justement chercher plus loin. Les phrases types qui me donnent envie de le pousser à bout, juste pour voir jusqu’où ça peut aller. L’envie de jouer avec les limites.

Malgré tout, plutôt que de lui répondre de façon immédiate, je me concentre plus sur la maquilleuse. Elle a tout juste la vingtaine, et elle est déjà à battre des cils trop fort. Je me doute que son entrejambe ressemble plutôt aux chutes du Niagara. Je ne sais pas si c’est mignon ou pathétique. Je ne sais pas non plus si elle réalise, tout de même, que je suis encore là. Et que celui dont elle est en train de tomber amoureuse est en train de me parler.

« Cite-moi un jour où tu ne sors pas ? » Parce que, c’est la pure vérité. J’ai beaucoup de mal à savoir quand il ne sort pas. Quand ce n’est pas trop tôt. A part quand il est sur les tournages, et encore… Il sort là aussi. J’attends la réponse, le pic qui va venir. Je le sais, je le sens. C’est habituel. Et il arrive, servi sur un plateau d’argent, une cuillère en or massif. Pour seule réaction, je lui sers un sourire tout aussi moqueur que le sien.

« Mais c’est toi qui paye à chaque fois que j’ai une ride, mon amour .» Au sens propre, et au sens figuré. Parce que c’est lui qui va se retrouver marié à une nana ridée. Et je peux toujours forcer mon avocat à mettre une clause dans le prénup’ qui stipule que Bellamy est tellement casse-pieds que je vais vieillir prématurément, et donc, il devra payer pour la chirurgie ou me compenser  financièrement pour tout dommage physique causé par son comportement…

Ce qui me ramène tout droit à la situation dont il ignore tout. Dont je ne souhaite pas lui faire part pour le moment d’ailleurs parce que je suis intimement persuadée que le choix me revient à moi avant tout. Parce que c’est mon corps, mon avenir. Je me reprends bien vite quand je constate que je regarde dans le vide, et que j’ai une main dangereusement proche de mon ventre plat.

Je fixe la maquilleuse jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle est de trop. Et dieu merci, elle ne se fait pas prier. Il n’aurait manqué plus que ça… Que je sois obligée de lui demander de façon explicite. Je me redresse pour m’approcher du danger aux yeux bleus glacier, et risque à pousser d’un doigt une mèche de ses cheveux qui était venue se perdre sur son front. Et je laisse volontairement entre nous ma main gauche, l’annulaire au diamant brillant sous ses yeux avant d’aller poser mes mains contre sa gorge. De loin, cela ressemble probablement à quelque chose de tendre. En vrai, je suis que j’appuie un peu fort de mes pouces contre ses carotides. « Ne me cherche pas aujourd’hui. » C’est dit, d’une voix douce. Et je sais que dans ses oreilles, cela va se traduire par un « game on ».
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


click down

i see both sides like Chanel Empty
MessageSujet: Re: i see both sides like Chanel   i see both sides like Chanel Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 i see both sides like Chanel
Revenir en haut 

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: lights are so bright. :: sujets.-
Sauter vers: