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Logan Ramirez

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MessageSujet: it's all gone cold (lowar)   it's all gone cold (lowar) EmptyMer 19 Sep 2018 - 20:07


anwar & logan
there's only thorns and splinters, venom in my veins
it's okay to cry out, when it's driving you insane

(cold)

Elle a les yeux perdus dans le vide, elle a l’esprit dévoré par des cauchemars bien trop réels. Son cœur près d’exploser à chaque seconde. La fin du monde. De son monde. Y’a tout qui s’écroule autour d’elle, sans la moindre vue d’une échappatoire. Elle est embarquée, emprisonnée. Et avec son poing suspendu en l’air, à quelques centimètres de la porte, elle a l’air d’une sculpture représentant tous les maux de ce monde. Pourtant, elle sait qu’il suffit juste de frapper pour retrouver le souffle. Pour voir enfin un rayon de lumière. Elle sait que derrière l’entrée, l’oubli l’attend. Des bras qu’elle connait par cœur. Des draps qu’elle n’a que trop visité. Encore quelques secondes d’immobilité, puis elle ose enfin frapper. Trois coups contre le bois et le silence qui revient tout aussi rapidement. Un silence auquel elle s’est habituée ces derniers jours, beaucoup trop plongée dans un mutisme sans fin. Logan, elle évite tout le monde. En face, du moins. Par le biais de son téléphone, elle donne des nouvelles, elle fait comme si tout allait bien. Envoie des memes, inonde les autres de blagues à la con. Elle essaie de faire rire tout le monde alors qu’elle est même pas foutu de décrocher un sourire sur son propre visage.
Les résultats de sa prise de sang sont toujours dans son sac. Elle n’y a pas touché depuis sa dernière rencontre avec le flic, y’a plusieurs jours déjà. Plus aucune nouvelle depuis. Elle est libre, Logan. Mais c’est à peine si elle s’en rend compte. Elle est libre, mais y’a toujours cette trace de lui. Ce truc en elle, c’est sa signature. Comme si c’était impossible de s’en débarrasser, tel un parasite. Une marque indélébile dans ses souvenirs.
L’erreur impossible à effacer.
Elle lève les yeux quand la porte s'ouvre et sans la moindre retenue qu'elle se jette dans les bras d'Anwar. Logan, elle se moque de savoir si ses sœurs sont là ou non. Elle a besoin de son contact. Elle a besoin de ses mots. Elle a besoin de lui. Et ce n'est pas dans l'ambiance malsaine du Red Velvet qu'elle peut le retrouver comme maintenant. Le visage plongé dans sa nuque, inhalant cette odeur rassurante. « Sorry, I didn't tell you I was coming. », qu'elle dit dans un murmure. Elle est partie sur un coup de tête, Logan. Elle a fait le chemin sans vraiment réfléchir, le crâne trop embrumé pour peser le pour et le contre. Sans connaître les dernières nouvelles de sa relation avec Babe. Sans s'assurer qu'il était chez lui. Non, elle a juste filé.
Elle s'écarte, juste un peu. Un sourire minime sur les lèvres, elle jette un coup d'œil par-dessus l'épaule d'Anwar. « Just tell me if I'm bothering or something. » S'il te plait, sois disponible. Comme une prière qu'elle répète dans sa boite crânienne.

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MessageSujet: Re: it's all gone cold (lowar)   it's all gone cold (lowar) EmptyLun 15 Oct 2018 - 2:00

[ Outfit ] Enfoncé profondément dans l’un des vieux sofas qui compose le maigre mobilier du salon, ses écouteurs couvrant ses oreilles et le perpétuel chaos qui règne chez les Shahraz, Anwar concentre son attention sur l’écran lumineux sur ses genoux. Il joue gros, sur cette partie de poker en ligne. Il reste confiant, presque un brin fendant, même en étant caché derrière un écran. Bluffer, c’est un art qu’il maitrise depuis longtemps. Trop longtemps. Une discipline qui lui a maintes fois permis de remporter le pactole, mais aussi de lui sauver la face, quand les choses tournent mal. C’est-à-dire, la majorité du temps. Mais puisque ça rapporte, ce n’est pas demain la veille qui cessera de se servir de ce précieux talent. Et quand il parvient à faire doubler sa mise, et à gagner la main, c’est un cri de victoire silencieux qui transcende ses lèvres closes, son point de soulevant dans les airs en un geste de satisfaction. L’agitation règne toujours à ses côtés. Faisant glisser son casque d’écoute jusqu’à son cou, Anwar avise la scène qui se déroule à quelques mètres de lui. Dina et Erina qui se querelle encore pour une histoire de garçon, à les entendre. De quoi lui faire lever les yeux au ciel dans un soupir agacé. Il préférait nettement quand elles n’étaient encore que des gamines, ses deux-là. Des vraies petites inséparables malgré les quelques années qui les séparaient. Désormais, remplaçant les fous rires, il n’y avait plus que les cris et des propres teintés de hargnes qui l’exaspérait et le décevait tout à la fois. Il savait pourtant qu’il valait mieux pour lui d’éviter de se mêler de leurs galères féminines. Qu’il avait intérêt à prétendre à la neutralité dans ce conflit, pareil à la Suisse en temps de guerre. En tant qu’ainé et seul homme de leur fratrie, il ne pouvait pas se permettre de prendre parti. Même quand l’une d’elle tentait de le soudoyer de ses supplications larmoyantes. – No way you’re getting me involve in this. – prévient-il sa cadette. – Same for you, understand? – Autant servir le même avertissement à la plus âgée des deux. – Stop acting like little brats, for God damn sake, you’re not children anymore. – Refermant dans un claquement son ordinateur portable, il le déposa sur la table basse avant de se remettre sur pied. Au même moment, trois coups sont frappés contre la surface en bois de la porte d’entrée. – I’ll take it. – qu’il balance sans regarder dernière lui. De toute façon, il est prêt à parier que personne d’autres que lui n’y a prêter attention.  
C’est à peine s’il a le temps d’ouvrir la porte qu’une masse de cheveux sombres s’avance vers lui, venant chercher refuge entre ses bras. Il n’a pas besoin de voir son visage pour la reconnaitre. Pour mettre un nom sur cette silhouette familière qui a de nombreuses fois découpées dans la pénombre de sa chambre à coucher, ou sous les néons de la scène du Red Velvet. – No problem. – Le souffle chaud de la danseuse caresse le derme de son cou, et il resserre son étreinte autour de sa carrure délicate, l’une de ses mains caressant lentement cette chevelure qui coulait le long de ses épaules. Elle lui semble si fragile, entre ses bras. Comme une poupée de porcelaine que de nombreuses chutes avaient abimées. Un semblant d’inquiétude s’invite dans le regard d’Anwar, alors que celui de la jeune femme se faufile derrière lui, en quête d’une réponse, d’une confirmation. – No. Not at all. For now, you’re just the perfect excuse to get away from my sis’. I should thank you for that. – L’attirant avec lui vers l’intérieur, il s’empresse de fermer derrière eux avant de l’entrainer vers le sous-sol, son repère personnel. Là où personne n’a le droit d’être sans sa permission. L’ultime compromis pour qu’il accepte de rester vivre à la maison avec les siens. Ce n’est qu’une fois dans ce qu’il considère ses appartements qu’il se rapproche de Logan, soulevant du bout des doigts son menton, la forçant ainsi à le regarder. – Are you alright? – La réponse, il la connait pourtant déjà.
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MessageSujet: Re: it's all gone cold (lowar)   it's all gone cold (lowar) EmptyDim 4 Nov 2018 - 16:07

Comme abattue contre lui, l'esprit en vrille. Un combat pour retenir ces larmes qui te menacent depuis de trop longues minutes. Tu ne veux pas sombrer, pas encore une fois. Une coutume installée depuis que la nouvelle est tombée. Des crises de larmes dans la journée, quand t'es enfermée dans ta chambre à l'abri de regards accusateurs. Dissimulée entre tes draps, oubliée. Des pensées horrifiques installées dans ton crâne le soir, alors que t'es sur scène. Le sourire forcé, les gestes abimés. Ils ont bien remarqué, tes patrons. Ces échecs que tu additionnes. Ces défaites que tu enchaînes.
Sans un mot, tu le laisses t'entraîner. Guidée vers son recoin, dans un silence de mort. Des paroles que tu n'arrives pas à sortir, de peur de tout lâcher trop rapidement, comme tu l'as fait avec Jazz. Les révélations à l'effet d'une bombe, tu les gardes en toi même si le minuteur est enclenché. Tu connais les lieux par cœur, Logan. Ces quatre murs, entre lesquels t'as passé des heures à te perdre. A accorder une confiance aveugle dans le propriétaire. Les bras croisés sur ta poitrine, le visage fermé à toute expression. Et pourtant, il s'y retrouve quand même, Anwar. Tu déglutis quand tu sens ses doigts t'inciter à relever la tête, tu fuis son regard après une brève rencontre avec le sien. Tes pupilles fixées sur le mur derrière lui, parce que c'est plus simple de cette façon. « Not really, no. » Puis tu t'écartes, tu romps le contact avec lui. Fais quelques pas dans la pièce, sans but réellement précis. Les doigts de ta main droite pianotent contre ton bras gauche, résonnent légèrement contre le cuir de ton blouson. T'as pourtant jamais rien caché à Anwar. Ta langue, elle s'est toujours déliée sans crainte face à lui.
Tu te laisses tomber sur le rebord de son lit, retirant ta veste pour la jeter derrière toi. Le visage pris entre tes doigts tremblants. « I'm pregnant, Anwar. », tu lui lâches sans prendre de pincettes. Tes mots flottent quelques secondes dans la pièce, dans ton crâne. Cette pression dans ta cage thoracique à chaque fois que tu le dis à haute voix. A chaque fois que tu rends ça réel. « Don't worry, it's not yours. », que tu ajoutes finalement, pour couper court à toutes idées pouvant germer dans sa tête. Tes mains quittent ton visage, serrent le matelas de part et d'autre de tes cuisses. Tes pensées en vrac, sans dessus-dessous dans ton crâne. Et tu te demandes si c'est vraiment une bonne chose que d'aller le répéter de la sorte à ton entourage. Peut-être que t'aurais dû rester dans ton coin en attendant que ça passe. En attendant de faire disparaître le problème une bonne fois pour toute.

j'suis repassée en deuxième personne, j'espère que ça te dérange pas it's all gone cold (lowar) 2872021818

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MessageSujet: Re: it's all gone cold (lowar)   it's all gone cold (lowar) EmptySam 1 Déc 2018 - 7:37

C’est l’inquiétude qui le ronge, Anwar, alors qu’il la sent doucement se flétrir entre ses bras. Si faible, si fragile. Ça clash, dans sa tête, avec l’image qu’il a toujours eu d’elle. Celle d’une femme forte, solide comme le roc. Le poids de ce qui l’assaille semble pourtant trop lourd à porter pour ses frêles épaules. Elle s’accroche à lui comme à une bouée, pour s’empêcher de couler, de sombrer trop profondément. Il le sent, dans les traits tirés de son visage. Dans cette fatigue qui creuse des sillons sur son passage. Même son regard se fait fuyant, alors qu’il le confronte pour y sonder le creux de ses pensées. Pour tenter d’y déceler ce qui la fait tant vaciller. Ses prunelles, elles glissent derrière lui, elles s’égarent à contempler la blancheur des murs de crépis qui les encerclent. Puis l’aveu qui se fait entendre. Que trois mois pour attester de cette impression qui s’insufflait dans le creux de son ventre. De cette détresse qu’il parvenait à déceler dans l’énergie qui se dégageait de la danseuse. Elle brise le contact et s’éloigne, et ses bras retombent de chaque côté de son corps, dans un geste impuissant. Le silence s’installe dans la pièce, lourd, presque inconfortable. L’hésitation coule sur la silhouette de la brune et seul le bruit de ses talons sur son parquet comble le vide ambiant, semblable au tic-tac répétitif d’une horloge au cœur même de la nuit.
Son corps chute jusqu’au matelas, où elle s’affale. Le veston de cuir, qu’elle retire d’un geste las, atterrit quelque part derrière elle, mais ce détail lui semble insignifiant alors que la jeune femme se recroqueville contre elle-même, les mains frémissantes couvrant son faciès abattue. Les mots qui traversent ses lèvres résonnent toutefois telle une détonation, l’explosion d’une infâme vérité lui crevant les tympans. Ce monde qui s’écroule, ce n’est pourtant pas le sien. Il n’y a que celui de Logan qui est secouée, qui tremble sous le contrecoup de cette nouvelle. Le petit être qui pousse dans ce ventre ne partage pas sa génétique, ne tarde-t-elle pas à lui mentionner. Et c’est le moindre de ses soucis. Les détails sur les raisons de l’existence même de cet embryon lui importent peu. Anwar, ce n’est pas ce qui le préoccupe. S’accroupissant d’un geste lent devant cette fille dont il connaît tous les secrets et les moindres recoins de sa peau basanée, ses mains viennent enveloppés les siennes d’un geste se voulant rassurant. – I wouldn't mind, if it had been mine. Maybe it would have made things simpler. – Au moins n’aurait-elle pas été seule pour dealer avec toute cette situation. Car il n’est pas de ces types qui aurait prit la poudre d’escampette en apprenant la nouvelle. Le Shahraz, il assume ses conneries, ses erreurs jusqu’au bout. Il se retrouve cependant avec les mains liés, dans le cas présent. – Can I do something to ease you? Want me to go beat someone up? – Le sourire qui s’affiche sur ses lèvres sonne faux. Qu’une vaste plaisanterie dans toute cette galère.
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MessageSujet: Re: it's all gone cold (lowar)   it's all gone cold (lowar) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 21:49

Les pensées se fracassent les unes contre les autres, les idées toujours plus sombres dans ton crâne. Tu n'oses même plus croiser le regard d'Anwar, croiser ces yeux dans lesquels tu as sombré tellement de fois. Un corps contre lequel tu as oublié les pires déceptions, contre lequel tu as mis de côté toutes ces petites choses qui font de ton quotidien l'Enfer brûlant. Et il sait, Anwar. Il sait le danger qui rôde entre les murs du cabaret. Âme attentive à tous ces soucis qui s'accumulent. Une personne à qui tu n'as pas besoin de sortir les détails. Tu peux tout aborder, la tête vidée des explications qui devraient suivre. Ce n'est pas comme avec Laurel et Jazz, à qui tu ne caches que beaucoup trop de choses. Des amies qui ne connaissent que la partie émergée de l'iceberg. L'idée t'effleure alors l'esprit ; tout lui dire, balancer l'histoire dans les moindres détails. Smith, la véritable raison de ses multiples visites au Red Velvet. Foutre en l'air son enquête en mettant au courant l'homme en face de toi. Mais les lippes restent scellées. Et tu sais pas vraiment pourquoi, Logan. Pourquoi tu t'obstines à garder le secret, à mentir à Anwar.
Tu relèves la tête à son approche, les lèvres dessinant un sourire franc en leurs commissures. Le myocarde réchauffé par le contact. Les prunelles fixant les mains entremêlées, plutôt que d'affronter le noir de son regard. « Yeah, I guess. », que tu lui réponds, un rire las débordant des lippes. Et il raison, Shahraz. La simplicité, essence même de cette amitié au goût charnel. Il n'y aurait pas eu autant de combats, de non-dits. Anwar, il t'aurait accompagnée du début à la fin. But you said not to come to the cop. L'esprit instable. Tu secoues la tête à sa demande, un sourire pincé sur le visage. « No need for a knight in a shining armor, Anwar. » Mais t'as tellement appelé à l'aide, dernièrement. T'as tellement hurlé à travers la nuit, de cris trop muets pour les autres. Tentatives vaines de te faire entendre, de te faire sauver. Une impression de gêner, de toujours être la demoiselle en détresse. La gamine pas foutue de se défendre toute seule, après s'être attiré les pires emmerdes du monde. Ce poids, dans l'existence des autres. Et parfois, t'aimerais simplement mieux être morte, Logan. « Thank you, tho. » Cette fois, tu croises son regard. Plantes tes yeux dans les siens. Il peut y lire tellement de choses, Anwar. Une détresse trop ardente pour passer tes lippes. Une peur viscérale, trop présente, trop hardie. Des prières, jamais entendues.
Puis tes lèvres, elles viennent s'écraser contre les siennes. Se font entreprenantes, dans cette violente recherche. Affection brouillonne. Contact salvateur pour couper court à toutes ces pensées qui ne font que dévorer le peu de santé mentale qu'il te reste. Les paupières closes n'arrivent pas à retenir ces larmes qui dévalent sur tes joues. Un baiser à la place des mots. Des paroles trop difficiles à former sur tes lippes. It feels like I'm dying and I'm glad for it.

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MessageSujet: Re: it's all gone cold (lowar)   it's all gone cold (lowar) EmptyDim 13 Jan 2019 - 5:08

Le silence, il pèse. Il est lourd alors que le regard de Logan évite avec une certaine indifférence la rencontre avec les siens. Geste volontaire qui parle plus que n’importe quelle parole ayant pu franchir ses lèvres. Malaise imperceptible habitant la danseuse, sombre noirceur venant l’envelopper de ses bras tendres pour mieux l’attirer dans cette obscurité qui guette son âme. Anwar comme seule bouée de sauvetage à laquelle elle tente de se rattacher. Un brin de chaleur pour l’arracher à la froideur qui l’enivre. Pour rescaper l’épave qu’elle tend à devenir dans ce petit monde aseptisé de scrupules que le canidé s’est permis de profaner. Le Red Velvet n’est plus qu’une vague réplique de ce qu’il a déjà été, empoisonner par cette bête à trois têtes et ses viles intentions. Des milliers de non-dits, une multitude de secrets plus macabres l’un que l’autre. Anwar sait, mais ne dit pas. Observe mais ne questionne pas. Ne veut pas savoir non plus. Son propre jardin secret est d’autant plus vaste, de vérités qu’il n’osera jamais même porter au bout de ses lèvres. People do bad things in order to survive.
Un sourire franc s’appose sur ses lèvres malgré l’évitement de leurs prunelles. L’intime impression de l’avoir retrouvée, le temps de quelques infimes secondes. Un temps-mort dans ce tourbillon qui menace de l’emporter. De la lui arracher. Une vaine remarque pour alléger l’atmosphère. Une promesse inavouée de ce que les choses auraient pu être, dans une version alternative de cette réalité. Vision presque utopique de bonheur après l’horreur des faits présents. Une vaste plaisanterie qui tourne au cauchemar. Le Shahraz, il pourrait n’importe quoi pour elle, si tant soit peu elle le lui demandait. Pour la faire rire à nouveau. Pour la soulager de cette douleur qui lui ronge l’âme. De cette détresse qu’il parvient à lire dans son regard, alors qu’elle daigne enfin fixer ses prunelles dans les siennes. Une tristesse à lui fendre le cœur. – You know I’ll always be there for you, Lo. Whatever happens next.  – Des mots pour la rassurer. Pour lui assurer qu’il serait toujours là. Qu’il ne prendrait pas la fuite dès qu’elle aurait le dos tourné. Il était là pour rester. À la vie, à la mort.
Ses lèvres enivrantes qui viennent le réduire au silence, qui s’emparent de ses lippes avec une voracité incohérente. Un baiser qui met le couperet final à cette conversation qu’ils continueront peut-être un autre jour. Peut-être même jamais.  Une hésitation dans ses gestes, un moment de flottement avant une infime réaction de sa part. De ses mains qui s’emparent de son visage, de ses pouces qui balayaient ses joues pour mieux en chasser les larmes qui y déferlent. De sa bouche qui tangue à suivre la cadence de la sienne. Qui l’abandonne pour mieux se glisser le long de ses traits où elle papillonne avec une tendresse passagère, glissant sur son faciès pour suivre la trace de ses sanglots. Pour tâcher de les effacer de son derme. Des lèvres qui s’abandonnent dans le creux de sa nuque, en un sourire qui se fane contre sa peau. Une chute des reins que ses doigts redécouvrent avec ivresse, des bras qui enserrent les courbes graciles de cette poupée brisée. Il aimerait tant pouvoir récoler tous ces morceaux cassés, Anwar. Un vœu aussi pieu que ses lippes qui s’enivrent à nouveau des siennes.
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