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MessageSujet: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyLun 27 Aoû 2018 - 21:35

or am i fucked up that i think it's fun
that we don't get scared when the sirens come

one mississippi / zara larsson

Les deux mains moites sur le volant, c'est tiraillée qu'elle garde les yeux sur la route. Sur ce chemin si familier, mais qu'elle entreprend cette fois la boule au ventre, comme remplacement aux papillons d'avant. Cela ne fait que quelques jours mais pour le peu qu'elle arrive à dormir, rien ne la sépare vraiment du point d'impact. Clara est déterminée à tenir promesse cependant. Certes, avec un peu de retard. Jupiter est à l'arrière, dans son attirail de transport, mécontent de se retrouver enfermé, dans ce véhicule en mouvement qui plus est. Il faut pourtant qu'elle ramène l'animal chez Teddy. Pendant qu'il n'est pas là surtout. Son dernier message était froid, si froid... Je suis occupé, je travaille. Clara aussi, travaille. Pourtant, rien ne l'occupe suffisamment pour que le jeune homme quitte son esprit tourmenté. Alors elle s'y résout. Le double de son appartement pend avec le reste de ses clés à elle, sur le trousseau accroché à l'automobile. Elle ferait bien de lui rendre ceci par la même occasion. Elle se souvient alors du jour où il lui a glissé ce bout de fer dans la paume de sa main. Pour quand elle repartirait après lui ou arriverait en avance. Ce qui est arrivé assez souvent finalement, en vue des horaires disparates du grand blond. Une attention réfléchie, qui a débordé gênée Clara. Un geste qui n'avait rien d'anodin. Encore moins de la part de Teddy. Comme si elle en avait la moindre envie de lui rendre.. De tout ça. Du goût tragique de non retour, alors qu'elle veut avancer avec lui, pas reculer. Mais elle ne peut pas forcer les autres à supporter ses conneries, à communiquer. This is how it feels ? How they felt ? All those boys that loved her more than they should have. Because she couldn't return the favor. This is how it feels, when someone trample your heart and you let them do it, worst, you give them the key to do so. Peut être qu'il ne s'agit pas d'une mission tout à fait vaine. Peut-être qu'elle voit ça comme un acte de paix. Après tout, Jupiter est bien plus mignon qu'un drapeau blanc. En rentrant du travail, il aura au moins la bonne surprise de le retrouver là, à courir entre les meubles de son appartement. Elle ne compte pas s'éterniser. Déposer le petit, déposer la clé sur le comptoir, récupérer une de ses pellicules, terminée et oubliée près du canapé la dernière fois. Histoire de la développer pour ainsi avoir quelque chose sur lequel pleurer si leur histoire prend fin. Elle se souvient alors de toutes images qu'il devrait s'y trouver. De tous ces moments, de toutes ces petites bagarres pour savoir de qui, déclenchera l'obturateur en premier. Sur qui, dans quelle situation gênante encore. C'est une fois sur le pas de sa porte, les clés dans une main et Jupiter dans l'autre, qu'elle hésite et panique. Elle a pris soin de détailler le parking, pour être sûre que sa voiture ne s'y trouve pas. Mais il suffit qu'il se soit garé ailleurs pour facilement se faire prendre la main dans le sac. Elle ouvre ses oreilles, à la recherche du moindre bruit. Son cœur palpite si fort que c'est tout ce qu'elle peut déceler. Regarde-toi, qu'est-ce que tu fous Andersen ? Clara se sent surtout stupide. C'est comme entrer par effraction, sauf qu'elle possède la clé, qu'elle fait tourner dans la serrure. Une pause de quelques secondes et la poignée est abaissée. Elle n'ose pas détailler l'appartement, elle se sent déjà assez coupable pour ça. Ces mouvements sont automatiques. Elle referme la porte. Toujours dans l'entrée, elle ouvre la cage de — Here little boy, you're home. — murmure t-elle. Il devrait très vite y retrouver ses marques. Et l’oublier... Elle s'aventure un peu plus dans l'environnement de Walsh, pour déposer les clés sur le premier comptoir qu'elle croise, bébé chat sur ses talons. Enfin, Clara se dirige vers le salon pour y récupérer ses négatifs mais met un terme à son ascension quand elle remarque qu'elle n'est alors pas seule. He's home as well.
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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyLun 27 Aoû 2018 - 23:12

your body is broken but you’re trying to fight this
your arms are weary but you’re trying to hide this

killing me to love you / vsc

Des souvenirs qui s'accumulent aux quatre coins de la pièce. Teddy, il voit un peu d'elle de partout. Un peu trop sans doute. Il l'imagine en train de brûler des pancakes derrière le comptoir de la cuisine. À jouer avec Jupiter sur le tapis du salon, pour la minute d'après, coller les pansements ridicules de sa nièce sur ses phalanges écorchées. Il la voit se mettre en boule, cherchant à disparaître dans un de ses hoodies. Puis, il l'imagine se cacher juste là. Contre lui, sur le sofa, en riant d'un film de zombies des années quatre-vingt. Il la voit partout. Partout où elle n'est plus, où elle a pourtant laissé son emprunte. Un parfum vague, un vêtement, un élastique, un polaroid. Le loft ne lui semble pourtant plus aussi lumineux qu'avant et les murs, bien moins chaleureux. C'est grand, mais vide. Un peu comme lui et cette carcasse injectée de psychotropes. Un sourire factice sur les lippes et un cœur misérable pour résonner dans toute la pièce. Un esprit qui tutoie les étoiles, mais un corps résolument ancré au sol. Il a décollé pourtant, Teddy. Il a goûté au soleil sur sa peau à elle, s'est brûlé sur ses sourires incandescents. Il a effleuré l'étoile puis, comme Icare, il a fini par se cramer les ailes. La chute a été longue et douloureuse – elle l'est encore. Mais il couvre sa peine en succombant au vice et s'injectant un peu de bonheur synthétique dans les veines. Un fix, puis deux, puis un peu trop. Les journées s'allongent et se ressemblent, se confondent avec des nuits. Il n'est plus que l'ombre de lui-même, Teddy. Arriver en retard au boulot, se battre sans raison à la sortie des bars. Ce n'est pas lui. Alors, il a pris de la distance. Il a posé des jours à l'hôpital pour se retrouver seul face à lui-même. Il pensait réussir à se prendre par la main, à être meilleur que ça, que ce type comateux qui choit sur son sofa. Il pensait, seulement. La réalité est plus brutale et elle s'étale sous ses yeux, sur la table basse. Une seringue vidée et quelques fioles de verre. Son regard vide bat la mesure de ses erreurs, les pupilles rétractées redéfinissent les éléments du décor. C'est flou puis net. La conscience vacille, lui échappe. Une seconde à l'ouest, puis la minute d'après, le voilà qui redevient trop lucide. Il comprend vite, Walsh. Il le sait. Il y a un problème. Il le sent, dans cet air qu'il a plus de mal à respirer. Il l'entend, à chaque battement de cœur, plus lent que le précédent. C'est à peine s'il bouge, à peine s'il cille, même quand la porte s'ouvre et que les pas se rapprochent, devancés par les sautillements de Jupiter. Il ne cherche même pas à s'échapper, Teddy. C'est ce qu'il aurait pourtant fait, normalement. Il aurait tout caché, aurait accroché un sourire splendide aux coins de ses joues. Il aurait commencé à parler de la pluie et du beau temps, aurait planté un baiser sur son front avant de se confondre en excuses pour son comportement et ses dérives. Mais c'est à peine s'il a la force d'ouvrir les paupières pour la regarder. Il ne réagit même pas, quand le chaton saute sur son torse-nu, enfonçant ses petites griffes dans sa peau froide. C'est juste une main qu'il lève pour essayer de le chasser, un bras qui retombe tout aussi mollement, complètement désorienté. « Clara ? » Un soupir qui se perd dans le silence et un monde qui s'effondre.

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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyMar 28 Aoû 2018 - 0:15

stay, you're not gonna leave me
this place is right where you need to be

eden / wake up

C'est dans l'horreur que tout bascule. C'est d'abord des pieds qui dépassent du sofa, qui alertent la jeune femme de sa présence. C'est des pas hésitants qui se rapprochent de l'épouvante. C'est des yeux, des regards, rivés sur la table basse et les détritus médicaux. C'est aussi la posture de l'homme qu'elle aime, son manque de réaction, sa léthargie et cet air meurtri par quelque chose qu'elle ne comprend pas. Clara, elle n'a pas fait médecine, pourtant, elle sait que quelque chose ne tourne pas rond. Elle est encore distante pourtant, elle avance avec prudence, comme si la pièce était soudainement plongée dans l'obscurité et qu'elle n'y voyait plus rien. Jupiter est déjà sur le canapé à ses côtés, s'amuse avec un corps qui n'a pas le courage de participer à ces enfantillages. Elle se rapproche encore mais elle est si lente Clara, si hors de son corps. Pas autant que lui cependant. Son sac à main tombe sur le sol et son prénom résonne, lui suppliant de réagir. Elle place ses cheveux derrière ses oreilles à l'aide de ses deux mains, tremblantes. — Tedd... — Elle bégaye, en perd l'usage de la parole. Regarde autour d'elle une nouvelle fois, les fioles, Teddy, puis, les seringues. Elle n'a jamais osé lui dire, elle n'en a jamais eu l'occasion à vrai dire, mais, Clara, elle a une peur bleue de tout ça. Comme une petite fille de 11 ans. La nièce du jeune homme a surement plus de cran qu'elle à ce stade. Pas besoin d'être douée en calcul pour saisir ce qu'il se passe. Mais une couche de déni rentre en conflit. Teddy ? How ? Elle perd trop de temps à réfléchir, à lutter contre des aprioris, des débats intérieurs, des incohérences. Ses genoux raclent brusquement le sol. Ses mains atteignent la cible, effleurent une épaule nue puis, fuient le toucher quelques secondes. C'est froid, différent.. effrayant. Comme si son toucher allait le briser. Emportant avec lui une partie d'elle, dans cette décente aux enfers. Une larme s'échappe et glisse le long de sa joue. Clara serre du poing plusieurs fois, pour combattre les tremblements et sa faiblesse, dont ils n'ont pas besoin présentement. Keep it together Andersen, pls.. Elle est si muette et si inutile. C'est réel, mais pas assez pour qu'elle se réveille. — Teddy... je... dis-moi ce que je dois faire.. — Une nouvelle larme perle et obstrue son champ de vision. Clara se retrouve face à son impuissante, accablante. Face à des silences pesants et des respirations anormales. Même Jupiter a cessé de jouer. Elle tourne le dos, attrape la première fiole à sa portée, en lit les hiéroglyphes. Elle aurait dû décrocher son téléphone à la minute où elle a posé ses yeux sur lui. Elle prend connaissance des faits, pour mieux les retranscrire à qui voudra bien les entendre. Clara attrape enfin son téléphone dans la poche arrière de pantalon. L'écran rencontre une nouvelle larme. Tandis que son autre main, rencontre la sienne. Tous leurs problèmes semblent dérisoires désormais. Il n'a jamais été question de sauver cette relation en premier lieu, mais de le sauver lui. Si seulement, elle était plus compétente, adroite, réactive. Si seulement elle ne l'avait pas laissé partir ce soir là.. Et si personne n'était arrivé ? Si, elle était arrivée trop tard ?
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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyMer 29 Aoû 2018 - 0:07

could you stomach it anymore,
could you stand to be a breath away

stomach it / crywolf ft. eden

Un monde qui se confond en sons et en couleurs, plusieurs réalités qui se chevauchent. Un passé auquel il s'accroche, un futur qui le terrifie et un présent qui valse sur les planches de son salon. Clara. La silhouette se détache au milieu des courbes, laissant traîner une ombre derrière elle. Il s'y raccroche, s'attache aux lettres qui percent ses lèvres et ce silence trop glauque. Une dernière ancre à la réalité qu'il est pourtant tenté de laisser partir. Il est fatigué, Teddy. Son regard papillonne et ses lèvres en tremblent. Leur monde s'effrite entre ses paupières, mais l'air coule un peu plus facilement jusqu'à ses alvéoles. Depuis combien de temps est-il dans cet état ? Un quart d'heure. Deux heures. Une foutue éternité. Les minutes se rallongent et se ressemblent, il ne sait même plus vraiment ce qui perce entre ses rideaux ; le soleil ou bien la lune ? Peu importe, la lueur suffit à découper plus nettement la silhouette de Clara. Proche et distante à la fois. Il écoute les sanglots qui ricochent jusqu'au fond de son palpitant, redresse mollement la tête, tente de se planter sur ses coudes, sans véritable succès. Ses sourcils se froncent et son cœur se précipite, alors qu'il voit le téléphone dans sa main. Qu'est-ce que tu comptes faire, Clara ? Je t'en prie, tout sauf ça. Ils n'ont pas besoin de savoir. Ma famille, mes collègues, personne n'a besoin de savoir. Des mots qui s'alignent avec cohérence dans son esprit, mais qui restent résolument bloqués à la surface de ses lèvres. « Non. » Qu'il lâche, se redressant un peu brusquement sur le sofa. Sa caboche vacille et se renverse, il manque de perdre l'équilibre et de tomber de l'autre côté, mais il se contente de retomber lentement contre un coussin. « Tu peux pas faire ça. » Un murmure rauque, une supplication. Clara, elle tient sa vie entre ses mains, sous ses phalanges qui glissent sur le pavé tactile du téléphone. « Je vais bien. » De toute évidence. Il déglutit et ferme les yeux. Cherche à retrouver un semblant d'équilibre, de stabilité, dans ce monde qui n'arrête pas de tourner et tourner encore. Les mensonges s'accumulent aux coins de ses lèvres, comme ce sourire qu'il aborde, dans un effort qui lui paraît terrible. Son regard cherche celui de Clara et s'y ancre, sa main attrape le poignet de la jeune femme. « S'il te plaît. » C'est plus qu'une petite demande, plus qu'un service à lui rendre. C'est un choix cornélien qu'il lui impose ; le laisser se débrouiller et risquer de le perdre dans ses excès, ou bien appeler des secours et voir son petit monde s'écrouler. Il essaye de récupérer le téléphone, et tant pis s'il doit ramper pour le faire – il ne la laissera pas appeler. Son esprit en surchauffe devine des solutions qui n'en sont pas vraiment. Il le sait, l'antidote ne sera que temporaire. Il ira mieux, avant d'aller plus mal encore. Il ira mieux et se remettra à sourire, jusqu'à la prochaine fois. Il soupire et se laisse retomber dans le sofa, étire difficilement ses muscles endoloris. « Dans la salle de bain.. Le. Naloxone. » C'est tout ce qui reste à faire. Retarder les effets. Aller mieux.
Jusqu'à la prochaine fois.

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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyMer 29 Aoû 2018 - 21:19

'cause you are not who you think you are
there's no grain on these brown eyes
but they can be green if they really want

eden / crash

Une négation précède une tentative vaine de se redresser, de paraître plus vivant. Suit alors des ordres et un mensonge de plus. Je vais bien. Sure, you look perfectly fine to me, jesus... Impossible de parler de déni, c'est bien plus que ça. Un timbre vibrant par la peur. Une peur que Clara partage, mais visiblement pas pour le mêmes raisons. Son premier instinct lui crie de continuer à composer le numéro d'urgence. Les urgences, autrement dit, ses collègues. La jeune femme comprend vite. Son travail est en jeu. Tout comme sa vie. Quelque chose que Clara ne peut pas marchander ou mettre en péril, jamais. Elle préfère être responsable du tournant chaotique de sa vie professionnelle et autre plutôt que de sa mort. Elle déglutit, périlleusement, à cette idée. Pourtant, elle est toujours paralysée. Il lui faut prendre une décision et vite. — Tu ne vas pas bien, arrête de mentir bon sang, qu'est-ce que ton truc naxo-je-ne-sais-quoi va faire mieux que les urgences ? — Elle s'énerve, dans la panique et le désarroi de la situation. Principalement envers elle-même. Il lui explique alors brièvement. C'est une solution temporaire mais qui va permettre d'atténuer les effets. Clara répète plusieurs fois l'intitulé du remède précaire. Se dit que si ça peut le soulager avant l'arriver des urgences ou pendant le trajet jusqu'à l'hôpital. Si ça lui permet de se relever, elle le traînera par les fesses dans sa voiture s'il le faut. Clara, c'est un désastre dans ce genre de situation. Elle le sait, elle ne survivrait pas longtemps et toute personne assez folle pour la suivre subirait le même sort. Elle n'a pas les bons instincts, ne sait pas comment renverser la panique, elle se laisse plutôt enlacer par celle-ci, jusqu'à ne devenir qu'une avec elle. Elle a presque autant de mal à respirer que lui, et pourtant, elle n'a pas pris de drogue, quelle ironie. Dans la précipitation elle se dirige alors vers la salle de bain, manque de se ramasser sur le tapis du salon. — Tiens bon, j'arrive. — Elle cours jusqu'au placard à pharmacie qui se trouve au-dessus de l'évier, derrière le miroir. Elle se souvient alors des reflets plus joyeux par le passé, avant de l'ouvrir. Toutes ces fois où il se moquait ouvertement de sa petite taille et des nombreux centimètres qui séparaient sa tête de la sienne. Regarde Andersen, t'es miniature. Tu penses que je devrais redescendre un peu le miroir pour toi ? Elle se trouve sur la pointe des pieds bien sûr. Tout ce qui semble intéressant se trouve sur l'étagère la plus haute. Elle parcourt, entre les fioles, des noms à coucher dehors. Se demande ce que tout ça peut bien être, se demande, pourquoi il en garde autant. Et pourquoi avoir ce type de solution, comme si, il fallait anticiper l'accident, au lieu de tout simplement arrêter les frais, prévenir. Comme si c'était si facile Andersen. Ses pensées empruntent maintenant la voix du jeune homme. Possédée par la terreur qui porte maintenant son identité. Enfin, elle referme sa main sur l'élu. Une ampoule au contenu transparent. Le genre de solution qu'on injecte, bien entendu.. Elle rattroupe tout ce dont il a besoin et retourne auprès du grand blond dans le salon. — Je dois appeler quelqu'un, quelqu'un de compétent !Tout le contraire de Clara. Qui risque plus de lui crever un œil que de l'aider. Elle est de nouveau installée à ses côtés, les mains qui tremblent de plus belle. Elle veut crier, à l'aide. Que quelqu'un l'emporte, elle veut le voir sur un brancard, oui, un brancard. Le voir entouré et pris en charge par des professionnels, le savoir en sécurité. Mais prise par l'adrénaline, elle retire les plastiques et autres papiers autour des instruments médicaux. Tente de comprendre comment ça marche. Trouver la veine et ne pas la rater ? Elle se dit qu'elle n'aurait jamais pu être infirmière et que si c'est le genre de délire sur lequel fantasme Walsh, ils sont mal barrés pour la crédibilité. — Teddy.. J'ai besoin de toi.. Je.. — Elle sait que c'est trop demander. C'est lui qui a visiblement de toi Clara, faute de mieux. Grow up, this is reality. Ce dont il a besoin c'est cette injection. Elle agrippe maladroitement son bras, en observe méticuleusement chaque parcelle. Ses mêmes bras qu'il entourait autour d'elle il y a encore quelques jours.. Clara cherche des approbations dans le regard de Teddy a chaque endroit qu'elle palpe. You're a fool if you think that letting your life into her hands is a safe and great choice. And you stupid little girl, just do it..
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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyDim 2 Sep 2018 - 19:48

you were red, and you liked me because i was blue
but you touched me, and suddenly i was a lilac sky
then you decided purple just wasn't for you

colors (stripped) / halsey

Un sourire au milieu du chaos. Il préfère en rire qu'en pleurer, Teddy, de sa vulnérabilité. Il est pathétique, échoué sur son sofa, au milieu d'une mer de vices. Clara, elle perce la nuit de sa simple présence, mais elle rajoute un poids sur son cœur quand elle pleure. Il aimerait lui dire que ça va aller, que ce n'est rien. Il a envie de se cacher, mais c'est trop tard : elle a tout vu. Le meilleur de ce qu'il a à offrir, mais surtout le pire. Il ne vaut pas mieux que les loques qui traînent dans les recoins sombres des urgences. Ces junkies incompris, ces hommes et ces femmes méprisés pour l'amour qu'ils portent à quelques substances. Au moins, ils ne font de mal à personne. Lui ? Il passe la majorité de son temps à valser entre les veines et autres artères avec un scalpel, la vie de ces gens au bout de sa lame. Un semblant de rire glisse sur ses cordes vocales alors qu'il l'écoute s'énerver, buter sur le nom de la substance. « C'est un antidote, Clara. » Qu'il rétorque dans un soupir, se massant le crâne. Elle parle trop fort et elle s'agite, lui, il a dû mal à suivre le rythme. De grandes inspirations et des étirements douloureux, il essaye d'effacer cette torpeur et de revenir pleinement parmi les vivants. Il regarde sa silhouette s'échapper et trébucher, apprivoise un éclat de rire moqueur avant même qu'il ne lui échappe. Un énième soupir glisse de ses lèvres et Teddy, il se déteste un peu plus encore. Le cœur au fond du ravin et l'esprit fracassé par toutes les conséquences qu'il commence à imaginer. Clara ne devait pas voir ça. Ne devait pas plus participer. Mais la voilà, prise dans l'oeil du cyclone malgré elle, à lutter pour lui, pour deux, pour sauver ce qui peut encore l'être – pas grand chose, en somme. Il l'observe, écoute son souffle fébrile et compte ses tremblements. « Hé ça va. Ça va aller. » Qu'il lâche dans un demi-sourire. Il lui attrape un poignet et ancre son regard au sien et puis, il essaye de se redresser. C'est laborieux et ça tire dans chacun de ses muscles, mais il est assis au bord du sofa, essayant d'ignorer les vertiges monstrueux qui lui attaquent le crâne. Il regarde le kit, étalé sur la table, à côté des seringues assassines. La vie d'un côté, la mort de l'autre, des aiguilles et des ampoules qui se ressemblent mais que tout oppose. Il se laisse mollement retomber contre le dossier Walsh, et abandonne son bras à Clara. « Arrête de t'agiter. Tu dois casser l'ampoule et remplir la seringue. » Il la regarde faire avec patience, et s'en veut un peu plus encore de lui infliger tout ça. Attend qu'elle revienne vers lui, qu'elle lui palpe le bras à la recherche d'une veine, ou quelque chose comme ça. Il frissonne sous le bout de ses phalanges et la dévisage alors qu'un nouveau sourire écorche ses lèvres. Puis, il lui attrape la main et se met à rire. « Pas besoin de paniquer. C'est dans l'épaule, comme un vaccin. » Il garde sa main dans la sienne et la guide bien plus haut sur son bras, au niveau de l'épaule. C'est tout l'intérêt de ces kits de secours ; des intramusculaires qui facilitent la tâche à tout le monde. Pas besoin d'être qualifié ou de connaître le trajet des veines pour l'administrer. Il ne cille même pas Teddy, quand l'aiguille s'enfonce dans son bras. C'est trop habituel, comme sensation, presque exaltant. Mais cette fois, il sait que ce n'est pas pour s'envoler, non ; c'est pour revenir sur Terre, et la chute sera brutale. Trois minutes, c'est tout ce qu'il faut à la substance pour agir. Trois minutes et c'est la fin du monde qui s'annonce. Il se laisse retomber dans le sofa, récupère Jupiter qui s'était égaré entre les coussins et le garde contre son torse. « Alors ? Qu'est-ce que je suis supposé dire ? Merci ? » C'est l'ironie qui borde ses lèvres, une assurance hautaine qu'il aborde pour couvrir le profond sentiment de honte qui le prend aux tripes. « De toute façon, il n'y a rien d'autre à dire. » Car tu n'étais pas censée voir ça. Pas censée me connaître ainsi. Une main sur la boule de poils et le palpitant en vrac. Il se laisse aller à ce retour à la réalité un peu trop brutal. « C'était juste un accident. » Un point final à une conversation qu'il ne veut même pas débuter. Son regard dévie sur le reste de la pièce à vivre, sur ce décor qui se précise et gagne en netteté, progressivement.

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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyMer 5 Sep 2018 - 18:21

every star is a possible death
we gave ‘em names we called ‘em cancers called ‘em accidents

typhoon / possible deaths

C'est un antidote, Clara. Un antidote dont il n'aurait pas besoin si rien de tout ça n'était arrivé. Un antidote qu'il garde précieusement chez lui, comme pour prévenir de l'orage. Ce que la jeune femme a encore du mal à comprendre. Mais le mot, antidote, il est rassurant. Quelque chose auquel Clara se raccroche, dans sa course folle, entre les palpitations bruyantes de son petit cœur apeuré. Si ces quelques gouttes de liquide limpide peuvent le sortir de cet état second, elle est prête à surmonter n'importe quoi, y compris ses peurs. Tant qu'il reste à ses côtés, lucide et toujours lui-même. Les tremblements de Clara sont immobilisés par le contact de sa peau, encore trop froide. Des mots rassurants mais tout aussi effrayants. Parce que jusqu'ici, il ne fait que mentir. Minimiser la situation, dire que tout va bien. Alors que tout autour d'eux, ça bouge, ça brûle, they running out of time too. Mais ça va aller. Dit-il. C'est tout ce qu'elle espère, tout ce qu'elle lui souhaite. C'est pour cela qu'elle préfère taire sa colère. Pour se concentrer, sur ces gestes et sur sa voix qui guide ceux-ci. Arrête de t'agiter, il a raison. Elle est minutieuse Clara, ça a toujours été le cas. Au moins, d'autres parallèles avec sa formation sont possibles. Elle ne pensait pas que cela lui serait utile dans ce genre de situation. Elle imagine des contours, des lignes à suivre au pinceau. Ici, la seringue dans sa main droite. Clara souffle de soulagement quand il lui remarque que la cible, c'est finalement son épaule. Pas que cela dédramatise tant que ça la procédure, mais, il rend ça tellement plus facile, avec sa voix douce et ses mains posées sur les siennes. Avec lesquelles il lui indique où se trouve l'épaule en question, au cas où, elle l'aurait oublié dans tout ce chaos. L'ironie, cela a déjà un goût plus familier, ça lui donne presque envie de sourire. Sourire qu'elle préfère aussi contenir, pourtant. Clara grimace avant même que l'aiguille entre en contact avec la peau. Elle grimace parce qu'elle imagine déjà toute la scène, chaque cellule dans son système. C'est graphique, si graphique. Son imagination, bien que très pratique, lui joue parfois bien des tours. Elle se rappelle ses cours de dessins sur l'anatomie. Le dessin de son voisin, bien trop sombre pour son goût, tacheté de rouge à chaque extrémité. Elle imagine les couches de la peau, violemment percées par la pointe médicale. Elle grimace mais pince pourtant la peau avec son arme. En jetant quelques regards en direction de sa victime, qui semble beaucoup trop habitué au mécanisme. Quand elle retire la seringue, elle l'observe quelques secondes, ne sachant pas quoi en faire, pour enfin la reposer sur la table basse, hâtivement. Quelques petits spasmes font danser ses mains, de nouveau libres. Clara lui tourne le dos. Le temps de reprendre ses esprits. Lui aussi. Le temps d'attendre l'amélioration. D'espérer pour la fin du cauchemar. Quand elle se retourne enfin, Teddy est de nouveau enfoncé au fond du canapé avec Jupiter. Elle l'écoute, d'une petite oreille, alors qu'elle observe la scène et se laisse tomber un peu plus par terre, pour reposer ses genoux. Elle aimerait pourtant sauter, hurler, le secouer, quand elle comprend enfin les mots qui sortent de sa bouche. C'était juste un accident. Elle se relève fébrilement. Elle est soudainement si fatiguée, si anéantie. Comme quelqu'un qui vient de craindre la perte de l'être aimé. — T'es bien trop équipé pour qu'il s'agisse d'un accident...Look around !Tu me penses aussi stupide, pour que j'avale ça ? — Elle a beau être en position de supériorité, debout au milieu du salon, elle se sent pourtant bien petite, à le regarder d'en haut. A le regarder mentir une nouvelle fois, dans la même posture où elle l'a trouvé quelques minutes auparavant, faible et pratiquement inconscient. C'est une discussion pour un autre temps cependant, elle le sait. Elle n'a pas envie de hausser le ton, de crier. She just want to know that he's out of trouble and safe, for now. — Maintenant quoi ? Accident ou pas, je...Ne veut pas te perdre.. Sa voix est plus douce, déchirée. Elle lutte contre d'autres larmes, d'autres tremblements, d'autres mots qu'elle pourrait regretter. — On doit se rendre à l'hôpital Teddy.. Pour plus de sécurité. — Pour qu'elle puisse de nouveau dormir la nuit. Pour qu'elle puisse de nouveau le prendre dans ses bras craindre de le blesser ou qu'il lui lui file entre les bras.. Pour qu'il ne l'abandonne pas.
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Teddy Walsh

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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyDim 9 Sep 2018 - 21:12

And I told you when you left me
There's nothing to forgive

jealous / labrinth

Un cœur égoïste qui s'est accroché aux promesses généreuses d'un autre, en bien meilleur état. Teddy, il semble comprendre peu à peu pourquoi est-ce que rien ne marche jamais pour lui. Pourquoi est-ce qu'elles abandonnent, pourquoi est-ce qu'il les oublie. Peut-être qu'il en demande trop, mais qu'il n'en donne pas assez en retour. Peut-être qu'il ne veut que le bon, et pas le mauvais – c'est sans doute ça. Un sourire gorgé de soleil pour les plus beaux jours, et un cœur trop lourd à porter pour les suivants. Le poids des sentiments et des tempêtes. Le poison au bord des lèvres et un attachement trop pesant. Ce n'est même pas une question de lassitude, c'est tellement plus complexe. Mais aujourd'hui, c'est différent. Autrefois, il n'avait qu'à prendre la fuite, et elles ne rappelaient pas – ou elles cessaient de le faire à un moment ou à un autre. Clara ? Elle est toujours là et elle s'est précipitée dans l’œil du cyclone pour essayer de le retenir. Comment est-ce qu'il le lui rend ? Par des blagues bancales et un humour tristement ironique. Un regard vitreux et lointain qui s'accroche et se détache, s'abandonne à des dérives chimiques. Ça crépite encore dans ses veines. Un combat d'antagonistes qui se disputent les récepteurs. L'antidote emporte la bataille, mais le retour à la normale est lent et désagréable. Il soupire Teddy, et se concentre sur cette boule de poils qui s'est trouvée une place sur son abdomen. Il laisse ses phalanges longer le pelage clair. Le détaille, pour ne pas avoir à la regarder elle. Son regard accusateur suffit. Elle ne veut pas entendre ses justifications, pire encore, elle n'y croit pas. Sa langue claque, les mensonges s'accumulent au coin de ses lèvres. « Justement, t'es loin d'être stupide. Alors tu comprends ce que c'est qu'un accident, pas vrai Clara ? » Plus acide qu'il ne voudrait l'être. Il détourne le regard à nouveau. « Avec cet accident de bus, là. Je te l'ai dit, j'ai eu quelque chose aux côtes. J'ai eu mal et je me suis trompé dans les dosages, c'est tout. » Il déglutit et s'autorise enfin à plonger dans ses prunelles. Il y cherche la déception et un peu de colère. Il n'y trouve rien de plus que de la fatigue sur l'instant – ou bien est-ce une autre illusion de la descente ? Un énième soupir coule de ses lèvres, il hausse mollement les épaules. L'écoute s'acharner, l'écoute se battre seule alors que lui, ça fait bien longtemps qu'il a abandonné. Il secoue la tête. Tente d'ignorer l'état dans lequel elle se retrouve, par sa faute. Il essaye de voir au-delà des tremblements et des larmoiements, des perles de chagrin qui bordent ses paupières. « Je vais bien, arrête de paniquer... » Des mots qui meurent dans des murmures. Il hausse les épaules une fois de plus Teddy, se racle la gorge, alors que la brume se divise sous ses yeux. Le monde est plus net. Plus réel. Plus violent, aussi. Il lui fait une place à côté de lui, sur ce sofa qu'elle a tant de fois conquis par le passé, dans de ridicules jeux enfantins. « Pas besoin d'aller à l'hôpital. I got this. » Il acquiesce, comme pour s'en convaincre lui-même. Se mouve entre les coussins pour retrouver un peu de vigueur. « J'ai assez d'ampoules pour gérer les rechutes s'il y avait un problème. Y'a plus qu'à attendre que ça passe. » Que cet organisme déjà imbibé de mille et une substances retrouve un minimum de contenance. Que cette enveloppe de coton se dissolve et que ses membres répondent à nouveau pleinement aux ordres. « Tu peux toujours rester me surveiller si ça peut te rassurer. Mais ça ira. » Avec ou sans toi, tu l'entends ça, Clara ? Cette mention implicite qui se loge entre les syllabes. Un mensonge de plus, une pique gratuite qui se faufile au détour de ses mots. « Tu peux partir, aussi. Je ne vais pas t'en vouloir, parce que ça va, ok ? J'ai connu pire. Tout va bien. » Il arbore un semblant de sourire, Teddy. Comme pour la rassurer. Pour se rassurer lui-même. Pour oublier que ça fait mal, d'avoir tout perdu, et d'être incapable de faire les efforts pour tout retrouver.

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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyDim 9 Sep 2018 - 23:31

If i stayed easily involved in your dismay
then maybe i just wouldn't have known
that little more in your lies

gentle bones / liar

La vérité s'est échouée sur terre comme tout le reste, avec son contraire. Une énième construction qui reflète une réalité. Tout le monde, emploi ce subterfuge, au moins une fois dans sa vie. Mentir. Que ce soit pour des raisons totalement égoïstes ou par peur noire de la vérité. Une solution facile, le chemin le plus praticable et le plus emprunter finalement. Tandis que son ennemie, la vérité, est parfois trop difficile à porter et colporter. Pour les autres, mais bien souvent, pour soi. Bien que certains s'essaient à l'être, il est impossible d'être 100% honnête avec les autres et avec soi. L'humain en est tout bonnement incapable. L'admettre, par contre, est un premier pas vers la dite vérité. Quant à Clara, elle n'a que faire de la vérité à ce stade. Si elle a d'abord été noyer par la colère c'est par peur, peur de le perdre. S'en ai suivi un tourbillon d'émotions, qui la laisse enfin vide et épuisée. Quelque peu perdue aussi. Quand l'adrénaline s'efface, c'est tout le poids du monde qui retombe, sur des épaules bien trop petites et peu préparées. Elle n'a tout simplement pas la force de se battre contre lui, contre ses arguments en carton, contre son sourire idiot. La seule chose qu'elle aimerait reposer contre lui, c'est tout son poids. Allonger son corps contre lui et surtout, son oreille contre l'emplacement de son cœur, pour s'assurer que tout fonctionne vraiment. Pour s'assurer que même s'il ne bat pas pour elle, il continue de battre quand même. Elle a beau grimacer au moindre je vais bien ou tout va bien se passer, elle l'écoute attentivement. Ne l'interrompt pas. Clara le laisse se complaire dans ses paroles. Elle encaisse. Les mensonges, les attaques, les discours acerbes. La jeune femme le laisse finir tranquillement, le laisse s'essouffler avec ses propres idioties. Elle s'installe enfin à ses côtés. — C'est mal me connaître si tu penses que je vais te laisser après tout ça ou partir parce que tu me pousses à le faire en étant désagréable. — Si tu penses qu'elle te laissera, parce c'est plus facile de se comporter volontairement comme le dernier con plutôt que demander de l'aide, tu te trompes. Parce que Clara, certes, c'est la première à partir quand les relations se compliquent. Mais Clara, c'est aussi la première à se battre pour l'inestimable. Pour des réactions chimiques sur cellulose aujourd'hui inflammables, conservées dans des congélateurs à l'abri de tous. Pour des mots illisibles sur du papier condamné par la moisissure, dans des réserves climatisées et sombres. Pour des objets curieux rongés par le temps, des trésors en qui personne ne croit. Pour des mythes que tout le monde enterrent, à chaque nouvelle découverte. — C'était loin d'être une partie de plaisir pour moi de te piquer l'épaule mais je suis prête à remettre le couvert si dans ta caverne d' Ali Baba tu es en possession d'un remède contre les aigreurs de cœur.Touché ! Peut-être qu'il a raison, peut-être qu'il n'a pas besoin d'elle. Mais elle a besoin de lui, en bonne santé. Et elle tient à s'en assurer. — Quand à moi, je ne vais nulle part, désolé. — Elle se relève un instant, se dirige jusqu'au fauteuil, attrape un de ses gilets à capuche posé là. Le même sweat dans lequel elle s'est déjà blottie par le passé pour ne pas avoir froid et pour s'imprégner de son odeur corporelle comme une naïve petite adolescente. Enfin elle le rejoint. — Tiens, tu ferais mieux d'enfiler ça. — Elle s'approche alors de lui, s'assoit de nouveau, éloigne Jupiter un instant et l'invite à introduire un premier bras dans son vêtement bleu marine. Elle l'aide doucement, quand bien même elle ne sait pas s'il désire vraiment qu'elle en fasse autant. Mais égoïstement, elle profite de ce dernier contact, loin des aiguilles. Pour finir, elle replace de nouveau Jupiter sur les genoux de Teddy. — Tu lui avais manqué. — Tout comme il lui a manqué, mais ça, ça ne semble plus très important. — Maintenant, tu devrais peut-être essayer de te reposer un peu. — La jeune femme se redresse une nouvelle fois. Prend sur elle pour débarrasser la table basse de quelques détritus. Comme pour effacer une partie du drame. Pour que la vue du salon soit supportable à ses yeux. Pour que l'image de son corps fébriles se dissipe. A la cuisine, elle prépare deux verres d'eau, qu'elle ramène avec elle, un qu'elle dépose sur la table basse, destiné au concerné et l'autre qu'elle garde avec elle, quand elle s'enfonce dans le fauteuil en face du sofa. Une distance stratégique. Qui lui laisse la possibilité de s'étendre et lui offre une vue suffisante pour le surveiller. Clara ne dormira pas. Clara en serait incapable à vrai dire, pas avec ce qui l'inonde dans sa caboche. Usually, she's the one that leaves, by choice and without any thoughts on the matter. But today, she doesn't want to. For once, she wants to be where he is. Accident or not, she wants to be here anyway.
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Teddy Walsh

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MessageSujet: Re: we head for disaster (tedara)   we head for disaster (tedara) EmptyDim 23 Sep 2018 - 21:11

But tonight you’re a stranger
Some silhouette

silhouette / aquilo

Désagréable. Elle a raison, Clara. Il l'est. À chaque soupir, chaque regard désintéressé. Il l'est par lassitude, il l'est parce qu'il est fatigué. Épuisé d'être gentil, de tendre la main pour se faire bouffer le bras. Épuisé de se fragmenter en un millier de morceaux pour contenter chacun, de sourire même quand il a le cœur lourd, d'éponger les larmes et les sentiments des autres pour les soulager. Au bout du chemin, qui le sauve, lui ? Personne, sauf elle. Placée sur son chemin par la force des choses, happée par le meilleur, puis le pire de ce qu'il a à offrir. Elle, qui subit le contrecoup, qui ramasse les morceaux en se coupant les doigts au passage. Il ne montre même pas une once de reconnaissance, Teddy. Il préfère s'étouffer sur les restes de sa fierté et redresser la tête, même quand son corps entier refuse de lui obéir. Il cherche à masquer ses cicatrices et toute marque de sa vulnérabilité, alors même que sa force fout le camp et que son cœur dégouline sur le plancher. Il se frustre et se fait muet, comme un gamin puni, l'âme écorchée et les yeux rivés sur une peluche bien vivante – Jupiter. Un éclat de rire déborde de ses lèvres, mais il rit jaune, Teddy. Aigri, c'est le mot. Défaitiste, aussi. Abattu. Paumé. C'est un dictionnaire entier qui s'imprime sur ses viscères. Vingt-six lettres réparties en un millier de possibilités, qu'il cache derrière ses dents. You're so fucked up, Walsh. « Je ne suis pas aigri. Mais toi, tu es blessée et tu profites d'un instant de faiblesse pour te venger. Cheap shot, Andersen. » Qu'il lâche dans un long soupir, incapable de lui concéder la victoire – pas plus qu'un remerciement ou des excuses. Les prunelles dérivent et accrochent cette silhouette qui se balance à lui en donner le tournis. Elle s'occupe pour combler le vide et oublier son inquiétude. Il se berce d'indifférence et se cache derrière des sourires froids. Il se laisse aller sous l'assaut trop délicat de ses mains. Il mériterait une gifle au moins, si ce n'est plus, mais elle est là et elle l'aide. Ignore sa suffisance et tout ce qu'il peut bien dégager de négatif en ces instants. Elle lui prête toujours plus de cette attention, bien plus qu'il ne peut accepter. Pourtant, il se laisse faire. L'aide passivement, bougon. « J'ai pas froid. Et j'ai pas cinq ans non plus. » Amer, jusqu'au bout des lippes. Il se laisse faire de mauvaise grâce et s'échoue au creux du sofa. Le chat replacé, l'agitation oubliée. Clara s'évade et lui s'accroche ; à quelques souvenirs trop beaux, éclatés, éparpillés entre deux cœurs en peine et sur quelques meubles. Il observe ses phalanges délicates qui courent entre les seringues et les substances. Elles effacent le crime, mais pas les regrets. Elles écartent les preuves, mais certainement pas la vérité. Elle finira par poser des questions, il le sait. Elle insistera, y reviendra, jusqu'à ce qu'une tirade fracassante lui échappe sur des airs agacés. Il se pince les lèvres et regarde ce verre qu'elle dépose face à lui. Il a soif, mais il n'y touche pas – n'y touchera pas. Une dernière provocation des plus immatures, une ultime invitation à fuir. Un soupir plus tard, il se replace et ferme les yeux, Teddy. S'échappe – ou essaye – sur des envolées oniriques. Un pas de plus vers le précipice.
---
Une, deux, trois heures. Peut-être beaucoup plus, même. Ses paupières se lèvent sur une nuit claire et un chaton endormi. Il se tourne et plisse les yeux sous la lueur faiblarde d'une lumière tamisée. Il la regarde, toujours échouée sur son fauteuil, l'expression détendue. Loin de l'inquiétude qu'il lui a imposée quelques heures plus tôt. Loin des sanglots et des reproches. Il se lève et teste son équilibre, étire sa carcasse endolorie et tente de placer un pied devant l'autre. Le monde est encore enveloppé d'une brume diffuse, mais il est déjà bien plus défini qu'auparavant. Après avoir apprivoisé la gravité, il s'approche Teddy, l'attrape et l'emmène jusqu'à sa chambre – leur chambre, il n'en est plus vraiment certain, désormais. Il la dépose sur le lit et s'échappe, éteint les dernières veilleuses avant d'étendre son corps et ce qui reste de sa dignité à côté d'elle. Le silence retombe et le monde devient glacé.
Même elle ce soir, elle ne brille plus assez pour le réchauffer.

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