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Ava Costigan

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MessageSujet: inside those ocean eyes + taylor   inside those ocean eyes + taylor EmptyDim 26 Aoû 2018 - 13:53

J’en étais réduite à ça. Une démarche fébrile. Des spasmes musculaires et les tiraillements au coeur. L’envie irrépressible de la poudre. L’espoir d’une ligne - d’un grain nacré entre mes lèvres. La substance narcoleptique qui éveillait le bonheur. Qui se transformait en évasion. Je me noyais dans un océan de doutes. La fièvre était virulente et les pensées destructrices. Je n’y arrivais pas sans Lip. Je n’y arrivais pas sans sa stature boiteuse et son regard illuminé par les lampadaires. Une réussite que je voulais m’approprier. Et la lutte, presque insupportable, qui faisait chavirer ma résolution. La vide enflammait mes veines et le danger se rapprochait. Brasse contre brasse, je tombais. Un bassin aussi profond que l’océan. L’odeur du chlore et l’oppression amoureuse. Tant de cendres qui transperçaient ma poitrine. Des images qui me foudroyaient sous l’eau. Je tremblais en crispant les doigts. L’interview était le commencement d'une nouvelle aventure. L’opportunité de revenir sur la grande scène et de tenter les olympiques de Tokyo. Mais j’avais peur, tellement peur. Elle était là, cette journaliste impétueuse. Sa langue acérée et son charme transcendant. Son reflet qui miroitait mes échecs et mes pires angoisses. J’avais lu son commentaire. J’avais retenu les larmes et fuis la douleur qu’elle engendrait. Chaque remarque sarcastique. Chaque article médiatisé. Ils ne savaient rien. Et ils jugeaient tout. Nous étions n’étions qu’un couple d’humains avec nos tords et nos déceptions. Deux athlètes fissurés, brisés par les compétitions et l’usure de ces médailles qui pesaient trop lourds. Deux idiots aux rêves éternels. Il avait perdu une jambe. Et j’avais perdu la raison. Une addiction aux drogues qui se dissociait de ma carrière. Je relevais la tête et esquissais un sourire. La foule mouvante happait ma silhouette dans un tourbillon de bras et de jambes. J’étais l’intruse au milieu des mortels. Une sirène échouée, luttant contre les bouffées d’oxygène et la fermeté du sol. Je poussais la porte du café et m’attablais à ses côtés. Cette discrétion, je l’avais exigé pour me voiler la face. Pour éviter l’oeil du cyclope et les regards des caméras. Une entrevue à l’ancienne, avec des mots griffonnées sur le papier et des questions flottant dans l’espace. Je serrais les dents en la saluant avec courtoisie. La politesse était feinte. Comme tout le reste. Comme cette apparence trop propre et l’illusion d’une guérison qui me tordait l’estomac. Je soupirais en interpelant le serveur. « De l’eau pétillante, s’il vous plait. » Marmonnai-je d’une petite voix. Une étrange retenue se blottissait entre mes côtes. L’impression d’être prise au piège entre ses filets. Elle avait des prunelles étincelantes, un regard qui foudroyait et brûlait le monde. « Vous pouvez commencez, Mlle Calloway. Je suppose que vous avez déjà préparé l’assaut. » Raillai-je en m’adossant au siège. Elle était ma première déclaration publique après le scandale. La première à recueillir mon histoire et mes luttes. Et pour une raison que j’ignorais, je ne parvenais pas à la cerner. A lui faire pleinement confiance. Probablement parce que Halley Baxter and Lip Olsen's romance is so overrated, smh.

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Noor Rassam

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MessageSujet: Re: inside those ocean eyes + taylor   inside those ocean eyes + taylor EmptyVen 31 Aoû 2018 - 23:33

Les rues s’allongeaient jusqu’au café. Un nom d’établissement à coucher dehors, au coin d’une ruelle éloignée des touristes. Les studios d’enregistrement étaient loin, à des kilomètres de ses habitudes. Aucune caméra n’était présente pour capturer chaque parole, chaque détail et expression. Aucune maquilleuse n’avait pu retoucher et camoufler quelconque imperfection, pour replacer des mèches de cheveux rebelles. Les décors kitchs étaient remplacés par une ambiance chaleureuse d’un café local. Les effluves de l’arabica embaumaient ses narines, et ses papilles trépignaient d’impatience à l’idée de pouvoir goutter ces fèves précieuses. La simplicité du lieu lui rappelait Manchester, et ces après-midis à fuir la pluie et le froid, les mains enroulés autour d’une tasse de chocolat chaud, dans ce café pas loin du foyer. Le dos de son siège lui rentrait péniblement dans le dos. Elle avait choisi l’établissement, et Taylor avait plié. Une contrainte, contre une interview sans tabous, sans retenu. Elle en avait besoin de cette article. Elles en avaient besoin. Son stylo était aligné contre un calepin vierge, presque neuf. Son portable était posé, lui aussi, au coin de la table. Une appréhension enrobait son estomac. Halley Baxter. Sirène des bassins, déchue, tombée de son piédestal pour s’échouer au fond d’un océan profond. Celle qui tenait le cœur de Lip entre ses doigts tremblants, qui l’avait écrasé à chaque pilule avalée. Elle la connaissait sans la connaître, Taylor. Elle avait ramassé les cendres d’un amour maudit, quand le poids de leur couple était trop lourd à porter sur ses épaules de boxeur. Elle avait tendu l’oreille, ouvert ses bras, son cœur pour cet homme détruit par une compétition sans pitié. Mais elle ignorait tout, Halley. La clochette au-dessus de la porte d’entrée sonna, indiquant l’arrivée d’un nouveau client. Son regard se posa sur la silhouette de la nageuse. La politesse était presque forcée. Un sourire de lèvres pincées, des regards inquisiteurs et nerveux. Taylor se redressa, et attrapa son stylo. « A vrai dire, non. Je préfère y aller au feeling. » Il y avait bien quelques questions qu’elle souhaitait poser. Des provocantes, des malicieuses. Des questions qui forceraient l’athlète à se confier, à se livrer. Elle avait la langue acérée, Taylor. Mais Lip lui avait demandé une faveur. D’être gentille. D’y aller doucement avec Halley. Elle était tiraillée entre son professionnalisme, et les raisons du cœur. Sa poitrine se serrait en imaginant la déception de Lip dans ses prunelles claires. Elle attrapa son portable, déverrouilla l’écran et cliqua sur l’application du microphone. « Ça vous dérange si j’enregistre l’interview ? » S’enquit-elle, inclinant l’écran vers la jeune femme.

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MessageSujet: Re: inside those ocean eyes + taylor   inside those ocean eyes + taylor EmptyDim 2 Sep 2018 - 20:41

Des mélodies qui se succédaient sur les murs. Note de musique et souffle ondulé contre mon échine. Mes yeux brillaient sur les stalles et les courbures métalliques de la grande pièce. Un espace neutre que la pensée colorait de mensonge. J’étais là pour retrouver mon titre. Alors que Taylor voulait éclater le secret, griffer la feuille et écrire les doléances de la nageuse tombée. Une peur qui gangrénait dans mes poumons. Un stylo qu’elle tenait et dont la pointe tournait comme un poignard entre mes côtes. Désillusion meurtrière mélangée au vice. Des sensations gonflées par le manque et l’impression de chuter. L’endroit de la piqure qui s’affaissait et le vide qui remplissait les veines. Elle ne savait rien de mon autre vie - de ces luttes perpétuelles contre la coke et la maladie de mon père. Elle ne connaissait pas les angoisses de la compétition ni les heures acharnées à affuter la silhouette et le mouvement. Des brasses chlorées qui jaillissait du fond de l’âme. Des coups donnés dans l’eau. Des coups donnés contre soi, à chaque reprise. Ce n’était pas une athlète ni une victime des médias. Elle avait échoué sur l’autre rive, avec son regard d’azur et sa chevelure majestueuse. Une couronne d’ébène qui arborait un sourire prétentieux. L’allure infaillible et le profil aigu, elle n’avait donc rien à se reprocher. Sa malice l’avait mené jusqu’ici, sur les traces de mes déceptions. Bien sur qu’il était plus facile de laisser un commentaire - de juger notre amour et de souffler sur les ruines pour en éparpiller les cendres.  Le désintoxication était fatigante. Et la thérapie était encore plus douloureuse que la drogue. Les séances endommageaient le coeur. La réalité souillait les souvenirs. Chaque petite erreur. Chaque petite étincelle. La rupture avec Lip et les défaites au fond du bassin. Tout prenait sens et rien n’était à la hauteur. Une lucidité qui transperçait la chair pour se loger dans les fibres nerveuses et les ellipses musculaires. J’étais responsable de mes malheurs. J’éloignais les êtres chères pour me noyer dans un océan d’incertitude. Je relevais la tête pour l’observer. Taylor n’était pas mon ennemie. J’avais simplement pitié de nous - de ce besoin d’exister à travers les articles et le regard des autres. Je pinçais les lèvres et me penchais au dessus de la table. Mes prunelles vacillaient sur son visage, imprimant le détail de ses expressions charmeuses. « D’accord. » Le feeling, quelle idée étrange! Je repliais les genoux et acquiesçais lentement. Mes doigts s’emmêlaient entre les plis de la serviette. L’anxiété se faufilait en moi, dans ma peau - dans mes yeux, dans chaque fragment de mon existence qui se dévoilait face au grand public. « Allez-y, mais avant de commencer je voudrais vous avouer quelque chose off records. » Murmurai-je en lui adressant un clin d’oeil. Mon coeur s’affolait dans ma poitrine. Il était là, le moment de me battre pour mon intégrité. Je prenais appui sur mes coudes et la juchais avec un sourire amusé. « J’ai lu votre commentaire et je ne l’aime pas. » J’appuyais sur son écran afin de couper court à ses réflexions. L’application enregistrait les vacarmes autour du café. Des ustensiles qui s’entrechoquaient derrière la comptoir, des pas enchâssés sur le plancher et des soupirs saccadés que je camouflais derrière une posture noble et gracieuse. Je refusais de tomber à nouveau. D’endurer les remarques désobligeantes. Surtout à propos de lui. Il s’agissait de ma carrière. De mes accomplissements. « Bonjour, Mlle Calloway. Je suis ravi de vous rencontrer. Merci d’avoir accepté de me rejoindre ici. L’un de mes endroits préférés! » Déclarai-je d’une voix enjouée. Une valse dangereuse dont j’initiais le premier pas.

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