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 soul's escaping trough this hole that is gaping (mun)
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MessageSujet: soul's escaping trough this hole that is gaping (mun)   soul's escaping trough this hole that is gaping (mun) EmptyMer 22 Aoû 2018 - 17:18

“We are here to drink beer. We are here to kill war. We are here to laugh at the odds and live our lives so well that death will tremble to take us.”


Dans la voiture, encore, encore. C’est tout doux, le ronronnement des cylindres de la Cadillac XTS Limousine. C’est comme une caresse dans les oreilles, une voix familière, la voix d’une mère. Tout va bien, tout va bien. C’est doux, le ronronnement des filles, par terre. Ce n’est pas comme une caresse, c’est une caresse, quand du bout des doigts elles s’emparent avidement d’une cuisse et s’y ancrent. C’est doux, le soulagement de l’ivresse, le réconfort des merveilles des drogues synthétiques, l’avant lendemain, l’extase d’une satisfaction artificielle. C’est faussement doux, les saouleries à l’Hollywoodiennes, Hell-A-Women aux pieds, Coco au nez.
Rien ne se passe.
La voiture roule droit, dans un brouhaha étouffé, constant. Il fait nuit, dehors, dedans. Quelques mètres, un kilomètre, on fait le tour du monde. Derrière les vitres teintées, des anonymes. Sous leurs yeux aveugles, défilent les pseudonymes qui barioleront les papelards de demain, beaux patronymes. MUN AND GUNNARSEN STRIKE AGAIN.

On s’épuise, à la rédaction. Ils ressemblent à de vieux amoureux désespérés, à la recherche du piment qui rallumera la flamme matrimoniale. Aux pages des journaux qu’ils publient, ils ajoutent, et c’est de plus en plus petit, des encarts osés, éperdus. C’est plein de sextoys, de honey, I think we need to see other people, try bondage or I don’t know anymore. Le naufrage d’un couple qui ne produit plus rien. Un happily ever after qui fait débander les plus tenaces.
Les histoires des débauches Mun-Gunnarsen ne se vendent plus. C’est la routine. Une routine de dépravés.
Et la limousine qui leur dit, Tout va bien, tout va bien, alors que les premières lueurs de jour et de gueule de bois se distinguent au loin.

Vingt-quatrième nuit. En quelques semaines. C’est le jour, peut-être.
Jan sur l’épaule de Min-ho, Min-ho contre la hanche de Jan, des Barbies entrelacées au milieu, on ne sait plus. La notion de pudité est devenue assez vague et c’est désormais un concept qu’on a pu leur proposer, hier. Ton corps, mon corps, la blancheur de tes fesses, peu importe. Ils vivent si proches lorsqu’ils sortent, qu’ils deviennent créatures chimériques, quatre bras, deux têtes.
Ils ne vont pas jusqu’à baiser. Un commun accord, une Constitution préétablie, une liste de choses à ne pas faire, quelque chose les a jusqu’alors protégés d’une apocalypse personnelle et d’une apogée médiatique. L’hétérosexualité de Jan. La to-fuck list de Min-ho. Quelque chose.
A l’urinoir, ils vont comme des frères. Dans les soirées, les filles s’échangent, les chambres se prennent à l’unité. L’alcool nettoie leurs pêchés commun, la drogue efface leurs mémoires bancales. Mais jamais ils ne baisent.

Quand le nez de Mun se remet à saigner, laissant sur la chemise ouverte de Gunnarsen des petites tâches écarlates, personne ne bouge. Simplement cette voix un peu rouillée, puant l’éther et l’accent danois. “Man, how many gallons of that shit you got?
Sur le sol, ça remue. “Should we dump them somewhere? Yours clearly ain’t worth dick.
Ils les ont trouvées sur un tapis rouge, perchées sur des échasses astronomiques. Penchées comme il faut, moulées là où il faut, parlant des bonnes choses et souriant au bon moment. Du plaisir gratuit pour ceux qui pourraient tout acheter. Actrices en herbe, futures stars du X, peut-être. Encore les mêmes rêves que lorsqu’elles avaient douze ans, les pieds bien propres et des parents fiers.
As if.
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Min-ho Mun

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MessageSujet: Re: soul's escaping trough this hole that is gaping (mun)   soul's escaping trough this hole that is gaping (mun) EmptySam 25 Aoû 2018 - 15:27

On l’a propulsé jusqu’aux étoiles trop vite. Min-ho a cédé aux vices, aux filles faciles et à la poudreuse l’espace de quelques nuits – de quelques dizaines de nuits qui s’accumulent et s’entassent les unes sur les autres. Un peu comme eux, un peu comme tous ces corps qui s’emmêlent et se démêlent au rythme de la limousine. Et puis il y a le ronronnement du moteur qui le berce, les relents âpres du sexe qui lui irrite le nez – c’est ce qu’il croit – et les ricanements des poules de luxe qui résonnent à ses oreilles. Ramassées dans la rue, à l’entrée d’un restaurant. Ou d’autre chose ? Il ne se souvient plus, Min-ho. Il ne voit que des idiotes qui se noient sous des litres de champagne et qui profitent du luxe qu’on leur a agité sous le nez. Qui se complaisent dans la présence de deux hommes trop grands pour elles, aussi. Qui les auront déjà oublié dès que les lumières de l’aurore crèveront les vitres teintées. Elles masquent au yeux du monde leurs déboires excessifs ; aux yeux du chauffeur, aussi. Pourtant il sait ce qu’il se trame sur les banquettes arrières. Il sait que les corps se déchaînent et se perdent. Il a conscience de la débauche qui salit les sièges en cuir et il anticipe sûrement déjà le moment où il devra les essuyer, le lendemain matin.
Mais Min-ho s’en fout, du chauffeur. Il n’y pense pas – à croire que la limousine roule toute seule, poussée par leur désir commun de tutoyer les confins du monde sans réaliser que la Terre est ronde. Il ne sait plus vraiment ce qu’il dit, il ne sait plus vraiment à quoi il pense. Min-ho dodeline de la tête contre l’épaule, le bras, le torse de Jan. Il a perdu depuis longtemps la notion d’intimité et de décence, avec lui. C’est en partie la faute de Jan et en partie la sienne ; ils s’entraînent tous les deux dans le scandale bras dessus et bras dessous. Ça ne surprend plus. Ça n’étonne personne. Mais eux, ils fêtent simplement leur réussite – les billets verts qui gonflent leurs comptes en banque, l’investissement du siècle. Il s’essuie le nez par automatisme lorsque la question de Jan le sort de sa transe léthargique. Qu’à moitié, cela dit. Il remue à peine. « Too much, that’s for sure. » Il marque une pause et son regard se perd sur les donzelles. Jolies, factices. Comme eux, au fond – comme lui. « Maybe. They’re already too sore to be fucked one more time anyway. » Et puis il se redresse à demi et déloge l’une des donzelle suspendue à sa taille d’un geste las. Elle grogne, seulement. Trop endormi, sûrement. Min-ho aussi – c’est l’alcool qu’il ingurgite depuis le crépuscule, c’est la farine qui s’accroche à ses narines et c’est le plaisir qui lui écorche la raison.
Un beau bordel. Un bordel dont ils ont déjà l’habitude.
Mais un foutoir tout de même qu’il regrettera peut-être, un jour. Pour l’instant, il interpelle simplement le chauffeur à travers la vitre teintée. De trouver un endroit où s’arrêter – où sont-ils, d’ailleurs ? Les kilomètres ont défilé et se multiplient tant qu’il en a perdu le Nord.

_________________
— stand in the ashes of a trillion dead souls and ask the ghosts if honor matters. the silence is your answer.
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