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Jillian Walsh

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MessageSujet: wide away (teddy)   wide away (teddy) EmptyVen 17 Aoû 2018 - 20:01

Journée éreintante. Journée de plus au compteur pour tenter de sortir la tête de l’eau. Pour se persuader que la vie a repris même quand ce sont des images au ralenti qui tournent en boucle. Jillian marche l’air malgré tout serein dans les ruelles de Brighton. Ces rues qu’elle connait par coeur. Pour y avoir traîné, pour y avoir partagé des bons et des mauvais souvenirs. Elle y repense de courtes secondes alors que son palpitant se contracte d’une amertume certaine. Elle lâche un soupire et essaye de ne pas repenser au pire.
Les militaires autour d’elle.
Ce cercueil.
Ce corps inerte.
Ce diamant à l’annulaire qu’elle fait tourner.
Les larmes qui coulent.
Et le fracas de la vie qui est venu la bousiller sur place. Ses pensées s’égarent vers son défunt fiancé. Puis se détourne vers son meilleur ami, grand absent des derniers mois. Celui qui s’est tiré comme un lâche depuis les funérailles. Pas d’appel. Pas de message. Pas un seul geste envers la blonde. Animosité suffisant à lui prendre le creux des entrailles et lui soulever le coeur. Elle est folle de rage, Jill. C’est un sentiment qui ne suffit plus à l’apaiser, à marquer de son empreinte. Non, ça la démonte au quotidien. Même si elle ne dit rien. Même si elle fait mine de s’en ficher. C’est faux. Parce que y a plus aucun cachet pour apaiser sa peine. Y a plus aucun pour la faire planer et lui donner la triste impression que la blessure se referme. Et le cauchemar s'est éveillé hier soir. Lorsque par surprise, comme un hasard de la vie, son chemin a retrouvé le sien. Une confrontation sans égal. Un tête à tête bourré d'animosité et d'amertume. Des mots assassines. Des regards humides. Et lui, le roi des cons à sa place, comme avant son départ. Alors elle continue de faire face à la vie. La vraie vie. La vie grisée par les épreuves. La vie noircie par l’absence passée. Les larmes au creux des yeux, Jillian refuse de les voir dévaler. Pas nouveau. Pas maintenant. D’un revers de la main, elle chasse les perles translucides et s’engouffre dans son appartement. En arrivant à l’étage, sa clé ne tourne pas dans la serrure. La porte est entrouverte. Et immédiatement, les battements de son palpitant redoublent d’intensité. Elle manque d’air. Elle a l’impression d’étouffer en craignant ce qui se trouve à l’intérieur. L’espace d’une infime seconde, c’est l’espoir colérique de voir Rhys à l’intérieur. De pouvoir se confronter à lui, cracher sa haine à nouveau, cracher son incompréhension et lui demander de dégager. Et la seconde qui suit, c’est l’envie féroce de s’accrocher à lui, de le supplier de rester, de la prendre dans ses bras et de ne plus se comporter comme le roi des idiots. Mais c’est l’âme bousillée que Jillian avance à l’aveugle. Un son provient du couloir et la crainte se fait plus aiguisée. Comme la lame du couteau qui se loge entre ses côtes en repensant au pire. Sans réfléchir, la blonde attrape un rouleau à pâtisserie et arpente les coins de son appartement. Elle reste sur ses gardes et finit par déceler une ombre dans la salle de bain. Avançant à tâtons, la blonde arrive à hauteur et paraît sur le point de fracasser le crâne de l’inconnu.
Quand ce dernier ce retourne.
Quand tout devient clair.
Quand tout s’apaise.
Elle lâche un soupire et ses muscles atrophiés par l’angoisse se relâche.
— Putain Teddy ! J’étais sur le point de te fracasser le crâne avec…mon rouleau à pâtisserie.
Le ton de sa voix mêle soulagement et agacement alors qu’elle se faufile dans la salle de bain, surprise de le voir ici. Sans avoir attendu son arrivée. Sans même lui avoir envoyé un message. Et en débarquant dans la petite pièce, son regard océan est focalisé sur la boîte de médicaments détenues par les phalanges viriles de Teddy. Un vestige de cette époque où la vie semblait trop difficile à affronter, trop difficile à accepter. Un souvenir qui colle encore à la peau.  Et elle vit avec. Et elle l’endure au quotidien. Et elle espère dans des supplications silencieuses que cette douleur disparaisse.
— Tu as besoin d’anti-dépresseurs ? Fallait me le dire. Ça m’aurait évité de te retrouver à fouiller dans ma pharmacie, comme si j’étais une camée ou un truc du genre.
Elle lâche un rire nerveux alors que le son de sa voix vient trahir son agacement. Elle n’a pas une seule fois évoqué ce que les médecins ont nommé tentative de suicide.  A ses yeux, ces mots sont faux. Ces mots dévastent les âmes. Ces mots s’envolent dans l’air et bloquent sa respiration. Une fatigue intense. Voilà comment elle en a parlé les heures qui ont suivi son réveil. Allongée dans ce lit froid au travers d’un climat aseptisé. Elle avait dû supporter les regards humides et anxieux de sa famille. Et ça avait eu l’effet d’un éclair en plein ventre. Une foudre dévastatrice qui a ruiné leurs vies. Alors elle sait que Teddy flippe. Qu’il a souffert comme rarement d’avoir du la réanimer et la tirer de cette baignoire. Elle y pense chaque fois que l’eau recouvre son corps. Elle y pense chaque fois qu’elle croise le regard de son aîné. C’est un film en boucle qui la ronge de l’intérieur.
— J’en ai pas repris. Je vais bien. Okay ?
Et sa main glisse sur la sienne.
Et ses yeux cherchent les siens.
Et ils ne forment plus qu’un au milieu des parcelles de chaos.
Celui qu’elle a semé.
Celui qu’elle a bouffé du bout des lèvres.

_________________
oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi le cœur du bonheur.


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MessageSujet: Re: wide away (teddy)   wide away (teddy) EmptySam 25 Aoû 2018 - 23:02

— I'm sorry but I'd rather be getting high
than watching the family die.
[ jillian & teddy ] @the1975

Des pas qui s'alignent au milieu d'un salon qui n'est pas le sien. Il tourne en rond jusqu'à s'échouer sur un coin du sofa. S'oublie dans le silence et une obscurité qui n'en finit pas. Les journées ternissent et se dessinent en teintes de gris, le manque effleure chacune de ses terminaisons nerveuses. Elle n'est plus là pour remplacer les substances. Plus là pour lui faire oublier cette sensation, celle des récepteurs saturés par les molécules de synthèse. Il rêve de planer encore un peu, Teddy, puis l'idée d'avaler ces pilules, ça le révulse. C'est plus facile de s'enfoncer une aiguille dans les veines. Ça secoue moins ses souvenirs – ces mêmes images qu'il dépeint sur chaque mur, chaque meuble de cet appartement. Il revoit tout précisément et il entend encore les supplications déborder de ses lèvres, rejoue le moindre de ses gestes mentalement. Un film qui tourne en boucle, encore, encore, encore. Une tragédie qui résonne jusqu'aux tréfonds de son âme et qui fait  chavirer son cœur. Il se souvient de tout. De son sourire qui s'est évanoui, quand il a découvert son corps dans la baignoire. Du sol glacé et des lèvres bleuies de Jillian. De son portable qui n'arrêtait pas de glisser entre ses doigts trempés et de l'opérateur du 999 qui a mis un temps fou à décrocher. Quinze secondes seulement – une éternité à ses yeux. Puis, tout ce temps passé à l'hôpital. Les visites à la clinique et les mensonges au bord des lèvres de sa sœur. Il n'a jamais été dupe, Teddy, même s'il voulait la croire. Il s'est perdu dans les justifications de Jill, car ça avait quelque chose de rassurant et puis, il voulait lui faire plaisir. Mais aujourd'hui encore, la menace d'une récidive reste ancrée à son esprit et il crève de peur, Ted, s'inquiète à l'idée de ne pas débarquer à temps, la prochaine fois.
Dans ses errances, il se retrouve à l'entrée de la salle de bain. Une scène de crime dont on aurait effacé toutes les preuves et pourtant, un jeu d'image flotte devant son regard éteint. Un frisson dérangeant longe son échine, un pas et puis deux, les souvenirs percutent cette confiance qui s'effrite et il se prend à fouiller dans sa pharmacie. Son regard s'attarde sur les noms chimiques, la couleur, la forme des cachets. Il se perd sur les composés et ne l'entend même pas qui arrive, jusqu'à ce que son ombre rejoigne la sienne dans la salle d'eau. Il manque de sursauter, Teddy, et ses yeux s'arrondissent sous la menace du rouleau à pâtisserie. La surprise passée, c'est un rire aussi nerveux qu'amusé qui glisse sur ses cordes vocales. « Tu m'as foutu la trouille Jill. Mais un rouleau à pâtisserie ? Sérieux, je m'imaginais une mort plus glorieuse. » Les mots dépassent la pensée et Teddy, il n'y songe pas dans l'immédiat, que de mentionner la faucheuse, ce n'est pas la meilleure idée qui soit. Il agite la boîte et retrouve un semblant de sérieux, se fait versatile, alors qu'une émotion nouvelle frange ses regards. Le silence demande des réponses, mais elle prend ça à la rigolade, Jill. Elle cache les vérités sous quelques sourires pâles et une assurance feinte. Il reste silencieux et en attend un peu plus alors que l'inquiétude le tiraille de l'intérieur, tapissant sa carcasse creusée. « T'allais bien aussi, la dernière fois. Et la minute d'après, on était à l'hôpital. » Qu'il lâche dans un soupir. Il n'a pas conscience qu'il est trop franc Teddy et qu'il fait plus de mal que de bien, avec ses syllabes mal arrangées.
Il baisse les yeux sur sa main et sur la boîte. Ravale ses sourires qui sonnent faux et cache ses prunelles qui débordent d'autres sentiments. La peur. L'inquiétude. Les regrets qui s'accumulent sur la ligne de ses cils. Il aurait aimé se rendre compte plus tôt, qu'elle n'allait pas bien. Il aurait aimé le voir, avant même qu'elle n'achète cette boîte de cachets. Mais comment aurait-il pu ? Il n'était déjà plus vraiment là pour eux, à l'époque. Pour ta foutue dope, Teddy. Cette douce molécule qui t'a rendu aussi indépendant qu'égoïste. Il se mord les lèvres et n'ose même plus la regarder. « J'suis désolé. J'ai juste tellement peur. À chaque fois que tu réponds pas à un message, à chaque fois que je frappe à ta porte et que t'es pas là pour venir ouvrir. » Il lâche la boîte au bord du lavabo et redresse enfin la tête. Affronte son regard et ravale ses élans de panique, les larmes qui bordaient ses paupières. Il retrouve un semblant de sourire et tente de passer à autre chose, de cacher ses propres problèmes sous un regard bienveillant. Puis, il l'attrape contre lui et noie ses doutes dans une étreinte fraternelle. Il a besoin de sa chaleur pour oublier à quel point sa peau était froide, ce jour-là. Besoin d'entendre son cœur déraper, pour oublier qu'il s'est arrêté, ce jour-là. Besoin d'une promesse, même bancale, qu'ils ne traverseront plus jamais ça.

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- this feeling begins just like a spark, tossing and turning inside of your heart.


got lost in the rush:
 
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MessageSujet: Re: wide away (teddy)   wide away (teddy) EmptyMar 28 Aoû 2018 - 8:18

Les mots piquent l’échine de Jill. Son coeur se serre, créant une barrière à même sa cage thoracique. Ses lèvres tremblantes ne trouvent rien à dire. Parce que les paroles semblent bien dérisoires à coté du mal qui est venu les ronger. Les souvenirs aussi flous soient-ils ne tardent pas à remonter à la surface. La où les vagues font rages. Là où la mer est si agitée que les bateaux pourraient couler. Comme Jill. Comme son corps inerte dans sa baignoire. Une minute pour laisser les comprimés fondre sous sa langue. Une minute pour sentir son corps s’immerger sous l’eau glacée. Puis le trou noir. Les paupières trop lourdes pour les rouvrir. Les phalanges trop lâches pour s’accrocher. Au rebord de porcelaine. À la vie, tout simplement. L’avocate voulait trouver du répit. Un peu de calme au milieu du champ de bataille suscité par la mort de Soren. Elle avait opté pour la lâcheté. Pour l’abandon. Comme Rhys, en vérité. Et ses rêves paraissaient soudainement plus doux.
Cette grande pièce illuminée de plein fouet.
Sa silhouette se déplace dans une robe blanche dont le tissu trempé colle à son échine.
Les gouttes d’eau tombant sur le sol et créant une rythmique à peine mélodieuse. Puis Soren. Son sourire au loin. Cette main tendue. Ce besoin de l’attraper. Une avancée lente comme l’agonie éprouvée par son palpitant. Attend-moi qu’elle souffle à l’homme. Mais il n’attend pas. Il recule à mesure qu’elle approche. Il sourit à mesure qu’elle chiale comme une gosse perdue. Elle veut le rattraper, le rejoindre, oublier la vie dans ses bras. Lui, il semble en décider autrement. Puis c’est la voix de Teddy qui apparaît. Un regard en arrière et elle le voit. Le corps tremblant, les yeux embués, les mots devenant une prière pour la vie.
Et Jill qui s’écroule. La chute sur le bitume. Le désordre asphyxiant.
C’est à l’hôpital qu’elle a trouvé la force d’ouvrir les yeux. Sa main collée à celle de Teddy. Layton lui semblait sur la réserve, comme les autres membres du clan. Elle n’avait rien dit. La voix abandonnée par les désillusions. Ses yeux brillants suffisaient à exprimer sa peine, ses doutes et son mal-être. Comme dans cette clinique. La silhouette catatonique étendue sur le lit. Rien n’y avait fait. Ni les visites quotidiennes de sa famille. Ni les séances avec la psychiatre. Ni les activités pour lui changer les idées.
Elle avait voulu crever Jill, c’était ça la seule vérité. Celle que personne ne pouvait contredire. Pas même elle. Malgré son envie de limiter la casse. Alors blottie dans les bras de son frère, la blonde se laisse aller. Elle s’autorise à lâcher prise. Les larmes viennent border ses yeux comme une étreinte de tristesse. Ses bras se resserrent autour de sa taille telle une acharnée. Pour ne plus l’abandonner une seconde fois. Les secondes deviennent des minutes au milieu de la douceur qui répond son sérum. Elle se sent bien là. Jill, elle zappe Rhys. Leurs retrouvailles. Son audace en évoquant sa tentative de suicide. Ses excuses foireuses. Ses mots diaboliques. Elle oublie son regard séducteur, ses lèvres volubiles. Elle oublie tout et surtout le pire.
— Je suis désolée Teddy. D’avoir fait souffrir tout le monde. D’avoir été assez lâche pour préférer cette option là.  Mais, ça va aller okay ? Regarde-moi.
Elle se recule et glisse sa main contre sa joue. Son visage de poupée détonne de tristesse et ses larmes sont chassées par un sourire faible et tendre. Elle ne veut plus faire dans le mélo-dramatique, ni même susciter la moindre inquiétude chez son frère. Alors elle efface du bout de ses phalanges, les larmes orphelines et se fait rassurante de son regard. Elle attrape la boîte de cachets, vestige d’une époque où la vie ne paraissait plus importante. Puis sa main s’affaire à les balancer un à un dans les toilettes avant de le faire disparaître définitivement.
— Viens, on sera mieux là-bas.
Loin de cette salle de bain. Loin des méandres. Loin des souvenirs endeuillés. Loin des images de son corps inerte. Des pressions thoraciques pour faire repartir son corps. Loin des silhouettes vives qui s’exécutent pour la ramener à la vie. Loin du pire. De sa main, elle attrape la sienne pour les conduire à cuisine. Elle sort deux verres, une bouteille de vin, un pot de glace. Combinaison gagnante pour une soirée douce. Elle s’assoit la première et invite son frère à en faire autant. Puis ses lèvres s’imbibent du liquide pourpre qui glisse à même son palais. Le goût amer qui en résulte n’est rien à coté de l’amertume qui subsiste dans sa chaire.
— J’ai giflé Rhys. Papa avait raison. On a un putain de revers du gauche chez les Walsh.
Elle glisse un premier aveu dans la discussion. Un aveu teinté d’un sourire triste pour détendre l’atmosphère bien trop lourde. À cette seconde-ci, c’est son coeur qui est lourd. Lourd des souvenirs. Des images qui reviennent. De ce retour inattendu. Peut-être que sans Rhys dans les parages, c’était plus simple. Pour éteindre ses sentiments et se persuader qu’il ne comptait plus. L’univers n’est pas dupe. Jill non plus. Malgré tout ce qu’elle s’évertue à faire croire au monde qui l’entoure. Cette dernière avale un peu de glace et recule son dos contre le dossier molletonné.
— J’ai imaginé nos retrouvailles des centaines de fois. Persuadée qu’il reviendrait en s’excusant, qu’il regretterait, qu’il se battrait pour me retrouver, pour nous retrouver. Mais il a rien fait. Il a usé de ses mots bons qu’à blesser. Et il a réussi. Je suis blessée.
Je suis détruite. Et Jill voudrait rallumer les étoiles. Saisir les rayons du soleil pour illuminer sa vie. Pour illuminer celle de ses proches.
Comme avant, au temps du bonheur.
Comme avant, au temps du rire.
Comme avant, quand tout semblait simple.
Il est où ce temps, Teddy ?

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