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MessageSujet: I met you when I was 18 (teddy)   I met you when I was 18 (teddy) EmptySam 11 Aoû 2018 - 0:24

La chaleur ondulait dan les rues de Brighton, ondulait au creux de mes reins. Les rayons du soleil coloraient les devantures pastels de la côte, éblouissaient les passants, ne laissant aucun répits aux vielles personnes qui s'éventaient avec les blasons de la couronne d'Angleterre sous les grands platanes. Il était déjà 19 heures, l'heure à laquelle les braves dinent, l'heure à laquelle je  commençe à peine à revivre. L'iode s'était accrochée à mes cheveux blondie par l'été. Le sable décorait ma peau au touché granuleux. Il n'y avait rien de plus agréable que la sensation de l'océan. Sentir les vagues s'abattre contre les corps fiévreux. Le contact était aussi apaisant qu'intense, tant qu'il laissait des traces rougeâtres aux novices. Avec ce temps, les coups de soleil étaient de retour, laissant présager les origines des vacanciers. En bas de la rue, à l'angle, je m'engouffrais dans une petite boulangerie aux délices français. Malgré tout, Paris arrivait  à me manquer. Chaque jour. Chaque seconde. Louis, le boulanger, était devenu mon ami, l'un de ceux aux bras réconfortant aux goût de France, sans attache, sans sentiment, juste une tendresse capricieuse et égoïste. Je me posais sur le comptoir, volant une framboise sous les yeux rieurs, de cet homme qui aurait pu être mon père. Après un moment, je déposais un baiser sur sa joue avant de tourner les talons en attrapant ma bouée flamant rose que je passais autour de ma taille pour attraper le dernier bus de la soirée. Je remontais la ruelle en courant lorsque le transport en commun fermait ses portes pour continuer sa course  Et merde soufflais-je boudeuse. Je laissais tomber mon sac de plage sur les pavés de la ville détestant ce foutu riverains qui avait embouti mon scooter. Déterminée, je remontais ma bouée en quête d'un conducteur aimant. Le pouce en l'air, le dos tourné à la route, je continuais mon chemin jusqu'à entendre le bruit d'un klaxon, de la bonté humaine. La portière déjà ouverte, je m'engouffrais à l'intérieur. D'un geste de main, je baissais la tête d'Albert, mon flamant rose, pour découvrir le visage de mon sauveur, mais aussitôt je relâchais la pression pour me cacher derrière. Le destin s'amusait des rencontres passées. J'avais envie de rire. D'ouvrir la portière et de sauter malgré la vitesse qu'il prenait. Que Teddy prenait. Je me raclais la gorge, essayant de transformer les vibratos de ma voix pour ne pas effacer la légèreté de cette rencontre impromptue.  Merci, de nous avoir pris. Je te présente Albert. Tu l'excusera, il est un peu timide avec les inconnus  riais-je en pinçant les joue du flamant rose gonflable. Je tendais ma main, me cachant derrière l'ombre de mon ami inanimé. Moi c'est Mathilde, enchantée de te retrouver . L'impatience avait parlé. Je souriais en baissant à nouveau la bouée pour rencontrer son regard noisette. Cependant, sa réaction ne fut pas celle que j'avais attendu, la surprise de nos retrouvailles fut-elle, qu'une secousse ébranlait l'habitacle tandi que je criais quelques seconde après TEEEED !  . Il venait d'emboiter le 4x4 de devant. Une fumée blanchâtre s'échappait déjà du capot tandis que je ne pu réprimer un rire.  T'étais pas obligé de me sortir le grand jeu, te revoir était déjà suffisant . je me pinçais les lèvres en essayant de baisser l'air-bag qui m'étouffait presque.  
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Teddy Walsh

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MessageSujet: Re: I met you when I was 18 (teddy)   I met you when I was 18 (teddy) EmptyJeu 23 Aoû 2018 - 22:01

mathilde & teddy

She's so tall, and handsome as hell
She's so bad but she does it so well
(wildest dreams @ryan adams)

Une escapade sur les rivages de Portsmouth qui s'achève avec un retour sur Brighton. Il y a du monde sur la route et il fait chaud. Une journée pour aller surfer ou simplement se perdre entre les vagues, mais Teddy, il a eu besoin de fuir. D'abandonner Brighton et ses rues trop familières, ces visages qui débordent de pitié, ceux qui sourient et ceux qui accusent. Il a eu besoin de se retrouver seul, face à lui-même et à ses propres erreurs. Se perdre dans ses pensées et le sable d'une autre plage. Il a écouté et senti le ressac jusqu'au bord de ses mollets, la morsure froide d'une mer capricieuse et le voilà qui rentre. Pour retrouver quoi ? Qui ? Pas grand chose. Pas grand monde. Une solitude presque oubliée grâce à Clara. Clara qui ne lui parle plus vraiment. Retour à la case départ. Le cœur lourd mais l'esprit plus léger, il rentre, les pneus lèchent paresseusement l'asphalte du centre-ville. Teddy, il regarde les gens qui marchent. Ceux qui s'esclaffent. Les touristes et les locaux. Ceux qui s'attardent aux terrasses et ceux qui continuent à vivre, tout simplement. Puis il y a elle et sa bouée. Silhouette irrégulière, déformée par un flamand excessivement rose, gonflé à en exploser et anatomiquement ridicule. Elle a l'air toute frêle, emprisonnée par son oiseau de plastique. Elle tend le bras et Walsh, il ne réfléchit pas vraiment. Dans un de ces moments altruistes que son entourage lui connaît si bien, il met son clignotant et s'arrête en bord de route. La voilà qui grimpe et Teddy, il a un grand sourire pendu aux lèvres devant le ridicule de la situation, tandis qu'elle se débat avec sa bouée. La voix lui est familière. Lointaine, mais les harmonies glissent sur ses tympans et se mêlent à quelques souvenirs d'hier. Il ne prend pas vraiment le temps de la regarder elle pour autant, s'engageant plutôt dans la circulation. Il sourit de la légèreté de son inconnue, sourit oui, jusqu'à ce qu'elle révèle son identité. Mathilde. Ses yeux s'arrondissent sous la surprise et il en oublie de regarder ce qui les entoure, la scrutant tant bien que mal avec cette bouée ridicule. « Mathilde ? Comme dans Mathilde Edinson ? » Maintenant qu'elle se dévoile, ça ne laisse aucun doute. Il est partagé, Teddy. Il a envie de rire et de lui demander de sortir. De la serrer dans ses bras, mais aussi de s'enfuir. Il n'a pas le temps d'en décider, la voiture s'arrête brusquement et la tôle grince, les airbags se déclenchent. « Fuck ! » Qu'il lâche à la volée, réalisant ce qui vient de se passer. « Mais c'est pas possible d'être aussi con ! » Il tousse et se frotte les yeux, Ted, parce que le conservateur des airbags lui brûle les prunelles. Il songe au capot qui doit être bien enfoncé. Au moteur qui a sans doute subi aussi, vu la fumée qui s'échappe du capot. Mais il se tourne bien vite vers Mathilde. « Hé, ça va ? Tu m'as fait peur ! Enfin. Je sais pas c'était bizarre. C'est étrange de te revoir, je... » Il en perd son vocabulaire et retrouve le sourire malgré la situation. Malgré leur passif, la revoir, ça a quelque chose de bon et d'agréable. Le genre d'inattendu dont il avait besoin aujourd'hui – la voiture bousillée en moins. « Désolé, on va devoir sacrifier Albert. » Il cherche au fond de ses poches pour récupérer un petit couteau pour crever la bouée, sans état d'âme. Il a tellement de questions au bord des lèvres, Teddy. Tellement de choses à lui demander. Il est partagé entre elle et la voiture, puis le type du 4x4 qui se ramène en beuglant. « S'il me tue, j'espère que t'auras ma mort sur la conscience. » Qu'il lâche dans un sourire à peine sérieux, avant de sortir de la voiture pour commencer à parler constat et assurance avec l'autre conducteur.

_________________

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