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 we just love to pretend (ivy)
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MessageSujet: we just love to pretend (ivy)   we just love to pretend (ivy) EmptySam 11 Aoû 2018 - 0:14

cats front so touch you call the bluff they fake
and we all know it too we just love to pretend


Ils jouent au chat et à la souris dans des couloirs trop beaux pour ça. S’épient, s’attendent, feignent des regards désintéressés, émettent des hypothèses aux coins de corridors. Le marbre reflète leurs mensonges, scintille de leurs bêtises. Des tapis épais font taire leurs pas précipités lorsque, tout bien réfléchi, ils n’ont rien à faire ici.

Ce soir il l’attrape. Ce soir c’est lui le prédateur, les canines aiguisées dans une carotide offerte, son sang exposé, son identité révélée. Elle a tellement joué à pile ou face qu’elle lui en a fait tourner la tête, laissant sur son visage une petite ride, là, entre les deux sourcils. S’est-elle perdue dans la villa en s’égarant dans la villa ? Sait-elle encore comment l’appelait sa mère ? Croit-elle encore en les mêmes dieux, les mêmes rêves, les mêmes morales ? Ou a-t-elle abandonné son être à l’entrée comme on oublie un vieil ami ?
Les Burgess bouffent, rongent, attaquent. Un fichu acide, des effluves toxiques, une sorte d’engrais à pêchés, le philtre d’amour du diable.

Alors ce soir, il attrape la foutue fille par le bras, alors qu’elle se glisse vers la sortie. Résiste, il veut lui dire. Assez prétentieux pour penser qu’il est lui-même capable de se sortir de ce merdier lorsqu’il en sentira le besoin.
Poppy, right? Or was it Ivy? Sorry, I can never remember.” The dogs are out, run for your life.

Ivy Rhodes est un cliché journalistique. Assez jolie pour perdre toute crédibilité dans un monde d’hommes affamés, mais assez forte, il semblerait, pour les tenir par les couilles. Elle porte une chemise blanche et un pantalon gris, ses cheveux sont coiffés de la bonne manière, ses yeux fardés comme il faut. Elle est même venue avec cette petite sacoche en cuir que les vieux doctorants de l’université brandissent en vain pour essayer de se donner un semblant de style. Pourtant, à l’épaule d’Ivy Rhodes, même la sacoche en cuir a l’air d’être un bon choix.

Tapis dans l’ombre de l’amphithéâtre, il observe, juge, grignote chaque détail de la présentation qu’elle a préparée. Les gamins ne dorment pas, certains profs hochent la tête frénétiquement comme des ânes séniles ; elle semble s’en sortir correctement.
Plus tard, quand du bout d’une touillette en plastique elle fait de jolis cercles dans son café et qu’elle a le courage de rire franchement à chaque mauvaise blague des physiciens binoclards, elle s’impose à lui comme une femme intelligente, ambitieuse, bien adaptée. Parfaitement ennuyeuse, somme toute.

Trois ans plus tard, Poppy Fawkes n’a rien d’une nana emmerdante. L’uniforme de journaliste a laissé place à une robe au tissu aussi doux pour les yeux qu’il l’imagine être sous des doigts. Des cils interminables encadrent ses yeux maquillés, ses joues portent le rouge des émotions qu’on veut cacher. Et si, le bras enfermé dans les doigts d’un Gunnarsen en costume, elle frissonne de peur, dans ses yeux ce n’est que du défi qui brille.
I’ve got to admit you’ve got balls showing up in here. Writing something about marble fireplaces?
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Ivy Rhodes

Ivy Rhodes


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MessageSujet: Re: we just love to pretend (ivy)   we just love to pretend (ivy) EmptyDim 19 Aoû 2018 - 15:43

Les images ne cessent de se bousculer. Une à une, elles reviennent dévorer l’esprit d’Ivy. Elle devient incapable de penser à autre chose. Incapable de pousser le moindre souffle sans imaginer le pire. Sa présence dans cette grange. Asher sur le bas coté. Le dossier à peine entrouvert qui offre une vue dégueulasse sur des clichés du hangar. Des armes. Du sang. Et le mirage fatal de son corps inerte sur le sol poussiéreux. Il lui suffit d’effleurer sa cicatrice du bout des doigts pour replonger dans un enfer sans précédent. Tout cogne si fort que ça l’empêche parfois de respirer correctement. Le souffle en alerte. Le myocarde sur le point d’exploser. Et les larmes qui se refoulent, qui ne courent pas sur son visage de poupée. Bien trop forte à présent. Bien trop déterminée à exaucer sa soif de vengeance. Le clan Burgess en ligne de mire. Chaque visage qui défile. Chaque visage qui devient une empreinte indélébile. Les prénoms qui se murmurent sur ses lèvres rouges cerises. Et les traits qui ravagent chaque sens. Elle veut s’infiltrer comme une vipère. Devoir indispensable au milieu des rois et devenir l’impératrice qui les fera chuter. Un à un. Sans possibilité de se relever.
L’échiquier comme terrain de jeu.
Les rois qui ricanent.
La reine qui peine à se déplacer.
Les fous qui agissent.
Et le souffle en cascade en attendant le pire.
Charles est le grand absent de cette soirée. Et étrangement, cette dernière n’a pas le même goût que les précédentes. Ivy s’est fait la malle dans la plus grande discrétion depuis quelques minutes. Elle se retrouve dans un des bureaux du manoir et observe tout ce qui s’y retrouve. Ses mains fouillent les tiroirs dans lesquels elle espère trouver des informations supplémentaires. Des informations capitales pour mettre son plan diabolique en action. Là tapis dans l’ombre, on ne peut que déceler les courbes sensuelles moulées par le tissu en soie. La couleur claire épouse ses formes et elle s’active dans un silence solennel.
Une fraction de seconde.
Une seule fraction de seconde.
Le coeur qui s’emballe.
Le palpitant qui gravite.
Et ses cils qui battent en croisant le regard de l’étranger. Celui qui accroche sa main à son bras comme pour la faire cesser tout mouvement. Contact aussi glaçant qu’édifiant. Son regard croise celui de l’homme. Jan Gunnarsen. Eminent professeur rencontré au détour d’un amphithéâtre. Lui qui défie ses prunelles sombres à chaque fois qu’ils se croisent. Lui qu’elle observe de cet air curieux et méfiant. Elle ne comprend pas. Ni sa présence ici. Ni sa manière déterminée de se mêler au clan Burgess. Elle n’a posé aucune question. Elle a préféré feinte l’ignorance. Comme si elle ne le connaissait pas. Comme si ils n’avaient jamais parlé. Comme si rien n’avait pu venir les lier à un moment ou un autre. À présent, un retour en arrière semble impossible. Prise sur le fait, Ivy l’écoute. Le son de sa voix nargue l’ironie autant que son regard puissant. Elle le fixe, les lèvres entrouvertes et quasi tremblantes. Mais elle ne se laisse pas faire. Elle ne le laissera pas gagner ce duel improvisé au milieu du chaos. Alors la journaliste se met à ricaner. Son rire devient une mélodie insolente. Un sourcil arqué et elle se rapproche de Jan. La tension semble prendre son chemin le plus néfaste. Et leurs corps ne sont séparés que par d’infimes centimètres.
— Poppy…Ivy…est ce c’est que vraiment important, professeur ?
Elle vient glisser chaque mot au creux de son oreille et prononce le dernier d’une manière volontairement ironique. Si ce dernier semble voir clair dans cette identité erronée, il en va de même pour Ivy. Même si elle ne comprend pas ses motivations. Même si elle a besoin de savoir quel rôle il tient dans ce royaume des enfers. La brune se recule de quelques centimètres et leurs souffles peuvent se croiser. Ils se superposent l’un à l’autre comme une seconde peau. Elle joue avec le feu. Elle semble prête à se brûler pour obtenir des réponses. Alors sa tête s’incline et un sourire carnassier étire la courbure de ses lèvres.
— Bingo. J’ai toujours aimé les cheminées. La chaleur qui s’en dégage. Le feu qui menace de nous brûler.
Les mots sont crachés, soufflés et balancés à la gueule du professeur alors que son index trace une ligne imaginaire le long de son bras. Elle taquine sa peau sans se prévaloir d’une quelconque autorisation. Elle se fait taquine, séductrice et mord le bas de sa lèvre. Comme si ça allait suffire. Comme si ça allait taire la curiosité du professeur. Un regard en coin et Ivy se défait tant bien que mal de son étreinte. Son bras encore marqué par une trace rosée. Elle se met alors à tourner autour de lui et revient à sa hauteur. Ses iris surplombent les siennes et l’échange n’a jamais semblé aussi fort. Le paroxysme du défi à peine entamé.
— J’imagine que vous aviez besoin d’une distraction pour quitter la routine bien trop ennuyante de la vie universitaire. Vous trouvez votre compte en bossant pour ces salauds ?
La question résonne comme une gifle.
Elle nomme le clan Burgess sans supercherie.
Elle se fait piquante et sincère.
L’ombre de la nuit défiant la réalité nauséabonde.

_________________
je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient, je te déteste comme cette phrase qui dit c'était trop beau pour être vrai.
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