fermeture du forum.

Partagez
 
 nightmare dressed like a daydream (samuel)
Aller en bas 


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyVen 20 Juil 2018 - 14:34

Elle a honnêtement autre chose à foutre que de choisir la saveur des petits fours, à vrai dire elle a un massage californien prévu d'ici une heure. Lorsque le traiteur lui demande de goûter à nouveau pour bien sentir le zeste de citron vert, elle secoue la tête. Ca suffira. Hors de question qu'elle ingurgite inutilement des calories alors que d'ici quelques semaines elle sera sur un yatch au large de St Tropez. Elle veut bien être gentille mais pas totalement inconsciente non plus. Madame Clifford elle en revanche, a un bon coup de cuillère aujourd'hui. Mia la suit du regard déguster à sa place les petits fours et autres joyeusetés qui navigueront sur des plateaux argentés pendant la première partie du gala. Mia est franchement désintéressée à ce stade mais comme un coup du destin, elle intercepte une conversation qui va avoir pour résultat de lui offrir une distraction pour la journée. Samuel a visiblement échappé à la surveillance de son père. Mia n'est pas dupe, elle sait ce que ça veut dire, elle sait que c'était pour aller voir l'autre. Papa Clifford est pas content en tout cas lorsqu'il passe une tête dans le salon. Maman Clifford essaie de le raisonner mais le mal est fait, et à présent maintenant Mia bouillonne aussi. Parce qu'avec l'apparition pokémon sauvage de Rhian, elle était en train de perdre définitivement l'attention de son occupation préférée à chaque fois qu'elle venait au manoir. Et ça, Mia ne le supporte pas.

Maman Clifford s'étonne du temps qu'elle met à choisir le carton d'invitation maintenant. Il est tard, Mia ne reste jamais aussi longtemps au manoir et Maman Clifford finit même par lui demander à quoi est occupé son fiancé. Mia répond pas un sourire feint, priant pour qu'elle finisse enfin par la fermer. Ce qu'elle finit par faire d'ailleurs lorsqu'elle quitte le salon pour aller passer un coup de fil. Des que la porte claque, Mia balance sur la table l'assiette où demeure une part de gateau qu'elle a pas touché. L'assiette percute la théière, laissant le gâteau atterrir mollement sur les exemplaires de cartons d'invitations. Mia pousse un soupir las lorsque soudainement elle entend la voix de Samuel. La brune connait le manoir comme sa poche, si elle passait par l'autre porte puis par la cuisine elle pourrait être dans sa chambre avant même qu'il ait fini de traverser le couloir. Ni une ni deux, la ballerine bondit sur ses pieds. Une minute plus tard, elle était assise aux pieds de son lit caressant les draps qui enveloppaient le frère de son fiancé. Lorsque la porte s'ouvre, Mia lève le menton, royale, presque triomphante. "Papa Clifford est fou de rage."
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptySam 21 Juil 2018 - 19:33

Samuel traîne des pieds dans le grand parc du domaine. Ses godasses détonnent à même les caillasses et l’ombre de la nuit vient lui masquer la vue. Une clope coincée entre ses lèvres suffit à calmer les angoisses du moment. Il a raccompagné Rhian chez elle avant de s’éclipser, embrassant tendrement ses lèvres. Leur escapade à la mer s’est mieux terminée que prévue. Et encore maintenant, les mots fatidiques prononcés par la demoiselle viennent faire écho en Samuel. Il y repense et s’en veut presque de ne rien avoir répondu. Ce n’était pas l’envie qui manquait. Mais la peur a été plus forte que le reste. Elle est venue paralyser ses cordes vocales en l’empêchant de dire quoique ce soit. Il l’aime, Rhian. Il l’aime, vraiment malgré les maladresses et les mensonges. Et son regard brillant rien qu’en pensant à elle en atteste. Ce dernier lâche un soupire et continue de tirer sur sa clope alors que la nicotine vient lui ronger les veines. Il apprécie le calme. Il apprécie la brise glaciale qui vient tapisser sa peau. Il apprécie de n’avoir aucun mot à prononcer, aucune excuse à donner. La plupart des lumières de la demeure familiale semblent éteintes. Il espère que son père dort. Nul besoin pour Samuel de se confronter à ce dernier. Entendre les mêmes questions. Entendre les mêmes reproches. Devoir sortir les mêmes excuses. User de la même voix lassée face au patriarche. Alors il avance d’un pas à peine mesuré. Sa main se pose sur la poignée de la porte d’entrée qu’il ouvre avec calme pour n’alerter personne.
Personne.
Le vide. Le néant.
Comme dans son coeur.
À chaque fois qu’il rentre chez lui.
A chaque fois qu’il réalise la tristesse de son quotidien.
Là où les billets ne suffisent plus à effacer les cicatrices béantes.
Il grimpe les escaliers pour regagner sa chambre. En entrant, il manque de pousser un cri de surprise. Mia. Le diable en personne. Elle est assise sur son lit et l’observe de son regard tentateur alors que ses lèvres séductrices se mettent en action. Elle cause. Elle brasse du vent avec une information dont Samuel s’en fiche. Il lâche un soupire, ferme la porte et reste adossée à celle-ci. Son regard à lui est froid, impassible. Il implore intérieurement les dieux pour que la fiancée de son frère se tire. Tobias a toujours eu bon goût en se prélassant dans chaque gala avec des beautés sans nom à son bras. En se fiançant à Mia, il n’a pas idée du foutoir que ça a crée. La fiancée à la vie dorée qui n’est en fait qu’une gamine capricieuse et perdue. Une pauvre gosse qui a grandi dans un milieu dysfonctionnel en rêvant de grandeurs. Il sait la vérité Samuel. Elle s’est confiée un soir. Il faisait nuit. Les étoiles brillaient. Tobias, grand absent de la soirée. Alors Mia a parlé. Elle a évoqué sa famille foireuse, ses mensonges, son envie de quitter la misère. Pour la première fois, le gosse avait aperçu un autre visage. Une douceur, une mélancolie. Une fille normale. Coté remplacé par sa perfidie et le genre détestable qu’elle se donne.
—  Il est tout le temps fou de rage quand ça me concerne.
Triste constat mais criant de vérité. Samuel, grande déception de la famille. Son aîné lui brillant pour sa réussite et sa capacité à épater tout le monde. Le gosse ne fait pas le poids et cette sensation d’être un raté ne fait qu’accroître ses angoisses. Alors il soupire de plus belle, un sourcil arqué en observant la brune qui squatte son pieu.
— Qu’est ce que tu viens foutre dans ma piaule Mia ?
Son ton ne laisse aucun doute quant à son agacement. La mâchoire serrée qui devient douloureuse. Il se décolle de la porte, s’approche et vient se stopper à quelques centimètres d’elle. Samuel n’a pas envie de jouer. Encore moins quand il s’agit de la fiancée de son frère. Parfois, son égo est redoré en la voyant miauler comme une féline pour obtenir une considération de sa part. Il se dit que se la taper serait la meilleure combine pour mettre Tobias à terre.
Duel de l’infini.
Duel qu’il emporterait.
Là, tout proche des enfers.
Où il irait pour avoir osé tromper Rhian.
La seule qui l’empêche de fauter et de foncer droit dans le mur. Alors il serre les poings et se fait violence. Encore plus en repensant à la déclaration de sa petite-amie.
— Tu as pas des culs à aller lécher pour garder ta place dans la haute ? J’ai pas le temps pour tes conneries, moi.
C’est ce qu’elle sait faire de mieux. mentir. Passer pour la belle-fille idéale, pleine d’intérêt pour les autres. Monstre d’égoïsme qu’on découvre en ôtant les couches mensongères.
Au final, ils ne valent pas mieux l’un que l’autre.
Rongés jusqu’à la moelle par les non-dits.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyDim 22 Juil 2018 - 16:30

Oublié le massage californien, bonjour les iris gris de Clifford le deuxième. Mia a trouvé son divertissement de ce soir après cette journée à mourir d'ennui. Là, dans l'obscurité de la chambre du fiancé de son frère elle laisse libre court à son pouvoir de séduction. Sa cible est interdite, difficile et inaccessible. Tout ce qu'elle aime. Tout ce dont elle a besoin pour se sentir vibrer. Il lui résiste, pour le moment du moins. Elle se délecte de chaque contraction de mâchoire, de chaque regard posé un peu trop longtemps quelque part entre sa gorge et ses chevilles. Elle s'abreuve de ses remontrances, de ses lamentations lasses. Du moment qu'il la regarde, du moment qu'il lui parle : elle prend. Devant Samuel, Mia devient un nourrisson toxico. Elle s'anime, déesse de la séduction par excellence, elle devient mi-Vénus, mi-Hadés. Elle sait ô combien il ne supporte pas de la voir se jouer de lui mais c'est exactement pour ça qu'elle le fait. C'était tellement facile. Si il y avait bien une chose dont Mia avait confiance c'était son pouvoir de séduction. Même si elle se trouvait toujours trop grosse, ou pas assez jolie, elle savait que son charme magnétique pouvait faire des miracles. Elle l'avait vu oeuvrer tellement de fois qu'elle avait arrêté de compter. Mais le jeu de séduction avec Samuel était différent. Au départ, il était juste un instrument de vengeance. Dès que Tobias la contrariait en la laissant de côté ou la contre-disant en public, elle venait se soulager en jouant les sirènes auprès du petit frère de son fiancé. Mais celui-ci n'était pas prêt de laisser son navire couler...

Il n'est pas ravie de la voir, évidemment. Sa mine renfrognée l'aurait vexé en temps normal mais Mia désespère de rentrer seule ce soir sans avoir fait de bêtise. Elle s'est ennuyé fort aujourd'hui, si Tobias avait été là elle aurait pu faire autre chose que de regarder sa belle-mère mettre approximativement trente-quatre minutes pour choisir la saveur des éclairs qu'ils serviront au gala. C'est donc la faut de Tobias. Elle a donc le droit de se rembourser elle-même du temps gâché. Le ton de Samuel est dur, la brune hausse les sourcils, le suivant du regard. "Je m'ennuyais, évidemment." dit-elle comme si il venait de poser la question la plus idiote du monde. Il croit pouvoir s'en sortir en étant désagréable mais Mia n'oublie pas pourquoi il a faussé compagnie à son père. C'est pour ça qu'elle est là d'ailleurs pour prendre la température, pour savoir où il en est avec sa petite copine moche et stupide. Elle a réussi à savoir à quoi elle ressemblait en inspectant avec soin son Instagram et elle est franchement déçue. Elle pensait que Samuel avait beaucoup plus de goût que ça. Mais faut croire que non. "Donc non seulement tu rentres à pas d'heure mais en plus tu te montres désagréable. Très bien." Elle commence à être agacée maintenant, pourquoi personne ne voulait la traiter à sa juste valeur ? C'était un monde, ça ! Mais Samuel continue sur sa lancée. Il lui arrive d'être virulent mais ce soir il est en forme. "Vulgaire en plus de ça." Mais ça la nourrit Mia, l'agacement et la colère. Elle sent que Samuel est à deux doigts d'exploser et elle jouerait bien les détonateurs ce soir. Elle sait où taper. Elle le connait. Il est impulsif et con comme son frère lorsqu'il a décidé d'être de mauvaise humeur. Elle peut tout-à-fait gérer ça. "Bon dis moi ce qu'il se passe, ta petite copine n'a pas voulu se mettre à genoux ?" Elle feint une moue triste, la lèvre supérieure en avant comme si elle compatissait. Puis soudainement elle lève l'index en l'air comme si l'idée du siècle venait de lui traverser l'esprit. Un sourire sournois se dessine sur ses lèvres tandis que ses yeux vert brille de malice. Elle adore le provoquer, elle pourrait faire ça pendant des heures. "Oh non, je sais ! Elle t'a annoncé qu'elle voulait attendre le mariage pour s'offrir à toi. Que veux-tu que je te dise Samuel, tu ne sais vraiment pas miser sur le bon cheval." Tandis qu'elle lui dit ça, elle fait tomber la fine bretelle de sa robe sur son épaule avant de basculer ses cheveux de l'autre côté. Pourquoi diable continuait-il à lui résister. Qu'est-ce que cette fille pouvait avoir de si spécial pour qu'il se comporte ainsi. Elle voulait savoir. Maintenant.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyDim 22 Juil 2018 - 19:02

Samuel n’a rien du mec patient. Pas quand il s’agit de sa famille ou de Mia. Il n’y a que le voir là, debout, tendu au possible, la mâchoire contractée et douloureuse, les poings serrés alors que la circulation de son sang n’est plus qu’un fantôme. Il ne bronche pas un mot et se contente d’observer la sirène sur son lit. Elle y trône avec cette fierté qui défie l’univers. Elle le regarde comme une sucrerie que ses lèvres tentatrices rêveraient de goûter. Et lui, il se dit que dans un autre monde, dans un autre contexte, le lâcher prise serait la meilleure solution. Goûter sa peau, se laisser aller, lui donner ce qu’elle attend et aller triompher auprès de Tobias, rictus provocateur sur ses lèvres. Il se prendrait sûrement un poing en pleine figure mais ça lui importerait plus. Il aurait mis son frère à terre et rien que cette idée suffit à satisfaire cette haine fraternelle qui inonde ses veines. Alors quand Mia cause, Samuel se met à rire nerveusement. Il passe une main dans ses boucles brunes en secouant la tête, prenant une mine solennel comme si son discours l’intéressait un tant soit peu. Il n’en est rien. Il rêve du silence. Il rêve de la solitude. Il rêve de tout ce que la brune sauvage en face n’est pas capable de lui offrir. Et lorsqu’elle évoque Rhian, c’est la goutte d’eau.
C’est la phrase trop.
C’est les mots qui s’embrasent.
C’est la colère qui devient reine.
C’est son corps qui devient feu.
La haine prend le relais.
Les pulsions avec.
Il ricane. Il se marre avec cette nervosité qui dépeint la finesse de son visage. Puis d’un air nonchalant, Samuel s’avance vers l’intéressée. Là, debout, il vient accrocher son regard et marquer la domination de sa taille, de sa posture. Ce dernier ne dit rien. Durant quelques secondes, l’échange visuel entre les deux ressemble à un champ de bataille. À qui parlera le premier. À qui craquera le premier. À qui terminera au sol, la tête sur le bois frais à ramasser les pots cassés d’une relation chaotique. Pas lui. Il ne peut pas tout gâcher avec Rhian. Il ne peut pas. Alors l’homme se le répète intérieurement pour ne pas franchir la ligne interdite.
— Eh non, Mia. On sait bien que c’est ton rôle préféré de terminer à genoux pour obtenir ce que tu veux.
La provocation est crachée de ses lèvres haineuses qui s’étirent dans un sourire provocateur. C’est une tentatrice. Une succube à la recherche du meilleur dans une vie grisée par les mauvais souvenirs. C’est une femme qui s’assume, qui ne doute pas, qui connaît son pouvoir de séduction chez les hommes. Elle n’a aucun doute qui lui suffit de minauder, de se baisser et défaire la braguette de Tobias pour obtenir une paire de talons haut hors de prix, un sac à la mode ou un voyage au bout du monde. Elle manie les hommes d’une poigne de velours qui rend l’acte presque agréable, charnel en tout point. Sans Rhian, il aurait pu foncer tête baissée. Attiré par son regard de feu, attiré par ses courbes harmonieuses, par sa voix suave et tout ce qu’elle dégage avec cette assurance inébranlable. Mais il y a Rhian. Rhian. Rhian.
Ce prénom qui résonne en boucle.
Ce prénom marqué au fer rouge sur ses lèvres.
— Sois mignonne et ne parle pas d’elle, tu as compris ? Tu ne sais rien de Rhian. Rien. Alors ferme un peu ta grande bouche avant de retourner de là où tu viens.
Il la fixe et sans qu’elle ne comprenne quoique ce soit, sa main vient saisir la sienne avec force. De rage, de désespoir, d’inquiétude, son corps plaque la sien au mur. Il lui fait face et l’empêche de bouger. Sa main glisse sur son bras et remonte au creux de son cou. Celui que Samuel en proie aux angoisses pourrait serrer. Serrer si fort qu’elle arrêterait de respirer quelques secondes. Il se marre en la fixant devenant cet être vulnérable, surpris, presque atrophié par la peur.
— Tu sais, la misère, le manque de fric, là où ton cul grouillerait dans la poussière. Tu connais ça très bien après tout.
Chaque mot est murmuré au creux de l’oreille de Mia. Son souffle chaud surplombe chaque lettre, chaque parole. Il marque une pause et sa respiration haletante, signe de ses angoisses devient impératrice de l’instant. Les secondes paraissent des minutes et à bout de force, il relâche son étreinte. Il s’éloigne de la sirène et s’adosse à son bureau. Ses phalanges font pression contre sa nuque qu’il masse pour éloigner les contractures douloureuses. Il relève les yeux et l’observe avec bien plus de sérieux. De sincérité. D’interrogations.
—  Elle te satisfait ta vie, Mia ? Mentir à tout le monde et user de ton attitude de pétasse superficielle pour te pavaner avec tout ce que Tobias peut t’offrir ? Entre lui et moi c’est à se demander qui est le plus gros con, finalement.
Tobias, pour ne rien voir.
Tobias, pour l’aimer sans avoir creusé sous les couches de superficialité.
Tobias, pour ne pas lire dans ses yeux la détresse parfois.
Tobias, pour n’être qu’un égoïste.
Tobias.
Encore Tobias.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyDim 22 Juil 2018 - 22:56

A chaque fois qu'il pose les yeux sur elle, c'est tout son corps qui s'embrase. Là sous son regard, elle prend vie. L'attention qu'il lui porte est comme un shot d'héroïne pour un toxico en pleine crise de manque. Grisant, addictif, jamais assez. Il est le miroir parfait de tout ce que son fiancé n'est ce pas. Il est rebelle, farocuhe et surtout il voit à travers elle. Il sait. Il sait pour ses poches longtemps restées vides, il sait pour les doux mensonges qui dégoulinent de ses lippes, venin doucereux qui s'infiltrent dans tous les esprits sans le moindre effort. C'est peut-être ça qui la fascine, qu'il ait réussi là où Tobias à échouer. Elle lui a dit la vérité. Nue. Entre un magnum de champagne bu au goulot et une cigarette vogue coincée entre les lèvres. Depuis plus rien n'est pareil, son obsession pour lui n'a plus de limite. Elle sait pourtant qu'il en faudrait peu pour se brûler les ailes et pour autant elle continue à vouloir se rapprocher du soleil. Versatile, inconsciente, égoïste. A l'instant où il s'approche d'elle, Tobias est loin. Tellement loin qu'elle en oublierait presque les contours de son visage si son frère ne lui rappelait pas tant. S'il est comme son frère, elle s'attend à ce qu'il craque. C'est ce qu'il se passe toujours avec Tobias, plus les insultes sont dures, plus les mots sont tranchants, meilleurs sont les réconciliations. Plus froissés les draps. Plus fort la serrent ses bras. 


"Surveille ton langage Clifford Junior." qu'elle menace lorsqu'il ouvre enfin la bouche. Son ton s'est durci, passe du velour au métal froid en un quart de seconde. Elle se méfie de tout le monde, surtout des Clifford. Elle sait de quoi elles sont capables. Elle a déjà écouté aux portes et elle s'est promise de ne jamais être un des dégâts collatéraux de leur famille dysfonctionnelle. Elle a déjà fait les frais de la sienne. Elle le défie du regard tandis qu'il parle de sa foutue Rhian. Il la défend en plus. Mia sent son coeur s'emballer de rage, de jalousie. Tout se passait bien jusqu'à ce que cette conne se glissent dans leurs vies. Jusqu'à ce que cette roturière stupide glisse son doigt dans les rouages de ses machinations sulfureuses, pourtant si bien rodées. "Bah dis donc t'as l'air bien piqué mon mignon." Son sourire mauvais masque un tsunami de jalousie. Mia tente de se raisonner, cette fille n'était qu'une passade. Les hommes Clifford n'étaient pas les plus doués quand il s'agissait des femmes. Elle en était la preuve vivante  Le vice Clifford elle le connait, elle dort avec cinq soirs par semaine. Elle a apprit à l'apprivoiser, à le tester, à reconnaitre quand est-ce qu'il va déborder. Mais le fait est que lorsque Samuel la saisit par la main et finit par la plaquer contre le mur, elle doit avouer qu'elle ne l'avait pas vu venir. Un faible cri de douleur s'échappe de ses lèvres lorsque son dos atterrit violemment contre le mur. Pas de chance pour Clifford Junior, la violence ça l'excite Mia. Un sourire de diablesse étire ses lèvres, sourire qui s'évanouit lorsqu'elle surprend l'expression de son visage. Mia a fréquenté assez d'hommes pour savoir ceux qui lui veulent du bien et ceux qui veulent lui faire mal. Les veines en relief dans le cou de Samuel sont un bon indice de la catégorie à laquelle il appartient ce soir. 
Les mots qu'il murmure à son oreille achèvent de la clouer au mur. Mia peut sentir les vannes s'ouvrir, laissant s'enfuir des litres et des litres de dignité. Heureusement pour elle, son égo est tellement gros qu'il se ferait pas la malle aussi facilement. Les mots de Samuel atteignent les portes du château mais ne parviennent pas à atteindre l'antre de son âme. Même pas en rêve. Son souffle se mêle au sien alors qu'elle contemple ses lèvres déverser son venin qu'elle accepte de boire à grandes gorgées. N'importe quoi tant qu'il lui parle. N'importe quoi tant qu'il la touche. Même si ça fait mal. Finalement il la libère et Mia en profite pour défroisser sa robe et se recoiffer d'une main. Elle est ébranlée quelque peu mais garde la face. Montrer qu'elle est affectée ? Elle n'accorderait jamais ce plaisir à un Clifford. Elle le jauge tandis qu'il est adossé à son bureau. Il lui pose la question et elle cligne des yeux un instant, sent son coeur se gonfler, prêt à exploser. Quand finalement ça la percute. "Attends, c'est TOI qui ose poser cette question ?" Elle bascule la tête en arrière, un rire quasi-reptilien s'échappe de ses lèvres tandis qu'elle donne l'air d'avoir entendu la meilleure blague de l'année. Elle secoue la tête, le regarde affectueusement. Comme un enfant qui aurait dit une sottise empreinte de naïveté. "Oh Sami..." qu'elle soupire avec un sourire. Elle s'avance jusqu'à lui, reste cette fois-ci à distance raisonnable. Courageuse mis pas téméraire.  "Contrairement à toi j'ai choisi ma vie, j'ai galéré pour arriver là où j'en suis. Et je peux te garantir que je laisserai ma place à personne. Alors habitue toi à mon cul plein de poussière, parce que lui et moi on a pas fini de salir les meubles de ton manoir mal rénové."
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyJeu 26 Juil 2018 - 13:02

Mia et Samuel fonctionnent comme un miroir. Les mensonges de l’un se reflètent dans la vie que l’autre idéalise. Il cache les angoisses, les faiblesses, les larmes ; quand elle parade comme une poupée aux rêves dorés à qui tout sourit. Il serre les poings et grince des dents en voyant la mécanique familiale devenir un enfer sans précédent. Elle claque du pied quand on lui fait de la résistance et que son charme est vain. Les deux se ressemblent plus qu’il n’y paraît. Et lorsqu’elle se fait docile, sincère et humaine, Mia attire l’attention de Samuel. Il la préfère vraie plutôt que superficielle. Ce qui n’arrive que trop rarement. Discuter avec elle cette fameuse nuit avait révélé une émotion particulière chez lui. Une émotion si sincère qu’il avait eu envie de la prendre dans ses bras. Parcourir ses tempes de ses lèvres et lui glisser à l’oreille qu’elle était tellement plus belle en arrêtant de faire semblant. À présent, c’est la colère qui anime le discours. L’animosité de Samuel qui entre en collision avec Mia. Elle le cherche de ses mots. Elle le cherche de ses gestes. Et la tension devient si forte que le coeur du gosse pourrait exploser. Il ne se contrôle plus. Les angoisses sont des monstres vivants qui tournoient autour de sa silhouette. Sa main prête à briser son cou rien que pour la faire taire, pour lui faire ravaler sa fierté et toutes les conneries qu’elle chante de sa bouche de sirène. C’est qu’une putain de poupée qui le pousse dans ses pires retranchements. Alors adossé au bureau, il impose à nouveau une distance entre leurs corps. Il l’observe. Elle semble sonnée. Comme bien trop surprise pour les actes de Samuel. Comme bouleversée par chacun des mots. Il la connait, Mia. Il sait qu’elle est blessée. Qu’il a dit vrai. Que les mots ont eu l’effet d’une bombe sous les couches de maquillage et de tissus. Il sait que là au fond de ses entrailles, la douleur est telle qu’elle pourrait le fusiller de ses pupilles sombres et dilatées.
Et ça le fait marrer.
La faire souffrir pour ne pas souffrir.
La faire souffrir pour s’offrir un peu de répit.
Un duel machiavélique qui n’en termine pas.
— Tu vas presque me faire verser une larme.
Le discours de la poupée ne l’atteint pas. À l’entendre, elle s’est battue pour se sortir son cul de la misère. Mais au fond, le combat n’a été fait que de cuisses écartées, de baisers offerts et de sourires mielleux avec les bonnes personnes. Pas d’études. Pas d’ambition si ce n’est de filer tout droit dans une famille où le pognon est roi. Samuel, il est convaincu qu’avec un peu de courage, elle aurait pu faire tellement plus, tellement mieux. Lassé, ce dernier passe une main dans sa chevelure. Il se mord l’intérieur de la joue au point qu’un goût métallique démonte son palais. Celui du sang qui perle. Son regard est sombre comme les sentiments qui viennent se mêler.
— T’as rien fais pour y arriver à part offrir ton cul à tous les gosses de riches sur ton passage. Et le manoir mal rénové dont tu parles, c’est ce que tu rêves d’acquérir en voulant épouser Tobias.
Il crache les mots comme une vipère en action. Et l’espace de quelques secondes, les questions surplombent la colère. Il se demande si son frère aime vraiment Mia. Et si Mia l’aime en retour. Si cette relation n’est pas qu’un amas de sensualité, de passion et de figuration pour leurrer toute la famille. Une relation où les disputes deviennent régulières, l’incompréhension aussi. Il peut les entendre parfois, hurler un tas d’insultes, voir Tobias claquer la porte et Mia replacer sa robe hors de prix et réajuster son maquillage pour se donner bon genre. Mais putain ça fonctionne plus. Pas avec Samuel en tout cas.
— Pourquoi tu viens ici ? Qu’est ce que tu veux Mia ? Du fric, encore plus de fric, c’est ça ?
Il pose la question d’une voix douce et pourtant prise d’une énième angoisse, c’est son porte-feuille qui s’extirpe de sa poche. Sans réfléchir, il sort une liasse de billets. Ces derniers sont balancés au visage de Mia comme si elle n’était qu’une vulgaire catin qu’il payait sans l’avoir même sautée. Il grogne de rage et se rapproche à nouveau. Sa démarche est lente. Sa respiration est saccadée. Un animal en devenir. Un bourreau qui veut trouver une victime pour extérioriser toute sa rage, toute sa douleur. Et à nouveau, leurs corps ne sont séparés que par d’infimes centimètres. Il peut sentir son souffle saccadé qui se combine au sien. Il peut combattre ce tiraillement au creux de l’estomac rien qu’en s’enivrant de courtes secondes de son odeur sucré. De ses yeux sombres. De ses lèvres charnues. De cette poitrine enveloppée d’un tissu fin. De ses courbes qui sont aussi délicieuses que tentatrices. Il secoue la tête, retrouve la raison et prend une inspiration profonde.
— Allez ouvre ta grande gueule et dis-moi ce que tu attends de moi avant que je te foute dehors, putain.
Et sa voix tremble.
Et son corps se fait roc.
Et son coeur s’abandonne à la rage.
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyDim 29 Juil 2018 - 1:54

Elle peut entendre son coeur battre à ses tempes tandis qu'elle tente tant bien que mal de reprendre le contrôle de la situation. Sa répartie ne lui donne pas raison et au moment où Samuel ouvre de nouveaux les lèvres elle regrette le soir où elle lui a tout avoué. Ce fameux soir où par aveux de faiblesse elle avait levé le voile sur un passé douloureux qu'elle s'évertuait à cacher, même à celui avec qui elle allait bientôt passer le restant de sa vie soit-disant. Et en étant sur le point d'épouser Tobias, c'était toute sa famille qu'elle prenait avec. Et dans cette famille il y avait Samuel. Le danger absolu. La tentation coupable qui lui demandait des efforts de concentration infini pour ne pas sombrer et obéir à ses instincts les plus bas. Entre deux éclairs de désir charnel foudroyant, viennent des tempêtes dignes des pires orages d'été. Les mots fusent, vire-voltent comme des flammes et se déposent comme un millier de cendre sur l'épiderme du condamné à les entendre. Tantôt elle, tantôt lui. Un ballet infini de mauvaise répartie. Cinglante et dévastatrice. Pour l'un, comme pour l'autre. C'est celui qui pleure qu'a perdu. Alors elle tient bon Mia, malgré son ton blessant, malgré ses mots qui viennent se planter comme des poignards aiguisés dans son palpitant. Elle a entendu pire que ça, elle a vu pire que ça, on lui a fait pire que ça. Il croit sans doute être le premier à souligner sa vénalité, son amour pour l'argent et tout ce qui brille. Mia sait déjà tout ça. Mia se connait. Elle sait ce qu'on dit d'elle quand on pense qu'elle n'écoute pas et elle a conscience du chemin qui lui reste à parcourir avant de s'estimer à l'abri une bonne fois pour toute. Il y a un tas de trucs qu'elle pourrait lui répliquer, des choses qui font mal, des choses vraies mais Mia garde le silence. Elle n'est pas là pour ça. Contrairement à lui ses intentions sont vierges de toute colère ou haine à son égard. Il n'est qu'une distraction à ses yeux, une distraction qui se tatoue peu à peu dans son coeur certes mais elle essaie encore se persuader qu'il suffirait qu'elle décide de l'expulser de son esprit pour y arriver. Elle refuse de lui attribuer un quelconque pouvoir sur les raisons de son coeur.

Sa haine est palpable, il a un tas de choses à lui reprocher et le reproche principal commence par la lettre T. Mia prend coup après coup sans vaciller une seconde. Les affronts des Clifford, elle les collectionne. Elle a apprit à les recevoir et les gérer avec le temps. Elle avait découvert avec Tobias qu'on pouvait aimer autant qu'on pouvait faire mal. Personne ne savait aussi bien que lui la déchirer et la rassembler qu'avec les mots. Personne sauf Tobias. Et Samuel visiblement. Il lui demande pourquoi est-ce qu'elle vient ici et au début Mia ne répond pas. Elle le laisse déblatérer tout son soûl, ses yeux de chat sereinement posé sur lui. Elle ne cille pas, même quand il approche de nouveau, bien qu'elle se prépare à un nouvel affront physique. Elle se raidit légèrement quand il s'approche si près qu'elle sent son souffle sur son visage. L'excitation est de nouveau présente plus que jamais. Mia se délecte de cette proximité dangereuse, cette façon qu'il a de toujours revenir vers elle l'emmène dans les contrées d'un désir lointain et interdit. Délicieux. Exquis. Il lui demande à nouveau ce qu'elle veut et cette fois-ci Mia prend son temps pour répondre. Elle glisse ses pupilles droit dans les siennes. Se rapproche à son tour. Sa main droite vient effleurer sa main puis son avant bras avant de s'arrêter à son coude sur lequel elle prend légèrement appui pour se pencher à son oreille. Ses seins nus seulement séparés d'une fine couche de soie rouge de son torse à lui. Elle se presse légèrement, juste assez pour que son désir n'est d'égal que la haine qu'il lui voue. Elle sait ce qu'elle fait, la diablesse, elle assume totalement de surcroit. Elle veut lui donner l'envie de commettre l'irréparable, elle veut qu'il se déteste lui-même pour toutes les obscènes pensées qu'elle tente de semer dans chaque recoin de son esprit. Coup fatal, elle s'approche sa bouche de son oreille et lui murmure avec une sensualité infinie. "Je veux tout ce que tu ne pourras jamais me donner."
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyMer 1 Aoû 2018 - 2:11

La tension atteint son paroxysme.
Les mots ne sont que des lames tranchantes qui appuient sur des plaies béantes. Celles qu’on pense cicatrisées avec le temps et l’ignorance mais qui dégoulinent de sang au moindre mouvement. Il veut la foutre à terre et se donner la vague impression d’être maître de cette situation glauque. Au fond, Samuel n’est maître de rien. Ni de son avenir. Ni de son présent. Et encore moins des souvenirs qui filent la gerbe d’un revers de l’esprit. Avec Mia, le gosse danse sur une corde trop effritée. L’un s’avance, l’autre recule, quand les deux avancent, c’est leurs corps qui pourraient cramer de ce désir inavoué. De ce désir qui est venu ronger sa peau pendant des heures entières alors que son esprit pesait le pour et le contre. La balance penchant pour la seconde option après sa rencontre avec Rhian. Mais la poupée continue. Elle s’approche. Elle se fait mielleuse. Si féline que la chaleur dans la pièce grimpe de plusieurs degrés. Ses doigts viennent effleurer son bras. Contact qui vient éveiller la colère, qui vient lui soulever le coeur. Elle arbore cette fierté dans ses traits, ce désir sur les lèvres. Ses seins viennent se coller à son torse et il peut aisément sentir à quel point ils sont désireux de tellement plus.
Et il soupire.
Il serre les poings et retiens les mots perfides.
Il devient spectateur.
Un pauvre pêcheur qui retrouve la raison en l’entendant.
Ce corps à corps des enfers qui se poursuit alors qu’il feint l’intérêt. Ce dernier attrape la main de Mia et vient la faire reculer. Son bassin bute à même le bureau et il souffle au creux de son cou, comme prêt à lui ronger l’échine de ses lèvres. Il caresse son bras avec une hargne qui laisse une trace rougie. Puis sa bouche vient s’approcher de son oreille où les mots sont prêts à se déverser.
— Je vais pas te sauter Mia. Tu peux arrêter de miauler comme une chatte en chaleur.
Et il laisse un rire éclore là tout près de son échine.
Il vient la fixer et ne coupe pas court à la distance entre eux. Elle quasiment assise sur le bureau et lui qui vient la prendre de haut au détour de ce regard sombre et colérique. Il l’observe quelques secondes dans un silence qui devient une agonie. Sans Rhian, il stopperait cette barrière de sincérité. De rage, de frustration, il viendrait capturer sa bouche pour la faire rougir de désir. Il virerait la soie au sol et dévorerait sa peau avec une envie non mesurée. Puis il irait lui faire l’amour là sur le bureau, au sol et peu importe l’endroit. Rien que pour fanfaronner devant son aîné. Lui annoncer la nouvelle dans un sourire carnassier. Et le faire chuter de son trône comme le plus malheureux de ce monde. Mais il peut pas. Il est enchaîné à ses sentiments. À son amour pour Rhian. Et s’il finira par la briser de ses mensonges, il ne le fera pas de son infidélité.
— J’suis amoureux de Rhian. Que ça te plaise ou non. Ça changera pas. Et c’est pas tes remarques, ton potentiel chantage et toutes tes conneries qui y feront quoique ce soit.
Chaque mot est pesé. C’est d’une voix calme qu’il balance les informations en la fixant dans les yeux. Leurs lèvres à peine séparées par une distance convenable. Il sait que Mia serait capable de tout foutre en l’air. Pousser la porte du café où la serveuse bosse. Faire claquer ses talons sur le sol brillant et s’approcher du comptoir. Ricaner en la voyant parce qu’elle serait bonne qu’à se payer sa tronche et lui soupirer que son petit-ami n’est qu’un putain de menteur.
Que leur histoire est le retour de manivelle d’un stupide pari.
Qu’il n’est bon qu’à tout foutre en l’air.
Et qu’elle n’est qu’un pion que les clifford se feront un malin plaisir de briser.
Cette idée suffit à le foutre en l’air. Il pourrait en crever de la perdre. La soif de vengeance deviendrait reine et bousillerait tout sur son chemin.
— Tu sais ce que c’est d’aimer, dis ? Je veux dire, si Tobias n’avait plus un seul billet vert à glisser dans la paume de ta main, tu l’aimerais encore ?
L’audace de l’argent.
Le bonheur de la luxure.
Mais l’amour, là dedans ?
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyDim 12 Aoû 2018 - 17:22

C'est un bras de fer grisant. Un jeu malsain qui résume tout ce qu'elle aime dans sa relation avec Samuel. Des tabous, un enjeu phénoménal et surtout, surtout : le goût délicieux de l'interdit qui lu chatouille les papilles. Elle ne sera pas la première à céder, malgré que ça soit terriblement difficile. Que chaque seconde est déterminante pour la suivante. La tension sexuelle contenue dans la pièce suffirait à faire pêcher un prêtre mais ni l'un ni l'autre ne semble vouloir mettre un terme à cet affrontement brûlant. Alors qu'elle murmure à son oreille, persuadée d'être en train d'asséner le coup fatal, Samuel a la présence d'esprit de l'humilier encore une fois en appuyant sur le bon bouton. Un peu plus, histoire d'être sûr que son message passe bien et vienne atteindre son coeur déjà nécrosé. Mais Mia a la force mentale d'un légionnaire, ce n'est pas assez que de la traiter de pute pour la faire craquer. Ce genre d'insulte qu'elle entendait depuis qu'elle avait atteint la puberté glissait sur elle comme un glaçon sur une peau réchauffée par l'été. Elle le sent contre lui, tandis qu'elle sent le bureau s'enfoncer à la naissance de ses cuisses. C'est grisant, jouissif, il lui suffirait de s'approcher un tout petit peu plus pour les forcer à commette l'irréparable. Mais là dans un coin de la pièce, l'ombre de Tobias rode et c'est son garde-fou. Sans lui elle aurait déjà scellé leur sort. C'est tout ce qu'il méritait. Que son arrogance insupportable soit réduite au silence après lui avoir fait l'affront d'être tombé amoureux d'une autre alors qu'elle était dans son visu depuis des mois et des mois maintenant. Pourquoi tout devait être si compliqué. Pourquoi ne pouvait-il pas simplement continuer de la désirer fort tandis qu'elle l'ignore une fois sur deux. Pourquoi une serveuse insignifiante était venu chambouler ce fragile équilibre qui la préservait de l'ennui ? Elle s'esclaffe devant na naïveté "Oh c'est tellement mignon ! Elle ne sait même pas qui tu es Sami atterris. Elle croit que tu es ce que tu prétends être. Moi je te connais, moi je sais tout de toi. Ton côté le plus sombre, tes démons... Je connais le pire et regarde moi, je suis là." qu'elle susurre la diablesse à l'oreille de celui qu'elle veut convertir au pêcher. Mais autant les frères Clifford pouvaient être différents, autant ils se rejoignaient sur un point et pas des moindres : cet amour-haine de la violence. Cet amour-haine tellement grisant pour Mia. Elle s'en nourrit avidement, elle en veut jusqu'à la dernière goutte et ça tombe bien Samuel est en train de la servir copieusement. Elle sent une chaleur diffuse dans son bas ventre qui en dit long sur les attentions de son corps si ta tête n'était pas là pour raisonner.
Néanmoins les mots qui viennent, la question surtout la fait légèrement vaciller. Mia cligne des yeux à la mention de Tobias. Soudainement la louve mute en furie. Si il y a bien une chose qu'elle ne supporte pas c'est qu'on remette en question l'amour qu'elle porte à Tobias. Parce qu'aussi singulier que ça puisse l'être, lorsqu'elle avait rencontré pour la première fois son futur mari elle ne se doutait pas une seule seconde de son statut. "Je suis tombée folle amoureuse de ton frère bien avant de savoir qui il était." éructa t-elle. Son regard s'est durci, son corps aussi. La sensualité a laissé place à la colère sourde, elle bouillonne à son tour. Elle se fout d'être insultée mais elle ne supporte pas qu'on remette en doute la légitimité de son couple. Malgré les engueulades, les cris, les affronts, si il y avait bien une chose dont Mila est sûr c'est l'amour passionné qu'elle porte à Tobias qui est et restera l'amour de sa vie. "T'es tellement occupé à me considérer comme une pute que t'as oublié que j'avais un coeur là dessous. Ton frère et moi c'est pour la vie, même sans un centime, même sans un toit au dessus de nos têtes. T'as le droit d'en douter. Estime toi chanceux si un jour une femme parvient à t'aimer comme j'aime ton frère." Toute chaleur émanant de la part de la jeune femme a déserté. Le menton haut et le portal royal, Mia se dérobe, impérieuse. Il mérite une vengeance de qualité mais pour le moment elle garde le silence, le palpitant emballé sous le coup de la rage et le visage de Tobias imprimé sur la rétine.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


Invité
Invité

click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) EmptyVen 17 Aoû 2018 - 19:44

C’est l’enfer qui ouvre ses portes. Et eux qui y foncent tête baissée. C’est les coeurs qui s’abandonnent à la colère et l’incompréhension. Deux égos qui refusent de perdre le combat. Deux âmes bousillées qui cherchent à se convaincre de leur force. Mais il n’en est rien. Parce qu’au fond, un rien suffirait à les ébranler. Les mots qui deviennent des lames tranchantes. Les regards qui se font vicieux et caressent du bout de l’iris le paradis noir. Avec Mia, Samuel il perd pieds. Il s’enfonce dans les bas-fonds d’une existence à peine assumée. Comme si elle savait sur quelle blessure appuyer pour faire mal. Comme si elle détenait les clés de la souffrance pour assiéger sa vie d’une douleur sans précédent. Elle gagne un point quand ses paroles éclosent dans l’air lourd. Elle a raison. Rhian ne sait rien de sa vie. Ni de ce qu’il est vraiment. Elle est sans doute tombée amoureuse du vrai Samuel sans imaginer le pire. Et ça lui déchire le ventre d’y penser. Et si Mia connait les démons du gosse, c’est pareil pour lui. Il n’a pas besoin de grands discours pour réanimer la rage chez cette dernière. Il lui suffit de cracher des paroles saintes d’une vérité qui donne la nausée. Celle qu’elle a osé vendre sur un plateau doré avec la lune en témoin. Moment que Samuel n’arrive pas à oublier. Parce qu’elle était sincère. Tellement belle dans sa fragilité. Tellement forte dans ses doutes. Pas comme maintenant avec son attitude de succube. Sirène en exile dans cette pièce où l’atmosphère devient brûlante de non-dits. Il ricane sans répondre à sa remarque et l’observe oeuvrer avec finesse et charme. Tout est dans la forme de ses gestes, de sa manière de se rapprocher, de claquer les mots au creux de son oreille. Mais là, tout près de son corps, le gosse peut sentir la chaleur qui grimpe. Le désir qui se fait pressant chez elle. C’est pas un mirage. C’est une putain de vérité qu’il observe et qu’il pourrait saisir du bout des doigts. Mais chaque envie féroce dictée par la colère uniquement disparaît. Il se fait silencieux. Observateur au détour de ses yeux sombres de rage. Quand cette dernière termine son discours, Samuel se rapproche. Il tourne autour d’elle comme un lion en cage. Comme un lion prêt à bondir sur sa proie du moment. Là dans son dos, il vient saisir sa chevelure et la déplace sur le coté. Rien que ce geste la fait frissonner et il peut le capter à même son échine de porcelaine. Celle qu’il a rêvé de parcourir du bout des lèvres. Pour la posséder. Rien qu’une nuit. Rien que quelques heures. Rien que pour pouvoir s’en vanter auprès de Tobias et le briser de cette annonce.
— C’est vrai Mia ? Tu penses vraiment tout ce que tu dis ? Mot pour mot ?
Les mots disparaissent au creux de son oreille. Il n’y croit pas. À ses grands discours. À son amour pour Tobias. Elle l’aime. Ça c’est sûr. Mais elle l’aime pour son argent. Pour le confort qu’il amène à son existence dévastée par la misère. À tout ce fric qu’il lui permet de dépenser dans toutes les fantaisies de ce monde. Sans tout cette superficialité, Mia ne serait pas aussi heureuse. Sinon elle aurait évoqué le pire. Elle n’aurait pas arborer le masque d’une comédienne hors paire.
Comme lui avec Rhian.
Comme lui avec ses mensonges.
Comme lui dans ce monde qui ne tourne plus rond.
— Alors pourquoi Tobias sait rien de ton vrai toi ?
De cette enfance déchirée. De cette famille dysfonctionnelle. De tout ce qui suffit à la rendre si fragile parfois. De ces aveux qui ont coulé comme une marée basse sous la nuit étoilée. Là où la brise venait caresser leurs visages. Là où ils étaient seuls contre le monde entier. Contre le pire. Contre le mieux. Et contre tout ce qui vient les bouffer au quotidien. Cet instant de grâce qui a marqué les esprits. Son esprit. Et tout ce qui va avec. Les minutes fusent et Samuel revient à sa hauteur. D’une main, il écarte sa chevelure brune sur le coté. Son index vient riper sur sa bouche alors qu’il se fait audacieux. Pas par envie. Pas maintenant en tout cas. Plus par fierté. Pour lui démontrer de toutes les manières qu’elle est prête à perdre pieds. À se laisser aller en ouvrant les cuisses et en réclamant sa présence entre. Il ricane et leurs lèvres ne sont plus séparées que par quelques millimètres.
—  C’est devant moi que tu as eu l’audace de te faire fragile et sincère. Pas devant lui. Parce qu’aux yeux de Tobias, faut que tu paraisses forte, riche, agaçante par le fric que tu prônes avoir.  Sans tout ça, tu ne serais rien Mia. Que l’ombre de toi-même dans un mariage à peine important. Alors entre toi et moi, c’est qui le plus pathétique ?
Chaque mot est poussé hors de sa bouche avec une rage sans égale. La ligne de sa mâchoire se contracte et les poings se serrent. Il a envie de la secouer. De la faire réagir. De se faire réagir par la même occasion. Mais désabusé par la situation, désabusé par ses mensonges, il craque. Il lâche un profond soupir et recule pour retomber sur son lit. Les mains croisés dans sa nuque et les coudes s’enfonçant dans le sommet de ses cuisses.
La nuit en témoin.
La nuit en reine.
Et cette douleur qui n’en finit plus.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


click down

nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty
MessageSujet: Re: nightmare dressed like a daydream (samuel)   nightmare dressed like a daydream (samuel) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 nightmare dressed like a daydream (samuel)
Revenir en haut 
 Sujets similaires
-
» 08. Dressed To Kill
» PNJ & Poltergeist
» Descendants des grandes familles sorcières
» It's just a nightmare ▬ PV Envy
» Let me Introduce ~~~ Yaul

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: lights are so bright. :: sujets.-
Sauter vers: