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 - thinking 'bout you (drew)

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( end game )

MessageSujet: - thinking 'bout you (drew)   Ven 17 Nov - 19:05




- andrew decker -
when you try your best, but you don't succeed,
when you get what you want but not what you need
when you feel so tired but you can't sleep


i. harness your blame, walk through
- âge et lieu de naissance: trente-sept ans qu'il traine sa carcasse. ça a sûrement été plus simple car accompagné de sa sœur jumelle, il s'est toujours senti moins seul grâce à elle, même en étant hors du pays. mais maintenant, l'approche de la quarantaine, ça lui fout les boules à drew. il évite d'y penser, mais t'as toujours un couillon dans la fratrie pour lui rappeler. il n'y échappera pas. il est né ici à brighton. il est parti pour ses études, mais il finit toujours par revenir. - origines et nationalité: irlandais, jusqu'au bout de sa barbe rousse. mais aussi anglais, son accent le trahi à chaque fois. il en est fier, de ce mélange, ce métissage, de ses deux nationalités. mais il se sent chez lui partout, andrew. avec son métier, il est souvent amené à voyager. il base plus son bien-être sur les gens qui l'entourent que sur l'environnement. - statut familial: la famille decker compte quatre enfants et andrew est troisième sur la liste (sa sœur jumelle aussi, ils se battent toujours pour rappeler qui est né le premier -et c'est lui, juste pour mettre les choses au clair). cette vie de famille nombreuse lui a apporté beaucoup, le partage, la confiance, et surtout son côté protecteur. la famille est très importante aux yeux d'andrew. ironique pour celui qui ne veut pas d'enfants. ou du moins, que la peur empêche d'être père. - statut civil: marié depuis presque dix ans maintenant. mon dieu qu'elle était belle, bordel qu'il l'aimait. il savait qu'il finirait par l'épouser, même si au départ ce n'était qu'une amourette de jeunesse. la passion les dévorait, leurs jeunes âges leur permettaient de rêver encore un peu, ils avaient tout leur temps devant eux. des projets, un amour brûlant, ils se complémentaient. les amours qui durent toujours, il y a cru pendant longtemps. mais depuis quelques temps, la flamme semble en danger, le vent traîne menaçant de l'éteindre définitivement. et ça lui fait peur, drew. il n'a jamais vécu qu'avec elle, il ne connaît qu'elle, elle le connaît par cœur. il a peur d'être perdu sans elle, de ne plus avoir de repères. et il a encore envie d'y croire à leur idylle, ce n'est qu'une mauvaise passe. leur mariage mérite de se battre. mais peut-être qu'ils ne veulent plus la même chose. puis, il y a cette voix qui hante ses pensées. après une soirée bien arrosée, un de ses amis lui a filé un numéro à appeler, juste pour rire. elle a décroché et depuis il n'arrête pas d'y penser. sans en dire un mot à personne, il l'appelle de temps en temps. ça lui fait du bien, puis le remord le torture pendant des jours. il est perdu, andrew. - occupation: $$$, il vit confortablement. il a ouvert un restaurant avec son meilleur ami, il y a de ça une dizaine d'années. avant de revenir à brighton, il faisait des études de journalisme et enchainé les petits boulots pour les financer. mais lorsque son père est tombé malade, il a tout laissé tomber et il n'a pas pu refuser la proposition d'avalon, son ami d'enfance. il s'est alors lancé, il est aujourd'hui gérant d'un restaurant dans le centre, ne comptant pas les heures qu'il passe à travailler. - cinq choses favorites: les plats de sa mère, les soirées en famille, sa femme, la montre de son père qu'il a récupérée, les soirées poker avec ses potes. - saison préférée: automne. - traits de caractères:  cynique, ingénieux, créatif, instable, impulsif, moqueur, pessimiste refoulé, sincère, honnête, respectueux, lunatique, contradictoire, indécis, loyal, maladroit dans ses gestes comme dans ses gestes, charismatique, têtu, protecteur, drôle, pudique (émotionnellement surtout), sérieux, actif, vulgaire mais il y travaille avec l'aide de sa femme. - groupe: marigold. - avatar: james mcavoy.

ii. swing wide your crane, run me
(01) ça n'a jamais été de tout repos chez les decker. les quatre enfant qui couraient partout dans le jardin de leur maison à brighton. les cris, la joies, les pleures, ils ont tout traversé. même s'il aime dire qu'ils sont chiants, emmerdant, trop bruyants et tout ce que vous voulez de négatif, andrew n'imagine pas sa vie sans cette famille nombreuse. il ne sait pas comment leur dire qu'ils les aiment alors il les emmerde autant qu'il peut. c'est sa façon à lui de leur prouver qu'il tient à eux. c'est débile, il le sait, mais c'est plus fort que lui. exprimer ses émotions à voix haute, il n'a jamais su faire, andrew. bien trop pudique. c'est sûrement pour ça que ça a toujours été plus simple avec sa sœur jumelle, julia. elle lit en lui comme dans un livre ouvert, lorsque leurs yeux bleus se croisent, ils se comprennent, sans mots, sans détours. elle sait, il sait. personne n'a jamais compris ce lien qui les liait. elle est son double, sa moitié, malgré tout. (02) à dix-huit ans, andrew est parti à londres avec l'idée de faire des études de journalisme. ce qu'il a fait pendant quatre ans. puis il a laissé tomber avant de décrocher son diplôme lorsque son père est tombé gravement malade. sans même réfléchir, il a fait ses valises et est revenu à brighton auprès de sa famille. parfois, il y repense et il regrette, puis il se rend compte de sa situation et réalise qu'il n'a pas à se plaindre. son ami d'enfance voulait ouvrir un restaurant, il a sauté la tête la première dans le projet. ça fait plus de dix ans que l'affaire roule. des salades volent à travers les cuisines, le jet d'eau n'est pas utilisé que pour la vaisselle, les croche-pattes discrets sont monnaie courante. c'est toujours mouvementé par là-bas. les nouveaux sont souvent surpris au début, puis ils se prennent au jeu. (03) sa femme, malia, la seule et l'unique. celle qu'il regarde avec des yeux admiratifs, pétillants. parce qu'elle est belle, malia. qu'elle lui était longtemps apparue comme inaccessible. trop bien pour lui. et pourtant, elle avait daigné poser ses yeux sur lui. ils se sont rencontrés jeunes, ce qui au départ s'était annonçait comme un amour d'été avait finalement duré. ils se sont perdus de vue, puis retrouvé et à ce moment, andrew y a vu sa chance. il l'épouserait, il en était certain. ils se complètent, il est l'eau, elle est le feu. l'un avec l'autre, la balance est équilibrée. la passion les a dévoré, elle l'accompagnait quand il voyageait, leur entourage était même jaloux de leur relation. tout s'est précipité au début, ils se sont sûrement trop aimés, trop fort, trop vite. il ne voit pas sa vie sans elle, pourtant elle s'éloigne peu à peu, car ils ne sont plus les jeunes amants qu'ils étaient. ils ont changé, ne veulent pas la même chose, leurs espoirs ont pris des directions différentes, bien trop éloignées. il est perdu, andrew. il ne sait pas s'il doit lâcher prise ou s'il doit se battre pour elle. car il l'aime encore, ça il n'en doute pas. mais pourtant lorsqu'il appelle cette jeune femme inconnue, tard le soir en cachette, il se sent respirer à nouveau, libéré de toutes contraintes. il se sent nouveau. il est à la croisée des chemins, au carrefour de sa vie, et il ne sait pas quelle direction prendre, andrew. (04) ah, ses bons vieux potes, qu'est ce qu'ils s'emmerderaient sans eux. mais son foie irait très certainement mieux, ses cheveux ne seraient jamais tondus tels les poils d'un mouton et sa fierté serait intacte. malgré tout ça, il aime ses deux déchets. on les appelle les trois mousquetaires en ville. les trois vieux qui font la tournée des bars le jeudi soir et qui finissent toujours par le regretter le vendredi matin. vive la gueule de bois. ils retrouvent leur jeunesse, eux qui sont flippés à l'idée de passer la barre de la quarantaine. alors ils boivent comme des trous, vont en boite de nuit, faire la fête avec des jeunes et très souvent -pour ne pas dire tout le temps- la soirée se finit par une petite série de paris (et autant vous dire que c'est souvent andrew qui se fait piner dans l'histoire). "pas cap de traverser la rue à poil" "pas cap de faire un cul sec avec la bouteille là" "pas cap de sauter dans la rivière" à peu près tous les deux mois, andrew se retrouve raide mort tellement il a bu et ses amis s'amusent à lui raser la tête. juste pour le surnommer "chauve-souris" le temps de quelques semaines. avalon et andrew sont tellement proches qu'on leur demande souvent s'ils sont en couple ce à quoi ils répondent par un fou rire. quand il y a andrew, avalon n'est pas loin. toujours fourrés ensemble ces deux-là. c'est aussi grâce -ou à cause ?- d'eux que drew parle au téléphone avec une jeune femme quand il va mal. il ne sait rien d'elle, mais sa voix a su le charmer et ça lui fait du bien de parler andrew. il en besoin en ce moment et elle, elle l'écoute, sans le juger. (05) andrew et l'alcool, un désastre pour l'humanité. il ne tient absolument pas l'alcool, mais il ne refuse jamais un verre. alors souvent, après les soirées trop arrosées, c'est joy, sa grande sœur qui le ramène parce que c'est une épave le pauvre andrew et qu'il ne peut même as marcher. il n'a plus aucune notion de fierté ou de honte quand l'alcool remplace le sang dans ses veines. si vous lui racontez ce qu'il a fait, il niera. quitter son pantalon, danser sur le bar, embrasser avalon ? jamais il ne ferait de telles choses, voyons. (06) andrew fait une petite crise de la quarantaine en avance. la peur de vieillir, la peur d'avoir des regrets, la peur de rater quoi que ce soit. cette angoisse le freine, avec sa femme qui veut fonder une famille. il ne sait pas s'il a fait bonne route, il ne sait pas s'il doit changer de trajectoire ou continuer tout droit au risque de se prendre le mur. il est totalement perdu andrew. mais il n'ose pas faire quoi que ce soit, de peur de détruire ce qu'il a déjà construit, de peur de se tromper. (07) depuis son plus jeune âge, il amuse la galerie. enfant? il rêvait d'être comédien, il s'amusait à organiser des spectacles pour la famille decker, le drew's show comme il l'appelait. tout d'abord, s'il faisait ça, c'était pour sa mère, pour qu'elle le regarde lui et pas son frère. encore aujourd'hui, il a plusieurs flèches à son arc : imitations, tours de magie, blagues douteuses. si c'est ce que vous cherchez, il est votre homme. il hésite à chaque fois à ajouter "animateur de soirée" dans son cv. (08) café, clope. clope, café. sans ça, il est aigri et de mauvais poil. il boit au minimum six cafés par jour. en ce qui concerne les cigarettes, il a arrêté de compter depuis sa sixième tentative ratée pour arrêter. peu importe l'humeur, qu'il soit heureux, qu'il fête quelque chose, qu'il soit nerveux ou énervé, il aura une clope au bec. peu importe l'endroit aussi, au volant, sur les toilettes, même parfois dans le salon (quand sa femme n'est pas là bien sûr). (09) andrew est maladroit dans ses gestes comme dans ses paroles, il a du mal à ne pas être sarcastique ou ironique, surtout quand ça concerne les émotions et les sentiments. derrière ses blagues douteuses et son comportement enfantin se cache un homme en besoin d'affection qui a juste du mal à le demander. certains le trouvent agaçant, mais quand on le connaît un peu plus, on peut lui trouver un certain charme. et en plus de ça, il est malchanceux. si quelqu'un doit se faire renverser par une voiture, casser un verre, louper une marche, c'est pour sa poire. à tous les coups. (10) au volant, c'est un danger public. il a passé son permis trois fois avant de l'avoir, sûrement parce que l'instructeur a eu pitié. il a déjà failli tuer une grand-mère depuis il préfère se faire conduire ou même prendre le vélo. en général, les gens ne montent qu'une fois avec lui, après ils refusent. et il s'offusque, alors qu'il ne monterait pas en voiture avec lui-même. si ça a un sens. (11) il a décidé de quitter londres en 2003, il est alors revenu à brighton pour se rapprocher de ses parents mais surtout de son père malade. sa femme était un peu réticente au départ, mais lorsqu'elle a appris les raisons de ce départ, elle n'a pas hésité plus longtemps. lorsque la maladie a gagné, il a eu du mal à l'accepter, il est devenu facilement irritable, pessimiste à souhait. puis s'est passé, en apparence du moins. il a très mal vécu la perte de son père, cet homme était son modèle, celui qu'il admirait depuis qu'il était haut comme trois pommes. il regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec son père, trop pris par sa propre vie et son travail. il compte bien ne pas faire la même erreur avec sa mère et le reste de la famille. (12) sa femme a proposé de faire une thérapie de couple, pour lui c'est des conneries. raconter ses problèmes de couple a un gars qui reste assis, stoïque et qui prend des notes, il ne voit pas en quoi ça peut aider. il y est allé une fois, l'envie de le frapper avait été très forte. si son couple doit être sauvé, ce ne sera pas par un inconnu condescendant. ça l'énerve, alors il a toujours une excuse pour ne pas y aller. et du coup, il finit souvent à dormir sur le canapé du salon. qui lui pète le dos, bien sûr.

en vrac; fan de marvel, un vrai geek -- il devient vite accro : les paris en ligne, les séries tv, les puzzles, un livre, un nouveau jeu vidéo. ça devient toute sa vie en un rien de temps, impossible de l'arrêter -- son père était comme un modèle pour lui, il a toujours tout fait pour lui ressembler -- il a une phobie des araignées, au point d'en pleurer, peu importe la taille -- il a fait du théâtre pendant plusieurs années quand il était gosse, il adorait ça -- allergique aux bananes. c'est drôle, hein. -- lui et le calcul mental ça fait.. bref, il sait pas compter vite et dans sa tête, impossible. heureusement, il a toujours son téléphone pas loin. -- il s'entend super bien avec les gamins ce qui énerve sa femme. il n'en veut pas, par peur, par désintérêt, il ne veut pas d'enfants pour le moment. elle c'est tout ce qu'elle veut. et bien lui il veut continuer à dormir et boire avec les copains sans être coupé par une pénurie de couches. puis il a assez de ses neveux et nièces. -- gros fana de musique, mais il ne sait absolument pas danser. vous voulez rire ? faites le boire et faites le jouer à just dance. fou rire garanti. il n'a aucun rythme. --  il y a peu de temps qu'il a appris siffler, oui oui -- il aimerait avoir un chien mais ne veut pas le voir finir en paillasson à cause de sa femme, alors pas pour l'instant -- ado, il aimait embêter sa mère, lui faire des blagues pas drôles du genre "je suis au poste de police, viens me chercher s'il te plait" ou bien "j'ai perdu julia, je fais quoi ?". elle finit toujours par rire. normalement. il continue encore aujourd'hui de temps en temps "malia est enceinte" "je déconne ! je peux venir manger ce soir ?" -- il mange pour deux, sa gourmandise finira par le perdre. sans pouvoir l'expliquer, il adore manger --

iii. when eyes are all painted sinatra blue
- pseudo/prénom: mae. - âge et pays: vingt et un ans; france. - type de personnage: inventé - votre avis sur le forum: très beau, on s'y sent bien I love you - où avait vous connu le forum: grâce à une petite fée    - autre: pouloulou.


Dernière édition par Andrew Decker le Sam 18 Nov - 13:17, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: - thinking 'bout you (drew)   Ven 17 Nov - 19:05

il avait la tête qui tournait, andrew. il savait qu'il devrait refuser ce verre, mais il ne le faisait jamais, alors pourquoi ce soir ? comme quand vous avalez ce hamburger alors que vous savez que vous allez être malade si vous le faites. maso, vous dites ? certainement. stupide, diront certains. alors il le boit d'une traite ce verre. son visage se déforme tellement l'alcool lui brûle la gorge avec en fond, les rires de ses camarades. les deux autres mousquetaires. puis c'est le drame. lance sort son téléphone et le pose devant andrew, l'air provocateur. tu te sens en forme, là ? lâchait-il le regard plein de défi. putain, andrew, il le sentait venir, il allait se faire entuber. comme d'habitude. mais là, son esprit n'a même pas le temps d'assimiler la question, qu'il hoche la tête, mécaniquement. l'esprit embrumé par l'alcool, il serait prêt à tout et ses amis le savent, ils en jouent par ce que c'est juste pour se marrer. du moins, d'habitude, ça l'est. alors avalon compose un numéro, un sourire amusé flottant sur ses lèvres et il tend le téléphone à andrew. ce dernier hausse les épaules alors que son meilleur ami tente de lui faire comprendre qu'il s'agit d'un de ses numéros "secrets". une chauffeuse quoi. ça l'étonnait même pas une seule seconde qu'il ait ce genre de numéro. un bip, deux bip, et on décroche de l'autre côté. ça l'amusait, mais il ne s'y attendait pas, ne savait pas vraiment comment réagir. bonsoir, un de mes amis proches m'a donné votre numéro. je ne vous dérange pas j'espère. il allait vomir tellement il était stressé. mais sa voix ne trahissait rien, du moins il l'espérait. ils ont continué à parler, andrew répétant bêtement ce que ses amis lui soufflaient. parfois la conversation s'arrêtait pendant quelques minutes, le temps que les trois enfants reprennent leur souffle, amusés par un rien, perturbés par l'alcool. ça semblait l'amuser, elle. ça devait la changer des vieux croutons en manque de libido. à un moment donné, l'alcool venait à manquer, alors ils l'ont laissé seul, le temps de faire le plein. désolé, mes amis sont des gosses. et j'en suis un aussi faut croire, j'aurais pas du faire ça. désolé. il peinait à retrouver son souffle, andrew, mais en se concentrant sur la voix de la jeune femme, il se calmait rapidement. une voix douce, posée, berçante. il n'avait pas fait attention avec les conneries des deux autres, mais elle était envoutante. il ne saurait l'expliquer, comme s'il avait chercher cette voix toute sa vie, comme si elle apparaissait comme une réponse. un lumière dans le couloir si sombre, un appel au loin. les bières posées violemment sur la table le sortait de sa rêverie. il raccrochait, toussotait et buvait une gorgée sans un mot. le brouhaha continuait autour de lui alors que l'alcool perdait son effet anesthésiant, peu à peu. il s'en voulait andrew. il pensait à sa femme, celle qui avait toujours été là. celle dont il était fou amoureux à l'époque, pour qui il regardait des comédies romantiques à la con toute la nuit, pour qui il mangeait des légumes, pour qui il faisait du sport (même si ça se soldait toujours par un échec). les yeux fermés, le temps d'un instant, il voyait toutes ces années défilées et ça lui filait la nausée. le dégout de l'échec, il refusait d'avouer que leur histoire touchait à sa fin. il l'aimait encore, il n'avait pas de doute, mais bien des choses les séparaient maintenant. et cette voix, pendant quelques secondes, l'a fait réfléchir. et si elle n'était pas celle avec qui il vieillirait. et si il s'était trompé. et si cela ne servait à rien de se battre. le sourire et l'euphorie provoqués par l'alcool avaient disparus. pas vrai, drew ? il en sait rien, andrew. il est complètement paumé. le cul entre deux chaises. entre sa femme, celle avec qui il a tout bâti, ces fondations qu'il essaye tant bien que mal de tenir en place et cette voix, qu'il n'a pas arrêté d'appeler depuis, car elle lui permet d'oser, oser imaginer autre chose, oser imaginer qu'il a le droit à une seconde chance.

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Tell me what to do, i don't know what to do, your love is just a memory.
tee-shirt quitté, il se faufilait sous les draps. ça valait le coup de tenter, il était de toute façon prêt à bloquer un coup de coude ou une gifle sortie de nulle part. c'était un peu comme ça entre eux en ce moment, cours-moi après je t'aime encore, puis dégage, je te déteste. il ne savait plus sur quel pied danser, andrew. il ne savait plus quoi faire. mais ce soir, la carcasse du canapé du salon ne l'avait absolument pas attiré, alors il avait tenté sa chance. elle soupirait, puis grognait et marmonnait quelque chose d'inaudible. quoi ? tu pues l'alcool un rire traversait les lèvres d'andrew, alors qu'il entourait sa taille de ses bras. nouvelle tentative, de nouveau prêt à se prendre un coup. sait-on jamais. le visage niché dans le creux de sa nuque, il avait presque oublié son odeur tellement ça faisait longtemps qu'elle le repoussait. il ne savait même plus pourquoi. une broutille sûrement, il avait du oublier de sortir les poubelles ou n'avait pas refermé le dentifrice. un truc du genre. ça leur suffisait pour se crier dessus ces derniers temps. mais ces broutilles cachaient des problèmes plus profonds, des regrets amers, des reproches qu'on ose pas dire à voix haute, alors on s'ignore, on se repousse. on dépose les armes pour ce soir ? je peux dormir sur mes deux oreilles sans risquer de me faire étouffer dans la nuit ? soufflait-il les yeux fermés, mais un air amusé flottant sur son visage malgré tout. elle en serait capable, c'était sûrement ça le pire. silence. elle ne disait rien. ils ne se parlaient plus, du moins, plus commeavant. avant, sans un effort, il la faisait rire. dieu que ce rire lui manquait. il ressentait comme un pincement au cœur à cette pensée. elle lui échappait, il le sentait, mais il ne savait pas quoi faire pour la rattraper. cette impression de faire du sur-place alors qu'elle avançait à grands pas devant lui. un léger soupir traversait ses lèvres. je ne sais plus quoi faire, malia. pourquoi ça a changé ? il haussait les sourcils, surpris, alors qu'elle se tournait, allongée sur le dos pour fixer le plafond blanc. en dix ans, rien n'a changé, drew. c'est peut-être ça le problème il fronçait les sourcils et leurs regards se croisaient. son visage se décomposait. il savait très bien de quoi elle voulait parler. ce qu'il voulait éviter arrivait. la discussion à propos des enfants, de l'idée de fonder une famille. cette chose qui l'effrayait tellement qu'il arrivait à peine à en parler. il ne savait pas si c'était du au décès de son père qui l'avait affecté comme jamais rien ne l'avait affecté, ou sa peur d'être un mauvais père, ou même son indifférence quant au sujet. on en a déjà parler et alors ne dis pas que tu ne sais pas quoi faire un échec comme à chaque fois qu'ils essayaient de se parler. il s'en voulait de ne pas lui donner ce qu'elle voulait, de vouloir la garder pour lui alors qu'il savait qu'elle en souffrait. ce sujet avait toujours été délicat pour le couple, mais plus les années passaient plus l'envie d'être mère devenait oppressante pour malia et plus elle ne l'était pas pour andrew. un baiser déposé dans son cou, ses bras qui l'attiraient encore plus près et un murmure mais on peut toujours essayer et ils faisaient l'amour, de peur d'affronter la réalité en face. de peur de se perdre, de peur de se détester. le temps d'une nuit, pour retrouver la passion de leurs premiers baisers, de ces promesses volatiles qu'ils s'étaient faites. le temps d'un instant, il retrouvait la femme qu'il avait toujours aimé, cette jeune femme dont il était tombé amoureux alors qu'il n'était qu'un gamin, en oubliant que tout avait changé entre eux. si seulement rien n'avait changé.


Dernière édition par Andrew Decker le Ven 17 Nov - 23:55, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: - thinking 'bout you (drew)   Ven 17 Nov - 19:15

La quote de Coldplay et McAvoy.
Le personnage promet vraiment (même si je connaissais déjà un peu l'ancien personnage, si je ne me trompe pas ).

Bienvenue ici Mae.
Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là pour ça.

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MessageSujet: Re: - thinking 'bout you (drew)   Ven 17 Nov - 20:22


tu le sais, jotem.
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MessageSujet: Re: - thinking 'bout you (drew)   Ven 17 Nov - 20:34

@Lula Goldstein, merci beaucoup
en effet, c'est mon drew, mon chouchou

@Joyce Wheeler,
je t'aime aussi, tu le sais tellement heureuse de t'avoir retrouvée
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MessageSujet: Re: - thinking 'bout you (drew)   Sam 18 Nov - 0:46

Andrew est toujours aussi génial. J'ai hâte de le vois sur le forum.
Validé avec plaisir, bien sûr. Bon jeu ici.

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