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 every little thing gonna be all right. (clara)
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Devon Granger

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MessageSujet: every little thing gonna be all right. (clara)   Lun 28 Jan 2019 - 17:24

La plupart des gens répugnent les hôpitaux. Cela leur inspire des émotions négatives, des traumatismes, des opérations. Du stress, de l'attente. L'odeur caustique soulève les cœurs des plus faibles – et pourtant, le vôtre reste bien en place. Le plus faible de tous. L'endroit vous inspire généralement un sentiment de familiarité rassurant, le personnel hospitalier une considération que vous ne trouvez pas en dehors de ces murs.
Contradiction. Là où les autres y voyaient la tristesse, vous n'y voyiez que de l'espoir. La pointe de blanc dans les pensées noires. L'odeur des vies sauvées, de celles nées entre ces mêmes murs. La vie, qui se disperse dans les gens pressés, qui se dessine sous les ventres arrondis. Des gens qui ne savaient même pas la chance qu'ils avaient. De tenir debout et de n'avoir pour seul maux que l'attente entre ces murs. Que les seuls changements qui allaient s'opérer dans les salles étaient pour le meilleur.
Tous aveugles.
Et si chanceux à la fois, dans leur miséricorde. Vous n'aviez que des yeux trop ouverts, dévorant la réalité. Mais en entrant dans l'établissement, vous ne pouvez vous empêcher de sentir quelque chose … de différent. D'anormal, même ici. Une tension générale, dévorant autant le personnel que les visiteurs. Comme si le démon ne chuchotait pas qu'à vos oreilles, aujourd'hui, comme si tout le monde pouvait l'entendre. Impossible.
Vous chassez ce sentiment qui dégringole sur vos os, mais vos yeux, eux, notent les manques d'attention, partout. Les blouses blanches sur les nerfs, les internes aux sourires éteints. Vos pas n'y font pas attention, le chemin mémorisé. Lorsque la secrétaire ne vous salue pas, votre instinct vous hurle que quelque chose ne va pas.
Que pour une fois, cette chose, ce n'est pas vous.

L'aube d'un moment de répit qui commence à réchauffer vos entrailles. Ce n'est pas de la joie, ces quatre lettres qui ont une fâcheuse tendance à ne pas être associés à votre prénom. Autre chose. De la sérénité, un peu de clairvoyance. Une vague de calme dans la tempête qui vous entoure, comme l'impression d'être dans l'oeil d'un cyclone. D'être l'oeil du cyclone.
Le département psychiatrique ressemble à un labyrinthe. Comme tous les hôpitaux. Un dédale qui vous mène sans problèmes vers le quartier général des infirmières, visages et noms plus ou moins familiers depuis votre arrivée à Brighton. Il n'y a pas de file d'attente pour vous, encore moins de zone de confidentialité, de salle d'attente, ou même de rendez-vous.
- Hi, Devon. Why are you here today ? L'infirmière qui avait eu l'audace de parler avait épargné ses collègues d'un malaise grossier, et vous le saviez aussi bien qu'elle. La tabou au sujet de votre nom de famille. Mais elle était exactement la personne que vous cherchiez, ce qui faciliterait la suite. Doc forgot his laptop here and asked me to pick it up. He said he told you. Then proceed to make a shopping list. Un morceau de papier froissé qui change de mains. Des commissions pour la sortir de la routine, de la maison. Pour montrer qu'ils avaient confiance en vous.
Ou pour se débarrasser de vous.
- Yeah, right. I'll be right back, just wait over there, okay ? Vous gênez, ici. Devant leur bureau. Alors elle vous remet à votre place légitime, mais votre demande est tout de même traitée en priorité. Un mal pour un bien.
C'est en prenant place sur une assise rose fuchsia que vous appréhendez votre premier contact avec un écran allumé depuis quelques jours. Une chaîne d'informations en boucle, des gros titres qui vous laissent bouche bée. Décompression du système sanguin, blêmissement sur le visage. Les ombres engloutissent tout, encore une fois. L'ironie, c'est que l'horreur vous scotche complètement, à ce rectangle lumineux, vous entraînant dans une autre dimension où le temps n'avait plus d'impact.

Le contact d'une main sur votre épaule vous fait sursauter. Vous sautez littéralement hors de votre assise, loin de cette main. L'infirmière. Il faut du temps à votre cœur galopant pour retrouver son rythme usuel. Votre gorge se fait sèche quand vous tentez de déglutir. Récupérant le sac du bout des doigts, bafouillez des remerciements du bout des lèvres. Désormais, la pression appliquée sur tous les corps dans cet hôpital avait un nom. Un visage. Une voix.
Un nouveau terrain de jeu pour vos cauchemars, pour votre imaginaire instable. Sur le chemin du retour, le sac en bandoulière sur l'épaule, vous vous détournez sur toutes les silhouettes sombres que vous croisez. L'instinct, le pressentiment. La survie, la fuite. Tout avait basculé. Les regards pressés, les silhouettes, tout ce qui était réconfortant était devenu désespéré. Pire que cela encore, oppressant. Comme sur les cours de récré. Jugements silencieux sur la sillage de la seule femme de l'assemblée qui n'avait pas réalisé, plus tôt, l'impensable. Mouton noir essayant de s'extraire du troupeau immaculé, avant d'être dévorée.
Seulement, c'est la guillotine qui vous attend sagement. Le hasard des couloirs, du dédale qui, bien loin du service psychiatrique, vous tend un piège. La sortie était pourtant si près. Si proche – presque, l'éternelle fatalité. Un visage familier, et inconnu à la fois. Des traits que vous n'avez pas vu depuis longtemps, qui ont changé, un peu. Déformés par la détresse. Pourtant la ressemblance est frappante, et dans l'incertitude, vous demandez quand même. Clara ?

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MessageSujet: Re: every little thing gonna be all right. (clara)   Mar 29 Jan 2019 - 21:16

Tout n'est qu'un ramassis flou depuis ses cris dans la foule, depuis ses cris qui n'auront eu aucun effet. À part peut-être le mettre davantage en danger. Tout est allé si vite, alors que le temps semblait figé dans la terreur. Des coups de poing si violents, la chute d'un corps familier, le sien. Clara est en état de choc depuis. Elle a été transportée avec lui dans l'ambulance, parce qu'elle est enceinte, mais surtout parce qu'elle est bel et bien avec lui, jusqu'au bout, pour le meilleur, mais surtout le pire.
Le trajet fut long, à côté de son corps en piteux état, impossible de prononcer une seule syllabe. Enfin à ses côtés, plutôt derrière les professionnels médicaux tout autour de lui, agités, qui ont pourtant tenté de la rassurer entre deux discours incompréhensibles par la jeune femme. L'image est impossible à faire disparaitre, celle de l'homme qu'elle aime, à la limite de la mort, une nouvelle fois. Ça devient beaucoup trop fréquent, beaucoup trop habituel comme refrain. Elle aimerait crier et lui interdire ce qui est hors de son champ de contrôle. You can't leave me Teddy, you can't leave us. Elle a d'abord passé quelques heures avec lui à son retour du bloc, toujours inconscient. Jusqu'à ce que le silence de sa chambre soit trop insupportable. Elle aurait besoin de pleurer, mais n'en fait rien. Tremblante, elle s'assoit d'abord dans la première chaise à proximité d'un couloir, puis empreinte des chemins qu'elle ne reconnait pas, se perd dans l'immensité de cet hôpital. Sa robe sale, un peu tâchée de sang, une veste dont elle ne connait pas l'origine sur le dos. Elle n'a pas dormi. Elle n'a pas fermé l’œil depuis qu'elle est arrivée. On lui a conseillé pourtant, mais elle est plus têtue que ça Clara. Teddy le sait si bien. Sa famille est arrivée dans la foulée. Il s'agit de la première fois, leur première rencontre. Elle n'a pas lu la surprise sur leurs visages, ce qui indique qu'ils savaient, à propos de cette grossesse et donc, à propos d'elle. Clara aurait bien aimé les rencontrer dans de meilleures circonstances, ou les rencontrer bien plus tard. Elle n'a pas pour habitude de rencontre les familles des autres et c'est plus d'angoisse qu'elle ne peut le supporter, beaucoup de malaise surtout.
Elle ne se sent presque pas à sa place, pas légitime dans cette pièce. C'est pourquoi elle prend l'air, vagabonde dans les couloirs qui se ressemblent tous. Jusqu'à retrouver les siens, elle aussi. Clara ? Une voix qu'elle croit connaitre. Un visage tout autant familier, malgré qu'elle ait grandi, la petite Granger. Elle se souvient des photos, des cartes de vœux avec leur jolie famille. Celle de sa mère, à des kilomètres d'ici. — Devon ? Un prénom soupiré, de soulagement. Fatiguée, elle presse ses mains contre ses propres bras, des bras qu'elle aimerait soudainement enrouler contre elle, par nécessité. Elle n'en fait rien pourtant. — What are you doing here ? Si Teddy est avec sa famille, elle aussi maintenant.
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MessageSujet: Re: every little thing gonna be all right. (clara)   Sam 2 Fév 2019 - 17:02

Vous arrachez quelques secondes à la trame du temps, volez à Chronos des parts du marché. Tout s'est arrêté, pour vous laisser passer. Tout s'est arrêté, pour la mettre sur votre chemin. Des souvenirs qui se superposent à son image, des traits juvéniles remplacés par une mine décomposée. Plongée dans les mémoires, dans les photos ternies, datées. Vous les revoyez, dans l'album de votre naissance, de vos premières années à fouler cette Terre. Des apparitions de l'aînée, en catimini, sur quelques chapitres de votre enfance. Des goûters d'anniversaire, des repas de famille. Des déguisements, des bêtises qui s'étalaient sur les murs de l'ancien appartement. Des arabesques qui, selon les dires de votre mère, lui avaient causé bien du mal à effacer.
Ce ne sont pas vos souvenirs. Vous étiez encore trop jeune, pour la plupart de ces choses. Mais votre mère vous les a contées, ces bêtises puériles qui tendaient à montrer cette complicité naturelle. Deux sœurs, ou presque. Deux sœurs, presque normales. Demi-sœurs avec à peine une demi-relation. Deux moitiés qui ne formaient qu'une entité fissurée, deux inconnues face à face. Entre vous, un fossé s'était creusé au cours du temps, un peu plus profond chaque année. Il n'y avait plus grand-chose qui vous reliait l'une à l'autre.

Passez votre chemin. Fuyez, elle ne vous a pas vu. Pas reconnu. Il ne reste rien à sauver, rien à voir ici. C'est trop tard.
Mais avant que les voix de vos démons ne fassent les choix à votre place, la surprise s'en est emparée. De ce moment, sans prendre en compte les conséquences.  Son prénom qui vous échappe, porté par une intuition plus qu'une certitude. Les images qui se superposent, passé présent futur, d'un kaléidoscope cassé. Quelques reflets échappés d'une présence discrète, Clara reste une jolie prose, un écho de votre enfance. Une présence lointaine, souvent inaccessible.
Jusqu'à aujourd'hui. Vos atomes qui se retrouvent malgré la distance et c'est au fond de ses yeux que vous retrouvez votre place. Dans les syllabes de votre prénom que vous retrouvez consistance. Votre main se referme sur l'anse du sac, par simple réflexe. Histoire de se raccrocher à quelque chose, malgré la surprise de la voir.
Une question qui vous pourfend, et les mécanismes de défense reviennent au galop. Le mensonge qui s'installe confortablement sur votre langue, avec la force de l'habitude, et creuse sa place dans une demi-vérité. Vous empale sans vous laisser le temps d'y réfléchir. Oh, I was just … helping someone. Votre main glissa de l'anse du sac jusqu'à la besace en elle-même. Pour soutenir l'idée sous-jacente que vous aidiez des personnes ici, dans cet hôpital, et non pas l'inverse.  Mais les mensonges les plus brefs restaient les meilleurs, et vous n'aviez aucunement l'intention de vous épancher plus sur le sujet si vous pouviez l'éviter. What about you ? Vous lui rendez sa question, une dizaine d'autres envahissant vos pensées.
Et elle, que faisait-elle ici ? Elle ne pouvait pas avoir fait partie des invités du Gala, n'est-ce pas ? Si vous fermiez les yeux assez fort, tout cela ne serait qu'un mauvais cauchemar ? Il suffirait de vous pincer pour vous réveiller.
Mais lorsque vos paupières se rouvrent et laissent passer la vérité, c'est un train lancé à pleine vitesse qui vous percute. Les robes d'hôpital n'ont généralement pas autant de strass incrustés, ni autant de tulle. Tout comme il est difficile également d'ignorer le sang qui la tâche un peu, une fois que vous le remarquez. Votre gorge se serre alors que l'amertume se coince dans celle-ci. You were … there, right ? Le flash des images vous embrouilla l'esprit un court instant, avant que vous ne vous rapprochiez de Clara, d'un pas. Une amorce. Un pressentiment que ce qu'elle venait d'apprendre, sa demi-sœur en avait fait partie. Que les cauchemars qui reviendraient la hanter porteraient son visage. Le vôtre se tord de compassion et de peine mêlées. Des sentiments qui ne se marient pas très bien à vos traits – peu habitués à ce genre de réaction.

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MessageSujet: Re: every little thing gonna be all right. (clara)   Lun 11 Fév 2019 - 15:05

Aussi horrible que cela puisse paraître, Clara oublie parfois qu'elle a une mère. Alors, la petite tête blonde matérialisée devant elle à cet instant lui rappelle soudainement que c'est le cas. Une mère qu'elles partagent, mais pas tout à fait à parts égales. Par sa faute aussi, celle de Clara. C'est une relation d'apparence simple mais aux dessous brumeux. Sans l'expliquer, elle s'est toujours sentie plus détachée de cette femme qui lui a pourtant donné la vie. Si elle peut difficilement se passer de son père, elle peut rester des mois sans donner de nouvelles à sa mère. D'ailleurs, celle-ci ne sait même pas qu'elle est enceinte.
D'abord un oubli. Puis, une hésitation, des négociations prises au piège des événements qui se sont accélérés. Sans qu'elle puisse vraiment le réaliser, elle était déjà enceinte de plusieurs mois et ça n'avait plus rien de discret ou d'un secret, à part pour elle peut être. Maintenant, c'est davantage la peur qui la décourage. Parce qu'elle sait déjà ce qu'elle va dire. Pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ? Elle sait qu'elle n'a pas de véritables arguments. She screwed up, big time. Et si elle se savait déjà couper d'une grande partie de sa vie, désormais, elle en aura la certitude. Ça lui brise le cœur parce que maintenant qu'elle attend son premier enfant, elle ne souhaite pas ça pour celui-ci, pour eux. Cette relation. Clara ne sait pas quel genre de mère elle sera, mais elle ne veut pas être coupé du tableau de cette façon. Elle aimerait être ce qu'est son père pour elle, son meilleur ami. Un parent sur qui, elle ou lui pourra compter, no matter what.
Annika ne comprendra pas. Annika lui en voudra. Et elle aurait toutes les raisons valables pour. Elle ne connait même pas Teddy. Clara n’est pas certaine d’avoir déjà parlé de lui, après tout, avant ça, ils n’étaient jamais vraiment certains de rien. Le sont-ils maintenant ? Par moment, elle doit bien avouer que c’est encore flou. Surtout quand on sait qu’il garde encore tant de choses pour lui, qu’il n’est pas capable de la laisser entrer dans certaines pièces de sa vie. Les plus sombres.
Maintenant, elle a juste peur des représailles et comme à son habitude, elle fuit le conflit. Si elle l’apprend de quelqu’un d’autre, ça sera pire, bien que, elle n’aura de ce fait pas à le faire. Peu importe comment, la joie ne sera pas au rendez-vous aux premières heures. She already knows that and Devon would agree too.
Techniquement, Clara ne lui a pas encore annoncé non plus et dans son cas, elle ne sait pas très bien comment elle pourrait le prendre. Elles ont été proches, à une époque. Quand elles étaient encore trop petites pour comprendre. Quand Clara n'était pas en capacité de choisir où elle voulait vivre, quand elle passait encore beaucoup de temps chez eux. Elles ont ensuite gardé contact, d'abord par lettres régulières puis par messages, occasionnels, jusqu'à, perdre le pli. What she meant was, here, in Brighton, and after, here, in this hospital. Elle n'ajoute rien cependant. Parce que même si ces retrouvailles troublent, l'idée que Teddy ne s'est toujours pas réveillé triomphe. You were .. there, right ? Et cela suffit. Les coups de feu. Les cris. Son prénom dans la masse. Son visage qu'elle a vu s'effacer petit à petit comme si elle oubliait tout dans la panique. Puis, quand il est de nouveau apparu dans son champ de vision, il s'est brisé une nouvelle fois, tout comme son cœur. Elle n'a pas besoin de répondre à cela. Son visage ainsi que ses vêtements parlent pour eux-mêmes. — Were you ? Une question stupide, puisque ça ne semble pas être le cas. — Or a friend maybe ? Par qu'elle est là après tout et qu'elle prétend aider quelqu'un. Est-ce qu'elle aussi, cette soirée aurait pu lui couter beaucoup plus que quelques tickets sur des enchères ?
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