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MessageSujet: death is just another pair of handcuffs (mash)   Dim 27 Jan 2019 - 14:41

C'est bercée par les tics et les tocs de l'horloge, les mains revêtues de gants chirurgicales, qu'elle attend la fin de cette journée avec impatience. Ses mains de fées occupées, pendant ce temps-là, à explorer les tripes en décomposition. Malmener les peaux inanimées, à la recherche d'indices. Comment ? Qui mène indéniablement à la cause, au pourquoi. She used to live for that kind of riddle. Not anymore. Ses gestes sont mécaniques, presque aussi froids que ces corps qu'elle inspecte minutieusement. La gardienne des morts. Plus qu'un surnom, un véritable titre, avec lequel elle a de plus en plus de mal à vivre. Vivre. Ici c'est différent. Elle appelle cet endroit l'upside down.
Pourtant la morgue est une deuxième maison pour la jeune femme. Moins chaleureuse certes, mais tout aussi accueillante, peu importe l'heure du jour ou de la nuit. Surtout de la nuit. Le canapé dans son bureau lui sert souvent de lit pour les nuits trop courtes ou tout bonnement trop alcoolisées. Il est souvent plus judicieux de dormir ici que de ramper ivre jusqu'à l'appartement à l'autre bout de la ville. Qui plus est, le frigo ici est plus rempli que le sien là-bas. Enfin, c'est au coin de l'évier qu'elle trouve l'essentiel dans une trousse de toilette. Une trousse de secours re-visitée. Composée d'une brosse à dents, de dentifrice à la menthe forte, d'anti-cernes et d'aspirine. Quant au sac de sport sous son bureau, il ne s'agit pas de son sac pour la piscine mais bien d'un deuxième dressing, en cas de besoin. Again, a second bitch house.
Elle trouve réconfort dans l'atrocité de l'ambiance, dans le silence de cet endroit, jusqu'à l'odeur purifiée par l'antiseptique et autres désinfectants. Son assistant est très indépendant et surtout très au courant des règles de la maison, ce qui réduit considérablement les mots échangés en une journée. Seuls les plus courageux osent descendre ici, ceux à l'estomac accroché. Un pourcentage qu'on imagine élevé dans le milieu, mais qui ne l'est pas tant que ça en réalité. Ceci, toujours à l'avantage de sa vie de solitaire. Le travail d'équipe, très pour elle désormais. Personne ne peut le remplacer. Charlie. Pas même au travail. There is a disadvantage tho. Everyone in this fucking place knows that name, that duo. The dead guy's twin sister. They say he was family. Not like he was to her.
Le téléphone résonne au sous-sol, où elle est de nouveau seule, après le départ de son collègue. Un appel. Une visite extérieure. Certains flics là haut préfèrent appeler que d'accompagner les gens jusqu'ici. Il est temps de dérouler le tapis rouge, de sourire. De se préparer à l'éventualité d'un rôle qu'elle n'assure plus. Celui de rassurer les autres, de les prévenir de ce qu'ils sont sur le point de voir. Avant, elle allait jusqu'à glisser une blague pour briser la glace. Aujourd'hui elle veut juste en finir au plus vite. Tu souris. Elle enlève ses gants, recouvre le corps sur lequel elle était en train de travailler. They were only work to her before, now, they're Charlie's friends.
Welcome.
Dans mon humble demeure.
Dans mon doux cauchemar.

Un son perdu dans la résonance du lieu. Une phrase d'essai prononcée par cynisme, théâtralisée par des bras grands ouverts. Elle est fatiguée Maxine. She just want to head for the bar and drink already.
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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Dim 27 Jan 2019 - 20:53

Répugnance du coeur. Des rétines en ébullition. Songe plaqué contre paupière. Le bruit assourdissant des chars roulant sur les dunes ensablées  de Kandahar. Le paysage immuable dans la mémoire. Mes doigts agrippaient les parois du couloir. Mal à vivre. Mal à respirer. Un souffle éreinté dans les poumons qui s'affaissent sous les coups du rush. Le pourpre tourbillonnant dans les veines afin d'injecter les débris d'une guerre imaginaire. A présent, c'était moi contre le monde. Seul et isolé dans un piège qui enserrait ses étaux. Choc post traumatique à répétition. Condition chronique cachée. Une illusion de normalité bordant les façades d'une ville étrangère. Brighton, ce n'était plus la maison. Brighton, c'était le refuge. Les pensées cheminaient autour de ma tête. Migraine de sentiments. Un magma brûlant de mensonges. Mon reflet s'amenuisait sur la vitre. Je ne voyais qu'une ombre. Une chimère diaphane traînant sa carcasse dans le pénombre des escaliers. Le poste de police était froid. Des cadavres jaillissant du tombeau afin de cracher les vérités sur une mort subite. Je détestais cet endroit. Je détestais l'odeur chlorée du plancher qui s'étendait sous mes semelles. L'aventure se terminait ici. Au milieu des colonnes de pierre et des silences morbides. Pas un mot. Pas un soupir. Je me noyais dans la masse. Une chemin dicté par un idiot en uniforme. En bas, dans un cachot où la lampe tournait en rond. Une silhouette blanche, entourée de ses instruments de torture. Je plissais les yeux et fixais la jeune femme. L'expression était familière derrière son masque de torpeur. Pas à pas, je m'approchais. Rendez-vous avec le diable. Des regards de jais maculés de cendres. J'observais l'étrangeté de ses mouvements. Une posture gracieuse mélangée aux traces du sang. Gardienne des non vivants, tenant la passerelle entre deux mondes. M'avait-elle aperçu dans la foule ? Le visage blême et la bouche écorchée de vérités. Je haussais les épaules. « I remember you.» La brune au sourire de braise. Un peau à peau vorace. Collision bestiale de nos flancs en chaleur. L'étreinte teintée d'ivresse. Et le goût de l'alcool au bout de ces lèvres embrassées mille fois. « So this your job. Funny, how it was all an act. Being so alive and yet, peeling souls off their bodies. Gotta admit i'm impressed. » La voix murmurait le psaume d'une chanson funeste. Notre rencontre au bout de la nuit. Une photo gravée dans le cliché. Ma démarche se distillait entre les tables d'autopsie. Les morts ne me dérangeaient pas. Ironiquement, leur compagnie semblait plus clémente que les images de la guerre. « I came here to identify a fellow. Would you please open the fridge so I could ask you for a drink. Off duty, I assume. » C'était bête. Je ne l'avais pas cherché. Et la voilà, dressée comme une statue de marbre au milieu de la pièce. Un fantôme du passé qui se matérialisait sous les crépitements des lumières de la salle réduite.

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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Dim 27 Jan 2019 - 22:59

C'est devenu si inhabituelle pour la jeune femme d'accueillir les êtres extérieurs ici-bas. Depuis plusieurs mois, pour ne pas dire depuis l'incident, c'est généralement son assistant qui se charge du social. Beaucoup plus habilité au processus, beaucoup plus chaleureux avec les vivants. Elle se surprend parfois à l'observer du coin de l’œil. Il lui rappelle tellement elle, il y a bien longtemps, ou pas si longtemps. Difficile à dire. Si elle excellait dans cette partie du métier aussi, ce n'est aujourd'hui plus le cas. She still shines as the butcher tho. Alors quand elle entend des pas approcher, son corps gagne en raideur et le rythme du palpitant accélère.
Finissons-en.  
Give me the number. The number of the body you need to identify. Because that’s all we are, numbers. From the beginning to the end.
Pourtant, elle a oublié le numéro du ticket de l'homme qui se tient finalement devant elle. Une chose est sûre, il ne s'agit pas tout à fait d'un inconnu. C'est d'ailleurs ce qui rend la situation gênante. Parce qu'aux yeux de tous ces hommes qui dansent dans ses draps, où chez qui elle s'autorise un détour, elle est architecte, institutrice - quand elle se sent d'humeur légère et abordable -, serveuse pour l'originalité, tout pour paraître intéressante. Elle a même réussi à faire croire à un type qu'elle était cascadeuse, pilote, nageuse médaillée. Elle jongle entre ennuyante et dangereuse. S'adapte, se joue d'eux. Bien trop de métiers pour une seule paire de bras. Bien trop de facettes pour une seule femme. Bien trop pour s'y perdre. Mentir n'a pourtant jamais été dans ses gênes, jamais vraiment douée à cela d'ailleurs. Comme quoi, elle a bien changé Maxine. A means to an end. Personne n'a envie de savoir que vous passez vos journées entouré par les morts, que vous découpez des corps sous toutes les coutures possibles et imaginables. Personne. Elle n'a pas envie d'en parler non plus non, elle veut oublier. Elle veut se sentir vivante. C'est pour ça qu'elle traîne dans les bars, c'est pour ça qu'elle accepte leurs propositions. Qu'elle s'abandonne avec n'importe qui. L'espace d'un temps, elle n'est pas qu'une coquille, ses terminaisons nerveuses elles aux moins réagissent. She feels alive, again. Comme avec lui, ce soir-là. Elle s'en souvient assez clairement, ce qui relève parfois du miracle.
Qu'est ce qu'elle a bien pu lui raconter, à celui-là ? Telle est la question. Étant donné que la vérité n'est pas envisageable. Mais à quoi bon s'essouffler ? He sees right through her. Parce qu'en effet, c'est bien drôle, ce petit jeu auquel elle se prête dehors, la nuit. Prétendre être si vivante, avec la moitié du cœur avec lui, six pieds sous terre.
Ses mots sont violents, font quelque peu mal et ça surprend. Peeling souls off their bodies. It's like he speaks her language. Elle le laisse finir. L'examine se pavaner dans son royaume de glace et de sang. Un petit sourire satisfait au coin des lèvres. Elle ajoute enfin. — Well, you got me. And I'm now the one impressed. Are you really hitting on me, here ? Les mains d'abord levées au ciel, pour se rendre, puis agitées en cercle pour désigner son environnement. Ses mêmes mains qui retrouvent ensuite leur place, le long de son corps qui se dirige vers le fond de la morgue où elle actionne un interrupteur qui éclaire soudainement les nombreuses cellules réfrigérantes. — Let's get down to business shall we ? I have three unidentified bodies. Since you're not here for the old lady or the young beauty - your loss by the way - here's the doe-fellow. Est-ce de trop ? Ironiquement, elle perd patience si facilement dans ces petits jeux. Ici, après tout, elle n'a plus à se cacher. Il sait qu'elle a menti, il connait son vilain petit secret. Il sait ce qu'elle fait ici, dans son petit monde. La main désormais pressée sur la poignée. — Now, the speech. I must inform you of what you might see. Spoiler alert : it's not pretty. If you need to see a professional after this, I can't possibly recommend you one sorry. La porte ne s'ouvre toujours pas. Elle reste là, troublée par sa présence, sa contenance aussi. Il ne frissonne pas, il ne vacille pas. Serait-il lui, son prince des ténèbres ? — What's your name again ? S'il tient parole, si à l'ouverture de cette porte sur l'au-delà, il l'invite à boire un verre, il serait préférable de savoir à qui elle a affaire. Même si elle pense se rappeler de son prénom, grâce à l'accent avec lequel il le prononce si bien.
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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Lun 28 Jan 2019 - 20:36

Mort dans l'âme. Le vice endeuillé dans les chimères d'une nuit éternelle. Entre les murs de la ville et au milieu des dunes. Un esprit bafoué dans le sang, voyageant entre ses lieux de naufrage. Les cris à jamais gravés dans la chair. De ceux qui ne s'arrêtaient pas. De ceux qui hurlaient encore. Je relevais la tête et fixais la jeune femme. Elle les recevait, silencieux. C'était la seule différence. Deux coeurs bordés par l'air morbide de la salle. Une autopsie du sentiment bien avant la coupure du muscle. Je m'approchais en fixant son visage. Des iris auréolées de chagrin. Un vide fragmenté dans une existence sordide. Et tout à coup, le souvenir s'élevait. Le premier halètement suivi de l'emprunte charnelle. Nos corps chevauchés dans une océan de mensonges. Elle, sur son identité. Et moi, sur ma réalité. Une coquille vide obsédée par la sensation. Une quête de la douleur, du plaisir, du sexe. Un frisson de mal pour en effacer un autre. Des ongles enfoncés dans sa peau. Liberté d'explorer le délice. Liberté de s'épandre et de s'essouffler. Mes pas claudiquaient sur le sol humide. Le paysage se confondait entre mes cils; Tour à tour, Kandahar et Brighton, cheminaient dans l'espace. De ces hommes aux cadavres d'acier. De ces membres déchiquetés par les explosions et les nuages de poudreuse. Qu'elle ressente la mort sous le scalpel, tandis que je l'avais dans le sang. Battement de coeur. Pulsation d'horreur. Chaque prétention à la vie. Chaque marche en avant, destinée à la rejoindre sur la croisée des chemises. Mon sourire se déployait sur un faciès gris. Une expression pervertie par le silence. Je n'avais pas peur de son rejet. Je n'avais pas peur de sonder le danger, de le prendre et de m'y noyer. « Why not ? Nobody can hear. We're alone doc, trapped in the den. Can't you feel your life slipping through ? How fragile and precious all of it could be. » Une voix rauque, résonnant dans un fond guttural. Messager d'une vérité qui saignait sur les pages des journaux. Insufflateur d'un héroïsme qui m'avait rendu démuni. Carcasse décharnée aux symptômes angoissés. Un trouble mental, ils disaient. Un putain de choc post-traumatique. En quoi étais-je mieux que les autres ? Mort entre les lignes. Mort dans l'avenir. Je roulais mes épaules contre le mur et la suivais dans le corridor. Elle valsait entre les néons de la lampe, crachant les venins d'un poison qui trouvait son origine dans mes veines. J'étais amusé. Presque émerveillé. Une aisance à se moquer. A banaliser l'absurde jusqu'à ce qu'il nous happe et nous dévore. « Not from where i'm standing. Looks pretty enough for me. » Sifflai-je en inclinant la tête, épiant ouvertement ses courbes ondulants sous la blouse. Une galbe tatouée sous mes mains. Un instant qui revenait au galop, sous ces draps salis de nos errances. « Call me Baker. I'm Josh but it's better to keep it formal. I wouldn't want you to get the wrong impression. » Taquinerie au bout de la langue. Une curiosité attisée par la passion. Par une envie brûlante au creux des lèvres.
Qu'elle se moque des morts.
Qu'elle se moque de moi.
Nous étions identiques sur la glace.
Et lorsque la porte de la chambre froide s'ouvrait.
Lorsque les orteils apparaissaient, étiquetés d'un vulgaire numéro.
Je compris.
C'était lui. Vraiment, lui.
Ceux qu'elle nommaient Doe étaient les camarades, les fils et les amants de quelqu'un. Des soldats pris au piège de la guerre.
Je l'avais rencontré, ce type.
Je l'avais vu la-bas, resplendissant de sa fougue et de ses grades militaires.
Puis il était revenu à la normalité. L'alcoolisme et la frustration d'un anonymat qui bouffait ses entrailles. La société voyait un rescapé et il s'accrochait encore au soldat jusqu'à ce que la corde se rompe. Jusqu'à ce que l'éthanol bouffe le foie. Mon regard était ébahi. Les ténèbres m'enlaçaient et je me laissais prendre au jeu. Je me laissais chavirer pour disparaitre dans le noir.

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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Lun 28 Jan 2019 - 23:36

Maxine est soudainement prise dans le tourbillon d'une danse macabre. Her favorite kind. Une danse aux débuts silencieux et mystérieux, qui s'accélère quand ils s'entrechoquent. La collision de deux mondes qui se précipitent à la jonction, les morts pour spectateurs. Il s'agit là d'une fin de journée bien inattendue. Une tournure qu'elle apprécie plus qu'elle ne le devrait peut être. Personne ne peut entendre c'est vrai. Mais ils ne sont pas vraiment seuls. Ils ne le sont jamais ici. Ils sont des milliers, piégés ici-bas. Le dernier endroit où ils ont parlé. La femme qui murmurait à l'oreille des morts. La femme à qui les morts parlent, si souvent.
Un corps, même inanimé peut dire tant de choses. On peut déceler tant d'informations derrière chaque parcelle du corps, ce qui se niche sous des ongles, ce qui prend refuge dans l'intestin, ce qu'on sécrète même quand l'âme quitte le corps. Si certains sont effrayés facilement par les possibilités infinies qu'offre internet aux pires stalkers dans ce monde, ils oublient que ce que l'être humain a de plus précieux, c'est son enveloppe mortelle. Un corps parle plus que n'importe qui, n'importe quoi. Notre identité, notre style de vie, notre régime alimentaire, notre vie sexuelle, nos carences, allergies et faiblesses.
Nous sommes précieux, en effet.
Nous sommes fragiles, plus qu’une certitude, un fait.
Son identité à lui, prend forme sous quelques nouvelles lettres. Baker. — Sure. The wrong impression of course. La poignée enfin actionnée, un corps finalement dévoilé. Elle ne mentait pas Maxine, it's not pretty. Une date de péremption en approche. Il était temps pour une confirmation, le processus qui suit pour les cas plus extrême n'a rien de plus joyeux. Ils sont incinérés, puis oubliés. Même les déchets ont davantage de processus métiers à leur chaîne de traitement, c'est dire. — Well, sir Baker, by the look on your face, I have the impression that it is a win. Lucky guy. Him or he ?.
Luck has nothing to do with it.
Luck is a myth.

Mécaniquement elle referme enfin le cercueil de glace, temporaire, comme notre présence sur terre. — Thank you for your service. Merci d'avoir contribué à une fin plus digne. — Should I take the report here or you want to see that upstair with my colleague ? Both works. Usually people want to leave the damn place after that kind of encounter you know. Dead vibes and all. But something tells her, he's different. Serait-il anesthésié, lui aussi ?
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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Mar 29 Jan 2019 - 23:27

Les doigts serrés sur les jougs de la guerre. Des chaînes de sang, écrasant les souvenirs qui imprégnaient mon cerveau lobe par lobe. Un esprit vacant, roulant sur les parois sombres de la salle d'autopsie. La chambre froide semblait tout à coup déserte. Je ne voyais plus les cadavres, seulement la silhouette qui ondulait sous les crépitements de la lampe. Un silence de mort. Une ironie tranchante. Le deuil greffé sous la peau. Qui était-elle vraiment ? Une gardienne piégée dans son maléfice. Le vide d'une âme galonnée dans la haine. Nous étions différents là. Une émotion troquée contre l'asthénie du coeur. Une colère virulente ravageant les entrailles qui s'affaissaient sur le diaphragme. Le calme et la tempête. Deux versions d'une personnalité que je ne reconnaissais plus. Le trouble tordait mes yeux. Toutes les images filaient dans l'ombre de ses paupières. Je me voyais à terre, seul au milieu des ruines et des pétarades. Journaliste agrippant sa carte de presse. Une humilité de mensonges. Une peur qui chavirait sur l'équilibre des mondes. C'était moi que sa lame tailladait. Une carcasse parmi les autres. Une chair purulente se décomposant au contact du scalpel. Quels secrets pouvais-je avouer, maintenant ? Errance mentale. Errance au bout de la nuit. Mon sourire était sardonique. Qu'elle se moque de mon expression. Des résidus d'une humanité qui collait encore sur les plaies. Je ne répondis rien, contrebalançant ses mots d'un hochement de tête robotique. Je me souvenais de lui. Jeff, inanimé et sobre. Une paix enfin retrouvée. Une dignité méritée après des années de services. Je haussais les épaules avec lassitude. « Guess, most people would say we're the lucky ones. But it just doesn't feel like it. » Je sifflais entre mes canines, le myocarde désemparé par les pulsations violentes de mes veines. Un mouvement mécanique de la pompe qui faisait tourner l'oxygène entre les poumons et les organes. Une vie à l'arrachée. Une vie à défier la société. A défier la médication et la condition de mal. Stress post traumatique, putain ! Une sentence reniée. Symbole d'une cicatrice qui ne s'effaçait pas. « Would you mind if we do it here. » Un instant d'hésitation puis les syllabes qui basculaient sur les lèvres. « Please, Maxine. » Parce qu'elle avait laissé une emprunte. L'alcool arrosée et l'ivresse imbibée dans nos chairs. Et malgré, la distance, je gardais en mémoire le détail absurde d'une nuit dans ses filets. Son antre était la mienne. Sa prison s'étendait et mon âme s'y nichait pour trouver refuge. Une vérité lestée par l'héroïsme dérisoire. Une interface sordide. Mon reflet s'écorchait sur le miroir.
J'étais la moitié pourrie du duo gagnant.
Jude, le savait.
Jude, le comprenait.
Ma voix tremblait sur la corde raide.
Je claquais mes talons sur le sol. Et soudain, la contenance revenait.
« Then, we could go back to that drink i told you about. It's pretty clear we'd both enjoy it. » J'insistais, le regard pétillant d'une malice étrange. Un éclat qui se brisait dans la pénombre. La nuit nous appartenait, elle le savait déjà.

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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Sam 9 Fév 2019 - 15:38

Il s'agit d'un grand débat, depuis la nuit des temps. Les vivants d'un côté, les morts de l'autre. Les chanceux, les malheureux. Qui est qui ? Mais surtout, qui sommes-nous pour en juger ? He's right tho, it doesn't feel like we're the lucky ones sometimes. Most of the time lately, and for a whole year now. Dans certaines cultures, la mort ne signifie pas la fin. C'est ce genre de récits qui autrefois, apportait de la poésie à son métier, apportait une forme de sens aussi. Une vision différente des morts, de cette ultime étape par laquelle on passe tous, mais dont on sait très peu de choses au-delà des faits scientifiques et des réactions physiques. If death is not the end, why does it feel like it ? And where is he then ?
Un mystère qui animait bien des conversations.
Un mystère qui la hante désormais.
It should have been me. If lucky means dead.
Le silence s’installe pourtant. Elle n’est pas en position de répondre, ne le souhaite pas non plus. Il en sait déjà beaucoup trop sur elle, rien qu’en était ici-bas à ses côtés. L’employée du morbide. Une blouse blanche sur laquelle repose un badge à son nom, son véritable nom. Il en sait surement plus que n’importe qui à ce stade. Plus que tous ces types à qui elle ment perpétuellement. Un petit jeu à l’origine amusant, excitant même, devenu ennuyant. Ce n’est pas comme si elle avait besoin d’eux dans le fond. Mais plutôt de ce qu’ils peuvent faire pour elle ; agiter ses endorphines. Autrement que par les longueurs à la piscine, par les rushs d’adrénalines qu’elle tente de maitriser par tous les moyens possibles. Tout pour lui prouver qu’elle est plus vivante qu’elle ne le pense. Tout pour retrouver un semblant de sensations.
Not at all, we can do this here, whenever you're ready. I just need a name and any information you have on the deceased. Des données, toujours des données, rien que des données. Maigres représentations d’une existence. Une de plus, dans cette masse. Elle retourne à son bureau, le jeune homme sur ses talons, elle agrippe un dossier, du papier retenu par une plaque de métal comme face rigide. Des inscriptions. De la paperasse, toujours de la paperasse. Elle lui laisse enfin. Parfois, ils écrivent à leur place, puis quand ils ont l’air tout à fait capable de le faire, c’est à eux l’honneur. Et quel honneur, pas vrai ?
On ne lui a jamais proposé un verre ici, à part quelques collègues, sous un tout autre ton et avec une toute autre intention. Elle réfléchit pourtant, aux règles qu'elle a établies. Elle évite de donner deux fois la même chance à une personne. Ce n'est pas ce qu'elle cherche. Ou alors, c'est autre chose, différent. Une relation qu'elle s'autorise quand elle n'est pas d'humeur à mentir. When she just want to be the mess that she is. He understand and for that, it's easy.What makes you say that exactly ? Death make us thirsty ? It's quite a fact. Or maybe it's the way she looks, so empty. Does he sees that too ?
Un verre, c'était son plan de toute manière.
Un verre, puis un deuxième, puis un troisième.
Jusqu'à oublier à quel numéro elle en est.
But yeah, I guess, we could.
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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Sam 9 Fév 2019 - 16:41

Le silence morbide qui entourait nos chairs. Sa démarche fendillée entre les cliquetis du sous-sol. Pouvait-elle les sentir aussi ? Ces ombres diaphanes captives du néant, les contours distillés sous les néons de la lampe qui valsait doucement sur le plafond. Coeur maudit de ses illusions. Les yeux répudiés au milieu des dangers. Je l'observais avec le sourire. Nous nous étions donné rendez-vous à minuit, rue de la débauche sous les étoiles qui tombaient en cascade. Âmes exilées dans la noirceur répugnante la nuit. D'une rencontre fiévreuse. D'un délice tourmenté. Ses mains s'étaient tendues les premières. Mon corps l'avait rejoint dans l'abysse pour danser sur les flammes qui jaillissaient de l'enfer. Drôle de coincidence. J'esquissais quelques pas dans la chambre froide, le coeur battant au rythme de nos souffles désaccordés. Similitude des regards. Similitudes des vices. Il y avait quelque chose d'étrange, ce soir. Une fusion des pensées qui dégoulinait entre les murs de l'établissement. Mes yeux transperçaient les ténèbres. Noir sur noir. Prunelles d'ébènes couchées sur les tiroirs glacés de la morgue. L'attente était interminable entre le sentiment et le rapport d'autopsie. Pompe funèbre des âmes qui se décomposaient sous la lame du bistouri. Pouvait-elle préparer les obsèques du coeur gangrène ? Un choix d'exister dans l'ombre des batailles et des guerres. La thérapie interrompue pour effleurer la normalité au milieu de la foule gémissant ses douleurs. Je regardais le cadavre : les fragments de sa vie, les résonances de son rire, des souvenirs qui envahissaient ma mémoire. Je pinçais les lèvres en haussant les épaules. « Ed Cullen. Great soldier. Shares a name with a fictional lame vampire. Alcoholic, could be linked to that or to the war. Go figure. No folks. No kids. Not that I know of. Maybe you could track'm down in the aa meetings downtown.» Discours nonchalant calqué sur les lèvres. Des mots prononcés à retords pour évacuer le chagrin, pour éviter le deuil de l'inconnu. Une rage qu'elle ne comprenait pas d'ici. Car les morts étaient naturels. Les morts ne se faisaient pas par dizaine, par milliers. Des gosses déchiquetés par les bombes. Des gamins mutilés par la haine. Je fronçais les sourcils en reculant. « Just a feeling. Thought we could hang out for moral support n more. » Je hochais la tête en griffonnant sur la plaque. Les lettres gravées pour immortaliser l'instant. Conclusion d'une vie. Décès qui se matérialisait enfin. Je serrais les doigts autour du stylet, puis je me tournais vers Maxine. « Should I add my number ? Or would you rather keep it on your cellphone ? » Clin d'oeil déguisé de malice. Comme s'il était possible d'oblitérer l'espace, d'oublier l'odeur mortuaire qui s'infiltrait dans les poumons. Je m'appuyais sur le mur en la regardant. « I'm actually glad you accepted the invit. I have trouble sitting alone in bars. » Naissance à deux. Un coeur de moitié fissuré sous les battants d'ivoire. Je ne savais rien faire sans lui. Une dépendance au jumeau. A ses rires. A ses frasques. Comme si toutes les étoiles tournoyaient autour de Jude. Comme s'il était la seule source de lumière dans le ciel. Une constellation à lui tout seul. Une harmonie d'astres et de poussières. Je souris en m'approchant de Maxine. « Would you be real this time ?» Ou tout n'était qu'illusions. Un tissu de mensonges pour draper les blessures. Elle se cachait aussi. Elle avait des démons qui bouffaient de l'intérieur. Des monstres effroyables. Des monstres imaginaires.


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MessageSujet: Re: death is just another pair of handcuffs (mash)   Mar 12 Fév 2019 - 18:52

Le jeune homme a beaucoup d’humour pour quelqu’un qui vient tout juste de voir un corps pourrir. Le corps d’une connaissance qui plus est. Est-il lui aussi habitué ? Surement. Ce n’est pas ce qui manque sur le terrain, les corps qui tombent. Ça lui rappelle cependant à quel point tout ça était facile, avant. Quand elle pouvait encore en rire. Ça lui rappelle que ça peut toujours l’être, quand ceux-ci ne lui rappellent pas trop ce qu’elle a perdu. Quand Sam et elle échangent quelques blagues mortuaires, comme ils savent si bien le faire, entre deux ordinaires silences.  
L’histoire de cet homme au pays de glace artificielle n’a rien de tragique. Elle n’a pas vraiment de pitié pour les alcooliques. Rien à voir avec le fait qu’elle a elle-même une tendance certaine pour ce liquide. Elle manque tout simplement de pitié parce que c’est ce genre de type qui a croisé la route de son jumeau. Ce genre de monstre qui lui a enlevé la vie.
Maxine n'a rien contre l'outil de destruction en lui-même, mais ce que les autres en font. C'est assez ironique aujourd'hui, quand on sait que c'est ainsi qu'elle adoucit ses peines nocturnes. Ce qui ne lui retire pas quelques principes. Jamais derrière le volant avec une goutte d'alcool dans le sang. Si elle n'a pas peur de mourir, elle ne veut certainement pas être responsable de la mort des autres, d'innocents. He was innocent and it didn't matter.
Moral support ? Do you think I need that ? Elle s’est toujours demandée. Si un lien invisible existait entre les âmes brisées. Un répertoire secret, qui connecte les cœurs meurtres entre eux. Mais c’est trop spirituel pour elle désormais. C’est chacun pour soi.
Elle arque enfin un sourcil. — We're exchanging phone numbers now ? Elle n'a pas pour habitude d'arriver jusque là. À vrai dire elle fait tout pour qu'ils n'en arrivent jamais à cela. Elle ne fait les fonds de bars - dans tous les sens du terme - pour créer des liens. Si elle voulait du compliqué, elle serait surement restée fiancée. Jusqu'à se traîner dans la boue par incompréhension. Elle fait ça pour le plaisir, mais dans le même genre de plaisir que quand elle va nager. C'est humide et elle transpire pourtant, mais clairement, loin d'être la même chose. — You have ? Elle le jugerait presque. — Funny. I don't. Accompagnée ou non, la fin de soirée est très peu souvent décevante. Le réveil cependant, c'est une autre paire de manches.
What’s real ? Look around.
It’s just smoke and mirror.
Maybe she will. Maybe she won’t.

Un regard aux quelques notes. — Done ? Because, she is. Done for the day, like the clock say so. Enfin, quand elle aura déblayé le terrain et recousu son autre victime dans la pièce, qui l'attend sagement. Comme s'il pouvait aller loin.
Elle allège soudainement ses mains avec la paperasse. You want real Josh ? — Wait in the corridor and find out. Or stop playing with death and go home. — It's going to be messy here for a couple of minutes you don't wait to catch a cold. Not the sickness kind of cold. The real one.
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