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MessageSujet: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptySam 12 Jan 2019 - 22:55




like good old days
12 JAN 2019 W/ @Victoria Walker

C’est fatiguant de prendre l’avion, d’attendre que la distance diminue et que l’engin se pose enfin pour se retrouver à l’autre bout du monde. Plus de onze heures de vol et un énorme décalage horaire, mais ce n’est pas suffisant pour empêcher Imran de revenir en Angleterre. Oh non. De toute manière, il doit revenir le mois prochain pour un mariage, alors autant s’habituer dès maintenant à l’atmosphère hivernale de l’Europe. Bon sang, ce froid ! Voilà ce qui se passe quand on s’éternise en Californie. Là-bas, les saisons ne se différencient pas les unes des autres et l’hiver se résume à une baisse de température légère. Écharpe autour du cou, il regarde les alentours du petit aéroport privée dans lequel il a atterri. Même s’il doit présenter son passeport à une douane présente, il n’a pas à traverser un aéroport bondé et ça, ça fait toute la différence.

Bon, Imran, ce n’est pas le président des États-Unis, mais son assistante, derrière son petit bureau à la mairie, elle fait bien les choses. Un taxi l’attend donc à côté de l’aéroport public de Shoreham, se dirigeant ensuite, directement vers une résidence privée. Comme le trajet n’est pas très long, il en profite pour vérifier ses emails dans son téléphone, le secouant un peu à cause de sa lenteur – il faut savoir que c’est le sixième téléphone en moins d’un an, décidément, il n’est pas doué avec la nouvelle génération de téléphone. Dans sa boite de réception, outre plus de cinq mille messages non-lu, il remarque un dossier transféré par son adjointe. Des choses à signer pour qu’il cède sa place de maire avant les futures élections. Voilà un sujet qui lui donne envie de bayer un bon coup et de faire une petite sieste ! Les administrations se prennent vraiment la tête.

« Ah ça faisait longtemps… » Il retire ses lunettes qu’il range aussitôt dans la poche de sa veste, attendant que le chauffeur dépose sa petite valise devant lui. Dans sa boite de réception, outre plus de cinq mille messages non-lu, il remarque un dossier transféré par son adjointe. Il sonne, puis attend – rha, attendre, la pire situation du monde.

« Vous, vous n’êtes pas Vickee. Vous êtes nouveau ? Non, ne répondez pas. » Il lève la main comme pour l’empêcher. « Allez prévenir madame que son mentor et Maitre Spirituel est là. » Elle comprendra, se dit-il. Le majordome ferme la porte et indique un canapé avant de disparaître derrière une porte prévenir la maîtresse des lieux. « Mentor et Maitre Spirituel, n’oubliez pas ! » De toute façon, personne ne se permet de faire ce genre d’intrusion et de blague à part lui, surtout avec elle.

Puisqu’il est seul, il en profite pour se détendre un peu et craquer sa nuque – forcément, il a quelques courbatures dû à son vol. Non, il n’est pas resté assis pendant tout le trajet, Imran a un lit dans son avion. Sinon, quel intérêt d’avoir son propre jet s’il n’y a pas de quoi faire une bonne nuit de sommeil ? Et un minibar, c’est essentiel.

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MessageSujet: Re: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptyVen 18 Jan 2019 - 21:40


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Cette voix. Elle raisonnait jusqu'à la cuisine. Et Victoria pouvait la reconnaître parmi mille. Peu importe qu'elle est occupée à faire la cuisine, ou à parler à sa domestique. La voix de Nigel, son majordome, grommellement distinct pour un homme si distingué, était une autre chose que l'Anglaise pouvait reconnaître facilement. Et il n'avait pas besoin de dire un mot. La brunette savait exactement qui se trouvait dans son salon. Elle connaissait parfaitement bien l'homme qui s'est invité à l'improviste dans son quotidien. Une personne qu'elle a revue il y a à peine quelques jours, d'ailleurs. La présence de l'Indien était étonnante, mais loin d'être désagréable. Depuis le temps qu'ils se connaissaient, Vicky n'en est plus à la phase où elle le trouvait désagréable. Imran Johar was an acquired taste. L'apprécier nécessitait du temps, de l'effort, et surtout énormément de patience.

« Tu risques de réveiller les morts si tu continues à hurler de cette manière. », au sens figuratif des choses. Avec le sourire qui étire les lippes, la brune s’approche de son ancien camarade de classe. « Je me disais bien que Neela est une femme intelligente. » Imran doit s’attendre à la suite. La casse immanquable, le pique taquin qui s’apprête à franchir les lèvres de la psychiatre. « Elle a réalisé son erreur en acceptant de t’épouser et elle t’a jeté dehors, n’est-ce pas ? », une remarque ironique qui cache derrière elle un questionnement véridique. Qu’est-ce qu’il faisait ici, avec sa valise ? Si ce n’était que pour un court séjour, Imran aurait choisi un hôtel. Luxueux à souhait, avec des serviteurs par dizaines pour supporter ses caprices. Non. Là, il s’agissait d’autre chose. Quelque chose que l’Indien n’a pas jugé idéal d’annoncer à Victoria. Ils s’étaient quittés en début du mois. Lui, comme quelques amis proches de l’Anglaise, avaient fait du trajet pour être présents à son anniversaire. Un évènement particulier, totalement déjanté, que la capitale de la Grande-Bretagne a accueilli.

« Même moi, je m’attendais à ce que tu tiennes le coup plus longtemps que cela. », ponctua-t-elle d’un ricanement. Se charrier l’un et l’autre. Ah, c’était une particularité entre les deux. Bien que Victoria le fasse avec plusieurs personnes, Imran restait l’un des premiers hommes dans sa vie, capable de lui tenir tête suffisamment longtemps. Souvenir du bon vieux temps où ils partaient dans des ping-pongs verbaux interminables, sous les yeux ébahis de leurs professeurs à Oxford. Pour un oui et pour un non. Capables, l’un comme l’autre, à tenir une discussion futile pendant des heures durant. « Ah, mais j’y pense ; Mentor Spirituel était le surnom qu’une de tes ex-copines te donnait, non ? », au final, il n’y avait rien de mieux que la connerie pour éliminer une autre connerie.


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MessageSujet: Re: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptyMar 22 Jan 2019 - 15:22




like good old days
12 JAN 2019 W/ @Victoria Walker

Cet endroit, Imran le connaît bien. Il y était déjà venu, plus jeune, à l’époque où il n’était encore qu’un étudiant à l’esprit aiguisé. Des années à retenir par cœur tout ce qui lui semble utile, tout ce qui peut lui permette de réussir. Oh, ils en ont fait des conneries, Victoria, Graham et lui, mais ils ont aussi dépassé les espérances des enseignants, créé des mouvements, imposés leurs idées. Des génies. Infernaux et irremplaçable. Victoria est probablement, d’ailleurs, sa plus vieille amie. Le genre de personnage que vous connaissez par cœur, mais qui arrive encore à vous surprendre. Et la magie, dans une relation, c’est bien ce petit piment de nouveauté, quel que soit le nombre d’années écoulé.

« Il y en a beaucoup dans ton jardin ? » Il hausse un sourcil, se demandant depuis quand Victoria était spirituel. En réalité, il sait bien qu’elle se moque simplement de lui et de sa capacité à faire n’importe quoi, n’importe où. C’est vrai que la voix d’Imran est particulière. Il a son petit timbre, un peu cassé, un peu brute.

« J’ai l’air d’être le mec qu’on jette dehors ? » Il en profite pour faire une rapide accolade à son amie, sans se préoccuper de sa remarque. Si Neela l’avait mis dehors, il ne serait pas venu ici en premier. Il aurait probablement fait une crise, brûlé quelques voitures, vomi tout le whisky du monde devant sa porte – la classe, toujours, essentiel pour un homme de son niveau. « Il faut croire que tu me manques ! » Il offre un sourire taquin, tapotant un peu l’épaule de Victoria de son poing. « On n’a pas vraiment eut le temps de discuter, à ton anniversaire. Picoler, oui, mais discuter, non. Quitte à avoir un jet privé, autant l’utiliser n’est-ce pas ? » Il pense automatiquement au père de Victoria, qui se balade dans le monde grâce à l’un de ses bijoux.

« Pas une de mes ex, plusieurs. » Autant dire que pendant des années, Imran n’avait pas beaucoup d’éthique en matière de relation. Trop superficiel. Pire, il n’avait aucune envie qu’une quelconque histoire influence ses recherches – et dieu sait que les besoins du cœur peuvent être parfois l’opposé de ceux du cerveau. « Je peux dormir sur l’un de tes canapés, du coup ? Quelques jours ? J’aime bien celui de la chambre près de l’aile est. Tu sais avec cette énorme peinture de je-sais-plus-quel-princesse. Y’a une très belle vue le matin. » Rapidement, il délaisse sa valise pour se diriger vers une pièce plus grande et plus propice au papotage. Ce n’est pas comme s’ils n’avaient pas de choix, vu l’endroit. « Où est mini-vickee ? » Histoire de ne pas parler tout de suite de lui, quand même. Maintenant qu’il est là, il a tout le temps du monde pour expliquer sa situation et le pourquoi du comment de sa venue. Il n’y a vraiment aucune urgence, en fait. Et ça, c’est bien. Cette sensation de ne pas suivre un planning parfaitement cadré.

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MessageSujet: Re: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptyJeu 24 Jan 2019 - 14:02


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« Tu es exactement le genre de mecs qu'on jetterait dehors, oui. » Affirmation. Sans la moindre hésitation. Par esprit taquine et aussi, parce que c'était en partie vrai. Imran le sait parfaitement. Victoria également. Alors cette dernière ne prend pas de pincettes quand il s'agit de converser avec son vieil ami. Une vingtaine d'années à ne pas se prendre au sérieux, à se chamailler sans cesse, à s'analyser mutuellement pour chercher à mieux se comprendre. Le bref câlin qu'ils partagent se termine, pour laisser place à la suite de leur conversation. « Wow. Tu penses à quelqu'un d'autre que toi-même ! Le mariage te réussit bien, dis-donc. », ironise Victoria. Dans le fond, l'ancien psychiatre est l'une des personnes les plus altruistes qu'elle connaissait. Il avait sa propre manière de penser aux autres, et cela lui arrivait souvent de le faire. Seulement, le brun le gardait souvent pour lui. Discret sur les bonnes choses, et flagrant quand il s'agissait de tous ses défauts. Une logique de if you can't handle him at his worst, you don't deserve his best que la trentenaire admirait suffisamment assez pour le supporter. « Tu connais mon histoire avec le whisky. Je ne peux pas y résister. », reprenant enfin son sourire rayonnant, la brunette prenait place sur un fauteuil, en invitant Imran à en faire de même s'il le souhaitait.

« Ces pauvres femmes. Elles ne savent rien du monde si elle te considère comme un maître spirituel. » Surtout en terme de relation. À son époque, il était volage. Superficiel et profondément égoïste. Il ne s'agissait que de lui et personne d'autre. « Alex est dans sa chambre, en train de faire ses devoirs. Attends au moins l'heure du repas pour la distraire, hein. ». Parce que Johar restait, naturellement. Sa valise l'indiquait, tout comme son souhait profond d'avoir la chambre de l'aile est. « Tu peux avoir la chambre, si tu me dis ce que tu fais vraiment ici. » Il aurait été beaucoup plus normal de voir monsieur le maire arriver avec sa femme, sa petite fille, pour un week-end anglais. Ce n'est pas le cas. Il était impulsif sur les bords, oui, mais jamais à ce point. Il devait bien avoir une idée derrière la tête.

Quoiqu'il en soit, revoir une tête familière fait toujours plaisir à Victoria. Alors, peu importe la réelle raison de cette visite inopinée, elle n'était que joie de retrouver pour quelques jours un de ses meilleurs amis. Quelqu'un avec qui le courant passait très bien, malgré les différences, et les similarités de leurs deux caractères.


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MessageSujet: Re: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptyJeu 24 Jan 2019 - 20:58




like good old days
12 JAN 2019 W/ @Victoria Walker

« Soit pas méchante, je viens d’arriver. » Irrécupérable, Victoria. Il n’a pas besoin de raconter toutes ses fois où les femmes l’ont ouvertement giflé, jeter à la rue, où elles lui ont balancé un verre de vin à la figure. Son caractère ne passe vraiment inaperçu et, même s’il s’est un peu calmé avec le temps – du moins c’est ce qu’il croit – il est toujours capable de dire la méchanceté qui va tout briser. La goutte d’eau qui a fait déborder le monde, c’est lui. Si quelqu’un d’autres s’était permis de lui parler ainsi, son sourire aurait vite disparu. Il faut atteindre un certain degré d’intimité avec lui pour s’autoriser un tel petit jeu.

La vraie beauté n’est jamais visible dès le premier regard. Sauf avec Victoria. Il y avait peut-être un peu de compétition entre eux, au tout début, mais ils ont vites compris que cette compétition pouvait être l’aliment d’une amitié plus grande. Elle est unique, la jeune femme. Un dimant brute qui s’est façonné tout seul et qui, par la même occasion, a su voler l’éclat des autres. Elle est pire que lui, en réalité. Quand elle entre dans une salle, impossible de l’ignorer. « Je ne suis pas mieux. » Il offre un sourire complice, partageant sans crainte sa passion pour le whisky. Heureusement, elle ne boit pas autant, ou même aussi souvent que lui. Cette addiction n’est rien de nouveau, et comme le dis souvent Imran, elle est assumée et, si nécessaire, contenu.

Mais le plus souvent, il finit ivre quelque part, assommé par l’abus de la boisson. Qui ne l’a pas déjà trouvé assis près d’un clochard dans les rues de New-York ? Ah ça, c’est une toute autre histoire.

« Bien sûr qu’elles ne savent rien du monde. Tu sais bien que je prends toujours des proies faciles. » Il marque une pause, fronce les sourcils, puis reprend : « Prenais. Bon sang, c’est dur d’être marié ! » Il se moque un peu, il est fidèle à Neela depuis le début de leur histoire. Au fond, ils étaient destinés à être ensemble – un argument qui lui a permis d’énumérer toutes les fois où son chemin avait croisé celui de la jeune femme. Convaincre la chirurgienne de l’épouser, le plus gros défi de sa vie. « D’accord, d’accord, je vais attendre. Tu sais que je l’adore, cette petite. »

Il frappe dans la main, applaudissant le fait qu’elle lui cède la chambre de ses rêves.

« Je vais arrêter la politique. » Il attend de voir la réaction de Victoria et l’expression sur son visage. « Bien trop frustrant, franchement. C’était une bonne expérience, je n’ai rien à dire et je pense que j’ai été un excellent Maire. Je pense aussi que j’aurais pu accomplir plus, mais je ne te dis pas l’horreur de l’administration. » Il soupire. « Et puis toutes ses heures perdues pour des inaugurations à la con. J’avais beau en refuser la moitié, ça s’enchainais toujours ! » Il bouge négativement la tête. Non, vraiment, bon débarras le trône de Maire. De toute manière, il savait exactement qui avec l’étoffe pour le remplacer et espérait que l’élection aille dans ce sens.

« Du coup, pourquoi pas retourner en Angleterre ? J’ai pensé récupérer mon cabinet à Londres, mais pour Maya je me suis dit que ça serait bien de trouver quelque chose de plus… calme. » Il sourit.


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MessageSujet: Re: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptyMar 29 Jan 2019 - 20:54


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La brune pouvait facilement surenchérir, comme à son habitude. Répondre sans hésitation que la méchanceté n'en est pas une, si elle découle d'une implacable vérité. Mais pour une fois, elle s'en empêcha. Imran avait raison sur une chose : il venait d'arriver. Et malgré les joutes verbales qu'ils s'échangent sans cesse, Victoria était contente de le revoir. « D'accord. Je peux bien te faire cette faveur. Pour une fois. » l'Indien ne devait pas s'y habituer, cela dit. Une fois bien reposé, l'esprit plus léger et la fatigue corporelle dissipée, ils reprendront leur charabia avec leur aisance habituelle. Le fait étant que l'Anglaise est très bien placée pour le comprendre. Décalage horaire jetlag, revenir en arrière de plusieurs heures dans le temps, même avec l'habitude, ça peut être éreintant.

« Je n'ai jamais compris pourquoi, d'ailleurs. », des choix aussi bancals en matière de femme. Imran ne cherchait pas la perle rare, certes, mais un minimum de challenge n'est pas mauvais pour la santé. « Excuse-moi la métaphore, mais c'est comme si tu choisissais de manger au kebab médiocre dans le coin de la rue, alors que tu avais la possibilité de partir sur des plats plus épanouissants culinairement. ». Quand le contact physique n'est rien d'autre qu'un besoin primaire, on le compare souvent à la nourriture. Et même quand c'est le cas, il était souvent question de qualité. Il ne l'a jamais forcément cherché, Johar. « Malheureusement pour moi, elle t'adore aussi. », Alex et ses goûts. Les yeux perçant et l'intelligence irréfutable. Elle lui ressemblait trop, beaucoup trop. Gamine qui cherche à devenir grande, qui apprécient ceux qui la traitent avec respect. Elle se moque ouvertement de ceux qui agissent avec elle comme si elle était inférieure à eux, sous prétexte qu'elle est une enfant.

Calme et posée. L'Anglaise ne réagit pas sur l'instant. Pas même quand l'ancien psychiatre s'interrompt dans son discours. Elle n'a pas l'habitude de couper les conversations importantes, alors elle préférait le laisser reprendre la parole. Lui expliquer le fond de sa pensée et s'exprimer jusqu'au bout. Ce n'est qu'à ce moment que la trentenaire serait en mesure de répondre de manière adéquate. « Pourquoi pas. Les allers-retours quotidiens sont un peu fatiguant, mais rien d'insurmontable. » Même elle, elle ne travaillait à Brighton que deux à trois jours pas semaine. Selon le besoin, et selon le reste de ses engagements. « Si c'est ce que tu veux faire. » Pour Vicky, les choses ont toujours été claires. Lucides comme l'eau de roche. Son métier, c'est sa vie. Elle pouvait élargir son scope, lancer une carrière d'auteur, en parallèle avec tout le reste, mais au bout du compte, tout tournait autour d'un même noyau : la psychologie humaine. Là où Imran est beaucoup plus versatile. Poésie, production de films, et récemment politique. Sauf qu'il finissait toujours par y revenir, lui aussi. « Tu es sûr que ce n'est que ça ? Une administration pénible et des heures de perdue ? ». Walker avait ses doutes. Il avait l'habitude de traîner dans des événements similaires, depuis sa jeunesse. Prince, parmi tous les autres princes, qui ont le même statut. Crème de la crème, disait-on d'eux à une époque. Jeunesse brillante qui portera le monde vers un meilleur avenir. Enfin, sauf que pour ces gens-là, le « monde » se limitait à leur couche sociale. Environnement restreint qui se nourrissait justement de ces fêtes grotesques. Les dernières années, cependant, l'homme assistait à des événements un peu plus intéressant : la richesse mise en avant, mais pour la bonne cause.


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MessageSujet: Re: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptyMer 6 Fév 2019 - 10:07




like good old days
12 JAN 2019 W/ @Victoria Walker

Home sweet home. C’est l’ambiance qui se dégage de ces retrouvailles, alors qu’ils s’installent dans l’une des pièces de cette immense demeure. Victoria et Graham ont toujours été les plus riches de la bande. Si Imran a des gouts extravagants, il n’a pas le côté « noble » de ces deux-là. La famille de Victoria vient de loin. Highness a été fondé en 1878, ce n’est pas rien. Quant à la famille Abott, ils ont même servi la reine Victoria et participé à la colonisation de l’Inde (autant dire que c’est une chose sur laquelle les deux amis blaguent beaucoup). Imran à côté, c’est juste le petit-fils d’un poète indien et d’une légende du cinéma indien. Un autre univers, donc. Il a donc toujours été envieux de toutes ses choses, ces héritages, comme cette endroit. Imran ne possède pas de palais en Inde, il ne déscend pas de royauté. Lui son héritage, ce sont des films et des chansons, c’est l’art. Il en est fier, ce n’est pas rien. En plus, il a contribué à sa manière à faire de son nom quelque chose de plus grand encore, mais il n’a pas ce côté historique. Ces tableaux, ces histoires…

« Magnifique métaphore, ne te sous-estime pas. » Il en rit, d’ailleurs. « C’est pourtant logique. Je passais mes journées à travailler, à épuiser mon cerveau dans tous les sens, j’avais besoin de femmes qui n’allaient pas me prendre la tête. » Il marque une légère pause : « Comme quand tu regardes une comédie romantique pourri, juste parce que tu ne veux pas réfléchir. Same to same. » Le sexe, c’est juste du sexe. Un homme ou une femme peut être attiré par tout et n’importe quoi. Imran n’avait pas de goût particulier, il faut croire qu’il avait juste un penchant pour les idiotes. Le reste n’avait jamais eu de l’importance, elles n’avaient qu’à avoir une petite étincelle dans le regard, un charme. Quelque chose.

« Elle est plus intelligente que toi, c’est tout. » Alex est une pépite. Les traits de sa mère, le caractère aussi. Imran s’y est tout de suite attaché. Il a dû en envoyé des cadeaux par la poste. C’est drôle, parce qu’on imagine mal le psychiatre avoir un penchant pour les enfants, mais c’est un cœur tendre avec eux. Bon, les petits monstres, il ne s’en approche pas, il n'est pas aussi suicidaire.

Technique de psy qui s’affronte. Victoria le laisse parler, ne l’interrompt pas. Elle le laisse aller jusqu’au bout de son idée, parce que ça serait irréversible d’intervenir au mauvais moment. Il voit bien, dans son regard, qu’elle écoute, qu’elle analyse et qu’elle attend pour répondre.

« Je suis trop limité. Tu sais que je n’aime pas ça. » Imran le touche-à-tout. L’Indien aux mille facettes. Combien de fois avait-il fait la couverture de magazine, pour un livre où pour une thèse ? La politique, un sacré défi qu’il a relevé. Il aurait pu y rester, y finir ses jours, s’attarder dans la ville où il avait passé la plupart de ses étés, gamin, mais non. Il est ce qu’il a toujours été : insatiable. Toujours affamé de plus. Toujours à la recherche de plus. L’écriture, il y a point final, il ne veut plus y toucher. Ses œuvres ont toutes été parfaite, succès après succès. Il a une carrière impeccable, il ne veut pas se sentir obligé de faire plus. Il pensait ne plus écrire, alors il n’écrira pas. Il est têtu à sa manière, elle le sait.

4 ans que ses seuls patients, c’est son conseil d’administration. Ses députés. Il a eu le temps de faire ses propres batailles, de créer ses scandales. De faire pleurer, de virer, d’inciter à la démission. Il était impitoyable Imran.

« Et puis comme ça Maya pourra jouer avec Alex, ce n’est pas beau ça ? » Il envoie son sourire le plus ravie.

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MessageSujet: Re: “ like good old days ” (victoria)   “ like good old days ” (victoria) EmptySam 16 Fév 2019 - 17:06


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Imran était une seconde famille pour Victoria. L'un de ses plus vieux amis, et une des rares personnes à l'avoir connu durant plusieurs phases de son existence. Il restait un nuage d'obscurité, pourtant. Des secrets qu'il ne connaissait pas d'elle, et inversement, mais cela n'a rien changé à leur équation. Avec Graham, ils étaient inséparables. Même sans être sur le même continent, dans la même ville. Même sans se voir pendant des mois. Au final, ils restaient toujours là les uns pour les autres, au-delà des disputes et des prises de bec. Au moment où l'un avait besoin, les deux autres rappliquaient sans se poser des questions. Et tout comme ils étaient présents pour le pire, ils l'étaient tout autant pour le... con. Leur conversation actuelle est ce que les deux qualifient de classique. « Les comédies romantiques pourries ça a toujours été ton genre. C'est vrai. ». Les références d'Imran étaient douteuses, souvent. Inclinées directement de ce genre de films. L'ancien psychiatre pouvait plaidoyer, crier que son choix se portait sur ces productions sans cervelle parce que les regarder, lui permettait de ne plus réfléchir à quoique ce soit. Peut-être que c'était vrai, au début. Mais maintenant Vicky croyait dur comme fer que l'Indien y a simplement pris goût. Tout comme il avait pris goût jadis à enchaîner les conquêtes. Avant, il appelait cela des expériences. Diffamation envers le domaine de la psychologie. Tenter de se jouer des émotions des autres, pour l'unique but de passer du temps. Dans le lot, il avait ses défauts, Imran. Tout le monde avait ses défauts.

« J'espère. Je l'éduque pour qu'elle le soit. ». Pour qu'Alexandra ne commette pas les mêmes erreurs que Vicky. Pour que la petite ne trace pas le même chemin que sa mère. Elle se devait d'être plus intelligente. Plus forte aussi. Indépendante et en mesure de prendre les pires décisions, si ce sont celles qui doivent être prise. Un Walker n'est jamais en reste, c'est toute une éducation qui se prépare. Un mode de vie à incorporer avec leur nature, et leur manière d'être. Au final, peu importe la volonté de l'Anglaise de protéger sa fille, elle savait qu'un jour, Alex doit se défendre tout seul. Et il n'est jamais trop tôt de lui apprendre à le faire. « Je sais. Et toi, tu sais que je n'aime pas quand on me baratine. Alors j'espère qu'il n'y a rien d'autre que ça. », dit-elle, avec un regard neutre, et l'éclat tout de même insistant. Imran le savait. Il pouvait lui parler de tout. Sans barrières, sans retenue. Sans se préoccuper de l'éthique et la politesse diplomatique. Ils avaient de loin dépassé ce stade-là. Et si pour l'instant l'Indien préférait éviter le sujet, détourner l'attention en parlant des enfants, la brunette ne l'empêcherait pas. Sans jugement, sans trop forcer non plus. Tant qu'elle ne juge pas importer de le faire. « Elles joueront ensemble, jusqu'au jour où elles craqueront toutes les deux pour la même personne, et ça sera à nous de gérer tout le bazar. »


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