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 life eternal (lowar)
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Logan Ramirez

Logan Ramirez
she's fragile like a bomb

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MessageSujet: life eternal (lowar)   Sam 12 Jan 2019 - 1:17

anwar et logan
i know the light grows darker down below
but in your eyes it's gone before you know
this is the moment of just letting go
(life eternal/ghost)

Sourire ancré sur les lèvres, ta main pour venir mettre le bordel dans ses mèches brunes. Moment de légèreté au milieu de tout le reste. De ce bordel perpétuel depuis des mois. L’échec sur le canapé du flic, dans un premier temps. Puis la nouvelle en découlant. Moquerie de Mère Nature, pour enfoncer toujours plus le poignard dans la plaie. La mise à mort, quand la nouvelle est tombée. I’m sorry, Miss Ramirez. But it’s too late for the abortion. T'es la seule coupable, dans l'histoire. Seule personne à blâmer pour ta connerie, seule personne à qui en vouloir. T’as attendu trop longtemps, Logan. À essayer de te convaincre que tout ça, ça n’était qu’un songe dantesque. Jeu du malin au fond de ton crâne pour abuser de toi. Comme une conne à espérer que ça passe tout seul. You’re so dumb, so stupid. Résultat de l’échographie sans appel, un fœtus trop développé pour empêcher l’interruption de la grossesse. Des journées entières à chialer, à rester enfermer chez toi sans accorder la moindre attention à qui que ce soit. Portable balancé à l’autre bout de la pièce pour ne plus l’entendre sonner. Te fermer au reste du monde. Crever en silence, parce que ça sera toujours plus simple que d’affronter le reste. Carcasse échouée au creux de ton matelas, jusqu’à ce que la douleur passe. Jusqu’à ce que le crâne s’en remette. Jusqu’à ce que tu tiennes debout sur tes jambes chevrotantes.
Les yeux plantés sur Anwar, sur ses traits toujours présents dans la tempête. Les doigts quittent les cheveux pour se réfugier du froid dans la poche de ton manteau. Pavés éclairés à la lumière des lampadaires. Nuit bien avancée sous une lune recouverte par une météo peu clémente. « Do you think I should put an ad or something ? » Un murmure pour ne pas déranger le calme de la rue. Baskets silencieuses contre le sol, juste le froissement du tissu pour trahir la présence. « Or should I just leave the baby up for adoption ? » Tu sais pas comment faire, Logan. Tu sais pas comment gérer ce genre de connerie. If you were smarter, you would already be free of the problem. Le flic, il n’est même au courant de l’incident. De l’erreur monumentale. Il ne sait pas que son gosse va fouler cette terre. Hésitation trop ancrée dans les moindres recoins de ton crâne. Tu le sais, putain. Tu le sais, que tu devrais le mettre au courant. Que c’est la chose à faire. À de trop nombreuses reprises, tes doigts ont glissé sur l’écran. Des messages écrits, mais jamais envoyés. De trop nombreux brouillons enregistrés dans la mémoire du téléphone. « I don’t know, Anwar. I’m just lo… » Reste des mots capturés en même temps que ton bras. La silhouette embarquée au loin de celle de l’autre. Trimballée quelques mètres plus loin dans une rue adjacente. Lumière absente. La surprise au bord des lèvres, les iris plantés sur un visage familier. Traits perfides déjà croisés à de trop nombreuses reprises au sein du Red Velvet. Cerbère. Homme de main au milieu de la masse. T’as pas le temps de penser, Logan. Pas le temps de montrer le moindre signe de résistance. Douleur exacerbée dans l’abdomen. Souffle coupé dans la gorge. Conscience vacillante dans le crâne. Les prunelles tremblantes qui glissent, qui chutent vers le bas. Vers la lame enfoncée dans ta chair. Qui en ressort, l’instant d’après. Tu laisses glisser tes phalanges vers la plaie, vers l’hémoglobine qu’elle dégueule. Cerveau défoncé par la scène dantesque. But you knew, Logan. You knew it was coming. Il répète son geste, l’autre. Enfonce encore à trois reprises l’arme blanche à d’autres endroits de ton ventre. Crache sa haine dans un souffle dégueulasse. Sa main libre contre ta joue. « You talk too much, pretty little thing. » Couteau dentelé qui déchire la chair à son départ. Vue embuée par les larmes. Air manquant dans tes poumons. Le goût métallique sur ta langue, au bord de tes lippes. Tu t’écroules contre le mur. Contre le sol froid encore trempé de la pluie battante ayant précédé votre sortie. Votre. Souvenir soudain de l'autre. « Anwar… » Un murmure pour arracher la gorge. Appel à l’aide vain. Muet, quand les coups de feu résonnent dans la rue. Lucidité dont les bases s’érodent.

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MessageSujet: Re: life eternal (lowar)   Dim 20 Jan 2019 - 4:39

Un sourire qu’il imprime, qu’il enregistre dans le fond de son crâne. Une photo-souvenir de ses lippes où s’étirent les quelques rares traces de joie que cette putain de vie lui procurent encore. Un mirage qui se fane aussitôt que la réalité claque sur son visage, une lueur qui s’éteint dans le creux de ce regard, celui de Logan, qui croisse le sien. Une noirceur que seuls viennent éclairer les réverbères qui bordent les rues désertes où ils se perdent un peu plus pour s’oublier. Pour fuir un peu plus ce monde qui les entoure et les ennuis qu’ils s’accumulent dans un coin. Elle, comme lui. Des erreurs. Des conséquences. Des dommages collatéraux d’une existence qu’ils ne sont pas foutus de mener comme les autres. – And sell this baby on Ebay? No way I’ll let you do that. – Un faible rire pour venir marquer l’ironie de cette discussion. Le sort d’un bambin qu’on discute à mi-voix pour taire les indiscrétions. En quête d’une solution. D’une conclusion digne de ce feuilleton pourri pour lequel ils n’ont pas signé. – Seems more right to me, if you ask.More safe, too. Pour elle, pour le bébé. Bien que le sort du second l’importe peu, en autant qu’elle s’en sorte. Qu’elle puisse enfin tourner le dos à cette histoire sordide. À cette mauvaise blague. Le destin c’était bien jouer de sa gueule, pour le coup. Un vague haussement d’épaule face à cette hésitation qui hante ses lèvres. Des mots qui s’évadent, quand son corps valse loin du sien. Quand ces bras l’entrainent loin de l’autre, dans une incompréhension palpable. Une carcasse qui s’écrase au sol, qui trouve refuge contre le bitume glacé. Une pluie de coup pour mieux l’immobiliser en terre. Les côtes qu’on martèlent, la pointe des bottes qui s’enfoncent dans la chair pour mieux laisser ses marques. Un visage qui s’affaisse sous les poings qui se déchainent. Une plainte rauque pour s’échapper d’entre les lèvres. Le souffle qui flageole, les étoiles qui tourbillonnent devant le regard. Un moment de flottement où il perd contact avec son environnement.
Un moment de répit au milieu de cette brutalité. Un visage pour venir le hanter. Logan.
Deux billes qui s’animent, qui luisent sous la lumière artificielle des lampadaires. Des types qui ricanent au loin, insouciants. Des lamentations qu’il étouffe en cherchant à se remettre sur pieds. La silhouette chancelante. Le pas hésitant. Équilibre précaire pour le déstabiliser. Mais un seul nom pour le forcer à avancer. Logan. À récupérer cette branche cassée en bordure du chemin.  Logan. Énergie du désespoir, quand son bras fait battre le bois contre la tête de l’un. Quand il enfonce l’autre extrémité dans le ventre de l’autre, avant de lui faire subir le même sort. Deux corps qui s’effondrent, mous comme des poupées de chiffons sur l’asphalte ruisselante. Anwar, il balaie du revers de la main le filet de sang qui s’écoule le long de son menton. Lèvre fendue où pulse les battements de son cœur. Accroupi à même le sol, les mains fouillent impatiemment les manteaux des types inconscients. Des papiers d’identité qu’ils balancent au-dessus de son épaule. Ce n’est pas ce qu’il cherche. Il n’y a que le contact froid du métal contre ses doigts qui satisfait sa curiosité. Qui le pousse à se relever, le souffle manquant et la douleur mordant ses articulations. Un regard qui balaie l’horizon, qui cherche un repère. Un indice de la route à prendre. De la route jusqu’à elle. Une ombre qui s’évade dans la nuit. Une démarche trop assurée pour l’ignorer.  La lame d’un poignard qui se reflète dans la nuit. Il n’y a pas once d’hésitation quand sa main se pointe et que larme tire en sa direction. Une balle pour le ralentir. Pour l’arrêter. Pas pour tuer. Même s’il aurait pu, Anwar. Même s’il aurait dû. Ses pieds frôlent le béton pour mieux se rapprocher. Arme tendu droit devant comme unique bouclier. Maigre défense contre les tirs de l’ennemi. Contre la chaleur qui pénètre sa chair, brulante, ardente. Le bras qui vacille quand la munition s’enfonce dans son épaule. Le corps qui tremble quand une autre atteint le haut de son aine. Une colère sombre qui rode, qui s’éveille en son for intérieur. Bang. Bang. Le canon fume. Bang. Bang. Un cadavre de plus pour orner les rues de Brighton. Le fusil qui glisse entre ses doigts. Un tintement mécanique quand il se fracasse contre le sol. Ses jambes qui peinent à le supporter. Qui le traînent jusqu’au corps agonisant dans cette ruelle assombrie par la nuit, devant lequel il s'accroupit, laborieusement. – Logan… Logan, please, stay with me. – Une main pour relever ce menton qui s’affaisse. Regard suppliant qui cherche un ancrage dans ceux de la belle. Des yeux qui perdent peu à peu conscience du monde alentour. Effort surhumain pour la récupérer. Pour la hisser jusque dans le creux de ses bras chancelants. Un mal physique qu’il ravale comme ce gout de bile qui lui vient en bouche. Une douleur de l’âme qui le ronge de l’intérieur, alors qu’il titube dans les rues inertes de la ville, le sang tachant ses vêtements. Ses mains souillées du liquide vermeil. Autant le sien que celui de l’autre. De cette vie qui se flétrit contre lui. Un faible souffle contre sa peau pour laisser survivre l’espoir, pour le contraindre d’avancer. De continuer sa route. Les lumières d’une caserne de pompier brillantes, aveuglantes au cœur de la noirceur. Une lumière au bout de ce long chemin sinueux. Des coups de pieds frappés contre une porte fermée à double-tour, ses cris pour meubler la nuit. – Help, we… need… help… please. – Des mots qui se perdent dans un soupir épuisé.
Des prières exaucées quand il voit les ombres remués de l’autre côté de la vitre givré.  
Une pression qui relâche quand ses dernières forces le lâche.
Ainsi chute les deux corps inanimés.
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