fermeture du forum.

Partagez
 
 close ain't close enough [pv/rory]
Aller en bas 
Basil Meads

Basil Meads
tomorrow's here, it's called today

⋅ paper notes : 39
⋅ since : 30/12/2018

click down

- getaway car.
address: #37, west side.
contact book:
availability: [▪︎▪︎▪︎▪︎] rory, ingrid, riley, noemi.

close ain't close enough [pv/rory] Empty
MessageSujet: close ain't close enough [pv/rory]   close ain't close enough [pv/rory] EmptyVen 11 Jan 2019 - 18:15

Les journées de Basil commençaient toujours tôt. Trop tôt, diraient certains, mais il aimait ça, le gamin. L’air frais sur ses joues, le silence dans la ville, comme si le monde entier était encore sur pause, avant de reprendre vie au lever du soleil. Mais pas lui. Basil n’attendait pas, il voulait vivre ces instants que si peu de personnes connaissaient, et peu après six heures, il quittait son appartement, près à faire le tour de la ville pour lancer sur les paillassons encore humides les journaux qui annonçaient une nouvelle journée. Sa tournée, dans le froid matinal, ne le décourageait jamais, et pour cause, le Meads avait ses habitudes. La totalité des journaux distribués, c’était tous les matins qu’il s’arrêtait dans un petit café dans ruelles de Brighton, de quoi se réchauffer avant la suite de la journée. Posant son vélo contre la vitrine du café, il s’embrassa d’entrer dans cet endroit qu’il commençait à connaitre un peu trop, la chaleur à l’intérieur saisissant ses jours, les empourprant légèrement. — I’ll take a mocha, please. With cream on top.  — Un large sourire se dessinait sur ses lèvres, à la simple idée de pouvoir pendant cinq minutes profiter à son tour de la matinée, à l’heure où le reste de la ville s’activait. Il vivait à contre temps, Basil, pour son plus grand plaisir. Sa boisson récupérée, il retrouva la ruelle, s’adossant au mur pour profiter de son café, alors qu’il observait les gens passaient devant lui, leurs regards vides, leurs mains enfoncées dans les poches de leurs vestes. Il aimait ça, les observer, les analyser, alors qu’il ne connaissait même pas ces gens-là. Il analysait le père en retard qui hâtait ses enfants, alors qu’eux ne cherchaient qu’à jouer. Il analysait la jeune femme qui commençait sûrement à peine son job, à en juger par sa posture, la façon dont elle avait prit soin de s’habiller et de se présenter. Jamais il ne savait s’il avait raison, mais il aimait regarder et tenter de deviner ce qui pouvait bien se passer dans la vie de ces inconnus. Son regard fut attiré par une énième silhouette, sans pour autant pouvoir s’en décrocher. Elle était différente, elle était familière et pourtant lointaine. Et alors Basil, qui mettait un point d’honneur à ne pas déranger qui semble pressait, s’approcha finalement. — Rory ? — Son intuition avait vu juste, pourtant ça lui semblait improbable. Il le pensait encore à des kilomètres de lui, de l’autre côté de l’océan. Pourtant, il était bien devant lui. Il l’aurait reconnu entre mille. — Well, you’re back again. — C’est tout ce qu’il trouva à dire, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres, malgré la surprise. Basil se sentait idiot. À chaque fois qu’il le revoyait, il se sentait idiot. Pour toutes les choses qu’il avait envie de lui dire, toutes celles qu’il avait tenue secrètes, depuis que l’homme avait quitté la ville. Show you’re happy, Basil. Just don’t over react. Il se connaissait, lui et ses tendances aux réactions décalées. Mais pas là, pas avec Rory. Il allait réagir convenablement, trouver les mots parfaits pour cette retrouvaille inattendue. — That’s… fun.Well, you just failed.


Dernière édition par Basil Meads le Dim 20 Jan 2019 - 18:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité

click down

close ain't close enough [pv/rory] Empty
MessageSujet: Re: close ain't close enough [pv/rory]   close ain't close enough [pv/rory] EmptyDim 20 Jan 2019 - 5:25

Aéroport International de Londres Heathrow, quatre heures quarante-six. Atterrissage en toute sécurité sur la piste en sol anglais. Retour au bercail pour l’américain d’adoption qu’il est devenu avec les nombreuses années passés à l’étranger. Retour dans son patelin d’origine pour celui qui n’a jamais oublié ses origines, ses parents, ses proches. Un train pour le ramener jusqu’à Brighton. Ville de son enfance. Ville où il ne cesse de revenir pour mieux en repartir. Une bouffée d’air frais en comparaison avec le bitume qui hante les rues de la grosse pomme. Le vent qui balaie les côtes, qui s’infiltre dans sa tignasse blonde qu’il tarde à faire couper. Des doigts qui se perdent dans le foutoir capillaire pour mieux l’ébouriffer. Un sommeil en vrac qu’il compense en reprenant ses repères dans les rues qui s’animent un peu plus, chaque instant, dans le quartier. Un matin comme les autres pour ses habitants au visage anonyme. Des inconnus qui meublent le background de son décor, tels les figurants d’une pièce de sa propre composition. Affamé, il s’arrête dans un café pour récupérer de quoi se mettre sous la dent. Un croissant et un café, en toute simplicité. Une pâtisserie dans laquelle il croque avant de reprendre sa marche, avant de continuer sa route en sens inverse du trafic qui se presse pour aller travailler. Puis son nom, qui accroche à ses oreilles, le forçant à s’arrêter. À faire volte-face pour en chercher la provenance. Son regard qui s’arrête sur la silhouette familière appuyé contre le mur opposé. Ses yeux qui se frappent contre les siens dans un moment d’égarement. Qu’il roule finalement au ciel pour mieux les éviter. – Just back, really. A few hours ago, actually. – Une information qu’il n’a pas jugé bon de transmettre à qui que ce soit, en dehors de sa mère. Pour la rassurer. Pour éviter qu’elle ne s’inquiète au sujet de son fils ainé. Un enregistrement fait à la hâte au premier hôtel vacant, pour mieux poser ses valises avant d’abandonner derrière lui l’autre au bras de Morphée. Cette fille qui se pavanait à son bras. Celle-là même qui réchauffait ses draps. Une réflexion qui lui fait mordre sa lèvre inférieure quand il y songe, ainsi confronté à un énième fantôme de son passé. I should’nt have let her come with me. Une vérité qui le frappe comme une claque en plein visage, devant la pesanteur de la situation. Un malaise toujours palpable malgré les années qui se sont écoulés. – I can’t sleep, thanks to the jet lag. – Une explication comme supplément d’information, pour justifier sa présence sur ce pavé, sur cette rue qu’il n’avait pas foulé depuis des mois. – Hm, you want to walk with me? I’m heading back to my hotel, a couple of blocks away. – Une invitation sans arrière-pensée, mais qui sent le besoin de justifier. Pour éviter toute confusion. Ou déformation. Même s'il est sans doute le seul à songer au sous-entendu de sa proposition. – We could catch up a little on the way, I mean. – Sourire amuse, air confiant pour se faire croire qu’il est en parfait contrôle de la situation. Mais il a toujours su être déstabilisé par la présence du Meads. Le public le plus difficile qu’il lui fut amené de connaître. Le plus capricieux, aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Basil Meads

Basil Meads
tomorrow's here, it's called today

⋅ paper notes : 39
⋅ since : 30/12/2018

click down

- getaway car.
address: #37, west side.
contact book:
availability: [▪︎▪︎▪︎▪︎] rory, ingrid, riley, noemi.

close ain't close enough [pv/rory] Empty
MessageSujet: Re: close ain't close enough [pv/rory]   close ain't close enough [pv/rory] EmptyDim 20 Jan 2019 - 18:15

Encore une fois, le revoilà qu’il hantait les rues de la ville que Basil n’avait jamais quitté, lui. S’il ne s’y attendait pas, il n'était pourtant pas surpris. Rory revenait et repartait, le laissant derrière lui à chaque fois. Depuis qu’ils avaient rompu, rien ne s’était passé entre eux. On aurait pu le croire, pourtant, à voir le malaise qui s’installait toujours entre les deux hommes. Et pour causes, des sentiments jamais oubliés, des mots jamais prononcés. Basil se complaisait dans le rôle de l’ami, le type qui reste derrière, toujours dans la ville d’enfance de l’artiste. Le garder dans sa vie, au moins un petit peu. Pourtant, Basil le savait, il n’avait jamais oublié Rory, ce qu’ils avaient traversés. Il l’avait aimé, de tout son être. Il l’avait aimé bien trop pour réussir à, un jour, l’oublier. Il avait eu d’autres histoires, le bouclé, mais jamais avec l’intensité de celle qu’il partageait avec Rory Simpkins. L’homme cherchait comme il pouvait à apaiser ses pensées qui s’emportaient, simplement à se retrouver devant lui, sans s’y attendre. Basil n’aimait pas l’inattendu, les situations qu’il ne contrôlait pas. Serrant légèrement le gobelet entre ses doigts, il respira profondément, avant que son regard ne se pose à nouveau sur son amour d’enfance, lui offrant un sourire honnête bien que coincé. Il venait d’arrivé. Il n’arrivait pas à dormir. Basil l’écoutait, sans savoir quoi lui dire. You came back. Il viendrait sûrement, le jour où Rory ne reviendrait plus. Le Meads le craignait. Mais à chaque fois qu’il le revoyait, que leurs chemins se croisaient, ne serait-ce que le temps d’une après-midi, le coeur de Basil, trop fragile, s’emballait pour mieux se briser à son départ. — Yeah, sure. — répondit-il à sa proposition, sûrement plus rapidement qu’il ne l’aurait dû. Un sourire amusé s’afficha sur ses lèvres alors que Rory tentait de s’expliquer. Pour une fois que ce n’était pas Basil qui s’embourbé dans des phrases remplies de sous-entendus involontaires, il ne pouvait qu’apprécier de le voir dans cette même situation. Laissant son vélo derrière lui, qu’il reviendrait chercher plus tard, quand Rory en aurait marre de sa compagnie, quand il rejoindrait son hôtel, Basil s’approcha de l’homme, se mettant à marcher avec lui en direction de l’hôtel. Il passa une main dans ses cheveux, son regard fixé sur le sol qu’il foulait, signe de son inconfort, avant de finalement reprendre la parole. — So, what’s up? — Il lança finalement un nouveau regard à Rory. Basil savait qu’il devait profiter de cet instant. Il n’était pas sûr de quand il le reverrait. Depuis qu’il avait quitté Brighton pour New-York, qu’il l’avait quitté lui, leurs retrouvailles n’avaient jamais été bien longues. Il ne s’en plaignait pas, il était déjà bien heureux qu’il lui accorde un peu de son temps, ne serait-ce que pour rattraper le temps perdu. Basil, lui, savait déjà plus ou moins, ce qui se passait dans la vie de Rory. Les articles sur le net ne manquaient pas, et il ne passait pas deux semaines sans que le Meads ne tape le nom de son ami dans la barre de recherche, grommelant contre lui même. Clearly, that’s a bad idea. Do it anyway. C’était ce que lui criait son cerveau, jusqu’à ce qu’il tombe sur des nouveautés, des photos de lui, à New-York. Rory vivait sa vie, il la croquait à pleines dents. Basil, il était heureux pour lui, il était fier de le voir réussir. Pourtant, il lui manquait toujours autant. — Are you back for a special occasion? How long are you staying, this time? — continua-t-il de l’interroger, avant de secouer la tête légèrement gêné, ses joues rougissant légèrement alors qu’un nouveau sourire s’afficha sur ses lèvres. — Too many questions, sorry. — Et un léger rire lui échappa, avant qu’il ne prenne une gorgée de son café, fuyant à nouveau le regard de l’homme à ses côtés.

_________________

(khera) your positive action combined with positive thinking results in success.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


click down

close ain't close enough [pv/rory] Empty
MessageSujet: Re: close ain't close enough [pv/rory]   close ain't close enough [pv/rory] Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 close ain't close enough [pv/rory]
Revenir en haut 
 Sujets similaires
-
» Close to my fire [Keane]
» 1er cours de 3é année : L'introduction à la matière [Close]
» Keep your friends close, and your ennemies closer.
» Une secte de proxénètes ! [Examen - +18 ans]
» Holly Holliday ▬ « I won’t let you close enough to hurt me »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: brighton west side.-
Sauter vers: