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MessageSujet: sweet molly malone (olivia)   sweet molly malone (olivia) EmptySam 5 Jan 2019 - 22:18


    La journée avait été des plus chargées pour l'ancien combattant. En ce vendredi, il avait passé sa matinée en plein air en organisant une séance de ball-trap pour plusieurs vétérans sur le domaine familial, au grand damne de sa mère qui n'avait jamais supporté les détonations des armes à feu. En commençant à tirer les premiers pigeons d'argile, Harry se dit que cela aurait certainement plu à Olivia, qui s'en serait probablement donnée à cœur joie pour tirer plus de cartouches que de viser les cibles. Ce sport que l'on pourrait qualifier comme réservé à une certaine élite avait plusieurs mérites dans ce genre d'activités sociales. La plupart des anciens combattants avaient pris goût au tir durant leurs nombreuses années de carrière et passer quelques heures sur un stand de tir à vider quelques chargeurs les mettaient généralement de bonne humeur. De plus, c'était une activité statique, donc ouverte aux personnes à mobilité réduite comme Harry, ou comme Jim, un ancien conducteur de véhicule qui avait perdu les deux jambes dans l'explosion de son véhicule. Après un repas pris sur le pouce, accompagné de quelques bières et après avoir partagé quelques anecdotes, l'aîné Dunhill abandonna ses compagnons d'infortune pour vaquer à ses propres occupations. Après tout, le vendredi était sensée être sa journée de « repos ». En grimpant dans son Land Rover, Harry sortit son téléphone pour envoyer un simple message.  Au Master Mariner ce soir ? 20 h? Un Dunhill paie toujours ses dettes. La destinatrice était bien évidemment Olivia, qu'il avait retrouvé complètement par hasard il y a quelques jours de cela sur le campus de l'Aldridge Community Academy après de nombreuses années perdus de vue. Le barbu s'alluma une cigarette en attendant patiemment la réponse de la jeune femme, qui ne tarda pas à arriver. Un sourire s'étira sur ses lèvres tandis qu'il mettait le contact et qu'il se dirigeait vers l'aérodrome de Shoreham, à quelques dizaines de minute à l'ouest de la ville. Lieu chargé d'histoire, ce petit aérodrome était le premier aéroport jamais construit sur le sol britannique au début du siècle dernier. Il connut également son heure de gloire durant la dernière guerre, ou de nombreux escadrons de la Royal Air Force furent stationnés pour combattre l'armée de l'air allemande. C'était en ce lieu rêvé qu'Harry avait acheté un hangar pour y entreposer sa collection personnelle d'avions anciens. Sa lubie pour l'aviation avait commencé durant sa jeunesse, pendant laquelle il se passionnait littéralement pour l'histoire de ces formidables machines, et était même devenu incollable sur le sujet. Il aurait rêvé de devenir pilote de chasse ou de ligne si jamais il n'avait pas été aussi mauvais en sciences et en mathématiques. Arrivant devant son hangar, il bavarda quelques instants avec ses mécaniciens et décida de préparer son vieux Tiger Moth petit biplan d'entraînement emblématique des années 1930. Son vol dura près de deux heures, aidé par des conditions météorologiques frisant la perfection, bien loin du ciel couvert et chargé que les habitants du sud de l'Angleterre avaient connu ces derniers jours. Libre comme l'air, Harry avait survolé le littoral britannique en poussant jusqu'aux Cornouailles et en se perdant entre de rares nuages. Voler était la seule vraie manière pour l'infirme de s'évader, d'oublier pendant quelques minutes sa condition d'invalide de guerre et de retrouver les sensations qui lui donnaient l'impression d'être celui qu'il était il y a encore quelques années de cela, prêt à envahir le monde avant une simple cuillère en plastique. C'était toujours une déchirure pour lui lorsqu'il coupait le contact de son appareil, la réalité lui revenant bien souvent de manière trop rapide et trop brutale. Pourtant, cette fois-ci, il ne semblait même pas affecté par son retour à la terre ferme, trop excité à l'idée de retrouver son ancienne amie pour refaire le monde autour d'un verre ou deux. Sur la route de Brighton, coincé dans les bouchons, il se fit la réflexion d'essayer de faire attention à sa consommation d'alcool. Olivia était certes habituée à le voir dans des états terribles, et lui-même avait sombré dans une certaine forme d'alcoolisme depuis sa blessure mais s'il pouvait éviter de donner l'impression d'être un raté complet doublé d'un vieux garçon, cela l'arrangeait pour sa dignité personnelle. Harry finit par trouver une place tant bien que mal à proximité du pub, et traversa aussi vite qu'il put la salle bondée de clients, aidé par sa canne qui permettait de libérer la foule en travers de sa route. Il finit par apercevoir la petite tête blonde qu'il connaissait si bien.  « Désolé pour le retard, je me suis retrouvé bloqué dans les bouchons. » lui dit-il en se penchant pour l'embrasser sur la joue.  « J'espère que tu ne m'as pas trop attendu. Tu vas bien ? Qu'est ce que tu veux boire ? » s'enquérit-il en restant debout, avant de laisser sa canne pour se diriger vers le comptoir à cloche-pied. Revenant quelques instants plus tard, leur commande en main, Harry prit le temps de se défaire de son blouson de cuir d'aviateur, avant de s'installer sur la banquette en cuir vert.  « Santé ! » trinqua-t-il avant d'avaler goulument une ou deux gorgées de Guinness.  « Pas trop cauchemardé de ma mère depuis nos retrouvailles ? »


Dernière édition par Harry Dunhill le Dim 6 Jan 2019 - 0:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: sweet molly malone (olivia)   sweet molly malone (olivia) EmptyDim 6 Jan 2019 - 0:31

L'après midi était bien entamé quand le téléphone de l'institutrice se mit à vibrer, à l'écran s'affichait le prénom de son ami d'adolescence : Harry. Elle donnait un cours à ce moment-là, il était question de l'iliade et de l'odysée d'Homer, cours qu'elle affectionnait particulièrement, la blonde était depuis toujours plus que passionnée par la mythologie grecque et l'antiquité. Ce sont les vibrations de son téléphone qui l'obligèrent à couper court et de demander à ses élèves de rédiger une synthèse sur le mythe dont elle avait parlé quelques minutes plus tôt, les pauvres. Rapidement elle lui avait envoyé une réponse. Si à l'époque ils avaient eut un téléphone digne de ce nom, peut-être n'auraient-ils pas perdu le contact. A peine l'avait-elle retrouvé que Liv avait déjà la certitude qu'ils ne se lâcheraient plus et cette idée ne lui déplaisait pas, loin de là. La blonde avait peu dormi, comme à son habitude, mais le manque de sommeil était aussi causé par l'attente d'un message de la part de Harry, parce que s'il lui avait donné son numéro de portable via un petit bristol digne d'un aristocrate de la classe de l'ancien militaire, elle s'était contentée de biper son téléphone pour que le brun ait également le sien. Tout au long de la journée la belle avait été distraite, semblait perdue dans un monde parallèle qui l'empêchait de réfléchir et d'agir correctement, voilà comment à la pause déjeuner elle renversa son plateau repas sur les genoux d'un élève, qu'elle s'était exprimée presque uniquement en anglais, même durant ses cours et qu'elle avait oublié de rendre les devoirs notés qu'elle avait emport chez elle et qui étaient restés posés sur la table du salon de son appartement. Elle n'avait qu'une hâte, rentrer chez elle pour se préparer et sortir ce soir pour retrouver le Dunhill. Olivia avait déjà décidé de sa tenue, de la paire de chaussures et des collants qu'elle porterait. Une enfant à la veille de Noël, excitée comme une petite puce, elle comptait presque les heures qui la séparait de ce soir. Alors, à un rythme qu'elle qualifia de lent, la journée s'écoula et quand la cloche sonna pour la dernière fois de la journée, elle jetait presque ses élèves dehors pour refermer la salle de classe et rejoignait rapidement sa voiture pour rentrer chez elle.

En passant le pas de la porte la belle se dit qu'elle devait s'offrir un animal de compagnie, parce qu'elle trouvait trop triste de rentrer chez elle sans que personne ne l'y attende. Après tout elle avait vécu des années en compagnie d'une homme qu'elle avait finit par épouser pour finalement s'en séparer, mais elle avait cette habitude de rentrer et de retrouver quelqu'un qui l'attend, depuis son divorce, personne n'était installé dans le canapé et lui souriait dès qu'elle rentrait. Personne à qui raconter sa journée ou après qui râler à cause du ménage qui n'avait pas été fait ou de la machine à laver qui n'avait pas tourné. Oui, cela était une des rares chose que l'anglaise regrettait, mais elle savait qu'elle était incapable de vivre avec son père comme le pauvre Harry le faisait avec sa mère, aussi parce que le père Price ne possède pas d'immense demeure avec 23 chambres et 12 salles de bain. La modeste propriété n'avait que trois chambres, un petit jardin et une seule salle de bain. Puis, détail d'importance, elle était incapable de vivre sous le même toit que son père, bien qu'il l'ait aidé à revenir vivre à Brighton, leur relation n'avait en rien changée. Ils avaient déjeuner ensemble, une fois, depuis qu'elle était rentrée au bercail, mais cela s'était arrêté là. Il lui avait téléphoné au moment des fêtes de fin d'année et c'était tout, ce n'était pas plus mal. Elle prit un long bain, saisissant l'occasion de prendre soin d'elle et de se refaire une beauté. Sa belle robe rouge avait été repassée la veille et la blonde l'avait accrochée à la porte de la salle de bain. Une fois qu'elle eut mit le pied chez elle les minutes défilèrent si bien qu'une fois qu'elle avait enfilé sa jolie robe, l'heure de quitter son cocon était déjà venue et elle se hâta.

Certes elle n'habitait qu'à quelques rues du bar où Harry lui avait donné rendez-vous, mais ce n'était pas un prétexte, aux yeux de la belle, pour arriver en retard et pourtant. Quand elle franchit les portes du Master Mariner, après un rapide coup d'œil elle put constater que l'anglais n'était pas là. Nerveusement elle mordit sa lèvre inférieure avant de se diriger vers une table sur le côté de la salle, contre un mur. Impatiente, elle faisait pianoter ses ongles vernis contre la table en regardant de temps en temps les personnes qui entraient à leur tour dans le bar. L'ambiance était festive et la musique qu'on diffusait agréable, mais manquait de volume selon la petite blonde qui maudissait presque les grandes gueules qui l'empêchaient de savourer le fond musical de l'endroit. Alors que les minutes défilaient et qu'elle commençait à se demander s'il viendrait on vint lui apporter un shot, le serveur lui expliqua qu'il lui offrait parce que selon lui c'était dommage qu'une aussi belle "plante" n'ait rien à boire et c'est après qu'on lui ait reprit le petit verre que Harry fit finalement son entrée. Olivia a toujours détesté qu'on la fasse attendre, mais pour cette fois, elle ne dirait rien, c'était Harry après tout. "Ca va, oui, une desperita s'il te plaît !" enchaînait-elle, à peine arrivé qu'il disparait déjà pour leur ramener les boissons. desperita* est l'équivalent d'une desperado, de la bière, un quartier de citron et de la tequila, là lui semblait être le bon cocktail pour se calquer en quelque sorte sur Harry qui consommerait une bière. Elle avait vu juste puisqu'il revenait avec une Guiness.

Olivia trempa ses lèvres dans le liquide bien frais, elle se dit alors qu'elle ferait mieux d'y aller doucement si elle ne voulait pas rouler sous la table à cause de la tequila après à peine trois verres. "Même pas !" lui répondit-elle fièrement en passant sa langue sur sa lèvre supérieur, son visage arborait un charmant sourire amusé. "Joli cuir, d'où sort cette veste, on t'a parachuté, c'est la vraie raison de ton retard ?" quelle moqueuse elle faisait-là, pourtant, la vision de cette veste lui fit prendre conscience qu'elle avait complètement oublier d'en prendre une, Olivia avait pensé à tout, sauf à ça. Sa robe rouge pouvait être jolie hein. Ce n'était vraiment pas malin. Elle prit une nouvelle gorgée en se disant que la tequila la réchaufferait, son effet commençait d'ailleurs lentement à se répandre sans ses veines. "Je sens que je vais finir ronde comme une queue de pelle ce soir..." avait-elle soufflé en plongeant son regard dans le fond de son verre, déposant sur ses lèvres le bout de ses doigts.
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MessageSujet: Re: sweet molly malone (olivia)   sweet molly malone (olivia) EmptyDim 6 Jan 2019 - 1:35

    L'ambiance battait son plein au sein de ce petit bar situé sur la longue promenade en bord de mer. Rien de bien étonnant si l'on considérait que l'on était vendredi soir et que les membres d'un groupe de musique se préparaient doucement à donner dans les minutes qui suivront un concert live. Harry grimaça en voyant cela. Au contraire de l'enseignante, et au fur et à mesure que les années passaient, le barbu préférait les soirées calmes ou l'on pouvait encore entendre et écouter ce qu'avaient à dire vos partenaires de beuverie. Il était loin d'être contre un peu de musique, mais encore fallait-il que le volume sonore soit acceptable. Mais au vu de sa compagnie, il se tenait prêt à faire une exception. Dunhill était de bonne humeur ce soir et sa jambe ne le faisait pas trop souffrir. Peut-être était-ce le fait que ses pensées soient tournées vers Olivia depuis qu'il l'avait croisé sur le campus. Sa soirée avait été particulièrement animée et il avait mis du temps avant de s'endormir, l'esprit tiraillé par toutes sortes de questions et de doutes. Il espérait juste que ces dernières ne lui embrouilleraient pas trop l'esprit ce soir, et qu'il pourrait profiter entièrement de sa soirée. Lui qui d'ordinaire aimait à tout planifier et tout contrôler, héritage de son ancienne carrière, dérogeait à la règle et avait décidé de se laisser porter ce soir là. La remarque de la jeune femme lui arracha un sourire.  « J'aurais préféré ! J'ai juste galéré à trouver une place en venant. » avoua-t-il en souriant.  « Mais tu as presque vu juste. Je suis allé voler deux heures cette après-midi. Il faudrait que je t'y emmène d'ailleurs, je suis sûre que cela devrait te plaire. Tiens, regarde. » Harry sortit son téléphone portable pour lui montrer quelques photos, avant d'enchaîner sur l'histoire de l'acquisition de ses deux appareils. Mettez une pièce dans la machine et il était capable de parler de sa passion pendant des heures, parfois au détriment de son public qui ne partageait pas vraiment son enthousiasme. Durant tout son petit laïus, et depuis qu'il était entré dans ce bar, l'ancien combattant ne pouvait s'empêcher de lui décrocher quelques regards à la volée. Il fallait dire que son amie s'était vraiment mise sur son trente-et-un ce soir, et lui faisait regretter de ne pas être repassé au manoir pour se changer et mettre quelque chose de plus convenable que son jean et sa chemise. L'aristocrate restait un homme malgré tout et il n'était visiblement pas le seul à apprécier les courbes de la blonde, à en juger les regards des autres clients environnants.

     « Hop hop hop, je te rappelle que le but c'est de tenir jusqu'à l'aube ! Je t'ai connu plus combattante. J'ai besoin de toi pour refaire mon monde. » Harry ne se rendit pas tout de suite compte de ce qu'il venait de dire, et mettait ça sur le compte de gorgées de Guinness avalées peut-être un peu trop rapidement lorsqu'il partageait sa passion de l'aviation et des vieux coucous. Toujours était-il que son monde bien huilé avait peut-être bien besoin d'un grain de sable nommé Olivia. Il ne se reconnaissait pas ce soir, le père Dunhill. Lui d'ordinaire si calme et si mesuré, se sentait presque pousser des ailes et ressentait d'étranges sensations le parcourir sur lesquelles il ne parvenait pas à mettre de nom ou de définition. En tout cas, Harry passait un bon moment et une excellente soirée. Le concert venait tout juste de commencer et l'ambiance s'installait doucement chez les clients qui affluaient.  « J'espère que tu n'es pas venue en voiture, mais en tout cas, je ne te laisserais pas les clés de la mienne. Je ne suis monté qu'une seule fois en voiture lorsque tu conduisais et je crois que je suis sevré. »la tança-t-il avec amusement alors qu'ils finissaient doucement leur premier verre.  « Je crois que Père ne s'est jamais remis de la perte de son Aston Martin. En même temps, je peux le comprendre … elle avait quand même de la gueule cette voiture. J'espère que tu en as profité ... » Même si cet épisode avait eu des conséquences tragiques, Dunhill en avait conservé un souvenir heureux. Celui d'une époque insouciante et joyeuse, ou ses actes n'avaient que peu de conséquences, jusqu'à son départ pour l'internat.

     « Je reviens. » annonça-t-il en se levant difficilement, saisissant les verres vides pour se diriger vers le comptoir. Harry en profita pour commander un whisky sec, qu'il avala d'une traite avant de revenir vers leur table, ses consommations dans ses bras. Il avait senti une petite faiblesse et avait ressenti le besoin de prendre un petit remontant. Son mensonge quant à sa blessure refaisait surface et d'autres questions semaient le doute dans son esprit. Mais alors qu'il revenait s'installer sur sa banquette, il eut la surprise de constater qu'Olivia n'était pas seule, et qu'un trentenaire avait profité du vide pour commencer un numéro de séduction plutôt bon marché. Il n'était pas désagréable à regarder, mais sa vue fit aussitôt poindre une touche d'irritation chez le barbu.  « Ahem. » se hasarda-t-il à toussoter alors qu'il posait les verres sur la table, prenant appui sur la banquette pour soulager sa jambe douloureuse. L'homme lui tournait le dos, et ne semblait pas réagir à l'injonction de l'aristocrate. Harry réessaya, n'attirant qu'une certaine forme de mépris de la part du séducteur en maraude qui daigna enfin se retourner.  « Quoi ? C'est ta copine, ta femme peut-être ? »  « Non, mais .. » « C'est bon alors, laisse-moi. » Harry resta coi pendant quelques secondes, avant de se rasseoir en silence, attendant que le joli cœur ait fini son numéro et impatient de voir Olivia à l'oeuvre pour déloger l'individu dérangeant. Il y a quelques années, le barbu aurait probablement rué dans les brancards et aurait dégagé manu militari l'importunant. Mais ça, c'était le Harry d'avant, celui qui avait tout ses moyens et qui serait encore capable de faire face à un mec comme l'autre. Quant à l'Harry d'aujourd'hui, il suffisait qu'on le pousse à peine pour qu'il soit déséquilibré et qu'on l'étende de tout son long sur le sol. Alors il se passait volontiers des bagarres ou des altercations s'il ne voulait pas se ridiculiser. Une fois tranquille, Dunhill dégageait une fausse impression d'oisiveté, comme s'il ne sentait pas touché par ce qu'il venait de se passer. Mauvais comédien, il se hasarda à poursuivre la conversation comme s'il ne s'était rien passé.  « Je vois que certaines choses ne changent pas. » Ce n'était probablement ni la première, ni la dernière fois qu'ils étaient interrompus par un bellâtre qui essayer de charmer la blonde.  « Tiens, ton verre. En même temps, avec une robe pareille, je comprends qu'ils tentent leur chance. » Les compliments n'avaient jamais été son fort.
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MessageSujet: Re: sweet molly malone (olivia)   sweet molly malone (olivia) EmptyDim 6 Jan 2019 - 2:40

Un sourire poli étirait les lèvres de la blonde alors qu'elle observait les photos d'objets volants identifiés sur l'écran du téléphone de Harry, elle ne put s'empêcher de se demander si en faisant défiler toutes ces images d'appareils historiques se trouvaient des photographies de ses chats. Avec amusement elle écoutait le charmant Dunhill lui parler avec ferveur de sa passion, après tout, il valait mieux qu'il se passionne pour des avions anciens plutôt que pour quelque chose de plus étrange comme collectionner les grenouilles de céramique ou les galets peints. Sa voix lui était agréable, même s'il dû hausser le ton pour que Liv parvienne à l'entendre, c'était l'inconvénient de se retrouver dans un pub, elle eut l'envie de lui proposer un autre endroit, mais il avait lancé l'idée et dîner au restaurant aurait peut-être été étrange, là au moins l'environnement lui était familier, plus jeunes ils n'avaient jamais eu a se faire de restaurant en duo tout simplement parce qu'au manoir ses parents avaient des domestiques dont un cuisinier qui les gavait de bonnes choses. Ce qu'elle aimait rentrer de soirée en trainant littéralement Harry par les jambes parce que l'alcool l'avait mit k.o et passer la nuit au manoir Dunhill, là, à peine avaient-ils passés la porte qu'ils occupaient la cuisine et on leur préparait tout ce qu'ils désiraient afin d'éponger l'alcool qu'ils avaient ingérer. Déjà à l'époque, la petite blonde tenait bien la boisson, rares avaient été les fois où Harry dû lui tenir les cheveux alors qu'elle vidait le contenu de son estomac sur le bord de la route au retour d'une fête.

"Je suis venue à pieds." lui assura la jeune femme qui espérait qu'il aurait l'amabilité de la raccompagner jusque chez elle et s'il s'avérait qu'il avait trop bu, elle lui offrirait même de se reposer dans son canapé. Grande Reine. "Ne m'en parle pas, je crois que ça, ça a fini d'achever tes parents à mon sujet... Je te vois encore maintenir que tu conduisait, tu auras fais de ton mieux pour me couvrir." a lâché la petite blonde en terminant d'une traite sa bière alors que sa voix était teinté de mélancolie non dissimulée. Cette soirée, elle s'en souviendra toute sa vie, aussi parce que ce fut la dernière qu'ils passèrent ensemble avant d'être séparés. Un être vous manque et tout est dépeuplé. Il termina son verre, empoigna celui de la belle et s'éclipsa. Olivia faisait bouger sa tête au rythme de la musique que jouait la bande de musiciens, tapait même du pied et se laissait allée. C'est là qu'il est arrivé, Bob, et s'est installé à côté d'elle sur la banquette. "J'ai regardé sur le menu, mais vous n'y étiez pas." a t-il commencé en regardant la belle fiévreusement ce qui eut pour effet sur la l'institutrice d'arquer un sourcil. "Bonsoir" lui répondit-elle mal assurée, regardant par dessus l'épaule de l'intrus à la recherche de son ami. Elle n'avait aucunement l'envie de se faire draguer ce soir, le fait simple qu'il se soit invité à sa table lui donnait de l'urticaire, sans s'en rendre compte ses poings se serrèrent et elle n'écoutait qu'à moitié les paroles de Bob, jusqu'à ce qu'un détail, un mot qu'il venait de prononcer attire l'attention de l'anglaise. "Je t'ai reconnue." qu'il a dit, un instant Liv se demanda à quel moment le vouvoiement avait été aboli entre eux, de nouveau, ses sourcils s'arquèrent pour adresser un regard à mi chemin entre la surprise et le mépris. "Pardon ?" demanda t-elle sèchement, espérant au plus profond de son être qu'il ne faisait pas référence à... "On Golden Blonde" qu'il a dit, titre d'un film dans lequel la blonde figurait, toujours d'une voix mielleuse et elle comprit que son expression faciale l'avait trahie parce que le sourire de cet abrutis s'élargit d'avantage. Ce n'était ni l'endroit, ni le moment de venir lui parler de ça, c'était derrière elle et cela ne définissait en rien qui elle était. Son sang ne fit qu'un tour. "Tu sais, j'suis pas fan de ce genre de film, mais pour toi je ferais une exception..." Harry était revenu de son petit voyage, en quête de rafraîchissements et au bon moment, Olivia espéra et pria le seigneur qu'il n'eut pas entendu grand chose de cette conversation, puis Bob se sentit pousser des ailes allant jusqu'à envoyer paitre l'ancien militaire, s'en était trop. "Toi, laisse-moi tranquille, retourne là-bas avec les autres piliers te bourrer la gueule avant que j'te fasse chier tes dents." qu'elle a lancé en l'éjectant de la banquette sur laquelle il s'était assis quelques minutes plus tôt. "Pauvre fille." qu'il lui a craché en la méprisant du regard avant de s'éloigner. Liv, elle rit de nerf, adressant un sourire poli à son ami.

Liv ne put s'empêcher de lancer un regard assassin à son ami quand il se permit de lui faire une remarque concernant sa tenue. "Les choses ont pourtant bien changées." qu'elle a répondu à son ami sur un ton amer en se saisissant de son verre pour en boire de longues gorgées si bien qu'elle ne laissa qu'un fond de boisson alcoolisée dans le contenant de verre. Son sang et l'alcool qu'elle ingurgitait bouillonnait dans ses veines, mais la belle prit une profonde inspiration et fit de son mieux pour prendre sur elle. "Qu'est-ce qui s'est passé au ski, comment tu as fais pour te retrouver avec une canne ?" qu'elle lui a demandé d'une voix plus calme, d'abord, mais elle tapa de la paume sur sa cuisse. "C'est quoi le problème avec ma robe ? C'est parce qu'elle est rouge ?" son agressivité n'était pas dirigée contre son ami, loin de là, mais il fallait que ça sorte. "Tu aurais pu au moins faire semblant d'être avec moi, j'comprends pas. J'pensais que tu me sauverais !" si le début de sa phrase elle l'avait prononcé avec un soupçon d'agressivité, elle l'avait terminé sur un ton plus léger, lâchant même un léger rire. Loin d'elle était l'envie de se disputer avec Harry, mais tout de même, fut un temps où c'était lui qui la défendait de ce genre de trous du cul, mais avec le temps la belle avait dû apprendre à s'en sortir seule et quand bien même elle savait qu'elle pouvait se sortir de ce genre de situation elle-même, l'espoir que Harry lui vienne en aide l'avait habitée un instant.
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MessageSujet: Re: sweet molly malone (olivia)   sweet molly malone (olivia) EmptyDim 6 Jan 2019 - 3:31

    Harry la regarda avec incompréhension vider une bonne partie de son verre d'une traite, à l'image de ce qu'il avait pu faire quelques instants plus tôt au comptoir avec son whisky. D'après ses souvenirs, ce n'était pas la première fois qu'un lourdaud venait essayer de séduire Olivia, mais c'était peut-être la première fois qu'elle réagissait ainsi. L'aristocrate sentit que quelque chose n'allait pas, sentit qu'il aurait peut-être dû faire plus mais ne s'en sentait plus la force. D'un certain point de vue, il n'était plus que l'ombre du jeune homme qu'il avait pu être et aucun traitement ne pouvait y remédier. Devant l'agressivité de sa partenaire, Harry savait qu'il ne pouvait échapper à ce qui allait suivre, mais pensait malgré lui que cet instant arriverait plus tard dans leur relation. Car oui, depuis qu'il avait recroisé le chemin de l'enseignante, une part de lui était intimement convaincu qu'ils allaient être amenés à se voir plus régulièrement, ce qui le réjouissait. Mais il s'en voulait énormément de lui avoir menti la première et de ne pas avoir trouvé le courage de lui dire la vérité. Il savait pourtant que la pirouette du ski ne tiendrait qu'un moment, et qu'il devrait révéler son lourd fardeau. Face au mur, il pensait n'avoir aucune échappatoire et un sentiment douloureux le fit frissonner. Sa jambe se réveilla également, et Harry se massa le genou et la cuisse dans un vain espoir de gagner un peu de temps.  « Ecoute, je .. je te dois une explication. » Dunhill soupira franchement, cherchant les mots justes qui ne parvenaient pas à trouver le chemin entre son esprit et ses cordes vocales. Il but à son tour quelques nouvelles gorgées de bière, sans succès.  « Je t'ai menti, il n'y a jamais eu d'accident de ski. »Il soupira une nouvelle fois en levant les yeux au ciel, avant de jeter quelques regards en coin à la jeune femme pour observer sa réaction. Harry préféra ne pas lui laisser le temps de prendre la parole, préférant crever l'abcès entièrement.  « J'ai été blessé au combat il y a maintenant cinq ans, en Afghanistan. Nous étions partis pour une patrouille dans l'est du pays avec une dizaine de mes gars, et nous avions établi notre bivouac dans la cour d'une habitation locale. Nous nous sommes fait attaqués. Le coup classique, ils nous avaient vu venir. Un tir de mortier, ou de roquettes, je ne sais pas. Toujours est-il que j'étais en train d'organiser notre riposte lorsque je me rappelle du bruit assourdissant et étourdissant d'une explosion. Une vive douleur dans le dos puis plus rien. Grand trou noir. »

    Harry marque une pause dans son discours, terminant sa bière. Il n'a jamais aimé ressasser ce souvenir en particulier. Il pouvait pourtant parler de son temps de service comme de l'aviation : avec passion et pendant des heures, mais le barbu préférait garder pour lui certains souvenirs douloureux, et surtout celui-ci, qu'il ne dévoilait que peu en dehors des réunions des anciens combattants.  « Je me réveille en Angleterre, on m'avait rapatrié. Je suis resté près d'une semaine dans le coma. Un éclat d'obus est venu endommager ma moelle épinière, me paralysant d'abord des deux jambes. Rajoute à ça un arrêt respiratoire de quelques minutes et je te laisse imaginer les séquelles neurologiques qu'il peut y avoir. » Harry fait une pause dans son discours, reprenant péniblement son souffle et le fil du récit.  «  Grâce aux efforts des spécialistes et à une longue convalescence, j'ai quasiment réussi à récupérer l'usage de mes guiboles mais les docteurs sont formels : celle-là est aussi bonne qu'une jambe de bois. » avoua-t-il à demi-mots, une envie de boire le tiraillant de plus en plus. La honte l'envahit alors qu'il s'expose à nu devant son ami. Il appréhende sa réaction, s'attend à la voir partir de ce pub.  « Voilà. Ca, c'est moi. Incapable de tenir plus de quelques secondes sur mes deux jambes sans ma canne. Incapable de courir cinquante mètres pour attraper un bus en retard. Je ne pourrais même pas t'inviter à danser même si j'en mourrais d'envie. » rigole-t-il amèrement en faisant tourner le fond de mousse dans son verre.  « Pas mal, hein, à 35 ans ? » conclut-il sèchement avant de planter son regard désolé dans le sien.  « Liv', je suis désolé de t'avoir menti hier à ce propos. Je .. j'ai été stupide mais .. je crois que je n'avais pas la force de te montrer qui j'étais réellement alors que je venais à peine de te retrouver. » Sa voix se tordait de plus en plus au fur et à mesure que ses confessions avançaient.  « Ce .. c'est con, hein. Maintenant, je comprendrais parfaitement si tu partirais maintenant car c'est tout ce que je mérite. » Bon sang, ce que l'envie d'une cigarette se faisait ressentir. De la honte et de la colère bouillaient en lui et l'espace d'un instant, Harry eut l'envie que Bob revienne à la charge, afin qu'il puisse lui coller le pommeau de sa canne dans les entrailles. Ce serait probablement un bon moyen de se défouler, mais Dunhill avait la fâcheuse tendance de toujours surestimer sa force. Alors rajoutez une pincée d'alcool dans le sang, et ça en fait un très mauvais mélange. Et puis le moment était mal choisi pour créer un esclandre en ville.  « Avant que tu ne partes, si tu pars, il n'y a aucun problème avec ta robe, elle est très jolie. En tout cas, tu la portes très bien. » Harry essaya un sourire, sans trop de résultats. Un mauvais pressentiment s'empara de lui, comme si la joie et la bonne humeur qu'il éprouvait depuis leurs retrouvailles étaient en passe de s'achever aussi soudainement que tout ceci avait commencé. L'ancien combattant avait déjà perdu une fois son amie et il n'était pas prêt pour que cela arrive encore. Pourtant, il n'y avait pas d'autre fautif que lui aujourd'hui...
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