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MessageSujet: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptyJeu 3 Jan 2019 - 13:21

    Comme à son habitude, Harry s'était levé aux aurores, dérangé par son sommeil par sa jambe endolorie. Après avoir engouffré un petit-déjeuner on ne peut plus britannique et avalé plusieurs cafés, il avait eu un rendez-vous à l'hôpital pour un énième séance de rééducation. Sa blessure avait beau être âgée de cinq ans, l'ancien militaire anglais sait pertinemment qu'elle la suivra toute sa vie, et que s'il ne veut pas finir ses jours dans un fauteuil, il doit s'astreindre à ces plusieurs séances de torture hebdomadaires qui permettent de muscler et d'entretenir sa jambe blessée. C'était probablement l'unique raison pour laquelle il se battait. Se sentant déjà diminué physiquement, incapable d'avoir pu poursuivre la carrière qu'il aimait et qui le rendait fier, Dunhill se battait jour et nuit pour continuer à marcher, malgré la douleur que cela lui procurait. Terminer dans un fauteuil symbolisait pour lui une forme d'immobilité et en quelque sorte de mort. Il était déjà passé par une phase similaire au début de sa convalescence et était persuadé qu'il ne s'en sortirait pas une nouvelle fois.

    Heureusement pour lui, son programme de la journée était relativement chargé, lui permettant de sortir de son esprit les idées moroses qui le hantait. L'aristocrate avait ensuite eu un rendez-vous avec le corps administratif et professoral de l'Aldridge Community Academy pour le compte de sa fondation. Dans le cadre de l'aide à la réinsertion des vétérans britanniques, Harry faisait le tour des différentes universités et lycées à la recherche de professeurs disposés à donner de leur temps libre pour donner des cours du soir aux anciens combattants en quête de nouveaux diplômes. C'était à ce titre qu'il était venu présenter sa fondation et avait quitté la réunion avec de bons espoirs d'être recontacté très rapidement pour se voir proposer plusieurs candidatures. Cette fondation, cette aide qu'il était désireux d'offrir à ses semblables était probablement la chose qui lui avait sauvé la vie. Véritable bouée de sauvetage, le vétéran s'y adonnait corps et âme jour après jour, lui permettant de poursuivre sa vie sans trop penser à sa condition. Après avoir rencontré de nombreux hommes comme lui, il en était venu à la conclusion qu'il n'était vraiment pas à plaindre : Harry n'était ni paralysé, et possédait encore tous ses membres ou toute sa tête, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Malgré tout, cela ne l'empêchait pas de se croire inférieur à d'autres et parfois de jalouser ses congénères.

    Perdu dans ses pensées, le barbu déambulait à travers le campus académique qui regroupait différentes écoles allant de la maternelle au lycée. Il ne faisait pas particulièrement attention à l'agitation qui régnait autour de lui, se concentrant sur un discours qu'il donnerait prochainement à un gala de charité afin de recueillir des fonds. Bien qu'il avait une assurance naturelle et un certain charisme qui lui avaient permis de s'imposer auparavant comme officier des Royal Marines, l'aristocrate ressentait toujours une certaine appréhension à s'exprimer devant un parterre d'inconnus. Pourtant une silhouette vint l'interpeller, le stoppant net dans sa progression vers son véhicule. Cette démarche féline et féminine, cette chevelure blonde qui se soulevait à chacun des pas de la jeune femme qu'il observait, il était persuadé de l'avoir reconnu mais il lui fallut quelques secondes pour se remettre de ses émotions. Fronçant les sourcils, il essayait de se persuader que cela ne pouvait être elle mais le doute germait et subsistait dans son esprit. Harry se devait d'en avoir le cœur net. Il accéléra sa démarche claudiquante, faisant retentir sa canne sur les pavés du campus.  « Liv' ?! Olivia ! » se hasarda-t-il alors qu'il se rapprochait de la jeune femme.  « J'en étais sûr ! C'est dingue, je savais que c'était toi ! Tu n'as pas changé ! Enfin, bien sûr t'as pris quoi, un peu plus de dix ans depuis qu'on s'est vus la dernière fois ... » Harry interrompt enfin son flot de paroles qui déboulait à un rythme indécent depuis quelques secondes, en raison de l'excitation de ses retrouvailles avec celle qu'il considérait à une époque comme la personne dont il était le plus proche.  « Ce .. n'est pas ce que je voulais dire. » ajoute-t-il en repensant aux mots qu'il venait d'employer.  « Je voulais pas dire que tu avais pris dix ans … enfin, je .. bref. Tu es toujours la même. » essaie-t-il d'un ton et avec un sourire sincères pour essayer de se sortir de cette situation périlleuse.  « Je n'en reviens toujours pas ! Qu'est ce que tu deviens ? » Le géant barbu avait l'impression d'être excité comme une puce, et avait l'impression de revenir quinze ans en arrière, durant cette période insouciante de sa vie ou il faisait les quatre cents coups avec la belle blonde, au grand détriment de ses parents.
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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptyJeu 3 Jan 2019 - 20:36

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ft. harry dunhill, olivia price

I saw her dancing in some old smokey place, I bet I was the only one there to watch her face. All night I never saw a smile there 'cause she didn't even try, you know for just a little while there I saw a tear in her eyes. otis redding, look at the girl

C'est amusant de penser qu'à l'heure actuelle Olivia enseigne le français, non pas qu'elle n'ait jamais aimé l'école, mais plus jeune son comportement pouvait laisser à désirer, c'était une rebelle qui arrivait toujours à s'en sortir grâce à des pirouettes que ses professeurs ne voyaient pas venir. Non, elle était loin d'être une élève modèle, bien évidemment les choses ont changées depuis, elle a bien évolué et n'a jamais cesser de vouloir enseigner. Une autre chose amusante, est le fait que si la belle est revenue vivre à Brighton c'est en partie grâce à son père avec qui elle ne s'entend plus depuis des années. La vie peut parfois nous réserver de belles surprises. Elle avait très peu dormi cette nuit-là et s'était réveillée aux alentours de 5 heures du matin, la blonde avait pourtant tout tenté afin de regagner les bras de Morphée, en vain, si bien qu'elle se retrouvait assise sur le rebord de la porte fenêtre, une cigarette logée entre son majeur et son index, elle jetait un coup d'œil aux devoirs de ses élèves. La trentenaire n'était pas le genre d'enseignante stricte, loin de là, elle n'affectionnait d'ailleurs que très peu les devoirs fait à la maison, non, elle préférait les prendre sur le vif et les poussait à utiliser leur imagination lorsqu'il s'agissait de devoirs surveillés. C'était le genre de professeur qui s'assied sur son bureau en faisant face à sa classe, celle qui, pour punir un élève l'envoi au coin bien qu'il soit âgé de plus de 15 ans. Une enseignante funky, oui, elle s'était donnée pour objectif d'être la french teacher dont tous les élèves rêvent.  

Si Liv avait eut tout le loisir de se préparer pour se rendre à l'Aldridge Community Acamdemy, une fois qu'elle eut mit le pied en salle des professeurs le ton changea. Ses hauts talons cliquetaient contre le sol carrelé des couloirs de l'académie alors qu'elle passait d'une salle à l'autre, changeant d'étudiants à chaque heure de la journée. L'anglaise appréciait ses journées et n'avait jamais le temps de les voir passer, de plus les jours se succédaient sans se ressembler, voilà ce dont elle avait besoin. Elle entrait dans la salle de classe et ne s'exprimait qu'exclusivement en français, ce qui faisait grincer des dents les cancres qui la maudissaient entre leurs dents, mais elle, n'en n'avait que faire, pire, cela l'amusait et elle le leur faisait savoir de sa voix douce en arborant un sourire satisfait. Elle était respectée et appréciée, certains de ses étudiants avaient même le béguin pour elle et la trentenaire s'en trouvait flattée. Derrière son sourire et sa présentation élégante, Olivia dissimulait un passé sulfureux et souvent elle songeait au jour où le directeur de l'académie découvrirait son secret, lui et les parents d'élèves, la petite blonde ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il adviendrait d'elle si l'on venait à apprendre qu'elle avait été actrice pour l'industrie pornographique pendant des années.

Puis la cloche retentit, signalant aux professeurs et aux élèves que la journée, ou du moins le cours, était terminée. Dans le cas d'Olivia, sa journée de labeur touchait à sa fin et c'est avec un sourire satisfait qu'elle rangeait, dans un magnifique cartable de cuir noir, l'amas de feuilles dont elle s'était servie pour constituer ses leçons. Il lui était impossible de définir, à l'heure actuelle, ce qu'elle ferait de sa soirée, mais une chose était sure, elle ne resterait pas à stagner chez elle, il en était hors de question. Bien qu'elle ait peu dormi, la jolie blonde se refusait à s'enfermer chez elle, d'ailleurs, elle n'avait aucune leçon particulière à donner ce soir, elle était donc libre comme l'air et comptait bien en profiter. L'enseignante quittait la salle qu'elle refermait derrière elle et s'élançait dans les couloirs de l'établissement jusqu'à la cours extérieur, bille en tête, elle fendait presque l'air, talons cliquetant contre le sol, en direction de sa chère voiture. Elle omis de l'équation la possibilité de se faire aborder pas quelque élève ou autre collègue, mais une voix masculine et familière lui fit ralentir le pas jusqu'à s'arrêter tout à fait pour se retourner lentement vers l'homme qui venait de l'interpeler.

Le temps d'un battement de cils, c'est le temps qu'il fallut à la blonde pour comprendre à qui elle avait à faire. Harry Dunhill. Son estomac se souleva légèrement alors qu'un sourire étirait ses lèvres, balayant l'expression d'incompréhension, qui, l'espace d'un instant s'était installé sur son visage. Son sourire se figea comme un vieux fond de sauce alors que de sa bouche s'échappait un flot de paroles maladroites, Liv ne put s'empêcher de lâcher un léger rire nerveux. Elle aurait pu lui retourner ses paroles, il n'avait pas changé, pourtant quelque chose dans son regard avait changé et l'anglaise ne put s'empêcher de se questionner à ca sujet, le temps avait filé à une vitesse incroyable. Eux qui avaient été si proches pendant si longtemps s'étaient perdus de vue, progressivement. Mademoiselle Price avait bien tenté de correspondre avec lui alors qu'elle étudiant à Londres, mais n'avait jamais obtenu de réponse de sa part, la dernière fois qu'ils s'étaient seulement aperçu remonte au mariage de la blonde il y a presque une décennie et on ne pouvait pas parler de réelles retrouvailles. "Ca va.." lâcha t-elle surprise et un brin amusée par le comportement de son vieil ami, nerveusement elle glissa une main dans ses cheveux, repoussant sa frange blonde sur le côté. "Ca va !" avait-elle répété d'une voix plus vive. "J'enseigne ici, le français !" annonça t-elle non sans un brun de fierté dans la voix, glissant sa main de ses cheveux à sa nuque. "Excuse-moi, mais je ne m'attendais pas à tomber sur toi." finit-elle par avouer sans lâcher ce sourire stupide qu'elle expliquait à demi, après tout, il avait été là dans de grands moments de sa vie et avaient tous deux vécu de grandes aventures. La belle anglaise s'abstint néanmoins de lui faire remarquer que lors de retrouvailles il n'était pas nécessaire de faire remarquer à l'interlocuteur qu'il à prit de la bouteille.  "Bien, mais et toi alors, qu'est-ce que tu deviens, tu vis toujours à Brighton, je te croyais parti à l'autre bout du monde." elle avait demandé ça d'une voix douce, curieuse d'entendre les réponses que le charmant Harry allait lui donner.

 @HARRY DUNHILL
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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptyJeu 3 Jan 2019 - 21:34

    En observant la jeune femme du coin de l'oeil, c'était toute l'enfance d'Harry qui lui revenait en pleine figure façon boomerang. En fermant les yeux, il avait l'impression d'être redevenu ce gamin qui connaissait le parc familial et la ville de Brighton. Dunhill se rappelle cette amitié si précieuse qui l'unissait à Olivia, celle des bons et des mauvais jours. L'aristocrate n'avait jamais su ce qui lui plaisait chez cette petite fille malgré leur légère différence d'âge et que détestaient tant ses parents, trouvant qu'elle avait une influence néfaste sur leur aîné, qui se devait de rester irréprochable en toutes circonstances. Monsieur et Madame Dunhill avaient tout essayé pour les séparer durant leur adolescence, la mère de l'aristocrate n'étant certainement pas prête à laisser son fils aux mains d'une roturière comme cette Price. Aux yeux d'Harry, Liv' était un échappatoire à un monde trop enfermé et trop rigoureux. Pendant de nombreuses années, elle fut son véritable ticket pour l'aventure et l'extérieur, à l'image d'une version féminine de Peter Pan. A cette époque, le barbu aimait Olivia parce qu'ils étaient semblables, deux gosses rêvant de s'échapper de leur quotidien. Pourtant, et malgré tous ce que le monde pouvait croire ou penser, il ne s'était jamais rien passé entre eux sentimentalement parlant. Non, à l'époque, ils semblaient bien au-dessus de tout ça, réussissant à s'affranchir des émotions.

    Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu'à cette houleuse soirée ou le jeune homme, ayant un peu trop forcé sur la boisson, laissa conduire une gamine âgée de 17 ans à peine l'Aston Martin qu'il avait subtilisé à son père quelques heures plus tôt. C'est raccompagné par les bobbies qu'Olivia et son compère furent ramenés à leurs parents et c'était la dernière fois pour de nombreuses années que l'aîné Dunhill croisa le chemin de Miss Price. Envoyé en internat à l'autre bout du pays pour lui apprendre les bonnes manières, Harry essaya bien de garder contact avec la petite tête blonde. Mais nous étions au tout début des années 2000 et il n'y avait à l'époque ni internet ni smartphone pourtant si indispensables à nos yeux. Il avait bien essayé de lui téléphoner, mais sans aucune réponse. Quant aux différents courriers, ils étaient restés lettre morte. C'est à cette période que quelque chose chez lui se fissura dans ses sentiments vis-à-vis de la jeune femme. Une pointe de trahison, et de tristesse, restèrent ancrés chez lui jusqu'à ce qu'il ne se fasse une raison et qu'il décide d'aller de l'avant. Si le petit Dunhill savait que c'étaient ses parents qui interceptaient son courrier, les choses auraient été peut-être bien différentes. Alors il fut le premier surpris lorsqu'il reçut une invitation pour son mariage quelques années plus tard. La fracture s'acheva, et le comportement du jeune homme à ce qui devait être le plus beau jour de la vie d'Olivia n'aida en rien. Finir complètement saoul et repartir avec une demoiselle d'honneur n'était pas vraiment la définition de la noblesse d'esprit britannique.

    Pourtant, Harry ressentait un réel soulagement et un réel plaisir de la recroiser ainsi, contre tout hasard. Un petit sourire benêt ne quittait pas ses lèvres, et il buvait littéralement ses paroles.   « Mademoiselle Price, professeur de français... » se hasarda-t-il dans un bon français mais à l'intonation hésitante.  « Ainsi, tu as finalement accompli ton rêve. Je suis content pour toi. » conclut-il alors que ses lèvres s'étiraient d'un sourire plus sincère. Mais alors qu'il s'apprêtait à répondre aux interrogations légitimes de la professeur, Harry ne put s'empêcher de mordre plusieurs fois sa langue dans sa bouche, hésitant quant à la réponse à lui donner.  « Je l'étais. Mais je suis revenu il y a maintenant cinq ans. J'ai quitté l'armée à la mort de mon père pour reprendre la fondation familiale et qui, je dois avouer, occupe une grosse partie de mes journées. Et puis là, je reviens d'un séjour dans les Alpes. Comme tu peux le voir, le ski n'est toujours pas mon fort. » dit-il en montrant sa canne et sa jambe raide.  « Trois fois rien, je te rassure, juste une petite entorse. » assura-t-il d'un mauvais sourire. Harry s'en voulut immédiatement de lui mentir ainsi, leurs retrouvailles à peine entamées mais il ne parvenait pas à se résoudre à lui dire la vérité sur l'homme qu'il était. C'était parce qu'il pensait que les souvenirs d'adolescence de la jeune femme devaient être au moins aussi vivaces que les siens qu'Harry ne souhaitait pas de donner de lui l'image d'un homme amoindri et diminué, d'un demi-homme presque, alors qu'il aurait été capable de déplacer des montagnes à l'aube de ses vingt ans.  « Dis-voir, tu vas peut-être trouver ça un peu précipité, mais j'étais justement venu ici dans l'espoir de trouver des professeurs prêts à faire un peu de bénévolat pendant leur temps libre. Ce serait pour donner des cours du soir pour des remises à niveau scolaires pour d'anciens soldats en difficulté. Sais-tu si certains de tes collègues pourraient être intéressés ? » Chassez le naturel qu'il revenait au galop.
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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptyJeu 3 Jan 2019 - 22:35

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I saw her dancing in some old smokey place, I bet I was the only one there to watch her face. All night I never saw a smile there 'cause she didn't even try, you know for just a little while there I saw a tear in her eyes. otis redding, look at the girl

Il lui arracha un petit rire en s'essayant au français, il était loin d'être parfait, mais Olivia, elle partait avec un avantage, sa mère. Langue dans laquelle elle s'exprimait souvent avec la femme qui lui avait donné la vie et l'avait élevée. Après tout, chez les aristocrates cela était bien vu de parler la langue de Molière, cela montrait que l'on avait reçu une bonne éducation, tout du moins, une éducation digne de ce nom. C'était le cas pour Harry, quand elle l'avait rencontré tous deux étaient si jeunes et naïfs, mais très vite elle comprit que derrière ses airs angéliques se cachait un vrai petit diable qui n'attendait qu'une chose, qu'on l'aide à sortir de sa boîte. C'est ce qu'elle avait fait, c'est ce qu'elle lui avait apporté, un certain grain de folie dont sa vie manquait cruellement, quand à Harry, il arrivait à l'apaiser et lui apportait une certaine sérénité, grâce à lui la mélancolie ne l'habitait plus, non. Tous deux étaient complémentaires finalement, si bien que leur entourage était persuadé que quelque chose se passait entre les deux jeunes gens. C'était sans doute à cause de cela que la famille Dunhill n'appréciait pas l'idée que leur fils aîné fréquente de la racaille, elle le lui avait déjà dit clairement la mère d'Harry le lui avait confié et ne s'en cachait pas, elle n'appréciait pas Olivia, ni même l'influence qu'elle avait sur son fils. Pauvre gosse, petit gamine si jeune et naïve, vivait mal le fait que la famille de son ami le plus proche ne puisse pas l'encadrer, mais l'essentiel était qu'il n'en n'avait que faire de ce que sa famille pouvait bien penser, cela ne l'empêchait pas de fréquenter la petite blonde. Si elle savait, cette rombière, quelle carrière elle avait exercé des années plus tôt, sans doute jubilerait-elle. Affreuse bonne femme. "Oh, je suis désolée..." souffla t-elle en apprenant le décès du patriarche Dunhill, qu'elle ne portait, certes pas dans son cœur, cela n'empêchait pas Liv d'être sincère en prononçant ces mots, parce que bien qu'il ait eu toutes les raisons du monde d'en vouloir à la roturière Price, en partie à cause d'un accident de voiture impliquant son fils ivre mort et une Aston Martin tout droit sortie d'un film James Bond, l'institutrice savait ce qu'était que de perdre un parent, la mort de sa mère l'avait traumatisée.

Son regard se balada alors jusque la canne à pommeau sur laquelle le quadragénaire prenait appui, ses yeux clairs analysèrent l'objet rapidement pour remonter le long de son bras, s'arrêter sur les lèvres fines d'Harry et finirent leur course dans les yeux de ce dernier. "Oh..." ponctua l'anglaise pour appuyer le rictus de son interlocuteur, elle l'imaginais se tenir fièrement sur sa paire de skis à un prix exorbitant, rire avec ses amis du club de golf, en compagnie de son épouse, un verre de vin chaud à la main. Liv imaginait très clairement le charmant aristocrate, cheveux aux vent, baume à lèvres blanc moche autour de la bouche, tout sourire, dévaler les pentes et finalement se prendre un sapin de plein fouet pour finir par s'écraser dans un petit faussé et se briser les os de la jambe. Ses vacances à la blonde étaient loin de ressembler à ça, non, une piscine, une belle villa près de la mer, le soleil, un bon livre et des cocktails, parfois de vieilles connaissances lui téléphonaient pour lui proposer de se joindre à une réception qui finissait toujours par dégénérer et où tous les invités finissaient habillés, ou non, dans une piscine chauffée. Panel d'invités composé de milliardaires, acteurs venus du même milieu que celui dont elle était sortie et autres intermittents de l'ombres que seuls les fêtards peuvent connaître. La gorge de la belle se serra légèrement et pour se défaire de cette désagréable sensation elle déglutis, avec difficulté. "C'était donc toi, le rendez-vous du directeur, on m'en a parlé ce matin en salle des professeurs, oui je..." hochant lentement la tête de haut en bas, elle fit une rapide liste de potentiels collègues qui pourraient dispenser des cours bénévolement à d'anciens combattants, elle ne doutait pas que la plupart se porteraient volontiers volontaires, l'idée était après tout séduisante. "Je poserais la question autour de moi, avec plaisir, d'ailleurs, j'en serais avec plaisir, si jamais étudier le français intéresse les militaires en quête de connaissance." a t-elle ajouté en ramassant son cartable d'un geste simple, perchée sur de hauts talons Olivia faisait presque la même taille que Dunhill, à quelques centimètres près, une petite dizaine quand même.

"Si on m'avait dit à l'époque que tu marcherais sur les traces de ton père, je n'y aurais pas cru." lâcha t-elle en riant à demi, sur le ton de la confidence et s'était même penchée sur lui en articulant ces mots. Puis elle se redressa, en même temps, si on lui avait dit qu'elle perdrait sa mère, qu'elle perdrait son ami le plus proche et qu'avant d'enseigner dans une académie privée à Brighton elle ferait carrière dans l'industrie des films pour adultes, pas sur qu'elle y aurait cru non plus. "Ca me fait plaisir de te revoir, surtout que la dernière fois nous nous sommes plus croisés qu'autre chose." dit-elle timidement en détournant le regard, faisant mine de réfléchir à quand leur dernière "entrevue" remontait, non, elle n'avait pas oublié le coup qu'il avait joué le soir de son mariage et si à l'époque elle l'avait très mal prit, parce qu'en plus de refuser de correspondre avec elle délibérément, il se permettait de se faire remarquer à ses noces, quand Olivia comprit que son mariage ne fonctionnerait pas, elle l'avait pardonné. "Mon mariage." insista t-elle en arquant un sourcil, narquoise. Le temps d'un instant elle ne dit rien, laissant un léger silence étrange s'installer entre eux. "Je plaisante, un peu, j'ai divorcé depuis." souffla t-elle, balançant l'information sur un ton léger, se permettant même de rire légèrement. Après tout, ils n'était plus sur la même longueur d'ondes, la blonde souhaitait fonder une famille, construire quelque chose de solide, mais loin de son ex-époux se trouvait l'idée d'avoir des enfants. Divorcer fut plus dur pour lui que pour l'anglaise qui s'était faite à l'idée que son mariage foncerait dans le mur tôt ou tard. "Si tu m'annonces que tu t'es marié sans me laisser un chance de me venger du plan que tu m'as fais, on risque de ne plus être amis." elle plaisantait naturellement, enfin, presque.  

 @HARRY DUNHILL
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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptyJeu 3 Jan 2019 - 23:38

    A peine le mensonge était-il sorti de ses lèvres que la culpabilité envahissait son corps pour le ronger et le tirailler. C'était comme si une infime part de lui voulait vainement essayer de se rattraper tandis qu'une majorité silencieuse et écrasante se complaisait dans la divulgation de cette fausse information. Il ne se comprenait pas lui-même et repensait malgré lui à cette période de sa vie ou il ne lui cachait et lui dévoilait tout ses secrets, ses doutes ou interrogations. Que cette époque lui paraissait lointaine à cette minute. Son âge lui revint en pleine figure en un claquement de doigts et il fallait être idiot pour se cacher la vérité : il avait vieilli. Ses rêves de gosse ont volé en éclat le même jour ou un shrapnel s'est logé dans sa moelle épinière. Dunhill essayait tant bien que mal de reprendre un peu de contenance et feignait l'indifférence, se rattachant aux mots de la jeune femme. Le visage du barbu s'illumina à l'annonce du volontariat de celle qu'il avait considéré comme sa meilleure amie, avant que la culpabilité ne réapparaisse à l'horizon en se faisant plus prégnante en lui. Désormais, il était sûr qu'il allait la recroiser à un moment ou un autre, et il savait d'avance que son petit mensonge ne durerait pas éternellement et qu'il pourrait lui coûter cher.  « C'est vrai?! »s'exclama-t-il, le visage illuminé par une telle annonce. Il lui était souvent arrivé d'avoir de nombreuses réponses négatives du corps professoral -notamment celui du secteur public- dont certains de ses membres s'avéraient être des antimilitaristes convaincus.  « Oui, bien sûr ! Avec grand plaisir ! Tu sais, nous acceptons toutes les bonnes âmes et je suis sûr que certains se trouveront une vocation pour le français. En tout cas, merci, merci beaucoup. C'est très important pour eux. Même si parfois, leur démarche n'aboutit pas, ça permet à beaucoup de bons gars, parfois brisés moralement, de se changer les idées et de se concentrer sur autre chose l'espace d'une heure …. » Cette cause lui tenait tellement à cœur qu'il se sentait capable d'en débattre pendant des heures, surtout qu'il avait également sa pierre à apporter à l'édifice.

    Les deux amis reprit d'une manière presque naturelle la marche d'Olivia vers son véhicule. Ils formaient un drôle de couple : elle fendait les pavés de ses hauts talons tandis que le bruit de sa canne résonnait, crééant une étrange mélodie non accordée. Il plaça sa main disponible devant sa bouche, comme s'il se dévoilait sur le ton de la confidence.  « Je pense que je ne l'aurais pas cru non plus ! » s'amusa-t-il à son tour de sa situation.  « Je dois dire que j'ai vraiment apprécié mon temps passé à l'armée. J'ai eu des responsabilités inouïes pour le jeune homme que j'ai été et cela m'a permis de voir du pays. Mais j'avais l'impression d'avoir fait ma part, et qu'il était temps pour moi de partir. Je continue quand même à faire de la réserve, mais essentiellement du travail de bureau, plus question pour moi de partir sur le terrain. » Harry avait surtout tout sacrifié pour son pays : une partie de son corps, une partie de son esprit, sa jeunesse. Rien, aucune retraite, aucune médaille, aucun honneur ne pourrait lui rendre ce qu'il a perdu. Mais si vous lui demandiez, il le referait les yeux fermés.  « Mais au moins, avec la mort de Père, j'ai pu reprendre la fondation telle que je l'entendais et surtout j'ai pu la développer comme je le voulais. C'est extrêmement gratifiant de pouvoir s'imaginer utile pour quelqu'un. Mais je suppose que c'est un sentiment que tu dois déjà connaître ... » confia-t-il avec un petit sourire. L'aristocrate avait un profond respect pour les professeurs, surtout depuis qu'il était passé à l'âge adulte. Il fallait vraiment être passionné et terriblement animé de l'envie de transmettre savoir pour exercer ce métier.

    Le barbu marqua un sourire lorsqu'Olivia lui avoua qu'elle était malgré tout content de le revoir. Ce sentiment était bien évidemment partagé par Harry, qui trépignait d'en apprendre un peu plus sur les dix années qui s'étaient écoulées. Mais son excitation et sa curiosité furent stoppées nettes lorsque la belle blonde commença à évoquer la journée de ses noces. Le vétéran s'arrêta net dans sa course, le visage blême.  « Oui .. je, à ce propos ... »balbutia-t-il en tombant dans le panneau la tête la première, avant d'être secouru et rattrapé par la plaisanterie de la jeune femme. Harry un  « Ah ! » de soulagement, doublé d'un soupir. Cela ne pardonnait qu'à moitié son comportement indigne de son rang et de son éducation, mais qui était peut-être la conséquence d'une vérité qu'il s'était refusait de s'avouer à l'époque.  « Non, non, je ne suis pas marié, l'honneur est sauf ! » poursuivit-il sur le même ton léger avant de poursuivre.  « Mais j'ai emménagé avec une femme que tu dois connaître, ou que tu as probablement croisé pendant notre adolescence. » Dunhill la laissa mijoter quelques longues secondes avant de se pencher à nouveau, un air taquin et fier ancré sur son visage. Il aimait la voir se triturer ainsi les méninges à la recherche de qui pourrait être celle qui partageait sa vie.  « Ma mère ... » avoua-t-il enfin, doublé d'un éclat de rire franc et sincère. Il se fit la réflexion que cela faisait quelques temps qu'il ne s'était pas senti aussi léger, et avait fini par oublier à quel point c'était agréable.  « Mais bon, fort heureusement, le manoir est grand et je ne suis pas obligé de la croiser tous les jours. Sinon, je suis vraiment désolé pour ton divorce. » confessa-t-il alors qu'ils approchaient doucement du parking.  « Mais également pour le jour de tes noces. Mon comportement était inexcusable et indigne de la confiance que tu m'avais accordé en m'invitant. Je te demande pardon. »
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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptyVen 4 Jan 2019 - 23:42

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ft. harry dunhill, olivia price

I saw her dancing in some old smokey place, I bet I was the only one there to watch her face. All night I never saw a smile there 'cause she didn't even try, you know for just a little while there I saw a tear in her eyes. otis redding, look at the girl

L'armée, après l'école privée dans laquelle il avait été envoyé c'était ce qui avait marqué une rupture dans leur relation, ils étaient pourtant inséparables et c'est avec une certaine mélancolie amère qu'Olivia y songea. Leurs belles et jeunes années d'insouciances ne semblaient pas si lointaines pourtant. En évoquant le sujet il réveillait chez la jeune femme une nostalgie qu'elle pensait avoir dépassé, persuadée que le temps avait panser certaines plaies, mais c'était faux. Elle se contenta de ne rien laisser paraître, s'efforçant de conserver un visage neutre. Une lettre par jour, pendant une année complète, aucune d'elles n'ayant reçu de réponse. L'entendre parler de sa fondation lui donnait de nouveau envie de sourire, à croire qu'il avait finit par trouver sa vocation qui se trouvait être loin des champs de bataille et autre territoire hostile, en un sens, elle s'en trouvait rassurée. Il lui arrivait de penser à Harry, se demandant où pouvait-il bien se trouver et que faisait-il, s'il était en danger ou assis dans un canapé moelleux à siroter une bière au fond d'un pub en compagnie de frères d'armes. Oui cela lui était souvent arrivé alors qu'ils n'avaient plus contact tous les deux, elle était comme ça l'anglaise, quand quelqu'un comptait pour elle, il ne cessait pas d'exister à ses yeux et ça même si le temps et la vie pouvait avoir raison de leur relation. Ils progressaient dans l'allée qui menait au parking, touchant au but assez rapidement, se déplaçaient au rythme des percutions que provoquaient et les talons de la blonde et la canne du quadragénaire contre le bitume.

Se rendre utile afin d'aider les autres, en un sens Olivia avait rendu service à bien des âmes dans sa vie et de manière totalement différente de celle qu'elle emploi aujourd'hui. Un léger rictus semblable à un sourire s'affichait sur le visage juvénile de la jolie blonde, s'il savait. Il avait piqué la curiosité de la blonde qui ralentis le pas, se demandant avec qui il avait bien put emménager. Quelqu'un qu'elle connaissait, une femme de leur entourage. Ses méninges se mirent à tourner à plein régime, un miracle que des oreilles ne se soit pas échappée de par ses oreilles, c'était rapide. Elle faisait le tour des visages féminins qui les avaient entourés durant leurs jeunes années. Il y avait bien là quelques potentielles jeunes femmes qui auraient pu l'avoir, Harry, à l'usure. Mais sa réflexion fut stoppée nette quand il lui annonça qu'il partageait sa vie avec... Sa mère. Olivia manqua de s'étouffer, tâchant de retenir un rire moqueur, surprise par cette révélation. Qu'avait-il bien pu lui arriver pour qu'il décide de rester auprès de cette dernière. A son bon souvenir, Madame Dunhill n'était en rien amusante, elle n'était pas particulièrement gentille et loin de se montrer affective, ne savait que rabrouer son fils pour des choses futiles. "Merde." lâcha t-elle, sans réussir à le retenir finalement, haussant les sourcils, son regard s'était perdu dans le vague, un court instant avant de regagner les yeux azur de son vieil ami.

"Non, non... Attends, ta mère ?!" s'indigna l'anglaise en faisant claquer les paumes de ses mains contre ses cuisses. "Tu n'as pas à être désolé pour mon mariage, ce sont des choses qui arrive." enchaîna t-elle, débitant rapidement ses paroles, pressée de revenir sur le sujet : Maman. Une cohabitation improbable, peut-être que le décès de son mari lui avait mit un coup au moral et que le brave Harry s'était dévouée, évitant à ses frères et sœurs la corvée de vivre avec cette affreuse bonne femme. "Mais merci de t'excuser pour ton comportement déplorable le soir de mon mariage." avait-elle ajouté en secouant la tête de droite à gauche, employant encore un débit de parole incroyable. Elle était tiraillée l'enseignante, entre l'envie de développer le sujet de ses noces et celle de comprendre ce qui s'était passé dans la vie du bellâtre pour qu'il finisse par accepter de vivre avec sa mégère de mère. "On en parlera autour d'un verre." lança t-elle en glissant une main dans ses cheveux, chassant de ses yeux la frange qui lui obstruait la vue et qui volait au vent. "C'est pour ça que tu ne t'es pas marié, à cause de ta mère... Je le savais, je te l'avais dit à l'époque qu'elle t'empêcherait de vivre !" ragea la petite blonde qui reprit lentement sa marche, les sourcils froncés. Bien sur qu'elle le lui avait dit, mais sans doute à l'époque, aux oreilles de Harry, peut-être que ses mots n'avaient pas de sens. Liv en vint presque à regretter que le père Dunhill ait périt avant son abominable épouse.

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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptySam 5 Jan 2019 - 0:42

     « Oui .. bon, ça va.. » pesta-t-il doucement envers la jeune femme. D'accord, l'aristocrate avait quarante, était seul et vivait encore avec sa mère. Qu'y avait-il de mal à ça ? Après tout, ce n'était pas comme s'il passait l'ensemble de ses journées à ses côtés à l'écouter prendre le thé avec ses amis en dodelinant gentiment de la tête à chacune de ses réflexions, ou qu'il passait leurs soirées à boire de la camomille en dissertant sur les éventuelles prétendantes du célibataire. Le manoir Dunhill était grand, sa mère vivait dans une aile à part et la propriété était autant la sienne qu'elle était celle du barbu. La mort de son père étant proche de sa convalescence passée dans sa demeure familiale, il ne parut pas juste à l'époque de devoir quitter sa mère dans ces épreuves difficiles. En tant qu'aîné, il se devait d'être là pour elle et de la soutenir dans les moments de doute, même si leur relation n'avait jamais été au beau fixe. Pourtant, cela faisait désormais cinq ans qu'Harry était dans la même situation. Il fallait croire qu'il avait fini par se faire une raison, ou que la situation ne le dérangeait pas plus que cela.  « N'importe quoi … tu sais très bien que Mère rêve de caser avec n'importe quelle baronesse ou marquise d'Angleterre. Et puis j'ai même été fiancé ! » annonça-t-il comme si c'était un exploit ou une prouesse à féliciter. Une fille bien sous tout rapport : issue d'une très bonne famille, bien éduquée. Bref, elle avait tout pour plaire à la matriarche Dunhill. Pourtant, c'était Harry qui avait rompu ses fiançailles avec la jeune femme pendant son premier déploiement en Irak, peu de temps après l'invasion de 2003. Il lui reprochait -bien qu'il ne le lui avait jamais avoué- un manque d'originalité et de joie de vivre. Elle aurait fait une parfaite épouse ou une excellente mère au foyer, mais à l'époque, et peut-être même encore maintenant, ce n'était pas ce que cherchait l'aristocrate. Dunhill vivait pour une pointe d'agitation, de spontanéité et d'agacement conjoint.

    Le petit couple arriva enfin devant la voiture de la professeur, alors qu'un ciel gris d'hiver régnait au-dessus de leurs têtes, annonciateur d'humidité et de mauvais.  « Tu sais, Mère a changé, je crois bien que vous finirez par vous entendre un jour où l'autre. Tu devrais venir boire le thé avec elle au manoir, un de ces jours, pour te faire une idée. » Las d'être renvoyé dans ses vingt-deux mètres, il fallait à l'ancien militaire reprendre l'initiative et l'offensive. Harry fit tenir sa canne en équilibre contre la voiture avant de sortir de la poche intérieure de sa veste de costume une carte de visite ainsi qu'un stylo. Il ne lui fallut pas longtemps pour qu'une vague de douleur s'empare de son cerveau, le faisant grimacer un court instant. Dunhill se massa le genou avant de se concentrer sur le numéro qu'il écrivait, avant de tendre le petit bristol vers Olivia, un faux sourire sur le visage.  « Avant que je n'oublie ou que tu ne t'enfuies à cause du fantôme de ma mère, je te laisse ma carte avec mon numéro privé. Ca t'évitera d'appeler sur le fixe et de tomber sur ta hantise, comme autrefois. Et puis, si tu veux visiter la fondation avant de donner une réponse trop rapidement, je serais ravi de te faire le tour du propriétaire et de te présenter un ou deux de ces braves, que tu te fasses ta propre idée. » lui dit-il alors que son sourire s'élargissait. Harry récupéra sa canne pour s'appuyer dessus, soulageant aussitôt la douleur d'une manière quasi-infime, mais toutefois perceptible et agréable.  « Je suis sincèrement heureux de t'avoir revu aujourd'hui. C'était une véritable bouffée d'air frais. » avoua-t-il sans trop savoir pourquoi. D'ordinaire, il n'était pas vraiment le genre d'hommes à s'épancher, mais la présence et la personnalité de la jeune femme lui avait vraiment manqué. Il n'avait connu pareille complicité avec aucune autre personne du sexe opposé et une telle épaule aurait été plus qu'appréciable plus surmonter certains des obstacles qu'il avait du affronter dans sa vie.A cet instant, déjà tiraillé par le mensonge, Harry s'en voulait d'avoir laissé échapper Olivia de sa vie. Doucement, mais sûrement, elle lui avait coulé entre les doigts, toujours aussi libre qu'au premier jour. Peut-être qu'il aurait dû se battre un tout petit peu plus, peut-être qu'il aurait dû envoyer une lettre de plus, qui sait. Maintenant le mal était fait, et il ne se voyait clairement pas arriver la bataille.

    Plus la journée avançait et moins il se reconnaissait. La joie de leurs retrouvailles laissait place à une certaine forme d'amertume mêlée de rancoeur. Lui qui était devenu si routinier, presque vieux garçon ne savait plus comment réagir face à un tel ascenseur émotionnel.  « Tu m'as manqué, Liv'. N'hésites pas à appeler quand tu veux. Essayons de ne pas attendre dix ans avant de nous revoir. » conclut-il en s'approchant d'elle pour déposer un baiser sur son front, comme il avait pris l'habitude de le faire de temps à autre durant leur adolescence. Maintenant qu'ils étaient à sa voiture, il s'en voudrait de la retenir ainsi.
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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptySam 5 Jan 2019 - 1:32

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I saw her dancing in some old smokey place, I bet I was the only one there to watch her face. All night I never saw a smile there 'cause she didn't even try, you know for just a little while there I saw a tear in her eyes. otis redding, look at the girl

C'est avec attention qu'elle écoutait le flot de parole qui s'échappait des lèvres de l'ancien militaire, il se justifiait et cela amusait un brin la petite blonde qui hochait la tête sans l'interrompre, incapable de se défaire d'un sourire espiègle que faisait naître sur son visage les explications de son ami de longue date. Il pouvait s'affairé et déblatérer des heures s'il le voulait, il n'arriverait pas à enlever de l'esprit de l'institutrice qu'il avait tout du vieux garçon. Pas d'enfants, aucun mariage en vue, une belle et grande demeure, un compte en banque bien fourni et la compagnie de sa mère pour meubler ses journées. Si sa situation amusait la jolie Liv, l'espace d'un instant, elle ne pu s'empêcher de ressentir de la tristesse pour Dunhill, parce qu'elle savait pertinemment au plus profond d'elle-même que s'il en était arrivé là, c'est que la vie avait dû se montrer capricieuse avec lui, tout comme elle avait pu l'être avec elle finalement. Que lui était-il arrivé durant la décennie passée, ça la blonde n'en savait rien, mais si le sort s'était amusé avec lui comme il l'avait fait avec elle, Olivia se dit que son parcours devait regorgé de tout un tas d'histoires incroyables, surprenantes et certainement tristes. Là est la tragédie qu'est la vie, après tout, nous n'en connaissons seulement que le début et la conclusion, pas ce qui va la composer. "Un thé ?" avait-elle répété, comme pour s'assurer qu'elle n'avait pas été victime d'une hallucination auditive et là elle s'imaginais assise dans une beau fauteuil voltaire, moelleux et recouvert de velours d'un vert émeraude qui aurait pu rendre envieuse Scarlett O'Hara, héroïne d'un roman vieux comme Érode, propriétaire d'une plantation de coton dans le vieux sud américain. Elle rit alors franchement et de bon cœur, le temps n'avait en rien impacté son humour et alors qu'ils s'étaient plantés devant la mini cooper de 1970 de la blonde sur laquelle il se permit de déposer sa canne pour sortir de sa veste une carte de visite, quand elle s'en saisit et lu ce qui y était inscrit ses sourcils s'arquèrent. Les aristocrates et les cartes de visite, même quand elle actait, elle n'avait jamais eu de carte de visite, à l'époque dans le milieu ils n'en n'avaient pas utilité à vrai dire, mais bon, maintenant qu'elle enseignait et donnait des cours particuliers de français, l'anglaise n'en n'avait pas fait imprimer.

"Nous n'aurons pas à attendre une nouvelle décennie - sauf si ta mère s'en mêle de nouveau." lâcha la jeune femme en riant à demi, bien que ce qu'elle venait de dire, elle le pensait profondément. Jamais elle ne pourra s'empêcher de penser que si leurs parents étaient restés à leurs places, jamais les choses ne se seraient déroulées de cette manière, leurs vies n'auraient pas prit de tels tournant, elle en avait l'intime conviction. "Non, tu dois m'offrir un verre pour que l'on refasse le monde et qu'on ressasse le passé, à la manière de ces vieux piliers de bistrot que l'on retrouve généralement tôt le matin au coin de la rue." dit elle alors qu'elle glissait la carte de visite de son ami dans la poche de son jean, Liv profita même de se trouver éloignée de l'établissement scolaire pour s'allumer une cigarette qu'elle sortit de son cartable. "Je t'en offre une ?" lui a t-elle demandé en déverrouillant les portières de sa voiture pour y balancer son cartable et son écharpe. "Tu sais..." commença la jeune femme, la clope coincée dans le bec alors qu'elle faisait claquer la portière de sa voiture, venant s'adosser à la portière de son véhicule venu tout droit d'une autre époque, ou presque. Là se présentait l'opportunité d'obtenir des réponses à certaines questions qui étaient restées en suspens durant un nombre incalculable d'années, mais elle se ravisa, préférant le travailler au corps avant de l'attaquer. Parce que bien qu'elle ait été plus que ravie de retrouver l'une des personne ayant énormément compté à ses yeux dans sa courte et misérable existence, l'amertume des non-dits et certaines actions passées continuaient de la torturer, surtout maintenant qu'il refaisait surface. Non, pas maintenant. "Je ne crois pas que prendre le thé uniquement avec ta mère soit une bonne idée, je veux dire, elle me haïssait à l'époque, je ne vois pas ce qui lui aurait fait changer d'avis après toutes ces années." elle a haussé les épaules en soupirant, la moue boudeuse. "J'suis même pas une bonne chrétienne, j'ai divorcé !" s'est exclamée Olivia en recrachant un filet de fumé par les narines. "Non, à ses yeux je suis toujours la sale gosse qu'elle n'appréciait pas, cette... Elle serait capable de se dire que je reviens dans ta vie parce que j'en ai après ton argent !" a t-elle ajouté, le sourcil arqué, le regard parcourant le visage de Harry, se perdant un instant dans le bleu de ses yeux pour dévier vers un point imaginaire au niveau de son oreille. "Je suis le diable incarné, elle fera une syncope quand tu lui racontera que tu m'as enfin retrouvée, ce soir, quand vous boirez une camomille et qu'elle te tricotera un slip en laine persane."

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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptySam 5 Jan 2019 - 18:22

     « Volontiers. »dit-il simplement en empruntant une cigarette dans le paquet de son amie. C'était une mauvaise habitude qui le hantait depuis sa jeunesse. A vrai dire, il se demandait si ce n'était pas lui qui avait payé sa première cigarette à Olivia. Toujours était-il qu'il n'avait jamais su s'arrêter, y compris à l'armée, ou il perdait du souffle et de l'apnée au fur et à mesure que les années passaient. Pourtant, il s'accrochait à ce petit bâton de mort. Ce n'était pas un gros fumeur, Harry avait plutôt la cigarette sociale. Celle qui lui permettait de passer cinq minutes avec ses hommes de temps à autre. C'étaient les moments qu'il préférait. Il ne savait pas pourquoi, mais il suffisait que vous rassembliez plusieurs soldats autour d'une clope -et il y avait suffisamment de temps à trouver pour en fumer- et ils se croyaient presque sortis du boulot, relâchant leur attention et allant même jusqu'à confier leurs problèmes les plus intimes durant ces cinq petites minutes, avant de revenir à leur travail comme si de rien n'était. Dunhill sortit un briquet de sa poche et alluma la sienne tandis qu'il se concentrait sur les paroles de la professeur. Les révélations que lui faisaient Olivia semblaient en dire long sur sa manière de penser, et tout laissait croire que la jeune femme en avait gros sur la conscience. Y avait-il un abcès à percer ? Si oui, Harry n'en avait pas conscience, et se demandait bien ce qu'elle avait bien pu faire pour y remédier durant les dix années où ils ne se sont pas croisés. Il savait pertinemment qu'elle et sa mère ne s'appréciaient pas -le terme était gentil- mais le barbu ne parvenait définitivement pas à comprendre la haine qu'il pouvait y avoir des deux côtés. La matriarche Dunhill détestait Olivia depuis la première minute où Harry avait eu le culot de la ramener au manoir familial pour la leur présenter. A ses yeux, elle représentait le danger, un diable aux airs angéliques qui semblait tirer son fils aîné sur une voie peu recommandable. Elle était juste cette fille de moins que rien aux manières déplorables qui ne ferait probablement rien de sa vie, hormis vivre des allocations et des rentes de ses trois ex-maris. L'un des fardeaux les plus communs des rejetons de la haute société est probablement la volonté de leurs parents qui souhaitent à tout prix à ce que leurs enfants soient dignes de leur nom de famille et rien ni personne ne devait venir l'entacher.

    Harry la laissa tranquillement finir sa diatribe alors qu'il fumait sa cigarette, savourant le parfum de nicotine qui lui envahissait les entrailles.  « Eh bien … je savais que tu détestais Mère, mais je ne te connaissais pas une rancune aussi tenace. » s'amusa-t-il avec un petit rire. Lui qui connaissait la jeune femme, enfin dans le temps, avait tout fait pour essayer de changer son image auprès de ses parents. En vain, jour après jour, l'ancien combattant s'était heurté à un mur qui ne souhaitait pas changer d'idée ou de mentalité.  « Par contre, dans mes souvenirs, ton humour était un peu plus développé. C'était une blague, Olivia. Je sais très bien que si je vous réunis dans la même pièce ne serait-ce que deux minutes, je me retrouve obligé de dormir à l'hôtel parce que vous auriez réussi à foutre le feu au manoir dans votre pugilat de bonne femme ... » haussa-t-il les épaules avec un sourire mi-figue, mi-raison. Tout aurait probablement été beaucoup plus simple dans sa vie si ses parents avaient accepté la jeune femme parmi eux, plutôt que de se couper ainsi du monde. Dunhill se plut à croire à quoi aurait pu ressembler sa vie si les choses s'étaient passées autrement. Peut-être qu'il ne serait jamais parti chez les Royal Marines, peut-être qu'Olivia n'aurait jamais quitté Brighton pour rejoindre la capitale. Peut-être même qu'ils auraient pu … non. Harry roula des yeux. Comme disait l'expression : avec des « si », vous pourriez mettre Paris en bouteille. Cela ne servait strictement à rien de se triturer les méninges sur quelle vie il aurait pu mener si ses choix ou ceux de ses parents avaient été différents. La seule vie valable était celle qu'il menait en ce moment : en retrouvant celle qui avait été sa meilleure amie, et en traînant une patte folle et inutilisable. Terminant sa cigarette, l'ancien combattant la jeta au sol avant de l'écraser du talon d'un geste quasi-rageur, son regard se perdant au loin. Du moins essayait-il de ne pas croiser celui de la jeune femme.  « Pour ma part, je ne pense pas que ce soit de la faute de mes parents. Mais plutôt la nôtre. On a tous notre part de responsabilité. » conclut-il amèrement en posant son regard dans le sien. Après tout, Olivia n'avait jamais répondu aux nombreuses lettres dans lesquelles il se livrait, et lui s'était permis de se comporter comme un vaurien durant le plus beau jour de sa vie, alors nul doute qu'ils finiraient par se perdre de vue.  « Du coup, c'était quoi ce qui t'attirait chez moi quand on était jeune ? L'argent ou ma collection de slips ? Non parce que je sais que tu étais à fond ... » se permit-il de se moquer pour changer de conversation, lui donnant au passage un coup de coude affectueux.  « Tu es libre demain soir pour refaire le monde ? Pub ou restaurant ? »
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MessageSujet: Re: gone girl (olivia)   gone girl (olivia) EmptySam 5 Jan 2019 - 22:13

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On ne pouvait pas considérer son ressentis au sujet de la mère de Harry comme de la rancune, enfin pas vraiment, Liv ne voyait pas les choses sous cet angle là, non. Il s'agissait plutôt de fierté, une fietré mal placée naturellement, parce que toute son adolescence, la mère Dunhill s'était affairée à la traiter comme une nymphe diabolique, allant même jusqu'à monter la tête de son époux et s'était plainte de cette dernière à son père. A l'époque, c'est toujours d'actualité, naturellement, mais à l'époque les rapports qu'entretenait Olivia avec son père étaient plus que conflictuels et les Dunhill semblaient prendre un malin plaisir à jeter de l'huile sur le feu. Savait-elle, cette femme, qu'elle avait causé bien du tort aux Price, son père refusait qu'elle voit Harry et naturellement, Liv ne l'écoutait pas ce qui provoquait d'horribles disputes et autres mésententes. La blonde voyait encore très clairement l'air pincé des parents d'Harry alors qu'elle passait la nuit dans leur luxueux manoir après s'être pris le bec avec son père une énième fois. Vieille peau.

"Je sais..." lâcha la trentenaire qui roulait des yeux alors qu'il se référait à ce qu'avait pu être son humour, non il n'avait pas changé, sans doute avait-il évolué. Pour dire vrai, un instant, quand il lança l'idée qu'elles prendraient le thé ensemble, la jolie blonde se demanda si le temps lui avait fait oublier qu'elle et Mère, ne s'entendaient pas, peut-être s'était-il dit que le temps avait eut raison de leurs désaccords, mais elle avait réalisé qu'il plaisantait; tout simplement. Puis le ton de la conversation changea subitement, sans que la blonde s'y attende. Elle ignorait, ou plutôt préférait ne pas penser ce à quoi il pouvait bien faire référence, mais s'il y avaient des fautifs dans l'histoire, Olivia estimait qu'elle n'en faisait pas partie ou du moins, que sa faute à elle n'était que minime, après tout, lui n'avais jamais daigné répondre à ses courriers. L'enseignante serra la dents, prit une profonde inspiration et choisit de ne rien ajouter. Il y avait effectivement, là, un abcès à percer, mais ce n'était ni le lieu, ni le moment de le faire. Non, Live préférait savourer ces belles retrouvailles ; d'ailleurs elle se surprit à ne pas le prendre dans ses bras. Après tout l'eau avait coulé sous les ponts depuis qu'ils s'étaient revus il y avait de cela 10 ans...

"Tes slips en tricot." répondit la petite blonde sans hésitation, jetant son mégot au vent, refermant sa veste à l'aide de ses mains. Pour dire vrai, elle était incapable de donner les raisons de leurs rapprochements, incapable de voir qu'ils avaient seulement besoin l'un de l'autre et cela était tout. Il la faisait rire, même s'ils n'étaient pas toujours d'accord et qu'ils se disputaient souvent pour des bêtises. Ils étaient jeunes, innocents. C'était là la beauté de leur relation, s'ils étaient ensemble c'était parce qu'ils s'appréciaient sincèrement, il n'y avait aucune arrière pensée derrière ce qui les unissaient. "Demain ?" répéta t-elle, incertaine de la réponse qu'elle allait donner. Un sourire se dessina alors sur ses lèvres alors que son regard retrouvait celui de l'ancien militaire. "Je comptais refaire le monde autour d'une tequila, ça tombe bien. Tu choisis l'endroit et tu m'envoies l'adresse, j'y serais." elle avait croisé les bras contre sa poitrine en s'approchant de son ami, déposant un baiser contre sa joue. "Un plaisir de te revoir." avait-elle ajouté en ouvrant la portière de sa légendaire voiture qui semblait tout droit sortie d'un vieux film. Bien sur elle aurait aimé lui dire qu'à elle aussi il lui avait manqué, mais allez savor pourquoi elle s'en abstint. "On se voit demain soir sans faute." puis elle referma sa portière, saluant d'un geste de la main l'anglais qui resta planté sur le parking alors qu'elle le quittait, prenant la route pour rentrer chez elle, la tête pleine de souvenirs qu'elle avait tenté de dissimuler toutes ces années, mais qui, aujourd'hui lui revenait en plein visage à la façon d'un sac plastique porté par le vent. Comme elle avait hâte d'être à demain...

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