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 unsteady (laurel x lyle)
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Lyle Kane

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MessageSujet: unsteady (laurel x lyle)    unsteady (laurel x lyle)  EmptyLun 17 Déc 2018 - 1:46

C'est bizarre comme les paysages anglais qui ne lui étaient pas inconnus avaient perdus de leur couleur. Bizarre comme les gens semblaient être si heureux et que lui, comparé à ces âmes emplies de bonheur, ne reflétait que malheur et regrets. Bizarre comme les vagues semblaient s'écraser de façon lasse sur le sable humide, au rythme de ses battements de coeur, presque silencieux, inexistants. Bizarre comme il avait l'impression de suffoquer alors que l'air frais de Brighton était censé briser cette cage qui emprisonnait son coeur depuis bien des semaines. Beaucoup de choses semblaient étranges aux yeux du jeune homme, à vrai dire, la plupart des choses. Les gens, les paysages, le ciel, ses pas sur le bitume, les façades des commerces, le bitume lui-même, le son qu'émettait sa voiture. Correction, tout lui semblait étrange. Absolument tout, si ce n'est qu'une seule idée, une seule envie, celle qui faisait encore battre son coeur, pour dire vrai. Le ciel avait beau être gris, les gens trop heureux et les vagues lasses, l'envie de la voir elle était toute sauf étrange. Il n'y avait que ça de normal, pour l'instant, à Brighton. Le désir de revoir cette soeur, de la serrer dans ses bras, de s'y nicher et de ne plus jamais les quitter. La ville ne pouvait pas briser cette cage, mais elle, Laurel, en avait le pouvoir. Lyle savait qu'elle avait, en elle, ce pouvoir de le libérer de ses démons. Que ce soit pour une simple minute ou pour une journée entière, Laurel était la seule a posséder la capacité de le laisser respirer. Sans vraiment se presser (du moins, c'est son impression. On raconte avoir vu le jeune Kane courir vers sa voiture direction l'Ouest), il s'arrêta devant le numéro 176, avec peut-être un léger sourire sur le coin des lèvres, celui de la délivrance. Arrivé devant cette porte, cette minime façade de moi qui le séparait de sa soeur, le brun lâcha un grand souffle avant de toquer doucement sur la porte (mais encore une fois, les voisins racontent avoir eux-même entendus ces trois grands coups énergétiques sur la porte de leur voisine, si bien qu'ils ont crus que c'est chez-eux qu'on avait toqué). Son coeur battant à rythme régulier venait s'écraser, toujours un peu plus, sur les barreaux de cette cage si étroite. Il ne lui restait plus qu'à prier pour que cette satanée porte s'ouvre, pour revoir le visage angélique de sa soeur, pour que son coeur batte tellement fort, en unisson avec le sien, qu'il briserait les barreaux de fer de cette cage minuscule. Tapotant du pied, triturant ses mais, on apercevait un homme aussi tendu que l'étoile au dessus du sapin, pour faire écho aux temps de fête et à l'ambiance festive qui régnait autour de lui, alors qu'il était resté coincé quelques mois auparavant, quand le souffle chaud d'été lui caressait le visage et qu'elle était encore là.
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MessageSujet: Re: unsteady (laurel x lyle)    unsteady (laurel x lyle)  EmptyLun 31 Déc 2018 - 5:48

if you don't get it off your chest,
you'll never be able to breathe

Son regard se perdait sur les gens qui déambulait aux abords de la route sans jamais vraiment les voir, sans jamais vraiment s’y attarder. Il n’y avait plus que le vide dans le creux de ses prunelles, un éclat qui avait perdu de sa splendeur, noyé derrière les larmes au bord du débordement. Rentre chez toi, je t'appelle si j'a du nouveau, promis, lui avait fortement conseillé Nora. Une nuit à venir qu’elle savait cependant sans sommeil. Sa tête, calée contre le carreau du taxi qui la reconduisait chez elle, et le corps, las de tout mouvement. Seule sa poitrine se soulevait en une respiration latente, imperceptible. Signe de la vie qui l’animait encore. De l’air qui filtrait par ses poumons pour s’expirer entre ses lèvres pincées. Le véhicule qui s’arrête et le visage anonyme du chauffeur qui quémande son dû avant de l’abandonner sur le pas de son appartement. Des clés qui tintent entre ses mains tremblantes, une serrure qui se débloque afin de lui ouvrir la voie vers son chez soi. Une porte qui claque derrière elle, des effets qu’elle abandonne à même la table du salon avant de s’effondrer sur le sofa, le palpitant au bord de l’épuisement. C’est un sanglot silencieux qui s’échappe du creux de sa gorge, une plainte qu’elle gardait coincé au creux de sa gorge. Derrière ses paupières, elle sent la tempête qui menace, le tsunami qui s’annonce. Les étroits filament d’eau ne tardent pas à longer la forme de son visage, de ses pommettes à son menton, où ils perlent un moment avant qu’elles ne les balayent du revers de la main. L’orage gronde dans son cœur. Un cœur qui se noie de chagrin.  Un cœur qui s’effondre sous le poids des assauts répétés.
Elle songe à ignorer les trois coups frappés à sa porte. Répondre aux abonnés absents pour un soir seulement. Un reniflement, puis un autre. Des doigts passés sous les yeux pour en chasser les traces de mascaras liquoreux. Reflet évité dans le miroir qui croise sa route jusqu’à l’entrée. Inspire. Expire. Sa main tourne la poignée. Et son palpitant se sert dans sa cage thoracique. Le souffle lui manque, en un hoquet de stupeur.  Puis son visage qui passe de la surprise à l’irritation. Une colère silencieuse alimentée par des mois d’absence. Par la lourdeur de l’abandon. Par ce sentiment de trahison qui fait bouillir le sang dans ses veines. Mais autant le déteste-t-elle à cet instant précis qu’une autre part d’elle-même pousse un énorme soupir de soulagement de le savoir là. Devant elle. Sur le pas de sa porte. Partagée entre l’envie de lui claquer la porte au nez et celle de se laisser choir dans le creux de ses bras. D’y trouver le réconfort et la chaleur dont elle se languie tant. Elle reste pourtant de marbre. Statue de glace face à un volcan en éruption. – Non mais je rêve... Tu ne peux pas débarquer comme ça chez moi, Lyle. Pas après des mois de silence radio, et aucune nouvelle! Je suis contente de te voir. Tu m’as manqué. Les reproches sont plus faciles à prononcer que les véritables sentiments qui l’habite. Un soupir s'accroche à ses lèvres. Laurel, elle tremble. Trop fragile. Trop émotive. – Je n'ai vraiment pas besoin de ça ce soir... – qu'elle souffle à demi-mot, son visage qui se réfugie dans le creux d'une de ses mains. Un moyen bien futile de retenir cette digue qui menace de céder à tout moment.
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MessageSujet: Re: unsteady (laurel x lyle)    unsteady (laurel x lyle)  EmptyMer 30 Jan 2019 - 20:28

Fantôme du passé, souvenir oublié, c’est ce à quoi Lyle a été réduit. Il ne met la faute sur personne si ce n’est que sur lui-même. Sa silhouette n’est plus connue dans le coin, on se souvient de lui comme le garçon qui a tout quitté et qui est revenu avec personne à son bras. Il est revenu comme si de rien était et il savait très bien que toquer à sa porte était un choix peu malin. Les quelques recherches sur Internet ne lui avait pas donné assez d’informations sur sa jumelle et il était effrayé par l’inconnu qui s’était interposé entre eux. Auparavant, il avait l’habitude de tout comprendre en un clin d’œil. Désormais, rien que l’idée de la retrouver arrivait à le faire frémir de peur. Peut-être qu’il n’était pas le bienvenue, peut-être qu’elle lui en voulait à mort pour ce qu’il avait fait. Privilégier une femme à sa propre famille, à son propre sang, à son double. Il avait été bête, trop impulsif et surtout, aveuglé par l’amour. Lyle n’avait pas l’attention de fuir face à cette peur, face à l’idée qu’elle puisse le repousser. Il comptait rester devant cette porte jusqu’à ce que celle-ci s’ouvre et il allait assumer tous ses choix précédents et futurs. Laurel avait le droit de lui en vouloir. Lyle aurait fait pareil si c’était elle qui avait décidé de fuir à l’autre bout du monde avec un homme qu’il n’appréciait pas. Il comprendrait donc chacune de ses réactions et serait même surpris qu’elle accepte directement sa vue. Il avait beau avoir manqué beaucoup de choses, sa sœur restait sa sœur et il connaissait Laurel, peu importe les changements possible dans sa vie, son caractère, sa personne. La porte s’ouvre et les yeux du brun se posent directement sur sa jumelle. Bizarrement, il arrive directement à sentir l’air irrespirable de son appartement, il sent que ça ne va pas. Et ce n’est pas les mots de Laural qui lui donne cette indication. Juste un feeling. Il baisse la tête aux mots de la brune, réalisant bien qu’elle ne lui a pas pardonné et qu’elle n’est pas prête à le faire. – Laurel… Contrairement à elle, les mots ont difficile à franchir ses lèvres. Il ne sait pas quoi dire, pas même après avoir préparé des millions de discours avant de se pointer. Lui faire face est plus compliqué que prévu. Lorsqu’elle lui avoue qu’elle n’a vraiment pas besoin de cela, son cœur se serre. Pas besoin de sa présence ou de Lyle, dans l’ensemble ? Il sent bien que quelque chose ne va pas et que ce n’est pas lui qui provoque tout cela. Laurel se laisse aveugler par ce qui la torture, à l’intérieur. Au final, elle a autant besoin de lui que lui a besoin d’elle : ils ne peuvent pas se voiler la face. Il relève sa tête, se dévoilant à sa sœur. Elle a beau le rejeter comme il n’a jamais été rejeté auparavant, entendre sa voix lui avait manqué. C’est un son réconfortant. Il se sent bizarrement bien, mais ses erreurs le rongent toujours et l’envie de la serrer dans ses bras est bien plus présente que l’envie de fuir. – Moi, j’en ai besoin, Laurel. Il avoue, n’osant pas poser ses prunelles dans les siennes. Le contact serait trop compliqué à tenir. – J’ai été un idiot, mais je suis là, maintenant. Je vais tout t’expliquer, je te le promets. Il souffle, les mots semblent venir plus aisément. – Mais là, j’ai vraiment besoin de ma sœur, tu comprends ? L’air presque abattu, il espère que Laurel sera lire en lui comme elle en avait la capacité auparavant.
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