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MessageSujet: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 20:15

Daddy’s here.
Comme s’il était si vieux. Pourtant, c’est une autre définition de ce mot qui le pousse à arborer une grimace gênée lorsque les jeunots du studio l’interpellent ainsi. Un sous-entendu qu’ils ne perçoivent pas – du moins, c’est ce que Nick espère. Il s’implique trop. Dans l’excès, au-delà du boulot. Au-delà de ses espoirs les plus fous, aussi. Lorsque Ryn s’en est allée, elle n’est pas vraiment partie. Nick se souvient de sa peau contre la sienne. De la caresse de ses doigts le long de son poignet. Ça n’a duré qu’une poignée de secondes. Juste assez longtemps pour s’incruster sous son épiderme et y rester. Un manque beaucoup trop vivace pour qu’il soit sain. Mais comment pourrait-il en être autrement alors que leur relation n’a jamais été construite sur les fondations de la raison ? À la place, elles sont bancales. Mal ajustées. Incohérentes, dès le début. Elles se sont effondrées sur elles-mêmes à l’instant même où le verdict de son médecin a été rendu. Si Nick a respecté son jugement pendant un peu plus de deux semaines, il n’hésite pourtant pas à l’ignorer aujourd’hui.
Une heure plus tôt, Nick a poussé la porte d’entrée du studio. Une visite impromptue, son sac à bandoulière sous le bras. Même lorsqu’il ne dessine pas, même lorsqu’il n’en a pas le droit, il ne s’en sépare pas. De toute façon, Nick a déjà bafoué la promesse qu’il a faite à son médecin bien avant de rejoindre son lieu de travail. Il a immortalisé Ivy sur les pages de son Moleskine. Il a griffonné un chat errant, en bas de sa rue. Il a reproduit les super-héros favoris de ses neveux – une requête qu’il n’a tout simplement pas pu refuser. Il sait pertinemment qu’au lieu d’arranger sa tendinite, elle s’empire. Mais Nick, il tutoie le danger de près depuis bien plus longtemps ça. Sa vie personnelle s’emmêle à sa vie professionnelle. Elles ne font plus qu’un. Et ce nœud-là, Nick ne songe pas à le démêler. Parce que c'est Ryn.
Ryn, qui est là. À quelques mètres. Si proche et pourtant si loin – entourée par leurs collègues qui s’en vont, les uns après les autres. Contrairement à d’autres, ils – il lui a laissé une chance. Une chance de s’affirmer mais surtout, de prouver son habilité. Nick, il ne s’est simplement pas attendu à ce qu’elle se serve de ses mains de cette façon-là. Qu’en plus de savoir les faire danser une feuille de papier ou sur un clavier, elle sait – veut – aussi les faire valser ailleurs. Et c’est ce qu’il anticipe, Nick. Malgré lui. Une fièvre d’impatience lui étreint les neurones. Ils bouillonnent. S’étend jusqu’au myocarde. Il palpite. Il s’emballe lorsque son regard s’accroche à sa silhouette. Il se perd sur sa nuque. Descend le long de sa colonne vertébrale pour finalement s’oublier contre ses hanches.
Nick reprend ses esprits lorsqu’une main s’agite devant ses yeux. Du coin de l’œil, il avise la pendule. Dix-huit heures. Le temps file vite, au studio – mais pour une fois, il ne s’en plaint pas. « I’m leaving, ajusshi. Don’t overstrain Ryn and take care! » Ils s’inquiètent qu’elle l’imite, Ryn. Qu’elle se surmène, comme lui. Une remarque qui lui arrache un sourire.
S’ils savaient qu’ils se fatiguent autrement, en vérité.
Qu’ils s’éreintent bien plus que leurs doigts et leurs mains.
Et Nick, il cherche une excuse pour qu’ils se glissent sur ce terrain-là une nouvelle fois. Il s’assoit sur une chaise, ajuste l’écran vers lui et s’empare de la souris. « I’m just gonna check a couple of things before leaving. I won’t draw anything, I swear. »
Pourtant, c’est une tablette graphique qu’il branche.
He can’t help it.
He can, actually, but he won’t.

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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyMar 18 Déc 2018 - 14:28

Une journée de travail comme les autres, à crouler sous une tonne de tâches, accumulées, depuis son absence. Il est bien loin, le temps où elle n'avait que faire de son avenir professionnel. Que faire de se sentir utile ou douée à quelque chose. Enchaîner les petits boulots après des études gâchées, ne s'imaginer nulle part, sur le long terme. Claquer toutes ses économies dans une année sabbatique à voyager, un peu partout. Parce qu'elle n'a pas les pieds très ancrés dans la réalité Ryn. Qu'elle a l'impression de manquer de temps, alors qu'elle n'a que vingt-cinq ans. Dans sa tête, c'est comme si elle ne dépassera pas les trente-ans, de toute façon. Que personne ou rien ne l'attends. Alors jusqu'ici, elle pensait ainsi ; à quoi bon perdre son temps ?
Aujourd'hui, pourtant, elle est investie. A sa grande surprise. Trop investie peut-être. Un investissement qui mènera sans doute à une ligne d'arrivée écourtée. Retour à la case départ. Or, elle aime ça, ce qu'elle fait. On lui a donné une chance et elle fout tout en l'air, comme d'habitude. Sauf qu'elle a tout à perdre. Son poste et ses avantages. Elle continue de jouer cependant. Parce qu'abandonner est plus contraignant à ce stade. Voire impossible.
Cette journée de travail prend une autre tournure, quand la température du studio monte en flèche. Il suffit d'une personne seulement. D'une pointure dans ce milieu, accordons-lui ça. The one and only, dae-ddy. Ryn a beau être entourée d'hommes à longueur de journée, ça manque tout de même de testostérone sans lui. Ce n'est certainement pas tous ces gamins qui lui font cet effet-là, de loin. Les hormones en vrac. C'est elle, la gamine, finalement. Pas foutue de se contrôler. Prise au piège dans un fantasme cliché. Une faiblesse, qu'elle s'autorise à répétition. Même si c'est moins fréquent dernièrement, par sa faute. Il ne l'a pas seulement abandonné au studio, il a rompu le marché extraprofessionnel qu'ils avaient passé, silencieusement. Un marché sans ligne éditoriale et sans logistique particulière. Ce qui explique que cela l'obsède, depuis. Un manque démesuré et surprenant.
Ils échangent peu, alors qu'il n'est qu'à quelques mètres. C'est toujours ça. Quand c'est le cas, c'est pour parler boulot, évidement. Cela fait quelques heures qu'il est là maintenant, bien qu'elle ne compte pas. Ils n'échangent même pas de regards. Pas directement. Ça serait trop flagrant, sinon. Parce que Ryn, si elle croise le sien, elle le dévore, c'est plus fort qu'elle, mais non recommandé. Alors elle l'évite, un peu. S'autorise quelques écarts, quand elle est certaine qu'il ne pourra le déceler. Il n'échappe pas à sa surveillance pour autant, quand soudainement, elle le voit s'installer un peu trop confortablement dans son poste de travail. Il n'a pas le droit. Elle ne le laissera pas faire. C'est le moment, son moment. D'autant plus que tout le monde s'éclipse à cette heure ci. Elle s'avance donc vers lui, vers les câbles de son ordinateur. « Nope. » Où elle y débranche le périphérique qu'il vient d'ajouter. « You promised, remember ? » Elle enroule l'un des petits câbles entre ses doigts et le dissimule derrière son dos. I dare you Dae-won, I dare you. « Go home boss. » To your kids, wife or whatever. Or stay here, but work on something else. La plus probable des invitations implicites étant la seconde, bien évidemment.
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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyLun 24 Déc 2018 - 1:08

C’est un geste délibérément intéressé. Nick, il recherche cette flamme qu’il a – qu’ils ont oublié en l’espace d’une poignée de semaines. Qui s’est éteinte aussi vite qu’elle a été allumée. Ce n’est plus qu’un tas de cendres assoupies, endormies. Prêtes à sortir de leur léthargie. Il déglutit, son stylet entre les doigts. La mâchoire serrée dans l’expectative qu’elle obéisse à ses ordres muets – qu’elle fasse exactement ce qu’il veut qu’elle fasse.
Nick, il souhaite simplement que Ryn l’empêche d’accomplir sa tâche. Qu’elle l’enraye avant même qu’il n’ait le temps d’ouvrir un logiciel. S’il a beau lui avoir promis, une nouvelle fois, qu’il le dessinera pas, il brave l’interdit pour qu’elle le rappelle à l’ordre. Ils s’inversent, leurs rôles. L’assistante, devenue cheffe. Le chef, devenu assistant. Celui qu’on réprimande et qu’on blâme. Une sensation grisante qu’il découvre. Lorsque Ryn s’avance, une moue ennuyée s’esquisse sur ses lippes. Il s’est attendu à son refus. À sa négation. Moins véhémente qu’il ne l’aurait cru, cela dit – une déception de plus dans une relation qu’ils n’explicitent toujours pas. Qu’ils n’expliquent pas non plus. C’est simple, pourtant. Un peu trop, sûrement. Ils s’arrêtent là où les gens, d’ordinaire, creusent. Ils se satisfont de la carapace et non pas de ce qu’il y a en dessous. Et c’est qu’elle est jolie, Ryn. Aujourd’hui, plus que la veille. Plus que dans ses souvenirs. Même si elle n’a pas changé d’un iota depuis. Égale à elle-même, autant par son goût prononcé pour les robes que par sa défiance envers l’autorité. Envers la bêtise, plutôt. Son poignet lancinant, il l’oublie. Il l’efface sous les prescriptions de son médecin.
Et Nick, il se redresse. Repousse la chaise sur le sol dans un grincement irritant. Un son qu’il ignore alors qu’il s’avance. Son regard, rivé contre le sien. Boss. Un surnom innocent qu’elle enrobe pourtant de tout ce qu’ils ne devraient pas faire. De tout ce qu’ils font, envers et contre la raison elle-même. Il s’avance encore, Nick. Il la repousse jusqu’à un bureau, à l’abandon. Déserté par son propriétaire, quelques minutes plus tôt. C’est le silence qui les enveloppe. Un silence qui se brise sous les impulsions de sa respiration. Qui éclate sous le tic-tac de l’horloge, suspendue contre le mur. Et son coeur bat la mesure. Il ne laisse rien paraître, Nick.
Jusqu’à ce qu’il la coince, ses mains appuyées sur le rebord du bureau. À quelques centimètres de sa taille. Assez proches pour exprimer la tentation qui l’habite. Assez loin pour être encore hésitantes – comme s’ils avaient besoin de l’être, ici. Ici, où les habitudes boulottent la gêne, dévorent les clauses de leurs contrats, glanent la gêne et achèvent la distance qui les sépare. « I could – I should leave. » Des mots qu’il murmure sur sa peau. Qu’il souffle à l’orée de ses lèvres. Celles de Nick, elles voguent déjà contre sa joue. Suivent sa mâchoire. S’arrêtent finalement contre son oreille. « However, » Commence-t-il d’un ton tranquille. Une pause, délibérée. Qu’il exagère alors que ses doigts se promènent le long de ses bras. Ils descendent jusqu’à ses poignets. Ses doigts s’enlacent aux siens.
Et récupèrent le câble qu’elle lui a dérobé. « I’m taking this. » Et s’il lui suffirait de retourner s’asseoir, son répit ne sera que de courte durée. Le câble, il l’abandonne finalement sur une pile de feuilles. Un sourire sur les lippes, Nick penche la tête sur le côté. Il s’amuse, l’artiste – il essaye. Ce n'est que du vent. Parce que ses tripes, l’espère-t-il, s’échauffent autant que celles de son assistante.
De la novice.
Mais pas dans ce milieu-. Pas dans celui dans lequel il se projette déjà.
Sauf qu’il ne se lance pas.
Il hésite encore, Nick – après tout ce qu’il a provoqué. La première fois, et celles qui ont suivi. L’absence, et toutes celles qui suivront encore.
Des mots qui se coincent au fond de sa gorge, bêtement.
I’m going to – I want to work, but I’ll work on you instead.
L'art de la palabre, qu'il maîtrise moins que l'art du dessin. Un art qu'il n'a jamais pris le temps de peaufiner. Il soupire, Nick.
Il espère qu'elle lise entre les lignes de ses non-dits.
Et qu'elle lui montre enfin ce qu'elle veut vraiment.

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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyLun 24 Déc 2018 - 16:27

Il s'agit d'un songe matérialisé sous ses yeux, en quelques brèves minutes. Une distance soudainement, abrégée. Comme ses souffrances liées au désir brûlant, tremblant. À défaut de ses jambes, yet. Une distance qu'elle rêvait de voir diminuée, drastiquement. Sans le montrer, sans le prononcer. Seulement des suggestions, par-ci, par là. Un jeu enclenché, par des tactiques d'enfants. Confisquer une corde numérique et le tour est joué. Come and get it.
And he did, finally. En se rapprochant jusqu'à l'inviter contre le bureau le plus proche. Ni le sien, ni celui de Ryn. Encore plus excitant. Son souffle désormais à quelques centimètres de son visage, un visage bien plus enjôleur, un visage qu'elle ne cesse de détailler, un peu haletante. Une tension de plus en plus difficile à dissimuler face aux battements qui remontent jusqu'aux tempes. Il a beau exprimer une possible retraite, elle n'en croit pas un mot. Elle s'enlise plutôt dans cette proximité, du chemin qu'empreinte ses lèvres. D'un toutefois qui donne des frisons. D'un jeu qu'il sait mener, tout autant qu'elle. Voire même à la perfection. Il récupère ce qui est à lui, sans grand mal. Elle ne résiste pas, pas le moins du monde. She's not going to fight it.
Is this what you want really ?
Doubt that.

« However, you're still here. » qu'elle prononce, d'une voix amusée. « And pretty damn close to me. » Ses mains s'extirpent de leur paralysie temporaire et viennent rencontrer furtivement mais avec une grande délicatesse, les contours de son visage. « Not that I mind. » Ses doigts dansent sur sa peau, si lisse, si douce. Si jeune. C'est troublant par moment. Il ne fait pas son âge Dae-won. Elle sait, que plus d'une dizaine d'années les séparent. Mais quand elle plonge son regard dans le sien, dans ce genre de moment qui plus est, ils sont si égaux. Égaux dans leurs pêchers surtout. « Do you.. ? » Son épaule droite surplombe son opposée de quelques centimètres, son visage vacille sur cette dernière. Un sourire encore plus grand en coin. Elle repose ses mains sur les siennes. The last enonciation of consent. She's in. Are you … conscious ? Son corps s'avance, de quelques centimètres, à peine visibles, mais qui font toute la différence. Tout comme ses mains, qui réapparaissent, sur son abdomen. « This is your last chance of leaving Dae-won. »
Take it or leave it.
Please, take it.
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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyVen 28 Déc 2018 - 4:26

« I’m still here. » Affirme-t-il en acquiesçant. Près, comme elle le souligne – trop près pour que ce soit la décence qui dicte sa conduite. C’est son opposé qui domine. Qui s’impose, dans les locaux. Toujours en silence, toujours à l’écart des regards indiscrets et des oreilles curieuses. Un secret – Ryn, jalousement gardé. Une possessivité qui ne lui ressemble pas. Nick, c’est l’indolence. La tranquillité. Il apaise la jeunesse grâce à son expérience. À ses habitudes parfaitement huilées. Un milieu dont il connaît tous les rouages, même ceux qui ne le concernent pas. On le décrit comme un bourreau de travail sans réaliser que cette appellation-là ne lui correspond pas. Pas tout à fait. Trop violente, dans son essence. Nick, ce n’est pas un bourreau. Son travail, il n’est pas abattu. Il n’est pas expéditif.  Et s’il l’accumule, il en prend soin. Comme il prend soin de Ryn.
Il esquisse un sourire, Nick. Un sourire qui s’agrandit lorsque son regard croise le sien. Lorsque ses yeux se ferment finalement pour savourer ses doigts fins le long de sa mâchoire. Elle lui arrache un frisson. L’autorité, elle le lui a dérobé. Elle se l’est appropriée sans qu’il ne le réalise. Sans qu’il ne s’en soucie non plus. Ça, et beaucoup trop d’autres choses. Des choses qu’il refuse de nommer. Qu’il n’ose pas appeler. Il s’implique trop, Nick. Il s’en rend enfin compte et pourtant, il ne lutte pas contre l’évidence. Le boulot lui a manqué. Se retrouver à nouveau devant un bureau. Ryn, au milieu. Entre les deux. Une pensée qui s’impose d’elle-même. Il déglutit face à cette énième évidence – cette erreur qu’ils s’apprêtent à répéter à nouveau. Son coeur s’emballe. Bat la mesure d’une chanson qu’ils ont failli oublié. Ravive la flamme d’un brasier qui aurait pu s’éteindre. Qu’elle rallume lorsque ses doigts s’enroulent autour des siens. Son souffle se coince au fond de sa gorge. Poumons brimés par nécessité. C’est ça, ou l’incendie se propage dans le circuit de ses veines. Les globules rouges s’embrasent, les uns après les autres. Traînées brûlantes qui le font se sentir à l’étroit. Dans ses habits, dans sa peau elle-même. Il inspire une goulée d’oxygène qu’il a espéré glacée. Qui est cuisante. Mêlée à son souffle, jointe à l’odeur de son derme. Et sa réponse fuse, sans une once d’hésitation. « I don’t want to leave. » Qu’il murmure contre ses lèvres. Sans les toucher. Pas encore. Il profite, Nick.
Il prend son temps même s’ils ne l’ont pas. Même s’il file, de plus en plus vite. He doesn’t want to, even if he should. Lucide, dans sa bêtise. Juste assez pour choisir délibérément de se jeter à nouveau dans le gouffre. Pour bafouer les principes du studio, en plus des siens. Sa conscience professionnelle a disparu. Son éthique s’est envolé. À moins qu’il ne se soit cramé les ailes. Brûlées par son assistante, des mois plus tôt. Et ses mains, elles se séparent des siennes pour remonter le long de ses jambes. C’est le tissu de sa jupe qu’il entraîne, coincé entre son pouce et son index. La peau se dénude, petit à petit. Se dévoile sous les caresses.
Ça suffit à lui faire perdre la tête. Pour ce qui en reste.
Ses mains, même si elles se baladent, restent sages. S’arrêtent à l’articulation de sa hanche. Le sont-elles vraiment ? « I’m taking this as well. » Un autre murmure qu’il étouffe, cette fois.
Nick, il s'empare de ses lèvres. Il l'embrasse comme il aurait dû l’embrasser lorsqu’elle s’est invitée à son appartement. Ses lèvres, possessives mais pas conquérantes. Elle est déjà conquise, Ryn. À moins que ce ne soit lui qu’elle a envoûté. Une option qu’il favorise alors qu’il pousse enfin ses jambes à s’écarter. Il ne résiste pas à l’empressement qui lui ronge les tripes. Nick, il y cède.
Ses doigts s’enroulent autour du tissu de son sous-vêtement alors que sa langue cherche la sienne. Les habitudes sont retrouvées. Il s’engage sur un sentier battu, connu et reconnu. Un chemin qu’il a arpenté déjà plus d’une fois. Mais cette fois-là est différente de celles qui l’ont précédé.
Cette fois-ci, ils l’ont prémédité.

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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyDim 30 Déc 2018 - 15:35

Les sons ne sont que des vibrations dans l'air, ça n'a sans doute jamais été aussi vrai. Quand sa voix résonne c'est sa peau qui tremble, de plaisir. Son cœur qui s'agite, comme la plus naturelle des réponses, comme l'irresponsable qu'il est.
Il n'a pas envie de partir. Comme si elle l'aurait laissé partir, de toute manière. Il joue autant qu'elle. Un Dae-won beaucoup plus audacieux que la dernière fois, de nouveau pris dans la boucle. Ils cherchent à faire grimper un désir déjà plus que présent et brûlant. Comme s'ils avaient beaucoup d'encore plus, toujours plus. La meilleure des drogues finalement. Et comme à chaque fois, c'est le monde extérieur qui s'efface à la minute où ils se touchent. S'effleurent. Un monde qu'il est difficile d'appeler réalité. C'est bien réel pourtant. Elle sent ses doigts danser sur sa cuisse, agripper le tissu de sa robe. Elle ressent tout et mille fois encore. Tout est palpable, mesurable, tout est là, devant ses yeux. Mais c'est un de ces moments, qui n'existe nulle part ailleurs. Qu'il est difficile d'accommoder au reste. Difficile à imaginer, autrement. Ils existent entre ses murs, entre les jambes de l'un et l'autre, entre leurs lèvres. Dehors, non. Mais c'est plus compliqué que ça finalement. Ce n'est pas comme si, à peine le pas de la porte du studio derrière elle, elle oubliait tout. Parfois, il lui arrive même de garder ses doigts en mémoire sur son derme. Ni un hématome, ni une marque, c'est invisible, mais c'est là, bien ancré dans son esprit.
C'est effrayant à quel point, son corps sait quoi faire, quoi répondre. C'est instinctif. Des terminaisons nerveuses, des gestes et membres presque plus rattachés aux cérébraux. En roue libre. Mais méticuleux. Lui, là haut, il ne contrôle plus rien. Il reçoit juste les signaux les plus conséquent. Un glitch, rien de plus. Une belle excuse aussi. Ryn ne commande plus rien de raisonnable. Et si ça devrait l'alarmer, ce n'est pas le cas. Elle en a autant envie que lui, si ce n'est plus. Quel est le mal à ça ? Elle serait incapable d'en citer un de la liste longue comme son bras, pas présentement. She's kind of busy and can't really think straight as you can see.
Tandis qu'il s'empare d'un premier trophée, plutôt fier de lui, Ryn enroule ses jambes autour de lui pour mieux le rapprocher d'elle. Pour mieux détacher sa ceinture. « Since we're at that, let me take this then. » Si elle est bien petite d'habitude, assisse là, sur ce bureau, elle est en réalité dans une certaine position de force. Ce qui la fait sourire jusqu'aux oreilles, la petite. « Oh and, why not this too. » Qu'elle ajoute, en remontant son pull, l'invitant à rendre ses bras, dociles, dans le processus. Le temps d'attirer vers elle, le tissu et le buste avec.
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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyMar 1 Jan 2019 - 19:09

Ses mains ne sont plus sages. Elles caressent la peau. Elles cherchent où s’accrocher et quoi arracher. Et elles s’arrêtent finalement sur son sous-vêtement. Le tissu disparaît du paysage. S’accroche à une chaise, à l’abandon. Comme son cerveau. Là, sans l’être. Étouffé par ce qu’elle provoque du bout de ses doigts. Du bout des lèvres. Elle le foudroie sur place et s’il s’écoutait – s’il arrivait à s’écouter, Nick se dirait qu’il pèche encore. Qu’ils fautent, tous les deux. Qu’ils devraient s’arrêter avant de ne plus pouvoir reculer. Ses terminaisons nerveuses s’aiguisent. Ses synapses s’emballent pour mieux s’enrayer. Nick, il n’a plus qu’une chose en tête. Qu’un mot qui tourne en boucle. Qu’un prénom, constant, qui roule sur ses synapses. Un prénom qu’il ne devrait pas prononcer dans ces circonstances-là. Qu’il souffle pourtant, entre deux baisers. Entre deux étreintes brûlantes, mais toujours trop raisonnables.
C’est lui, le fautif. C’est lui qui traîne, lui qui prend son temps. Et c’est Ryn qui s’impose – comme toujours. Comme elle l’a attiré dans ses filets, des mois plus tôt. Comme elle l’y attire une nouvelle fois. Il ne songe pas à se débattre, Nick. Il se résigne à un sort qu’il désire lui-même. À ses lèvres qui effleurent les siennes. À ses mains qui dénouent sa ceinture. Elle est brusque, Ryn. Et Nick, il vacille. Son corps d’abord, son coeur ensuite. Et s’il peut s’appuyer contre elle et contre le bureau, il n’y a rien qui lui permet de retenir son coeur de s’échapper d’entre ses côtes.
Il le muselle avant qu’il ne rejoigne celui de Ryn. Les conséquences l’inquiètent. La probabilité qu’elle le rejette – qu’elle ne s’intéresse à lui que pour ce qu’il a à offrir entre ses jambes. Que pour ce qu’il apporte, entre les siennes. Ça lui noue les tripes. Ça l’angoisse. Ça ne suffit pas à étouffer son envie irrésistible de se jeter dans le gouffre. He’s taking that leap. Et il obéit, Nick. Sage et pourtant, la sagesse ne l’étreint pas. Ritournelles entêtantes dont il se débarrasse à l’instant même où son pull quitte ses épaules. Il frissonne. Mais ce n’est pas le froid qui le dérange. C’est ce foutu brasier, au creux de ses reins. Un feu que Ryn alimente d’un sourire, ses jambes nouées autour de sa taille. Son corps, à quelques millimètres du sien. Ses vêtements, de plus en plus encombrants. De plus en plus gênant. Cette dernière n’existe plus, au fond de son crâne. Elle se dissipe alors que ses lèvres longent sa mâchoire. Effleurent la nuque et marquent la chair. « It’s unfair. » Murmure-t-il contre la carne devenue rougeâtre. « I’m freezing but you’re not. » Un mensonge. Son souffle brûle, pris par la fièvre. Sa peau flambe, dévorée par le désir.
Il n’attend qu’une chose, Nick. Qu’il se mue en plaisir.
Et sa patience, pour la première fois depuis plus de deux semaines, s’effrite. Comme le tissu de la robe qu’il maltraite. Ses doigts s’enroulent autour des bretelles pour les faire glisser le long des bras de Ryn. Sa poitrine se dévoile. Le soutien-gorge saute et rejoint le reste de sa lingerie. Il reprend le contrôle, Nick. Sans réaliser qu’en vérité, il l’a déjà perdu. Qu’il se soumet à ses prières silencieuses. Sa main, elle file entre ses cuisses. Il l’admire, alanguie sur le bureau. Une paire d’yeux ardents, rivés sur sa silhouette. Il la dévore, des pieds à la tête. Mais il s’arrête à mi-chemin, Nick. Il marque une pause sur sa poitrine dénudée. Il se penche en avant alors qu’il l’oblige à se pencher en arrière. À s’allonger, du mieux qu’elle peut. Il y a déjà songé, Nick. À l’inconfort de cette situation. À l’inconvénient de cette position. À cette petite voix qui lui souffle qu’il est trop vieux pour ça. Que la quarantaine l’attend au tournant, prêt à le faucher en même temps que leur relation. Elle le durera pas éternellement. Comme Ryn ne durera pas longtemps, malmenée par la pulpe de ses doigts.
Il se focalise sur le présent. Sur l’instant. Sur sa bouche qui s’empare à nouveau de ses lèvres. Sur sa main qui en taquine une autre paire.
Il ne demande rien, Nick. Il revendique son dû.

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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyDim 6 Jan 2019 - 16:24

Corps contre corps. Peau contre peau. C'est dans ce genre de moment que le malaise, que les non-dits, que tout ce qui pourrait traverser les esprits, s'évapore. Sauf le désir. Sauf cette envie, indéniable, de lui. C'est pourquoi, elle le ramène contre elle quand s'en est trop. Quand la patience à ses limites.
Ça fait déjà deux semaines.
She can’t handle more at the moment. She thought she could, but she cannot.
Si elle n'a rien tenté, chez lui. Elle se rattrape amplement. Et s'il n'a rien tenté lui non plus, il se fait pardonner, très rapidement. Pour le bien de tous. Des bouts de tissus volent, des gestes calculés et doux, mais fermes aussi, prennent vie par eux-même. À ce jeu-là, ils ont le même niveau, le même âge, la même position. Pas un père de famille, pas à la tête de ce studio. Pas une gamine, pas une assistante. C'était l'élément déclencheur au début. C'était cette maturité, son petit côté expérimenté, qui la fait chavirer, des mois à l'arrière. Mais à ce qu'elle en sait, ils n'ont pas encore comparé leurs tableaux de chasse. Tout ce qu'elle sait, c'est que ça fonctionne entre eux, entre leurs jambes. Beaucoup trop bien. Ce qui justifie qu'elle s'autorise à y revenir. Sans hésiter et compte tenu des risques. Quoi d'autre ? « Yeah, sure, you're obviously freezing right now. » He's not. Like she isn't. Ce ne sont pas des frissons généré par le froid, bien sûr que non.
Leurs lèvres se rencontrent et se séparent, sans intervalles réguliers. À la guise de chacun. Dae-won est clairement moins espiègle que la dernière fois. Beaucoup plus sûr de ce qu'il fait et pourquoi il le fait. Deux figures qui se dévoilent, seulement, dans ce genre de moment. Tapis dans l'ombre, qui n'attendent qu'un signal ; le départ de tous les autres employés, pour se réveiller. Et bon sang quel réveil. Tous les sens en alerte, un circuit nerveux électrique, qui se décharge en spasmes et petits sourires en coin. « Aah ! » Un cri parmi ceux étouffés. Ironique comme celui-ci pourrait feindre le crie de plaisir. Mais n'en est pas un. Pas tout à fait. Elle se relève brusquement, de quelques centimètres pour agripper la source de cette exclamation. Une agrafeuse, qui n'a rien à faire dans le creux de son dos. « Had a preference for the paper cut of last time. » Un petit rire pour détendre l'atmosphère, déjà plus que décontractée. If only they knew, our dear colleagues. « Where were we ? » Annonce-t-elle avant que ses mains se resserre sur sa nuque et que ses lèvres s'emparent des siennes, une énième fois. Si cet interlude aurait pu rompre le moment, elle ne fait qu'enflamme l'instant. Elle lui donne d'ailleurs des idées. Quand soudainement, tout son corps quitte le bureau et s'élance dans les airs, retenu par ses bras et quelques membres imbriqués. Not bad either. Who needs a bed really ? Even if, a space would be great something, to switch view a bit. Not that the view here is not pleasant. After all, he's the best view in town.
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Nick Mun

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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyLun 28 Jan 2019 - 20:43

Ça le surprend toujours un peu, même après tout ce temps. Ça l’étonne de faiblir aussi aisément. De craquer aussi facilement.
À croire qu’il a besoin de sa dose, Nick. Une dose de Ryn. Une pensée qu’il rectifie une seconde plus tard – il en a besoin tout court. Et ses doigts, ils subliment ce qui l’est déjà. Elle, qui l’appelle même lorsque la raison lui souffle qu’il est plus sage de lui tourner le dos. Comme s’il le pouvait. Comme s’il y arriverait alors qu’elle est là, entre ses bras. Alors qu’il est là, entre ses jambes. Ils prennent leur temps, pourtant. Et ils l’ont. En plus de Ryn, c’est le silence qui lui tient compagnie. La douce quiétude des bureaux vides, exempt de ses autres occupants. Les écrans, ils sont éteints. Les serveurs, ils bourdonnent à l’arrière – un bruit de fond qu’il ignore.
Un son étouffé par le cri qu’une agrafeuse arrache à son assistante. Il arque un sourcil, Nick. Et puis, c’est l’objet qu’il éloigne de sa peau dénudée. À l’inverse de ce qu’ils font – de ce qu’ils sont – ça ne l’étonne pas. Une habitude qui les propulsera sûrement tous les deux jusque dans la tombe. Jusqu’au licenciement. Parce qu’ils sauront, les autres. Tôt ou tard, ils l’apprendront. Que ce soit par un geste trop tendre – déplacé, par une langue trop bavarde – indécente ou tout simplement parce qu’ils ne sont pas aussi discrets qu’ils le pensent, ils le devineront. Mais à l’instant, Nick n’y pense pas. Dans son crâne, c’est la même rengaine qui pullule. Son prénom, au bord des lèvres. « I wonder what it will be next time. » Mais ce qu’il lâche finalement, c’est une remarque bardée d’un sourire. La remarque lui échappe, dépouillée de la moindre once de doute. À l’instant, il n’y en a pas. Il n’y a que ses lèvres contre les siennes. Ses mains, contre sa peau. Qui effleurent, qui caressent et qui s’y agrippent. Il a des mains d’artiste, Nick – plus rudes qu’elles n’y paraissent. Calleuses, après des années à s’aiguiser les doigts sur ses crayons. Il retrouve son assurance, Nick. Celle qu’il perd à chaque fois qu’il croise son regard. Il se décompose si vite lorsqu’elle le dévisage. Lorsqu’elle s’exhibe sous la lueur des ampoules industrielles, sa robe aussi bafouée qu’elle.
Grâce – à cause de lui.
Ses doigts remontent le long de ses hanches. Parcourent les côtes, une à une. S’immiscent entre ses seins. Effleurent sa nuque pour mieux se perdre dans ses cheveux. Des boucles blondes devenues folles – comme elle, l’espère-il. Comme lui, le sait-il. Incrustée sous sa peau, Ryn s’est frayée un chemin jusqu’à ce qu’il n’ose toujours pas nommer.
Jusqu’à ses neurones en ébullition. Jusqu’à ses reins embrasés. D’autres alternatives moins dangereuses que celle qui s’est faufilé entre ses synapses. Il soupire, Nick. Il chasse l’air de ses poumons simplement pour en reprendre une nouvelle bouffée teintée du parfum de Ryn. Effluves qui ornent désormais ses ongles. Et c’est tranquille. Trop, peut-être.
Une danse qu’ils connaissent par coeur. Un tango qu’ils affectionnent. Nick ne s’embarrasse pas, lorsqu’ils s’enlacent – et encore moins lorsque les fournitures les dérangent. Un tue-l’amour pour certains, une norme pour eux. Les lits ne leur conviennent pas. Ils se confortent sur ce bureau.
Sur n’importe lequel, tant que c’en est un.
Et la patience de Nick, elle s’étiole enfin. Elle explose.
À l’étroit, dans son pantalon. Il n’aura suffit que d’un énième coup d’œil sur sa silhouette. Sur ce corps coincé contre le sien. Cette peau pâle, parcourue par ses mains sans qu’il ne se lasse. Sur sa façon de le dédaigner, simplement pour mieux l’enflammer. « I could use a hand. » I could use yours. Il ne précise pas où – il n’en a pas besoin. Mais son sourire, il se crispe dans les coins.
Il s’impatiente. Il se fait mal.
Ce n’est qu’un homme, après tout.
Un homme amoureux.
Une certitude qu’il ignore à la hâte. Qu’il chasse en fermant les yeux. C’est l’expectative qui la remplace. Celle qui attend qu’elle prenne les commandes. Qu’elle dirige, comme il le fait si bien lorsqu’il dessine.
Parce qu’ici, entre lui et ce bureau, c’est elle qui le fait le mieux.

_________________
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Ryn Malone

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MessageSujet: Re: setting sun (ryn)   setting sun (ryn) EmptyLun 11 Fév 2019 - 0:14

Le contrôle n'est qu'une foutue illusion. Il suffit de les voir ici, à cet instant, ils ne contrôlent plus rien. Pas même leurs carcasses qui ne font bientôt plus qu'une. Et même en pleins conscience de la chose, il parle tout de même de la prochaine fois, de l'énième erreur inexcusable et incontournable. Parce que même quand elle y songe, Ryn est incapable d'y résister. Pourquoi s'en priver ? À qui cela peut bien faire de mal ? Parce qu'en attendant, ça leur fait drôlement de bien, leurs respirations saccadées comme preuve suffisante.
Peu importe où ils se trouvent.
Peu importe qui ils sont.
C'est aussi réel que ses doigts contre sa peau dénudée. C'est aussi exaltant que la première fois qu'il s'y est aventuré. Ils auraient pu s'en lasser et tout le monde aurait été ravie. Mais c'est un cercle vicieux dont elle ne peut se détacher, dont elle ne souhaite pas dévier. Au risque d'y perdre une nouvelle fois sa voie. Au risque de devoir tout reprendre à zéro, de retourner à la case départ. La jeune femme de vingt-cinq ans paumée qu'elle était et, qu'elle est toujours si ont veut être honnête. Mais contre lui, elle n'est rien de tout ça. Elle est juste la femme qu'il tient avec beaucoup d'enthousiasme et celle qui ne compte pas le lâcher avant qu'ils retournent, chacun chez soi. Because it's how it is, right ?
Son regard croise alors le sien avec un peu plus de sérieux, plus qu'elle ne le voudrait. Ce n'est rien de ce qu'il a dit, rien de ce qu'il a fait. C'est une pensée si petite, si vicieuse, qu'elle chasse après coup. Reportant son attention sur quelques mots, quelques ordres sous-jacents. Une délégation surtout. Parce que s'il a le rôle du supérieur au sein de cet établissement, quand il n'y a plus personne sauf eux, l'ordre se rétablit. Elle n'est plus qu'une assistante. Ryn. Trois petites lettres si douces qui emprisonnent une catastrophe féroce. Un pantalon qui emprisonne un brasier qui ne demande qu'à être libéré. « Now having to rest your hand has advantage right ? » Elle s'exécute sans perdre de temps, déboutonnant le textile qui s'interpose. Un sourire enjôleur en coin. « Wait. » Elle s'amuse tellement. Beaucoup trop. « If you're into nurses or something, know this, I would be a terrible one. » A tes risques et périls. She's terrible at so many things. Enfin, comme s'ils pouvaient reculer désormais.
Il est aussi piégé qu'elle.
Et ils n'ont même pas idée à quel point.
Bien qu'elle aime jouer avec ses nerfs, c'est les siens qui lâchent et s'impatientent finalement. Alors elle reprend du service et cette fois-ci, n'a pas peur d'être entreprenante. Comme si c'était déjà le cas. Plus peur de rien, à part peut-être.. que ça s'arrête. Pas aujourd'hui. Demain. Plus tard. Après.
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