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MessageSujet: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyMer 12 Déc 2018 - 21:49


ils prennent des nouvelles. mon sourire leur ment. rien n'est plus comme avant. je fais semblant. au milieu des gens, je chante, je danse mais quand arrive la nuit, ton absence et ton fou rire font trop de bruit. impossible de dormir

tu es là, devant cette tombe, les larmes aux yeux, une rose à la main. tu tentes de retenir tes larmes mais c'est plus fort que toi. c'est horrible, ce sentiment, cette envie de vouloir pleurer sur la tombe de celui que tu aimes pour tenter de faire ton deuil mais, comment faire le deuil d'un homme n'ayant aucune tombe ? Tu comprends pourtant, sa mère refuse tant qu'elle n'a pas son corps. c'est ce qu'elle t'a dit. mais toi, comment peux-tu faire ton deuil dans ces conditions ? Alors c'est idiot, tu te confies sur la tombe de ta mère, lui demandant de veiller sur lui de là où ils sont. Tu pleures parfois sans t'arrêter, sortant du boulot pour venir déposer un cupcake en demandant à ta mère de lui transmettre. c'est idiot, mais pour toi c'est important. parce que le cupcake c'est ce qui a débuter votre relation, c'est ce qui a fait que vous vous êtes rencontrés et que vous vous êtes aimez pendant trois ans. mais toi, tu l'aimes toujours. tu l'aimeras toujours. Tu finis par quitter les lieux, prenant le volant de ta voiture minable et surement bonne pour la casse. Faustin te disait de la changer, mais au final elle est encore là, cette poubelle. Tu aurais pu prendre le chemin de chez toi, rentrer et voir ton frère ou ton père, sourire et faire semblant. mais c'est finalement un autre chemin que tu prends. Quelques minutes plus tard, tu te gares devant la maison de ta belle mère, parce que pour toi, elle est toujours ta belle mère. Tu sors de là, prenant le chemin de la porte d'entrée pour frapper. Tu patientes, t'as les yeux rouges mais tu ne pleures pas c'est déjà ça. Elle prend plus de temps que d'habitude pour venir t'ouvrir, peut-être qu'elle était en cuisine, sous la douche ou tu ne sais pas. Alors tu patientes, jusqu'à ce qu'elle ouvre la porte et que tu lui souris, faiblement, tristement, douloureusement. Tu entres, posant ton sac et ton manteau comme à ton habitude. A force, Emilie était devenue une vraie mère pour toi, encore plus depuis la mort de son fils. C'est comme si c'était le seul endroit ou tu pouvais parler de lui sans avoir peur. A ton doigt, ta bague de fiançailles, toujours, autour de ton cou, l'absence d'un collier. Un collier que tu lui avais donné pour qu'il pense a toi où qu'il soit. Depuis cinq mois, tu te sens vide, mise sur pilote automatique, agissant par obligation et non par choix. Parce que toi, tu aimerais rester dans ton lit, serrant ta peluche vêtu d'un t-shirt de Faustin, pleurant encore et encore. Mais ça Emilie le sait, elle t'a déjà fait la réflexion pour le poids que tu as perdu. Tu t'installes, ramenant tes cheveux en arrière en soupirant. « je suis allée au cimetière.. » elle sait ce que ça veut dire.

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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 10:16

Mon sourire
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« tu devrais manger quelque chose, Faustin... » dos courbé, presque avachi sur ce fauteuil qui me quitte plus, mes yeux jusque là dans le vague montent vers ma mère. Elle a l’air inquiète. Elle se retient de pleurer - je la connais trop pour ne pas voir ça. Mais encore une fois, malgré ça, j’arrive pas à me montrer plus expressif que ça. La dépression ne me guette même plus. Elle est déjà là. « j’ai pas faim » je souffle, en baissant de nouveau le regard. Elle soupire. Un silence s’installe quelques seconde. Et puis, soudainement, la porte frappe. Elle est la seule à réagir. Elle semble surprise, elle marmonne qu’elle n’attendait personne. Elle se lève, part en direction de la fenêtre et je la regarde faire du coin de l’oeil. « Oh, mon dieu. Louise. » à la seconde où j’entends ce prénom, mon coeur marque un raté. Ma tête se relève pour me permettre de la tourner un peu plus. Louise. Louise est au pas de la porte. Maman semble paniquer intérieurement, et ne pas savoir quoi faire. Elle marmonne des oh mon dieu, elle regarde de partout, comme si son cher Dieu allait lui donner une solution sur un plateau doré. Et moi, je suis incapable de réfléchir. Louise est derrière la porte. Elle est si près. Ca fait cinq mois. Cinq mois qu’elle me pense mort. Cinq mois que, de mon côté, je meurs un peu plus chaque jour. Cinq mois que je me torture moi-même à cause de cette décision, celle de l’éloigner de moi, celle de la libérer du fardeau que je suis devenu sans qu’elle le sache, celui de la laisser libre de retrouver un futur bonheur. Je ne suis plus celui qu’elle a aimé, celui qu’elle avait accepté d’épouser. Je ne suis plus rien, aujourd’hui. Teint livide, oeil terreux, jambes immobiles… je ne suis plus que le fantôme de celui que j’avais pu être avant cette opération militaire. Alors, quelque part, ma mort n’est pas si loin de la réalité. Mais là, elle est ici. Est-ce que la vérité était destinée à être dévoilée un moment ou un autre ? Est-ce qu’elle est finalement condamnée à être prisonnière d’un légume en guise de fiancé ? « Okay. Vite, dans ma chambre. » Maman s’est retournée d’un coup. Elle a finalement l’air d’avoir pris une décision. Elle arrive vers moi d’un pas décidé, agrippe les guidon de mon fauteuil et cours presque jusqu’à sa chambre. « Toi, tu restes là. Tu ne fais aucun bruit. Je n’ai vraiment pas le coeur à briser celui de cette pauvre enfant aujourd’hui. » J’avoue que là, je ne sais absolument pas comment réagir. Un court instant, aucun son ne sort de ma bouche. J’en suis incapable, tant mon esprit est embrumé. Et quand enfin j’aurais pu être capable de parler, maman ne m’en laisse pas le temps, et s’empresse de fermer la porte. Je reste immobile quelques secondes, avant me rapprocher de la porte, et de l’ouvrir juste assez pour me permettre de regarder au travers. Mon coeur bat la chamade quand je vois ma mère ouvrir la porte, et le visage de celle que je ne peux me résoudre à oublier apparaître. Son air semble si défait, si triste… mon coeur se pince, pour finalement se tordre douloureusement, quand je l’entends prononcer ces mots. Elle est si mal. Tout ça à cause de moi. Ma mère répond rapidement un petit « oh, ma pauvre chérie » avant de la prendre dans ses bras. J’ai la nausée. Je sais que j’ai fais le bon choix. Je sais qu’elle ne sera triste qu’un temps, et qu’elle finira par s’en remettre. Et que quand ce moment arrivera, elle sera à nouveau heureuse. Je sais aussi que si je lui avais annoncé la vérité, que j’avais survécu à cette mission survécu à cette explosion, mais dans un état si piteux… elle serait enfermée dans une tristesse sans fin, celle de voir celle qu’elle aimait à mille lieu de ce qu’elle connaît, celle de devoir s’occuper de lui au point de s’oublier elle-même. Je le sais, je le sais, je le sais. Mais de la voir là, comme ça… j’ai besoin de m’éloigner un instant. Alors je me recule un peu d’un seul coup avec mon fauteuil, sans faire gaffe à la petite table derrière moi. Et merde. Maman m’avait pourtant dit de pas faire de bruit. « oh, non, c’est rien, ce- euh… c’est surement… surement le chat des voisins… j’ai laissé la fenêtre ouverte, rien d’important ! » Mmh. Mouais. Mauvaise idée de justification, ça. Qu’est-ce qu’elle compte faire, si jamais Louise demande à le voir ? Et puis, pourquoi elle a dit ça si fort ? J’espère que c’était juste sous le coup de la panique, parce que si elle s’attend à m’entendre miauler, elle peut courir. Emporté par l’envie de voir Louise, je mets peu de temps à me rapprocher de nouveau. Et, yeux fixés sur elle, hypnotisé, je peux pas m’empêcher de la trouver belle. Même avec son air triste. Même avec son envie de pleurer. Elle sera toujours la plus belle. « Comment est-ce que tu te sens ? Tu veux manger quelque chose ? » bah tiens donc. Faut toujours qu’elle rapporte tout à la bouffe. C’est bien une maman, ça. Je renifle un léger rire jaune, avant de remarquer qu’elle a pas pensé à ranger mon verre et mon couvert. Ce qui en fait donc deux sur la table… alors qu’elle est censée être seule. Et merde, le retour.
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Dernière édition par Faustin Hoffman le Jeu 13 Déc 2018 - 20:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 11:16


ils prennent des nouvelles. mon sourire leur ment. rien n'est plus comme avant. je fais semblant. au milieu des gens, je chante, je danse mais quand arrive la nuit, ton absence et ton fou rire font trop de bruit. impossible de dormir


Tu as mal. Le coeur lourd, le coeur en miette. T'as beau sourire aux gens, être gentille et courtoise, être drole et faire comme si tout allait bien. Mais dans le fond tu n'es plus que l'ombre de toi même, qu'un corps qui fonctionne avec automatisme parce que tu as perdu l'envie. sans lui, la vie te parait fade et incolore. tout semble sombre et sans aucune beauté. Tu ne sais pas ce qui te permet de tenir, de respirer encore où même de te réveiller le matin. peut-etre l'idée qu'un jour il frappe à ta porte, qu'un jour il t'embrasse à nouveau. Tu te dis que sans corps, l'armée ne peut pas etre sûre à cent pour cent après tout, il pourrait etre perdu quelque part, kidnappé.. il y a tellement de possibilité qui te font espérer parfois. Et puis, tu regardes autour de toi et tu te rappel qu'il n'est pas là, qu'il reviendra pas, qu'il est parti sans toi et que jamais vous ne pourrez réaliser vos reves communs. La porte s'ouvre, tu entres, tu lui dis que tu es passé au cimetière. Elle sait tout, puisque tu lui racontes tout. c'est bien la seule personne qui puisse te comprendre et qui ressent cette douleur autant que toi. enfin ça c'est ce que tu crois. Tu prends places, une main passant sous tes yeux pour en sécher les larmes rebelles quand finalement vous entendez du bruit. Tu relèves le minois soudainement, écoutant ensuite l'excuse d'Emilie mais tu ne relèves pas plus que cela. t'as pas envie de réfléchir. Comme à son habitude, elle demande si tu veux manger quelque chose mais toi, t'as pas spécialement faim. tu es sur que si tu ne portais pas de fringue aussi ample, elle t'engueulerait d'avoir perdu du poids. mais ça va, tu n'as pas la peau sur les os pour autant. « ça ira je vous remercie, j'ai pas faim. » que tu lui dis, un sourire malgré tout sur les lèvres. Tu soupires un instant, la baisse tombant alors que tu retiens de nouveau tes larmes. « parfois.. j'ai l'impression qu'il est là, qu'il me regarde, qu'il veille sur moi.. » tu retiens un sanglot. « j'ai l'impression de devenir folle sans lui. la dernière fois j'ai même cru l'avoir vu a travers la vitre de la boutique.. tout le monde me dit que ça passera, qu'il faut du temps.. ça fait cinq mois et c'est toujours aussi douloureux. ça fait toujours aussi mal. »  Tu te souviens du jour où tu as pensé l'avoir vu, tu étais en caisse, en train de vendre les pâtisseries quand tu as relever la tête pour regarder dehors. et il était là, te regardant. Mais le temps que tu secoues la tête pour reprendre tes esprits, il n'y avait personne. juste un mirage, un rêve. Tu t'installes correctement, prenant un mouchoir dans tes poches pour t'essuyer les yeux, reposant ton regard sur la table. Tu hausses un sourcil, il y a deux couverts, et le bruit dans la pièce d'à coté ? « vous êtes occupés ? j'veux dire.. si vous êtes avec quelqu'un, je peux repasser plus tard.. » tu ne veux pas t'imposer où l'empêcher de vivre sa vie de femme. Elle avait peut-être un homme dans sa vie avant même la disparition de Faustin, ou un ami qui la réconforte ? T'en sais rien. Mais ça te permet de te reprendre un peu, de ne pas fondre en larmes, de ne pas finir comme une loque chez elle alors que tu as l'habitude de le devenir dans ton lit.


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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 15:56

Mon sourire
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J’arrive pas à me dire qu’elle est là, dans cette même maison, à seulement quelques mètres de moi. Elle est tout près, oui, mais, pourtant, j’ai encore l’impression qu’elle reste si loin. A moins que ça soit moi, qui soit si loin, et non pas elle. J’ai l’impression d’être spectateur d’une scène irréelle. Elle semble si mal. Je savais, que ce laps de temps, cette période d’avant deuil serait douloureuse, mais… d’y assister de mes yeux, c’est tellement différent. Bon, c’est pas la première fois que je la revois depuis mon retour. J’avoue qu’il m’arrive parfois - voire même souvent - de passer devant la pâtisserie où elle travaille pour la regarder. Là-bas, elle est toujours souriante. Et même si je ne suis pas naïf, et me doutait bien qu’elle prenait simplement sur elle pour faire bonne figure au travail… j’aimais quand même la voir sourire. Quelque part, c’est comme si le simple fait qu’elle en soit capable, même pour de faux, prouvait qu’elle irait bientôt mieux. Mais là… j’ai l’impression de revenir au point de départ. Celle ou mon cerveau ne pouvait pas s’empêcher de l’imaginer découvrir la lettre, celle où ces images me hantaient. « il faut que tu penses à toi, mon trésor... » encore une fois, je lâche un léger reniflement, dans un vague sourire qui s’efface aussitôt. Elle m’a dit exactement la même chose, il n’y a même pas une demie-heure. Faut croire qu’elle est aussi inquiète pour moi que pour elle. Louise reprend la parole en se retenant clairement de pleurer, et mon regard la quitte pour retrouver ce vague qui l’attire tant. Je l’écoute, comme absent de moi-même, alors qu’elle confirme ce que j’avais cru voir il y a quelques jours, quand elle avoue m’avoir vu. Je serre les dents. Ma tête se baisse, alors que mes doigts rencontre l’arrête de mon nez. Allez, Faust. Du nerf. « je suis sûre que de là où il est, tu restes tout ce qui occupe son esprit, qu’il sera toujours pour toi comme un ange gardien » celle-là, je suis presque sûr qu’elle s’adressait directement à moi. De là ou il est. Ouais, c’est à dire, de la pièce d’à côté. « il n’y a que le temps qui sera capable de soulager nos peines. Cinq mois, c’est peut-être encore trop tôt. Mais je suis sûr qu’arrivera le jour où on y arrivera. Non pas à l’oublier, mais à réussir à se relever et avancer... » Cette fois, c’est à mes camarades, que je ne peux m’empêcher de penser. Tête dans ma main, j’appuie presque de toutes mes forces sur mon front, comme si ça allait pouvoir me faire sortir cette douleur. J’ai encore l’impression d’entendre les balles, les cris, les éboulement. Et, yeux toujours fermés, je me sens l’espace d’une seconde happé de nouveau dans cet environnement. Je revois ce village en ruine. Je réentend mes camarades me demander par quel chemin passer. Je ressens de nouveau celle boule au creu de mon estomac, cette peur constante de faire le mauvais choix. Machinalement, comme quand j’étais là bas, ma main se porte vers le collier de Louise, qui ne quittera jamais le tour de mon cou. « oh, non, je- » la voix de ma mère semble si loin. Mais il faut que je m’y accroche, je ne peux pas avoir une nouvelle crise d’angoisse ici, maintenant. « tu vas certainement trouver ça idiot, mais… ce-... ce sont des couverts pour Faustin. » Allez, allez. Je respire fort, et longuement, pour me calmer. Gorge serrée, je retiens du mieux possible ce sanglot qui ne demande qu’à sortir. Louise pourrait reconnaître le moindre son sortant de ma bouche. Alors il faut faire ça calmement. Sans bruit. Allez. « parfois, j’aime bien, faire comme s’il était encore là… comme s’il venait me rendre visite, et que nous pouvions discuter... » Okay. Je commence à reprendre pied à la réalité. Doucement mais surement, j’ai de nouveau conscience de ce qui m’entoure, et leurs voix semblent de moins en moins éloignées. Tout va bien. Je n’y suis plus. Je n’y suis plus. J’espère ne pas rechuter. C’est quand même bizarre, d’avoir été capable de se calmer si vite. « tu sais très bien que tu seras toujours la bienvenue, ici. Faustin rayonnait tellement de te voir, et de parler de toi... » dans ces derniers mots, je sens la voix de ma mère qui se brise, alors que des larmes silencieuses embrument mon regard avant de couler par elles-même. Pour le coup, elle n’a même plus besoin de mentir. Même vivant, je ne rayonne plus.
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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 16:21


ils prennent des nouvelles. mon sourire leur ment. rien n'est plus comme avant. je fais semblant. au milieu des gens, je chante, je danse mais quand arrive la nuit, ton absence et ton fou rire font trop de bruit. impossible de dormir



ça te parait étrange, ces couverts, et lui il y a le bruit aussi. comme si quelqu'un se cachait dans la chambre d'émilie. mais si elle dit que c'est un chat, pourquoi tu mettrais sa parole en doute ? Pourtant, quand tu vois la table tu ne peux pas t'empêcher de te dire que tu es arrivée au mauvais moment, qu'elle avait de la visite, peut-être même un rendez vous galant ou quelque chose du genre. tu ne pourrais pas lui en vouloir après tout. elle a bien le droit à un peu de bonheur, à du soutient après la mort de son fils unique. Tu l'écoutes pourtant sagement, et tu acquiesces à son excuse, parce que pour toi c'est pas débile. combien de fois tu as fait le repas en appelant "faustin a table" au lieu de ton frère et de ton père. Combien de fois tu as regardé la télévision en te retournant pour parler alors qu'il n'était pas là. combien de fois tu as fait comme s'il etait là, avant de fondre en larme en te souvenant des mots que tu as lu ? et c'est bien ça le plus difficile. «  C'est pas idiot.. quand je m'apprête à dormir... après le moment ou je pleure toutes les larmes de mon corps, je parle à ma peluche. je lui ai mis un t-shirt de Faustin.. c'est comme s'il dormait encore avec moi.. même si.. » un sanglot coupe ta phrase, pourtant tu tentes de calmer ton calme autant que possible et de ne pas juste fondre en larme une fois encore. tu ne termine pas ta phrase finalement, à quoi bon, elle comprend parfaitement ce que tu cherches à dire. la nuit, il n'est plus là. c'était déjà difficile quand il partait et que tu t'endormais seule, mais tu savais qu'il reviendrait, qu'il rentrerait à la maison. mais là, tu sais qu'il ne reviendra pas, que ses bras ne s'enrouleront plus autour de toi, que ta tête ne trouvera plus réconfort contre son torse. Tu sais que quoi qu'il arrive, peut importe tes prières, il ne rentrera pas à la maison. C'est bien pour ca que tu as quitter l'appartement, tu ne supportais plus d’être seule, sans lui. Alors t'as récupéré la chambre chez ton père, retrouvant la chambre adjacente à celle de ton frère jumeau. heureusement qu'il est là, parce que sans lui où Emilie, tu ne t'aurais surement jamais relevée. Tu finis par glisser tes mains dans tes cheveux pour les ramener en arrière. geste que tu faisais déjà souvent quand tu réfléchissais ou quand quelque chose n'allait pas. tu finis par laisser tes yeux se poser sur ta bague. tu refuses de la retirer, parce que même si pour le monde entier tu es célibataire, pour toi tu restes fiancée et cette bague est le signe que vous vous êtes aimez, que vous vous aimerez toujours. Tes rêves se sont effondrés. le mariage, votre avenir, la famille que vous auriez pu avoir. tout cela n'est plus que de la poussière et tu ne sais pas comment faire pour vivre comme ça, sans lui. « mais.. avec noel qui approche, c'est encore plus difficile.. noel sans lui... » tu pleures, silencieusement c'est vrai, mais les larmes roulent sur tes joues rougies par les gouttelettes salés qui perlent jusqu'à tomber sur tes genoux. tu viens toucher ta bague, instinctivement. « j'y arriverais pas... j'ai beau faire semblant... je suis pas assez forte.. »


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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 19:24

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C’est tellement frustrant. D’être là, coincé ici, à la fois dans cette pièce et ce fauteuil. D’être obligé d’assister à à cette conversation. D’écouter Louise parler de son coeur brisé, brisé par ma faute. J’ai beau me dire que c’est le meilleur choix, pour son bonheur sur le long terme… c’était quand même un choix plus facile à assumer losrqu’elle n’était pas aussi près de moi. Lorsque je ne pouvais pas voir de mes propre yeux à quel point ma décision lui faisait mal. J’ai mal, moi aussi. Tellement mal qu’un court instant, j’ai même envie de sortir de cette foutu pièce, juste envie de la prendre dans mes bras, de tout effacer de toute cette merde et revenir à ce qu’on était avant… avant de me souvenir que ça serait impossible. De me souvenir que, coincé dans ce fauteuil, je serais bien incapable juste de la prendre dans mes bras. Qu’elle quitterait un chagrin pour en découvrir un autre, bien plus dévorant que celui qu’elle connaît à l’instant. Et surtout, qu’avec ce geste égoïste, je la condamnerait à une vie qu’elle ne mérite pas. Alors il faut que je reste calme. Il faut que je patiente, calmement. Que je prenne sur moi. Tête toujours nichée dans ma main, larmes coulant toujours silencieusement, j’entends cette femme que j’aime tant parler de ses nuits, raconter comme elle tente de pallier à cette absence que je lui ai imposée. Et j’ai mal. J’ai… tellement mal. Je suis fatigué de tout ça. De tout ce que je provoque. Je suis responsable de la mort de mes amis, responsable de la tristesse de ma mère, du chagrin de Louise… putain, pourquoi est-ce qu’il a fallu que les choses se passent comme ça ? Ca ne faisait que deux jours que Louise m’avait dit oui. Qu’elle accepte d’être ma femme. Pourquoi est-ce qu’il a fallu que j’accepte cette mission ? Quitte à ce que l’armée me claque la porte, et alors ? Après 7 ans de bons et loyaux service à la Couronne, j’aurais aisément pu trouver n’importe quel travail ailleurs. Et on aurait pu vivre une vie simple et heureuse. Au lieu de quoi… j’ai gâché tant de vies… « mon coeur, écoute-moi. » sans réelle conviction, plus par réflexe qu’autre chose, je relève les yeux vers la scène. Je vois ma mère lui prendre son visage dans ses mains et essuyer ses larmes. « je te promets que les choses iront mieux. Tout ne pourras pas rentrer dans l’ordre, mais… fais-moi confiance… un jour, tu iras mieux. D’accord ? » Elle lance un regard dans ma direction, une fraction de seconde, avant de se tourner vers elle encore une fois « fais-moi confiance. » Je connais ma mère. Par coeur. Et je sais que ce qu’elle sous-entend par là, c’est mon retour dans sa vie. Elle ne compte pas abandonner l’idée de me faire changer d’avis. Mais pense-t-elle seulement à dans deux, trois, cinq ou dix ans ? Sans moi, elle sera passée à autre chose. Elle sera heureuse ailleurs. Avec moi, elle serait au même point. M’aider à enfiler mon futal et à m’attraper les trucs des placards plus hauts. Baby-sitter d'un handicapé pour qui il faut absolument tout faire. Coeur brisé de voir celui qu’elle aimait avoir disparu au profit d’un légume. Alors oui, c’est sûr, que je crève d’envie d’aller la voir. Mais il faut pas non plus être égoïste. Faut regarder plus loin qu’aujourd’hui. « mais tu ne sera pas seule. Tu auras ton père, tu auras ton frère. Tu es bien plus forte que ce que tu ne veux bien le penser, Louise. » Noel. Un instant, je me souviens de notre dernier Noel. Je me souviens comme on riait, à se taquiner comme des gamins, à faire le tour de la ville pour se prendre en photo avec tous les pères noëls qu’on croisait. L’espace d’une seconde, un faible sourire étire mes lèvres, mais il finit par s’effacer bien vite. Ma mère a raison. J’ai confiance en son père, j’ai confiance en Tobiàs. Ils auront lui mettre du baume au coeur. Je sens que pour ma part, ce noël sera comme mon dernier anniversaire, passé dans la solitude des murs blancs de l'hôpital, seul, emprisonné dans mes souvenirs, dans le passé. « mais tu sais, personne ne te demande de faire semblant. Tu as le droit d’être triste, tu as le droit de pleurer et tu devrais te laisser aller. Ca fait toujours du bien, de se laisser aller. N’ai pas peur, et surtout, n’ait pas honte de ça.» Sans trop m’en rendre compte, j’hoche légèrement la tête, le regard dans le vide, comme pour approuver les mots de ma mère. Qu’ils aillent se faire voir les autres, on s’en tape de leurs regards. « Comme dirait Faustin… qu’est-ce qu’on en a à foutre, de ce que pensent les autres ? » ah bah tiens. Je lâche un nouveau petit reniflement. Si ça c’est pas me reconnaître.
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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 19:51


ils prennent des nouvelles. mon sourire leur ment. rien n'est plus comme avant. je fais semblant. au milieu des gens, je chante, je danse mais quand arrive la nuit, ton absence et ton fou rire font trop de bruit. impossible de dormir



les larmes sur tes joues, Emilie finit par t'attraper le visage pour que tu la regardes, et même si tu vois un peu flou, tu ne peux pas raté son regard qui se veut rassurant. Elle te dit que tout ira mieux, que ça finira par aller. mais t'y crois pas. comment une douleur aussi vive, aussi intense, pourrait partir du jour au lendemain ? comment supporter l'absence de l'homme que tu aimes, de l'homme que ta vie, l'homme que tu devais épouser ? tu aurais pu l'épouser avant qu'il ne parte, tu aurais du lui dire oui, même pour un mariage rapide à la mairie, pour être sa femme avant qu'il ne parte. mais aujourd'hui, tu n'es plus rien, t'as l'impression de n’être plus rien. et noël qui approche. tu te souviens de tous ces moments avec lui. Les caprices qu'ils faisaient, aidé par ton frère, pour avoir des biscuits de noël. Les plans foireux pour trouver quoi t'offrir. Ou tout les stratagèmes qu'il avait pour découvrir ce que tu lui avais acheter. Les photos de vous devant les pères noël du quartier, les photos de vous avez des barbes de père noël et vos bonnets clignotants. De vos nuits de noël, romantique et plein d'amour. Dieu que tu l'aimais, dieu que tu l'aimes cet homme et rien ne peu changer ça, personne ne pourra le remplacer, personne ne peut imaginer un jour pouvoir le remplacer. Tu n'es absolument pas forte, tu fais juste semblant, tu souris et tu dis que tu vas bien alors que tu as juste le coeur en miette, que tu as juste envie de te planter une fourchette dans la main pour avoir mal ailleurs qu'au coeur. « je donnerais tout... absolument tout.. pour qu'il me revienne..  » que tu soupires, avant de finalement fondre en larmes. ne pas réussir à les retenir, quitte à avoir une tête idiote et rouge. tu craques, au bout de cinq mois, tu craques totalement, sans retenue. c'est pas comme lorsque tu as reçu la lettre. oui, tu t'étais effondré, tu ne tenais plus que tes jambes et tu as pleurer, tu as hurlé, mais dans le fond tu ne voulais pas le croire. mais là, au bout de cinq mois, c'est bien plus réelle parce qu'il n'est pas la, parce que tu vis chez ton père, parce que tu ne le vois plus venir chercher un cupcake a la boutique, que tu ne le vois plus faire des conneries pendant que tu cuisines juste pour te faire rire. parce qu'il ne caresse plus ton épaule en te regardant t'endormir, parce qu'il ne te dit plus je t'aime. parce qu'il n'est simplement plus là pour faire tout cela, que sa présence te manque, que son absence te pèse. tu donnerais tout pour retrouver tout cela, pour t'allonger à ses cotés, pour poser ta tête contre ton torse, pour simplement l'entendre respirer. tu donnerais tout pour revoir son sourire, revoir ses yeux, et ses rictus quand il se moque doucement de toi. tu donnerais tout pour qu'il soit avec toi, et Emilie le sait parfaitement. « je veux pas qu'ils s’inquiètent pour moi. j'ai pas le choix que de mentir aux gens. » tu finis par te calmer un peu, attrapant un mouchoir pour essuyer tes yeux une fois encore. Tu lèves les yeux vers elle. « comment vous faites, vous, pour être aussi forte ? » Elle a perdu son fils, on lui a arraché son enfant, mais a chaque fois que tu passes la voir, elle a l'air forte, bien plus forte que toi et tu ne sais pas comment elle fait pour tenir, alors que toi, t'as du mal à te lever le matin. tu baisses les yeux, caressant la pierre sur ta bague avant de marmonner. « je suis pas forte.. ne le dites pas à ma famille mais... j'ai déjà pensé à le rejoindre. je me disais que s'il pouvait pas venir a moi, alors c'est moi qui irait avec lui.. » t'as honte de ce que tu dis, d'admettre que tu as déjà pensé à mourir pour être de nouveau avec lui mais évidement, ce n'étais qu'une pensé, qui est venue plusieurs fois mais tu évites de le préciser.


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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 22:34

Mon sourire
leur ment
Putain. Mais que quelqu’un me sorte de là, me sorte de cette situation. J’en peux plus, d’être coincé là, j’en peux plus d’entendre la voix pleine de sanglots de Louise, ou de voir son air défait. J’en arrive même à me demander si réellement, j’ai fais le bon choix. J’en viens à douter de mes propres certitudes. C’est que je l’aime tellement. Et je suis si près de pouvoir la toucher, si près de pouvoir lui parler. Allez, Faust. Respire. Faut pas craquer maintenant. Pense à son avenir. A son futur. C’est sûr qu’aujourd’hui, alors que la nouvelle est plus ou moins fraîche; c’est à se poser des questions, mais… je sais que, plus tard, quand je la verrai de loin, je pourrais dire que c’était le bon choix, que j’avais fait. Qu’elle sera de nouveau heureuse. Que je me retrouverais seul dans cette mélancolie, dans ce chagrin sans fin -mais tellement mérité. Je tente de reprendre du poil de la bête dans mes idées, de me convaincre de ne pas me laisser ébranlé, mais, quand elle déclare qu’elle donnerait tout pour mon retour… putain. J’me sens horrible de lui infliger ça. Mais d’un autre côté, celui qu’elle attend, c’est le Faustin souriant qu’elle a toujours connu. Celui qui revenait de ses mission un bouquet ou une peluche dans les mains. Ce kidlult insolent qui ne perdait jamais son regard malicieux. Ce gars téméraire qui l’embarquait toujours dans des folles aventures. C’est cet homme là, dont elle est tombée amoureuse. Tandis que là, si elle voyait le Faustin d’aujourd’hui… elle ne verrait qu’un pauvre gars arrivant même pas à se tenir droit, coincé et avachi dans son fauteuil roulant. Un faustin au regard terne, au visage sans expression, aux cernes profonds et aux flash back et autres crises d’angoisses constantes. J’suis plus l’homme qu’elle a aimé. Alors, tant bien même je traverserais cette pièce là, maintenant, de suite, son veux ne serait pas exaucé. Son Faustin ne serait pas devant elle, tout simplement parce que son Faustin n’est plus. Et le mal être causé par l’idée de ma mort serait remplacé par un autre. Rien ne s’arrangerait de la vérité. « si tu savais à quel point moi aussi, j’aimerais que mon garçon revienne... » eh bah tiens, prends-toi ça dans les dents, Faustin… encore une fois, ma mère profite de la situation pour me faire passer des messages… moi aussi, je ferais tout pour remonter le temps, pour ne pas refaire mes erreurs. Je serais encore celui que j’avais toujours été. On planifierait notre mariage, Louise et moi. Se chamaillant sur des conneries, comme, le parfum du gâteau ou la couleur des chaises… j’aimerais tellement pouvoir changer le cours de l’histoire… « tu sais… s’il y a bien une chose que ma carrière de maman m’a apprise… c’est qu’un enfant ne pourra jamais réussir à cacher ses tourments. Et je ne pense pas me tromper en affirmant qu’il doit en être de même pour les frères jumeaux. Quelque part, ne penses-tu pas que tu les rassurais beaucoup plus si tu t’ouvrais à eux, si tu étais honnête, autant avec eux qu’avec toi-même ? » Psychologue-maman, le retour… je la reconnais bien là dans ce genre de discours, et je peux qu’être d’accord avec elle. Il est pas con son père, tout comme Tobiàs. Si elle pense que de faire semblant d’aller bien pourra les rassurer, elle se trompe. Moi, ça me foutait toujours une de ces angoisses, quand je la voyais tenter de me cacher qu’elle était triste. J’en devenais limite plus inquiet que si elle m’avait parlé de ce qu’elle avait sur le coeur dès le départ. « oh, crois-moi… je n’ai rien de fort… quelque part, je pense que je me suis tout simplement pas encore mis dans la tête ce qu’il se passe... » je note à quel point elle évite à tout prix de parler de ma mort à haute voix. Comme si elle voulait se tenir écartée du mensonge le plus possible. J’m’en veux, de lui faire endurer ce double-jeu. Mais, en même temps, je m’attendais pas à ce que Louise visite autant maman. Et puis, Louise commence à marmonner quelque chose, mais j’ai du mal à entendre, d’où je suis. J’me rapproche comme je peux, mais, tout ce qui vient à mes oreilles, ce sont les mots famille, rejoindre, et avec lui. Aussitôt, je fronce les sourcils, alors que mon coeur marque un mini-raté. Je voudrais pas tirer des conclusions hâtives, mais, ces mots, là… « alors ça, non ! » la réponse de ma mère est si catégorique, que j’en conclus immédiatement que ce que j’avais cru entendre est bel et bien réel. Putain. Une main arrive frotter ma bouche et ma machoire, alors que je sens poindre au bord de mes yeux des larmes nouvelles, dans un regard presque effaré. Non. Non, non, non et non. Merde. Non. Qu’est-ce que je peux faire, qu’est-ce que je dois faire ? Je pourrais pas survivre à son décès. ...et pourtant, moi, je lui impose le mien… putain. Quel égoïste. Quel crétin. Si jamais elle venait à… si réellement, elle essayait de… non. Je veux même pas y penser. C’est beaucoup trop. Un instant, je suis même prêt à attraper la poignée de la porte et mettre fin une bonne fois pour toute à ces conneries. J’ai même le bras qui commence à se lever, quand j’entends la voix de ma mère « qu’est-ce qui te dis qu’en te tuant, tu le rejoindras ? je- euh, je veux dire… Personne ne sait ce qu’il arrive de l’autre côté. C’est peut-être cruel à dire, mais tu ne peux pas envisager de briser le coeur en mille morceaux de tous ceux qui t’aime, pour une idée dont tu n’as même pas la certitude, Louise. Je t’ai dis que tout finirait par aller mieux. Je ne mens pas. Crois-moi. » J’arrive pas à voir la tête que tire ma mère, mais le regard de Louise est bizarre. Ma mère lui a pris la main, et semble pas la lâcher du regard. Pourquoi est-ce qu’elle la regarde avec tant intensité ? « Louise. Crois-moi. Les choses vont s’arranger. Autant pour toi, que pour moi, ou-... mmh. S'il te plais. Fait-moi confiance. Je le sais. » Mon coeur bat la chamade alors que j’assiste à cette scène irréaliste. J’ai l’impression que ma mère tente de lui faire comprendre qu’elle en sait plus que ce qu’elle dit. Et moi, je sais pas quoi faire, pas quoi penser. Main encore levée vers la porte, j’suis figé.
How can you stand there a whisper from me...? When you are still so far away ? And why does the truth seem too hard to be true ? With so much broken… And so much damage, there are no words left to say...
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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyJeu 13 Déc 2018 - 23:29


ils prennent des nouvelles. mon sourire leur ment. rien n'est plus comme avant. je fais semblant. au milieu des gens, je chante, je danse mais quand arrive la nuit, ton absence et ton fou rire font trop de bruit. impossible de dormir



La mort. tu y as pensé. des tonnes de fois. quand tu regardais vos photos alors que tu pleurais dans ton lit. quand tu serrais ta peluche tellement fort qu'elle aurait pu céder. quand tu te retrouvais toute seule a fixer ta bague. tout ces moments qui te rappelle a quel point il te manque, à quel point il est indispensable à ta vie. à quel point tu l'aimes. alors oui, tu y as déjà pensé, tu y penses encore parfois parce que ça serait libérateur, parce que ca serait forcement moins douloureux que de supporter son absence. mais tu sais que tu n'es pas assez forte pour le faire, pas assez forte pour dire non à la vie. parce que tu sais que ton père, ton frère, ne le supporterait pas et que tu ne peux pas leur imposer cette souffrance que tu endures depuis la mort de Faustin. Mais la réaction d'Emilie semble presque surprenante. C'est surtout la façon dont elle te parle qui est surprenante. tu l'as fixe, les larmes aux yeux alors que tu écoutes les mots qu'elle prononce, que tu comprends bien que ce que tu viens de dire peut paraître totalement idiot mais surtout désespéré. Parce que tu souffres, de la mort de son fils, de la mort de l'homme que tu aimes, de l'homme que tu devais épouser. Vous n'avez même pas eu le temps de fêter vos fiançailles, pas eu le temps de parler du mariage ensemble. Pourtant durant son absence, avant cette lettre évidement, tu avais choisi ta robe même si tu n'avais encore fait aucun essayage, tu savais ce que tu voulais mais là, tout est à la poubelle et jamais tu ne feuilletteras un magasine de mariage avec celui qui devait te passer la bague au doigt. « comment pouvez vous être aussi sur de vous ? vous savez quoi finalement ? que le temps soigne les blessures ? qu'un jour je rencontrerais un homme qui le remplacera ? j'y crois pas à ces conneries ! » tu finis par te lever, un peu énervée finalement. Tu soupires, passe une main sous tes yeux une fois de plus avant de reprendre. « j'ai l'impression d’être la seule à souffrir de son absence, la seule à qui il manque » tu glisses une main dans tes cheveux comme à ton habitude, soupirant alors une fois de plus. ton coeur fracasse ta poitrine rapidement, les larmes t'épuisent et tu as l'impression que plus rien ne tourne rond dans cette vie. « Mon frère sait parfaitement comment je vais, il me voit pleurer chaque soir. mais leur dire que j'ai pensé à la mort, je peux pas leur confier ca.. » tu secoues la tête. «  je vois pas comment les choses peuvent s'arranger. on m'a prit l'homme que j'aime. on m'a arraché le coeur pour le piétiné. on a prit ma vie, mon avenir... parce qu'il etait mon avenir.. » que tu marmonnes en sanglotant. tu finis par attraper ton manteau que tu enfiles rapidement. « je vais vous laissez. bonne soirée Emilie. » t'as besoin de partir, de sortir, de prendre l'air. T'as besoin de marché seule, de réfléchir, de te calmer surtout. t'es énervé, contre tout, contre le monde entier parce que tu ne fais pas ton deuil, parce qu'on t'as pris l'homme que tu aimes. t'es en colère parce que tout le monde te dit que ca ira, que tout s'arrangera mais finalement rien ne peux aller mieux parce qu'on t'a pris ta raison de vivre. parce qu'on t'a arraché le coeur pour le foutre aux ordures. T'es en colère contre elle parce qu'elle dit comme les autres, que ca ira, que ca s'arrangera, alors qu'on parle de la mort de son fils, comme si elle s'en fichait. comme s'il n'était pas mort et que tu etais la seule à comprendre qu'il ne reviendrait plus. t'es en colère contre toi même, d’être si faible.


@faustin hoffman
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MessageSujet: Re: mon sourire leur ment (faustin)   mon sourire leur ment (faustin) EmptyVen 14 Déc 2018 - 0:06

Mon sourire
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J’avais pas prévu ça. Merde. J’avais vraiment pas prévu ça. Et est-ce que j’aurais seulement mit ce plan à exécution, si on m’avait dit qu’il lui donnerait des envies de suicide ? Certainement pas. J’aurais cherché autre chose. Je sais pas si j’aurais trouvé, mais j’aurais clairement cherché autre chose que ça. Tout mais pas ça. De nouveau, ma vision se trouble par mes larmes, et j’ai beaucoup de mal à contenir mes sanglots, à gérer cette colère, cette frustration qui est en moi. J’ai envie de tout casser. Mon poing se sert, et, tremblant, je suis presque à deux doigts de frapper contre l’accoudoir de mon fauteuil, avant de me raviser au dernier moment. Je ne sais plus quoi faire. Maman part au quart de tour quand Louise se confie à elle. Je la reconnais bien là. En fait, ça me surprend même qu’elle ne soit pas tout simplement venu me chercher par la peau du cul jusqu’au milieu du salon. Quand on sait qu’elle garde le secret de la survie de son fils, sa réaction est normale. Mais… du point de vue de Louise… j’imagine à quel point elle peut-être déroutante. Et, sans surprise, le regard interdit de Louise se transforme vite en colère. Elle aussi, s’emporte, comme si elle semblait fatiguée d’entendre les mêmes choses. Et chacun des mots qu’elle prononce me fait l’effet d’un coup de poignard. Je ne saurais dire si de savoir à quel point mon absence lui pèse me rempli d’amour ou de chagrin. Elle ne veut pas refaire sa vie. Peut-être est-ce qu’elle le voudrait bien, si elle savait dans quel état pitoyable je pourrais lui revenir. Ca pourrait être pour elle un vrai dilemme. Choix numéro un : pas de faustin. Choix numéro deux : faustin, mais pathétique, hanté à jamais par la douleur physique et morale… à mille lieu de celui qu’elle connaît. Oh, bien sûr, sa gentillesse lui ferait prendre le deuxième choix, mais… je lui ai souvent dit, sa gentillesse la perdra… Je me sens tellement vidé. Tous les jours, depuis mon réveil à l’hopital, j’ai l’impression de mourir un peu de nouveau. Et aujourd’hui, voilà que je viens de connaitre une nouvelle mort. Louise s’énerve, crie, parle de son manque et de ses noirs pensées, de comment elle pleure chaque nuit et comment elle ne veut pas aller mieux. Et puis, elle décide de partir. « Louise- non, attend ! Tu n’as pas compris ce que j’essaie de te dire ! » ma mère semble désespérée, alors que mon estomac se tord, lorsque je me fait de nouveau cette réflexion horrible qui me hante continuellement… toutes ces souffrances sont ma faute. « Louise ! » la porte claque. Louise est partie. Et ma mère reste là, comme figée dans son mouvement. « ton avenir est encore là... » elle murmure, presque timidement, voix brisée, alors que je recule mon fauteuil de la porte. Puis, au bout de quelques secondes, j’entend ses pas se diriger vers moi. La porte fini par s’ouvrir, mais je suis incapable de lever les yeux sur elle. Lèvre tremblante, dents et poings serrés, mes yeux sont déformés par ces larmes qui ne cessent de vouloir finir de couler. J’ai mal. J’ai tellement mal. « oh, mon chéri... » Elle se baisse à ma hauteur, pour me prendre dans ses bras du mieux qu’elle peut, quelque peu gênée par le fauteuil. Et je ne met que peu de temps à répondre à son étreinte, tremblant maintenant totalement. Des sanglots incontrôlables me prennent finalement de part en part alors qu’elle me sert contre elle, de ce que je reconnais comme de toutes ses forces. J’ai tellement mal. « je- je suis désolé » je laisse finalement échapper entre deux hoquets, d’une voix simplement soufflée, tant ma gorge me brûle. Incapable de faire autre chose que répéter ce dernier mot encore et encore, je me laisse bercer par ma mère qui, de son côté, doit très certainement profiter de cette étreinte pour craquer elle aussi. Après tout, les câlins ne sont que le meilleur moyen possible pour cacher son visage.  
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