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 white knuckles (min-ho)

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Ford Rosendale

inside my spirits fading

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MessageSujet: white knuckles (min-ho)   Mar 4 Déc 2018 - 22:16

min-ho et ford
how many people really care ?
how many will be standing ?
(white knuckles/five finger death punch)

Tu cherches à fuir, te laisses glisser entre les silhouettes en espérant ne pas laisser la moindre trace. Passer inaperçu au milieu de toute cette activité qui frôle l'incontrôlable. Et tu te demandes bien dans quoi il t'a embarqué, Conrad. La même bouteille de bière entre les doigts, tu déambules entre les murs, cherches ce recoin calme où personne ne s'est encore aventuré. Les lieux puent le neuf autant que le mauvais goût. La grimace qui orne ton visage, un rictus moqueur à l'attention du mobilier. La thune, elle a beau couler entre les doigts du footballeur, mais la qualité dans les choix est moindre.
Une nouvelle gorgée de ta bière, et l'esprit qui divague. Quitte les lieux, plonge dans ces abysses qui te menacent depuis des jours. Le contact réduit avec l'amant abandonné qui se fait ressentir. T'as le crâne embrumé, Ford. Délabré par la tornade laissée par l'acteur. Le souvenir douloureux, qui te bouffe autant que ce désir qui a guidé tes mains contre sa peau. Et cette fuite, que t'as fini par regretter à la minute même où t'as senti l'asphalte glisser sous les roues de ta moto. T'as voulu faire demi-tour, mettre de côté cette fierté à la con. La stupide vengeance. Véritable combat contre ta conscience, et la violente défaite que tu lui as imposé quand t'as continué ta route. Des regrets qui se sont effrités, quand les messages échangés sous les écrans interposés se sont retrouvés chargés de l'éternel poison.
Un soupir s'échappe entre tes lippes, tu pousses une énième porte. Te prépares à tomber sur une nouvelle scène autant clichée qu'oubliable. Mais t'es accueilli par le vide. Léger écho allant avec le peu de mobilier entreposé contre les murs encore immaculés. Tes doigts glissent contre les meubles, d'une meilleure qualité déjà. A croire que cette pièce a été épargnée par les goûts douteux du propriétaire des lieux.
Le son de la musique remonte vivement, et tu tournes la tête vers la porte. Une fine silhouette, une beauté à l'aube de la vingtaine. « Oh, I was not planning on having a guy in my bedroom tonight. » La voix chauffée d'un accent roman. Her bedroom ? Tu secoues la tête, sûrement trop rapidement. « Sorry, I was just looking for a quiet spot, just for a few minutes. » La gêne encrée sur les traits, alors que tu détailles les siens. C'est qu'une gamine, la nouvelle venue. La jeunesse mise en valeur par un maquillage de fête. Un sourire vient étirer ses lèvres décorées. « I get it. My brother went out of his damn mind about this party. I'm just going to take my phone and leave you at peace. » T'as à peine le temps de la remercier qu'elle s'échappe, disparait derrière la porte. Cette dernière camoufle le brouhaha ambiant de la soirée, te coupe à nouveau du reste du monde.
Tes doigts glissent entre tes mèches, le geste las contre le blond. Tu maudis Conrad et ses idées à la con. Tu l'as suivi, les yeux fermés sans vraiment réfléchir. Confiance absurde. Tu sors ton portable, tris les trop nombreuses notifications qui brouillent l'écran. Le doigt en suspens au-dessus de cette conversation qui n'est que désolation. Le palpitant s'emballe. L'adrénaline dans les veines. Des mots qui s'alignent dans ton crâne, un doux mélange d'excuses et d'attaques. Puis la musique, à nouveau. Tu sursautes, ranges précipitamment ton téléphone. Comme un adolescent pris en plein délit. « If you want me to leave your room, it's no prob… » Les mots se coupent, la suite disparaît dans un recoin de ta tête. Une silhouette bien différente de la précédente, un visage croisé à quelques occasions sur les plateaux de tournage. La star, celle qui s'oppose à Seth sur les écrans des caméras. De vagues salutations, jamais rien de plus à son attention. Tu tournes les talons, fais face au nouveau venu. A cette légende qui ne t'intimide plus autant, désormais. Hell, who is not at this party ? « Did you get lost or are you also trying to flee from all of this shit ? », que tu finis par lui demander. Un échange qui bat le record des anciens dans sa longueur.

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it’s not in dimes that defines the way a man should show his love. take the time to read between the lines.
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Min-ho Mun

i will never be extinct

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MessageSujet: Re: white knuckles (min-ho)   Lun 10 Déc 2018 - 0:13

Il déambule dans les couloirs, à l’écart de la fête. Min-ho, c’est un cadeau empoisonné. Il a juste besoin d’être là pour que sa présence éclipse celle de l’invité d’honneur. Pour qu’on l’oublie en faveur d’un nom plus connu et mieux reconnu. Cette attention-là, si elle lui plaît d’ordinaire – comme elle lui a plu, vingt ans plus tôt – elle l’ennuie aujourd’hui. Les courbettes sont disgracieuses et les questions, indiscrètes. Alcoolisées jusqu’à l’os, ridicules jusqu’à la moelle. Il échappe finalement à ses derniers poursuivants. D’énièmes jeunots qui se proclament fans, des feutres entre les doigts. Ils oublient une chose, ceux-là – ses autographes ne sont pas gratuits. Ne l’ont jamais été. Ses autographes ne sont pas griffonnés sur des canettes et encore moins sur des bouts de carton. Ses autographes et ses signatures, ils ornent plutôt la dernière page d’un contrat. Ses services s’arrachent à prix d’or. Ils se méritent. Mais ses services s’achètent aussi, dans un sens. Il suffit d’y mettre le prix. Ici, Min-ho perd son temps. Les minutes s’étirent et les heures défilent dans le vide. Errance inutile, vagabondage futile. Peu importe où son regard se tourne, il n’y a qu’une chose. Qu’un mot.
Qu’un ordre.
La décadence.
Pourtant, la musique bourdonne toujours autant. Un bruit de fond vulgaire, étouffé par les cris, les rires et le soupirs. Des sons qui s’emmêlent et se démêlent à mesure qu’il se perd dans la villa. Ces derniers se font finalement plus pressants, derrière les portes closes. Toutes les poignées qu’il croise jusque-là sont décorées de sous-vêtements. Chambres occupées, pièces profanées. Toutes, sauf une. À l’écart, au détour du couloir. Il hésite, les doigts enroulés autour de la poignée.
Il hésite, parce qu’au lieu de chercher un havre de paix dans un ouragan alcoolisé, il lui suffirait tout simplement de s’en aller. Son appartement n’est qu’à une jetée de pierre de la villa de Farnese. Quelques rues à traverser, d’autres à longer. Une quinzaine de minutes, à pieds. Un peu moins, en voiture. Mais c’est son frangin qui l’a traîné jusqu’ici. Son frangin qui a réussi, par un moyen qui lui échappe encore, de le faire grimper dans une épave d’occasion à la carrosserie rayée.
Il a sûrement déjà filé, son frangin. Moins à l’aise que lui en public, moins habitué que lui au déclin de la raison et à l’essor du vice.
Dans un bruissement feutré, la porte s’ouvre. S’il s’est attendu à la solitude, c’est une voix qui glisse contre ses tympans. Une silhouette élancée qu’il pense reconnaître – qu’il croit être Seth, l’espace d’une fraction de seconde. Mais ces traits-là ne s’ornent pas d’une grimace lorsque son regard croise le sien. Min-ho s’appuie contre la chambranle de la porte, incapable de mettre un nom sur ce visage. Incapable de s’en souvenir, plutôt. Parce que cette gueule-là, il l’a déjà vu sur les plateaux. Il l’a croisé entre deux prises. Un membre du personnel, note-t-il dans une maigre grimace désabusée. Une incohérence de plus dans une soirée qui n’a désormais plus aucun sens. Il arque un sourcil au son d’une familiarité qui n’a pourtant jamais été acquise. Mais ce soir, par ennui peut-être, Min-ho lui offre simplement un sourire las. « Both. » Répond-il d’un ton tranquille. « What about you? » Une question innocente. Une question qui pourrait l’être, s’il n’embrassait pas autant sa réputation.
Min-ho penche la tête sur le côté. Il le détaille. Il ne cherche pas à débusquer son prénom au creux de ses souvenirs – ils ne s’y accrochent jamais. « Are you waiting for someone or are you fleeing from that mess of a party? » Mais son visage répond à sa place. « I figure it’s the latter. »
Dans son dos, la porte claque enfin. Les grincements de l’électro se dissipent pour laisser place au silence. Un silence pesant.
Un regard qui insiste. Une curiosité aiguisée par un ennui qu’il lui propose de briser.
L'offre d'une vie.

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— stand in the ashes of a trillion dead souls and ask the ghosts if honor matters. the silence is your answer.
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