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 nuit fauve // (laurel)
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Kit Lipewski

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MessageSujet: nuit fauve // (laurel)   nuit fauve // (laurel) EmptyDim 2 Déc 2018 - 18:36

Il zone Kit. Une errance déterminée dans les rues de Brighton.
Le bleu de ses yeux qui captent les silhouettes de passage. La clope coincée entre ses lèvres ; impulsion de la nicotine dans ses veines pour le calmer. La tête à l'envers, le cœur au bord de l'implosion. Vie qu'il prend à tâtons depuis que la taule est derrière lui. Pourtant, il lui suffit de sceller les paupières pour que le pire remonte. Les effluves nauséabondes de sa cellule. La dureté de ce matelas où sa silhouette crevait en silence. Les regards sombres des détenus qui cherchaient à se faire respecter. Les gouttes d'eau froide dans la gueule pour se remettre les idées en place. Ça marchait pas. Vie à l'arrêt. Oxygène aux abonnées absentes. Kit, il goûte à la liberté mais ça l'empêche pas d'étouffer. Parce que ses pulsions gagnent du terrain. Parce que quand il se retrouve seul ; les doutes deviennent un poids contre sa cage thoracique. Carotide qui bat la mesure d'un incendie qui manque au tableau. Sentir la chaleur des flammes. Balancer une allumette et des centaines d'autres. Voir le brasier s'animer sous ses yeux brillants. Bander rien qu'en reniflant l'odeur de la combustion. Tout ça ne quitte pas ses pensées. Tout ça devient une nécessité dès qu'il se réveille, dès qu'il se lève.
Alors, Kit, il se regarde dans le miroir à chaque fois. Il se marre tellement le tableau est pathétique. Reflet qui donne la gerbe. Reflet qui bafoue les âmes. Comme celle de Nora. Le gosse, il y pense à cette seconde-ci. Cette nana sortie tout droit d'un paradis blanc. Une couverture coton dans un environnement de brute. Le poids des mots ; le poids de cet attachement. Sentiments qu'il ne nomme pas de peur de rendre tout ça réel. Une histoire à l'aveugle pour laquelle il se damnerait pourtant. Mais ça l'effraye. Ça le fait flipper de la souiller de ses mains meurtrières. Ça le fait flipper de la briser d'un revers brûlant. Il se dit que c'est encore pire qu'un meurtre. Parce que Nora, c'est plus. Tellement plus. Ça le fait crever sur place de prononcer les mots coincés dans sa gorge. Alors il préfère lutter. Un combat perpétuel contre les autres, les émotions et lui-même.
Ce soir, il veut pas penser. Il pianote sur son téléphone, envoie un vague message à l'intéressée et reprend son chemin. Errance déterminée avant d'arriver face à ce bar. Après dix ans en taule, Kit, il redécouvre la vie. Il se redécouvre aussi. Soif de vie au fond des poumons. Soif de sang au creux du myocarde. Les lippes pincées en se faufilant entre les silhouettes. Bien trop de personnes présentes pour son esprit carnassier. Il écrase sa clope sur le bitume et entre. À l'intérieur, l'écho de la musique temporise la scène. Il se dirige vers le bar, sort un peu de fric et commande un verre. L'alcool ayant pansé les maux trop de fois. Quand les fioles passaient clandestinement pour imbiber ses veines. Quand il se retrouvé totalement déchiré et étendu sur son pieu. Pensées qui filent, pensées qui crament. Comme lui. Dans cet enfer qu'il a construit de ses phalanges pleine de suie. L'odeur du carbone comme réminiscence. Assis, il scrute les environs. Il la scrute. Gonzesse aux allures de princesse. Le visage de poupée déformé par l'alcool.
Une discussion entamée avec un mec aussi nauséabond que lui.
Un verre pour quelques mots. Un verre pour la sauter comme une vulgaire pute au milieu des autres. Sirène qui croit dominer. Sirène qui esquisse un sourire mais qui crève d'envie de chialer. Kit, il en est persuadé. Ça le fait rire. Ricanement moqueur et désabusé alors que le liquide brûlant dévale le long de sa gorge.
Il a du respect pour pas grand chose le gamin. Monstre baisée par la vie avant même de l'avoir vécue. – I'm sure he wants to fuck you so hard. Les mots sont murmurés près de son oreille alors que Kit se penche vers elle. L'odeur sucrée de son parfum embaume ses narines. Il sourit comme un con. Il sourit à s'en décrocher la mâchoire. Parce que ça l'éclate ce soir de faire chier son monde. D'observer ce dédale de débauche pour une petite gosse de riche (il est en convaincu) qui cherche une occupation pour combler l'ennui de sa pauvre existence. – Great smile, small dick. Typical. Un pauvre mec qui cherche un exécutoire à des désirs refoulés. Sourire d'ange mais rien dans le froc. Sinon il userait pas de l'alcool pour l'amadouer. Il irait droit au but, en lui ouvrant les cuisses pour la faire trembler de plaisir. Il feint un regard intéressé puis se concentre à nouveau sur ce bar où ses phalanges abîmées par le temps en taule viennent courir. –  Are you going to accept ? Damn. Don't be so desesperate, girl. Il hausse les épaules. L'insolent gamin qui veut dominer le jeu. L'insolent gamin qui veut croire en sa liberté.
Esprit libre condamné depuis que Nora est dans les parages.

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MessageSujet: Re: nuit fauve // (laurel)   nuit fauve // (laurel) EmptyLun 7 Jan 2019 - 1:29

(x) Laurel, elle évite de regarder droit devant elle. De chercher son chemin au travers de ce brouillard qui lui brouille la vue. Elle marche dans l’incertitude des lendemains sans dessein, d’un avenir qu’elle préfère chercher au fond d’un verre. Là où son regard se perd, s’attardant sur l’alcool qui ruisselle encore sur la surface glacée coincée entre ses mains. Doigts qui pianotent contre la coupe. Oreilles qui se font sourdes aux propos du bellâtre à ses côtés. Aux racontars qu’il tente de lui faire gober pour mieux l’enfirouaper. Elle acquiesce quand il offre de lui payer une autre bière. Signe involontairement ce tactile accord qui fait d’elle la donzelle à saouler pour mieux en profiter. Plus tard, quand le consentement n’en sera que plus flou. Quand les regrets n’auront plus qu’un gout arrière-goût d’houblon. Un maigre sourire pour remercier la gentillesse aux attentes déplacées. Un soupir silencieux pour masquer son écœurement. Lourdeur de la situation à laquelle ne peut pas échapper. Piège dans lequel elle s’est pourtant laissé prendre sans même sourciller. Une main qui s’égare sur sa cuisse et ses dents qui se serrent derrière l’étendue de ses lèvres qui feigne un quelconque amusement. Mais ses iris crachent une toute autre vérité, des éclairs de mépris qui disparaissent derrière ses paupières affaissées. Pour s’échapper. Quelques secondes. Quelques instants.
Un frison qui lui parcourt l’échine lorsque qu’un souffle chaud se pose près de son oreille. L’opposée. Gamin effronté qui frôle de trop prêt. Qui s’engage sur un terrain glissant. – As if I didn’t know, little genius. – qu’elle balance en sa direction, sans même daigner lui accorder une fraction de son regard. La main de l’autre qui remonte, qui occupe l’espace avec avidité, se fichant bien des lieux, des gens qui les entoure. Des commentaires qui empoisonnent le moment, qui bousille cette bulle échaudée dans laquelle elle comptait se rétracter. S’oublier. Pour submerger le manque de lui. Pour combler le vide en son creux. Un tabouret qui se retourne pour contempler de face l’insolant personnage qui s’immisce dans ses pensées. Des yeux d’un bleu azuré auxquelles elle s’accroche trop longtemps. Un visage détaillé, analysé. Une énigme à élucider. Un mystère à clarifier. – Oh, and why do you care? – Question purement rhétorique. – Jealous much? – Caprice d’enfant gâté qui n’a pas main mise sur son joujou préféré. Alcool qui fait ressortir cette susceptibilité qui coule avec lenteur dans ses veines empoisonnés.
Mais c’était un déni que d’admettre qu’il avait tort.
Elle n’était pas un objet aux enchères, prête à s’offrir au plus offrant. Plutôt une vieille babiole d’une friperie de quartier dont personne ne voulait et qu’on vendait à rabais. Celle dont personne ne voulait. Jetée dans un coin pour un peu de nouveauté. Une estime de soi qui frôlait ce plancher collant de bar peu ragoutant. Une validation qu’elle cherchait dans le regard des autres. Qu’elle tentait de trouver au fond des bouteilles d’alcool en risquant de s’y noyer.
Un raclement de gorge. Deux prunelles assassinent qui se braquent vers le type à ses côtés. L’homme aux mains baladeuses quémandant son due. Un junkie attendant sa dose. Un gaillard assoiffé, la queue bien droite et relevé. – Get the fuck out of here. – soufflé entre ses lippes qui ont perdus de leur superbe. Plus une expiation qu’un geste d’autorité. Une hésitation qui traverse le visage de l’autre. Une tentative d’approche qu’elle repousse d’un mouvement de recul. Des mots trop crus pour être même reporter. Une pogne trop vigoureuse pour être éviter. Des doigts qui marquent sa chair. – Let got of me, asshole. – Une obstination tenace pour lui tenir tête. Des gestes brusques pour tenter un dégagement.
Sa main, elle tremble.
Puis elle claque, son revers fendant l’air pour atteindre le visage du connard concerné.
Le pauvre type, il n’a pas besoin qu’elle répète son message deux fois. Il détale, la queue entre les jambes. Laurel, elle retrouve vite son verre et l’inconnu à ses côtés. Ange ou démon, elle ne pourrait dire. Préfère l’ignorer. Malgré le désastre avorté. Malgré ses remarques colorées. – I won’t thank you for that.But thank you anyway.
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MessageSujet: Re: nuit fauve // (laurel)   nuit fauve // (laurel) EmptyMar 15 Jan 2019 - 14:52

Il ricane, Kit. Le tempo du rire qui gratte les cordes vocales pour s’échapper. L’azur de ses yeux planté vers la brune. Iris qui dérapent pour détailler les courbes. Cascade de cendres sur les épaules. Peau d’ivoire que l’autre type rêve de baiser de ses lèvres. Scène clichée de deux existences prêtes à s’entrechoquer pour des coups de trique, pour s’embraser les reins. Nuit sauvage avec l’audace de l’alcool comme guide. Nuit sauvage où la pureté devient un fléau calqué sur les sourires insolents. Errance mécanique du pyromane. Souvenirs greffés au creux des synapses. Pulsions pour la conduire en taule. Pulsions pour le condamner à des années baisées par les silences. Pulsions pour renaître trop vite. Des heures entières à lutter. Des heures entières à s’accrocher pour pas se casser la gueule. Pour pas trébucher si près du but. Promesse narguée d’encre sur la feuille blanche. Promesse balancée avec l’intention de s’y tenir. Mèches blondes pour saccager la violence. Mèches blondes pour le rappeler à l’ordre. L’envie de s’y perdre. L’envie de s’y ancrer. Idée sordide qu’une fille pourrait l’aimer, pourrait le désirer. Idée sordide qu’une fille pour s’accrocher à lui sans l’abandonner. Amour mort né trop souvent. Amour à peine connu au cours de son existence.
Parents trop silencieux. Parents trop anxieux par le monstre qu’ils logeaient dans les murs. Un père qui préférait s’éloigner plutôt que de serrer son fils. Une mère qui préférait les prières plutôt que la douceur des mots. Psaumes balancés trop de fois pour conjurer l’esprit diabolique du gamin.
Un monstre, tu es, un monstre tu resteras. Celui qu’on cache, celui qu’on oubli, celui sur lequel on crache en espérant une accalmie. Moment de paix jamais trouvé. Moment de gloire vaincu par la sonnerie de la porte d’entrée. Les deux hommes en uniforme pour venir encercler ses poings. Barrières d’acier comme contours des poignets. Aller simple pour la taule. Pour s’y perdre et pour remuer le couteau dans une plaie béante. Des rêves pourtant libérés sous l’effusion de chaque lettre. Nouvelle ville, nouvelle accroche.
Nouvelle ville, mais les pulsions qui s’acharnent. Rythmique autour du myocarde alors que le liquide amer dévale le long de sa gorge. La langue qui roule sous le palais et son doigt qui dégage une mèche de cheveux. Assez pour libérer de l’espace. Assez pour se rapprocher.  — I’m not jealous. L’aveu qui claque dans l’air. Le ton condescendant. Le ton rongé par le sarcasme. Un haussement de sourcil alors que ses yeux se perdent vers le mec en face. Il se croit tout puissant avec le sourire aux lippes. Il se croit tout puissant pour tomber à genoux devant la princesse. Il se croit assez fort pour pouvoir repartir avec. Apostrophe du temps pour éradiquer la peine. Celle qui coule là dans ses iris sombres. Il est pas dupe, Kit. Sens de l’observation exacerbé alors que son souffle cogne, que son souffle possède. Il s’impose dans le paysage, Kit. Il se fait trop présent, trop oppressant. La carcasse près de celle de la gonzesse. La tête inclinée à la toiser. Certitude que c’est qu’une gosse de riche de plus. Une petite conne qui croit que le fric achète les sentiments, que le fric soulève les foules pour venir baiser ses pieds. Une petite idiote qui se perd dans ses sentiments et contre des queues pour oublier les conséquences. Sentiment ridicule qui écharpe son propre coeur. Rejet d’une réalité qui l’effraye. Une réalité où il ferait souffrir, Nora. Une réalité où il devrait choisir entre elle et ses pulsions. Une réalité où elle serait effrayée d’un présent à ses côtés. Pensées pour stigmatiser les battements du palpitant. Je ferai quoi sans toi ? Je ferai quoi sans ton aide, sans ton sourire, sans tes bras ? Fallait pas venir me chercher, Nora. Fallait pas me filer l’impression d’être humain. Un soupire pour border ses lèvres. — I don't care of your bad choices, girl. Sorry to not crawl at your feet. Maybe that’s the only problem ? Qu’il ne ferme pas sa gueule, qu’il ne se laisse pas amadouer par ses jolies lippes, par sa peau de porcelaine, par son odeur fruitée et tout le vice qui se cache sous les courbes affriolantes. Le souffle pour roder dans son cou. L’écho brutal de la séparation quand il s’écarte pour feindre le désintérêt.
Il ne bouge pas, Kit. Il la laisse se démerder avec ses déboires, avec ses problèmes. Le gars à coté qui s’impose, qui croit gagner le combat. Peau qu’on fait rougir, peau qu’on fait cramer. La chute de la reine. Les désillusions suspendues au palpitant. Remarque acerbe balancée quand le connard prend la fuite le premier. Le verre contre ses lèvres. Le verre enfermé de ses phalanges. Et le même rire. La même insolence. Le même jeu sordide qui s’installe à qui assassinera l’autre en premier.
Sourcil arqué quand ses yeux osent enfin accrocher les siens. — I guess I should thank you for this.  Pour cette scène. Pour ce moment racoleur. Pour ce moment teinté d’amertume, de colère et d’un tas d’émotions qu’il ne caractérise pas encore. Le cliché de la vie rythmée de ce bar. Les corps qui se déchainent. Les corps qui cherchent un échappatoire. Les corps qui sombrent en enfer.
Là où les flammes s’élèvent. Là où le goût du feu suffit à calmer les tremblements de ses phalanges. Pulsions versatiles au creux de la cage thoracique. — Very, very funny. Or pathetic. I don’t know. Le sourire carnassier vissé sur les lippes. Celles qu’il humidifie. Celles qu’il racle d’une morsure prononcée. Un haussement d’épaule alors que ses doigts contournent le verre. Assez pour filtrer sur le bar. Assez pour s’imposer dans le décor. — You have to find an other dick for the night. Maybe you could forget your sadness with it. Il se penche vers l’avant. Une phalange sur le menton pour forcer l’échange visuel. Secondes de latence où il se perd dans la noirceur. Secondes de latences où il dénote chaque émotion. De son souffle prêt à gagner du terrain à sa poitrine qui se soulève. De sa main qui se contracte à la rage qui l’anime. Il sourit encore, Kit. Comme un connard.
— What’s his name ? Mots crachés près des lèvres. Le nom du mal. Le nom du bourreau.
Le nom de celui qui souille ses sentiments.

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