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Rami Saab

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MessageSujet: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 2 Déc 2018 - 12:48

Les idées ravagées partout dans mon esprit. Le goulot de la bouteille suspendu entre mes doigts. Et l’esquisse d’un rêve qui s’échappait. Des sentiments qui se dévoraient, puis se vomissaient dans ma tête. Je chancelais au milieu de la rue, le coeur soulevé par les plaisirs médiocres du vin. Les images s’agglutinaient sous mes paupières. Des fragments d’histoires et de mariages. Le divorce à peine officiel et le vide inhérent aux départs. Un échec qui s’enfonçait comme une lame dans la chair. Un choix de doute et de confusion alors que mon âme demeurait en apnée. Entre ses dualités et ses cultures qui se chevauchaient dans un cercle vicieux. Entre cette mère et ce père. Ce pays et l’autre. Je déglutis en marchant sur le rebord du trottoir. La corde raide s’étirait sous mes semelles. Une vie sans équilibre. Une solitude imposée et redoutée. Je plissais le front et forçait le sourire. Parce que le chagrin était la faille de l’Homme. A l’intérieur de moi, tout était significations, intensités et destinées. Mes yeux étaient occupés à rouler sur le goudron. A compter les dalles et les rayures. J’avançais avec cette affection qui se vidait sur les murs. Un mal à aimer. Un mal à tenir. L’amour nageait sur les rivages de la mer rouge. Un coeur épris, galopant comme un cheval sauvage vers le précipice. Je voyais l’abime et la chute. Mes muscles se tendaient, à l’étroit sous une charpente chétive. J’étais malade. Encore et toujours. Affaibli par l’aigreur de l’alcool et l’amertume du tabac. Mes pas me guidaient vers Lina. Un sourire qui dessinait dans mon imaginaire. Et la résistance, opposée face à l’agréable légèreté de notre amitié. Parfois, je l’aimais. Vraiment. Mais le coeur se ravisait. Je prenais peur face à elle. Face à sa beauté rieuse et prête à s’offrir. Mon poing martelait la porte et ma gorge braillait son nom. Une supplication d’ivrogne. Une détresse en attende d’être délivrée. Ses talons vibraient sur le sol. Deux êtres barricadées des deux côtés de la porte. Ma paume effleurait sa silhouette imaginaire. Je respirais son odeur et ses gestes au travers de la serrure qu’elle claquait dans un geste précis. « Tu es là rouhi. » Tu es toujours là. Je trébuchais dans ses bras. Une étreinte imposée. Deux joues qui se frôlaient timidement avant de s’embraser sous l’impact de la collision. « J’ai faim. » Sifflai-je sans cohérence. Ma langue était pâteuse et ma bouche répugnante. Je grommelais en me cramponnant à ses épaules. Alors que nous chancelions dans le silence, absorbés par les chancèlements incessants de la lampe.

* mon âme (dans le sens mon coeur)

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 2 Déc 2018 - 18:24



-- Just have a drink and you'll feel better
Just take her home and you'll feel better
Keep telling me that it gets better
Does it ever ?
@rami saab

Il est beaucoup trop tard, ou trop tôt selon les personnes. Et pourtant, Morphée semble m’avoir oublié depuis un long moment. Je tourne en rond, seule dans ce lit bien trop grand et vide. Les draps sont froids, mes pensées sont lourdes. J’ai la tête pleine d’idées, qui se bousculent comme lors d’un premier jour de soldes. J’ai beau tenter de faire le vide, j’en suis incapable. Si bien qu’au bout de quelques minutes, que dis-je quelques heures, je décide de me relever et me dirige vers la cuisine, à la recherche de réconfort. Prendre un café serait une très mauvaise idée, alors j’opte pour du Chardonnay fraichement débouché. Un verre à la main, j’ouvre la porte donnant à la terrasse et me pose face au ciel sombre, dans lequel je parviens à apercevoir quelques constellations.  L’air frais dans mes cheveux me fait un bien fou, tandis que Brighton se montre des plus calmes. Il est vraiment tard et pourtant, j’entends tambouriner à la porte. Une douce mélodie que je pourrais reconnaître parmi tant d’autres, surtout quand elle est accompagnée de cet accent que je connais par cœur et qui susurre mon nom à la perfection. Rami. Mon cœur manque un battement quand je l’entends prononcer ces mots chantants entre ses lèvres. « Je suis là. » Je souffle, en ouvrant la porte. Il me tombe dans les bras, bien que le poids de son corps soit difficile à porter je me refuse de le lâcher. Il est dans un sacré état. « Rami, regardes toi. » Je dis lentement, d’une voix douce. A quoi bon le réprimander, il avait surement ses raisons. Je ne suis pas une grande fan de l’alcool, encore moins quand je constate les ravages qu’il peut avoir sur l’homme que j’aime en secret. « Viens avec moi. » Sans tenir compte de sa faim, je décide de le guider jusqu’à la douche. Tout en lui retirant ses vêtements, je le pousse ensuite contre les parois probablement gelées. Là, j’allume l’eau et attends sagement que la température se réchauffe. L’eau me tombe dessus également mais je m’en fiche, préférant m’orienter sur son état de santé. « Maintenant tu vas me dire pourquoi tu es dans un tel état, sakhif. » Je lance, avant de rire face à l’ironie de la situation. Lui, ivre mort et quasiment nu et moi désormais trempée, qui tente de lui faire retrouver la raison.

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 2 Déc 2018 - 22:35

Le vent soufflait dans le corridor. Je me redressais, des gifles sur les joues et le coeur élastique, étiré par les frictions du tissu sur mes côtes. Le sol vibrait sous mes pas, poussant la bêtise vers l’extreme. Je fixais les surfaces reluisantes de la peinture. Une ambiance onéreuse. Des décorations lumineuses. L’élégance, prisonnière des jougs du temps. Ici, dans la demeure où la beauté devenue immobile — glacée jusqu’aux sang. Mon regard s’embaumait dans la pénombre. Mille images confuses. Les souvenirs et les fragments d’une vie précédente. Je fermais les paupières et m’enlisais dans le vide. Lina rattrapait la chute, de justesse ou trop tard. Je me noyais dans mon apnée. Avec l’illusion d’une douleur brûlante. L’omission du baiser esquissé sur les lèvres de l’autre Rassam. Premier secret sur la liste. Car la vérité faisait trembler l’équilibre. Et les non-dits nous retenaient dans cette étreinte. L’impression de voltiger au dessus des cieux. D’être unis en vers et contre le monde. Les familles nous acclamaient et désiraient l’alliance. Mais nous étions les chainons manquants. Aimés dans le silence. Adorés à distance. Nos doigts s’emmêlaient et se détachaient. Parce que nos silhouettes courraient vers l’inconnu. Vers les amants et les amantes d’une nuit. Je la suivais difficilement. Pantin désarticulé entre ses bras. Un cadavre qu’elle trainait sous les gouttes ruisselantes. Les vêtements arrachés et la peau à même la céramique, je la regardais secouer mes chairs. Elle s’inquiétait, Lina. Des maladies. Des faiblesses. Du diable qui rongeait mes os. Je m’éveillais afin de l’attirer sous l’eau. Ses cheveux noirs, s’agglutinaient sur mon cou et drapaient mes blessures. J’acquiesçais sans un mot —sans énoncer la moindre syllabe. Il n’y avait pas de raison à mon ivresse. Seulement des conséquences. L’absence d’une femme et le divorce qui se concrétisait. L’échec, devenu réel, d’un couple que je pensais suffisant. « Enti sakhifa Grommelai-je en prenant mes distances. Ma main agrippait une serviette de bain alors que je m’extirpais de l’eau. Je souris en séchant mon visage puis je me tournais vers Lina. « Y a rien à dire. » Mais tu peux tout imaginer — tout ressentir pour deux. J’étais lassé des procédures. Des mensonges et de la séparation à l’amiable. Un foyer construit par dépit, afin de se contenir dans le moule. Mais je voulais autre chose. Une liberté absolu. Un détachement infini. « Tu viens de flinguer deux bouteilles de bourbon en un claquement de doigts. J’aimais bien planer … »  Je pinçais les lèvres en boudant. Mon corps était fatigué mais je me tenais encore là, debout et suintant, face à ce visage angélique. A ces grands yeux qui jaillissaient des ténèbres. Je m’approchais lorsqu’elle reculait. Je me surprenais à imaginer nos fantasmes à deux, tel que nos parents l’intimaient. Mais l’évidence était ailleurs. Nos chemins étaient parallèles. Et jamais ne se croisaient.

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 9 Déc 2018 - 14:14

J’aime ce bruit que nous offre la ville endormie, dans le noir le plus total. Je crois que je pourrais rester des heures assises sur ma terrasse, à écouter ce silence qui m’apaise. Cet air frais, paisible, qui fait virevolter ma chevelure ébène m’offre un instant de calme, jusqu’à ce que j’entende taper vers la porte d’entrée. Il ne me faut que quelques secondes pour comprendre qu’il s’agit de Rami. A dire vrai, je ne m’attendais pas à recevoir de la visite ce soir, si bien que je suis à peine présentable. Mais avec lui, je me fiche pas mal des apparences. Il me connaît par cœur et est vraisemblablement mon âme sœur d’un point de vue amical. J’aimerais qu’il y ait bien plus, mais prendre le risque de briser notre amitié est une chose que je ne ferai jamais. Au grand désespoir de nos familles, qui rêvent de nous unir pour la vie. Rami est dans un sacré état, tenant à peine debout. Je déteste le voir ainsi, sachant parfaitement que l’alcool est responsable de ce manque d’équilibre. Personnellement, je n’ai jamais réellement compris cet engouement qu’ont les autres autour des boissons fortement alcoolisées, détestant ne plus être maître de mes faits et gestes. L’heure n’est pas aux réprimandes, je préfère m’occuper de lui pour le faire aller mieux. Je l’embarque directement dans la salle de bain, où je le déshabille pour le mettre sous l’eau, afin de lui remettre les idées au clair. Rami, peu docile, râle avant de sortir pour s’essuyer avant de me dire qu’il n’y a pas d’explication. Bien sûr qu’il y a une raison, je la connais au fond de moi. Le jeune homme a beau se montrer fort, il est affecté par la vie qu’il mène depuis quelques temps et je suis assez idiote pour ne pas l’avoir compris directement en le voyant ainsi. « Je vois. » Je me contente de répondre, avant de le voir bouder d’avoir gâché son évasion furtive. « Et toi tu viens de flinguer mes cheveux lisses avec tes bêtises ! » Je dis en riant, avant de sortir de l’eau à mon tour. Trempée, je sens pourtant ma température corporelle augmenter quand il s’approche, tandis que je recule d’un pas pour mieux le regarder. Ma main passe dans ses cheveux encore humides, avant de glisser sur sa joue. « Je peux me faire pardonner ? » Je demande, d’un air malicieux en souriant. « Je n’aime pas te voir planer autant, Rami. » Je confie, en douceur avant de quitter la pièce pour accéder à ma chambre attenante, où je change mes vêtements humides par des secs. Le désir que j’éprouve pour mon meilleur ami ne devrait pas m’accompagner ce soir. Je m’efforce de l’oublier, de passer outre mais il devient de plus en plus fort. Heureusement, notre amitié est plus forte et me permets de résister à la tentation, pour une durée que j’ignore… « Tu étais où ? » Je demande alors.

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptySam 29 Déc 2018 - 12:51

Les images défilaient entre mes paupières. Confessions muettes, étouffées dans le crissement de l’eau qui coulait sur le carrelage. Ce que je n’osais pas dire. Ce que je n’osais plus ressentir. Le vide glacial entre le coeur et la chair. L’absence d’une femme divorcée et l’étreinte d’une autre, interdite par la malédiction familiale. Je relevais mes yeux et fixais le visage de Lina. Elle était si belle sous les néons de la salle de bain. Sa chevelure ondulait sur ses épaules nacrées avant de s’agglutiner sur mes joues. Je la serrais affectueusement, perdu dans une avalanche de sentiments contradictoires. Un amour hybride, à moitié serein, à moitié empoisonné. Des années d’amitié retenu dans un silence éprouvant. Tout à coup, nous étions ces deux étrangers aux âmes fléchies, succombant aux louanges de la nuit. Des amoureux impossible, noyés dans le déshonneur de la religion et les valeurs ethniques. On ne s’aimait plus à force. On vivait dans l’équilibre instable, balançant entre les tords et les travers d’une existence mensongère. J’aurais pu l’épouser elle. Choisir ses bras et sa bouche. J’aurais pu ne retenir que ça, le tintement de sa voix et la douceur de ses caresses. Mais elle en voyait d’autres, Lina. Elle en embrassait un millier. Et comme tous les hommes, je n’acceptais pas ses errances. Je n’acceptais pas de partager les fragments de son intimités. Un égocentrisme qui me terrifiait. Une injustice et un machisme, encrés dans ma peau et os. Comme si, toute ma vie on m’avait programmé à aduler une seule femme. A la chérir et l’étouffer de jalousie. Je soupirais en me cramponnant à sa silhouette. L’ivresse faisait trembler ma stature. Je vacillais vers son cou. Je m’imprégnais de ses fragrances sauvages et familières. Un contact apaisant. Un havre de paix dans la chaos de l’esprit. Je souris en glissant mes doigts dans ses cheveux mouillés. « T’es belle, Lina.  » Je grommelais d’un air défaitisme avant de me laisser choir sur le sol. Trop fatigué pour argumenter. Epuisé par la ballade nocturne et l’alcool ingurgitée. « Me vois pas alors. Ferme les yeux. Fais semblant que j’existe pas … » Un murmure qui se fracassait entre les murs. Parce que je ne savais plus rien. Parce que mon mariage était un échec. Et que j’avais peur de tourner la page. J’étais terrifié face à ma solitude et aux draps froissés de mon lit solitaire. « Heureusement qu’on a pas écouté les parents. Si je t’avais épousé et qu’on divorçait … Putain j’aurais pété un cable … » Sans toi. Sans l’étincelle illuminée de son regard taquin. Sans chacune de nos rencontres et de nos évasions. Lina était mon ancre — l’étoile qui me guidait l’obscurité d’une nuit qui me semblait éternelle.

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Dernière édition par Rami Saab le Dim 20 Jan 2019 - 15:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyVen 4 Jan 2019 - 18:51

Cette étreinte me fait un bien fou. Ses bras, comment pourrais-je réellement m’en passer un jour ? Je l’ignore. En une poignée de secondes, Rami parvient à me faire oublier la colère que j’éprouve en le voyant dans un tel état second. Apaisée par cette sensation d’être unique à ses yeux, d’être la seule. L’unique. Une sensation qui est loin d’être pérenne, car je sens bien que quelque chose d’autre le perturbe. Ou devrais-je dire quelqu’un ? Rami n’est plus le même, il a tendance à noyer son chagrin dans le bourbon dès que les choses se gâtent ou qu’il se sent mal à propos de quelque chose. Et ce soir, je suis à nouveau celle qui doit mener à bien la mission de le sortir de là, de lui changer les idées. Parfois, j’aimerais m’abandonner dans ses bras, en mêlant nos deux corps remplis de ce désir impossible à combler, l’embrasser à ne plus en finir. Mais je ne peux pas, cela briserait notre amitié si belle et si unique. Je me dois de taire ces sentiments qui me brûlent de l’intérieur, qui me rendent folle quand je le vois dans les bras d’une autre. Noyant ainsi mon chagrin dans les bras d’inconnus, n’ayant aucun intérêt à mes yeux que leur façon de me faire oublier son visage. Le temps de quelques minutes seulement, avant qu’il ne revienne me hanter et me rappeler combien j’en suis dingue. Ses compliments me font sourire, comme une pauvre idiote, tandis que je sors de la douche pour tenter de lui remettre les idées en place. « Toi aussi, Rami. Tu sais que tu seras toujours le plus beau à mes yeux. » Ces compliments, nous nous les lançons depuis que nous sommes gosses. Nos parents ont toujours voulu nous marier, mais c’est avec une autre qu’il a pourtant décidé de s’unir pour la vie. Une mascarade, qui n’aura pas duré à mon plus grand bonheur. Ses murmures me ramènent à la réalité, à cet homme meurtri qui se tient avec difficulté devant moi. « Impossible. » Je susurre à mon tour, avant de me mettre sur le sol froid de ma salle de bain pour atteindre son visage. Là, ma bouche rencontre sa peau et se pose sur son cou, quelques instants, comme pour tenter de le rassurer à ma façon. Il me parle de mariage et je comprends rapidement que le mal qui l’habite est lié à son divorce. Qu’il souffre, encore et encore. « Jamais je ne t’aurai fait une telle chose, tu m’entends ? » Ma voix se montre ferme, tandis que mes yeux cherchent les siens avant de se poser un court instant sur ses lèvres si charnues, que je rêve d’embrasser ne serait-ce qu’une seule fois. Un rêve impossible, totalement fou, que je tente d’effacer rapidement de ma mémoire. « Viens avec moi, tu vas attraper froid. » Je me lève et essayes d’en faire autant avec son corps quasi inerte, en lui demandant un tout petit effort afin de gagner au moins mon lit. « Elle n’était pas la bonne. » Je souffle alors, en caressant ses cheveux encore humides.

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 20 Jan 2019 - 16:35

L'imposture était réelle. Je sentais le vide au creux des reins. Le sentiment en suspens. Et ce regard étrange qu'elle lançait parfois. Des prunelles pétillantes d'un bonheur innocent. Des compliments qui se distillaient dans l'ivresse du coeur. Je m'approchais et effleurais sa joue. Ma Lina. Le fragment manquant à une poitrine perforée par l'alcool et les déceptions. Un divorce que je vivais mal. L'échec d'une vie promise. Ma démarche s'emmêlait sur le parquet. Je m'accrochais à ses épaules et sifflais dans son dos. Mes lèvres cherchaient le contact de sa nuque. Une étreinte habituelle, devenue trop lourde. Le contact s'enflammait en moi et je voyais clairement ses jeux. Je n'étais pas beau. Ce n'était que l'illusion d'une stabilité que notre amitié miroitait au monde. Je haussais les épaules et esquissais quelques pas maladroits dans le vestibule. L'eau ruisselait sur ma peau glacée. Je vacillais et chancelais dans mon agonie. Notre alliance était maudite. Un contact chaleureux, bienfaisant. Sa bouche glissait sur ma joue. Je m'y accrochais un instant. Et je sentais toute son affection. Je sentais la passion tranquille et loyale d'un amour au nom écorché par la vie. Je ne voulais pas la perdre. Je ne voulais pas tenter les aventures des autres. Mes bras s'élevaient et tombaient sur sculpture osseuse.  « Chut. » Je sifflais en me penchant vers sa poitrine. Ma tête se posait contre son coeur. Des pulsations essoufflées sous le joug de nos malédictions. Elle se levait et m'attirait dans ses sillages. Je la suivais dans un automatisme effrayant. L'âme fatiguée, lessivée par le chagrin. Ses doigts ondulaient dans ma chevelure. Je fermais les yeux et m'effondrais sur elle. « Il n'y a personne pour moi. T'es la seule réalité. Et on est même pas fichus de s'aimer. On est pas fichus de répondre au cliché et d'être ensemble. » Mon soupire était rauque, plein d'amertumes et de ressentiments. On ne pouvait pas se forcer. On ne pouvait pas créer le miracle et tout balancer aux oubliettes. « Je peux dormir avec toi ? » Pour me consoler. Pour panser les blessures qui coulaient dans mes veines. Cette dualité d'esprit. Cette dualité de religion. Et maintenant, cette dualité entre soeurs. Lina et Noor.

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 27 Jan 2019 - 17:57

Notre proximité pourtant si habituelle est devenue étrange désormais. Mon cœur meurtri a bien du mal à supporter ce contact, incapable d’aller plus loin. J’aimerais qu’il me voit différemment, m’abandonner dans la chaleur de sa peau. Lui montrer qu’avec moi, les choses pourraient être tellement différentes. Lui dire combien mes sentiments sont sincères. Mais je suis perdue à l’idée de mettre un terme à notre amitié, à prendre le risque de lui avouer que nos parents avaient raison. Que tout le monde avait raison : je suis dingue de lui et je rêve de devenir celle qui hantera ses pensées jours et nuits. Celle qui deviendra sa raison de vivre. Un rêve qui ne se réalisera sans doute jamais, tant j’ai peur de tout gâcher. Le voir avec d’autres me rend folle, car aucune n’est digne de lui. Elles ne sont que distractions, femmes vénales ou idiotes en mal d’amour. Rami vaut bien mieux que ça et le voir noyer son chagrin à cause de son divorce me rend malheureuse. J’aimerais le consoler bien plus que ça, lui faire oublier ses maux le temps d’une nuit. Des maux qui seraient remplacés par d’autre, si je venais à craquer. A me laisser porter par mes émotions et mes sentiments ne serait-ce que quelques heures. Impossible. Ses bras me serrent et je me sens libre, vivante. Touchée par cette tendresse que lui seul peut m’offrir, à sa façon. Sa tête se pose sur mon cœur meurtri. Sent-il qu’il bat pour lui ? Qu’il s’emballe dès lors que sa peau rencontre un peu plus la mienne ? Je me lève pour éviter qu’il ne perce ce lourd secret au grand jour et l’emmène avec moi jusqu’à la pièce voisine. Je me veux rassurante, en lui disant que son ex-femme n’était pas la bonne. Qu’elle ne le méritait pas et qu’il ne devrait pas se mettre dans un tel état pour cette garce. Moi, je suis là. Juste sous ses yeux. Ses mots me brisent et ont l’effet d’une gifle sur mon visage. Nous ne sommes même pas fichus de s’aimer… Disons plutôt que je suis incapable de lui avouer cet amour indéfinissable qui m’habite. « Je serai toujours là. » Ma voix se montre plus tremblante. « C’est faux. On s’aime à notre façon. » Je glisse alors. Totalement brisée à l’idée que jamais ses sentiments seront toujours différents des miens. Je me mets à l’aise et me glisse dans mon lit, lui faisant une place sous mes draps. Souriant en guise de réponse à sa demande, incapable de la refuser. Et quand il se pose à mes côtés, ma main ne peut s’empêcher de glisser sur son corps, rassurant et douce. « Que vais-je faire de toi, Rami Saab. » Je souffle, tout en me glissant contre lui. Mon souffle dans sa nuque, ma main contre son torse. Mes envies mises à l’épreuve face à la tentation de poser mes lèvres sur les siennes, rien qu’une fois. De m’abandonner dans ses bras, rien qu’une fois.

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptySam 9 Fév 2019 - 11:07

La pièce tournant au ralenti. Bourdonnent des pensées, faisant vibrer les viscères. Je me noyais dans mon malaise. Un corps d’ivresse, valsant dans les méandres du couloir. Dans l’absence de sentiment. Cette conscience annihilée. Cette anesthésie du coeur fabriquée de toute pièce. Je ne voulais plus me souvenir. Je ne voulais plus signer les papiers. C’était fini. L’amour. Le mariage. Les promesses. Mes genoux se courbaient pour tomber dans ses bras. Vide de tout. Vide d’espoir. Quelle était belle, Lina ! Magnificence encrée dans la peau. Tendresse des lèvres qui frissonnaient au contact du vent. Je la fixais en silence. Des amalgames de nous. L’illusion d’une passion pour en effacer une autre. Celle de la petite soeur. De l’ombre qui envahissait le myocarde. J’étais épuisé. Mes yeux roulaient dans leurs orbites, accrochant les poussières d’étoiles distillées dans le ciel. Comment lui avouer ? Comment lui dire ? Mes doigts accrochaient ses épaules et ma bouche épousait ses galbes. Baiser déposé sur le cou. Baiser glissant sur la joue. Baiser de cendre car la flamme éteinte, ne renaîssait plus. La bile dans la gorge. Les mots putrides. Confession imméritée. On n’avait rien fait de mal mais Noor s’était nichée dans ma tête. Elle murmurait ses chants de sirènes. Harmonie solitaire. Coeur exilé. Je me redressais afin de serrer son étreinte. Gamins des plages. Mains liés dans les courses effrénées. Inséparables. Indissociables. Une éternité d’amitié dont l’écho s’évadait doucement. Je m’abandonnais dans ses sillages. « Moi, je t’aime vraiment. » Sincérité qui poignarde. Coup de lame dans la chair. Cette entaille qui pénétrait l’âme. Je souris en effleurant ses boucles d’ébènes. Qu’elle comprenne de travers. Qu’elle me pousse au fond de la crevasse. L’ivresse emmêlée dans l’euphorie. Je me penchais vers elle. Proximité cruelle de nos bras qui se fermaient comme l’étau d’une prison. J’imaginais Noor. J’imaginais la parallèle. Puis le néant encadrait mon esprit. Je fermais les yeux au contact de sa peau. « Reste avec moi. » Tout ce que je voulais, c’était elle. À chaque tournant. Dans chaque épisode. Elle me délivrait des douleurs. Equilibre retrouvé quand ses doigts me touchaient. Bénis par les mystères de l’amour. Bénis d’être ensemble. Lina, ma meilleure moitié. Lina, mon évidence éternelle. « Ma mère est pas contente. Elle rêvait déjà d’avoir des petits enfants. » Rire sardonique pour briser le silence. Un coeur ébahi face à la vie, à nos cultures égoïstes. Moi, qui ne voulait qu’un peu de liberté. Un peu d’insouciance. Comme ce soir, face à la mer.
Ce soir, avec Noor.

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 10 Fév 2019 - 11:43

« Moi, je t’aime vraiment. » A-t’il idée du poids de ses mots ? Rami ignore tout de mes pensées, de mes émotions et l’entendre me dire de telles choses me fend le cœur. Si seulement… Si seulement j’étais celle qui occupe ses pensées constamment, qui partage sa vie comme étant sienne. La seule qui puisse lui offrir l’amour dont il a besoin, l’amour qu’il mérite. Mais je ne suis que celle qu’il met au second plan, celle qu’il ne verra jamais comme étant l’amour de sa vie. Terrible désespoir qui me hante, tristesse éternelle de ne jamais vivre une histoire d’amour digne de ce nom. Nous serions si heureux, si beaux ensembles. Nos parents l’ont toujours su, au fonds ils avaient raison. Ses baisers me font littéralement fondre, l’envie de me laisser tomber dans ses bras et de tout lui avouer est si grande que je pourrais la lui confier. Mais cela gâcherait notre amitié, jamais il ne me pardonnerait une telle trahison. Car oui, j’ai franchi la limite si infime entre l’amour et l’amitié. J’ai eu beau essayer de résister, de me dire que ce n’était que de l’inconscience, je me suis fait prendre à ce jeu. Et désormais, mon cœur est en miette à l’idée qu’il ne partage jamais mes sentiments. Son sourire me rend dingue, tandis que ses mains se baladent dans ma chevelure bouclée. Notre étreinte est si bonne, si parfaite que j’aimerais que jamais elle ne s’arrête. Je me sens si vivante dans ses bras, si femme. Lui seul sait comment me regarder, me parler. Rami est mon âme sœur, cela ne fait aucun doute mais il ne semble pas s’en rendre compte. « Moi je t’aime plus encore. » Des mots si innocents, qui veulent pourtant tout dire. Le contact de sa chair me fait frissonner, des pensées peu catholiques me viennent à l’esprit tandis que je me fais violence pour les chasser aussitôt. Nous ne pouvons pas céder, je ne dois pas me laisser prendre par cette tentation horrible de m’abandonner à lui. Il me supplie presque de rester avec lui mais ignore que je ne comptais pas partir. Il a besoin de moi ce soir, pas de la même façon que moi mais je me dois d’être présente. D’être cette femme qu’il voit comme sa meilleure amie. Sa moitié amicale. Je me contente de hocher la tête, tandis que mes mains caressent de nouveau son torse, sa peau bouillante. Il me parle de sa mère, qui rêve de nous mettre ensemble. Nos familles ne cessent de vouloir nous marier, nous lier à tout jamais pour le meilleur et pour le pire. Et fonder notre propre famille… « Je suppose qu’elle doit s’en plaindre avec la mienne. » Je réponds à mon tour, en riant légèrement. Ma tête se niche dans sa nuque, un peu plus tandis que son parfum se mêle à ma respiration. Ce parfum que j’aime tant, qui me hante quand il n’est pas près de moi. Mes lèvres délivrent un nouveau baiser, plus furtif cette fois. Je me redresse légèrement, posant mes yeux sur son visage si angélique. « Tu devrais essayer de dormir maintenant. » Je souffle, sans le quitter des yeux. « Je suis là, je ne pars pas. » Je m’approche lentement pour déposer un baiser sur sa joue, à quelques millimètres de ses lèvres dont je rêve tant. Un frisson parcourt mon corps tout entier, avant que je ne me redresse complètement pour me changer, sans aucun complexe devant mon meilleur ami, optant pour une tenue beaucoup plus adaptée pour dormir.

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Rami Saab

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyDim 10 Fév 2019 - 12:26

Des confessions innocentes. L'affection voilée d'amour parce que les âmes se déliaient autour de la corde. Condamnation à mort. Condamnation à vie. Les doigts qui voltigeaient sur sa peau, des étreintes mille fois esquissées dans la pénombre. Mes lèvres glissaient sur ses courbes, gage de l'éternel, gage d'ivresse. Ce n'était pas malsain. Un témoignage de loyauté. Un sentiment si fort qu'il prenait forme dans l'étreinte virtuelle. L'alcool embaumait mon esprit. Je perdais le contrôle. Son coeur était dangereux. Elle piégeait ses amants, elle se lassait dans les draps. Lina, belle et impétueuse. Chevelure d'ébène couronné de grâce élégante. La femme la plus courageuse au monde. La silhouette qui fendillait la lumière pour lui ôter son éclat. Elle ne pleurait jamais, exhalant ce charme transcendant. Une bouche pulpeuse où le rouge ourlait les sourires. Je me penchais lentement, mes mains accrochés à ses épaules. J'avais tellement de choses à dire. Des instants perdus dans mes pensées. Comme cette soirée avec Noor. Ce baiser imposé par les ondoiements de la lune. Et le mirage argenté, infectant les souvenirs à chaque fois que les regards se croisaient. Je soupirais dans son cou, enivré par les parfums qui découlaient de ses galbes féminines. Il fallait être fou pour ne pas l'aimer. Pour ne pas ployer sous ses doigts. « Tu peux pas savoir. » Le vide au coeur, creusant une entaille dans ma chair. L'intensité de l'émotion, de l'amour que je lui vouais. Elle, plus que les autres. Une amie hissée au rang des divinités. Une moitié, une enchanteresse. « J'ai pas envie de dormir. » Le murmure se fracturait dans ma gorge. Je fixais ses opales ténébreuses, les nuances de ses prunelles lorsqu'elle effleurait ma joue. Une complicité hors du temps. Une échappatoire à la douleur du divorce. Des horreurs que je cachais pour ne pas me noyer. Maya, cette ex femme, parti trop vite. Ses sautes d'humeur, son caractère abrasif. Les disputes acharnées et les prises de tête constante. Une atmosphère qui écorchait mon esprit. Car je détestais le conflit. Je détestais les tensions. « J'en ai marre des parents. » Je sifflais dans ses cheveux. Sa proximité éveillait ma conscience. Un hâvre de paix qui se dessinait dans nos soupirs saccadés. Lina avait horreur de mon engouement pour l'alcool. Cette passion des vins et de l'hérésie. Elle me protégeait de mes vices, des poisons qui se distillaient dans mes veines. Et moi, je la décevais encore. Je la décevais à chaque instant. Sa bouche glissait sur mon derme. Baiser déposé au coin de la bouche. Et l'envie, presque impulsive de me tourner pour happer ses lèvres. Mais l'interdit était plus fort. La bienséance m'imposait l'immobilité, là, sous ses draps froissés par les doutes.

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Lina Rassam

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MessageSujet: Re: nothing feels better than us + lina    nothing feels better than us + lina  EmptyMar 12 Fév 2019 - 18:29

Ne pas savoir… Il a raison sur ce point, j’ignore totalement ce qu’il ressent au fond de lui. Pourtant, nous nous sommes jurés de ne jamais nous mentir, de tout nous dire. Mais comment pourrais-je lui en vouloir alors que je suis moi-même dans le déni, essayant de cacher mes sentiments pour ne pas mettre un terme à notre amitié. Notre amitié si précieuse à mes yeux, si parfaite. Nos parents rêvent de nous marier, de nous voir fonder une famille mais Rami le refuse catégoriquement. Disons que je n’ai pas eu la chance de le connaître dans un autre contexte, d’être une conquête plutôt qu’une amie. Une meilleure amie, une autre partie de lui. « Toi non plus. » Je réponds comme une enfant, voulant à tout prix avoir le dernier mot. Car sur le sujet de l’amour, je suis celle qui le mérite. Je suis celle dont les sentiments sont plus forts, j’en suis persuadée. Rami ne m’aime pas comme je l’aime, et ce ne sera jamais le cas. Son esprit semble ailleurs, obnubilé par quelque chose d’autre. Est-ce quelqu’un d’autre ? Je préfère ne rien savoir, me dire que l’alcool est l’unique responsable. Il n’a pas sommeil, point positif de notre interlude nocturne. Notre étreinte me fait fondre, mes gestes étant des plus tendres. Nos prunelles ne se quittent pas, les miennes brillant à la vue des siennes. « Ne t’occupe pas des parents, ils ont toujours été comme ça. » Au fond, j’aimerais leur dire qu’ils avaient raison. Je suis faible, probablement, mais je n’ai pas la force d’assumer ce que je ressens. D’avouer mes sentiments à quiconque. Jamais. J’aimerais lui offrir tellement plus, m’offrir à lui dans un tout autre registre. Jamais de telles choses n’ont été évoquées entre nous, pourtant nous avons été bien trop proches plus d’une fois. Comme ce baiser que je lui offre, à quelques millimètres de ses lèvres dont je rêve tant. Avant de me lever pour changer de tenue, sans aucune gêne. Rami m’a déjà aperçue dans le plus simple appareil, avec en seul spectacle le dessin de mes formes à travers la pénombre. Enfilant un Tshirt qui lui appartient sans doute, ainsi qu’un short en coton, avant de retourner sous les draps. Postée sur mes genoux, face à son corps allongé devant moi. Prenant appui sur mes bras, posés non loin de son torse. Ce torse nu si merveilleux… « Est-ce que tu te sens mieux ? » Je demande alors, de façon douce, jouant d’une main avec les boucles de ma chevelure. Inquiète de voir à nouveau cet homme incontrôlable sous l’emprise de l’alcool. « Tu avais faim en arrivant. » Je glisse, pleine de malice.

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