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 unholy confessions (kit)
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Nora Malone

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MessageSujet: unholy confessions (kit)   Sam 1 Déc 2018 - 2:04

kit et nora
confided in me was your heart
i know it's hurting you, but it's killing me
(unholy confessions/avenged sevenfold)

De trop longues secondes où t’es restée coincée devant ton miroir, à observer les moindres détails de ta silhouette. Les moindres traits sur ton visage. A chercher la moindre chose qui pourrait le faire fuir, ton démon. Une raison pour laquelle il tournerait les talons, pour laquelle il sauterait dans le premier avion en direction de son pays d’origine.
Et tu soupires, Nora. Parce que t’es profondément stupide. Look at yourself, you’re ridiculous. Ce n’est pas une peau imparfaite, ce n’est pas quelques grammes en trop qui vont changer quelque chose. De vagues complexes, propres à l’humain. Des petits défauts qu’on corrige facilement, à renfort de sport ou d’une meilleure alimentation. Des détails. Face à la glace, dans des sous-vêtements d’un noir des plus simples, rien ne choque.
Rien, sauf cette longue cicatrice qui longe ton flanc, s’invite sur ton ventre pour aller mourir à l’orée de ton genoux droit. Vestige des flammes, la peau brûlée impossible à reconstruire. Les extrémités de tes doigts glissent le long de la marque, subissent des secousses sous l’irrégularité de l’épiderme. Un secret trop bien gardé. Y’a les parents, y’a Ryn qui connaissent ce souvenir de ton accident. L’équipe de la caserne, aussi. Personne d’autre. Dissimulée sous le tissu, jamais exposée à la lumière du jour. La cicatrice n’est qu’un trop douloureux rappel de ton échec. De ta mort.
Un soupir. Tu la recouvres à nouveau. Enfiles un t-shirt acheté durant la dernière tournée de Depeche Mode, dissimules les dernières traces sous une jupe. T’erres dans ton appartement, cherches la moindre excuse pour reculer. Annuler, ne pas y aller. Ne pas sombrer face à lui, comme tu l’as déjà fait plus tôt dans la journée. Parce que putain, Kit il a ce pouvoir à la con sur toi. Il comprime ta respiration d’un regard, tend tes muscles d’un effleurement de sa voix. Anime si vite par sa présence toutes ces pulsions refoulées, couchées sur le papier. Des envies lascives qu’il devait lire entre les lignes, au travers de mots qui s’voulaient innocents. Un désir ardent au creux des reins quand t’avais le crayon à la main, le cœur parti en bataille avec la prose. Feu attisé, désormais incontrôlable.
T'as quitté l'appartement de ta cadette y'a une heure. Rentrée plus tôt pour mieux tout préparer. Toi, et la guerre qui fait rage dans ton crâne. Des minutes perdues à refaire un maquillage qui n'avait pas besoin de retouches. N'importe quoi pour te faire perdre du temps. N'importe quoi pour éviter d'y penser. Jusqu'à ce que tes doigts se retrouvent sur la poignée de ta porte d'entrée.
(…)
Déambulation aléatoire dans les corridors de l’hôtel. Les phalanges serrent l’anse de ton sac, ruinent le cuir dans une tentative vaine de réduire l’anxiété qui prend possession de ta tête. Le chiffre sur lequel tes yeux décorés au mascara finissent par s’arrêter. Treize. Le rictus sur les lèvres, parce que ça ne pouvait pas tomber mieux avec toute cette situation. Cette histoire qui sort de nulle part, bercée par des échanges épistolaires. Parce qu’au fond, qu’est-ce que tu sais de ce gars, Nora ? Est-ce que t’as raison de lui accorder cette confiance aveugle alors qu’il n’est que destruction ? Tu baisses la tête, les paupières closes pour mieux réfléchir. Qu’est-ce que tu fous, bordel ? Complètement amourachée par le beau diable, tombée allégrement dans ses filets sans un seul regard en arrière. Mais bon sang, que c’est bon de céder à l’appel du Malin. Que c’est bon, quand tu ressens son contact. Ses lippes contre ta nuque. Le passage trop bref de ses doigts entre tes jambes. T’as besoin de plus, Nora. Tellement plus.
Tu frappes à la porte, le palpitant sur les starting-blocks. Des évènements que t'es plus foutue de contrôler, qui dévalent devant toi à une vitesse folle. L'accident. La douleur. Le noir complet. La mort. T'as entendu le glas sonner, à cet instant. Puis le réveil. La rééducation. Les lettres. Kit. Et cette fois, c'était le cœur qui sonnait. A l'unisson, en rythme avec la mine de ton crayon contre le papier. Une souffrance oubliée, mise au second plan simplement pour sentir ce muscle battre dans ta poitrine. Des aveux lancés vers l'inconnu, sans jamais espérer plus. Sans jamais oser rêver plus. Un nouveau souffle que t'osais pas reprendre complètement, de peur de t'y noyer. Loupé.
De trop longues secondes s’écoulent, sans une réponse. Tu lui avais promis un message, jamais envoyé. Il n’est pas là. Alors tu commences à partir, tournes les talons. A quoi tu t’attendais, de toutes façons ? You’re so stupid.

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Kit Lipewski

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Dim 2 Déc 2018 - 15:23

Y a son regard vissé vers le plafond. La gorge contractée de tous les mots qui ne sortent pas. Brûlure fantomatique sur sa peau. Le manque qui lui tranche le palpitant. Le souvenir de ses yeux. De son odeur. De la chaleur de ce corps qu’il aurait aimé découvrir de ses lippes. L’écho de cette alarme. Les prunelles désabusées. La colère grondant et ravageant tout sur son passage. Les pulsions d’un monstre. Celles qui ne disparaissent pas. Malgré la taule, malgré cette liberté anticipée.
Il se racle la trachée, fait claquer sa langue sous son palais et lâche un soupire. Gueule éreintée qui s’autorise un sourire quand les mots s’alignent sur l’écran de son téléphone. Nora. Quatre lettres dansant sous l’étau de cette malice dans les yeux. Contact retrouvé. Contact éhonté. Désir lui prenant le bas ventre. Nécessité de la retrouver, de la toucher, de la faire brûler en la possédant. L’image scandaleuse de sa main entre ses cuisses, de sa peau pétrie par ses doigts, le maculé rougissant sous l’effusion de chaque baiser. Il y pense Kit, parce que ça le dévore.
Ça a commencé avec les lettres. Des mots balancés, des mots salvateurs. Des échanges qui ont aidé l’ex-taulard à tenir bon. Les poings ravagés d’ecchymoses qu’il refoulait pour pas la décevoir. La bouche qui coupait court aux insultes pour ne pas prendre cher. Il a accepté d’être meilleur au détour de ces palabres posées sur papier. Parce qu’il se disait que Nora, elle en valait la peine. Pourtant au fond, y avait cette putain de vérité. Ce n’était qu’un gamin de la rue. Un pyromane. Un monstre comme se plaisaient à dire les habitants de la bourgade. Une impression. Une réalité. Une identité qui venait le ronger de l’intérieur. Alors il regrette durant quelques secondes de s’être pointé dans cette ville.
Kit, il sait que Nora mérité mieux. Elle mérite mieux qu’un pauvre type comme lui. Parce qu’il réalise au fond de lui qu’arrivera tôt ou tard le moment où elle souffrira à cause de lui.
Pensée qui le dégoûte.
Pensée qui lui soulève le cœur.
Et pourtant, il n’hésite pas. Il lui cause de cet hôtel, il lui file le numéro de sa piaule. Il ressent une pointe de jalousie mal placée en l’imaginant se parader sous le regard des autres avant de venir. Ça pourrait le rendre dingue. Instabilité émotionnelle ; psychologique. Agneau blessé qui fourvoie dans les filets du loup carnassier. Tableau fané d’avance. Par-dessus tout, Kit il la veut à ses côtés. Discuter de tout, de rien. S’enivrer des effluves fruitées de son parfum. Ecouter chaque mot comme si c’était le dernier. Soupirer contre sa peau et enflammer le monde de leurs gémissements. Avec Nora, c’est pas qu’une histoire de cul. C’est pas que de la baise qui se ponctuera d’un adieu à la rosée du matin. C’est tellement plus. Et ça suffit à le faire flipper. Il vrille Kit. Comme bien souvent. Pas habitué à tout ça. Plus habitué à rien à vrai dire.
Sentiments en suspend. Palpitant emprisonné. Comme lui.
Saveur des flammes. Chaleur de cet incendie qu’il veut rallumer.
Il lâche un fuck it de sa bouche ravageuse et se barre dans la salle de bain. Les gouttes d’eau brûlent sa peau. Température qui échaude la pièce mais galvanise ses poumons. Une inspiration. Et une autre. Ses mains qui se dispersent sur sa peau ; paupières closes en imaginant celles de Nora. Il l’a dans la peau. Et ça depuis le début. Cette sensation au creux du ventre ; tombé raide sans avoir pu le contrôler. Ses doigts qui retracent quelques cicatrices. Celles chopées au détour de bagarres, quand la haine devenait trop forte, quand la violence devenait son refuge. Il lui suffit de fermer les yeux pour revoir les scènes macabres. Les phalanges qui craquent et défoncent la gueule d’un détenu ou d’un autre. Le sang qui perle. La respiration qui se saccade. La rage viscérale qui le pousser à crier, à insulter le monde entier. Quand son propre monde s’est cassé la gueule depuis trop longtemps. Il lâche un soupire ; refuse de laisser les fantômes gagner pour ce soir. L’eau se coupe et l’écho d’un son émane de l’autre pièce. Il sort à la hâte de la douche, n’enfile qu’un pantalon, voit encore les perles d’eau épouser son torse. La porte qui s’ouvre et son regard qui observe l’ombre qui s’enfouit. Un raclement au fond de sa gorge, une douleur qui transcende son myocarde.
— Are you going to leave ? Sa voix qui résonne. La brise glaciale qui tranche avec la chaleur de son corps. Des pulsations irrégulières alors que ses iris azurées se fondent dans le regard incrédule de Nora. — Sorry. I was taking a shower. Il sourit comme un con Kit. Les canines carnassières qui se dévoilent. Sa main sur la poignée pour l’inviter à entrer. Regard qui s’embrase. Corps qui s’échauffe.
Pensées qui se perdent.
Ce qu’elle est belle, putain.

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Sam 8 Déc 2018 - 16:13

Le cœur en berne, chemin inverse. Tu glisses une mèche de cheveux derrière ton oreille, tentes de garder un visage de marbre alors que tu fais demi-tour dans le couloir de l'hôtel. Cette foutue sensation dans la poitrine, assez lourde pour te forcer à t'écrouler sur le sol. Tu te bats contre ton corps, contre ta propre raison pour ne pas rester plantée là, à attendre qu'il daigne revenir. Like you're the only thing in his life, stupid girl.
Un premier pas devant l'autre, mais un son qui déstabilise le deuxième. Et t'as pas le temps de tourner le dos, de voir quelle porte s'est ouverte entre les quatre perçant les murs de part et d'autre de ta silhouette. Pas le temps de détailler la zone que les vagues de sa voix viennent caresser ta peau, réveiller ta chair endormie dans un millier de petits points. Et t'as le sourire aux lèvres, Nora. Un rictus satisfait étirant tes lippes alors que tu plantes ton regard dans le sien. Y sombre, aussi. « Guess I'm kinda impatient. », que tu lui dis en te tournant complètement, cette fois.
Tes iris quittent l'azure, osent sans la moindre gêne descendre le long de sa silhouette. Détaillent les lignes de son torse encore décoré par la douche. Et tu ne vas pas mentir, Nora. C'est un spectacle devenu habituel, une image que ne tu vois que trop souvent entre les murs de la caserne. Les collègues aux corps d'apollon qui ne cachent rien de leur superbe, mais l'effet est moindre, affaissé par une habitude renforcée par le temps et tous ces autres petits détails auxquels tu les associes. La beauté pour attirer le regard, mais éclatée en morceaux à force de vivre avec eux. Kit, il a le goût de l'inconnu, de l'interdit, presque. Tes yeux glissent le long de sa peau, où tes doigts brûlent de se perdre. Un corps contre lequel tu voudrais mourir. « Yeah, I can see that. » Simple ajout, alors que tu relèves le regard vers son visage.
Et tu suis cette invitation silencieuse, entres dans cette chambre en le frôlant au passage, d'un peu trop près. Tu détailles la pièce en quittant ton manteau, le déposes sur une chaise dans un coin. L'assurance de façade, alors tu combats contre tes propres tremblements. Concentration extrême pour ne laisser tes jambes lâcher. Le bout des doigts contre les différents meubles, pour ne pas les laisser s'embraser trop vite contre sa chair. « I guess this is way better than your last home. », tu prononces d'un ton qui ne laisse pas beaucoup de place à l'interprétation. L'intonation n'est que trop remplie de cette lascivité qui te dévore les reins, alors que tu croises à nouveau son regard. Tu quittes ton exploration des lieux, t'approches de lui sans attendre une seconde plus. La démarche féline, impossible à stopper. Comme des aimants.
Quelques centimètres d'écart, pourtant. Les doigts en suspens, à l'aube de son visage. Ces mêmes traits que tu détailles, cherches à retenir. Image ardente qui se calque dans ton esprit. « I can't believe it's you. After all this time. All those letters. » Le murmure sur tes lèvres tremblantes. Une rencontre impossible, pourtant. Ce dont t'étais persuadée, lors de ces échanges à cœur ouvert. Et tu te souviens de tout ce que tu as pu lui écrire, toutes ces confessions sur le papier, vers l'inconnu. L'homme en face de toi, il sait des choses cachées au reste du monde. Des secrets trop enfouis, trop douloureux pour être prononcés à voix haute. Kit, il sait tout de cette envie de crever qui a failli t'emporter, il y a des mois. De cette facilité à t'imaginer six pieds sous terre, plutôt que dans ce lit d'hôpital. Il sait tout de cette douleur qui te bouffe le crâne et t'empêche de fermer l'œil quand le soleil se couche. Il sait tout de cette peur viscérale qui te ronge quand l'alarme résonne entre les murs de la caserne.
I wanted to die, but you kept me alive.
Tes phalanges s'imposent contre sa peau, sa mâchoire. Se nichent dans sa nuque alors que tu attires son visage à hauteur du tien. Sur la pointe les pieds, pour l'avoir plus près de toi. Puis le palpitant qui s'emballe. Les joues s'empourprent déjà à ce contact trop chaste. La peau recouverte de frissons. Tes lèvres effleurent les siennes, à plusieurs reprises. Le souffle coincé dans ta gorge, les poumons qui appellent désespérément à l'aide. La douce mort, alors que l'embrasses enfin. T'abandonnes contre sa bouche et resserres toujours plus cette étreinte contre ta silhouette. Les veines en ébullition, l'adrénaline qui monte et les premières endorphines se font sentir dans tes muscles. La chaleur éveillée dans ton bas ventre, première réaction de la chaine.
Tu ne t’écartes seulement pour retrouver ce regard bleu, pour y chercher le moindre argument pour te faire fuir, avant qu’il ne soit trop tard.
But it’s already too late, Nora.

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Kit Lipewski

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Sam 8 Déc 2018 - 19:24

Kit, il bouge plus. Phalanges rongées par la violence qui recouvrent la poignée de porte. Le bleu de ses yeux figés vers la silhouette de Nora. Jambes exposées aux yeux de tous. Peau maculée qu’il rêve d’effleurer. Contrôler chaque pore de son échine du bout des lèvres. Danse sensuelle le long de ce corps dompté des centaines de fois au détour de mirages échaudés. Au fond de sa taule, sur ce matelas miteux, lettres posées contre l’abdomen.
Les rêves envolés. Les rêves crées de toute pièce pour tenir un peu plus.
Le visage de Nora comme une chimère tentatrice. Il se souvient de tout. Et cet instant fait céder les pulsions animales effacées par le temps. Elles ne mettent qu’une demie-seconde à remonter à la surface. Poings serrés à l’idée de la savoir avec un autre. Mâchoire contractée en se retenant de la plaquer au mur. Pulpes tremblantes par l’envie de dévorer son cou. Carnassier dans l’âme qui se retrouve et reste mutique en l’écoutant.
Cette chambre est mieux que la taule, ouais. Il se retient de le dire. Il se retient de parler de la misère, des barreaux d’acier, de la violence qui y grognait. Il évite de causer des coups encaissés dans la gueule. Il évite de causer des dents éclatées contre le sol. Des remarques acerbes et de la vengeance qui rodait comme une lente agonie. Il parle pas des autres lettres non plus. Celles qu’il a écrite sans envie. Juste pour charmer des gonzesses de passage. Juste pour les autoriser à jouer avec le feu en devenir. Des promesses évaporées avant même de les prononcer de sa voix rauque. Un moyen de se faire du bien. Un moyen de leurs faire du mal. Contraste répugnant comme le fond de sa cellule où il grouillait autour de silences pesants. Y avait que le visage de Nora pour le sauver. Y avait que sa présence même à des milliers de kilomètres pour lui donner envie de s’accrocher.
Gamin des rues séduit par une sirène que le monde entier pourrait lui envier.
Gamin des rues qui sèmerait le pire, il le savait dès le départ.
Ça l’empêche pas de la laisser rentrer. Le dos contre la porte à l’observer en train de se fondre dans le décor. La mine curieuse de ce qu’elle pourrait (ou veut) découvrir. Le regard moqueur l’espace de quelques secondes. Il n’a rien ici, Kit.
Une valise quasi vide. Quelques fringues. Un téléphone. Une photo de son enfance. Ça s’arrête là. Coeur vidé. Âme atrophiée.
Retour à la case départ.
Les phalanges de la poupée viennent réveiller Kit. Contact furtif qui s’installe ; qui devient oxygène. Une peau qui brûle comme l’incendie interminable au creux de ses entrailles. Palpitant condamné à l’exil des flammes depuis l’adolescence. Il se laisse faire, le gosse. Pantin de cette nana rencontrée sur papier glacé. Confessions du pire, détails du mieux. Ils se sont confiés à s’en faire exploser le myocarde. Il a fini par la connaître par coeur sans l’avoir vue une fois. Et de même pour celle qui s’aventure à l’attirer vers son visage. Quelques mots balancés auxquels Kit ne répond pas. Peut-être parce qu’il sait pas comment faire. C’est qu’un gosse perdu. Un gosse dénoué d’émotions et de sentiments depuis toujours. Incapable de savoir ce que c’est d’aimer, de s’attacher. Et pourtant c’est une jalousie folle qu’il ressent en l’imaginant loin de lui. C’est la peur de la perdre quand les lettres se faisaient plus distantes. Il crève en silence de tout ce qu’il dit pas.
Les lèvres pincées en la regardant. L’azur de ses yeux possédant son regard comme rarement. Intensité qui gagne l’ambiance de la pièce.
Kit, il veut tellement plus. Il la veut elle surtout. Alors après quelques secondes, sa main glisse dans sa nuque. Étreinte passionnée pour la plaquer contre la porte. Phalanges encore libres qui verrouillent la serrure dorée. Un sourire bestial sur la courbe de ses lèvres alors qu’il colle son front au sien. Son souffle est brûlant à Kit. Presque autant que le désir de la posséder, de lui démontrer à sa manière à quel point y a qu’elle dans le paysage, à quel point il a rêvé ce moment au point de s’en damner l’esprit. Condamné qui a pris perpétuité dans cette histoire avec la blonde. Crevard prêt à laisser tomber le masque parce que Nora c’est mieux que du poison, de la came, une allumette qui s’embrase, des flammes qui dérapent. Ses phalanges glissent sous son t-shirt et effleure son échine. Il retrace les probables cicatrices, les maux qui collent et ne s’effacent pas avec le temps. Kit, il la regarde durant une seconde et cherche une approbation, un moyen de lui dire de céder aux envies qui deviennent voraces. Mais le gosse attend pas de réponses.
Il se baisse, tombe à genoux devant elle. Un sourire en coin. Des baisers qui se perdent contre ses cuisses et entre à l’instant où sa jupe remonte. Il se perd à la surface de sa peau. Des baisers doux, des baisers plus prononcés. Ses canines qui dérapent. Sa main qui empoigne sa cuisse pour la soulever. Accès libre au tissu de son sous-vêtement. Sa phalange qui s’égare sur les bordures, assez pour tirer dessus, assez pour dompter la chaleur qui grimpe. Un regard vers Nora. Un regard qui dit tant de trucs. Un regard qui vient le condamner à nouveau. Ses lèvres tapissent son ventre, la pointe de ses seins qu’il dénude. Quelques morsures pour la marquer ; pour la faire sienne parce c’est ce qu’elle est. Même s’il le dit pas. Même s’il le montre comme ça.
Sans réfléchir, il vient la plaquer contre la porte. Ses cuisses s’enroulent autour de son bassin. Et pour la première fois, il vient l’embrasser avec avidité, avec force. Ça devient un vice. Une question de survie. Un moyen de réanimer tout ce que la taule a éteint. Sa langue pousse la barrière de ses lippes et il la possède d’une étreinte passionnée, presque salace. Kit, il respire pas. Poumons qui agonisent et qui offrent une sensation pourtant exquise. Les lèvres à peine séparées alors qu’il fait pression contre son corps fin et tremblant. Assez pour lui montrer l’effet que ça lui fait. Assez pour soulever les passions et échauder le creux de ses cuisses. Là où il crève de disparaître. Là où il crève  de se perdre pendant des heures. Le sourire aux lèvres, le souffle qui devient court et rauque. — I want you so bad, nora. Les mots qui claquent sous le palais, glissent à son oreille. Ses lippes qui dérapent, se perdent sur sa peau. L’ivresse des sens en éveil vient tout bouleverser. Il la fixe quelques secondes. Kit la regarde avec avidité, tendresse et un tas de sentiments qu’il ne s’autorise pas à dire. Pression de son bassin entre ses cuisses. Mouvements ondulatoires pour la chercher, pour l’exciter et la pousser au bord du précipice.
tu plongeras avec moi, nora ?

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Mar 11 Déc 2018 - 20:55

Un regard qui t'achève sur place, te liquéfierait presque sur le sol de la chambre. Les jambes flageolantes, l'équilibre conservé uniquement grâce à tes doigts collés contre sa peau. Et tu comprends pas ce qui t'arrive, honnêtement. Look at yourself, completely possessed. Abasourdie par sa présence, mise à mal par ses yeux qui ne t'hypnotisent que trop. Les phalanges tremblantes contre son visage, mais les iris assurés quand ils croisent les siens. Tu sens le souffle quitter tes poumons facilement, y rentrer dans une difficulté latente. Puis c'est un premier son qui s'échappe de tes lèvres, après de trop longues secondes de transe, quand tu sens ton dos se plaquer contre la porte de la chambre. Le cliquetis de la serrure dessine sur ta bouche un sourire lascif, venant mourir contre la sienne.
Tes doigts glissent dans sa nuque, se perdent dans ses mèches blondes. T'as le palpitant en feu, Nora. Prêt à incendier la pièce au moindre de ses contacts, au moindre de ses regards. Prêt à exploser en dehors de ta poitrine. T'as oublié comment respirer à la seconde où t'es entrée. Tu t'es maudite à l'instant où tu l'as touché. Hell, à cette première lettre, plutôt. Ces lignes maladroites, cet échange brouillon porteur d'espoir. Des mois entre elle et toi, des mois éclatés au sol maintenant que tu sens les doigts de Kit sillonner ta peau. Trop dangereusement. Sursaut du myocarde dans la cage thoracique quand ses phalanges effleurent la cicatrice. Y'en a d'autres, elles sont par dizaine sur ta peau malmenée par des années sur le terrain. Mais celle-ci, elle est prédatrice. Reine, même, sur ton derme qui se souvient encore trop bien de la douleur et de la chaleur étouffante. De la violence contre tes chairs, alors que tu les sentais fondre. Tu tentes de faire blocage, de chasser de ton crâne toutes ces pensées malsaines. Trop présentes, trop ancrées pour être délogées si facilement. Alors tes doigts quittent son visage, se saisissent de son poignet et l'entraînent ailleurs. N'importe où sur ton corps, mais pas .
Et tu n'es que trop reconnaissante quand il abandonne l'idée, passe à autre chose. S'en rend t-il compte, au moins ? Question absurde, question oubliée à l'instant même où ses lèvres se font entreprenantes sur tes cuisses. Les phalanges toujours emmêlées dans ses cheveux ne sont qu'un indicateur de plus de l'effet dévastateur de son contact. Les soupirs au bord des lèvres, les suppliques muettes de le sentir plus proche. Tes gestes suivent son influence, traînent sous l'impulsion de tes mains. La poitrine se soulève et s'abaissent d'une cadence décousue alors qu'il marque ta chair de ses dents. Tu lèves les yeux au ciel, Nora. Cherche le moindre signe céleste pour t'empêcher de sombrer dans les bras du Malin. Réponse absente, et tu jubiles. Un gémissement réduit par ta lèvre inférieure que tu malmènes entre tes dents. Le bout de ses doigts contre ta peau, charmant et brûlant tout au passage. Et tu crèverais pour en avoir plus, ne serait-ce que quelques secondes seulement. Un mouvement du bassin que tu n'arrives pas à retenir, alors que t'as ce besoin viscéral de l'attirer un peu plus contre toi. Le regard vissé dans le sien, débordant de cette lascivité qui te dévore les reins. Ses yeux dans lesquels tu peux lire ce même désir ardent.
Sillon brûlant de ses lippes contre ta peau, sur tes seins qui s'exposent. Tu te débarrasses en vitesse des morceaux de tissu faisant barrière entre vos bustes, frôles son torse de ta poitrine. Tu t'accroches désespérément au tissu de son jean quand son visage passe à hauteur du sien. Le corps tremblant dressé sur la pointe des pieds pour garder cette proximité. T'es si petite contre lui, Nora. Tu laisses un hoquet de surprise s'échapper alors qu'il te soulève entre ses bras, te piège définitivement contre cette foutue porte. Les baisers langoureux, assez pour enflammer la sensation au bas de ton ventre. Tu t'attaches à lui, à sa nuque. Glisses ta langue contre la sienne, te laisses complètement aller aux embrassades qu'il initie. Pantin entre ses mains. Tu cherches incorrigiblement son regard à chaque fois que les lèvres se séparent. Y imposes le tien quand tu le sens entre tes cuisses, le désir se dressant contre le tissu. Et t'oublies tout, Nora. Balayes les souvenirs en un instant. La protection de la cicatrice maîtresse abandonnée, les armures au sol.
Les mots hérissent le poil, malmène ce petit muscle dans ta poitrine. And you want him too, way too much. Tes lèvres retrouvent les siennes. Les abandonnent l'instant d'après pour se glisser sur sa mâchoire, dans la chaleur de sa nuque. Tu l'incites à relâcher son étreinte, poses les pieds au sol. Les doigts aventureux contre son torse, sur ses hanches. Traînée de poudre laissée au creux de son dos par tes ongles. « You're driving me crazy. », que tu lui murmures. Le regard provocateur, les doigts de ta main droite au bord de ses lèvres. Et la gauche, elle s'invite entre son jean et sa peau. Attise lentement contre son aine. Provoque, sans offrir. Tellement de bordel dans ton crâne, tellement de mots qui s'y bousculent sans jamais se former sur tes lèvres. I'm scared as hell. It's the first time since my accident. Please don't look at the scar.
I think I’m in love with you.

Puis les doigts s'activent contre le vêtement, l'en débarrasse d'un geste impatient. La paume appuyée contre son entre-jambe alors que tu cherches ses lèvres pour un baiser, trop chaste en comparaison avec le reste. Alors seulement, les phalanges s'invitent dans son sous-vêtement. Caressent du bout des doigts la virilité réveillée. Le rictus au bord des lippes, les prunelles dévorant les traits de son visage. L'adrénaline dans les veines. Le cerveau en ébullition. Kit, Kit, Kit. Godamn Kit. Des désirs cachés entre les lignes, des envies libidineuses faites pour rester chimériques. Des rêves idiots, des fantasmes brouillons pour accompagner les séances de plaisir solitaire. Alors le cœur, il flambe aussi. Se consume sur place au contact lascif de tes doigts, avant qu'ils ne se débarrassent de son dernier rempart.
Un nouveau baiser, parmi tant d'autres que tu ne voudrais plus compter. T'emprisonnes ses lippes entre tes dents, moyen de le posséder toujours plus. Puis la bouche s'évade, décore sa peau de mille-et-une déclarations. Attaque son torse et son ventre. Rejoint tes doigts entre ses cuisses. La langue jauge, teste les limites. Timide contre sa peau durcie, un premier instant. Et conquérante, enfin. Les lèvres amoureuses, autour de lui. La main libre explore, sillonne les moindres recoins de sa peau. Glisse de son ventre à ses cuisses, s'aventure à la chute de ses reins pour consolider l'embrassade maudite.

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Kit Lipewski

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Mer 12 Déc 2018 - 11:30

Kit, il a le cerveau en ébullition.
Les sens qui s’éveillent. Les muscles qui quittent dix années de léthargie. Vie baisée par un esprit ravagé. Vie déchirée sans retour en arrière possible. Goût du sang. Goût du drame. Conscience soulevée par un corps sans vie. Chaire cramée aux supplications étouffées par un putain de brasier. Regrets à peine amers. Les pensées virevoltantes chaque nuit dans sa cellule. Les barreaux en aciers contre lesquels il a frappé. Phalanges bleutées ; ecchymoses à chaque os brisé. Grincement de ses dents et insultes qui ont stigmatisé l’air. Il se rappelle de tout ça Kit. La prison. La perpétuité en plein coeur pour des pulsions incontrôlables. Gamin en mal d’amour ; gamin à la quête de l’adrénaline capable de le faire divaguer. Dose nécessaire qu’il retrouve en quelques secondes.
Un corps à corps qui s’entame.
Le palpitant au bord du précipice. Le souffle rauque qui rythme l’atmosphère. Les lèvres qui se cherchent et se rongent jusqu’à la moelle. Baisers qui s’animent et arborent un goût de liberté ; d’éternité. Il réfléchit plus à grand chose, le gamin. Chimère qui s’étale et lui dévore le creux des tripes. La peau qui s’embrase au contact de celle de Nora. Chaleur qui devient étouffante. Asphyxie naissance et terriblement bandante. Un feu qu’il ne contrôle pas. Addiction des flammes qui se dressent dans des rêves teintés de cendres. Braises qui dansent au creux de ses reins. Son échine frissonne ; prise d’assaut par des phalanges libératrices. Les caresses viennent chasser les fantômes. Passé abandonné à la dérive de sa bouche qui claque sur la sienne. Sursis entrepris quand ses doigts s’amourachent de sa chute de reins. Il est accroc, Kit. Un putain de camé qui réclame sa dose. Relation épistolaire. Mots accrochés à l’esprit. Mots accrochés au coeur.
Désir qui a commencé à se lire entre les lignes. Lettres dansantes pour réchauffer son bas-ventre. Imaginaire qu’il a laissé éclore sous les mouvements lubriques de sa main. Âme en perdition ; espace clos à l’air irrespirable. Son prénom qu’il s’est retenu de gémir. Son visage qu’il s’est imprimé entre chaque réflexe rauque. Et maintenant, tout devient réel. Un instant qui efface les mots, qui efface la distance.
Il n’y a plus qu’eux. Le monde peut bien s’arrêter de tourner.
Le monde peut bien partir en fumée. Ironie teintant ses pensées l’espace d’une seconde alors qu’il lui sourit à la sirène. Canines carnassières qui s’étalent et qui se plantent dans sa peau d’ivoire. Marque laissée. Empreinte au fer rouge ; possessivité à peine déguisée. Elle parle Nora. Des paroles qui flirtent à la commissure de ses lèvres. Ça le fait vriller. Ça le fait céder aux pulsions. Comme son bassin qui cherche le sien. Sa langue qui s’approprie la peau de son cou. Ses doigts qui glissent sous son t-shirt et effleure la pointe de ses seins. Appui prononcé ; assez pour la faire soupirer alors que son souffle devient saccadé. Succube qui descend aux enfers. Provocation du bout des phalanges ; provocations du bout des lèvres. Elles sont assassines en se faufilant et en oeuvrant sans répit. Sa tête cogne contre le mur. Les paupières qui se scellent. Il savoure, Kit. Il réapprend chaque parcelle de son corps. Nouvelle denrée d’oxygène galbant l’ovale de ses poumons. Atrophie qui se termine. Vie qui défile. Alors il hésite plus. Une main se plonge dans la chevelure de sable. Une pression. Un exécutoire. Un gémissement alors qu’il se perd dans les dédales de ce plaisir. Putain que c’est bon. Putain qu’il voudrait graver l’instant dans le marbre. Putain qu’il pourrait crever rien que pour immortaliser sa beauté. Le palpitant qui dégorge de sentiments. À peine nommés. À peine assumés. Alors il accentue les caresses affligées. Bassin qui remue sans retenu. Bassin qui en appelle à tellement  plus. Il voudrait lui à la blonde à quel point elle le rend fou. À quel point elle est devenue vitale. Mais il a le souffle coupé. Le corps qui tremble. Les idées qui fléchissent. Y a plus rien qui tourne rond chez Kit. C’est sans réfléchir qu’il l’attrape. Étreinte passionnée ; séductrice. Son torse qui s’écrase contre sa poitrine. Il la force à reculer. Ses lèvres capturant les siennes au passage. Son bassin qui frappe une commode miteuse. Les mains accrochées à ses fesses pour la soulever. Les fringues qui volent au sol. Silhouette penchée sur la sienne comme un prédateur. Comme un putain de bourreau prêt à poser sa sentence. Et pendant quelques secondes, il regarde Nora. L’azur de ses yeux dévale sur ses cicatrices. Des plaies à l’âme ; des plaies au coeur. Souvenirs douloureux d’une blessure, d’un drame, d’une vie en suspend. Une période contée de sa plume, de ses mots. Une propre douleur calquée dans sa chaire à lui. Et il voit à quel point la poupée, elle semble mal à l’aise. Presque inquiète quant à son regard. Alors Kit, à bout de souffle, il effleure sa joue et se baisse près de son visage. Danse mutuelle de ses lèvres qui se cherchent. — Look at me. Il exige, le gamin. Parce qu’il la voit fuir son regard. Il la voit se dégouter de son propre reflet. Et ça semble insupportable. Une lame tranchante à travers le myocarde. — Don’t be ashamed, you’re fuckin perfect. Trust me, okay ? Un aveu qui bouleverse l’air. Elle est désirable, Nora. Plus que n’importe qui. Une beauté qui s’ignore. Une beauté qu’on voudrait peindre à l’encre de chine. Alors à défaut de causer, il calque sa bouche au creux de son cou et s’aventure sur sa poitrine. Pointes qu’il mordille, malmène et vivifie de sa langue. Vipère taquine qui s’enroule et déroule pour mieux chuter. Son abdomen qui devient le terrain de jeu. Ses cuisses qu’il écarte en se faufilant entre. Ses phalanges joueuses qui frôlent, cherchent, sans lui donner la moindre satisfaction. Son souffle brûlant qui gagne le combat, sa bouche qui s’affaire, sa langue qui s’immisce. Il la regarde avec amour, Kit. Il la regarde comme si tous les mots ne suffisaient pas à la décrire. Et le désir grimpe. Chaque seconde un peu plus. Le gamin, il la bouffe des yeux. Il la dévore tout court. Phalanges qui glissent, s’enfoncent et viennent la posséder. Mouvement sinueux qui augmente la cadence ; se stoppe ; reprend et se stoppe à nouveau. Il bouge plus Kit. Juste pour la voir remuer des hanches. Juste pour la voir réclamer sa dose comme lui. Le buste qui se redresse. La bouche qui flirte avec son oreille. Les phalanges tentatrices à l’arrêt et tellement avides de plus. — If you want more, ask for it. Et il provoque Kit. Sourire sur les lèvres. Pyromane aguicheur entrain de s’embraser au passage. Une main entre ses cuisses. Une autre dans sa nuque pour la forcer à se relever. Bout des doigts qui opèrent une pression dans ses cheveux. Assez pour balancer sa tête en arrière. Sensation de sa poitrine contre ses pectoraux. Front posé vers le sien.
Il soupire. Murmure. Exige de sa voix charmeuse.
Il est prêt à signer un pacte avec le diable pour la posséder.
Il est prêt à se damner pour en redemander.
Baiser qui est salace, passionné, déchirant. Danse de sa langue avec la sienne. Phalanges qui se font attendre. Pour se venger ; pour lui faire payer tout ce qu’elle crée. Leurs silhouettes qui s’épousent, paraissent n’être qu’un miroir, un reflet d’une intensité vagabonde. Il la regarde, la bouffe des yeux et sent sa respiration battre la mesure avec la sienne. Le bassin engrangé près du sien. L’attente suprême qui ne devient qu’un supplice.
Nora, sa putain de rédemption.

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Nora Malone

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Lun 17 Déc 2018 - 23:32

Le derme en feu, les moindre sillons de ses doigts trop ardents pour ta peau qu'il malmène. Ses phalanges entre tes mèches, conquérantes. Tes lèvres amoureuses sèment la terreur entre ses cuisses, possèdent et provoquent. La langue contre sa peau. Et tes prunelles qui remontent sur son visage, détaillent ses traits déformés par un plaisir devenu empire. Les genoux souffrent contre le sol miteux de l'hôtel, mais la douleur n'est qu'une ombre tant qu'il est devant toi. Pression augmentée par les mouvements de son bassin, la danse qu'il impose et que tu suis d'une confiance aveugle. Les sons lascifs pour couvrir le reste, les effluves de sa voix rauque pour soulever ce pauvre muscle dans ta poitrine. Une déclaration du bout des lippes, des mots jamais prononcés pourtant. And you have no idea how easily I fell in love with you. No idea how your words kept me alive. How you kept me alive. Le palpitant accroché à une image, un fantasme créé entre les nombreuses lignes. Kit, tu l'as longtemps imaginé, longtemps deviné sous tous les angles. De rares photographies, assez pour provoquer ce sentiment au creux de ton ventre. Assez pour attiser la chaleur entre tes cuisses quand tes doigts si trouvaient seuls.
Et alors qu'il est là, bien réel dans ta bouche et partout dans ton crâne, cette chaleur n'est que plus ardente. L'excitation visible entre tes cuisses, palpable pour qui oserait s'y aventurer. Look at me, Kit. Look how you're ruining me. Les doigts sont provocateurs, traînent le long de sa peau. Glissent sur ses cuisses pour rejoindre tes lèvres dans leur danse. Les soupirs plus nombreux, plus évocateurs. Gonflent tes poumons dans une allure déjà trop rapide. L'adrénaline battante dans tes veines, salvatrice. Tu trembles sûrement, Nora. Pas foutue de t'en rendre compte, pas à l'instant où tu sens ses bras te ramener contre lui. Lippes orphelines, déjà en manque de ce contact brûlant autour de sa peau. Sur la pointe des pieds pour mieux l'embrasser, mieux le sentir contre toi. Le bout des seins effleure son torse, le touché grisant contre les pointes durcies. Tes dents capturent sa lèvre inférieure, la malmène et la possède. L'injure qui s'échappe alors que ta silhouette s'encastre contre la commode, la douleur trop vite oubliée à l'instant où ses mains empoignent et contrôlent. Réhaussée, et pourtant toujours aussi petite face à lui, aussi menue contre son corps.
Poupée de chiffon entre les mains du taulard, pantin qui ne sait dire qu'amen aux demandes. Mais le plastique n'est que trop abîmé, déformé par le feu et la petite mort. L'épiderme fondu, le long de ta hanche, jusqu'à la naissance de ton genou. Le côté droit détruit, terrassé par les flammes. Tu cherches à détourner son regard, guider ses mains ailleurs que sur les cicatrices. Mais il s'impose, Kit. T'obtempères, les yeux se perdant dans l'azur. Les lèvres tremblantes, gonflées par les trop nombreux baisers. Sa voix pour chasser les peurs, amoindrir la honte qui te dévore. Alors tu hoches seulement la tête, déposes ta bouche contre la sienne. Le geste plus chaste que tout le reste. Capitulation nécessaire. Un gémissement pour couvrir le silence, quand il s'aventure. Malmène ta peau. Les reins enflammés, impatients. Tes doigts glissent entre ses mèches blondes, s'y agrippent pour t'empêcher de sombrer. L'érogénéité de la poitrine violente. Tu te languis, Nora. Serres un peu trop les cuisses, pour peu que le contact caresse et relâche la pression. Ces mêmes portes qu'il rouvre, quelques secondes plus tard. Alors tu soupires, complainte à cette provocation qu'il t'impose. Deux doigts pour serrer l'épine de tes seins, les autres contre sa tempe, à la naissance de ses cheveux.
Ce regard pourrait tout faire exploser, toi et ton pauvre cœur. Les prunelles lascives, ardentes contre les tiennes. Those bedroom eyes. Dans ton crâne, la débâcle. Les idées se fracassent et s'entrechoquent. Tu le veux, Kit. Doux et violent à la fois. Conquérant et vaincu contre ton échine. Ton regard qui ne fait qu'exposer cette supplique silencieuse. Et le gémissement qui suit, long et rauque contre les murs de la chambre. Ses phalanges victorieuses en toi, contre la danse de ton bassin. Tu imposes le rythme, cherches le touché libérateur. Le myocarde à un instant de l'implosion. Puis l'arrêt. L'accent chaud contre ton oreille. Un murmure inaudible, au départ. La voix trop enrouée par le plaisir. « I want your mouth between my thighs. » Rapides baisers contre sa bouche, le long de sa mâchoire et de sa nuque. Les dents capturent le lobe de son oreille, le souffle chatouille la peau. Ta main quitte tes seins, s'empare de la sienne pour la guider contre la zone la plus érogène. « Right here, baby. Put your tongue here. » La tienne contre sa peau, comme pour appuyer tes propos.
Ta bouche qu'il capture. Un échange des plus violents contre tes lippes. T'y sombres, Nora. La tête la première, sans y réfléchir. T'abandonnes contre lui et sa langue. Les poumons à l'article de la mort. Une danse damnée. Les gémissements en écho dans la pièce. Ignorance totale envers les potentiels voisins de chambre. La commode claque, cogne contre le mur à mesure des déplacements. Elle grince, à chaque fois que tu l'attires toujours plus contre toi. Ta main enlaçant toujours la sienne, glissant ses phalanges contre ton entre-jambe réveillée. L'excitation restant sur tes propres doigts, quand tu relâches ton étreinte. Ces mêmes index et majeur, que tu glisses entre ses lèvres. The first taste of her. Et le regard, toujours autant prisonnier du sien. La poitrine se soulève, les poumons peinent à trouver de l'air alors que le contact reste immobile, encore. Un court instant, où la lascivité disparaît de tes yeux. Où c'est une guerre qui se dessine, celle qui fait rage dans ton crâne. Des sentiments encore muets, jamais prononcés. Jamais évoqués sur les lignes. Des idées, qu'il a pu se faire en lisant entre. Do you even love me back ? La paume contre sa joue, douce et conquérante à la fois. Puis les phalanges abandonnent, s'aventurent à l'arrière de son crâne. L'incitent à descendre. L'incitent à t'assassiner dans un éclat de soupirs.

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Mar 18 Déc 2018 - 9:02

Un corps à corps qui s’éternise. L’échine qui flambe au contact de la sienne. Kit, prisonnier de ses pulsions. Une tension qui déferle au creux de chaque muscle. Atrophie passagère ; presque douloureuse mais terriblement salvatrice. L’incapacité à respirer correctement. Poumons qui se gonflent, se bloquent et cessent tout mouvement durant de courtes secondes. Souffle rapide, rauque, galvanisé par l’instant. Le bleu de ses yeux qui se perd sur la silhouette de Nora. Peau d’ivoire qu’il malmène de ses lèvres. Tension diabolique qui flirte avec son visage d’ange. Contraste édifiant qui ferait plier tous les saints de cette terre. Des baisers, des caresses et ses doigts qui viennent la posséder. Dérapage au creux de ses cuisses et esquisse de cet empire qu’il pourrait lui créer. Poupée qui ravage ses certitudes. Poupée qui ravive la flamme au creux de son ventre.
Émotions terrées depuis trop longtemps. Dix putain d’années à errer dans les couloirs de la prison. Des années à tourner comme un lion en cage en se demandant quand cette petite voix cesserait. Rappel constant de ses erreurs ; du monstre qu’il incarne. Rictus carnassier quand ses pensées se confondent dans un incendie d’envies. Un pied dans le précipice ; l’autre dans une case qu’il sait pas nommer. Mille hésitation avant de se pointer dans cette ville. Il a relu chaque lettre. Chaque mot qui a claqué sous son regard azuré. Les interrogations qui n’ont trouvé de certitude que dans cette nécessité de la voir ; de la toucher. Des sentiments nés entre les lignes et mis sous silence. Des sentiments qui ont permis au taulard de s’accrocher.
Alors à cette seconde-ci, la réflexion se confond avec le désir. Respiration haletante qui combat la surface de ses lippes. Des phalanges en terrain conquis qui s’activent et s’animent pour la voir se cambrer, en redemander. Des mouvements vifs, engagés. Puis un arrêt complet. Rien que pour la contempler. Rien que pour se perdre dans son regard. Rien que pour réaliser qu’elle est bien là. Sirène dont il a imaginé le rire, l’odeur et la chaleur de sa peau. Sirène dont il a voulu parcourir les courbes à s’en damner l’esprit. Spleen dans le coeur avec le poids de la distance. Celle qui voit ses barrières disparaître ; et les leurs lèvres qui s’appartiennent avec des promesses de lendemain. Elle danse au rythme de ses phalanges et ça le fait marrer, Kit. Sourire sincère qu’il balance.
Incendie encore plus bandant que tous ceux qu’il a pu allumer. Elle cause, Nora. Les mots qui paraissent salaces, excitants. Ils suffisent à le faire vriller totalement. Perte de contrôle qui condamne l’ex-prisonnier. Des phalanges qui assiègent et dominent. Sa bouche qui claque sur celle de la blonde avec hargne et empressement. Un gémissement étouffé, rongé par le baiser. Baby. Quatre lettres d’un surnom suffisent à brûler son palpitant. Décharge dans le thorax. Le ventre qui se tord ; esclave de cette putain de chaleur. Elle le manipule, l’use comme un pantin en guidant sa main vers l’Eden. Et lui, il se laisse faire comme un bleu. Il en redemande à l’instant où sa langue se fige contre l’empreinte indélébile de son désir. Ça claque sous le palais et ça le rend dingue. Fou d’envie. Fou d’ivresse. Fou d’elle, bordel. Mais est-ce qu’elle le voit Nora ? Il en sait rien et ça l’empêche pas de mordiller ses phalanges pour faire perdurer les secondes échaudées. La commode qui grince, cogne et paraît offrir un visage encore plus brûlant à la pièce miteuse. Il perd pieds le gosse. Irrémédiablement. Ses lèvres qui s’ancrent à sa nuque, se perd en chemin pour capturer la pointe durcie de ses seins. Délice qui ravage le creux de sa bouche, qui offre une sensation irréelle à ses canines. Il se marre en la sentant se crisper et ça ne le force qu’un peu plus à continuer. Descente aux enfers. Descente sinueuse et même maladroite parfois. Sa main se perd dans sa chevelure vaporeuse, il la force à courber la nuque. Bascule en arrière quand ses phalanges encore libres effleurent cette peau marquée par le drame. Nora, elle a pas l’air de supporter ce reflet. Il se souvient de la description déchirante de sa souffrance. Un calque qu’il a porté à même son derme comme pour la soulager un peu.
Et tout ça, il s’en branle, Kit. De ses cicatrices, de ses maux, de ses failles. Son coeur, il bat à rompre au-delà du pire. Il veut qu’elle le sache, alors l’aventure continue à la surface abimée et frissonnante. Face au regard désabusé de la poupée, il l’observe. Regard azuré plus causant que tous les mots de la terre. — Relax, babe. Douceur contrastante. Facilité des lettres qui roulent sous sa langue. Cette dernière se fait la malle contre sa hanche, contre tout ce qu’elle exècre. Il la ronge comme un bijou hors de prix. Il la ronge et n’est plus en mesure de s’arrêter.  Il la sublime de ses lèvres ; il la peint de son désir. Parce que c’est la plus belle chose qu’il a pu lui arriver à Kit. Vipère sinueuse qui ravage et se perd maintenant entre ses cuisses. Le bout de ses doigts qui empoignent les chevilles de Nora pour forcer ses jambes à se surélever contre le bois. Regard brillant ; regard amoureux. Comme pour un aval. Comme pour voir le désir flamber au creux de ses iris. Il part de ses genoux et glisse entre ses cuisses. Peau qui est mordillée et malmenée par ses dents. Marques qu’il laisse comme une trainée de poudre. Rougeurs qui apparaissent et ça lui plaît au gosse. — My mouth between your thighs, you said ? Question qui peine à s’ordonner ; souffle tellement court que Kit pourrait crever d’une asphyxie. Complainte dont il se nourrirait rien que pour graver cet instant dans la roche. Puis, il obéit à cette reine qui souille son myocarde. Eldorado qu’il gagne de sa bouche. Terrain à moitié conquis de sa langue qui s’immisce et s’exile. Mouvements saccadés, parcelles souillées de ses envies. Avidité contre cette divinité qu’il fait briller. Chemin brûlant qu’il décore de ses lippes. Ses mains agrippées à ses hanches pour l’empêcher de bouger. Il frôle, mordille, dévore. Il soupire à même la flambée ardente qui déferle. Sa langue qui se conjugue aux deux phalanges qui glissent et possèdent. Tempo à l’unisson pour la posséder à chaque fois un peu plus. Orchestre en quête des notes brûlantes. Terrain qu’il conquiert quand ses lèvres s’attardent sur le point culminant. Requête qu’il offre sur un plateau lubrique à Nora. Il accentue l’intensité de ses mouvements, se perd avec, se perd tout court. Une main qui remonte sur ses seins pour s’accaparer les pointes impériales. Un regard vers Nora. Et la tâche qui reprend de plus belle. Il aiguise si fort que le corps de la blonde remue avec. Danse l’unisson. Valse libidineuse. C’est bon, c’est bandant, c’est la vie, c’est eux. Ode à tout ce qu’elle crée quand c’est trop pour le taulard. Le torse qui se redresse, la carcasse qui se traine. Sa poigne qui agrippe la silhouette de la sirène. Pas un mot, pas une seconde de réflexion. Le corps soulevé et traîné au sol. Il se penche sur elle, l’embrasse, se cale entre ses jambes. Sans lui octroyer le geste suprême ; sans se faire vriller jusqu’à l’étouffement. Il la frôle de sa chaire durcie, sourit comme un connard et pose une complainte amoureuse sur sa bouche. Une morsure, un pansement dans la seconde suivante. — You're driving me totally crazy. Lui aussi, il devient fou.
Alors son front collé au sien, il autorise son souffle à gagner l’idéal. À gagner son idéal.
Une main contre sa cuisse, l’autre contre sa nuque. Des déclarations au bord du précipice qu’il refoule. Les pensées obscures qui dépeignent son regard azuré.
Il la veut. Il la veut totalement. Plus rien ne semble prêt à l’arrêter. Même si les monstres gagnent tôt ou tard. Même s’il n’est qu’un bourreau de plus.

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Jeu 27 Déc 2018 - 1:11

Adossée contre le mur, dernier rempart pour t'empêcher de chuter lamentablement sur le sol. L'équilibre foutu en l'air pas ses gestes, par son regard qui pourrait te cramer sur place. Les ongles contre sa mâchoire alors que les lèvres se dévorent. Les doigts glissent contre sa peau, apprennent les moindres détails du derme. La tête balancée en arrière par son geste, poupée de chiffon entre ses phalanges. Les soupirs qui deviennent empire. La poitrine se soulève d'une manière saccadée, l'harmonie brisée par le désir qui te dévore. Kit, il ne donne pas assez. Reste encore trop doux dans ses gestes. Le creux des cuisses ardent, dans un appel à l'aide inespéré. Le bassin danse sur la commode, cherche le moindre contact pour assouvir cette chaleur qui le ronge. Tes propres doigts que tu retiens, que tu cales dans sa nuque et les mèches dorées, plutôt que de les laisser éteindre l'incendie. Pas quand il est là, pas quand il t'embrasse de cette manière et que tu sens son corps se tendre sous tes gestes.
Le cœur sursaute quand les chairs mortes perçoivent le contact. Les poumons se bloquent, le souffle impossible à reprendre. Les phalanges figées contre sa peau, alors que les siennes s'imposent sur les brûlures. Tu déglutis, Nora. Cherche son regard pour mieux l'implorer. Not here, not here. Une honte avec laquelle t'es obligée de vivre. L'horreur encrée à jamais sur l'épiderme. Cachée au regard des autres, dissimulées sur des morceaux de tissus. Pour éviter les questions, pour éviter les regards trop interrogateurs. La cicatrice toujours mise de côté. Et les doigts de Kit, ils sont comme une agression sur ce terrain vaincu. Ces trois petites lettres s'échappent, son prénom comme dernier avertissement. Sa voix à lui, elle résonne comme un baume. Le palpitant mis en miette par la familiarité des mots. Un naturel déconcertant dans cette façon de faire les choses. Comme si les silhouettes, elles étaient faites pour s'imbriquer l'une dans l'autre. Comme si c'était une évidence terrifiante, tout ça. Alors la respiration reprend, sans doute trop difficilement. L'étrangeté du contact en devient presque douce, d'un coup. Une zone que tu oses à peine toucher de tes propres mains. Une zone qui devient son royaume, sous les assauts de ses lippes. Un gémissement, pour clore le débat.
Les cheveux blonds entre tes doigts, ce même prénom toujours ancré sur tes lèvres. Que tu répètes inlassablement, par peur que la réalité soit déformée. Que tout ça ne soit qu’une idée saugrenue de ton crâne pour te torturer, toujours un peu plus. Remplacer la fumée étouffante et les flammes ardentes par un visage que n’a que trop rêvé.
Ses gestes que tu suis, les yeux fermés s'il le faut. Les jambes guidées, contrôlées par ses doigts. Tu te laisses glisser un peu plus contre le bois de la commode, oublies tout inconfort lié à la position à l'instant où tu sens ses lèvres narguer et séduire l'intérieur de tes cuisses. Il se joue de toi, l'américain. Ce regard qu'il impose à tes rétines, il suffit à réveiller d'autant plus la lascivité débordante entre tes jambes. La lèvre inférieure malmenée entre tes dents, dernier accord en sa direction avant de le voir descendre. Et déchaîner l'Enfer sur Terre. Des gémissements par salve, une danse du bassin menée contre sa bouche. Une tentative de chercher, de ressentir toujours plus contre sa langue. Haletante, prisonnière entre ses mains fermement installées sur tes hanches. T'en oublies même le contact sur le côté droit, le côté déformé. Une main contre ton sein, l'autre appuyant contre l'arrière de son crâne. Les prunelles bloquées sur le spectacle qui se joue, par peur de louper la moindre image de lui. De Kit, de ce type qui a réussi à réparer tellement de choses en toi, même à des kilomètres. De cet idiot, qui t'as arraché de trop nombreux sourires au détour de ses lettres. De ce beau diable te donnant l'absolution. Les soupirs pour couvrir les sons de l'échange, les gémissements rauques au bord des lèvres. Le feu dans le bas du ventre, menaçant d'imploser à la moindre seconde. Le brasier intensifié à chaque baiser impur, à chaque coup contre le zénith.
Rencontres des doigts sur ta poitrine, sa main que tu caresses lentement alors qu'il prend possession de la chair. Les yeux coincés dans l'azur, dans cette provocation que tu peux y lire. Un râle brûle ta gorge, un sursaut pour conclure les autres. Et tu captures ses lèvres trop rapidement. La bouche emplie d'avidité, alors que tu sens la sienne encore trempée de ton excitation. Tu te laisses aller contre lui, pantin contre son corps. Soulevée comme une vulgaire poupée. T'es si frêle contre lui, Nora. Si petite contre cette carrure de géant. Un cri alors que tu rencontres le sol. Beau mélange entre la surprise et la douleur passagère. Le rire au bord des lèvres quand tu sens la longueur contre ta cuisse, comme un écho à ce sourire décorant ses lippes. Ces dernières qui finissent par s'écraser contre les tiennes. Supplique lascive qui vient mourir contre sa bouche. Tu te redresses un peu plus contre lui, juste pour sentir le bout de tes seins frôler son torse. Le myocarde mis à mal par ces mots prononcés contre ta peau. Son souffle pour la faire bouillir. « I want you, so much. I've wanted you for months, Kit. » La vérité éclatante, soupirée contre ses lèvres. Les prunelles dans le bleu. Un regard dans lequel il peut tout lire. Ces trop nombreuses fois où t'as réprimé ton désir plutôt que de le coucher sur le papier. Quand c'est son prénom que tu murmurais dans le plaisir solitaire. Quand t'espérais stupidement qu'il soit là à ton réveil.
Tu bascules, domine sa silhouette de la tienne. Installée au niveau de ses cuisses, le bassin à quelques centimètres en hauteur. Un doigt trace les lignes de ton visage, explorent sa mâchoire et se perd sur ses lèvres gonflées par les baisers. Tes baisers. « You're mine, now. » Les lèvres scellées contre les siennes pour acter les propos. Ta langue sur ses lippes, dans sa nuque. La main libre glisse le long de son abdomen, s'empare de la dureté entre ses jambes. La guide entre les tiennes. Un jeu, au début. Une provocation alors que tu l'appuies là où sa bouche était il y a quelques secondes. Puis ta propre impatience prend le dessus. Un long gémissement s'évade quand tu l'imposes en toi. Les mains appuyées contre ses jambes pour ne pas perdre l'équilibre, pour ne pas chuter contre lui. Le corps tendu, imposé au-dessus du sien. Le crâne en miettes, démoli par la vision. Par Kit et son touché. Par Kit et ses regards. Par sa voix qui résonne encore dans ta tête. Par ces sentiments qui se fracassent les uns contre les autres.

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Kit Lipewski

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Jeu 27 Déc 2018 - 13:51

Il affronte ses propres démons, Kit. L’incendie dans le bas de son ventre ; celui dans sa boîte crânienne. Des questions qui se fondent et laissent des cendres à même le bitume. L’hésitation au bord des lippes dans de courts instants. La peur de mal faire, la peur de la briser, la peur de terminer sur le carreau quand elle le verra enfin comme un monstre. Un danger réel qui ne prendra pas fin. Des pulsions ancrées dans sa chaire qui reviennent le narguer au moindre fantôme enflammé. Il pourrait recommencer, le gamin. Il sait que ça arrivera. Ce moment où Nora ne sera pas dans les parages pour l’arrêter. Ce moment où tous les mots bercés sur du papier froissé ne suffiront plus à calmer le mal qui gronde. Le mal qui vient le bouffer sous chaque versant de ce corps. Celui qui s’anime au dessus d’une silhouette bien trop frêle pour un bourreau comme lui. Sentence de ses lèvres qui s’actionnent au détour de ces seins gonflés par le vice, de cette nuque pour laquelle il se damnerait. De cette bouche pour laquelle il construirait un empire, un temple à la vie, à la luxure. Nora, cette putain de gonzesse qui sème le trouble et le fait vibrer comme personne n’a su le faire. Une existence à hurler en silence ce manque d’amour. Une existence à tuer les autres et le paysage pour se faire remarquer.
Sale gosse, sale polak. Les insultes qui fusent, les insultes qui réaniment tout ce qu’il exècre. Pour quelques secondes, son visage se voile d’une surdose de rage. Les poings contre le sol miteux, la chaire durcie qui rôde comme la sentence finale. Amen, seigneur. Paroles pieuses prononcées à chaque fin des prières imposées par sa mère. Les genoux à terre, les mains liées et la figure maternelle qui croyait sauver son âme. Kit, tu dois être plus assidu dans ton étude de la bible. Ne te fourvoie pas dans le mal, délivre-toi des démons. Exorcisme assumé de la part de celle qui a pas été foutue de l’aimer rien qu’un peu. Simple pensée qui le fait disjoncter, Kit. Les entrailles dévorées par cette relation assassine. Par les lames du poignard qu’il s’est imaginé planter dans la chaire de sa connasse de mère. Pensée obscène, macabre, éteinte par la taule. Dix années à crouler en enfer. Pas une visite. Pas une lettre. Pas un regard quand les flics sont venus l’arracher au foyer. Elle était posée dans un coin, phalanges resserrées sur le chapelet. Un dieu baisé par le vice d’un fils détesté. Ça cogne trop fort pour, Kit. Tout ce qu’elle dit ; tout ce qu’il démontre ; tout ce qu’il endure rien que pour se droguer à l’odeur de ses mots. Alors il chasse les démons au profit de sa reine qui s’érige. Il l’observe. Et durant un court temps, il réalise sa chance. Il se dit que ça vaut toute la douleur du monde de poser ses yeux sur elle. Il se dit que le monde ne vaut rien si ce n’est pas pour terminer dans ses bras. Dépendance acquise au grès des lettres, au grès des intonations silencieuses où ses sentiments se perdaient un peu trop facilement.
Elle domine, Nora. Sirène de débauche qui mord sa peau, inonde l’échine de baisers sucrés. La chaire durcie saisit d’une main dévastatrice. Étreinte qui le fait sursauter, se crisper et gémir. Un son plus prononcé que les autres qui n’a rien à voir avec celui qui résonne quand leurs corps valsent à l’unisson. Il n’y a plus Kit et Nora. Il n’y a qu’eux. Les silhouettes réunies, les silhouettes capitulantes. L’ondulation de son bassin quand une main empoigne son sein. Peau pétrie et malmenée du bout des doigts. Le souffle rauque qui s’épanche sur son cou. Canines bonnes qu’à s’y enfoncer, pour marquer, pour la faire sienne.
Maintenant et pour une éternité qu’il dessine à ses cotés.  
You’re mine, now. La phrase de trop. Le déclic. L’ivresse qui vaut toutes les déclarations de la terre. La gorge serrée, bousillée par la chaleur. Il crève, Kit. Mais putain qu’il en veut encore. Putain qu’il la veut jusqu’à ce que la mort déchire le tableau. Il se redresse pour empoigner sa nuque, dévore ses lèvres d’une avidité presque sanglante. Il capitule, le gosse. Le roi qui dessine sa reine de sa bouche aguicheuse. Cette peau qu’il veut redessiner d’une empreinte échaudée.
Le contrôle n’est plus qu’un fantôme. Un spectre qui s’embrase comme eux. Il réfléchit plus. Les pensées nécrosées par le désir. C’est d’un mouvement vif que ses mains empoignent sa taille. Assez pour la faire basculer, assez pour la faire frapper le sol. Le ventre touche terre et sa carcasse se perd contre ses courbes. Son buste oppresse son dos ; là où la respiration n’est plus qu’un espoir. Le souffle près de son oreille, une main sur ce sein malmené. Une autre contre le creux de ses cuisses. La chaire qui se faufile et s’unit à la terre d’Eden. Terre sainte où les pieux de ce monde gerberaient le dégoût. Des mouvements rapides, saccadés, comme ces baisers à même ses épaules. Les mèches dorées qui brouillent la vue et le font se marrer tel un gosse. Il sourit Kit. À même sa peau, à même ce dos qu’il malmène de ses dents. Ses doigts qui se font la malle pour doubler l’effet. Pour côtoyer l’astre rosie et échaudé. Une pression plus intense que les autres alors que son bassin n’échappe pas à une mesure insolente. Tantôt rapide, tantôt lent, tantôt à l’arrêt. Rien que pour la voir remuer, rien que pour la voir réclamer sa putain de dose. Il la force à se redresser. Une main entre les cuisses ; l’autre contre sa gorge où il rode tel un animal. — I’m all yours, Nora. Il lui avoue. Les mots flambent dans un soupir. Il lui dit ce que son coeur veut cracher. Y a plus de réflexion. Y a plus de craintes. Là tout de suite, y a que sa bouche qui ronge son cou, sa main qui malmène le creux de ses cuisses. Vestige du désir qui se fond sur la pulpe brûlante. Il sourit comme un con de la voir dans un tel état. C’est salace, c’est bandant, c’est terriblement bon. Étreinte accentuée par la chaire durcie ; par les genoux de la gamine qui terrassent le sol. Peau qui doit rougir, peau qui doit faire souffrir.  Contraste masochiste qu’il rythme comme un brigand. Mais c’est rien en comparaison du supplice de s’imaginer vivre sans elle maintenant.
Il quitte ses cuisses pour frôler ses cheveux d’ange durant quelques secondes. Une étreinte plus vive pour courber sa nuque en arrière. Des baisers sur la jugulaire ; le coeur au bord de l’explosion. Puis ça dévore de trop. Ça pousse sur la corde raide. Il se contrôle plus.
Le souffle brûlant, saccadé, son prénom qu’il gémit en réclamant encore plus. Alors sa main claque sur sa fesse avec hargne. Une trace qui s’y pose, une trace qui marque la poupée. A l’instant où il la force à se pencher. Stature qui épouse ses formes, stature qui gagne. Il veut la voir, Nora. Il veut la voir prendre son pied. Il veut la voir libérer son prénom au milieu de ses lèvres tremblantes. La silhouette qui bascule, qui termine sur le dos. Quelques secondes latentes et Kit qui se faufile, s’imprègne du creux ravagé de ses cuisses. Il cède, il gémit, il se laisse totalement aller.
Sensation qui le fait vriller alors qu’il l’embrasse avec avidité.  — Say my name. Say my fucking name, babe. Qu’elle le dise, qu’elle le hurle, qu’elle le fasse exploser au milieu des étoiles qu’il décrocherait pour ses yeux. Il souffle, se crispe, sent la fin s’approcher comme une bourrasque dévorante.
Et c’est là qu’il comprend. C’est là qu’il saisit à quel point elle est sienne ; à quel point il a signé à perpétuité dès la première lettre.

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Ven 28 Déc 2018 - 19:54

Mille-et-une constellations dans l'azur de ses yeux. Dédale de lumière qui absorbe l'âme en perdition. L'air libidineux que les prunelles dégueulent, quand elles divaguent sur ton derme. La même appréhension au fond du crâne, quand les iris dévoilent la chair calcinée. Poupée faite de cire fondue. Matière malmenée par le feu. Ecrasée par le poids du bois sur tes membres. L'impossibilité de respirer. De parler. De hurler à l'aide. L'esprit était tellement loin que t'entendais à peine l'alarme stridente accrochée à ton uniforme, appelant les secours à ta place. Un petit boitier à la con à qui tu dois la vie. Gardé précieusement dans ton casier, à la caserne. Nouveau porte bonheur dans l'adversité. Il est cabossé, lui aussi. Abimé par cette intervention qui marque encore aujourd'hui ton épiderme.
C'est une danse au-dessus de sa silhouette. Sérénade des soupirs pour évader la pression qui grandit au creux des reins. Epicurienne dans ces mouvements qui brutalisent ton cœur. La chaleur ardente dans ton abdomen, elle se diffuse jusqu'à dans tes veines, jusque dans ton crâne. Les idées balancées, les pensées floutées par tout ce qui se déroule. Les doigts encerclent son poignet alors que sa main possède la poitrine, dernière attache au risque de sombrer. L'ondulation du corps, des vagues lancées pour mourir contre lui. Kit, il est cette étendue glacée qui appelle, qui hypnose et terrifie à la fois. Tremblante, achevée par ce contact revigorant entre tes jambes. Des sentiments éclatés contre les murs via ces gémissements. Le son toujours plus rapide, plus imposant au-dessus du reste. Attirée contre lui, les lippes capturées et soumises à la question. Prise de souffle difficile contre sa bouche.
Violence exquise quand c'est ton corps qui rencontre le sol. Une main appuyée sur cette moquette à la couleur douteuse, dernière tentative de garder l'équilibre. L'autre perdue dans tes propres cheveux que tu balances sur le côté. La silhouette cambrée sous son regard, les appels muets au contact vital. Cri étouffé contre ton avant-bras à cette charge de la peau durcie. Cri étouffé et réduit en gémissement lourd. Le rythme irrégulier. Absent parfois, où tu laisses ta silhouette chercher la sienne avidement. Arrête de jouer, Kit. Arrête de me flinguer de la sorte. Le dos redressé contre son buste, des soupirs perdus dans l'air. Ce plaisir qui deviendrait presque douleur, quand il n'est pas assez imposé entre tes jambes. Tes doigts glissent à l'aveugle, se perdent à l'arrière et de son crâne et empoignent les mèches blondes. Cuir chevelu tiré à mesure des attaques de son bassin. Défense de fortune face aux assauts lascifs de sa chair.
Tu ne penses plus, Nora. N'y arrives plus. Le crâne embué par le visage de Kit, par cette voix qui danse à côté de ton oreille. All yours. Le sourire aux lèvres, le rire qui se mélange aux complaintes libidineuses. Palpitant au bord de l'explosion à ses mots. Des propos qui n'ont pas la même intensité, maintenant qu'ils sont prononcés et non plus écrits. Qui déchirent cette réalité bancale, prennent possession de l'esprit et du corps. L'effervescence qui inonde l'abîme entre tes cuisses, autour de lui et sur ses phalanges dont tu tombes amoureuse.
Amoureuse de ses doigts, de ses gestes, de sa voix, de son regard.
De lui, complètement.
Collée contre son torse, jamais assez proche, pourtant. La tête basculée en arrière pour capturer ses lèvres d'un baiser brouillon, difficile. La respiration rendue laborieuse par cette paume appuyée contre ton cou. Contact électrisant contre le derme, pourtant. Prunelles trempées, au bord des larmes tellement que c'est bon. Le sol, à nouveau. Sa main contre sa chair, un son qui résonne entre les murs. Douleur de passage, trop vite remplacée par cette incandescence au creux de tes reins. Les jambes en souffrance, abîmée par ce contact répété avec la moquette miteuse. T'as pas le temps d'y penser, quand ses coups se font toujours plus intense à l'intérieur. Lèvres malmenées par tes propres dents, chant secoué par ses mouvements qui font vaciller la carcasse délabrée. Kit, il domine encore. Fais bouger le galbe dans une simplicité déconcertante. Figure menue contre lui. Des centimètres d'écart, assez pour imposer un rapport de force dans la moquerie. Silhouette minimisée par sa carrure déconcertante. Tes jambes entourent sa taille, s'y accrochent désespérément. Un bras autour de sa nuque. Piège qui se referme autour de l'américain. Nouvelle prison que tu lui imposes.
Danse des lippes, combats des langues l'une contre l'autre. Ton bassin enflammé, gonflé par le plaisir grandissant. Apothéose frôlée à de trop nombreuses reprises. C'est rapide, sûrement trop. Quelques secondes d'étreinte impure avant de sentir cette chaleur beaucoup trop forte. Mais ce sont des mois sans le moindre contact charnel qui traînent derrière. Tes propres doigts, ils n'ont jamais suffi à calmer cette faim lascive. Son prénom murmuré quand t'abandonnes. L'injure pour accompagner les trois lettres bénies. Kit. Kit. Kit. Répété, encore et encore. Clamé, presque. L'embûche que tu refermes toujours plus autour de sa silhouette. Tes propres jambes appuyant contre son dos pour l'inciter. « Keep going, Kit. Keep going. » Petite mort qui rôde. Les poumons peinent à se remplir, entre les gémissements rauques. Tu manques d'air et pourtant, tu l'embrasses ton beau diable. Crèves pour le goût de ses lèvres.
Menace latente entre les cuisses. Tes seins appuyés contre son torse, ton visage réfugié contre sa nuque alors que tu sens l'orgasme naître dans ton ventre. Dos martyrisés de tes ongles, cheveux tirés entre tes doigts. Tu t'accroches désespérément à lui quand ton corps vacille, saisi de soubresauts. Haletante, mais son prénom écorche toujours tes lippes. Sainte apogée qui s'approche. Explose.
Dernier râle au creux de son cou.
Le corps encore tremblant contre sa stature. Son regard que tu croises, que tu tiens. Le bleu où tu laisses tout se révéler. Cette peur qui t'habite depuis des mois. Cette idée que ta peau n'est qu'atrocité. Qu'on ne pourra plus jamais t'aimer, Nora. Héroïne démolie, réduite en miettes. Rapiécée aléatoirement au milieu des couloirs d'hôpital. Toutes ces pensées assassines qui t'obsèdent en permanence, ruinent ta conscience. Tes phalanges glissent contre sa mâchoire, détaillent et retiennent. Des non-dits trop nombreux au fond de ton regard. Réalité couchée sur le papier, seulement. L'homme en face de toi, il a fini par mieux te connaître que le reste du monde. Cette nouvelle Nora, piégée au milieu des cendres, elle est tout ce qu'il a connu de toi. L'autre, il ne lui a jamais parlé. Cette fille au rictus enjôleur, cette fille caractérisée par la légèreté.
Elle est morte, cette fille.
Calcinée sous les flammes, broyée par le bois incandescent.

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MessageSujet: Re: unholy confessions (kit)   Ven 28 Déc 2018 - 22:04

C’est une prison divine qui s’émancipe.
La perpétuité pour laquelle il a signé dès la première lettre.
Les mots posés d’une plume hésitante. Les mots crachés pour dessiner le contour nauséabond de la taule. Les barreaux d’aciers où sa carcasse a cogné trop souvent à la recherche d’un exil angélique. Cet endroit crasseux comme l’odeur qui filtrait dans les couloirs. Les remarques acides sortant droit de la gueule des prisonniers. Et parfois la phase de trop.
Les gouttes d’eau chaude possédant sa peau. Les douches collectives où chacun se reluque, se regarde avec la haine au bord des iris. Kit qui veut couper court à l’instant. L’esprit ravagé par des pulsions mutiques pour chercher sa rédemption. Mais y a ce feu au creux des entrailles. Ce feu qui le bousille dans un incendie statique. Les même flammes qu’il voit grandir. Les même flammes qui pourraient le faire bander rien que pour l’audace de sentir sa peau s’échauffer. Ce visage qui rode d’un peu trop près dans les méandres de sentiments inavoués. Le type qui a signé sa condamnation sur le papier froissé. Chevelure à la féérie angélique qu’il imagine toucher. Lèvres au goût d’immoral qu’il bénirait des siennes. Ce corps responsable des trémulations du sien à chaque main glissé vers sa chaire. Une obsession en chassant une autre. Le monstre qui rôde et empiète sur un champ de bataille teinté du sang qu’il a fait couler. Une peau cramée ; odeur putride dans ce hangar. Une vie oubliée dans un anonymat répugnant. Il veut se barrer des douches, Kit. La queue entre les jambes et les idées au placard. Une serviette autour de sa taille.
Mais y a cet écho. Tu vas pas te branler, Lipewski ? Avec la chaudasse qui t’écrit, ça doit être facile de te vider. Sa silhouette qui se bloque. Sa gorge qui se contracte. Il ricane. L’écho du diable qui tyrannise le local où la moisissure bouffe le carrelage. Le monstre aux canines apparentes. Redis-moi ça dans les yeux connard. Et il a répété. L’erreur fatale face au polak. Les images encore incisives à même l’échine. Il a frappé le premier Kit. Son poing bon qu’à s’écraser dans la gueule du salopard. Un poing qui a déchargé une douleur lancinante sur ses phalanges rougies par les épreuves. Puis, il a encaissé. Les mots de Nora comme purgatoire. Sa putain de rédemption qu’il a imagé dans des chimères sinueuses. Alors, le monstre devient victime. Un premier coup dans sa mâchoire, un second le long de sa joue, un autre dans le ventre, puis le thorax. Chute apocalyptique sous les gouttes encore brûlantes. Le sang qui se mélange à la flotte. Dégradé macabre. Dégradé sépulcral. Il avait cru crever, Kit. Il avait accepté la sentence. Il était prêt à crever rien que pour respecter sa promesse. J’vais me calmer, Nora. J’vais tout faire pour obtenir une liberté anticipée.  C’est le gardien qui a trouvé sa carcasse après une heure. Un laps de temps devenu une éternité sur le moment. La gueule fracassée, le corps en vrac, une conscience à peine maintenue.
Quand il regarde Nora, c’est son monde qui revient à la vie. Épisode qu’il balaye d’une pensée érotisée. Épisode qu’il ne détaillera pas. Il n’en a pas le temps, pas l’envie. La bouche venimeuse à même cette échine bien trop malmenée. Pétrie par cette poigne affamée. Ses cuisses enroulées autour de son bassin. L’appui de son corps au dessus de sien. Le souffle sanguinaire ; l’animal en frôlant le point de rupture. Une main derrière sa nuque pour relever sa tête. Visage valsant près du sien. Les souffles s’alliant aux gémissements. Son prénom comme écho décadent. C’est sale, ça n’a rien de tendre, mais putain que c’est bon pour l’ex-taulard. Rédemption qu’il trouve dans ce contact, ce corps à corps à la chaleur croissante. Inlassables coups de rein qu’il enchaîne. À chaque fois plus fort ; à chaque plus loin. Profondeur vertigineuse qu’il accapare pour la voir se crisper, se cambrer. Palpitant au bord de l’explosion comme sa chaire. Elle est brûlante, irrémédiablement aimantée au creux de ses cuisses. Ça tangue, ça cogne, ça dévaste. Il mord la peau de son cou, capture la ligne de sa mâchoire. Une autre main pour retenir sa hanche à peine cicatrisée ; pour salir l’instant. Il la bouffe du regard, parce que ce qu’elle est belle, ce qu’elle est désirable. Ce qu’elle s’est imposée dans le paysage sans même le réaliser. Et ça le fait disjoncter Kit. Buste dominant sa sirène là où ses coudes s’enfoncent dans le sol de part et d’autres de cette silhouette délicate. Puissance retrouvée avec ses reins qui s’embrasent. Agonie pour laquelle il signe du poison qui se déverse. Leurs bassins s’entrechoquent. Résonance graveleuse alors qu’il se met à rire, le gosse. Mélodie enchanteresse comme l’ivoire de cette peau qu’il fait rougir. Écarlate réalité ; instant presque obscène. Une requête. Une envie. Une exécution. Capitulation de sa chaire qui ravage. Le contact des phalanges de Nora dans ses cheveux pour le faire disjoncter. Un râle au bord des lèvres. Son prénom qui résonne ; qu’il scande d’une ode libératoire. Le précipice qui s’offre à lui. Mais il continue. Il s’active comme une marionnette qu’elle captive. Une main contre son visage, une autre à terre. Son buste pour écraser la pointe durcie de ses seins. Martyr en devenir. Il la regarde, la contemple comme une putain d’oeuvre d’art. Un tableau fait d’aquarelle, de traits maladroits, mais qui vaut tout l’or du monde. Romantisme qui contraste avec le vice.
Il l’embrasse, malmène sa bouche, malmène ses cuisses. Le souffle haletant qui s’écrase sur ses lèvres. Pulpe de ses doigts contre sa peau pour en dessiner les contours chiffonnés. Le corps tremblant. Le corps à l’abandon de l’ivresse. Décharge électrique, décharge d’émotions volubiles. Sa bouche sur la sienne pour accaparer la petite mort ; le son rauque, teinté d’elle. Obsession qui tourne à l’irréel. Incendie qu’elle devient alors qu’il halète le long de cette peau encore brûlante. Ses doigts qui effleurent sa joue. Ses yeux à l’azur bafoué accrochés aux siens. Et dans ses iris, c’est de la peur qu’il y voit. Une espèce de gêne de ce qu’elle est maintenant que la chaleur disparaît petit à petit. Ça le déglingue d’y lire ça. Ça le déglingue de sentir tout le poids de son accident conté une histoire triste comme ce deuil pas fait. — Hey, babe, look at me. Encore au dessus d’elle ; une main glissant contre sa nuque. Un baiser chaste pour rassurer les saints de ce monde. Une douceur dansante.  — Don't freak out. Il sourit en coin. Ce rictus accroché sur sa gueule depuis le début ; depuis les premiers mots. Des putain de lettres dont le spectre revient lui galvaniser les poumons. — I wouldn't leave you. I'm here now. And even if it makes no sense, i can't let you down. Aucun sens, ouais. Un océan de doutes traversé pour la retrouver ; pour lui faire face et trouver le courage d’assumer. Un putain de monstre dont elle finira par avoir peur, il en est convaincu. Une corde raide qui se brisera alors il veut profiter, il veut l’aimer tout le temps qu’elle l’autorise. Et Kit, il l’attire contre lui. Il soulève ce corps fragilisé par la vie pour la déposer sur le lit. Un sourire en coin ; silhouette se greffant au creux de ses bras. Un baiser dans cette chevelure souillée par l’effort. Il ferme les yeux, le gosse. — More confortable, no ? Et c’est son menton qu’il attrape pour forcer l’échange visuel. Sa langue pour humidifier ses lèvres en manque des siennes. — Your smell still lingers on me now. Partout. Sur chaque pore de sa peau.
Sur chaque parcelle ravagé de son corps ; de son esprit.
Quatre lettres d’un prénom pour laquelle il vendrait son âme au diable.
Paradis déchu où elle devient sa plus belle fêlure.

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