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Jazz Eaton


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MessageSujet: (you in the middle) + jazar   Lun 19 Nov - 16:36

Les soupirs du mois d'octobre avaient déjà laissé la place au froid et au vent. Novembre. Depuis qu'elle était revenue de son nuage caribéen, les journées, les semaines s'étaient enchaînées à une vitesse folle. Sans répit, elle avait alterné entre ses cours bien plus exigeants et ses devoirs d'une part, et l'arrière-saison à la marina, entre les touristes retardataires, le chantier qui déblayait toujours les ultimes traces de la tempête estivale, le retour des habitués et des pêcheurs grincheux de l'autre.
Quant à sa vie sociale, les principaux concernés savaient qu'il ne fallait pas évoquer ce sujet en sa présence. Catastrophique n'était peut-être pas le mot le plus adapté, mais compliqué ne lui rendait pas vraiment justice. Disons juste qu'elle aimerait parfois rester cloîtrée sur son bateau sans donner de signes de vie à personne, mais qu'elle se sentait coupable de laisser Logan seule. Peut-être qu'elle maternait trop son amie, mais d'un autre côté, peu de personnes avaient fait de même.
Pourtant, si elle passait la porte du Red Velvet ce soir-là, ce n'était pas pour la voir, mais pour demander de l'aide. Pour s'assurer qu'elle avait d'autres anges gardiens ici, malgré les déboires de ce lieu décadent. Un jeudi à dix-neuf heures, dieu merci, il n'y avait pas foule. Elle espérait parler à Anwar et déguerpir le plus vite possible, sans se faire remarquer par Logan, et pressée de retrouver quelques heures de sommeil avant ses cours du lendemain. Valises sous les yeux et sweat XXL qui la tenait chaud à la manière d'un igloo, aujourd'hui, elle détonait dans le décor velours-paillettes du cabaret. Tant pis – si elle avait passé la porte miraculeusement, elle avait de bonnes chances de ne plus être dirigée vers la sortie.

Arrivée près du bar, elle a la chance de trouver la personne qu'elle était venue retrouver. N'ayant aucun autre moyen de le contacter – lui envoyer un message sur son compte paperie n'aurait sans doute pas eu le même effet – elle avait préféré se déplacer en personne, mais il aurait pu ne pas travailler ce soir-là. Elle lui fait un signe, de quoi attirer son attention, prie pour qu'il la reconnaisse. Hey, look … I'm sorry to disturb you, but can I talk to you about Logan ? … In private, please ? Loin de vouloir s'immiscer entre quoi que ce soit qu'il y avait entre Logan et Anwar, Jazz ne voulait cependant pas que son amie soit au courant de cet échange. Si elle le pouvait, elle l'envelopperait dans du papier bulle comme un objet fragile et la séquestrerait sur son bateau, mais elle doutait que ce plan plaise à Logan. De même qu'être certaine qu'Anwar prenne soin d'elle. Donc, il ne fallait pas que la principale intéressée puisse les surprendre. Ou n'importe qui de louche dans ce cabaret, et Logan n'avait pas l'air de faire confiance à toutes les oreilles qui traînaient en ces lieux.
Sur le comptoir du bar, Jazz est perdue. Surmenée, fatiguée et à court de stratagèmes pour se dédoubler efficacement, elle devait apprendre à laisser couler. A faire confiance à un quasi-inconnu. Pour ne pas sombrer.

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MessageSujet: Re: (you in the middle) + jazar   Jeu 13 Déc - 2:17

Le mois de novembre avait toujours été porteur de mauvaises nouvelles pour le Shahraz. Dès qu’il se pointait à l’horizon, inévitablement, les choses avaient cette tendance à prendre une tournure dramatique. L’accident de son paternel, à une autre époque de sa vie. La mise à pied de sa mère, plus tôt ce mois-là. Et puis, dans ces eaux troubles nageaient aussi sa belle de nuit, Logan. Entre les factures qui s’accumulaient sur la table base du salon et les longues soirées passées au Red Velvet a veillé sur la Ramirez, les sales besognes qu’on lui confiant et qu’il acceptait sans rechigner, par manque d’argent et l’état de santé de son père qui dépérissait, Anwar en était même venu à chasser de sa mémoire l’amertume et la colère que les longues semaines de silence de Babe avait fait naître en lui. Les discussions houleuses qui se terminaient en étreintes enflammée, il ne les comptait plus depuis longtemps. Le même pattern, la même rengaine qui revenait continuellement. Mais cette fois-là, il n’avait pas fait demi-tour. Il n’avait pas cédé aux caprices de la boxeuse. Assez. Il en avait eu assez. L’ignorance totale dont elle lui faisait désormais la démonstration portait à croire que la situation ne risquait pas de s’arranger pour le mieux très prochainement. Un problème qu’il balayait du revers de la main : il y avait plus important. Et si ça, la Callaghan ne pouvait le comprendre, le Shahraz n’y pouvait rien.
Au Cabaret, les clients pouvaient se compter sur les doigts de ses mains tant ils se montraient frileux. Une demi-douzaine de curieux, tout au plus. Et aucune trace de Cerbères et ses sbires dans les environs. Un jeudi tranquille, comme tant d’autre avant lui. Un maigre espoir de répit. Les filles ne commençaient pas à danser avec une bonne heure, mais il pouvait entendre leurs éclats de voix, accoudés près de la porte menant à leurs loges. Logan était là. Elle tentait de tenir le coup, à grands renforts de maquillages et de sourires feintés. Sous observation, elle était. Et bientôt cette petite mascarade ne parviendrait plus à cacher l’ultime problème qui s’imposerait de lui-même. À moins qu’elle ne se débarrasse du problème rapidement. Telle était pourtant son désir, de ce qu’il en savait. Mais la Ramirez, elle repoussait sans cesse l’échéance. Et l’étau se resserrait, lentement, furtivement, autour d’elle.
Cette fille, de l’autre côté du bar, détonne largement dans cet environnement feutré. Chandail trop grand pour ce qu’il devine être un corps fin et élancé, absence marquée de quelconque retouches poudreuses au visage. Il aurait arqué le sourcil, s’interrogeant sur sa présence en ces lieux s’il ne l’avait pas reconnu. Si ce visage ne lui avait pas semblé familier. Quittant son poste d’observation, Anwar ne tarde pas à la rejoindre. Son nom, il ne parvient pas à le rappeler à sa mémoire. Mais dès qu’elle mentionne Logan, le voilà convaincu quant à son identité. Jazz.  Il jette un coup d’œil autour d’eux, avant de poser son regard ambré dans celui de sa visiteuse. – No problem, really. Anyway, I don’t think they’ll cause any trouble while I’m gone... – La plupart des hommes sont attablés autour de la scène, en mode solitaire, la tête penchée sur leur téléphone cellulaire. Rien qui puisse réellement troublée la paix de l’endroit. Son bras se faufilant dans le creux des reins de la jeune femme sans toutefois même la frôler, il l’invite à la suivre, les dirigeant vers un étroit passage qui débouche sur un maigre entrepôt, là où s’accumule à la fois poussières et bouteilles d’alcool.  Faisant volte-face, le videur ne peut s’empêcher d’interroger du regard la gracile demoiselle. – So, what it is all about? – Le Shahraz n’est pas idiot – Jazz, elle n'est pas venu en ces lieux pour son propre plaisir. La belle, elle s'inquiète pour son amie. Pour Logan. Une chose parmi tant d'autres qu'ils se trouvent à avoir en commun.

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Dernière édition par Anwar Shahraz le Lun 14 Jan - 2:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: (you in the middle) + jazar   Sam 15 Déc - 23:58

Rien qu'en passant la porte du Red Velvet, Jazz se sentait coupable. Coupable de passer derrière le dos de son amie comme ça, coupable de ne pas avoir d'autre solution. Coupable de mensonge par omission – si elle parvenait à parler avec Anwar sans que Logan ne se pointe. Et si elle se pointait, ce serait encore pire. Jazz était loin d'assumer son geste, et Anwar était loin d'être son complice.
Elle espérait que Logan ne soit pas encore dans le cabaret, ou trop occupée dans les coulisses pour pointer le bout de son nez dans la salle – par ailleurs trop éclairée et trop vide pour qu'elle puisse disparaître dans une foule. C'est donc avec une pointe d'appréhension qu'elle s'installe au bar, non sans jeter un coup d'oeil autour d'elle. A bien y réfléchir, elle n'avait jamais vu le Red Velvet comme ça.
Heureusement pour elle, celui qu'elle venait voir était présent, et elle ne tarde pas à lui demander à lui accorder un moment. Les affaires du Red Velvet ne la concernaient pas, mais indirectement, elle souffrait de voir Logan subir ce cabaret jour après jour. Elle l'avait vu rayonner, lorsqu'elle en parlait, mais ça, ça semblait remonter à bien loin. N'étaient restées que les appréhensions, la peur. Pas celle de monter sur scène – celle de la quitter.

Elle se laisse guider vers d'autres rivages, plus discrets. Là où les paillettes ne tâchaient pas les murs, là où la crasse n'était pas humaine. Là où les oreilles indiscrètes ne risquaient pas de se perdre. Jazz examine les lieux du regard, qui n'avait rien à voir avec le reste du bâtiment. A la recherche de courage pour s'avouer vaincue – mais ça, c'est sans compter sur Anwar qui la prend de court. Des paroles qui forcent les révélations. Sans détours possibles.
Ahem ... Face à l'urgence, elle perd les mots. Pourtant sa décision est prise depuis un moment maintenant, elle ne fera pas chemin inverse. Jazz finit par s'appuyer contre un tonneau – l'un des rares à ne pas être enseveli sous la poussière. I just – I don't know how to ask you this, and to be fair, I don't know you neither, but ... La brune n'arrivait même pas à soutenir son regard, préférant glisser de son visage aux si intéressantes bouteilles de cette remise. Can you keep an eye on her, please ? Elle ne doutait pas qu'il devait se rincer l'oeil quand elle montait sur scène, mais ce n'était pas vraiment de ça qu'elle parlait.
Logan était sans aucun doute l'une des personnes les plus importantes de sa vie. L'une des plus précieuses. Anwar ? Elle ne savait pas grand-chose de lui, si ce n'était qu'il travaillait là, et qu'il partageait les draps de Logan. C'était faible – et elle ne se souvenait pas de Logan avoir parlé de lui comme son petit ami. Elle ne lui faisait pas confiance, mais si Logan le faisait … alors elle lui accordait la sienne. Ce n'est pas comme si elle avait beaucoup d'autres choix, de toute manière. La seule certitude qu'elle avait, c'était qu'il n'était pas pourri avec les histoires louches du cabaret, et elle n'était pas certaine de pouvoir en dire autant de n'importe qui d'autre sous ce toit. L'espoir fait vivre. Et elle espérait qu'il ferait vivre sa meilleure amie.

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MessageSujet: Re: (you in the middle) + jazar   Lun 14 Jan - 2:55

Le Red Velvet avait perdu de sa superbe, depuis le moment où il avait joint les rangs du staff qui bossait en ces lieux. De trop nombreux changements de propriétaires, une clientèle de plus en plus ingrate et la présence presque quasi constante, désormais, de Cerbère et ses hommes dans les parages ne laissaient présager qu’une chose : un imminente descente aux enfers. La réputation du Club connaissait une chute lamentable depuis des mois, maintenant. Les habitués se faisaient plus discrets, et les troubles fêtes s’invitaient trop souvent dans les célébrations. Des soirées qui se terminaient parfois dans la ruelle d’à côté à coup de poing et de règlements de comptes.
Environnement hostile pour des filles comme elles. Comme Logan et sa grande naïveté. Son amour de la scène qui passait par-dessous tout ce qu’elle pouvait humainement tolérée. Il avait ses ongles qui s’enfonçaient dans la chair de sa paume quand il voyait les sbires du canidé l’approcher de trop près. Il guettait, Anwar. Tapis dans l’ombre, il ne manquait rien de faits et gestes de gens qui hantaient ses lieux. Il ne lâchait jamais des yeux la danseuse quand elle se trouvait dans son champ de vision. À faire rouler ses hanches sur la scène du cabaret ou accouder au bar, en attendant la fin d’une autre soirée, l’éreintement se lisant sur ces traits effacés derrière de trop nombreuses couches de maquillage.
Une requête d’un ton inassumé, des hésitations qui s’étalent sur ses lèvres immaculées. Le Shahraz ne s’embarrasse pas de détails avant d’accorder un peu de son temps à celle venu lui en quémander. Deux silhouettes qui s’enfoncent dans les dédales de couloirs de l’antique bâtiment avant de déboucher sur vague espace de rangement plus souvent oublié qu’utilisé. Un endroit où ils seront tranquilles pendant un moment. De précieuses minutes qu’il parvient à grattouiller sur son emploi du temps. Anwar n’a pourtant pas toute la nuit à lui accorder, et de but en blanc, il n’hésite pas à la confronter, en quête de compléments d’informations pour comprendre l’urgence de la situation. Un fait qu’il n’est pas sans ignorer. À chaque jour, il y est confronté. Quotidiennement. Inlassablement. Les mots, pourtant, peinent à se dévoiler. Une maigre remarque sur la nature de leur relation. Deux inconnus qui gravitent autour d’un même centre d’attraction, deux univers qui entrent en collision. Puis une demande. Une ultime supplication. Un regard qui évite toute confrontation. – I always keep an eye on her. Always.  – qu’il confie à la jeune femme, adossé à l’un des barils qui repose dans l’entrepôt de fortune. – It’s kinda one of the reason why I’m still working here. To check on her. – Il aurait pu aisément se débrouiller pour trouver autre chose, quand il a compris que cet endroit était damné. Mais la simple idée de laisser pourrir Logan au milieu de ces mécréants l’avait convaincu de ravaler ses appréhensions. De revenir sur sa décision. Se callant contre un amoncèlement de caisses de vin à l’équilibre précaire, le videur passa l’une de ses mains dans sa chevelure hirsute. – You don’t know me, that’s true. But I can assure you one thing. I care about her as much as you do. – Des mots qu’ils prononcent en cherchant du regard celui de la femme qui lui fait face, avant qu’elle puisse voir la sincérité qui brille dans le creux de ses prunelles. – She’s not just a girl I slept with, you know. She’s so much more. And she’s important to me. So yeah, I’m can do what you ask me to.  – Without hesitation.
Fin observateur, Anwar n’est pourtant pas sans s’inquiéter de voir les cernes qui se creusent sous les yeux éteints de la visiteuse. Jazz, elle semble porter sur ses épaules le poids des problèmes de tout un chacun, mais particulierement les siens. Ceux de Logan. – You seems tired. – qu’il laisse entendre après quelques secondes de silence. Are you alright, qu’il se retient de lui demander, jugeant cette question plus qu’impertinente dans l’état actuel des choses. Un vague intérêt qu’il régresse. Qu’il ravale, par politesse.

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MessageSujet: Re: (you in the middle) + jazar   Lun 14 Jan - 22:30

Torture passionnelle, qui se déroule au creux de ses entrailles. Son ventre qui se tord à la simple idée de son visage, ses viscères qui se rebellent dès qu'elle pense à son nom, à ses histoires, à ses problèmes, au Red Velvet. Tout. Tout en elle n'est qu'un bouillon de tristesse et colère, d'impuissance et d'incapacité. Jazz, elle observe un enfant de trois ans derrière une vitre sans tain, tenter de résoudre un rubik's cube. Jazz, elle ne sera libérée que lorsque les couleurs seront alignées – or le cube est plus proche d'être ingéré que d'être résolu.
Elle n'y peut rien. Elle ne peut rester sans rien faire. Elle n'était pas là. Elle n'aurait jamais été présente aux attaques de Cerbère, de toute façon. A un ou dix-mille kilomètres, elle n'aurait pas pu empêcher ce qui s'était passé. Elle est innocente. Alors pourquoi se sent-elle aussi coupable ?
Dans l'équation, il n'y a plus de Jazz depuis longtemps. Rayée, supprimée du problème. Il y a les cours Logan la marina Logan les examens le Red Velvet Laurel Logan les devoirs Cerbère les factures les fractures. Il n'y a plus Jazz dans l'équation mais c'est elle qui
craque.
Mille morceaux d'elle qui tentent de s'échapper.
Un jazz désaccordé qui trouve refuge dans le rock, tellement grunge que la poussière recouvre les barils de bière. Underground, qu'ils disent. Underground, qu'elles finiront.
Un réconfort qui l'ôte d'un poids. Savoir qu'elle n'est pas seule, pas vraiment. Qu'Anwar, lui, est là. Même de loin, même s'il ne sait pas tout, même si ça la tue de l'admettre. Même si ça la tue de lui confier un truc pareil, une Logan désarticulée, de l'enfermer avec elle pour regarder le bambin finir le rubik's cube. Peut-être que lui, il aura la solution.
Ou pas. S'il est coincé au Red Velvet pour elle, alors elle avait sous-estimé le poids de sa malédiction. Se demandant si lui aussi, il s'était rayé de l'équation.  S'il avait vendu son âme au diable pour espérer la miséricorde. It's … a ... Elle a pas les mots, Jazz. Elle ne sait pas quoi dire. Merci ? Désolée ? Alors Jazz préfère se taire, fermer les yeux pour s'imaginer un monde meilleur – mais vraiment, juste pour empêcher les sentiments de déborder sur ses joues.

Ses paroles lui font l'effet d'un plaid qu'on passe autour des épaules. Ce n'était ni beau, ni esthétique, n'avait aucun intérêt en soit, mais ça tenait chaud. Et à ce moment-là, c'est tout ce dont elle avait besoin. S'entendre dire qu'elle n'était pas seule à voir Logan plonger, qu'elle n'était pas la seule à vouloir la rattraper. Un plaid qu'elle aurait voulu tangible, pour le resserrer un peu plus autour d'elle, pour le ramener chez elle et s'endormir avec.
Puis elle rouvre les yeux, percute son regard avec un peu trop de force. La déclaration d'Anwar pour Logan est si belle et si triste à la fois. Est-ce qu'il savait, pour ce qui pousse dans son ventre ? Est-ce qu'il fuirait, en l'apprenant ? Thank you. C'est tout ce qu'elle trouve à dire. Mais son cœur est trop atrophié pour rester sagement au creux de sa poitrine. Le venin est noir, lorsqu'il dégueule de ses paroles. I wish you could talked her out of this place, but … this place is also the only thing that keeps her going. So ... Le serpent se mordait la queue, dans cette situation. Cercle vicieux qui finirait par étouffer sa meilleure amie. Relation toxique du plus bel acabit.
Les appels à l'aide seraient inutile, hormis Laurel, toutes les personnes se souciant du bien-être de la Ramirez se trouvaient dans la réserve du Red Velvet. Et quand Jazz repartira, ce sera avec l'impression d'être aussi peu utile, mais à deux. I don't even know if she's at least talking to her shrink. Elle ne savait pas si Anwar savait que la danseuse consultait, mais elle ne pensait pas briser un secret en lui en parlant. De toute façon, ce n'était pas comme s'ils pouvaient constater des améliorations suite à ses séances.
Sinon, elle ne serait pas là.
A s'éroder à la vitesse de l'éclair.
Le plan cul de sa meilleure amie pour seul foutu témoin.

C'est une réflexion longue de trois mots qui finit de la mettre à genoux. Les perles salées qu'elle refoulait depuis beaucoup trop longtemps finissent par s'échapper. De frustration, de colère, de soulagement, et de fatigue, oui, aussi. Elle a beau les écraser avec rage, d'autres les remplacent. Fuck. A fleur de peau, elle se fane. I'm sorry to ... Sa voix se brise. Il ne manquait plus que ça, de toute façon. … get you involved. Coupable. Elle n'avait plus qu'elle à blâmer. La honte affaisse ses épaules, elle n'avait plus qu'à partir. Se rayer de l'équation une nouvelle fois, laisser le bordel à Anwar. Et pourtant, elle ne pouvait pas le laisser tout seul, à porter Logan sur son dos. Finit par recroiser son regard, la vue floutée par ses larmes. Implorant son pardon en silence.

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