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Marlene Kenway

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MessageSujet: pieces falling in the games we play (jax)   pieces falling in the games we play (jax) EmptyDim 4 Nov 2018 - 19:26

jax & marlene
she could never be closer
and ever closer then tales can tell
but i can't fail

(red eyes)

Debout devant le miroir, le regard fixé sur ton reflet et ton corps déformé au fil des mois. Six down, three to go. Et tu n'en peux plus Marlene, tu ne supportes plus cette condition. De te lever plusieurs fois par nuit pour aller pisser, de ne plus être capable de voir tes pieds ou d'aligner les rendez-vous à la clinique. Tu n'en peux plus des échographies, des questions des gens dans les transports en commun. T'as qu'une envie, c'est éjecter ce parasite et ne plus jamais y penser.
Tu grimaces en passant ton sac sur son épaule, la douleur lancinante toujours présente dans ton bras. La tempête en elle est même, c’était presque agréable face aux heures interminables aux urgences. Faces aux examens toujours plus longs des médecins, sous prétexte de ta grossesse. Et ce ne sont pas tes protestations qui auraient changé quoi que ce soit. Presque sept heures après, t’en ressortais avec un plâtre immaculé autour du bras et une ordonnance longue comme ce dernier. Arrêt de travail à la clé, t’en es venue à remercier la bourrasque et cet accident de bus pour t’éloigner du commissariat.
Quatre semaines qui sont pourtant passées beaucoup trop vite, comme un battement de cil. C'est le cœur lourd que tu montes dans le bus en bas de chez toi. Tu n'as pas envie de remettre les pieds là-bas, tu n'as pas envie d'aller t'enfermer entre ces murs anxiogènes. De supporter ces connards et leur égo démesuré. Ces assassins. Le visage fermé, tu joues des coudes pour sortir du véhicule en essayant de ne pas te faire mal. Devant toi, le commissariat se dessine dans toute sa grandeur et ça t'rend malade. Toujours cette même odeur, ces mêmes murs ternes et révulsifs. Un regard rapide vers les personnes agglutinées à l'accueil, l'iris noircie par la rage et tu fonces entre les couloirs en direction de ton bureau. Si tout est encore à sa place. T'as beau être piégée ici pour quelques années encore, tu peux au moins te vanter d'avoir ton espace personnel. De toutes manières, personnes ne veut se retrouver seul avec toi pour plus d'une heure. T'effectues une vérification de ton antre, et t'y abandonnes tes affaires. Ton paquet de clopes à la main, tu te faufiles jusqu'à l'arrière-cour. T'évites les regards, t'évites les bonjours et les paroles inutiles. Seule face aux rayons du soleil, tu cales une cigarette entre tes lèvres. La fumée, tu la laisses s'infiltrer en toi, dans tes poumons. Et tu soupires, Marlene. Emprisonnée à nouveau. Le repos, il a été de courte durée. Un brouillard cancéreux s'échappe de tes narines quand la porte s'ouvre dans ton dos. « Fucking hell, I can't be alone two minutes in here. », tu lâches avant de tirer à nouveau sur ta clope.

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MessageSujet: Re: pieces falling in the games we play (jax)   pieces falling in the games we play (jax) EmptyDim 4 Nov 2018 - 19:29

Le regard rivé vers le plafond en stuc en dessous de sa tête, une cigarette coincée entre les doigts, il laisse un large nuage brumeux envahir la pièce alors qu’il exhale d’un souffle désintéressé la boucane de sa clope. Jax, il a la tête dans les vapes. Une énième nuit sans sommeil, largué par cette fatigue qui se contente de jouer les agaces sans le laisser l’approcher. Un coup d’œil rapide à l’écran de son portable est pourtant suffisant pour le tirer de son lit, sur le bord duquel il s’installe, sa main vacante tentant de chasser la lassitude de son visage, avant de se porter à son crâne dégarni. Chose à laquelle il s'était plus ou moins habitué, au fil des semaines, mais qui ne lui manquerait certes pas. Avec cette tête, il avait plus l'air du voyou que du type qui tente de les arrêter. Rien de bon pour sa crédibilité, même si ça ne changeait, en rien, ses compétences sur le terrain. Un rapide passage sous un jet d'eau froide mit à vif chacune de ses connexions nerveuses, effet instantané pour lui donner la tête d'un mec revigoré. La belle parjure. Il pioche dans sa penderie un pantalon noir et chemise blanche classique qui enfile sans même regarder dans la surface miroitante qui orne l'un de ses murs, accompagne le tout d'une cravate assorti qu’il nous les yeux fermés. Son sac l’attend prêt de la porte d'entrée, et c'est la dernière chose qu'il récupère, une fois son paquet de clopes et ses clés ont trouvés place dans ses poches arrière.
La porte de sa voiture claque et un bip sonore lui confirme que c’est bel et bien verrouillé. S’avançant vers l’édifice, il a cette drôle d’impression d’être rentré chez lui au moment de franchir les portes du poste de police. C’est une rencontre avec le patron qui l’attend pour son retour au boulot. Debriefing sur les affaires en cours, attribution de nouveaux dossiers. Il n'a pas l'habitude d'être en retard, le Blackthorn, mais il préfère mettre les chances de son côté et se pointer bien avant l'heure au commissariat, ne serait-ce que pour saluer les gars pour connaître les derniers potins du coin. L'aire commune est passablement vide quand il pose ses choses à côté de son bureau, quelques officiers bossant sur le quart de nuit n'attendant que leurs remplaçants avant de gentiment s'excuser pour aller dormir. Une relève qui ne se fait heureusement pas trop attendre. Jax, il a droit à des tapes dans le dos et des poignées de mains franches pour saluer son retour. Très peu bavard, il tend quand même l'oreille vers ses collègues qui discute des derniers potins. Son regard, lui, s'accroche à la silhouette qui se faufile au travers des policiers et des employés qui investissent lentement les lieux. Ça suffit pour le détourner de la conversation. – Who’s that? – L’un des types, ayant suivi le point d’ancrage où ce sont arrêter ses yeux, ne manque pas de le mettre vaguement au fait de l’identité de la farouche inconnue. Good luck with her! Les hommes autour de lui rigolent, comme s’il s’agissait de la meilleure blague du moment, avant de finalement se disperser pour retourner se mettre à leur job. Devant encore se tourner les pouces pour une vingtaine de minutes, c’est vers la machine à café qu’il décide de se rendre, récupérant non pas un, mais deux verres. Ce qui ne manque pas de faire sourciller quelqu’un de ses camarades quand il le voit cheminer vers la porte que l’asociale gamine a emprunté, quelques instants plus tôt. Il l’a à peine franchi que déjà, la petite, elle crache son venin, comme une chatte échaudée. Ça lui donne presque envie de rire. – Sorry dear, but it was my place way before you ended up here. – Non pas qu’il possédait l’endroit, mais  il avait tôt eu fait d’en faire son petit recoin personnel, quand il avait terriblement envie qu’on lui fiche la paix. Visiblement, c’était dans un but commun qu’ils s’étaient tout deux retrouvés ici. – Coffee? Seems like you might need one. – Il y a une infime chance pour qu’elle accepte le gobelet qu’il lui tend. Mais il ne serait pas étonné qu’elle le lui balance en plein visage de son plein gré.


Dernière édition par Jax Blackthorn le Ven 11 Jan 2019 - 22:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pieces falling in the games we play (jax)   pieces falling in the games we play (jax) EmptyDim 4 Nov 2018 - 19:31

Tu jettes un regard par-dessus ton épaule, découvrant un visage nouveau dans ton champ de vision. Une silhouette que tu détailles pendant de longues secondes, cherchant le moindre souvenir dans ton esprit. Rien. Inconnu au bataillon. T'expires, laissant la fumée s'échapper entre tes lippes. Putain, tu t'es pas levée ce matin pour tomber sur le nouveau de service. T'es prête à ouvrir la bouche, à lui dire de dégager et te laisser tranquille quand il prend la parole. Et t'arrives pas à retenir un rire à ses mots. « So who the fuck are you then ? », que tu lui demandes en te tournant de nouveau la tête, fixant ton regard sur le vide. T'as pas envie d'accorder ton temps libre à ce type, qu'importe son identité. Cet endroit, c'est le seul dans cet enfer où tu te sens tranquille, avec ton bureau. Le seul endroit où on ne vient pas t'emmerder. Où tu peux te retrouver dans le silence, à l'abri de tous ces regards emplis de jugements à ton égard.
Ton index tape sur ta clope presque terminée, faisant tomber quelques cendres sur le sol bétonné. Tu décides d'ignorer sa présence. Tu ne vas pas fumer plus vite, partir avant la fin de ta cigarette. Non, tu n'abandonnes pas les lieux, tu ne lui accordes pas cette petite victoire. Regard-toi, toujours prête à monter au front. A croire que tout le monde te veut du mal dans ce bâtiment de merde. Cette ville de merde. T'aimerais arracher ce bracelet à ta cheville, t'aimerais tout envoyer en l'air pour partir. Comme il y'a six ans, tout laisser tomber et t'échapper sans prévenir. T'évanouir vers cette ville qui fait battre ton cœur. Fuir à la capitale. Retrouver ces souvenirs, toucher de tes propres mains ce cocon dans lequel vous vous étiez réfugiés.
Tu voudrais être tranquille et pourtant, la voix de l'inconnu parvient de nouveau à tes oreilles. Tu te fais violence pour ne pas lui accorder ton attention, ne pas répondre à cette invitation stupide. Quelques secondes d'un silence que t'imposes. Et tes lèvres qui finissent par former ces quelques mots : « You know coffee is no good for pregnant women, right ? » En contradiction parfaite avec tes mots, tu portes ta cigarette à ta bouche, inhalant une dernière fois avant sa fin. A croire que t'es facilement atteignable avec de la caféine. Tu secoues la tête, agacée. L'émanation de nicotine s'envolant avec ton soupir. T'écrases ton mégot contre le cendrier avant de finalement saisir le gobelet entre tes doigts. Et c'est sans un remerciement que tu rentres à l'intérieur du commissariat, te dirigeant vers ton refuge. Tu te glisses derrière ton bureau, secoue la souris pour allumer l'écran de ton ordinateur. A peine arrivée, déjà abordée. T'en peux plus, Marlene. T'en peux plus de toutes ces conneries qui s'additionnent dans la parodie qu'est ton existence.

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MessageSujet: Re: pieces falling in the games we play (jax)   pieces falling in the games we play (jax) EmptyLun 26 Nov 2018 - 3:31

C’est un rire qui s’arrache à ses lèvres quand il l’avise de ses droits de propriété sur l’endroit en question. Ou plutôt de son ancienneté, lui qui a de trop nombreuses fois posés son postérieur contre ce sol de béton armé pour en fumer une, le temps de mettre ses idées au clair ou de fuir le chaos qui régnait entre les murs du commissariat. – Blackthorn, I was away on an undercover mission for months. Not that you really seem to mind. At all. En vérité, la farouche demoiselle, elle a depuis longtemps détourné son attention pour se contenter du néant qui habite son regard. Il aurait autant de succès s’il parlait à un mur, voir peut-être même plus. Au moins, ce dernier lui renverrait les échos de sa voix. La Kenway, elle, se morfondait dans un silence renfrogné, grillant sa clope avec une lenteur désespéré de ceux qui cherche à s’échapper du quotidien dans lequel ils sont coincés.
Il n’a pas besoin de la questionner pour comprendre qu’elle n’est pas là de son plein gré. Il n’a qu’à l’observer, qu’à scruter sa silhouette longiligne, son attitude désinvolte, son ton de voix agacé pour en tirer ses propres conclusions. Et il s’en fiche qu’elle le traite comme le dernier des imbéciles : des gamines entêtées dans son genre, il en a vu des centaines depuis qu’il est entré en service. Petite créature effarouchée, elle ne représente à ses yeux qu’un autre défi à surmonter. Il entend bien tenter de la dompter, ne serait-ce que pour clouer le bec à ses collègues qui la fuit comme la peste. Elle n’a même pas besoin de se forcer pour qu’ils lui fichent la paix. Trop facile. Mais Jax, il ne se laissera pas déstabiliser par air de chatte échaudée, prête à cracher sur le premier venu. C’est une offrande en main qu’il est venu à sa rencontre. Un geste qui ne lui attire qu’une remarque satirique, alors qu’elle porte à ses lèvres la clope qui fume entre ses doigts. – Your body’s not my business. – Il laisse le ton paternaliste de côté, même s’il est plus que conscient des risques encourus pour le fœtus à chaque stade d’une grossesse. Jax, il a ce petit pincement au cœur rien qu’à y songer. À toutes celles qui peine à enfanter. À toutes celles qui ont tout fait mais qui n’ont eu comme seul présent la déception d’un test de grossesse négatif. Cette fille, elle n’est pas réellement consciente de la chance qu’elle a. Elle ne le réalisera sans doute jamais.
Elle file en s’emparant du gobelet sans un mot, et après avoir écrasé son mégot contre la paroi bétonné du bâtiment, l’officier de police retourne lui aussi à son bureau. Jetant un coup d’œil au cadran accroché contre l’un des murs de l’espace commun, il soupire avant de tenter de se connecter à son poste de travail, question de passer le temps jusqu’à l’heure de son rendez-vous avec le patron, à mettre de l’ordre dans sa boîte de messagerie qui doit crouler sous le nombre de e-mails réceptionnés depuis les derniers mois. Mais impossible d’accéder à ses données. Mot de passe erronée. Système bloqué. Levant les yeux au ciel, il repousse sa chaise avant de se relever, marchant en direction du bureau de la gamine, avec cette impression d’entrer en territoire ennemi. Rien qu’à voir le regard flingué avec lequel elle le fusille, dès qu’il s’accoude contre le cadre de porte de son antre, son refuge. – Sorry to bother you again, dear, but I might need your help. You’re the computer genious in here, right? – Sur ses lèvres, ce sont des traces d'un léger sourire insolant qui s'efface, pour ne laisser paraître qu'un vil désintérêt feint.


Dernière édition par Jax Blackthorn le Ven 11 Jan 2019 - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pieces falling in the games we play (jax)   pieces falling in the games we play (jax) EmptySam 8 Déc 2018 - 14:27

Des présentations dont tu te moques ouvertement. Tu files, sans répondre à ses mots. Ignores totalement sa présence, comme tu sais si bien le faire avec le reste de ses collègues. T’as pas de temps à perdre à parler de la pluie et du beau temps avec un type comme lui.
La fumée s'échappe encore de tes narines quand tu t'installes à ton poste. A l'abri dans ton cocon, dans ta forteresse installée en plein territoire ennemi. Tes yeux se perdent sur ton bureau pendant quelques secondes, glissent de ton clavier aux dossiers entassés à ta droite. Le sourire aux lèvres, quand tu vois toutes les informations auxquelles t'as accès, au final. Stupid cops. Si tu le voulais, tu pourrais ressortir les pires conneries enfouies dans ces données, connaître les moindres secrets sur toutes les personnes dans ce putain de commissariat. Ce ne sont pas quelques mots de passe qui vont faire barrière contre ta volonté.
Les ongles pianotent sur le bureau dans une mélodie déconnectée. Des pas qui ne suivent pas le même rythme s'imposent, et c'est le visage de Blackthorn qui apparaît dans ton champ de vision. La moue agacée, les yeux levés au ciel. « I swear to God, if it's your caps lock… » Comme cet abruti de Jenkins, quelques jours plus tôt. Pour la troisième fois du mois. Les bras croisés sur ta poitrine quand tu te lèves, traînes les pieds jusqu'au bureau du nouvel arrivant. Ou ancien, t'en sais rien. Tu te glisses à sa place, prends possession des lieux comme s'ils étaient les tiens. « Undercover, uh ? », que tu lui demandes en commençant à taper sur le clavier pour ouvrir une fenêtre au fond noir. « So, are you more Miss Congeniality or Point Break ? » Tu quittes l'écran des yeux quelques secondes, détailles les traits du flic sans la moindre retenue. Un rictus au bord des lèvres. Il détonne un peu, face aux autres que t'as l'habitude de croiser entre ces murs. « You don't look like Keanu Reeves tho. Shame. » Et sans un mot de plus, ton regard retrouve l'écran de l'ordinateur.
Tu pourrais jouer à la con, bloquer l'appareil plutôt que de l'aider. La tentation est forte, celle de tous les faire chier. De tester les limites, de les caresser du bout des doigts sans jamais les traverser. Mais tu te fais une raison, Marlene. Un débordement, et c'est derrière les barreaux que tu termines. Tes phalanges saisissent le gobelet sur le bureau, son café, avant de le porter à tes lèvres. T'es partie sans le tien, abandonné à ton poste de travail à refroidir. « I changed all the passwords last month. You guys can't just pick one anymore, it's generated. » Et heureusement, quand tu te souviens de l'état de la sécurité informatique ici. Les prénoms des gamins, la date de naissance. Des informations aussi faciles à trouver qu'à dérober. Tes doigts continuent de danser entre les touches du clavier et la souris, retrouvent le mot de passe associé à cette session. Un ensemble de caractères que tu recopies sur un morceau de papier. Cette même feuille que tu tends au flic en te relevant. « This message will not self distruct in thirty seconds, so memorize it before throwing it away. »

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MessageSujet: Re: pieces falling in the games we play (jax)   pieces falling in the games we play (jax) EmptyLun 7 Jan 2019 - 1:25

Six mois qu’il a passé à déserter ce commissariat. Six mois à sillonner les rues de la capitale anglaise pour mieux s’imprégner de la faune humaine qui composait ses bas quartiers. Pas assez de temps pour gagner leur confiance, mais suffisamment pour calmer leur méfiance. Un rôle de plus qu’il se contenait de jouer, pour mieux mener à terme la mission qu’on lui avait confié. Des amitiés feintes, des relations teintés d’un mensonge éhonté. Un crachat à la figure quand la vérité a éclaté. Quand les flics sont débarqués pour les embarquer jusqu’au dernier. Apprendre à dompter l’ennemi sans se faire coincer, un dangereux procédé qu’il qualifie parfois d’art. Car plus d’un personnage, c’est une vie qu’il faut apprendre à se créer, à se façonner. Un jeu fort risqué même pour les plus expérimenter.
Repoussant sa chaise qui glisse sur le parquet trop propre sous ses pieds, Jax, il pousse l’affront jusqu’à la retrouver dans ses propres quartiers. À quémander son aide, voir sa pitié. Il n’est qu’un pauvre type paumé face à cette technologie. Une technologie qui progresse trop rapidement pour lui. Spectacle lamentable offert à cette gamine, dont l’irritation frôle le plafond. Des yeux levés au ciel dans un prière silencieuse, un chant sacré pour qu’on lui fiche la paix. Une remarque qui l’offusque sur une teinte de fausseté, qu’il cueille au passage pour mieux lui répliquer. – I’m not that bad, I swear. – Il la suit à la trace jusqu’à son poste de travail, s’adosse sur l’un des séparateurs de l’open-space pour mieux l’observer. Des doigts qui maîtrisent les lieux avec une telle rapidité qu’il renonce bien vite à les observer. Une agitation qui tend à l’étourdir. À le fasciner, aussi. Son regard qui défigure le sien quand elle daigne se retourner pour mieux l’étudier. Ou le juger. Un coup d’œil vif mais désintéressé. – Neither. Both. It always depends on each situation. – qu’il prononce en guise de réponse. Flou volontaire qu’il laisse libre d’interprétation pour la principale intéressée. Des détails d’affaires dont il ne peut majoritaire pas ébruiter. – And Sandra Bullock is, also, more prettier than me in a dress. Or in a bikini, for that matter. – Un rire qui s’étends sur ses lippes en un rictus amusé. Piètre tentative pour tenter de lui arracher ne serait-ce qu’une maigre réaction, une émotion sur son visage froncé.
L’empreinte de ses lèvres marque son verre de café, mais c’est bien peu pour le froisser. Son seuil de tolérance est trop élevé pour qu’une gamine de son calibre ne puisse y accéder.  Sa patiente trop aiguisée pour céder aux caprices et aux crises de la demoiselle concernée. Elle perdra sans doute son calme avant de parvenir à le faire trembler. Frustrer par l’inatteignable spécimen auquel elle devra quotidiennement se confronter. Un bout de papier qu’il récupère du bout des doigts. Un mot de passe imposé qu’il parviendra sans doute à mémoriser, pour mieux l’oublier, d’ici quelques mois. – Thanks, M. – Allusion non-déguisé au fameux personnage de cette franchise à succès. Première initiale, pourtant, d’un prénom qu’il tente de graver à sa mémoire, pour mieux se le remémorer. Récupérant le gobelet sur son bureau, il en prit à son tour une gorgée avant de mettre son geste en suspens. – Tell me, how do you like your coffee? – qu’il lui balance, alors qu’elle s’éloigne déjà pour mieux se retrancher dans sa prison dorée.
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