fermeture du forum.

Partagez
 
 hurting you (seth)
Aller en bas 
Ford Rosendale

Ford Rosendale
inside my spirits fading

⋅ paper notes : 480
⋅ since : 25/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyMar 16 Oct 2018 - 20:23

seth et ford
I never wanted anybody more Than I wanted you
I know the only thing I ever really loved Was hurting you
(the nameless/slipknot)


Tes doigts, ils sont restés plusieurs secondes en suspens, au-dessus de l'écran du téléphone. T'étais bloqué là, à te demander si tes décisions n'étaient pas qu'un amas de conneries sans fin. Comme si t'étais pas foutu de réfléchir correctement. Imbécile.
Puis t'as fini par craquer, Ford. T'as envoyé ce putain de message non sans arrière-pensée. Et quand elle est arrivée, armée de ce sourire ravageur et d'une bouteille de vin, t'avais plus l'occasion de faire marche arrière. Ton premier verre est à peine entamé quand ses lèvres trouvent les tiennes. Quelques minutes avant que ton corps s'retrouve dénudé dans ta chambre. Un corps qu'elle connait par cœur, Jazz, à force de se perdre dans tes draps. Des mots bien souvent absents, remplacés par les simples sons de vos échanges ardents. Et elle finit par s'endormir, ta belle. Toi, t'as les yeux fixés sur le plafond, le bras ramené à l'arrière du crâne. Encore une fois, tu penses trop. Tu réfléchis trop. A ta famille qui part en couille. A ton avenir professionnel totalement chaotique. A Seth, et ses conneries.
Et quand ton portable s’allume pour afficher un message de sa part, t’as l’impression de l’avoir invoqué.
Ton palpitant qui manque un battement. Ta main qui bouge beaucoup trop vite pour attraper ton téléphone. Tu détestes cette sensation dans ta poitrine. Tu détestes ce rictus à la con qui se dessine sur tes lèvres. Tu te détestes toi, quand tu t’échappes du lit pour aller t’enfermer dans la salle de bain. Tu te détestes encore plus, quand tu commences à lui répondre.
(…)
Cet air victorieux sur ton visage quand tu ressors, persuadé d'avoir gagné la bataille. Sûr et certain, même. Et c'est dans les bras de Jazz que tu te glisses, c'est dans sa nuque que tu t'abandonnes. Mais dans ton crâne, c'est ce visage à la con qui reste ancré. Ce regard azuré que t'imagines sur toi. Ce sont ses mains que t'aimerais sentir se perdre sur ta peau. T'es un abruti, Ford. T'es un idiot, pas foutu de savoir c'que tu veux. Pas foutu d'avoir un minimum d'amour propre. Tu te saoules d'une puissance malsaine. Même quand tu sens l'odeur de Jazz s'infiltrer dans tes narines, même quand ses cheveux chatouillent ta peau. Même quand ta bouche se perd entre ses cuisses.
Ton téléphone, il vibre une nouvelle fois contre ta table de nuit après un long silence. « Excuse-me. », c'est tout c'que tu dis quand tu remontes pour t'emparer du portable. Toujours ce même surnom à la con sur l'écran. Toujours ce même soulèvement dans ta cage thoracique. Une réflexion qui aurait sûrement dû être plus longue. Une réflexion trop rapidement effectuée. « Be right back. » Est-ce que tu lui mens ? T'en sais rien. T'enfiles en vitesse ton boxer et tu t'échappes.
Un coup d'œil à travers le judas et le juron qui passe tes lèvres. Putain, il est vraiment là l'enfoiré. Incrédulité vite effacée. Ton cœur qui s'emballe, qui bat beaucoup trop vite. Tu laisses ta main sur la poignée pendant quelques secondes (minutes ?). Puis tu entrouvres la porte, seul ton visage fermé obstrue la lumière tamisée de ton appartement. Tu préfères rester dissimulé, cachant presque honteusement cette érection dont il est majoritairement responsable. « Are you really that bored, you bloody wanker ? », tu cris tout bas. Les mots qui se veulent haineux, mais tes pensées qui veulent aller dans le sens inverse. Et tu t'fais violence pour garder ce visage de marbre, pour ne pas laisser tes yeux se perdre le long de sa silhouette. Pour effacer toutes ces pensées incandescentes qui te brûlaient le crâne y'a quelques secondes à peine.

_________________

will you see me if I set fire to the sky ? if i act like i'm untouchable and golden ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seth Abberline

Seth Abberline


⋅ paper notes : 313
⋅ since : 07/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyMar 16 Oct 2018 - 22:11

— Make me feel like I am breathing
Feel like I am human
[ ford & seth ] @theneighbourhood

Un pas après l'autre, un chemin vers l'enfer qui s'ouvre sous ses pieds. Des messages qui s'accumulent sous ses doigts, lus et relus, réceptionnés et envoyés. Quelques provocations pixelisées pour faire mal, un jeu dans lequel il s'est retrouvé enfermé malgré lui. Pris à son propre piège. C'est pourtant évident, Ford, il est plus futé. Il a la langue acérée et la réplique facile. La répartie d'un beau diable, sous sa gueule d'ange. Le cœur tambourine et l'esprit s'agite. Mille pas piqués sur l'asphalte pour le conduire chez lui. Il se souvient des murs et des meubles, de la couleur des coussins et de l'odeur de sa collection de sweats. Il se souvient de tout, un peu trop bien ; et surtout du chemin, même si la dernière fois qu'il l'a emprunté, il avait au moins deux grammes d'éthanol dans le sang. La molécule s'est dissipée mais les souvenirs, non. Ce soir, il est plus lucide que jamais – ce soir, il est énervé. Il en oublie les quelques paparazzi qui pourraient le traquer dans la nuit. Il en oublie de regarder par dessus son épaule, en oublie toutes les précautions les plus élémentaires. Il trace la route la plus courte et entame les escaliers par deux. Le sang qui bout et les mains qui tremblent. Les tripes en vrac et l'adrénaline jusqu'au bord des lippes.
Un camé qui accourt pour sa dernière dose. Il le regrettera – il regrette toujours, Seth. Ces jeux dangereux et les baisers sans avenir. Des promesses murmurées sur l'oreiller et bafouées à la première occasion. Il fuit l'engagement, mais court dans ses bras. Prend ce qu'il peut avant de s'enfuir comme un voleur au petit matin et ce soir, grand gamin frustré, il traîne des pieds jusqu'au pas de sa porte. Pour avoir le dernier mot. Pour remporter la bataille, à défaut de pouvoir gagner la guerre. L'impatience le ronge mais il reste figé sur le paillasson jusqu'à ce que la porte s'ouvre et que le visage de l'autre se découpe dans les ombres de la nuit. Il ancre son regard au sien et dessine les lignes imaginaires de baisers qu'une autre a laissé dans son cou. Il vrille, Seth. S'étouffe sur sa jalousie et quelques relents de possessivité totalement injustifiés. Un drôle de sourire à demi victorieux perce sur ses traits. Un mélange de tout ce qu'il refoule et de tout ce qu'il veut faire passer. « Told you I'd come. » Un regard jeté au paillasson et il hausse les épaules. « There's no book on the doormat though. » Un air presque contrit glisse sur ses lèvres alors qu'il s'enfonce dans une nouvelle provocation, Abberline.
Il le détaille, les mains dans les poches et le corps encore affreusement tendu. « May I come in ? » Politesse qui se perd dans le silence. Il ne lui demande pas vraiment le droit, Seth, il annonce la suite du jeu – comme il énonce les règles de ce dernier depuis la toute première partie. « Of course, thank you. » Qu'il lâche dans la foulée avant de pousser la porte et de bousculer Rosendale. Il ne lui laisse pas tellement le temps de réagir. Il s'impose dans l'appartement et nourrit sa colère des indices qui s'accumulent aux quatre coins de la pièce. Deux verres de vin et le parfum d'une autre, sans doute plus douce et plus docile que lui, l'enfant terrible. Un rire amer coincé au fond de la gorge, il se tourne enfin vers lui. Le dévisage et laisse ses prunelles couler sur sa silhouette et le relief évident sous son boxer. « Am I interrupting something ? » Qu'il ajoute comme un dernier écho à ces sms perdus sur les ondes, un sourire en coin calé sur les lippes.

_________________
And when you think of My body on yours, don't forget, Once I would've died for you, baby.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ford Rosendale

Ford Rosendale
inside my spirits fading

⋅ paper notes : 480
⋅ since : 25/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyMar 16 Oct 2018 - 23:36

Ta main serre la poignée de la porte, comme pour l'empêcher de vriller. L'empêcher de trembler. Garder un maximum de contenance. D'assurance. Ne pas ployer face à lui, jamais. Alors tu secoues simplement la tête, tu fais comme si sa présence n'était qu'une épine dans la chair. Un problème dont on peut se débarrasser en quelques secondes. Facilement oubliable. Oh l'espoir. « Yeah, you made it. Good for you, now you can leave us alone. » Et tu voudrais claquer la porte à la suite tes mots, appuyer tes propos par le geste. Rien. Impassible face à lui. Déjà piégé dans ses traits. Déjà en train de te noyer dans ses iris. Ces cercles bleus dont tu suis le mouvement vers le paillasson, mais que t'abandonnes au retour au profit de sa stature. Une silhouette que tu décris en silence. Et les souvenirs qui reviennent toujours à la charge. Des vêtements en moins, du choc entre les corps. Des respirations emballées et tes lèvres gonflées par de trop nombreux passages sur sa peau offerte. Quelques secondes pendant lesquels t'oublies tout le reste. Où tu le revois contre toi, avec toi, à toi. « Turns out masturbating in silence for dummies was not on my shelf. », tu finis par lui dire en remontant ton regard, le plantant dans le sien. Et c'est d'un ton acide que t'ajoutes : « Guess I should have put some tabloid shit instead. » Mention dissimulée de sa partenaire à l'écran. De celle qu'on aime imaginer à son bras. De ton amie, Ford. De cette jalousie que t'iras jamais avouer à haute voix.
Tes lèvres veulent dessiner un refus, un non à sa demande. Un contraire à ce qui est crié dans ton crâne. Un rejet que tu ne veux exprimer seulement pour la bonne forme, seulement pour assouvir ce besoin de supériorité face à lui. Mais il s'impose, l'acteur. Il s'impose dans ton espace et dans ta respiration. L'injure au bord des lèvres, l'envie de le foutre dehors sans lui accorder un regard de plus. Putain, t'aimerais en avoir la force, t'aimerais pouvoir le chasser. Si seulement. Parce que Abberline, tu refuses de l'voir s'échapper maintenant qu'il est en face de toi. Que tu l'sens décontenancé par les traces de Jazz. Espoir idiot de le voir exprimer de la jalousie.
Impression stupide de t'sentir nu face à lui. Comme si tu devais être honteux de la réaction naturelle. Les bras croisés sur ton torse, le visage las, les yeux emplis d'un air défiant. « Oh you think ? It's not like my tongue was between her legs three minutes ago. » T'as envie d'arracher ce sourire satisfait de son visage, d'effacer cet air suffisant sur ses traits. Tes jambes avancent, tes pieds traînent sur le sol abîmé de ton appartement à la limite de l'insalubrité. Le cœur qui s'emballe quand son odeur te parvient. T'enivre. Quelques centimètres à peine entre vous et tu te stoppes. « Why are you here, Abberline ? » Les moindres recoins de son visage imprimés dans ton esprit, comme si tout n'était que songe. Comme si tout n'était que jeu malsain de ton esprit. Comme s'il allait s'évaporer. Regard fixé un peu trop longtemps sur ses lippes, et renaissance de cette faim insatiable. Ta main gauche descend lentement le long de ton propre épiderme, glisse sur le tissu. S'empare de la forme le déformant. « Is that what you want ? » Ces quelques centimètres d'écart t'électrisent, font bouillir le sang. Mélange explosif de cette soi-disant haine et de ce désir que trop réel. Une position que tu tiens encore plusieurs secondes, un regard que t'es incapable d'abandonner. « But too bad for you and your fucking pride, I already have a warm mouth for it. » Et l'air suffisant, c'est sur ton visage qu'il s'installe. Tes doigts relâchent leur étreinte alors que t'imposes la distance. A contrecœur.

_________________

will you see me if I set fire to the sky ? if i act like i'm untouchable and golden ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jazz Eaton

Jazz Eaton


⋅ paper notes : 841
⋅ since : 03/02/2018

click down

- getaway car.
address: Brighton Marina (Boat)
contact book:
availability: mp moi

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyMer 17 Oct 2018 - 19:08

La nuit, la décadence. Le vin pour arroser leurs retrouvailles, après tout ce temps, le maquillage pour cacher les cernes. Et bien vite, trop vite, ils se sont lancés dans cette danse, à moitié orchestrée à moitié improvisée, leurs corps aimantés. Leurs peaux en fusion. Ils ont commencé là, ont terminé ici, ont repris de plus belle jusqu'à ne plus distinguer le début de la fin du récital. Ils ne se sont pas dit grand-chose, les danseurs, ils n'en avaient pas besoin. Tout était écrit, à fleur de peau. Sous ses ongles se cachait le désir, sous ses lèvres pressantes et douces à la fois, se libérait l'extase.

Jusqu'à ce que la fatigue prenne le pas sur leur risible bonheur. Que Morphée ne la prenne à son tour. La danseuse a vite succombé.
Un répit de courte durée – une entracte si brève qu'elle pensera l'avoir imaginée. Après tout, elle n'était pas vraiment venue pour dormir, en premier lieu, et son amant était aussi beau qu'un dieu grec. Et peut-être seulement, un peu moins narcissique qu'eux. Elle s'abandonne vite, sous les assauts de la langue de Ford, avant d'être ramenée sur la terre ferme par un son familier. Et parce que Ford y accorde plus d'importance qu'à continuer ce qu'il avait commencé. Une poignée de secondes plus tard, le voilà qui sortait de la chambre, sous l'expression ébahie de Jazz. Really ?
Ou comment lui couper toute ardeur. Douche froide. Jazz remonte les couvertures sur sa silhouette, se demandant en quoi un foutu message avait pu causer son départ. Surtout que l'idiot avait laissé son portable dans la chambre, donc il ne comptait pas rappeler. Et qu'elle l'imaginait difficilement ramener une tasse de café ou un verre de vin de là où il était parti.
Dix secondes plus tard, elle faisait glisser ses doigts sur le clavier, le déverrouillant du premier coup et sans aucune honte. Elle l'avait vu répéter le code un bon nombre de fois, de toute manière. La conversation sur laquelle elle tombe aussitôt ne manque pas de saveur.
Elle remonte de quelques messages, et ce qui avait commencé de manière presque anodine finit par se planter dans sa chair, dans son coeur, par ravager ses pensées au point d'y laisser, gravé, les insultes la concernant. Autant, elle n'en avait rien à foutre que Ford couche avec d'autres, mais qu'il l'implique de cette manière-là la faisait rager. Dans d'autres circonstances, elle aurait été ravie d'aider Ford à faire rager son interlocuteur, le rendre jaloux ou peu importe. Mais ce qu'elle lisait et relisait la rendait furieuse – en plus du fait de s'être faite planter au beau milieu de l'acte.
Elle screenshot la conversation avant de se l'envoyer par message, foutue masochiste. Tente de se passer de l'eau sur le visage, sur les mains, mais rien ne parvient à la calmer. Elle finit par récupérer l'unique vêtement de la pièce lui appartenant, son string, avant de l'enfiler et de fouiller dans les placards. Jazz glisse dans une chemise blanche qui contraste avec son bronzage, ne la ferme que de deux boutons judicieusement choisis.

Les murs sont fins, et leurs voix graves portent sans doute davantage que ce qu'ils avaient imaginé. Aussi eut-elle le loisir d'apprécier une partie de leur conversation – passionnante – avant d’apparaître à leurs côtés. Encore incertaine de la manière dont elle allait exploser, incertaine des ravages qu'elle allait provoquer, elle, qui se trimballait avec les poignards dans son dos et la fierté pour seule guide.
Fuck you, Ford. Tellement énervée qu'elle arrive à peine à parler, à aligner plus de trois mots. Faut dire que sa voix était rouée, que faire la conversation n'était pas leur fort.
Faut dire que l'enflure qui s'était pointée dans l'appartement était plutôt canon, aussi. En même temps, c'était peut-être un mal pour un bien, parce que sa colère aurait été bien pire s'il l'avait planté pour un navet. Elle fait l'aller-retour entre Ford et l'inconnu du regard, plusieurs fois. Consciente de les déranger. Comme l'inconnu les avait dérangés, après tout. How bold of you to leave me ... Le regard noir planté dans les prunelles de Ford l'aurait tué si seulement elle en était capable. Jazz lui faisait passer le message – la couleur. On ne la laisse pas en plan dans un lit, on n'assume pas qu'elle n'existe plus pour la simple et bonne raison qu'on ne la regarde plus. Elle s'entretiendrait sans doute avec lui, en privé, plus tard. Mais il n'y avait rien d'autre qui l'intéressait que d'avoir l'attention dans la pièce, et elle n'allait pas se laisser ridiculiser si facilement. … and casually forgot to tell me my birthday's cake has arrived ? Sourire pervers pendu aux lippes et pourtant, elle était la plus innocente dans ce foutu radeau à la dérive. Elle s'approche de Ford, presque à contrecœur. Entre l'envie de le tuer, et l'envie de tuer l'autre type. Elle s'approchait, pour ne pas perdre une miette du spectacle, quand Ford comprendrait qu'elle avait lu leurs messages.

_________________

Thank you,
next.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seth Abberline

Seth Abberline


⋅ paper notes : 313
⋅ since : 07/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyMer 17 Oct 2018 - 23:03

Tout et son contraire. Des désirs qui s'imposent et s'étirent sur la matière grise, qui se contredisent. Il a envie de fuir et de s'avancer, de partir et de rester. Un peu plus longtemps encore. Tester les limites de l'impossible, déambuler aux frontières de cette quatrième dimension. Hors du temps et de l'espace. Lui ici, c'est irréel – lui ici, c'est avouer à moitié qu'il tient à l'autre. Ford et sa gueule d'ange, Ford et son alphabet empoisonné qu'il manipule comme le plus grand des poètes. Il trébuche sur chacun de ses mots, Seth, se perd dans le moindre de ses sourires et pourtant, il reste. Il s'oublie dans ses yeux clairs et sur la justesse de ses reproches. Une joute verbale pixelisée qui se poursuit sur des lèvres qui se sont par trop de fois rencontrées, il y a une éternité de ça – au moins. Il se contente de ricaner Abberline, pour couvrir son manque de répartie et la colère qui lui assèche la gorge et le palpitant. C'est le cataclysme dans sa caboche blonde et la jalousie qui dégueule de ses artères. Il cache ses impatiences et les tremblements au bout de ses doigts, ignore les impulsions animales qui pourraient le pousser au pire. Lui sauter à la gorge ou bien tomber à genoux face à lui. Se révolter, pour mieux se soumettre. Ce serait dévoiler ses faiblesses et ça, c'est hors de question – c'est ce semblant d'instinct de survie qui le pousse à rester campé sur ses deux pieds. Il l'observe pourtant, son apollon, il le détaille dans ses élans de décadence. « Oh, I'm truly sorry. Bad timing I guess. » Il jubile et la seconde d'après, c'est pire encore car il le sait ; il ne pourra pas rester, ni ici, ni entre ses bras, où une autre a déjà pris sa place.
Il boit ses paroles et tout se morcelle à l'intérieur, sa raison et sa patience ; tout ce qu'il y a de beau nécrose et ses sentiments avec. Il imagine l'autre, la créature, l'objet de cette petite mascarade. Il la voit blonde puis brune et au final, il s'en fout, Seth, elle pourrait être terriblement laide qu'il la jalouserait quand même. Puis Ford, il est trop proche, Ford, il rayonne et sa chaleur, elle est communicative. Abberline il se fige et subit ses provocations, serre les poings à s'en malmener les tendons. Il aimerait le bousculer, comme dans cet atelier. Reprendre le dessus et arrêter de crever sous les assauts de son regard clair. « Fuck you Rosendale. » Des mots qu'il crache entre ses dents serrées. Son sourire crispé s'est dissipé dans la nuit. Il se retrouve comme un con Seth, à cœur ouvert devant lui et sans anesthésie. Au pied du mur, par sa propre faute. « You're not a kid anymore uh ? Look at yourself. You're fucking pathetic. » La méchanceté qui coule de ses lippes. Il a atteint ses limites, Abberline, poussé dans ses retranchements alors qu'il s'est présenté ici de son propre chef. C'est le chaos dans sa tête. Le chaos dans ses yeux. Il a envie de faire demi-tour mais son pied pivote à peine.
Une ombre dans un angle. L'autre prédateur qui avance de sa démarche féline dans la pièce. Elle est belle à s'en damner, belle à en crever. Un rire nerveux roule sur ses cordes vocales et il secoue la tête devant le ridicule de la situation. Ça fait d'autant plus mal que tout cela devient réel ; elle est vraiment là. Il a envie de se barrer, Seth. D'effacer cette soirée de sa mémoire et de rembobiner les deux-cent derniers mètres – ou les dix dernières minutes. « Birthday what ? » Un nouveau sourire se cale sur ses lèvres. « Well, nice to meet you too. » Les prunelles qui s'attardent le long de ses jambes et de ses courbes graciles, tombent sur les pans de la chemise de Ford. Il se pince les lèvres et son regard alterne entre les deux silhouettes. « No birthday cake tonight though. I'm not really into threesomes. » Il ne partage pas, Seth. Mais il n'a pas envie de partir non plus, alors il reste là, dans une impasse, à attendre un miracle ou une connerie du genre.

_________________
And when you think of My body on yours, don't forget, Once I would've died for you, baby.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ford Rosendale

Ford Rosendale
inside my spirits fading

⋅ paper notes : 480
⋅ since : 25/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyJeu 18 Oct 2018 - 22:53

Même si tu voulais le foutre dehors, tu sais pas si t'en serais capable. Sa présence qui t'assassine, te dévore de l'intérieur. Ouais, t'aimerais le virer de chez toi, lui faire comprendre qu'il ne t'intéresse pas, qu'il n'est qu'une bouche de passage. T'aimerais, mais la simplicité n'est pas synonyme de ce sentiment qui grandit dans ta poitrine. Tu veux qu'il parte, qu'il arrête de malmener ton esprit avec ses airs ravageurs, ce corps qui t'appelle sans fin. Tu veux qu'il reste, qu'il continue de remuer cette chaleur en toi, d'insuffler ce souffle dans tes poumons atrophiés. Ses ricanements qu'il enchaîne mettent le feu à ton épiderme, réveillent tes sens et ternissent cette assurance fragile. Cet effet qu'il a sur toi. Cette réaction que tu détestes. Que tu adores. Et quand tes yeux restent plantés trop longtemps sur son visage, t'en oublierais tout le reste. Jazz, que t'as lâchement abandonnée dans la chambre à coucher. La méchanceté qui glisse en permanence de ses lèvres. Ce comportement immature qui devrait pourtant te tuer à petit feu.
Toi aussi tu ricanes, quand l'insulte passe ses lèvres. Ces mots qui deviennent tradition dans vos échanges. Le rictus au coin des lèvres. La luxure brûlant ton regard. « Oh you wish. That's why you came here, afterall. » Ces quelques centimètres que t'as imposé entre vous t'électrisent, te bouffent la raison. Tu regrettes ces pas en arrière. Tu regrettes tellement de choses, Ford. Ta tête que tu secoues à ses mots. Ses paroles ardentes de vérité. Elles déchirent cette prestance aux bases chevrotantes, assènent un coup fatal à ton acting bancale. « I'm the pathetic one? », que tu répètes, sûrement un peu trop fort. Il a raison, Seth. Ce n'est que la réalité qu'il te crache. Un pas en arrière, encore un. Un moyen de te protéger face à son assaut douloureux. « Look at you. I'm not the one walking around, making your life a living hell just because I can't deal with the fact that I like your dick. » Ton visage qui devrait se fermer par la colère, mais sur lequel la surprise s'installe quand elle s'impose dans la pièce.
Ta main qui passe dans ta tignasse blonde à sa vue. A ses mots acérés. La faute qui te revient entièrement. Naissance de la culpabilité au fond de toi. Tes yeux quittent les traits de l'acteur à contrecœur, abandonnent la vision assassine qu'il t'impose. Les lèvres entrouvertes face à Jazz, le moindre son bloqué dans ta gorge. Et ce regard qui pourrait te fusiller sur place. Des prunelles qui pourtant te regardaient avec avidité, quelques minutes auparavant. Le reste de la scène pourrait être cocasse, arracher un sourire à tes lèvres. Mais ton visage, il se ferme peu à peu. Tout qui te paraît tellement irréel, sorti de songes déformés par le Malin. T'as envie de fuir, Ford. De partir et de les laisser en plan, tous les deux. Te barrer sans jeter un regard en arrière. Abandonner cette joute verbale qui s'installe entre les deux. « Is everyone gonna insult me tonight or what ? », que tu demandes presque dans le vide.
Le sol attire tes yeux, les emprisonnent alors que leurs voix résonnent entre tes murs. Ton crâne qui va exploser d'une seconde à l'autre, ta raison qui va se briser contre leur présence. La situation t'échappe et t'as l'impression de ne rien pouvoir faire pour l'empêcher. Les bras croisés sur ton torse, la tête baissée, ta voix rauques qui s'impose peut-être trop calmement. « Can you leave us, please? » Un soupir qui s'échappe. Tu sers la mâchoire. Conneries sur conneries, comme à l'habitude. Tu relèves la tête, et c'est dans le regard de Jazz que tes yeux se plantent. Ce sont ces derniers qui l'implorent presque de ne pas faire une scène, de pas jouer les drama queen.
Pas ce soir.
Pas alors que tu cèdes lâchement aux appels de ton destructeur.

_________________

will you see me if I set fire to the sky ? if i act like i'm untouchable and golden ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jazz Eaton

Jazz Eaton


⋅ paper notes : 841
⋅ since : 03/02/2018

click down

- getaway car.
address: Brighton Marina (Boat)
contact book:
availability: mp moi

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyVen 19 Oct 2018 - 18:46

Ce n'est pourtant pas son genre, à Jazz, de faire des scènes sans fin, de crier à en perdre la voix, de sacrifier son image pour sa vérité. Mais à ce moment-là, ce n'est pas l'envie qui lui manque. Son regard se fait assassin, quand il se plante dans celui de Ford. Pourtant, elle n'a cure de ses paroles. S'il ne voulait pas se faire insulter par tout le monde ce soir, il aurait dû ignorer ce type qui a eu l'audace de se pointer. Il n'avait personne d'autre à blâmer que lui-même, et avait déjà trop reposé ses fautes sur elle, qui n'avait pas demandé à rentrer dans son jeu. Ses décisions stupides lui foutaient un coup au moral, parce que Jazz n'avait jamais pensé à lui de cette manière.
Quand à cet … autre … avec lequel elle devait désormais composer, elle ne savait même pas par où commencer. Elle leva les yeux au ciel quand celui-ci la rembarra froidement, visiblement pas chaud pour rentrer dans son jeu. Et faillit s'étouffer quand il osa dire qu'il était enchanté de la rencontrer, également. Elle reconnut le vain effort de la reprendre sur ses bonnes manières, elle eut tout de même la délicatesse de le corriger. I'm not.  L'acide sur ses lèvres qui dévoilent ses canines assassines, la lassitude d'être le dindon de la farce dans cette histoire.

Elle ne fut pas réellement surprise quand il déclina un threesome. C'était bien ce qu'elle avait lu, de toute manière. Mais s'il était aussi peu joueur, si décevant en situation d'improvisation, elle doutait de son jeu professionnel. Un acteur, the one and only à ce qu'elle avait pu comprendre, bien qu'elle avait du mal à l'imaginer dans autre chose qu'un porno. Dans un autre espace-temps, elle lui aurait sauté dessus.
Peut-être que c'était pour cela que son visage lui semblait familier, avec cette impression de déjà-vu qui ne la quittait pas. Such a waste, Magic Mike. So why are you here ? We didn't order pizza. Bah oui tiens, pourquoi s'était-il invité ? S'il n'était pas un chippendale, ni un coursier, elle avait en toute légitimité le droit de se poser la question. Et aussi parce que Jazz se demandait à quelle heure ils allaient enfin être honnêtes avec elle. A quelle heure la vérité allait enfin percer la surface, mais à ce rythme-là, elle avait le temps de pourrir dans son coin, la plante verte.
Ford sauva au secours de … Satan. Sérieusement. Avec un tel nom pourri dans son répertoire, et la présence imposée de celui-ci, le sobriquet n'en était que plus ironique. Ford rajouta un peu plus d'indifférence sur sa note déjà bien salée, et la réponse de la brune ne se fit pas attendre. Can I please you ? Can you please me ? Because you just failed ! Again ! L'incrédulité qui ravage son beau visage, il n'y a rien de joyeux dans les quelques notes de son rire qui transpercent l'atmosphère tendue. Elle espère qu'il comprendra tous les sous-entendus passifs-agressifs. Elle a envie de rire de cette situation. De partir, oui, aussi. Mais pas encore.
D'abord, elle voulait les voir se consumer.

Spoiler:
 

_________________

Thank you,
next.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seth Abberline

Seth Abberline


⋅ paper notes : 313
⋅ since : 07/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyDim 21 Oct 2018 - 22:41

Il a raison, Ford, sur toute la ligne. Il a raison et ça l'assassine. Chaque mot qui coule de ces lèvres chéries, embrassées, malmenées. Des mots qui ricochent au plus profond de sa caboche blonde, pour mettre sa raison et son bon sens à rude épreuve. Il pourrait tourner les talons et claquer la porte, Seth. Il pourrait s'avouer vaincu et fuir, mais il ne le fait pas. Car il sait que ça signerait également la fin d'autre chose. D'une plus grande histoire encore. Plus que tourner une page, ce serait fermer le livre ; s'il prenait la fuite ce soir, ni l'un ni l'autre ne reviendrait le lendemain. Trop de fierté. Pas assez de courage, surtout. Il peut sourire et faire claquer sa langue sur les mêmes syllabes terribles, Seth, ce ne sont que des mots dans le vent. Des provocations et quelques pâles menaces. Des lettres creuses pour attirer son attention mais surtout, pour couvrir un silence qui le terrorise. Il n'aime pas le calme, Abberline. Ça lui donne l'impression que Ford pourrait entendre le tambour dans sa cage thoracique et ses pensées les plus incohérentes. Ça se bouscule d'autant plus que Ford renchérit. Palabres comme dernières lignes de défense, creusant un gouffre toujours plus profond entre eux. It fucking hurts. Et il se dégoûte un peu plus, Seth, quand il lit sur les lippes de son aîné. Quand il découvre ce portrait qu'il dépeint de lui. Un tableau douloureusement grossier. Étrangement réaliste. « Wow. Sounds a lot like me. But if you hate me that much, why do you keep answering my texts ? » Pathétique tentative de partager le fardeau. Rien n'y fait. Ça fait toujours un mal de chien.
Une dernière inconnue dans l'équation. Sa présence a presque un goût de trahison contre son palais. Une amertume qu'il a du mal à faire passer, Abberline. Tout devient réel – un peu trop. Il se pince les lèvres et les écoute, songe une fois de plus à partir. Peut-être que pour ce soir, il devrait mettre sa fierté de côté. Accepter d'abandonner les armes. S'évader dans la nuit, la tête lourde de regrets et le cœur en panne. Ses yeux accrochent brièvement le plafond et il ne prend même pas la tête de répondre, jusqu'à ce que Ford finisse par intervenir et que le monde se renverse. Il est surpris, l'acteur. Surpris, perdu, complètement incertain. Un sourire à demi-victorieux planté sur les lèvres et un éclat de rire moqueur qui glisse sur ses cordes vocales, devant les attaques de l'inconnue. « Cheap shot. » Qu'il lâche dans un murmure. « Ok, I'm just going to pour myself a drink and let you two have a catfight. » Une indifférence qui couvre le reste, l'authentique. Tout ce qu'i lne veut pas montrer à Ford, mais qu'il pense quand même. Cette drôle de satisfaction qui lui creuse les tripes et cette ambivalence qui le ronge de l'intérieur. Rester pour répondre à ses désirs. Partir pour l'anéantir, lui, maintenant qu'il l'a poussé à choisir. Ses doigts courent dans les meubles pour attraper un verre et une bouteille. « I know that's none of my business, but you better go now, sweetheart. Cause I'm not leaving. » Un regard qui dévie finalement vers Ford. L'ombre d'un sourire qui glisse sur ses lèvres, pour un énième pacte scellé avec le diable.

_________________
And when you think of My body on yours, don't forget, Once I would've died for you, baby.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ford Rosendale

Ford Rosendale
inside my spirits fading

⋅ paper notes : 480
⋅ since : 25/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyLun 22 Oct 2018 - 23:53

Le capharnaüm dans ton salon autant que dans ton crâne. Les joutes verbales qui t’assomment, te font lever les yeux au ciel. « Bloody hell, I can’t believe this is happening. », que tu dis en te prenant la tête entre les mains, assailli par une fatigue soudaine. Tu déplores ce putain de message envoyé à Jazz. Tu regrettes cette attention que t’as accordé à Seth, en plein milieu de la nuit. La nature de cette soirée cauchemardesque, elle n’est basée que sur des mauvaises décisions.
Et putain, t'es coincé entre ces envies qui te dévorent. Te barrer, ancrer tes mains sur le guidon de ta moto jusqu'au bout de la nuit. Te vider l'esprit sur les bosses, sentir la terre glisser sous tes pneus. L'adrénaline seule pour te tenir éveillé. Foutre Jazz dehors, et claquer violemment Seth. La mettre dehors, et sombrer dans ses bras à lui. Dualité répétitive quand il est dans les parages. Des désirs brûlants, opposés. Le haïr autant que tu l'adores. Perdu dans cette torpeur à chaque fois ce son regard se pose sur toi. C'est sans vraiment t'en rendre compte que tu couvres ta peau soudainement trop visible de tes bras. Tentative vaine. T'ignores ses mots, ses répliques lourdes de sens qu'il t'assène pour te faire réagir. I answer because I fucking care. La vérité qui te brûle les lippes, reste coincée dans ta gorge. « Why are you acting like this ? Care to be a fucking adult for two minutes? », tu finis par cracher en sa direction. Une colère teintée par cette chaleur qui s'est installée en toi dès que son nom est apparu sur ton portable. Calcine toujours autant sous ton épiderme, suppliant le moindre contact.
Le refus de la belle qui tombe, tes espoirs avec. Une réaction sur tes traits que ne tu peux retenir : déception. Et tes lèvres qui s'écartent face à l'incrédulité. « Again ?», que tu t'exclames, au diable le sommeil des voisins. Blessé dans ta fierté, face à lui. L'amour propre érodé, elle offre sur un plateau à l'autre la possibilité de te détruire un peu plus. Un regard jeté en sa direction, un risible espoir que l'information ne lui parvienne pas. Bien sûr qu'il a entendu, Seth. Il ne va pas en louper une miette, il ne va pas laisser passer la moindre occasion pour te descendre. T'agresser de part ses mots, te soigner de par son regard. « You want me to beg you or something? », tu demandes à Jazz, abandonnant les traits dévastateurs de l'acteur. De celui qui s'impose chez toi, comme il le fait déjà dans ton crâne. Comme si les lieux lui appartenaient.
Un soupir, encore un. Tes doigts qui finissent par attraper ceux de Jazz et ta bouche qui se place à quelques centimètres de son oreille. Des répliques qui se succèdent dans ton cerveau, qui ne font que mourir sur tes lèvres. N'importe quoi pour la convaincre d'enfin partir. N'importe quoi pour la convaincre de t'abandonner face au démon en personne. « Please, Jazz. I'll owe you. », que tu finis par murmurer, elle pour seul public. Telle une prière. Qu'elle t'accorde cette autodestruction certaine. Et cette honte qui grandit au fond de toi. Te rappelle que t'es pitoyable. Âme faible face au feu sacré qui émane de Seth.

_________________

will you see me if I set fire to the sky ? if i act like i'm untouchable and golden ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jazz Eaton

Jazz Eaton


⋅ paper notes : 841
⋅ since : 03/02/2018

click down

- getaway car.
address: Brighton Marina (Boat)
contact book:
availability: mp moi

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyJeu 25 Oct 2018 - 20:49

Le fond du trou.
Clairement, le terme avait changé de signification depuis son arrivée chez Ford.
Ou plutôt, son arrivée.

Le monde se foutait de sa gueule et elle avait beau se débattre, il semblait que son sort soit scellé. Sans son consentement, évidemment. L'idée que quelqu'un d'autre lui impose ce qu'elle pouvait faire, ou non, avec son corps la répugnait. Ils la répugnaient. Alors que tout aurait pu se passer si différemment.
Elle déteste Seth parce qu'il ne répond pas, qu'il se contente d'être mal-à-l'aise alors que, putain, personne ne l'avait invité ici. Il l'agace et elle manque de mots pour exprimer le mépris que sa présence lui inspire. Si elle aurait été un peu moins éduquée, elle lui aurait foncé dessus, serres en avant.
Elle déteste Ford parce qu'il prend sa putain de défense. Parce qu'il lui demande de les laisser, parce qu'elle n'est bonne qu'à rien d'autre qu'à lui faire plaisir au lit. Et donc, seulement quand l'autre enflure n'était pas disponible. Un mot qu'il répète et qui aurait pu lui arracher un sourire. Une victoire.
Si elle s'efforçait de ne pas imploser sous le culot affiché de l'étranger. Si elle aurait pu en prendre un pour frapper l'autre, elle l'aurait fait. C'était comme si une chape de fatigue coulait sur elle à chaque fois que l'un ou l'autre ouvrait la bouche. Beg her ? Sweet -mothafuckin'- heart? Yeah ! Beg his fuckin' pardon ?! Elle a un mouvement de recul face à Ford, qu'il récupère entre ses doigts. Son contact sur le point de la dégoûter un peu plus – elle se laisse finalement faire, lasse de leurs comportements.
Elle veut partir - sans leur faire ce plaisir. La demande répétée, précieuse, au creux de son oreille finit tout de même par avoir raison d'elle. S'accrochant un peu plus à son contact, à ses doigts enroulés autour des siens, elle glisse sa main libre derrière la nuque de son amant. Dieu merci, Seth ne pourrait pas lire sur ses lèvres si elle maintenait le niveau minimum. More than you think, qu'elle souffle finalement.
Elle n'avait pas évoqué les messages qu'elle avait lus, parce que ça lui laissait un joker dans sa main. Une bombe pas encore prête à exploser – elle ne ferait pas ce plaisir au connard qui avait interrompu leur soirée.
Finissant par planter un baiser empoisonné sur les lèvres de Ford, Jazz mord sa lèvre inférieure comme un chien marquerait son territoire. Elle arbore un fier sourire, mais le fond de ses prunelles est bien triste. Elle se doute que Ford le voit, et choisit finalement de s'effacer. Récupère sa bouteille de vin – hors de question que l'autre alcoolique de service profite de ça – et après quelques instants de réflexion, elle récupère également sa robe. Jazz aurait pu la laisser en évidence, pour leur jouer un énième pied-de-nez, mais d'un autre côté, ce n'était pas comme si Ford était son mec. Enfin, elle n'allait pas non plus l'enfiler et sortir de l'appart – elle se dirigeait tout bonnement vers la chambre qu'elle n'aurait jamais dû quitter, retrouver Morphée. Alright. Try not to keep me awake. Sans un regard vers eux, elle s'enfonça dans les entrailles de l'appartement.

_________________

Thank you,
next.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Seth Abberline

Seth Abberline


⋅ paper notes : 313
⋅ since : 07/08/2018

click down

- getaway car.
address:
contact book:
availability:

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) EmptyLun 29 Oct 2018 - 22:14

Une scène de ménage qui n'a rien à envier aux tableaux les plus dramatiques des télénovelas sud-américaines. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, en paroles comme en actes, on longe les limites du tolérable et on étreint le ridicule. Une comédie dont ils sont acteurs malgré eux. Une comédie qui ne le fait plus vraiment rire, Seth. Il s'impatiente, les reins creusés d'un feu terrible et l'esprit en vrac. Bouleversé par des principes qu'il aimerait suivre, et ceux qu'il préfère bafouer pour un dernier moment dans ses bras à lui. Il devrait la remercier d'être là, pivoter sur ses talons et simplement partir, sans demander son reste. Fermer cette porte sur eux, sur cette relation aussi toxique que chaotique qui noue des liens infinis entre eux. Fermer cette porte, ce serait mettre un grand coup de ciseaux sur ces liens et la beauté de l'ouvrage. Seth, il n'est pas prêt à franchir un tel cap – trop égoïste ou pas assez courageux, peut-être bien un peu des deux. Il s'abreuve de sa colère et des mots qui dérapent au bord de ses lèvres. Quelques sonates cruelles qui se ressemblent, mais qui sonnent si bien au creux de ses oreilles.
La vipère siffle dans la nuit. Abberline, il préfère les laisser en découdre et s'en mêler le moins possible. Il ne la connaît pas. N'a pas envie de la connaître. D'éparpiller un peu plus les morceaux de son âme sous les yeux de cette inconnue, alors il prend du recul. Écoute d'une oreille distraite les tirades qui se croisent et s'entrechoquent – pour celles qu'il a le malheur d'entendre. La passion s'est évaporée pour laisser une vague négociation, aussi bancale que la situation. Il se noie au fond d'un verre d'eau et compte les secondes, qui claquent à la pendule au moins autant que l'écho de son sang dans ses tempes. Il longe la silhouette de la brune. Elle qui s'éloigne, après tout un cérémonial et quelques provocations que l'acteur tente d'ignorer, tant bien que mal.
Il en rit. D'un rire nerveux qui s'entortille sur ses cordes vocales. Elle s'échappe dans les ombres d'un couloir et lui, il pose son verre vide sur le plan de travail. Contourne les meubles et rejoint Ford d'un pas presque la. Discordant avec tout ce qui se passe à l'intérieur. Tout ce qui lui ronge les muscles, les nerfs, ces impulsions contre lesquelles il se bat pour sauver sa fierté. Il se plante devant son aîné, le regard incandescent et le sourire meurtri. « And you let her do that ? That's a whole new level of submission. » Il secoue la tête et remonte une main sur la nuque de Rosendale. Ses lèvres cherchent les siennes. S'attardent sur les notes sucrées du parfum de l'autre. Les empreintes de sa bouche sur son épiderme. Il en crève de jalousie, Seth. En crève tout court. Il presse son corps contre le sien, se laisse happer par son propre désir pour une fraction de seconde. « This is not happening. Not gonna fuck you with her around. I'm not your little bitch. » Une main plaquée contre son torse et c'est la distance qu'il impose, à nouveau, s'écorchant au passage. Il est révolté, Seth. Les nerfs en feu et l'âme calcinée. La déception pendue aux lippes. « Have a nice night with her. Jazz or whatever call-girl name she has. » Des mots crachés et quelques pas maladroits en arrière. Son regard se veut aussi amer que triste. Ses gestes sont brusques lorsqu'il ouvre la porte, mais plus encore lorsqu'il la claque sur son ombre.

_________________
And when you think of My body on yours, don't forget, Once I would've died for you, baby.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


click down

hurting you (seth) Empty
MessageSujet: Re: hurting you (seth)   hurting you (seth) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 hurting you (seth)
Revenir en haut 
 Sujets similaires
-
» Seth Tienyue (Serpentard)
» Technique Seth'Gya
» Seth, The Sorcerer's Apprentice.
» John Cena vs Seth Rollins x WCF Championship match
» MAYHEM #2 - Roman Reigns & Seth Rollins vs. Chris Jericho & Mandrews w/Gionna Daddio

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- call it what you want. ::  :: lights are so bright. :: sujets.-
Sauter vers: