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 but in all chaos, there is calculation (tara)

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MessageSujet: but in all chaos, there is calculation (tara)   Mer 10 Oct - 15:22

« I’m sorry, what? » Des sourcils qui s’arquent, des yeux qui s’écarquillent, des lèvres qui se déforment dans un rictus. Une politesse incongrue alors qu’au fond de ses tripes, ça bouillonne. Min-ho croise les bras et s’adosse au fond de sa chaise pliante alors que la journaliste toussote, face à lui. Tranquille – plus que ça. C’est un sourire mesquin qu’elle exhibe, la garce. Presse à scandale écrit en lettres d’or sur le front. Elle ne s’en cache pas et reformule sa question. « You’ve been seen hanging out with a former wrestler and a notorious drug addict. Does that mean you’re doing drugs as well? » Il inspire. Il expire. Il inspire encore alors que ses poings se serrent. Délestée de son plâtre – enfin – sa main n’a pourtant pas encore retrouvé sa souplesse d’antan. Mais ça suffit, aux yeux de la production. C’est des délais qu’ils respectent à peine et un film qu’ils doivent encore boucler. Ils n’ont pas le temps, qu’ils disent. Et pourtant, ils ont le temps d’inviter une journaliste sur les plateaux de tournage et de lui offrir la tête de Min-ho sur un plateau d’argent, entre deux scènes.
Pas de caméras, pas de photos. Un stylo, un carnet et c’est tout. C’est déjà trop. Les lèvres de Min-ho se fendent dans un sourire hilare, à l’aise. Min-ho se penche en avant, appuie son coude sur sa cuisse et pose son menton sur le dos de sa main. Une parodie d’élève modèle. « How is that related to the movie? Please, enlighten me. » Qu’on lui crache dessus et qu’on lui casse du sucre dans le dos ne le dérange pas – au contraire, ça l’amuse. Après vingt ans à traîner ses basques à Los Angeles, il s’est habitué à la concupiscence des pisse-copies, obnubilés d’être les premiers à écrire sur le scandale de l’année. Il s’est habitué aux réflexions racistes et aux remarques xénophobes sur sa trogne, à des années-lumières des standards hollywoodiens. C’est avec les torchons qui s’en gargarisent qu’il essuie sa vaisselle – ils ne valent pas mieux que ça. Qu’on le critique, lui, il s’en fout. Qu’on s’attaque à Shaun, maintenant, et c’est l’Enfer qu’il déchaîne en empruntant les traits de Satan lui-même. Elle se pince les lèvres, la journaliste. Surprise qu’elle n’ait pas obtenu la réaction qu’elle espérait. Pas d’insultes, pas de hurlements, pas de mépris – une marque de fabrique absente, aujourd’hui. Une corde sensible qui ne sonne pas comme elle l’aurait dû mais qui sonne comme elle le doit. Elle se redresse et réajuste son tailleur sous une paire d’yeux glacée. « That’s it. Get up and get out. » C’est l’autorité qui roule sur son palais et s’échappe d’entre ses lèvres. Ce n’est pas Min-ho qui s’adresse à elle, mais le Commandant Wire. C’est le costume qu’il porte encore, sûrement. C’est le sang artificiel qui orne sa mâchoire et les plaies factices. C’est les gants, la veste et l’armure, plus loin, que des fourmis polissent.
Elle s’excuse la journaliste – pas vraiment. Elle fuit, tout simplement.
Min-ho soupire, la tête penchée en arrière. Il se retient de se passer une main lasse sur le visage. Pas qu’il se soucie des maquilleurs. Ça l’ennuierait juste qu’on l’oblige encore à être immobile pendant plus d’une heure, sous les pinceaux et les tubes de silicone. Sur le plateau, on réajuste les fonds verts et on ordonne les figurants. Un temps de pause qui s’étire, une interview écourtée trop vite et une paix de courte durée.
Il n’y a que lui, aujourd’hui. Leo, absente. Seth, aussi. Un bienfait, vraiment. L’ennui, aussi – ils ont emporté avec eux la foudre et les étincelles. Et c’est la rejeton de Cohen qui les ramène. Une poupée gonflable – jolie. Creuse. Une hargne ridicule soulignée par des talons pour s’imaginer sûrement plus grande que ce qu’elle n’est. Ridicule.
Min-ho s’avance pourtant jusqu’à elle, les mains dans les poches. Les yeux qui roulent dans les orbites alors qu’il exhibe la nonchalance dans un sourire narquois. « Are you lost, darling? Or did you give the guard a blowjob to get past him? » Une question qu’il peinturlure d’innocence.
Vingt-cinq ans, peut-être. Sûrement moins – une princesse avec une cuillère d’argent entre les dents et des passe-droits qui débordent de ses poches. Ce n’est pas une self-made woman. C’est une fille à papa.

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Dernière édition par Min-ho Mun le Sam 13 Oct - 0:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: but in all chaos, there is calculation (tara)   Mer 10 Oct - 17:38

Ses phalanges tremblent. L’ossature craque sous chaque mouvement approximatif. L’enveloppe de papier file au sol. La nausée lui soulève le coeur. Ses yeux émeraudes ne sont plus que le reflet des désillusions de sa vie. Ses épaules s’affaissent sous le poids des contradictions.  
Le même cliché. Le même corps disloqué. La figure maternelle qui file.
Le même débordement pourpre. Le drame animé sur papier glacé. Le nom d’un bar. Le nom d’un quartier malfamé. Et ce signe. Une appartenance à une communauté. Un gang.
Une nouvelle enveloppe. La longue liste d’une série.
Tara, elle est terrorisée. Le palpitant en alerte. Des mouvements anarchiques et des questionnements qui tournent comme un disque rayé. Elle flippe. Elle angoisse. Sa gorge se serre. Les larmes salées sont refoulées dans un coin de sa tête. Son visage de poupée portant les stigmates d’un jeu malsain. Une partie entamée contre sa volonté avec un inconnu ; un monstre.
Alors elle prend la fuite Tara. Elle parcourt les rues de Brighton où le vent glace son échine. Elle compose plusieurs fois le numéro de Shaun pour mieux se raviser.
Il ne te prendrait pas au sérieux. Parce qu’elle ne fait pas le poids à coté des autres.  Ni de son meilleur ami, ni de son ex. Ni de personne. Persuasion répugnante qu’elle s’inflige comme une lame tranchante sur sa carotide. Idée faussée par des sentiments qui ne cessent d’accroître. Au point que ça la dévore dans une agonie faite de rivalités. Prête à en redemander rien que pour frôler sa peau. Prête à l’attraper rien que pour se lover dans ses bras. Elle est perdue. Et c’est le visage de Seth qui apparaît. Son meilleur ami. Sa moitié. Le pire, le meilleur. Celui en qui elle a une confiance aveugle. Alors c’est vers lui que la blonde doit se tourner.
Pour laisser les confessions délier sa langue.
Pour offrir une réalité nauséabonde sur un plateau doré.
Le myocarde ankylosé. Le sourire ravageur qui disparaît. Son assurance qui n’est qu’un fantôme. Comme ceux qui dansent autour de sa carcasse.
(…) Le bruit de ses talons claque sur le plateau. Les caméramans s’affairent en guidant les figurants. Les faisceaux lumineux se dirigent pour offrir un peu de splendeur à l’instant. Tara, elle s’arrête quelques secondes. Des battements de cil pour réanimer la profondeur de son regard. Celui qui s’arrête sur une femme de coté qui subit les foudres d’un dirigeant. Elle retient ses larmes. Elle ravale ses mots. Et retrouve de sa contenance au moment où un action est crié d’un aboiement rauque.
Une mascarade grotesque qui derrière les paillettes et le pognon ne prend plus.
Une mascarade où les illusions deviennent reines quand la vérité sème le discorde. Et c’est sa silhouette qui sursaute. Une voix masculine qui s’érige et vient l’interpeller. Il lui suffit de se retourner pour reconnaître son interlocuteur. Acteur dépassé. Acteur aux rêves qui s’accrochent, mais pour combien de temps ? Acteur ravagé par le temps qui se croit immortel. Une seule rencontre. Des mots bercés plus haut les uns que les autres. Action — réaction.
Ils se sont nargués. Un duel improvisé au milieu d’une soirée, bon chic, bon genre.
Des ricanements. Des regards austères. Et l’absence. Quand leurs chemins se sont séparés.
La blonde, elle baisse pas les yeux. Elle a pas l’habitude se laisser dompter. Quarantaine bien passée ou pas. Ce n’est pas le charisme qu’il dégage, ni les mots cyniques qui suffisent à la faire reculer. Sa stature, elle est droite. Poitrine bombée dans un t-shirt au message revendicateur. Elle sent chaque battement au creux de sa cage thoracique. Vestiges des peurs inavouées. Vestiges des doutes ancrés à l’échine. Puis y a ce ronronnent. Cet accès de colère qu’il fait naître. Par ses mots, par son regard, par sa manière de lui dire tu n’es qu’une poupée, chérie. Aprioris qu’elle ravale comme une nausée trop intense.
— no thanks, babe. Qu’elle vient souffler d’une voix trop mielleuse, trop fausse. Elle n’a pas perdu pieds face à lui. Malgré les remarques acides, malgré les regards dénaturés d’émotions. Elle a tenu bon. Parce qu’elle est comme ça Tara. Elle ne se laisse plus faire. Elle ronge les autres comme on vient la ronger. Elle dit tout haut ce que ses idées créent. Quand bien même ça cause des ratures entre elle et son père. La femme libérée et le conservateur. Deux salles, deux ambiances.  — i'd rather give a blowjob to my boy friend. he loves so much my lips on his fuckin dick. Les mots sont insolents comme le geste obscène qu’elle crée de ses phalanges. Elle est là, à mimer une putain de pipe avec ses lèvres charnues. Puis y a ce sourire capricieux qui dépeint l’opale de pulpes rosées. Il pique, elle répond. Il cherche ; elle donne.
Animosité offerte sur les dédales d’un plateau de cinéma. Putain.
— actually, i’m searching my star. Elle fait mine de chercher le principal intéressé de ses grands yeux ronds. Puis se focalise sur Min-ho. Elle ricane, s’approche et laisse ses phalanges déraper sur les boutons de sa chemise. Un, deux, trois puis le dernier sur lequel elle tire avec plus de hargne, coupant court à une quelconque distance. Elle lui fait courber l’échine pour narguer le creux de son oreille de ce souffle qui devient combustion. Ce souffle qui se perd sur le fantôme du corps de Shaun. Ce type qui lui a retourné le coeur et l’esprit. Ce type qui disparaît dans la nuit comme une ombre insaisissable. not you. a star i said. Elle se marre Tara. Comme une gamine. Comme une poupée perchée sur ses talons. Puis un mouvement de recul suffit à ce que son dos frappe le mur.
— where is seth ?
La question racle son palais. Son regard s'imprègne du sien.
Et y a ce sourire narquois qui peint ses lèvres. celles qu'elle remue dans une nervosité où se mêlent agacement et tensions.

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je ne pourrais que m'enfuir devant toi mais saurais que rougir. et je serais, comment t'dire folle de toi, de nos premier soupirs.
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MessageSujet: Re: but in all chaos, there is calculation (tara)   Ven 12 Oct - 23:59

À croire que même lorsque ses co-stars sont absentes, la tranquillité lui est refusée. Une époque révolue depuis vingt ans, déjà. Il a tourné le dos au théâtre et aux pièces vieillottes comme novatrices. Il a tourné le dos à l’inconnu, à moins que ce ne soit l’inverse. Plus précaire, dans un sens. Hollywood, une industrie incertaine où briller rime avec s’embraser. Mais les salaires sont juteux et c’est tout ce qu’il lui importe aujourd’hui. Une lassitude, sûrement – fatigué d’une saga qui s’essouffle comme lui. Un filon que les studios de production ont épuisé depuis trop longtemps, déjà. Une mine d’or dont on espère tirer encore quelques lingots alors qu’il n’y a plus que des pépites ternies par les décennies qui s’étirent. Son Oscar prend la poussière sur une étagère sous la forme d’un presse-livres.
Pourtant, il est là. Là, engoncé dans le costume et dans le rôle pour lequel on se souvient de lui. Un rôle qu’il aurait peut-être pu encore aimer, si on ne l’y avait pas enfermé et jeté la clé. Ça bouillonne parce qu’il a aimé – parce qu’il aime – la science-fiction. Et ça s’embrase finalement parce qu’il vaut mieux que ça. Et quand ce n’est pas les médias qui le lui rappellent, c’est Leo. C’est Seth. C’est les deux, qui s’imaginent être propulsés jusqu’aux étoiles dans une fusée clouée au sol. Pourtant, à Tara, il n’offre qu’un sourire pétri de confiance et de suffisance. C’est une façade impeccable, des épaules qu’il carre en plus de mots mesquins. Elle ne vacille pas, au contraire. Elle réplique, elle enrobe sa politesse d’affection feinte. Plus crasse que Leo, peut-être – ou moins. Pourtant, c’est sa bouche de poupée qui se déforme et c’est un sourire hilare qui s’arrache aux lippes de Min-ho. Une princesse qui perd de son charme, une princesse plus souvent à genoux que les princes qui l’entourent. « I bet he does. That’s what love dolls are for, am I right? » Des mots qui claquent et un rappel de ce qu’elle est. Pourtant, ça le surprend. Il n’aurait jamais cru qu’on puisse s’intéresser à sa cervelle aussi creuse que son t-shirt.
Sans gêne, sans honte. Elle s’avance, défait les boutons de sa chemise alors qu’elle l’oblige à se pencher. Il joue le jeu, Min-ho. Il esquisse un sourire mesquin mais ses mains sont sages, pour l’instant. Crasse, insolente. Mais c’est simplement l’hilarité qu’elle réveille au fond de ses tripes lorsqu’elle se recule enfin. Une hilarité excessive, une main sur le coeur et une larme imaginaire qu’il essuie au bord de l’oeil. Min-ho se reprend déjà, pourtant. Il se rapproche, la coince contre le mur. Sa main, contre sa nuque. Sa main qui remonte jusqu’à sa mâchoire et ses doigts qui l’enlacent. Il l’oblige à plonger son regard dans le sien. Un affront, peut-être. Un affrontement, plutôt. « Careful, doll. I might think you’re interested. We don’t want to upset your hubby, do we? » Mais il s’écarte déjà alors qu’une grimace déforme ses lippes. Les poupées ne l’intéressent pas. Trop conventionnelles, trop fades, trop gonflées, trop fausses. À la place, il arque un sourcil et croise les bras avant de s’appuyer contre le rebord d’une table jonchée d’accessoires. « Is he, now? The movie’s not even out yet. So, what is Seth known for? His good looks? I’m afraid that’s not enough to compensate for his lack of talent. » Des insultes faciles qui s’emmêlent pourtant à une part de vérité. Sauf que Seth, il n’est pas mauvais malgré son inexpérience qui crève les yeux. Bon, pour l’instant. Excellent dans quelques années et ça lui bouffe l’ego rien que d’y songer – une concurrence déloyale. Et puis c’est ses épaules qui roulent. Seth ne fait pas le poids, de toute façon. Il désigne les plateaux d’un hochement de la tête nonchalant sans se départir de son sourire mesquin. Sans la quitter des yeux non plus. Une façon de la déstabiliser. Un moyen de lui rappeler où elle est. Qui dirige, qui s’impose, qui domine. « He’s not here, darling. It may shock you but he’s not the leading role of this movie. I am. » Même si ce rôle-là, il le méprise. Même si ce rôle-là, il lui a valu l’Oscar, vingt ans plus tôt. Au-delà du hasard et de la chance, c’est sa passion qu’il a exhibé sur les grands écrans. Un attrait pour un genre cinématographique et une histoire qui s’est écartée des sentiers battus et des conventions. Qui s’y embourbe aujourd’hui. « I can’t say that I’m surprised, though. Fake kids like you both have a tendency to flock together. » Rajoute-t-il alors qu’il attrape le verre de café qu’une assistante lui tend. Il ne lui jette pas un regard, Min-ho. Il ne s’intéresse pas à la plèbe et encore moins à ceux qui cherchent à gagner ses faveurs. Il n’en a pas à donner, tout simplement.

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