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 i'm in the middle of some calibrations (lodgar)

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Logan Ramirez

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MessageSujet: i'm in the middle of some calibrations (lodgar)   Lun 1 Oct - 23:14

Tu déambules entre les tables, le sourire ancré sur tes lèvres décorées. La tenue proche de la peau, aguicheuse au possible. Uniforme classique au Purgatoire.
Danseuse qui fait rêver, muse qui use de ses formes pour charmer les clients, les inciter à rester plus longtemps. A boire, à dépenser plus de crédits qu'ils n'en ont vraiment. T'attires pas autant les convoitises qu'une asari, Logan, mais tu te défends bien. T'attires les regards de par tes mouvements, t'attises le désir alors que tu représentes une race souvent considérée comme inférieure. Etoile du club le plus réputé de la Citadelle.
Un clin d'œil à une de tes collègues en la voyant s'acoquiner d'un riche galarien. Elle se laisse aller contre lui, collante à souhait quand ses doigts s'installent à la naissance de sa nuque. Que les danseuses terminent dans les draps des clients, c'est un secret de polichinelle. Qu'ils alignent les dépenses pour se payer celle qui les fait frissonner, tout le monde le sait. Tu détournes les yeux, tes iris sombres attirés par un mouvement à ta droite. A quelques mètres de là, une bande de soldats de l'Alliance enchaînent les verres dans un débit de paroles. Et toi, tu t'approches de la table vacante juste à côté, prétextant un nettoyage. C'est pas ton job, c'est pas pourquoi t'es payée. Mais tes oreilles s'égarent et cherchent à percevoir la moindre information par-dessus la musique assourdissante. « … three crates of assault rifles. Last generation M-8 Avenger… » Tu t'écartes, sans attendre la suite. Les armes de fabrication Elkoss Combine ? Non merci. Cerberus n'en a que faire du bas de gamme. Tu cherches mieux, tu cherches plus impressionnant. Et ce n'est pas des caisses d'Avenger qui vont suffire à tes employeurs.
Tu t'éloignes de la cohue, en direction d'une des salles à l'arrière mais ton poignet est retenu par trois doigts à la peau rigide. Tu tournes les talons, découvrant derrière toi le corps massif d'un turien. « Talos. », que tu murmures, un rictus sur tes lippes. Tes doigts dessinent les détails de son armure, passant le long du métal froid. T'inspires longuement, lascivement. Tes pupilles qui remontent jusqu'à son regard que tu tiens. Tu sens son bras passer contre tes hanches, dans le bas de ton dos. « You were leaving ? Without saying hi to me? » Tu te glisses contre lui, Logan. T'attires son visage contre le tien alors que tes lèvres effleurent sa peau. « Of course not, darling. You know how much you mean to me. », que tu lui murmures, lui seul comme spectateur. Ton palpitant se gonfle à son contact, tu t'enivres de sa fragrance. Le haut gradé turien, futur primarque si on en croit les rumeurs, il t'fait perdre la tête. Et même à travers les faibles vêtements qui te recouvrent, tu sens son touché laisser une trace ardente contre ta peau. Mais quand tu t'sers un peu plus contre lui, tes yeux capturent une silhouette détonante avec les lieux. L'insigne du SSC que tu remarques en premier, puis cette attitude qui émane du nouvel arrivant. « Sorry baby, give me five minutes ok ? Get a drink, I'll be all yours after. »
Et c'est à contrecœur que tu t'éloignes de Talos. Que tu t'approches du représentant de l'ordre, ce même air conquérant sur tes traits. « May I help you, handsome ? », tu lui demandes en posant ta main sur ta hanche, les lippes étirées dans un sourire carnassier. Les agents du SSC, ils sont rares en ces lieux. L'autorité de la Citadelle absente, la crasse qui règne à sa place.

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Edgar Smith

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MessageSujet: Re: i'm in the middle of some calibrations (lodgar)   Mar 2 Oct - 17:33

« Will you stay by my side when I’ll grow old and ugly? » Une question qui lui revient sans cesse en tête depuis plus d’un an et demi. Une question qui se tourne et se retourne, une boucle infinie qui le poursuivra sûrement jusqu’à la tombe. Un événement qu’il a anticipé, dix ans plus tôt. Une crainte qu’il lui a confié, à demi-mots, entre ses bras et entre les draps. Il se souvient encore de l’hilarité qui a secoué la poitrine d’Ada et du sourire qui a fendu ses lèvres bleues. Il se souvient de ses doigts qui caressent sa mâchoire et descendent jusqu’à sa gorge découverte pour effleurer sa carotide du bout des ongles. Il se souvient de sa bouche contre la sienne et de la promesse qu’elle lui a faite. « I’ll be there to remind you how beautiful you are even when I’m choking you. » Un mensonge. Un foutu mensonge qui le tourmente encore aujourd’hui et qui le hantera encore demain. Ada, elle était malade avant même qu’il ne pose les yeux sur elle. Malade, avant même qu’il n’ouvre les yeux tout court. Lorsqu’ils se sont rencontrés, lorsqu’ils se sont aimés, il a bêtement cru qu’elle serait là encore des siècles après lui, comme elle l’a été des siècles avant lui. Edgar, il ne lui a jamais demandé son âge. Il ne lui a jamais demandé si elle a eu d’autres amants ni même si elle a déjà eu des enfants. Il s’est complaît dans l’ignorance et dans un idylle trop parfait.
Il regrette, aujourd’hui. Il regrette, parce que toutes ces choses-là, il les a appris de la bouche de ses sœurs. Ses sœurs, aussi endeuillées que lui. Ses sœurs qui n’ont jamais vraiment compris pourquoi Ada s’est entichée d’un terrien – une race si jeune, une race si fragile, une race qui meurt si vite.
Un mauvais coup du sort, un destin qui se moque ouvertement de lui. À la place de vieillir aux côtés d’Ada, il vieillit seul. Seul, à des années-lumières de la Terre et de sa ville natale. Edgar, il a rejoint la Citadelle et ses forces de l’ordre pour elle. Et il aurait pu rentrer à la maison. Il aurait dû rentrer à la maison. Mais à quoi bon ? Là-bas, il n’y a plus de place pour lui. Ici, non plus, dans un sens – au SSC, ses pairs le méprisent. Peut-être parce que contrairement à eux, Edgar a su se tailler une place parmi les flics turiens et galariens. Discipliné et dévoué à son travail avant de l’être envers sa propre vie. Un changement radical, un changement qui n’aura mis qu’un an et demi pour s’installer. Une façon d’échapper aux regrets qui lui boulottent les tripes, un moyen d’oublier l’inoubliable. Et lorsque ça ne suffit pas, c’est dans les bars qu’il cherche un peu de réconfort. C’est dans les liqueurs aliennes et les bouteilles de vodka terriennes qu’il s’abandonne. Pourtant, les portes du Purgatoire s’ouvrent devant lui pour une toute autre raison. Engoncé dans son uniforme, son regard scanne les habitués et les danseuses qui se déhanchent autant sur la piste que sur leurs genoux.
Plusieurs caisses d’armes et de munitions se sont envolées, aux docks. Personne ne connaît l’identité exacte du responsable mais des échos parviennent jusqu’aux oreilles des officiers du SSC. Des rumeurs qui s’accumulent et des on-dits qui s’échappent de trop de bouches différentes pour qu’ils soient faux. C’est au Purgatoire que ça se trame ou en tout cas, c’est au Purgatoire que le malfaiteur traîne de temps en temps. Edgar n’a pas le temps de prendre ses marques et de poser les bonnes questions aux bonnes personnes qu’une danseuse s’avance déjà vers lui. Et c’est un sourcil qui s’arque et une grimace qui s’étire sur ses lèvres. Indécente, comme toutes les autres danseuses qui pullulent dans tous les coins. Une question à laquelle il s’attend – elles proposent toujours la même chose, les danseuses. Peu importe qu’ils soient sur Terre, sur les Colonies ou à la Citadelle, c’est toujours de l’aide qu’elles offrent. De l’aide, alors qu’elles ne cherchent qu’à faire cracher et gicler les crédits à leurs clients. « It depends. Will you answer a couple of questions? » Son regard se pose contre le sien. Ses yeux ne se détournent pas des siens, pas même une seconde. Il pourrait, pourtant. Ils le font tous, même les turiens. Ils suivent les courbes indolentes des danseuses et les échancrures obscènes de leurs vêtements. Des poupées parfaites, gonflées par les crédits qui crachent les clients. Et Edgar, il doute qu’elle réponde à ses questions gratuitement.
À l’écart du Présidium et de l’autorité du SSC, business is business.

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MessageSujet: Re: i'm in the middle of some calibrations (lodgar)   Ven 5 Oct - 23:27

Ce sourire faux sur tes lèvres. Ce rôle que tu joues à la perfection depuis des années. T'es devenue maître dans l'art de faire croire, de donner de l'importance à la moindre des petites choses. T'as cette aisance dans le mensonge, cette facilité à aligner les facéties comme si tu débitais un texte appris par cœur. Et l'officier du SSC, il ne fait pas l'exception. Il est comme tous les autres, comme tous les pigeons qui passent les portes du Purgatoire. Alors c'est de cet air assuré que tu t'approches un peu plus de lui, que tu t'permets d'entrer dans sa limite de confort. De toute façon, une telle chose n'existe pas ici.
Un rire cristallin passe tes lèvres, se noie dans la musique assourdissante. « Questions ? Is that your kink, boy ? », que tu lui demandes en passant une main assurée le long de son uniforme. Tes doigts s'attardent sur l'insigne, sur cette marque d'autorité qui détonne avec les lieux. D'habitude, ils viennent en civil. Ils cherchent à se perdre dans la masse et à ne pas attirer l'attention sur eux. D'habitude. Mais ce type en face de toi, c'est un homme en mission. Tu écartes ta main avant de te faire chasser, tu déposes tes doigts à la naissance de ta nuque. Et tes lèvres, elles s'étirent dans un rictus assassin. « Depends on the questions. » Il tient ton regard, l'agent. À croire qu'il se refuse la moindre faiblesse. La moindre descente sur ta peau trop peu couverte. Ça ne provoque en toi qu'un défi de plus, qu'un pari fait avec toi-même. Lui aussi, il craquera. Il n'est pas plus différent qu'un autre. Les mâles, qu'importe l'espèce, ils sont tous les mêmes. Même une race comme les galariens, peu réputés pour leur appétit sexuel, fini par succomber aux formes des asaris ou des humaines.
Les interrogations de l'agent, tu t'en doutes bien. T'es pas conne, Logan. Tu sais très bien que ça a un lien avec ces livraisons d'armes volées. Ces boites qui disparaissent sans aucune trace à chaque fois qu'un marchand débarque. Tu sais, tu connais les détails. Les équipements, ils atterrissent directement entre les mains sales de Cerberus. Ordre direct de l'Homme Trouble. Pas plus un besoin de s'armer, mais plus pour semer le chaos au sein de la Citadelle et de ses forces. L'organisation, elle a ses propres technologies pour combattre et ce ne sont pas quelques flingues fabriqués à la chaîne qui peuvent contrer un atlas. Un moyen de désorienter, de détourner l'attention de la véritable menace.
Des moissonneurs qui s’approchent chaque jour un peu plus de la Citadelle. Des vaisseaux geths qui viendront nettoyer les restes sur place.
Une menace que tu préfères éviter en restant dans les rangs de Cerberus. Même quand tu méprises tout ce qu'ils représentent. Même quand leurs pensées sont contraires aux tiennes. T'as atterri chez eux contre ton gré, Logan. Embarquée quand ils ont secrètement mis la main sur le Purgatoire. Tu devais pas être au courant, tu devais être qu'une danseuse parmi toutes les autres. Mais t'as les oreilles qui traînent, et une force de persuasion qui t'a sauvé la vie. Bosser pour eux, ou mourir. Et t'es coincée là depuis, à écouter, à chercher les informations pour aller les répéter à l'oreille de Cerberus. Tu ne dis rien, tu ne te plains pas. T'es déjà assez surprise à l'idée qu'on te laisse vaquer à tes occupations, qu'on te laisse partager le lit de Talos. Leurs idéaux xénophobes qui les arrangent seulement aux moments opportuns. Ils ferment les yeux sur tes relations, du moment que cela leur profite. Et putain, tu t'sens tellement mal à chaque fois que tu révèles ce qu'on peut te confier entre deux râles de plaisir.
Tu jettes un rapide coup d'œil autour de toi, et d'un signe de la tête, t'invites l'agent à te suivre. Tu l'entraînes dans un coin à l'écart, comme tu le ferais pour quelques crédits de plus. Tu vas pour t'asseoir quand le sol sous tes pieds se met à trembler. Qu'un bruit assourdissant perce tes tympans. Les lumières vacillent, la musique saute. Et c'est le blackout complet. « What the fu… » Mais ta voix, elle est effacée au profit du son provoqué à quelques mètres de toi. De cette nuisance qui accompagne le tir d'un fusil à impulsion geth. Et dans ton crâne, les idées se remettent en place. « No, no, no. », que tu murmures comme pour toi-même. C'est trop tôt. On t'avait pas prévenue.
Un corps s'écroule devant toi, une asari aux yeux encore ouverts, dilatés par la peur ou la surprise. Tu tournes la tête vers l'agent, tu le dévisages pendant quelques secondes. Tu sens ton cœur au bord de l'explosion dans ta poitrine. Le rythme de ta respiration qui s'emballe. Et c'est avec une poussée d'adrénaline que tu t'empares de son arme de service. Tu sais très bien que les geths ne vont pas faire la différence, qu'ils ne vont pas s'attarder sur chaque organique croisant leur passage. Tu sais très bien que Cerberus ne te regrettera pas.
Tu sais que tu dois te défendre si tu veux survivre.
Alors t'abandonnes l'agent sur place. Tu te précipites à l'arrière du Purgatoire en évitant de te faire faucher. Tu profites de la cohue, des cris et des tirs échangés pour rejoindre l'arrière. Tu n'oses pas un regard en arrière, par un seul coup d'œil en direction des geths qui affluent dans le club. Non, tu fuies sans attendre. Pour essayer de t'abriter. Pour ne pas crever.

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Edgar Smith

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MessageSujet: Re: i'm in the middle of some calibrations (lodgar)   Mer 31 Oct - 19:22

Une drôle d’impression lui ronge les tripes. Un pressentiment – les remugles des on-dits, qu’il ignore. Autour de lui, les poivrots regardent, lorgnent et détaillent. C’est là, dans les bars et les clubs de la Citadelle, dans la crasse et le vice que toutes les espèces dansent sur un pied d’égalité. Un tableau vulgaire peint avec les couleurs de la débauche.
Pourtant, Edgar se tient droit. C’est l’autorité qu’il exprime mais c’est aussi l’inquiétude qui le mine – le calme avant la tempête. Une tranquillité aiguë, exacerbée par l’alcool qui coule à flot. Il ne bouge pas lorsqu’elle s’approche. Il ne bouge pas non plus lorsque les doigts de la danseuse se baladent sur l’insigne de son uniforme. Edgar, il n’a pas eu le temps de scanner les clients et encore moins les employées. Elle s’est imposée. Indécente, au-delà d’une tenue provocante. Une grimace qui devient un sourire concupiscent – une hypothèse. Une probabilité qui se perd dans les confins de l’univers connu pour ne plus jamais réapparaître. C’est vrai, ce qu’on raconte – les employées ne se limitent pas qu’aux déhanchements lascifs sur la piste de danse. « I’m fond of answers, actually. » Réplique-t-il d’un ton tranquille souligné d’un sourire narquois. Mais Edgar la suit – à l’écart des regards curieux et des oreilles qui le sont tout autant.
Il croise les bras et s’appuie contre une caisse remplies de bouteilles. « I guess you’re going to tell me you’re too busy whoring around with high-rankings turians to help me out, right? » Une gêne inexistante et une politesse absente. Il ne mâche pas ses mots, il ne l’a jamais fait. Une remarque déplacée, peut-être. Edgar n’en a cure, tant que les résultats sont là. Une remarque qui claque, surtout. Une remarque dans laquelle s’inscrit une part de vérité. Edgar lève les yeux vers les siens et c’est la défiance qui s’y esquisse.
Une défiance de courte durée. Un interrogatoire qui l’est encore moins.
Un tremblement, d’abord. Le silence, ensuite.
L’obscurité qui s’abat – plus de lumières, plus de musique. Les basses ne résonnent plus, remplacées par le son des fusils à impulsion. Son regard abandonne celui de la danseuse pour se focaliser sur la piste de danse. Les geths déferlent, des dizaines. Plus, peut-être – sûrement plus, ailleurs. Il se souvient des rumeurs, murmurées dans les couloirs du SSC. Des suppositions que personne n’a cru, pas même lui. C’est trop gros pour être vrai, c’est l’imagination de Shepard qui s’emballe, comme d’habitude.
Edgar perd l’équilibre lorsque les tremblements reprennent. Et puis le poids de son arme, à sa ceinture, disparaît en même temps que la danseuse. Il ravale un juron lorsqu’un geth s’effondre à ses pieds – ses circuits, arrachés par un krogan qui s’écrase à son tour, quelques secondes plus tard. Edgar se redresse et balaye le boucherie du regard – des cadavres, dans tous les coins. Des corps criblés de trous qui relâchent leurs derniers gargouillis agonisants. C’est la danseuse qu’il cherche et c’est elle qu’il redécouvre, en plus de son arme de service.
Il se baisse et esquive une volée de balles qui explosent contre les caisses d’alcool. Edgar s’éloigne du carnage simplement pour en débusquer un nouveau, dans la rue qui mène aux Halles. Ses doigts s’enroulent autour du poignet de la danseuse alors qu’il la tire en arrière, loin des geths qui tirent au hasard. Ils ne font pas de différence entre les races – ils massacrent à vue. « What the fuck is happening? » Question rhétorique – les rumeurs parlent d’elles-mêmes. Le sol se dérobe sous ses pieds. Les Secteurs bougent.
Il se tourne vers la danseuse, les lèvres pincées et les poings serrés. « You must get to the docking bay. There still might be some ships left. » Edgar n’y croit pas, pas vraiment. C’est une incertitude qu’il propose. Une incertitude qui repose sur l’altruisme – une chimère lorsque survivre repose sur l’égoïsme. Il abandonne son arme aux mains de la danseuse, Edgar.
Il ne compte pas l’accompagner.

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MessageSujet: Re: i'm in the middle of some calibrations (lodgar)   Lun 19 Nov - 21:13

Le cœur qui bat à cent à l'heure, menace d'exploser dans ta poitrine. Tu déglutis, tentes d'analyser la scène qui se déroule sous tes yeux. Des corps inertes, par dizaines. Les différentes espèces qui cèdent sans la moindre différence face aux assauts des synthétiques. A quelques mètres devant toi, une asari s'écroule après un duel au corps à corps avec un geth. La mort, présente sous toutes ses formes. La mort, qui fauche même les races centenaires. Et toi, t'es quoi dans ce tas, avec ta faible constitution d'humaine ?
Tu commences à comprendre les motivations de Cerberus, ce besoin qu'ils ont de faire des humains l'espèce à craindre. De faire de vous quelque chose de plus fort que vous ne l'êtes vraiment. De se défendre, dans un sens. Tu comprends, mais tu n'es pas en accord avec ces idées. T'es un peu une idéaliste, Logan. Une pauvre gamine qui rêve de voir les espèces cohabiter dans l'espace concilien sans chercher à se faire la guerre. Une idiote, qui pense que le reste du monde peut s'entendre. Mais cette utopie, elle n'est pas au goût de tes employeurs qui ne font qu'ouvrir la voie à un conflit ouvert. Quelque chose qui pourrait être bien pire que la Guerre du Premier Contact.
Ta main serre férocement l'arme de service de l'officier. Incapable de tirer, l'esprit embué par toute cette violence qui se dépeint devant toi. Le souffle court, comme bloqué dans ta gorge. Jusqu'à ce que tu sentes les doigts de l'homme sur ton poignet. Tu secoues la tête, ne cherches pas à dissimuler le pistolet que tu lui as volé. « I should have done better. », que tu dis, tes mots restant quelques secondes en suspension sur tes lèvres. T'aurais dû mieux te renseigner, mieux t'intéresser à toutes ces conneries dans lesquelles tu t'es retrouvée prise au piège. Obtenir la moindre information te permettant de savoir ce qui allait se dérouler aujourd'hui. « I knew they were coming. I fucking knew it but I had no idea when. » Tes doigts encerclent toujours autant la crosse de l'arme, pour bloquer les tremblements qui prennent possessions de ton corps. « And now, all of those people are dying because of me. » T'es comme pétrifiée sur place, incapable de faire le moindre mouvement. Incapable de te défendre, incapable d'attaquer non plus. La fuite que propose l'agent, elle n'est pas envisageable. Pas maintenant. Pas comme ça.
Tu retires ton poignet de son étreinte, tu plantes ton regard dans le sien. « I'm going to the embassies. Follow me or not, I don't care. » Tu n'attends pas une réponse de sa part, tu n'attends pas de voir la réaction sur ses traits. Tu récupères un omnitech sur le cadavre d'un soldat de l'alliance, ouvrant un plan de la citadelle pour trouver le meilleur chemin à prendre. La tenue en désaccord parfait avec l'instant. Tu détonnes entre ces murs maculés de sang. Rapidement, tu te débarrasses de tes talons pour faciliter tes déambulations sur le sol souillé. Et tu cours, tu t'échappes de ces lieux emplis de l'odeur métallique de l'hémoglobine. Te précipites pour quitter les secteurs, évitant de justesse la mort qui fauche aléatoirement. Tu tires à l'aveugle, priant pour ne pas toucher le moindre civil. Le myocarde en crise.
Un juron passe tes lèvres quand tu te retrouves en face d’un ascenseur verrouillé, la lumière rouge comme un coup de poignard.

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