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 if you want love (tedara)

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MessageSujet: if you want love (tedara)   Mer 26 Sep - 21:32

— If you want love, you gon' have to go through the pain
If you want love, you gon' have to learn how to change
[ tedara ] @nf

Un retour précipité au cœur de la nuit, un voyage autour de la Terre qui s'est résumé en vingt-six longues heures à valser entre les aéroports et les quais d'embarquement. Hawaii, Los Angeles, Londres, Brighton. Autant de cachets qui ont marqué son passeport et souligné son regard de nouvelles cernes. Il est épuisé, Teddy, il rêve de son lit et de retrouver un rythme normal. Mais il a encore le soleil d'Hawaii dans le sang et l'esprit figé sur d'autres latitudes. Il cherche du sens dans les déclinaisons solaires qui enveloppent Brighton, cherche du sens entre quelques étoiles et les lampadaires qui s'allument. Il n'est pas vraiment sûr de l'heure, il se pourrait bien que ce soit le matin, ou encore le soir. Une partie de lui est restée ancrée sur un autre océan ; un mois pour tisser des liens, un mois pour aller mieux. Un mois qui aurait pu se prolonger en une petite éternité, sans cette nouvelle. Inattendue et ravageuse. Un appel à l'aide lancé d'un autre fuseau horaire. Une demande dissimulée sous des mots terribles. Come back home, please. C'est ainsi qu'il l'a lu, entre les lignes pixelisées et deux remarques amères griffonnées par un cœur blessé. C'est ainsi qu'il l'a entendu et c'est pour cette raison que le lendemain même, il était dans un avion, à la première heure. Lui qui n'était pas pressé de rentrer, il se fait impatient de la retrouver. Il rumine à chaque feu rouge et pianote nerveusement sur le volant. S'imagine le meilleur, le pire. Sans doute qu'il aurait dû la prévenir, mais aurait-il vraiment accepté un refus ? Il n'est plus certain de rien, Walsh. Ni de ce qu'il veut, ni de ce qu'il a réellement. Ils ne se sont pas quittés en bons termes. Mais se sont-ils vraiment quittés – autrement que physiquement ? Il aimerait que ce soit simple et précis, comme l'anatomie humaine. Décrit par mille et un ouvrages référencés. Un sommaire, une question, une réponse – des solutions, en somme. Mais Clara ne se retrouve sur aucune table des matières, Clara, c'est une improvisation constante, une tornade que les meilleurs météorologistes n'ont pas repéré sur le tracé de sa vie. Sonner à la porte et patienter. Attendre le meilleur, mais se préparer au pire. Il se pince les lèvres Teddy, quand les pas se rapprochent de l'entrée et qu'on ouvre. Il se sent faiblir, derrière son carton de pizza et son sourire maladroit. « Salut. » Des échos douloureux qui irradient jusqu'au fond de son cœur. Des messages envoyés, reçus, ignorés. Des mots dans le vent et des palabres qui ont fait plus de mal que de bien. Pour en arriver là, comme si le dernier mois ne s'était pas passé – comme s'il n'avait jamais fui. « J'aurais peut-être dû te prévenir. Je viens de rentrer. Je m'inquiétais parce que t'as pas répondu depuis... » Depuis l'annonce. Il se racle un peu la gorge Walsh, danse d'un pied sur l'autre. Lui tend finalement la pizza. « Je voulais juste être sûr que tout allait bien. » Tout, plus cette petite vie qui grandit en toi. Il baisse les yeux et s'intéresse au paillasson. C'est toujours mieux que de confronter ce regard accusateur.

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Clara Andersen

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MessageSujet: Re: if you want love (tedara)   Dim 30 Sep - 17:50

— And I hear a storm is coming in.
My dear, is it all we've ever been?
[ tedara ] @novo amor

C'est une énième journée désordonnée qui se termine. Le bazar est intérieur. C'est d'abord un départ plus communément appelé abandon implicite. S'en suit alors des interrogations comme tout bon humain sur cette terre. Quand quelque chose ne va pas, c'est bien connu, il faut alors tout questionner. Un réflexe plus ou moins logique mais absurde dans bien des cas pratiques. Qui peut coûter beaucoup, sur le moral d'une personne. Ensuite, tout mène à une conclusion, difficile à aborder. You like him way more than you thought girl and now, you feel dumb and hurt. Une disposition bien nouvelle par la jeune femme. Because she's not the one that cares the most usually. Des picotements familiers mais différents. Différents de son départ de Londres il y a plusieurs années, différents de sa petite rupture dont elle s'est remise bien vite. Des picotements plus intenses et traîtres. Localisés à des extrémités qu'elle ne pensait pas franchissables. C'est des parcelles de son coeur qu'elle découvre, plus la douleur se fait pesante et plus le temps passe. C'est si lourd et bruyant un coeur finalement. Quand tout va bien, on l'oublierait presque, battant en second plan. Mais quand notre monde s'effondre, quand un être vous manque, c'est tout ce qu'on perçoit, brulant au centre du thorax. Enfin, pour achever ce qu'il vous reste, c'est une nouvelle. Une nouvelle qui réveille tous les autres organes, qui bouscule tout un corps dans le vaste champ de la panique et de la peur aussi. Une autre vie que la sienne est alors concernée. Cette même autre vie qui prend domicile dans ce corps qui est le sien. Celui d'une femme désarmée. Un polichinelle dans le tiroir et pourtant, rien ne semble être une bonne nouvelle. Pour cause, elle n'arrive pas à croire que ça lui arrive et encore moins maintenant. Sans doute dans le pire timing au monde. La sonnette d'alarme est inaccessible. Le bon sens, une option. Elle est en colère, puis heureuse et finalement en pleurs, en l'espace de simples minutes. Mais il faut faire face, le temps d'une journée de travail au musée. Éviter les conversations risquées avec les collègues. Prétendre être fatiguée. En réalité, c'est le cas. Le sommeil est bien trop mouvementé ces dernières nuits. Parce que la même question persiste la nuit tombée. What do I do ? Mais les réponses ne nichent pas dans l'obscurité, ni sous la couette. Alors une fois rentrée, elle s'enfonce dans le canapé, une boisson chaude comme carburant. Même si elle aimerait la diluer avec quelque chose de plus fort, c'est impossible désormais. Alors elle repense une nouvelle fois, à tout ce que cela implique. Et c'est submergée, qu'elle ferme les yeux quelques secondes, en espérant les rouvrir au sein d'une autre réalité. Mais tout ce qui l'interpelle, c'est le signal sonore à la porte d'entrée. Une intervention non programmée et surprenante. Même s'il avait déclaré revenir à la maison. But where is home exactly ? C'est un premier salut, douloureux, comme une mélodie qui nous revient et qui importe avec elle tous les souvenirs qu'on y rattache. Des souvenirs qui troublent ses mots et ses pensées. Clara se sent si petite, face à lui. De nouveau. Elle a envie d'éclater en sanglots comme elle a aussi envie de taper du poings sur son abdomen ou encore, qu'il enroule ses bras autour de son corps plus si familier et plus seulement sien. Elle détaille son visage, les moindres traits que la lumière artificielle veut bien illuminer. Cherchant le moindre changement. La moindre évolution dont elle n'a pas été témoin. Elle remarque enfin le carton de pizza dans ses mains. « Tu as tapé comment amadouer une femme enceinte qu'on a abandonné dans la barre de recherche Google ? » Annonce-t-elle d'une voix si calme et douce en désignant le carton d'où s'échappe l'odeur qui lui chatouille les narines. Une voix épuisée à vrai dire, venant d'une personne qui, n'a pas très envie de se battre pour l'instant. Quand même bien, enceinte ou pas, la nourriture fonctionne la plupart du temps avec Clara.

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Dernière édition par Clara Andersen le Dim 14 Oct - 21:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: if you want love (tedara)   Dim 14 Oct - 19:55

— I'm missing my heart race
And how your kisses were my favourite taste
[ tedara ] @dagny

Il se fait peur Teddy, en s'imaginant une autre version du dernier mois. Il se fait peur, en s'imaginant où il serait aujourd'hui sans cette annonce précipitée en quelques sms maladroits. Est-ce qu'il serait resté à Hawaii ? Est-ce qu'il aurait bougé à l'autre bout du monde encore, sans le moindre scrupule ? L'idée d'être aussi égoïste le révulse et il en prend toute la mesure aujourd'hui, alors qu'il se tient sur le pas de sa porte, une pizza presque tiède entre les mains et le cœur en panne. Elle se découpe dans la lumière, la silhouette si familière. Il n'en a pas oublié les courbes ni les traits. Des esquisses éphémères retracées dans le sable, à l'autre bout du monde. Un souvenir imprégné sur chaque parcelle de sa caboche blonde, l'image de deux yeux pétillants qui ont rendu toutes les autres femmes trop fades. Une maladie trop douce, pour laquelle il n'a trouvé aucun remède. Pathologie maligne qui a troué ses nuits de quelques insomnies, dans la chaleur crevante de l'île. Il se souvient de s'être entouré, de s'être perdu dans les soirées et sur les lignes de shots, il se rappelle d'avoir ri aux éclats et parlé de sa sirène à d'autres marins en perdition. Il se rappelle s'être fait un millier d'amis, dans les bars ou au bord des vagues et pourtant, il ne s'est jamais senti aussi seul. Parce qu'elle n'était pas là pour cet énième périple. Elle n'était pas là, et il s'en veut. Son regard s'attarde maladroitement sur son ventre, où il s'imagine tout un monde. Loin des livres d'anatomie et des viscères qu'il parcourt du bout des doigts sur une table d'opération. Il voit quelque chose de concret, mais de tellement plus abstrait à la fois. Une moitié de lui. Une moitié d'elle. Un imprévu qui lui met le palpitant en vrac. Un drôle de sourire barre ses lèvres. Il est mal à l'aise, Walsh. « Faux, t'étais pas enceinte. » Il hausse les épaules. « Enfin, je ne le savais pas. » Est-ce que ça y aurait changé quelque chose ? Sans doute. Peut-être qu'il aurait pris un second billet d'avion. Peut-être qu'il n'aurait jamais décollé. Peut-être qu'il l'aurait fait, sa foutue overdose. Peut-être qu'il se serait inscrit dans un centre de désintoxication. Peut-être qu'il aurait été honnête, avec elle, avec lui-même. Peut-être. Il regarde ailleurs, Teddy. Fuit du regard, car ses jambes elles, restent paralysées sur place. « Je me suis dit qu'on pourrait peut-être faire une trêve. Juste ce soir. » Douze petites heures, même pas. Une parenthèse hors du monde. Un peu de répit, avant la prochaine bataille. Il sait qu'il a bien des torts à se faire pardonner, Teddy. Plus d'excuses à fournir en une heure que certains hommes dans toute une vie. Il sait qu'il a fait n'importe quoi, qu'il a mal réagi ; qu'il s'est comporté comme un gamin capricieux. Il sait qu'elle a toutes les raisons du monde de lui claquer la porter au nez et pourtant, il se permet d'espérer, juste un peu. « Honnêtement j'ai plus de vingt-six heures de vol et d'aéroport derrière moi. Je ne sais pas quel jour ni quelle heure il est, et j'ai pas envie qu'on joue la troisième guerre mondiale ce soir. » Il baille derrière sa main et papillonne des yeux. Même la nervosité ne suffit pas à le tenir éveillé. Il est épuisé, Teddy. Épuisé par le voyage, épuisé par ses propres conneries et les ratures qui s'alignent dans son histoire. « On pourrait juste manger de la pizza devant un mauvais film jusqu'à s'endormir. Et demain, tu pourras me gifler et me virer de chez toi en criant comme une furie. Après un café, bien sûr. Deal ? » Un sourire maladroit qui borde ses lippes. Il espère sans doute trop, Teddy, mais qu'est-ce qui lui reste de plus, désormais ?

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MessageSujet: Re: if you want love (tedara)   Mer 17 Oct - 21:44

— On joue, mais là, j'ai trop joué
Ce bonheur, si je le veux, je l'aurai
[ tedara ] @angèle

Parfois, notre imagination nous joue de vilains tours. Nous nous projetons. Sur une situation, des mots. Sur une personne, des attentes. Les bons mots, les bonnes actions, des effets dénués de subjectivité. C'est ce qu'on aimerait entendre, ce qui n'arrive pas. Alors, confronter à une toute autre réalité, il se peut que certaines paroles fassent violence. Comme cette contestation, totalement légitime pourtant. T'étais pas enceinte. Du moins, ils étaient loin d'en avoir connaissance. Ce n'est cependant pas ce qu'elle cherchait à démontrer. L'insinuation douteuse crachée dans la panique. L'humour déguisée comme seule défense. That's Clara. Mais enceinte ou pas, il est tout de même parti comme un voleur avec son précieux cœur sous le bras. Enceinte. Ces mots, de sa bouche, comme un nouveau poids sur la conscience. Une vérité qu'elle a encore beaucoup de mal à intégrer. Puis, tout bascule vers un autre sentiment quand il parle d'une possible trêve. La rancœur de Clara crie au scandale. Sa fatigue morale et physique retient des paroles qu'elle pourrait regretter. Elle laisse échapper un rire nerveux à la place. Est-ce qu'il s'agit d'une caméra cachée ? Elle l'écoute, attentivement, se lamenter sur des heures de vols interminables. Une distance qu'il a lui-même imposé. Une décision pour laquelle il n'a pas jugé bon de la concerter. You did that to yourself, to us Teddy.. you did that to me. Et c'est ce qu'elle a le plus de mal à digérer, petite femme blessée. Ce qu'il propose, c'est un pansement. Un pansement fragile qui peut, à tout moment, disparaitre au contact de l'eau ou d'un simple vêtement. Rudimentaire. Temporaire. Tandis que ce qui grandit à l'intérieur d'elle, c'est tout le contraire. Il a peur d'une troisième guerre mondiale. Les peurs de Clara sont d'une toute autre portée. The only way is through, not backwards. S'il pense qu'elle veut se battre, il fait fausse route. La jeune femme n'en a ni l'envie, ni la force. Il est arrivé, le jour où Clara Andersen a besoin d'affronter ses problèmes en face. Où elle se sent, à peu de choses près, prête à avoir une réelle conversation, calmement. Ce qui en revient à être naïve finalement. De toute manière, il préfère continuer à fuir. « Pourquoi venir ici ? Si c'est pour ignorer tout le problème ? » Ajoute-t-elle en se proclamant subtilement comme tel. Tout ce qu'elle demandait, à l'origine, c'était une réponse à son appel à l'aide. Mais ce n'est pas une pizza ni un mauvais film qui sortira la jeune femme de sa torpeur. « Je ne suis pas certaine de pouvoir te promettre une telle trêve.. » Parce qu'elle a eu des semaines pour se parler à elle-même, pour passer en revue tous les dialogues possibles et imaginables. Du temps, il en a eu aussi. Un mois, ce n'est pas suffisant ? Le silence, c'est tout ce qu'elle avait et elle ne peut plus vivre avec. Pas maintenant qu'il est de retour et qu'il pourrait apporter tellement. « Rentre chez toi Teddy.. » Elle n'a pourtant pas envie qu'il disparaisse une nouvelle fois dans la nuit. Tout le contraire. « Va te reposer. » Mais prétendre que tout va bien en rejouant la cassette d'une soirée d'antan.. c'est au-dessus de ses forces. Elle n'est pas capable d'oublier avec la facilité qu'il semble maîtriser. Clara n'a pas ce privilège. « Ça t'évitera d'avoir affaire à la furie. » Si c'est l'image ingrate qu'il veut lui coller, malgré que sa voix soit si douce à cet instant. Sa main se pose délicatement sur le côté de la porte. Elle semble si résignée, alors qu'intérieurement, elle est toujours aussi décomposée.

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MessageSujet: Re: if you want love (tedara)   Dim 21 Oct - 23:11

— Does she know that we bleed the same?
[ tedara ] @syml

Les yeux injectés de sang mais le cœur desséché. Un drôle de paradoxe. Une logique que son corps n'arrive même pas à retrouver. Vingt-six heures pour trouver les bons mots, les belles excuses, enveloppées dans des sourires. Vingt-six heures pour devenir un peu poète, un peu Romeo, un peu parfait. Vingt-six heures et la panne d'inspiration est toujours là. Éternelle, calée entre ses lèvres. Il est plus doué avec les gens qui dorment sur sa table d'opération, Teddy. Eux n'exigent pas quelques syllabes bien arrondies et des excuses édulcorées. Eux ne demandent rien. Il essaye d'y aller au culot, sa pizza entre les mains et un sourire maladroit de grand gamin plaqué aux lèvres. Il lui fait presque les yeux doux et montre patte blanche, comme si c'était si simple. Comme si elle pouvait tout balayer ; ce dernier mois et les mots qui se sont perdus sur les ondes, la colère et des larmes qu'il n'imagine même pas. La réponse ne lui plaît pas, à Walsh. Il écoute son palpitant qui se morcelle alors que son esprit épuisé recompose les syllabes qu'elle laisse échapper dans la nuit. Il fronce les sourcils et perd doucement son sourire. Entend ce qu'il ne veut pas comprendre. Tu pensais vraiment que ça allait être si simple, Walsh ? Poor boy. « Pourquoi est-ce que tu fais ça, Clara ? » Parce que c'est de sa faute à elle, n'est-ce pas ? C'est plus facile de se dédouaner. Plus facile de fuir comme ça. De partager les torts et même de lui en donner toute la charge. Il secoue la tête et se pince les lèvres. « Je reviens, je suis là, je. » Les mots lui en manquent, à Walsh. Il s'écarte. Prend un pas en arrière, et puis deux. Se laisse happer par la nuit et par ses propres ombres, celles que le soleil hawaïen avait réussi à atténuer. Elles sont toujours là, en réalité, et la fatigue n'arrange rien. « C'est quoi le plan ? Me dire de revenir pour mieux me faire partir ? » Il hausse les épaules et laisse retomber ses bras le long de son corps, lourds comme du plomb. Il est perdu. Entre ce qu'il veut lui, et ce qu'elle veut, elle. Il ne sait pas ce qu'elle attend de lui, et lui-même n'est pas certain de ce qu'il désire désormais. Son cœur tambourine et dans sa tête, c'est le cataclysme. Il passe ses mains sur sa nuque, prend quelques pas sur le perron pour regarder les environs. Les lampadaires trop  pâles et une route déserte. Un quartier endormi, qui lui rappelle qu'il devrait en faire autant. « Fuck it. » La frustration au bout des lèvres. Il maîtrise le scalpel comme un magicien, Teddy ; mais pas l'esprit des gens et encore moins sa propre vie, dernièrement. Il se détourne et dévale les quelques marches pour prendre la fuite. Se tourne une dernière fois vers elle. Il aimerait lui dire bonne nuit. Il aimerait lui dire au revoir. Il aimerait lui dire je t'aime. Mais tout ça, c'est au-dessus de ses forces. Coincé au bord de ses lèvres. Alors il secoue simplement la tête et il s'enfonce dans la nuit.

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MessageSujet: Re: if you want love (tedara)   Aujourd'hui à 0:06

— I know how it feels being by yourself in the rain
We all need someone to stay
[ tedara ] @vancouver sleep

Pourquoi est-ce que tu fais ça, Clara ? Ce n'est pas innocent comme questionnement. Ni nouveau finalement. C'est donc son pattern, à Andersen. Quand bien même, elle pensait que cette fois-ci, les choses seraient différentes. Il n'en est rien. Ce qu'elle dit, fait, c'est sur l'instant, motivé par un coeur fébrile, une fatigue battante et des sentiments à vifs. Gérer les conséquences, c'est tout ce qu'elle sait faire. Beaucoup d'improvisation mais des compétences aiguisées avec le temps, avec l'expérience. Disons qu'elle n'en est pas à son premier coup. Sauf que les rôles sont inversés dans cette situation. Oui, il revient, pour elle. Il est là. Mais sa visite implique des conditions. Des conditions auxquelles elle ne peut se plier présentement. Petit insolant, si tu penses qu'elle a un plan.. Sa venue, elle n'y croyait plus. Alors pourquoi est-ce qu'elle voudrait le faire repartir, de nouveau, maintenant ? C'est tout le contraire. Elle ne sait juste plus comment exprimer les choses clairement. La communication est brisée depuis bien trop longtemps. Depuis ce soir où tout a basculé. Depuis qu'il est parti. Depuis que tout leur monde a implosé. Son plan n'impliquait aucunement de tomber enceinte d'un homme dont elle est désormais amoureuse. Un homme qui ne cesse de fuir. Cette fois-ci parce qu'elle l'invite à le faire. En espérant, au plus profond d'elle-même, qu'il en décide autrement. Naïve. Il crache finalement deux mots. Deux mots qu'elle aimerait lui renvoyer au visage. Fuck you, Walsh. Elle ne sait même plus d'où ça vient. Il serait bien trop facile de blâmer ça sur les hormones et pour ce qu'elle en sait sur le sujet.. Il s'éloigne déjà quand une larme dégringole sa joue. Puis, une autre et une troisième. Elle s'en rend compte quand l'une d'elle perle sous son menton. Elle se dégage un peu de la porte, vers les escaliers qu'il commence à descendre. « Et ton plan à toi c'est de prouver que t'es lâche ? » It's working.. Des mots qu'elle regrette instinctivement, mais qui font déjà écho dans l'obscurité. Elle se rattrape à la barrière qui se dessine sur le pallier. C'est comme si ses jambes tremblaient. Comme si son corps allait se désintégrer sous son poids. Les larmes floutent sa vision, ses oreilles sifflent. La douleur est telle que c'est physique. Le retour à l'envoyeur. Le conflit, Clara, elle déteste ça. On peut y découvrir un tout autre visage, alors bien souvent, elle préfère fuir avant que cela arrive. En effet, sous cette façade douce, s'y cache parfois un tonnerre dormant. Ce qui submerge pourtant, ce sont les regrets. De lui avoir annoncé cette grossesse. D'être en grande partie la raison pour laquelle il est revenu ici, quand c'était évident, qu'il était mieux où il était, avant. Difficilement, elle regagne son appartement, dans l'espoir de s'allonger au plus près, sur le divan. Afin de sombrer, dans un tout autre néant.

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