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 life is a highway. (ford)
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Jane Ryder

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MessageSujet: life is a highway. (ford)   Dim 16 Sep 2018 - 19:28


≈ ≈ ≈
{Life's like a road that you travel on
When there's one day here and the next day gone
Sometimes you bend and sometimes you stand
Sometimes you turn your back to the wind. }
crédit/ tumblrlife is a highway; rascal flatts.

La belle brune avait un besoin de décompresser, de prendre un verre sans se prendre la tête. Elle n'avait pas eu de nouvelles de son frère depuis un bon moment, mais elle avait prise la décision de ne pas l'harceler et de le laisser venir à elle; s'il en ressentait le besoin. C'est vrai, qu'elle se faisait énormément de soucis pour lui, mais en même temps; il n'était plus un enfant, c'est un homme maintenant et elle doit le laisser mener sa vie; prenant le risque de veiller sur lui comme elle peut en demeurant dans l'ombre. Bref, la jeune femme vint à se préparer pour sortir prenant soin d'appeler des copines au passage, malheureusement celles-ci semblaient savoir donner le mot pour être indisponible, mais bon tant pis Jane allait devoir sortir en solitaire. De toute façon, Brighton était une petite ville et forcément; elle allait finir par croiser des visages familiers, elle avait aucun doute. Enfin prête, elle décida de se rendre au club à pieds; ayant l'envie de marcher un peu et de profiter de l'air frais avant de se retrouver dans cet endroit rempli de corps et d'hormones en ébullition. Venant à arriver, elle pénétra dans l'établissement saluant des gens d'un signe de tête au passage et essayant de se frayer un chemin vers le comptoir du bar. Bien souvent, la demoiselle ne restait pas souvent assise préférant aller se défouler sur la piste de danse; elle dansait comme un pied, mais se foutait littéralement du regard des autres. Cette qualité semblait prendre le dessus sur tout le reste, chez la jeune ryder. Finalement, elle réussit à se rendre au comptoir et se commanda simplement une bière, finalement elle finit par la recevoir et c'est sa bouteille à la main qu'elle scruta son environnement se laissant enivrer par la musique et l'ambiance des lieux. Soudainement, son regard se plissa lorsqu'elle sembla apercevoir cette silhouette familière. Son regard clair demeura un instant sur lui, comme si elle voulait s'assurer qu'elle ne se trompait pas, mais elle était persuadée de ne pas se tromper et c'est pour cette raison; qu'elle se dirigea simplement vers lui. Il semblait en discussion avec une grande blonde; l'image la fit sourire amusé et elle attendit tranquillement, la blondinette semblait en total admiration devant le jeune homme, elle venait même à glousser et Jane dû détourner le regard pour ne pas pouffer de rire. Finalement, leurs regards se croisèrent alors que la blonde était toujours en discussion avec elle-même;  la demoiselle interrogea ford du regard lui demandant s'il voulait qu'elle le sorte de là ou non, il n'avait qu'un signe à faire.

@ford rosendale

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MessageSujet: Re: life is a highway. (ford)   Dim 30 Sep 2018 - 21:10

Au comptoir, seul face à ton verre et tes pensées à la con. Tout y passe, tout t’assaille d’une violence malsaine. Maxine et son silence. Seth et ses conneries. Ton boulot de merde et ton patron abusif. Tout s’aligne parfaitement, prêt à t’faire péter un câble. A t’rendre fou, Ford.
Tu bois une gorgée, espérant avaler par la même occasion tes problèmes. Les faire disparaître, une bonne fois pour toute. T'aimerais t'en moquer. T'aimerais pouvoir passer à autre chose d'une facilité déconcertante. Comme si c'était si facile. Tes doigts glissent autour du verre, tes yeux plantés sur le liquide transparent qui s'y trouve. L'alcool qui t'arrache la gorge à chaque fois, que tu sens passer dans tes veines à mesure que tu bois. Tu passes une main lasse sur tes traits. T'es claqué. T'as passé la journée à courir partout pour chercher des documents et autres contrats à la con. Comme si t'étais le seul à avoir des jambes, putain. Tu t'revois arriver à bout de souffle devant le bureau de ton boss, pour qu'il te demande de repartir aussitôt chercher quelque chose d'autre, sans que lui ne prenne le temps de sortir son cul de sa chaise. Un de ces jours, tu vas l'envoyer chier ce connard.
Un de ces jours, t’arriveras à faire c’que t’aimes.
T'es interrompu dans tes songes par une silhouette se glissant à ta droite. Jolie créature au sourire étincelant. Et elle commence à parler, la blonde. Elle veut t'offrir un verre, comme si celui devant toi ne suffisait pas. Comme si t'avais la tête à ça, en premier lieu. Tu veux refuser, secouer la tête et lui faire comprendre que t'es pas intéressé, mais elle te laisse pas le temps d'en placer une. Ton regard divague, cherche la moindre échappatoire. Et tu sens ton cœur se soulever d'espoir quand tu croises le visage familier de Jane. Sourire pincé à l'attention de la nouvelle venue et t'arrives enfin à la couper dans son débit de paroles. « Désolé, ma copine est juste là. » Ta main tenant ton verre désigne la brune à quelques mètres et sans attendre la moindre réponse, tu t'échappes en direction de la chanteuse. « T'es ma meuf maintenant. », que tu lui glisses à l'oreille. Et putain, t'es heureux de tomber sur elle. De dire adieu à ta solitude latente. Au moins pour une soirée.

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MessageSujet: Re: life is a highway. (ford)   Mar 2 Oct 2018 - 17:58

T'es toujours là, en retrait témoin de cette scène plutôt marrante, ta bière la main. Vos prunelles se croisent et il t'offre un sourire, tu décides donc de le laisser faire avec sa compagne du moment. Tu le vois qu'il s'adresse à la belle blonde, puis tu le vois qu'il te désigne d'un signe alors toi; tu te contentes de sourire lorsque le regard de la blondinette finit par tomber sur toi. Tu ne sais pas trop ce qu'il a pu raconter à celle-ci, mais tu finiras par le savoir assez tôt. Puis voilà qu'il s'avance vers toi, venant te glisser ces mots à l'oreille; « T'es ma meuf maintenant. » T'as un sourire qui se forge sur tes lèvres pulpeuses, voilà le rôle que tu joueras ce soir pour les curieux qui vous regarderons trop. T'es amplement en mesure de jouer ce rôle là, sans problème. « Rien de moins..» Que tu viens à lui souffler, alors que la belle blonde t'adresses un dernier regard, pendant que toi; tu lui souris doucement la regardant s'éloigner pour probablement se trouver une nouvelle proie pour la soirée. Tu lui fais un léger signe de tête l'invitant à s'éloigner un peu, pour se poser dans un endroit un peu plus calme pour réussir à échanger, tu te faufiles parmi ces corps et tu ne peux pas t'empêcher de bouger un peu au rythme de la musique laissant échapper un rire léger d'entre tes lèvres. la trentaine que tu as maintenant, mais parfois on dirait que t'as encore l'air d'être dans ta crise d'adolescence, tu profites de la vie à fond. Souvent, tu te dis que tu devrais te calmer un peu; te ressaisir et devenir entièrement "adulte", mais on dirait que t'as pas envie complètement de franchir ce cap. Tu as probablement le syndrome de peter pan, mais tu t'en fous et t'assumes complètement; tant pis si ça ne plait pas. Finalement, tu viens à vous trouvez une place et tu t'assis venant à glisser une main dans ta tignasse brune claire, puis tu captes le regard du jeune homme, curieuse de savoir comment il va. T'observes ses traits, il semble blasé. Tu te pinces les lèvres, et t'oses finalement prendre la parole; « J'le sais pas si tu l'savais déjà, mais t'as une sale gueule.» Tu viens à glisser le goulot de ta bière contre tes lèvres pour en boire une fine gorgée et t'appuies ton dos contre le dossier de ta chaise. Avec Ford, t'as toujours été comme ça, complètement transparente et franche dans ce que tu dis. Tu n'utilises jamais de gants blancs, à quoi bon? Souvent là, pour le secouer; plus souvent qu'autrement, tu t'amuses peut-être à jouer sa fausse meuf ce soir, mais dans la réalité ça c'est ton rôle, ton vrai rôle. Un sourire malicieux se glisse sur tes lèvres et dans un haussement d'épaules, tu rétorques; « À croire que l'air du mec blasé, ça attire les gonzesses.» Évidemment, tu fais référence à la blondinette de tout à l'heure qui n'avait que de yeux pour lui.

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MessageSujet: Re: life is a highway. (ford)   Dim 21 Oct 2018 - 16:24

Un sourire sincère ancré sur tes lèvres, tu suis Jane au calme, ton verre toujours serré entre tes doigts. Tu te laisses tomber à côté d'elle, tes jambes subitement lasses. T'imites son geste, glissant tes phalanges entre tes mèches blondes, fermant les yeux quelques secondes. T'es claqué, putain. Complètement achevé par tes semaines qui s'enchaînent et se ressemblent toutes. Tu fous en l'air ton rythme de sommeil, à la demande de ton boss. Parce qu'il t'appelle en plein milieu de la nuit pour prendre un avion, parce qu'il te réveille à des heures indignes pour préparer sa journée au dernier moment. Alors ça t'fait doucement rire quand Jane t'assène ces paroles lourdes de vérité. « J'espérais que la pénombre du bar cache les dégâts. », que tu réponds en prenant une gorgée de ton verre.
Ça fait longtemps que t’as pas pris le temps de raconter tes déboires à Jane. Elle remonte, la dernière fois où tu t’es posé avec elle pour te plaindre de ta carrière catastrophique. Où elle t’a écouté te plaindre.
Tu jettes un regard vers cette fille qui te collait y'a quelques minutes, un rictus installé au coin des lèvres. Tu hausses les épaules aux mots de la brune. « Elle pensait sûrement que j'étais une proie facile. » Le cliché du mec au cœur brisé par son ex, prêt à tout pour l'oublier. Mais la seule chose qui déraille ce soir, c'est ton crâne et la fatigue qui s'y est installée. Tu liquides ton verre, comme si ça allait te donner un coup de fouet. Comme si ça allait réveiller tes sens endormis. Te faire oublier un regard azuré qui ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu. Cette erreur encore encrée en majuscule dans ta tête. « Et toi ? Tout va bien de ton côté ? », que tu lui demandes en tournant de nouveau la tête vers elle. T'avoues honteusement à travers cette question que tu n'as pas pris assez de nouvelle. Que t'as trop mis de côté votre amitié au profit de ta vie professionnelle. De ton purgatoire. Pote en carton.
Tu fais signe à un serveur pour qu’il t’apporte un nouveau verre, ignorant cette voix qui t’invite à rester sobre ce soir. Mais t’en as assez, Ford. T’en as marre de faire attention en permanence, de garder la tête claire et prête à imploser. T’as besoin de sentir l’alcool se délier dans tes veines, détendre tes muscles. Te faire oublier toutes tes emmerdes.

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MessageSujet: Re: life is a highway. (ford)   Mar 6 Nov 2018 - 20:21

T'essaies de détendre l'atmosphère, de sortir tes blagues pourries pour lui soutirer un maigre sourire. Tu l'sens tendu, ça fait un moment que tu ne l'as pas vue. C'est vrai, t'es pas la meilleure des potes qui existe sur terre. T'es pas l'genre de nana à prendre des nouvelles de façon régulière, c'est pas que t'aimes pas ton réseau social, ta garde rapprochée, mais t'as toujours été comme ça. Tu ne prends pas toujours soin de tes relations amicales, à croire que t'as jamais vraiment appris comment faire du haut de tes trente ans. Tu te dis, qu'il serait peut-être temps que tu accordes un peu plus d'importance à tout ça, si tu ne veux pas finir par te retrouver seule. M'enfin, t'es un peu soulagée avec Ford parce qu'il semble terriblement occupé, du coup il n'a pas pris de nouvelles de toi non plus, alors tu t'sens moins coupable comme ça. En même temps, quand tu le revois il faut peu de temps pour que vous retombiez dans vos vieilles habitudes, comme si tu l'avais vue la veille. Elle pensait sûrement que j'étais une proie facile. » Ces propos t'arraches un sourire, lui une proie facile? Tu en doutes fortement, mais bon peut-être que tu ne le connais pas véritablement au fond. Il termine son verre et fait signe à la serveuse d'en préparer un second. Puis, son visage se tourne doucement vers le tien; « Et toi ? Tout va bien de ton côté ? » Tu t'humectes les lèvres et t'acquiesces finalement. Ça fait plusieurs mois que t'es rentrée pour de bon, que t'as laissée ta carrière de musique de côté pour tenter de te retrouver toi-même. Ça n'a pas été évident au début, encore aujourd'hui t'as parfois l'impression d'avoir fait une énorme connerie. Par contre, c'est quand tu passes du temps avec ton frère ou encore ces quelques heures dans cette boutique d'antiquité. Que tu te balades dans les rues, que tu t'arrêtes prendre un café prenant l'temps de le savourer que tu réalises que c'est la meilleure décision que tu as pu prendre à cette période de ta vie. Tu ne t'es pas décidé à tirer un trait entièrement sur la musique, d'ailleurs celle-ci fait toujours partie de toi. Il t'arrive de gratter quelques notes, de griffonner quelques paroles quand l'inspiration te viens. Tu peux dire actuellement, que tu te sens bien et que tu n'as plus cette pression de la performance. Il t'arrive parfois de te rendre voir les spectacles du petit-fils de ton patron, ce dernier possède un groupe et tu peux sentir qu'ils ont le feu, une chose que toi aussi tu avais à un moment et que t'espères retrouver pleinement un jour. « Ouais ça va, ça va même plutôt bien.» Comme si le fait de lui dire, tu venais à le prendre conscience toi-même; t'es bien Jane et c'est tout ce que tu souhaites pour le reste, tu verras, tu ne te met aucune pression supplémentaire, tu te contentes de vivre. Tu vois la serveuse revenir avec un nouveau verre, puis tu te pinces les lèvres un moment venant à reprendre parole; « Tu le sais que j'peux te tirer les vers du nez, mais j'préfère que ça vienne de toi, t'es sûr que ça va?»

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MessageSujet: Re: life is a highway. (ford)   Mar 27 Nov 2018 - 20:16

Elle te dit qu'elle va bien, Jane. Et tu la crois, quand tu vois ce sourire sur son visage, quand tu vois cet air dans ses yeux qui veut dire tellement de choses. Ça en fait au moins une. Et toi aussi, t'aimerais pouvoir te vanter de la même chose, d'assumer le rictus aux lèvres que tout va bien dans le meilleur des mondes. Que ta famille n'est pas complètement explosée depuis de trop longs mois. Que ta vie sentimentale n'est pas qu'une succession d'échecs de plus en plus catastrophiques. Que ton boulot n'est pas un esclavagisme des temps modernes. Tellement de choses que t'aimerais dire, que t'aimerais faire sans avoir à penser à tout ce qui te bouffe en silence, à tout ce que tu caches derrière ces sourires de façade qui finissent par se fissurer, eux aussi. Et elle le remarque bien, la chanteuse. Lit en toi quoi comme un livre ouvert. Simple haussement d'épaule en guise de réponse à sa question, comme si les mots étaient beaucoup trop brûlants pour sortir sans t'achever. Le geste se veut innocent et pourtant, y'a ton visage qui se décompose dans le même instant. Des tentatives vaines de mentir, d'omettre une vérité pourtant évidente : tu ne vas pas bien, Ford. Les emmerdes s'enchaînent, et t'as l'impression de ne plus pouvoir compter sur personne dans tout ce bordel. T'as l'impression qu'on te tourne le dos alors qu'au final, c'est toi qui te renfermes sur les autres en faignant un sourire de circonstance. « Hier, ça faisait huit mois que ma sœur ne m'a pas adressé la parole. » La réalisation à la voix haute, quand tu te décides enfin à compter les jours. Huit mois, c'est beaucoup. Huit mois, c'est trop. Bordel, tu commences même à oublier le son de sa voix. « Huit mois à faire la morte, alors que c'est Charlie qu'est six pieds sous terre. », que t'ajoutes avant de prendre une gorgée d'alcool. Charlie, le frère disparu qui a laissé derrière lui un véritable champ de bataille. Tu fuies le regard de Jane, préfères fixer d'un air peu intéressé la vodka dans ton verre. Le goût te brûle encore les lèvres, laisse une traînée chaude dans ton œsophage. Détend tes muscles jusqu'en bas de tes jambes. Un mal nécessaire.
Et putain, si seulement ton aînée était le seul problème dans l'équation, si ton attention n'était prise que par des soucis familiaux. Le rire jaune qui s'échappe de tes lippes. « Et j'te parle même pas de mon boulot qui me donne envie de me mettre une balle. » Tu t'revois au départ, tellement heureux de trouver une place dans le monde du cinéma. Oh, que t'étais con, Ford. Les espoirs stupides de pouvoir montrer ton véritable talent aux contacts de ton boss, de signer un contrat ailleurs. De vivre de ta passion. Pire qu'un gosse. Des mois que ce putain de travail a commencé, et t'es toujours au même stade. Tu vas toujours chercher tous les matins le café tiède, avec deux sucres et crème de l'autre connard. Tu coupes toujours ton sommeil quand ton téléphone sonne, bien après la nuit tombée. Le rythme de vie complètement aléatoire, et le crâne en vrac. Elle a parfaitement raison Jane, ça va pas.

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MessageSujet: Re: life is a highway. (ford)   Mer 28 Nov 2018 - 20:04

C'est vrai que tu vas relativement bien Jane, par contre ça ne semble pas être la même chose pour ton ami qui vient noyer ses problèmes au fond de verres, verres qu'il enchaîne sans problème dans l'espoir d'oublier. Par contre, vous savez tout les deux que l'oubli ne dure qu'un temps et qu'il revient dès le lendemain alors que vos paupières s'ouvrent pour affronter une nouvelle journée. Tu l'incites à s'ouvrir à toi, de toute façon il te connaît et sait à quel point, tu peux te montrer perspicace et tenace. Le truc, c'est que t'as pas envie de jouer à ça, tu veux vraiment que ça vienne de lui; qu'il s'ouvre à toi sans que tu lui forces la main. Doucement, tranquillement, c'est ce qu'il fait;  « Hier, ça faisait huit mois que ma sœur ne m'a pas adressé la parole. » Huit mois, c'est long, très long. T'as soudainement une pensé pour Jacob et tu te dis que s'il ne t'adressais plus la parole pendant huit long mois, tu trouverais cela horrible. Vous avez longtemps un peu vécu de cette manière alors qu'il était parti au front à l'étranger. Des lettres échangés, des lettres qui prenaient parfois du temps à débarquer dans ton courrier te créant une angoisse, venant à imaginer le pire. Le silence radio, tu ne supporterais pas. Plutôt contradictoire lorsqu'on sait que c'est ce que tu as fait avec ton ex petit-ami durant les six derniers mois. Tu portes ton verre à tes lèvres à ton tour, puis voilà qu'il reprend parole; « Huit mois à faire la morte, alors que c'est Charlie qu'est six pieds sous terre. » Paroles tranchantes, goût amer dans le fond de la gorge, tu le sens alors que son regard devient un peu plus fuyant. Pourtant, toi tu ne baisses aucunement le regard. Ça te touche de voir ton ami au plus mal, mais tu demeures solide n'étant pas impliqué directement dans cette situation contrairement à lui qui est le principal intéressé. Le silence plane un instant, tu viens à terminer ta bouteille et tu la déposes sur la table. « T'as jamais pensé, qu'elle pouvait avoir ces raisons?» Paroles que tu prononces peut-être un peu trop rapidement. Paroles qui résonnent, comme l'effet d'un écho. Tu fais signe à la serveuse de t'apporter une nouvelle bière, tu sens que tu en auras besoin. Inconsciemment, tu viens à mélanger ta propre situation et la sienne. Parce que toi, t'avais tes raisons quand t'as pris la décision de partir sans trop d'explication. Avec un peu de recul, tu prends conscience que ce n'était pas la meilleure des solutions, mais tu ne peux pas reculer en arrière; les tords et les dégâts sont causés à présent. T'anticipes le reste de cette conversation, t'espères que Ford ne se braquera pas, mais bon de toute façon ce n'est pas la première conversation musclée que tu as en sa compagnie. T'es prête à assumer, si ça tourne au vinaigre. Léger remerciement à la serveuse d'un signe de tête alors qu'elle dépose la nouvelle bière devant toi. Tes doigts qui agrippent la nouvelle bouteille, le goulot que tu portes à tes lèvres pour en prendre une bonne gorgée. Regard que tu viens à porter sur l'environnement et l'ambiance devant toi. « Quand les gens sont submergés, blessés, ils peuvent faire un tas de conneries.» Que tu viens à dire, des paroles presque murmurés. Tu ne sais plus trop si tu parles pour lui ou pour toi. T'essaies de justifier les paroles que tu as prononcées un peu plus tôt, t'essaies de trouver un sens logique à tout ça. Au final, y'a aucune logique possible; pas sur ce coup là en tout cas. Tu gardes ta bouteille entre les doigts de ta main droite, comme une bouée de sauvetage. Peut-être que tu ne vas si bien que tu oses le dire Jane, peut-être que toi aussi, ça tangue un peu et que tu pars parfois à la dérive. La musique rythme laisse place à une chanson plus douce et c'est le signal pour venir changer le mal de place. Tu déposes ta bouteille sur la table près de toi et tu te lèves faisant un pas vers Ford tendant ta main vers lui tout en disant; « Allez, amènes ta meuf danser.» À vrai dire, tu ne lui laisses pas trop le choix puisque tu lui prends presque la main de force pour l'entraîner avec toi sur cette piste, parmi ces corps. Tu viens à t'arrêter et tu glisses tes bras autour de son cou, alors que tu glisses ton regard dans le sien. Deux corps à la dérive, deux êtres perdus qui s'accrochent pour s'empêcher de couler.

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MessageSujet: Re: life is a highway. (ford)   Dim 16 Déc 2018 - 18:03

Tu hausses les épaules à ses mots. Ne cherches pas vraiment à y réfléchir en détails. Ton aînée, elle a pris son temps pour s'écarter. Elle n'a pas fui sur un coup de tête à l'autre bout du pays, du jour au lendemain. Ses raisons, elle avait tout le temps du monde pour vous les expliquer, à toi et tes parents. Maxine, elle n'est pas la seule à avoir perdu Charlie. Elle n'a pas le monopole du deuil. T'es en colère, Ford. Ressens trop fort cette animosité qui ne va pourtant normalement pas avec les fratries ordinaires. Sauf que vous n'avez rien d'ordinaire, les Rosendale. « Peut-être, j'en sais rien. », que tu réponds alors simplement. Les yeux toujours plantés sur tes doigts serrant le verre, plutôt que d'affronter le regard de Jane. Parce que tu sais pas comment tu pourrais réagir, tu sais pas si t'arriveras à retenir les mots. Avalanche de propos qui menace de se déclencher, à l'instant où tes prunelles tomberont sur ce visage en qui t'as une confiance aveugle.
T'as pas vraiment envie d'en parler, honnêtement. Le sujet est lancé, mais t'essaies encore de le rattraper. Si t'es venu ici ce soir, c'est pour te vider le crâne. Pas le remplir de plus de problèmes, encore. Elle en rajoute, Jane, mais c'est à peine si tu écoutes vraiment. L'esprit est déjà parti trop loin. Paumé dans les souvenirs qui s'entrechoquent. Tu cherches ce moment où tout s'est cassé la gueule, où t'as forcément merdé pour que la famille implose. Des doigts lasses glissent sur ton front, dans tes mèches blondes. Mais t'as beau ressasser, rechercher au fin fond de ta mémoire, t'es pas foutu de trouver l'élément déclencheur. L'instant où ton aînée a décidé de partir, définitivement. Tu liquides ton verre, sans doute trop vite.
Tu relèves la tête au mouvement de la silhouette de la chanteuse. Le regard qui suit ses gestes quand elle se poste devant toi. L'envie absente, mais tu obtempères quand même. La suis les yeux fermés au milieu de la piste de danse. Y'a quand même ce petit rictus à la commissure de tes lèvres, à ses mots. Le jeu de rôle stupide pour éviter les avances des autres gonzesses. L'azur planté dans son regard, les mains posées chastement sur ses hanches. Les pensées un peu en bordel, soudainement. Et tu te rends compte que tu monopolises à nouveau la conversation. Pote en carton. « Est-ce que t'as des nouvelles d'Eli ? » L'homme abandonné, lui aussi. Une relation bien différente, mais le même résultat, au final. Tu ne juges pas Jane, ne prends aucun rôle dans l'histoire, si ce n'est celui du spectateur qui tente de rester impartial. « Est-ce qu'il a essayé de te joindre récemment, ou bien est-ce qu'il a lâché l'affaire ? » L'air interrogateur sur tes traits, dans l'attente des réponses de la part de la chanteuse. Une relation dont tu te souviens par bribes, que tu ne suivais que de loin seulement. Le couple toujours sur les routes avec le groupe. Quelques rapports par sms, tout au plus. Mais tu pensais qu'ils étaient heureux. Qu'ils s'étaient trouvés, les deux artistes. A croire que tu t'étais trompé, comme d'habitude.

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