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Seth Abberline

Seth Abberline


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MessageSujet: tell me it gets easier (leo)   tell me it gets easier (leo) EmptyDim 9 Sep 2018 - 22:24

— I'm stuck here in my skin,
tell me it gets easier.
[ leo & seth ] @mansionair

Des ratures qui s'accumulent sur le script et des erreurs qui se glissent entre les lignes du scénario. Rien ne se passe comme prévu – rien ne se passe comme il l'avait imaginé. Le retard s'accumule, des heures, des jours, des semaines. Des scènes qui manquent et d'autres à recommencer, une dette qui se creuse et l'ambiance pesante sur le plateau. Loin du glamour des tapis rouges, ce sont les ratés qu'il compte, Seth. T'as la tête ailleurs, Seth. T'es pas assez dans le personnage, Seth. Tu connais ton script, Seth ? Pas comme ça, Seth. Plus comme ça, Seth. La frustration lui ronge les entrailles, mais ce n'est rien, à côté de cette culpabilité qui ricoche dans sa caboche blonde. Un goût amer pour voiler son palais, dès qu'il la croise entre deux scènes. Leo. Reine sur un échiquier où il est le fou, pion que son agent refuse de sacrifier, de jeter en pâture aux paparazzi avides d'un peu de drame. Un secret qui pèse sur son cœur et au bord de ses lèvres. Vérité qu'il rêve de leur cracher au visage, même si ça veut dire foncer droit dans le mur. Il en a marre de faire attention à ses mots, Seth. Attention à ses regards, ses gestes. Marre de prétendre qu'il est ce playboy qu'on voudrait qu'il soit. Putain oui, il en a marre, mais il est bien trop lâche pour laisser la vérité éclater. Alors, il s'étouffe sur les restes de sa fierté, il se mord la langue et il ploie sous les ordres de son agent. Il cache tout et pire encore, il l'entraîne elle dans la tourmente. Et il s'en veut, Seth – oh que oui, il s'en veut. Ses pas chavirent hors du décor, on appelle à la pause et il s'échappe avec un plaisir non dissimulé. S'égare au-delà du plateau et d'un monde de polystyrène pour rejoindre celui des vivants. Deux cafés en main, il rejoint la caravane d'un autre nom de cette franchise. Un nom qu'il a offert en pâture aux tabloïds, bien malgré lui. Trois coups frappés et le cœur comprimé dans le thorax, il s'impatiente jusqu'à ce que la porte ne s'ouvre. « Je pensais passer te voir parce qu'ils n'ont plus besoin de moi mais. Peut-être que je choisis mal mon moment ? » Il se sent effroyablement petit devant elle – ou bien est-ce simplement parce qu'il se tient une marche plus bas ? Il a ce sentiment désagréable qu'à tout instant, elle pourrait lui reprocher le pire – tout ce qu'il a fait mais surtout ce qu'il n'a pas fait ; c'est à dire l'écarter de cette histoire. « Et très honnêtement, j'aimerais qu'on parle de tout sauf du script qu'on doit réviser à deux. » Un sourire aussi doux qu'ironique. Quelques semaines dans cette franchise et Seth, il en a déjà vu trop de failles. Il lui tend un des deux gobelets, le sourire contrit plaqué aux lippes. « Comme tu l'aimes. » Une attitude qui paraîtra romantique derrière l'objectif des paparazzi. Rien de plus pourtant qu'un geste attentionné de la part d'un ami.

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MessageSujet: Re: tell me it gets easier (leo)   tell me it gets easier (leo) EmptyVen 5 Oct 2018 - 16:07

- Trois très gros, gras, grands rats gris grattent, elle le répète en boucle, sa bouche s’étirant de tout son long, à lui en brûler la commissure des lèvres. Rien n’est laissé au hasard : de sa diction jusqu’à  son apparence, du travail de sa palette d’émotions jusqu’à son interprétation du personnage. Et même s’ils crient au naufrage, Leo se borne, toute ornée d’œillères, à fermer les yeux sur le pire pour ne retenir que le meilleur. Elle en oublierait presque Min-ho, mais l’homme met un point d’honneur à ne pas se fondre dans le décor. Ça vibre sur la table. Et beaucoup trop concentrée par ses exercices, le bruit se perd dans le silence qui enveloppe cet havre de paix, cette roulotte où personne ne vient jamais la déranger. Pourtant, la persistance de son téléphone la tire de ce calme olympien et ça l’inquiète, Leo, d’être tant demandée. C’est étrange, ça sort de l’ordinaire. Elle se rue sur l’iPhone et la nouvelle tombe : Seth et Leo, Leo et Seth. On en parle. They’re a thing. Et on alimente la rumeur de photos volées qui prêtent à confusion. Elle en avale difficilement sa salive, abasourdie par de telles informations, quand en réalité, elle manque de l’étrangler tous les jours. Les messages ne s’arrêtent plus. Chacun veut l’exclusivité – de ses amis au dernier web magasine en vogue, au point d’en oublier l’attrait principal : le film. Ce nouvel épisode censé relancer la saga des galactic fighters. Ce tremplin incroyable supposé faire de la jeune femme une actrice reconnue et respectée dans le milieu. Et elle ne peut cacher son agacement parce qu’elle ne supporte pas l’idée d’être réduite à un nom donné en pâture aux tabloïds. Une femme dont on ne parle que des déboires amoureux. À peine connue et la voilà déjà catégorisée comme celles qui ne peuvent résister aux flammes romancées des plateaux de tournage. Elle s’en mord la lèvre. Et très vite, elle s’en mordra les doigts. Ça frappe à la porte. Trois fois. Et à chaque nouveau coup, son cœur sursaute, en haleine. Elle ouvre et s’avance sur la première marche, surplombant les autres du haut de son mètre soixante-cinq. Et à la vue de Seth, elle ne peut s’empêcher de froncer les sourcils, comme si la vie s’amusait à remuer le couteau dans la plaie. T’exagères Leo, il n’a rien fait, ce n’est pas sa faute. Sa conscience qui la rappelle à l’ordre. En l’espace d’une seconde, les pensées défilent à vive allure. Elle se revoit à son arrivée, jeune et naïve, teintée de bonnes intentions. Et elle s’analyse maintenant ; contaminée. Infectée par leurs mauvaises manières, humeurs, manies. Elle se déteste pour cela et son visage finit par se détendre, apaisée de retrouver un brin de la Leo d’avant, même si la bombe n’est désamorcée que pour très peu de temps. – Je… non, excuse-moi, je suis juste un peu perturbée. Elle n’en dit pas plus, reste évasive intentionnellement. Elle pourrait s’en méfier, mais le geste symbolisé par un gobelet de café est bien trop attentionné pour qu’elle cède à ses nouveaux démons. Elle lui adresse un large sourire et frôle sa main pour attraper sa tasse. Elle n’entend pas les crépitements au loin. Ceux des flashs qui se régalent de la scène. Elle se pousse finalement pour lui laisser la place d’entrer. – Merci, c’est adorable. De quoi alléger son cœur en alerte, à l’instar de la crème dans son café. – Peut-être qu’on devrait songer à sortir réellement ensemble, si j’ai le droit à ça tous les jours ! C’est balancé, sans introduction – aucune. Et Leo rit. Pour apaiser les choses. Pour détendre l’atmosphère. Pour crever l’abcès.
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