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 ghostbuster. (delsin)
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MessageSujet: ghostbuster. (delsin)   ghostbuster. (delsin) EmptyDim 9 Sep 2018 - 19:35

D'une manière générale, les bruits l’obsèdent. Ils se révèlent être une vraie torture pour Héra, elle qui doit constamment essayer de démêler le vrai du faux, de ce que son imagination croit entendre et de ce qu'elle en conclue. Faire face à la réalité, se confronter à ses démons nocturnes. Elle aimerait pouvoir faire abstraction, éteindre son esprit avec un simple interrupteur on/off, effacer ses peurs avec une gomme magique, mais surtout s'extraire de tous ses tourments. Ne plus être là-bas, au Moyen-Orient, dans ce désert, puis dans cette pièce sombre où elle est restée en captivité. Cesser de faire voyager son esprit, de le faire travailler de jour comme de nuit. Oublier les scalpels, les bistouris, elle le sait, eux non plus ne peuvent plus rien pour elle. Héra est brisée, son coeur quant à lui est littéralement piétiné. Pour l'instant, aucun défibrillateur n'est en mesure de le réanimer, de le réparer. Kandahar l'a eu. Elle doit vivre avec ça, cela fait déjà quelques années qu'elle cohabite avec ces images qui tournent en boucle, qu'elle a l'impression d'être un cd rayé coincé dans un tourne-disque, un cd irréparable et condamné à revivre le même morceau, encore et encore. Héra est coincée dans cette malédiction d'être en vie. En entendant du bruit qui provient de son salon, elle essaie de se montrer forte. C'est pourquoi elle reste allongée dans son lit en serrant fortement contre sa poitrine une batte de baseball qui appartenait à son frère jumeau. Celle qu'elle garde près d'elle en cas d'extrême urgence, pour se protéger et surtout pour se rassurer. Héra ne pensait qu'à se défendre, survivre dans ce monde hostile. Elle doit faire attention à elle maintenant qu'elle se retrouvait seule et cela commençait par ses démons nocturnes. Depuis Camil, depuis Eden, la serveuse avait trop compté sur eux. Ceux qu'elle tente d'oublier. Une nouvelle page blanche essaie de prendre place dans son esprit, une page sur laquelle elle s'efforce d'écrire une nouvelle histoire, de tâcher avec de nouveaux mots, d'illustrer avec de nouvelles aventures. La page d'un cahier qu'elle est en train d’entamer. Héra elle veut oublier le reste, se débarrasser des vestiges de ses vies passées. Pouvoir se prouver qu'elle peut le faire, qu'elle peut avancer dans cette vie qu'elle ne voulait pas, qu'elle n'avait pas choisie. Ainsi, sans doute qu'elle arriverait à se soigner ? à se réparer ? à coup de pansements, de volonté et un jour, retrouver une certaine rédemption à être en vie. Héra Jones est morte à Kandahar et personne ne peut lui enlever ça. C'est ce qu'elle ressent au fond de ses tripes lorsqu'elle éteint la lumière et que ses yeux restent ouverts, lorsqu'elle réussit à s'endormir et qu'elle se réveille parce que sa tête continue de cogiter, de s'animer pour elle, lorsqu'elle se regarde dans le miroir et qu'elle ne se reconnait pas, qu'elle ne se reconnait plus à cause de ces cernes, de ces cicatrices (in)visibles, lorsqu'elle passe à l'hôpital et qu'elle est incapable de rentrer à l'intérieur, qu'elle n'a plus envie de sauver qui que ce soit, qu'elle n'a le goût et l'envie de rien. Elle n'est plus la même et elle doit s'efforcer de vivre avec cette idée que rien ne sera plus comme avant. Les bruits continuent, deviennent plus forts, alors elle se dit que cette fois-ci, ils doivent être réels. Ce n'est pas son esprit qui lui joue un mauvais tour. Elle se relève, puis la serveuse sort délicatement de son lit. Elle se met à marcher doucement, avec des pas de velours pour ne pas se faire entendre. Héra a le palpitant qui s'agite sous la peur, le stresse s'empare de son ventre pour former un nœud désagréable. Elle tient sa batte de baseball bien fort, prête à frapper dans la seconde n'importe qui ou n'importe quoi. Elle entend une voix, celle d'un homme, en s'approchant celle-ci lui semble familière. C'est avec un immense soulagement qu'elle reconnait Delsin, son voisin. Il paraît un peu bizarre, mais il a toujours été cette personne proche d'elle, un brin envahissant, qui savait la faire rire dans les moments les plus sombres. Il était cette petite lumière dans la nuit, une sorte de phare qui était là pour la guider malgré lui. Parce qu'il n'est pas comme ça Delsin, il n'endosserait pas une telle responsabilité de lui-même. Héra ouvre la porte, tout de même furieuse de l'avoir mise dans un tel état. « mais qu'est-ce qui te prend de venir frapper à ma porte à trois heures du mat', delsin hawkins ? » s'exclame t-elle batte à la main. « j'étais prête à te réduire en miettes. »
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