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 ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)

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MessageSujet: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Ven 24 Nov - 18:35




- Liam & Emery -
Paradise in the dashboard light



C’est un temps totalement pourri. Le ciel ne semble jamais bleu ici. Jamais on ne voit le soleil ? Jamais on ne peut sentir les rayons du soleil sur la peau ici ? L’Angleterre est sublime, c’est très vert, très nuageux, sublime oui, mais cela n’a rien à voir avec mon pays. Le Congo semble être à des années lumières. Le plus dur ce sont les températures, c’est dingue ce qu’il peut faire froid. Alors entre la pluie, le vent et le froid, je me demande comment je fais pour ne pas être encore un glaçon. Surtout que mon boulot consiste à être les trois-quarts du temps dehors. Je ne suis peut-être pas encore une statue de glace, mais autant vous dire que j’ai froid de partout, je suis gelée et trempée. J’ai beau avoir de bonnes chaussures de marche, des grosses chaussettes, mes orteils se plaignent du froid et de l’humidité. J’aime mon travail et heureusement. Certes c’est tout à fait différent, je ne côtoie pas vraiment les mêmes animaux et les conditions sont totalement différentes. Mais j’aime tout de même ce que je fais. L’ambiance est agréable, les employés sont tous aux petits soins avec moi. Juste, je pense que je vais encore avoir besoin d’un peu de temps pour l’adaptation. J’ai beau être couverte, je me sens frigorifiée. Je suis ravie que la journée se termine. Je récupère mes affaires dans les vestiaires, je me sens un peu crasseuse et je suis pressée de pouvoir prendre une douche. J’ai l’impression de sentir le Fennec et ce n’est pas une métaphore, non, je me suis occupée d’eux tout à l’heure. Je prends mes affaires et je file, j’ai fini mon service. Will doit être rentré à la maison et j’espère que tout va bien, j’ai toujours cette angoisse de le laisser seul et si une assistante sociale choisissait ce moment pour passer à l’improviste voir si je peux être apte à m’occuper de mon frère ? C’est dingue mais je suis toujours stressée avec ça. Will s’adapte bien, il est heureux, enfin j’ai l’impression mais ce n’est jamais évident pour un enfant de perdre ses parents et de devoir changer littéralement de vie non ? Il faut un peu de temps, il va bien, il voit un psy, je fais tout pour que tout se passe en douceur mais il y a toujours cette menace qui plane, je ne supporterais pas qu’on me l’enlève lui aussi.

J’entre dans la vieille voiture qui appartenait à mes parents, elle n’est pas toute jeune, je crois que c’était la voiture fétiche de mon père dans les années 90 avant de partir pour l’Afrique. Elle fonctionne encore, elle est capricieuse mais j’arrive à en tirer de que je veux. Je ne vais pas me plaindre, racheter une voiture dans l’immédiat serait compliqué, les fêtes arrivent et avec un seul salaire, je me demande comment on va faire quelque chose de beau qui tente d’oublier la tristesse et l’absence. Nos parents manqueront forcément mais je suis sûre que l’on peut passer un bon Noël, on va tenter de créer nos propres traditions et j’espère que Will sera réceptif à l’idée.

Je démarre et je prends la départementale qui me conduit à Brighton. Il fait déjà nuit, c’est dingue ce que les journées peuvent être courtes, je ne les vois pas passer, c’est bien simple de septembre à maintenant, tout s’est passé trop vite. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’adapter à cette ville, je n’ai même pas vraiment pris de temps de visiter correctement. Brighton semble trop grande, je me sens un peu perdue. Je prends la route, je suis dans mes pensées et c’est un bruit un peu inquiétant qui me ramène à la réalité. Ma voiture n’accélère plus, j’ai beau appuyé sur la pédale rien. Le vide. Je me mets sur le côté avant l’arrêt total. Me voilà alors en panne au milieu de nulle part, à quelques kilomètres de la ville. Je sors de la voiture et j’ouvre le capot, la vieille Cadillac semble chauffer, je ne sais pas, il doit y avoir un truc qui fait qu’elle est en panne. Je prends une lampe torche dans le coffre et je tente de voir d’où cela vient, mais je n’y connais strictement rien moi en mécanique, je ne sais pas du tout ce qui ne va pas, je n’ose pas toucher. Pour moi, tout semble ok et pourtant… il y a forcément un truc.

Oh vous voulez savoir le pire dans tout cela ? Il pleut, il fait froid et j’ai faim. Il n’y a rien autour, pas de maison, les champs et le bruit de la mer qui doit être à quelques kilomètres. Génial, vraiment génial, qui a dit que l’Angleterre c’était cool comme pays ?

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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Sam 25 Nov - 14:46

Paradise in the dashboard light

Liam & Emery

« Whatever our souls are made of, his and mine are the same. »

 
La promenade fut longue. Les premiers pas dans le journal furent faciles, et les reportages étaient aisés. Les gens étaient accueillants, et mon ancien supérieur était désormais mon supérieur direct. Les choses s'étaient passées en douceur. Peu à peu, je m'habituais à ma nouvelle vie. C'était différent de ce que j'avais connu. Le foyer Londonien ou l'institution militaire étaient relativement plus stricte, plus autoritaire. Ici, j'avais l'impression d'être écouté. J'aimais ce sentiment étrange que j'apprenais à connaître. Mon avis comptait. C'était une belle sensation. J'avais l'impression d'être utile, de servir à quelque chose. C'était étrange et vivifiant. Depuis le début de ce nouveau travail, j'avais appris toutes les tâches d'un bon reporter. La vérification d'information venait en premier, et cela était probablement l'aspect le plus énervant de l'activité. On m'avait alors amené à commencer des reportages, passant sur les divers journaux de la chaîne. A ma grande surprise, c'était à ce moment là qu'était apparu ma popularité locale. Je passais sous les grands horaires depuis peu -une petite semaine environ- et le rythme de vie s'était soudainement accéléré. Plus de reportages et moins de temps pour les faire. Par chance, une équipe de télévision m'accompagnait dans mes missions. Ils étaient sympathiques, ayant tous plus d'expériences que moi. Nous étions devenus amis, je crois. Et à nouveau, tous ensemble, nous quittâmes la ville pour réaliser un reportage. C'était un ordre impérieux, et pour la première fois je n'avais pu choisir le sujet. Je n'aimais pas ça. J'aimais cette liberté relative. Mon ingénieur du son avait noté qu'un autre reporter avait humilié le sujet, et qu'il fallait rattraper le coup en urgence. Je me souviens avoir ouvertement soupiré, le sujet étant d'un ennui.. Je devais interviewer « Big John », un surnom qui me laissait sans voix. B.J était un mécanicien particulier, m'avait-on dit. Et dès que je le vis, je confirmais sa particularité. Je ne savais pas si l'odeur de son garage tenait plus de l’huile nacré de mauvaise qualité ou d'une transpiration excessive. Je comprenais que le précédent reportage avait mal tourné. Le mien, par chance, se passa relativement bien. Étrange. J'avais une certaine appréhension à l'idée d'entrer à nouveau dans un garage. J'avais peur de voir surgir les souvenirs de mon père et de son atelier Londonien. Je n'avais pas pris de nouvelle depuis que je lui avais sommairement expliqué que je ne rentrais pas à Londres, une décision qui n'avait pas eu l'air de l'émouvoir.

Reportage réalisé et narines débouchées, nous fûmes soumis à la dernière exigence de B.J : Obtenir les excuses personnels du président de la chaîne. Ironiquement, celui-ci avait accepté. Nous nous chargeâmes de conduire le mécanicien bourru vers le bureau où l'homme attendait probablement. Par réflexe, B.J embarqua ses outils rudimentaires et se dirigea vers l'avant de notre camionnette de télévision où le logo de la chaîne trônait en maître sur un fond vermillon paisible. Au volant, je me dirigeais vers la ville. La nuit tombait peu à peu, et j'en oubliais l'heure.    Big John était un homme bavard, mais aucune de ses histoires ne trouvaient grâce à mes yeux. Ennuyeuses. L'homme était un cliché sur patte, alternant entre un savant mélange de machisme d'un autre siècle et de pensée politiquement incorrecte. Par chance, je pouvais faire semblant de me concentrer sur la route pour ne pas répondre. La camionnette était lente, et la route n’avançait pas. Encore un avantage à ma moto, pensais-je subitement.

Puis, nous vîmes une voiture en panne sur le bord de la route. Je reconnus immédiatement l'Eldorado, cette cadillac symbolique. Mon père se frottait toujours les mains quand il voyait une telle voiture. Il prétendait que les propriétaires étaient souvent riches, et qu'il pouvait ajouter quelques dépenses au devis, ceux-ci étant moins regardant. Je pense qu'il aimait réellement réparer ces voitures là. Je laissais échapper un sourire de crispation en y pensant, observant le même sourire carnassier chez B.J qui caressait sa caisse à outil. Il avait vu sa proie. J'enclenchai le clignotant pour me garer derrière elle, les phares illuminant mon arrêt. Je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit que l'homme était déjà dehors. « Eh bien ma petite dame, je vais vous réparer ça. Je suis garagiste, vous voyez.. ». La voix de Big John était aussi désespérante que son odeur putride.

Quelques minutes à s'être férocement mis à la tâche, Big John sortit sa tête du capot, sous mon regard sarcastique. Je savais ce qu'il allait dire. « Désolé, ma petite dame, mais il faut remorquer. Mon garage est pas loin, je vais appeler. ». A ce moment précis, je souriais intérieurement. Parfaitement le genre de remarque que mon père aurait fait, tout ça pour augmenter la dépense. Mon regard croisa celui de la jeune femme, et pris un instant d'une compassion habituelle -ou d'un regain de colère contre mon père-, j'interrompis le mécanicien.

« On est déjà en retard. Je vais le faire, pars au rendez-vous. Ils déposeront les outils et la voiture à ton garage, ne t'inquiète pas. » Ton diplomate. J'avais l'habitude désormais. L'armée m'avait fait accompagner suffisamment d'individu énervant pour acquérir un minimum de diplomatie.

Sans vraiment protester, l'imposant mécanicien échangea un regard méfiant avec moi, puis avec la jeune femme. Je levai les yeux vers lui, le regard insistant pour qu'il parte. Je n'aurais pas tenu dix minutes de plus avec sa voix irritante. Il s'avoue finalement vaincu, et quitte les lieux. La camionnette démarre en trombe, et me voilà seul avec une personne que je ne connais pas. J'avance de deux pas vers la caisse encore ouverte, ôtant ma veste pour la poser délicatement sur le toit, laissant celle-ci s'imbiber d'eau. Mais je ne peux la mettre à l'abri à l'intérieur, et je suis déjà suffisamment mouillé. La chemise ciel comme seul vêtement, je me retrousse les manches.

« Ne vous inquiétez pas, c'est probablement pas si grave. » Je me penche pour observer l'engin, et rapidement je me met au travail. Je suis pris d'une légère nostalgie -plus ou moins agréable- de l'époque où je travaillais dans le garage de mon père. Je n'ai heureusement pas perdu la main.



Dernière édition par Liam Collins le Dim 3 Déc - 23:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Dim 26 Nov - 18:02




- Liam & Emery -
Paradise in the dashboard light




Il faut croire que ce pays ne m’aime pas. J’ai l’impression d’être une étrangère et que tout semble me dire que je n’ai rien à faire ici. Tout semble me faire comprendre que l’Angleterre ne veut pas de moi. Cela a commencé avec les services sociaux qui ont voulu savoir si j’étais la bonne personne pour élever mon frère dans les meilleures conditions. En Afrique, on me l’aurait laissé, on ne m’aurait pas imposé toute cette procédure qui ne fait que s’éterniser. Elle est affreusement stressante. Après cela a continué avec la technologie plus moderne. Dans la campagne africaine, on ne peut pas avoir de smartphone, on peut avoir des ordinateurs mais la modernité est relative. Et bien il m’a fallu un moment pour m’habituer à utiliser les portables, j’étais plutôt habituée d’avoir un talkie-walkie à la ceinture qu’un iphone. D’ailleurs un iphone n’aurait pas fait long feu dans la savane. La cuisine anglaise, ou du moins occidentale a été un souci. Dans les magasins, je n’ai pas retrouvé tout ce que j’avais l’habitué de cuisiner. Je n’étais déjà pas hyper douée en Afrique, autant vous dire que depuis que l’on est à Brighton, l’odeur de cramé est souvent présente. Et puis la nourriture anglaise n’est pas du tout bonne, il y a des choses, je ne sais même pas comment les anglais font pour manger. La Jelly on en parle ? La dernière chose c’est le temps. Les températures sont de plus en plus froides, il paraît que l’on a eu de la chance avec des températures estivales relativement étendues sur l’automne. Mais maintenant que l’automne est bien là, il fait froid, il pleut, on ne voit jamais le soleil et ce n’est pas quelque chose pour moi. Cette journée ne fait pas du tout exception. La nuit est tombée bien trop vite, je n’ai pas vu ma journée se dérouler, c’est passé très vite. Toute la journée il a plu, toute la journée il a fait froid et mes orteils menacent de tomber. Je suis bien ravie de pouvoir enfin quitter le parc animalier et enfin rentrer chez moi. Logiquement, Will doit m’y attendre. Je me dépêche, je n’aime pas le savoir trop longtemps tout seul. De plus, avec cette procédure judiciaire, on ne sait jamais quand les assistantes sociales se pointent. J’ai peur de ne pas être là lorsque l’une d’entre elle frappera à notre porte. Elles ne préviennent pas toujours, c’est le but, surprendre la famille et voir comment le quotidien se déroule.

Je prends la route, tout semble se passer pour le mieux, je mets le chauffage dans l’habitacle pour me réchauffer et tenter de me sécher un peu. Sauf que je n’ai pas le temps d’atteindre la ville. Ma voiture semble ne plus vouloir avancer. Je me gare juste à temps sur le bas-côté de route. Je suis en panne. L’Ironie. Ce pays ne m’aime pas, je vous jure, je ne peux pas avoir du sang anglais, ce n’est pas possible, regardez, c’est une preuve de plus non ? On m’en veut et je suis sûre que Brighton ne me réussit pas, qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ? Je me demande bien. Je tente quand même une sortie pour voir ce qui se passe sous le capot. Je m’éclaire d’une lampe-torche de secours mais comme je m’en doutais, je ne vois rien qui ne colle pas, en même temps, je ne suis pas très douée pour la mécanique. C’est relativement cliché mais je suis une fille et cela ne semble pas vraiment être dans mes cordes, ou plutôt, cela ne m’intéresse pas. La pluie me trempe rapidement, tout mon corps perd les quelques degrés qu’il avait récupéré dans l’habitacle de la voiture. Je me retrouve au milieu de nulle part, à quelques kilomètres de la ville et je ne sais pas quoi faire. Je peux appeler un mécanicien mais à cette heure-là ? Est-ce que je pourrais être dépannée ? Et comment cela va me coûter ? C’est bientôt noël et j’aimerais faire le moins de dépense possible. J’aimerais pouvoir offrir un joyeux noël à mon frère.

Je me fais alors éblouir par des feux et une voiture s’arrête. Un vieux monsieur sort, bien déterminé à m’aider. Oh j’ai peut-être parlé trop vite, finalement le destin me sourit un peu, on m’envoie de l’aide. Enfin, je suppose que cette aide ne sera pas gratuite. Il est rapidement suivi d’un jeune homme un peu plus âgé que moi. Je souris timidement, je ne sais même pas ce que je dois faire, le vieux monsieur s’impose. Le souci c’est qu’il faut remorquer, mais je sais qu’un remorquage n’est pas gratuit et je m’apprête à m’interposer parce que je ne peux pas me permettre de faire cela sans savoir le coût. Mais je n’ai pas le temps de m’imposer que le jeune homme le fait et indique qu’il va se charger de m’aider et insiste le vieux monsieur à aller à soi-disant rendez-vous. Le vieux monsieur s’en va et je me retrouve avec un parfait inconnu. Il tente de me rassurer en se penchant sous le capot. Je lui souris, croisant mes bras sur ma poitrine, un peu mal à l’aise.
« - Cela va me coûter combien ? Parce que je ne suis pas sûre d’avoir les moyens d’entretenir cette vieille voiture… mais elle a une valeur sentimentale »
Je tremble de partout.
« - Je déteste cet endroit, il pleut bien trop et il fait froid »
Je resserre mes bras autour de moi.
« - Au faîte, merci de vous êtes arrêtés, moi c’est Emery »
Je tends une main pour le saluer, je lui dois tout de même une belle chandelle.
« - Vous sauvez souvent les inconnus sur le bord des routes ? »
Je me penche pour attraper la lampe et l’éclairer un peu mieux.
« - Vous pensez vraiment que ce n’est pas si grave ou c’était juste pour être gentil ? »


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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Lun 27 Nov - 0:26

Paradise in the dashboard light

Liam & Emery

« Whatever our souls are made of, his and mine are the same. »

 
Je la regarde fixement. J'essaye de cerner cette personne, perdue au bord d'une route déserte. Je sens la pluie s'infiltrer sous mes pores. Mes vêtements sont trempés. L'équipe n'est pas sorti du van. Seul B.J, flairant une proie et moi, sans raison valable -parlons de destin- sommes sortis à la rencontre de notre princesse en détresse. Je ne dis mot, je l'observe. La pluie m'a toujours été familière, comme une vieille amie qu'on ne voit que trop rarement. J'ouvre ma paume doucement et l’accueille en tant que telle. La pluie est parfaite, complète. J'irais jusqu'à dire intégrale, sans mauvais côté. Je l'aime. Je me sais arrosé pourtant. Mais j'ai toujours aimé le sentiment. La scène se déroule sous mes yeux, et rapidement j'interviens pour aider la pauvre demoiselle à sortir du piège -habituel- de notre garagiste. Persuadé d'avoir une cliente, l'homme remonte dans le van. Je jette un coup d’œil à Donald, le cameraman de l'équipe, qui a pris le volant. Comme une jument de course, le véhicule démarre en trombe. Les troupes me quittent rapidement, alors que je les regarde s'éloigner.

Je toussote rapidement, me délestant de ma veste arrosé par l'usuelle averse Anglaise, me débarrassant ainsi d'un nœud dans ma gorge. Après avoir déposé ma veste, je m'avance vers le capot quelques mots rassurants sortant de ma bouche. Je passe à côté de la jeune femme, laissant échapper un sourire. Je souris, sans raison. Je plonge fatalement les mains dans l'engin. C'est une belle voiture. Me voilà harangué par une belle nostalgie. Mon père réparait souvent ce genre de modèle. Je crois qu'il les aimait particulièrement. La nostalgie est une chose très étrange. Je ne pensais pas être capable de me souvenir d'une chose positive à propos de mon père. Les mains dans la cadillac, je pensais toujours à ce vieil homme, incapable de le chasser de mes pensées jusqu'à que la dame en détresse m'ôte ses pensées. Ses questions sont nombreuses, et ses mots font déborder mon esprit.

Je tourne la tête, arrêtant d'agir sur sa voiture. Ses questions font apparaître une tête charmante sur la pluie intrusive. Comme le savon dans la baignoire, elle ne semble pas être à sa place. Cette jeune fille n'avait pas de chance. C'était comme si elle était passé sous une échelle, poursuivi désormais par une bande de malheurs. Tapotant la batterie, je n'entendis aucun rouage interne poser problème. Les bougies étaient en bon état, ou du moins devait tenir la route. C'était une voiture qui était en assez bon état, entretenu de manière correcte. C'était une évidence. Relevant légèrement la tête, je regardais la jeune femme enfin muette.

« Laissez-moi regarder. J'en saurais plus. » C'était un accord verbal. Je réparerais sa voiture. Je ne pouvais la laisser là, après tout. « Allez vous mettre à l’abri. Inutile d'attraper un rhume. »

J'étais prévenant. C'était une habitude. J'observais une dernière fois la personne, la gratifiant un sourire. Je me remis au travail, cherchant l'origine de sa panne. J'étais méticuleux, comme mon père, des années en arrière, me l'avait enseigné.

« Je m'appelle Liam.» Reprenant lentement ses questions, je répondais suffisamment fort pour qu'elle puisse m'entendre. « Ne vous inquiétez pas, j'ai juste oublié mon costume de superhéros, mais je fais ça tous les jours. »

Remontant la main le long du moteur, je vérifiais scrupuleusement chaque câble, vérifiant chaque jauge. Finalement, ma main vînt à remonter la bonne pièce.

« Pouvez-vous m'appeler un taxi ? Mon téléphone est dans ma veste, le numéro dans le répertoire. » Je m'arrêtais un instant, étirant mon bras. Fatalement, je repérais l'origine du problème. Un câble trop usé laissait s'échapper un liquide trop important. Une petite pièce défectueuse qui empêchait le liquide de couler s'était distordu avec le temps. La dame avait dû rouler sur une pierre, et amorcé la panne. Par sécurité, le moteur s'arrêta de fonctionner. « Ce n'est pas grand chose. Juste une petite pièce à changer. »

Trifouillant dans la boite à outil du B.J, j'en sortis un adhésif performant. Voilà qui devrait faire l'affaire. Ma main glissa le long de la petite pièce, abusant de l'adhésif, et la réparation de fortune permettrait rapidement à la voiture de repartir.

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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Lun 27 Nov - 15:55




- Liam & Emery -
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Alors que j’avais l’impression que la grande passion de la vie, c’était de me pourrir l’existence depuis mon arrivée en Angleterre, un petit miracle se produit. Lorsqu’il fait nuit, personne ne s’arrête pour aider une pauvre fille trempée qui a une vieille voiture en panne sur le côté de la route. Ceux qui s’arrêtent s’attendent sûrement à un billet, des faveurs, c’est bien connu non ? Une femme se doit d’être reconnaissance envers l’homme et tout le tralala que l’on entend par de pauvres imbéciles de machos. Je dois avouer quand même que je ne suis pas tranquille à l’idée qu’un taré puisse s’arrêter. On lit pas mal de fait-divers assez étrange dans les journaux. Je ne voudrais pas être le prochain. Je suis sûre que cela pourrait être très croustillants, très inquiétant mais je ne veux juste pas avoir à vivre cela, pas le bon moment, si vraiment il y a un bon moment, est-ce qu’il y a un bon timing pour se faire trucider par un serial killer ? Je ne crois pas mais tout cela pour dire que j’espère que les personnes présentes dans la camionnette qui s’approche ne sont pas des fous assoiffés par la mort et par le sang. Non merci, mon frère a besoin de moi, bien que là encore, ce ne soit pas une bonne raison pour empêcher des malades mentaux de m’assassiner. Enfin je vais tout de même arrêter de parler de cela, c’est relativement morbide. De plus, le vieux monsieur qui sort de l’auto ne semble pas tellement dérangé, il tient en main une caisse à outil et il est déterminé à me réparer ma voiture. Voilà, la vie me fait un cadeau, un petit cadeau mais ce n’est déjà pas mal non ? Je ne vais pas me plaindre, je vais peut-être avoir un moyen de rentrer presque à l’heure ce soir alors, je souris et je reste polie. La seule chose qui m’inquiète c’est de savoir si oui ou non je vais avoir une facture salée, c’est peut-être un peu radin de ma part mais le moindre centime compte, surtout en fin d’année, Noël approche et il n’est pas question que ce ne soit pas à la hauteur pour Will. Je me mets d’ailleurs une sacrée pression. Je ne devrais pas c’est bête, je crois que Will sera content du moment que nous sommes tous les deux. Enfin je vais me concentrer un peu plus sur ce vieux monsieur.

Pour lui, la panne mérite d’être examinée dans son garage. Je ne suis pas dupe, je sais qu’un remorquage a un prix. Il ne peut pas faire cela gratuitement, je sais que l’humanité n’a pas assez de bonté pour cela et c’est d’autant plus vrai dans les pays occidentaux, en Afrique quand vous êtes en panne, on vous emmène en ville pour trouver un mécano, généralement c’est gratuit mais le service est à charge de revanche. Ici ? Je crois que l’argent contrôle tout ! L’argent est même une des raisons qui fait que l’on a ouvert une procédure pour la garde de mon frère, savoir si je suis apte à survenir aux besoins de Will, pour qu’il puisse vivre aisément. Je ne gagne pas un salaire faramineux, je pourrais me faire sans nuls doutes plus d’argent si j’étais dans un zoo plus grand mais à Brighton, il n’y a qu’un petit parc animalier, les animaux ne sont pas rarissimes mais les gens payent pour les voir tout de même et puis le parc propose d’autres activités heureusement. Bref mon salaire est correct mais quand il faut tout payer, il ne reste pas beaucoup sur mon compte.

Alors que le vieux monsieur tente de me prendre en cliente dans son garage, le jeune homme plus jeune qui l’accompagne prend les choses en main. Une part de moi est un peu rassurée de voir cet homme vouloir absolument que ma voiture aille à son garage partir sous les recommandations de son… petit fils ? Je ne sais pas s’ils ont un lien de parenté, j’avoue que je ne peux pas vraiment voir à la ressemblance dans la nuit. Le jeune homme se met derrière le capot et se met alors au boulot. Moi j’ai une avalanche de questions, je peux sembler un peu brutale à toutes les poser à la suite mais je suis un peu nerveuse. De plus, il n’est pas hyper bavard ce garçon, moi j’aime bien parler, cela me rassure et les blancs, le silence, cela m’angoisse. Il met ses mains dans le moteur, je tente de l’éclairer au mieux. Il me conseille de rentrer me mettre à l’abris dans la voiture mais je n’en ai pas l’intention. Il se mouille pour moi, je peux aussi rester avec lui. Oh je meurs d’envie d’être au chaud, de prendre un bon bain chaud, de quitter mes vêtements mouillés mais je prends sur moi. Je peux au moins faire cela, c’est la politesse.
« - Je crois que je peux rester ici, vous vous mouillez pour moi… je peux en faire autant... »
Je tente une approche, je me présente, je tends même une main pour qu’il la sert, le principe des salutations non ? En tout cas, je récupère ma main sans avoir reçu de réponse, ok, il est relativement distant, froid peut-être ? Je ne suis pas comme ça, j’ai tendance à parler, à mettre à l’aise les gens, je n’aime pas cette situation, elle pourrait être plus agréable je sais mais je n’y peux rien et puis s’il est de mauvais poile parce qu’il doit m’aider, il n’avait pas qu’à s’arrêter sur le bord de la route. Je vois qu’il tente d’être gentil, un petit sourire par-ci par-là mais on ne peut pas dire que ce soit concluant. Il finit par me donner son prénom Liam. Je note, c’est proche de William, celui-ci en plaisanterait sans doute. Il répond à ma petite touche d’humeur en me disant qu’il a un costume de super-héro chez lui. Je souris.
« - J’ai de la chance d’être tombée sur vous et… votre grand-père ? J’étais en train de me faire un tas de scénarios pas très rassurants avant que vous n’arriviez »
Il me demande alors de lui appeler un taxi.
« - Oh vous avez réussi avec cette voiture ? Si elle redémarre, laissez-moi vous raccompagner chez vous, c’est le moins que je puisse faire ! Enfin, je peux aussi vous payer si vous préférez, j’avoue que je ne sais pas ce que l’on doit faire dans ce genre de situation… »
Je m’arrête de parler, je parle trop, beaucoup trop.
« - Pardon, je parle beaucoup quand je suis nerveuse… » Je souris à mon sauveur. « - Donc juste une petite pièce à changer ? Rien de grave ? J’ai finalement une bonne étoile, je commençais à me poser des questions sincèrement »
Je grelotte, mais je reste toujours dehors sous la pluie jusqu’à ce qu’il termine vraiment. Je vais avoir de la fièvre demain à cette allure.
« - Je dois vous paraître un peu tarée à parler toujours aussi vite et aussi nerveusement… ce pays me rend dingue pardon »
Je m’arrête là, je me tais, il est temps de laisser l’inconnu qui vient de m’aider s’exprimer un peu.



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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Jeu 30 Nov - 18:50

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Liam & Emery

« Whatever our souls are made of, his and mine are the same. »
Mon père était un voleur, mais c'était un voleur honnête. Un sacripant. Un garagiste qui escroquait ceux qui ne savait de quoi il parlait. Une pièce pouvait prendre dix fois la valeur d'achat, et sans compter les frais d'installation de la dite pièce. Un beau voleur, mon père. Mes mains dans l'engin, je pensais étrangement à lui, à ces moments familiaux si étranges passés dans le garage. J'avais appris difficilement. Je lui répétais que je n'aimais pas la mécanique à longueur de journée, mais il n'écoutait jamais. Jamais personne ne pouvait lui faire entendre raison, et c'est pour ça que j'étais parti, d'abord à l'armée, puis ici à Brighton. J'avais appris à aimer la mécanique, mais jamais je ne l'avouerais à l'homme qui m'avait élevé. Question de fierté. Finalement, à défaut d'embrasser la voie des moteurs, j'avais opté pour la puissance des mots. Un ensemble de bonne rencontre m'avait amené ici, fatalement, à devenir un journaliste. Émission de télévision et de radio, j'étais de plus en plus célèbre. Je faisais tout, pourtant, pour ne pas oublier d'où je venais. Banlieusard Londonien, habitant de la rive sud de la Tamise, voilà qui j'étais. L'armée n'avait jamais altéré le gamin de Londres. Brighton et son cadre idyllique, pluie Britannique exclue, ne me changerait pas. Je me l'étais juré.

Avant de m'en rendre compte, je souriais à l'idée de réparer ce véhicule. Mes mains se guidèrent seules, se souvenant probablement des gestes maîtrisés de mon père. Je souriais parce que j'étais heureux. Il est normal de sourire quand on est heureux. En fond sonore, la voix douce de la jeune automobiliste couvrait les rares boulons que je serrais et desserrais. Elle s'appelait Emery. « Joli prénom » pensais-je avant d'être assailli par le flot de parole. M'arrêtant une seconde, je tournai la tête vers elle, l'observant quelques secondes, l'air amusé. Elle était vraiment belle, et la pluie la rendait encore plus belle, je pense. Son maquillage et ses cheveux furent les premiers à payer le prix d'un tel temps. Je souriais en la regardant parler. Elle était nerveuse. C'était évident. Et pour une raison qui m'était encore inconnue, l'entendre ainsi parler autant était rassurant. J'aimais ça. Sans raison particulière, je pense. Sur le moment, je ne m'en rend pas compte, mais elle est véritablement charmante. Je souris. Je souris à profusion jusqu'à que le flot, fatalement, s'arrête. Elle devait être à court d'air. Je continue de sourire. Puis, soudainement, je m'aperçois de la gène de mon sourire. Je suis gêné. Je tourne brutalement la tête vers le moteur.

Je termine les réparations le plus rapidement possible. Je procède pas réellement à une réparation, la pièce devant être changer mais la voiture devrait pouvoir rouler quelques kilomètres sans soucis. Je vérifie rapidement la solidité de la structure. Pas de doute à avoir. Ça tiendra. Je sors doucement ma tête, la jeune femme balbutiant quelques mots à nouveau. Elle me propose de me ramener chez moi. Je veux refuser, ne la connaissant pas vraiment. Ne pourrait-elle pas cacher un révolver sous son siège ? On est jamais trop prudent désormais. Je regarde ailleurs, fixant les nuages pluvieux quelques secondes. Je respire. Pourtant, je me retourne à nouveau vers elle. Je vais dire non.

« Chez moi, ce serait parfait. » Les mauvais mots sont sorties. Je n'en reviens pas. Son sourire, son attitude m'ont convaincu en une poignée de seconde.

Je ne sais que dire. Je ne sais que faire. Je respire. Je l'observe, un peu fixement. Elle est bavarde, mais c'est charmant sur elle. Elle a une attitude très nerveuse. Mais, d'un autre côté, elle est très naturelle. Je crois que j'aime ça, que j'aime énormément ça. Je lui souris. Sourire, c'est tout ce que je sais faire on dirait.

« Nous sommes-nous assez mouillés, Emery ? » Ton taquin, je plaisante avec elle, accompagnant mes paroles d'un léger sourire. « Envie d'essayer la voiture ? »

Je viens lui ouvrir la porte côté conducteur de la voiture, plaisantant encore. Je plaisante lorsque je suis nerveux. Pourquoi suis-je nerveux ?

Je monte à mon tour dans le véhicule, récupérant veste et outils que je pose sur mes genoux. Je me tourne vers la jolie rouquine, piqué par une curiosité que j'aurais mieux fait de refréner.

« Donc, vous n'êtes pas d'ici ? »

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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Sam 2 Déc - 1:07




- Liam & Emery -
Paradise in the dashboard light






La situation semblait totalement désespérée. Pourtant, une lumière est arrivée. Ok, je ne parle pas seulement des feux de la voiture que je me suis prise en pleine figure, bien que ce soit une lumière aussi, non, la lumière dans ma nuit froide et humide c’est ce type qui conduit. Au début je ne connais pas son prénom, il est en retrait, observe ce qui semble être son grand-père mécano tenter de regarder ce qui ne colle pas à ma voiture. Bon, il faut dire que cette voiture n’est plus toute jeune, elle date de la jeunesse de mon père, mes parents ne revenaient pas assez en Europe pour se prendre une voiture plus moderne, je crois que tant qu’elle marchait sur le moment, c’était bon. Malheureusement, elle a de l’âge et elle s’avère un peu capricieuse. Je n’ai pas spécialement les moyens d’avoir une autre voiture. En Angleterre, il faut payer une assurance et les voitures sont plus chères. Je préfère garder celle-ci, même si elle n’est pas très écologique. Je l’utilise juste pour aller au boulot, je suis devenue une adepte du vélo, pour aller dans le centre-ville, bien que je me rende compte que vu le froid et la pluie, l’hiver risque d’être long si je continue à rouler en vélo. J’ai vraiment du mal avec les températures d’ici, je suppose qu’il faut un peu de temps pour l’adaptation. L’été a tardé cette année, mais j’avoue que j’étais bien contente de cette situation mais l’hiver est arrivé un peu brutalement, pas d’entre deux, brrr, j’ai froid, vraiment.

Enfin, j’ose espérer que je vais pouvoir bientôt me réchauffer dans ma voiture et encore mieux chez moi. On a une cheminée et il me tarde de pouvoir prendre le dîner devant un petit feu. Si j’arrive à le faire partir, c’est pareil, ce n’est pas en Afrique que j’avais à faire des feux de cheminée. Il m’est arrivé de faire démarrer des feux de camps quand on campait avec mon père mais généralement cela prenait largement mieux parce que la végétation s’y prêtait, ici, c’est humide et froid, aucun feu ne voudrait prendre vie ici. On dit qu’il faut être amoureux pour tenir un bon feu de cheminée, on est dans la merde, l’amour, ce n’est pas ma tasse de thé. Disons que ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. J’ai autre chose en tête, plus importante à mon avis, Will passera toujours avec une potentielle idylle avec un anglais. Et puis je ne vois pas tellement qui pourrait vouloir d’une fille comme moi. J’ai un frère à charge et je ne suis même pas sûre d’aimer cet endroit, les anglais sont relativement patriotes non ? Peu importe, je ne côtoie pas assez le monde pour attirer l’attention d’un homme et c’est très bien comme ça. Avoir un petit-ami signifierait moins de temps pour Will, ce n’est pas le moment de le laisser.

Passons. Le vieux monsieur finit par prendre la route. Il avait commencé par m’inquiéter avec son idée de remorquage. Je sais que tout se paye dans ce pays, on ne rend pas de service gratuit, je crois qu’il faut vraiment que je m’adapte à ce monde. C’est le conducteur, un homme plus jeune, légèrement plus âgé que moi quand même mais bien plus jeune que le vieux qui est parti. Il ne semble pas être dans l’optique du remorquage et puis cela m’arrange et si je peux rentrer plus vite à la maison, je crois que je suis preneuse. Je ne sais pas combien cette opération va me coûter. De toute façon, je n’ai pas le choix, je ne peux pas rester ici et surtout je ne peux pas laisser la voiture sur le bord de la route une nuit, j’aurais trop peur qu’on me la vole ou que la fourrière l’embarque.

On se retrouve tous les deux et ma nervosité légendaire ressort. Je sens que je suis un peu trop bavarde, peut-être un peu trop pressante. Je suis vite mal à l’aise lorsque le silence règne. Je sais, je sais, il faut que j’arrête juste de parler et que je le laisse finir ce qu’il fait. Il semble savoir ce qu’il fait, cela me rassure, ce n’est pas juste un peu qui tente de bien se faire voir. Il semble avoir même de l’expérience, peut-être qu’il travaille dans le garage de son grand-père, si le vieux monsieur est bien son grand-père, je n’en sais rien après tout.

En tout cas il accepte que je le raccompagne chez lui, il n’est pas question qu’il appelle un taxi si la voiture peut repartir, c’est moi qui le raccompagne. J’aimerais faire d’avantage mais j’avoir que je ne sais pas ce qui pourrait convenir. Je ne veux pas le forcer non plus, cela pourrait être gênant. Je souris en retour, je suis contente de lui rendre ce petit service. Je veux tout de même être sûre qu’il a réparé la voiture. Apparemment. Je ris légèrement à son ironie.
« - Oh pardon, oui, vous vous êtes largement assez mouillé pour moi ! On va tester la voiture tout de suite ! »
Il m’ouvre la porte et la referme une fois que je suis installée. J’attends qu’il soit à mes côtés dans l’habitacle encore froid pour démarrer. Elle fait son bruit habituel, un vrombissement parfait. J’éclate de rire, je suis tellement ravie ! J’applaudis innocemment dans l’euphorie. Je me reprends en lui lançant un coup d’œil, je me pince les lèvres, un peu gênée par mon entrain spontané.
« - Pardon, je suis contente ! Je n’ai pas pu m’en empêcher. »
En tout cas, il semble constater que je ne suis pas d’ici. Je me mords la lèvre inférieure. Je tourne mon visage vers lui. Je le vois à travers les lumières du tableau de bords.
« - C’est si visible que cela ? Moi qui tente de m’adapter, je crois que c’est raté. »
Je regarde dans l’angle mort et je reprends la route. On ne peut pas rester sur ce bord de route.
« - Qu’est-ce qui m’a trahi ? »
Je roule à une bonne allure, pas trop vite, pas trop lentement, mais la pluie semble être plus forte, heureusement que l’on est dans la voiture. J’en profite pour mettre de l’air chaud, histoire qu’on n’attrape pas la crève.
« - Il faudra me dire où vous vivez et aussi me dire comment je peux vous remercier, je vous dois une belle chandelle »
Je m’arrête, conscience que ce défaut de trop parler revient à la charge. Je me pince les lèvres pour me taire. Mes doigts glacés reprennent vie et se réchauffent. Je tremble moins.
« - Désolée de paraître aussi nerveuse, ce n’est pas vous, vous avez l’air normal, je ne crois pas que vous soyez le genre de mec pervers, comme dans les romans policiers, c’est juste que si cette voiture pouvait passer les fêtes, cela m’arrangerait. »
Je me concentre un peu sur la route et je me rends compte d’un truc dans mes paroles.
« - Enfin, je ne vous ai pas pris pour un taré, hein, enfin j’imagine que vous avez compris… je vais vraiment arrêter de parler autant, je suis désolée… »



Cadillac en question:
 
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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Lun 4 Déc - 0:39

Paradise in the dashboard light

Liam & Emery

« Whatever our souls are made of, his and mine are the same. »

 
Je rentre dans la voiture, après avoir soigneusement pris soin de lui ouvrir la  portière. Aujourd'hui, j'étais un gentleman. J'en sourirais presque. Je m'amusais souvent à faire de même avec mes compagnons d'armes féminines, jouant des clichés de l'Anglais très polie. C'était un plaisir partagée, je pense, et toujours une source de souvenir très drôle. Ouvrir la porte me fît sourire, un sourire que la jeune dame rousse  ne put probablement pas comprendre. Peu importe. Je souris outrageusement à la nostalgie de ces moments de l'armée, si rares. Je ferme délicatement la portière, ne souhaitant pas blesser la jeune personne que je viens d'aider. Je récupère les outils du garagiste et je viens m'installer délicatement sur le siège à côté d'elle, veste et outils sur les genoux. Je suis légèrement gêné, de la même façon que lorsque vous rencontrez quelqu'un. J'ai hésité à monter, et la pluie a eut raison de ma volonté. Je souris à nouveau, les lèvres trahissant la gêne que j’éprouve devant la situation. A quoi ai-je donc pensé en jouant les chevaliers.. Est-ce la nostalgie de toucher si belle et si ancienne voiture ? Peut-être. Bien que je l'avouerais jamais à mon père, j'aime la mécanique. J'aime la sensation de bricoler une voiture, de toucher rouages si compliqués. C'est un plaisir que je n'aurais soupçonné quelques années auparavant, et pourtant, aujourd'hui je peux dire que j'aime ça.

Installé dans la voiture, je l'observe timidement, osant à peine la dévisager. Suis-je timide ? Ironique pour un journaliste, non ? Je l'observe du coin de l'oeil, essayant de démarrer. Elle est belle. Elle est même magnifique. Que ce soit ses yeux verts ou ses cheveux roux, elle est magnifique. Je regarde ailleurs. Je ne veux pas passer pour quelque chose que je ne suis pas. Je regarde en l'air vaguement, observant l'intérieur du véhicule. Je n'ai pas de voiture, seulement une moto. Je ne sais pas à quoi doit ressembler un intérieur. Je la regarde essayer de démarrer. Le moteur est en forme. Il démarre au quart de tour. Une réparation de fortune, et voilà. J'en suis heureux. Non seulement la voiture pourra me ramener chez moi, et je ne passerais pas pour un idiot. Raisonnement purement égoïste donc. Je suis ravi pour Emery aussi, bien que je ne la connaisse pas. Elle applaudit. Je suis surpris. Je la regarde. Cette fois, je ne peux m'empêcher de la fixer avec des yeux ronds. Je crois que j'aime cette spontanéité. Elle a l'air d'être une personne remarquable.

Elle s'excuse. Je souris. Je veux lui dire que ce n'est pas grave mais je lui demande à la place si elle n'est pas d'ici. Bien joué Liam. Tu es trop curieux. Ce ne sont pas tes histoires. pensai-je. Je ferme les yeux, imitant un rictus d'auto-reproche. J'ai à peine le temps de rouvrir les yeux qu'elle me regarde, éclairée seulement par les voyants du tableau de bord. A nouveau, j'observe sa beauté. Je la fixe, sans pouvoir détâcher mon regard d'elle. Elle me pose une question. Je détourne le regard, par peur de répondre trop directement avec un sarcasme. Les gens m'aiment pour ça, à la radio mais ici..

« Vous l'avez dit. » Qu'est-ce que je raconte ? N'importe quoi. Je me reprends. « Enfin presque. » Elle ne doit rien comprendre la pauvre, je respire et me corrige. « Je suis journaliste, je perçois ce genre de chose. »

Je la regarde à nouveau, souriant. Il est vrai que c'est peut-être une déformation professionnelle de remarquer des détails, mais est-ce seulement possible. Je suis journaliste depuis deux-trois mois. Puis-je être si déformé aussi vite ? Je me pose la question. Etrange n'est-ce pas. Je la regarde. Comment puis-je répondre. Je prends le taureau par les cornes.

« Les gens ne parlent que rarement de l’Angleterre en disant « ce pays », n'est-ce pas ?» Je rigole. J'essaye d'étouffer ce rire dans ma barbe qui n'existe pas. Je souris outrageusement en tournant le regard vers l'horizon, plus gêné.

Je pense à la gêne. Décidément, rien ne va aujourd'hui. J'en souris. J'écoute attentivement ses questions. Je la regarde occasionnellement. Elle est concentrée sur sa conduite, roulant à une vitesse acceptable. Elle est prudente. Elle est très nerveuse et spontanée. Je trouve ça marrant. J'en souris.

« Le centre ville est parfait, je ne suis pas venu travailler en moto aujourd'hui.» Est-ce que je suis devenu bavard ? Elle m'a mis en confiance. Je change de sujet. « Vous n'avez pas à me remercier, vous m'avez rendu service en réalité. » Je me tais, ne souhaitant rentrer dans les détails. Et la voilà qui tente de se justifier, enchaînant donc ses paroles. Elle est bavarde. J'aime ça.

Je souris encore plus. Je la regarde, cette fois en la fixant volontairement et sur le ton de la plaisanterie, je m'élance.

« Je suis ravi d'être normal. » Je la regarde l'air amusée. Elle m'amuse bien plus que les gens habituellement. Cette fille est drôle. « Ne vous excusez pas, je trouve ça extrêmement rafraîchissant. C'est rare chez les gens aujourd'hui. »

Je la regarde, souriant comme rarement je souris.

« Donc, vous venez de loin et vous aimez les romans policiers ? » Je l'invite discrètement à m'en dire plus.
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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Lun 4 Déc - 23:24




- Liam & Emery -
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La voiture démarre et au quart de tour. Je ne peux m’empêcher d’applaudir. C’est mon côté un peu naturelle et spontanée, je ne sais pas me contrôler, enfaîte, on ne m’a jamais demandé de me brider, de me contrôler, j’étais qui je voulais être en Afrique, personne ne vous regarde comme si vous êtes fous, parce que vous n’avez pas de voisins, les voisins ce sont les animaux qui osent s’approcher pour voir ce qui se passe. Ici, le moindre geste qui n’est pas dans la normale nous rend suspect, on sent des regards sur nous, on se sent juger, épier, j’ai connu largement mieux comme sensation. C’est froid et cela manque de chaleur, on n’accueille pas spécialement bien les étrangers j’ai l’impression. Pourtant l’Angleterre est un pays où tout le monde veut aller, je le sais, j’entendais beaucoup de mon dire que les eldorados c’était soit l’Europe, comme la France, l’Allemagne et surtout l’Angleterre. Au Congo, on avait un bon nombre de personne qui ne désirait qu’une chose, c’était fuir la guerre civile. Je n’ai pas trop mal vécu cette guerre, elle sévit encore d’ailleurs, mais nous étions loin des grandes villes et on ne nous touchait pas. Etonnant, nous sommes pourtant Européens de base mais nous œuvrons pour une cause qui semble parler à tout le monde, enfin j’ai envie de croire que c’est ce qui nous a valu une bonne condition de vie mais encore une fois, nous étions au milieu d’une réserve naturelle, on ne dérangeait personne. La tranquillité de la steppe me manque, Brighton n’est pas la ville la plus bruyante mais quand même, c’est différent, il faut un temps d’adaptation, parfois j’ai l’impression que cette période ne cessera jamais. Mais passons, je vais profiter de ce que l’on m’offre. Je vais profiter du faîte que ma voiture n’est pas totalement morte juste avant Noël. C’est juste parfait. En tout cas, Liam a des mains de génie, des mains qui savent parfaitement ce qu’elles font. Je ne peux que lui rendre service avec ce qu’il vient de faire pour moi. Je sens qu’il pose son regard sur moi, je m’excuse de m’emballer autant pour peu de chose mais j’ai toujours été comme ça. Je me sens rougir un peu, je n’ai pas spécialement l’habitude de ce genre de rencontre et ce genre de rapport, oh, j’ai déjà parlé à des hommes mais la plupart, je travaille avec eux, alors il y a un rapport de travail qui s’installe et les autres, et bien disons que je les connaissais depuis mon enfant alors cela ne m’aide pas des masses à être la plus à l’aise dans ce genre de situation, j’avoue que je ne sais pas trop comment on doit s’y prendre.

En tout cas, Liam est aussi un fin observateur, je note qu’il a déjà compris que je n’étais pas vraiment anglaise. Je me demande ce qui m’a trahi, je sais que je dois avoir un léger accent mais il n’est pas si présent que ça, enfin, je ne sais pas, je ne me rends pas trop compte. Finalement, peut-être que c’est plus visible que ce que j’imagine, peut-être que l’on voit largement que je suis une étrangère, en quelque sorte. Je lui demande ce qui m’a trahi, alors que je tente quand même d’être le plus adapté possible. Apparemment c’est un truc que j’aurais dit, peut-être à demi-mot mais il analyse et il observe et moi je suis bien incapable de lire en lui, je n’ai jamais été très douée pour voir ce que les hommes veulent, les hommes ou même les femmes d’ailleurs.

Je découvre alors une chose à son sujet. Oui parce que depuis le début, j’ai l’impression qu’il en apprend de plus en plus à mon sujet mais que moi, en revanche, je ne sais pas grand-chose. Il semble un peu mystérieux, j’aime le mystère, à vrai dire quand je ne suis pas aussi nerveuse, je ne parle pas autant, c’est juste un défaut de marchandise ce côté pipelette pour combler le vide. Je note en tout cas bien l’information, journaliste observateur. En tout cas il m’explique ce qui lui a mis la puce à l’oreille. Je fais cette petite tête qui lui montre que je vois où il veut en venir mais en même temps mon regard est rivé sur la route. Je lui lance un rapide regard cependant mais avec l’obscurité, j’ai un peu peur de me louper, je n’ai pas la direction assistée alors je fais attention.
« - Oh, effectivement, c’était bien vu ! »
Je me pince les lèvres, est-ce que je dois toujours parler de moi ? J’avoue que je suis un peu perdue. Je note qu’il désire être déposé dans le centre-ville, j’aurais peut-être bien voulu connaitre son adresse, oh oui, c’est juste histoire de lui faire parvenir un petit quelque chose en guise de remerciement. Tant pis, je crois que je pourrais retrouver un jeune journaliste dans Brighton non ? Enfin, j’avoue que je ne sais pas trop mais je peux bien essayer. Mais en tout cas, il attise ma curiosité.
« - Je vous ai rendu service ? Ne me dîtes pas que vous raccompagner vous rend service, vous aviez sans doute des choses à faire avec ce vieil homme… »

Bon comme à mon habitude, je parle trop, j’en dis trop et je me ridiculise, c’est dingue ça ce talent que j’ai. Je ne pourrais pas juste réfléchir avant de parler ? Il faut croire que je n’en suis même pas capable. En tout cas je crois que je le fais bien rire, c’est déjà ça, il ne s’enfuie pas, il pourrait, moi je crois que je me ferais un peu peur, je parle, je parle, je dis des conneries à tout va. Non sérieusement, il faut que j’arrête les bêtises et que je tente d’être un peu moins bête. Enfin peut-être pas. Je ne peux m’empêcher de le regarder, rapidement encore, juste un coup d’œil. Je souris, je rougis, décidément. C’est tout nouveau pour moi ce genre de chose.
« - Oh c’est bien la première fois que l’on me dit que je suis rafraichissante et rare aussi d’ailleurs, moi qui pensait être trop commune, je vous remercie ! »

Bien sûr, l’interrogatoire reprend, je ne lui ai toujours pas avoué d’où je venais. Il y a -t-il tant de mystères autour de ma personne ? C’est si rare. En tout cas, il me fait rire. On arrive à a périphérie de la ville, côté Est. Il y a un peu plus de circulation, alors je fais attention.
« - Les romans en général à vrai dire, mais certains polars sont plutôt sympas, non ? » On est à un premier feu, il y a pas mal de voiture, c’est toujours pareil à une certaine heure dans un centre-ville
« - C’est loin comment pour vous le République Démocratique du Congo ? »
Je viens de lâcher le morceau. Je suis sûre que ça devrait l’intéresser le journaliste.
« - Je suis née là-bas, même si cela ne se voit pas… mes parents étaient anglais… de Brighton… et ils sont partis juste avant de m’avoir pour les réserves naturelles de ce pays, passionnant n’est-ce pas ? »
Je souris, me voilà presque plongée dans mes souvenirs, je me rends compte qu’il me manque ce pays, mon pays, l’Angleterre ne remplacera jamais ce que j’ai pu vivre en Afrique.
« - Voilà, c’est pour ça que je galère autant avec ce qu’on appelle plus communément l’adaptation »
Je le regarde, je peux me le permettre, cela n’avance pas très vite. Je lui fais un petit sourire forcé.
« - Mais, vous avez l’art et la manière d’obtenir des informations, je ne sais pas grand-chose monsieur Liam, juste, vous avez des mains en or, vous êtes doués avec les voitures capricieuse et du coup, vous êtes journaliste, je crois que c’est tout ce que vous avez laissé paraître, mais je suis un peu tête en l’air alors il est possible que j’aie oublié un truc, ne m’en voulez pas trop ! »



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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Jeu 7 Déc - 22:18

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Confortablement installé dans la voiture, je tiens fermement les outils et ma veste. Je la regarde par moment. Elle est très belle. Rapidement, nous entamons une conversation. Alors que nous échangeons, je jette quelques regards à la jeune femme. Je souris. Je souris beaucoup. La jeune femme est pétillante. Je me surprends à passer un bon moment. Quelques mots taquins montrent à quel point je suis à l'aise. Je passe rapidement la main dans mes cheveux. Je pense rapidement à la situation. Je n'ai pensé à ce que j'ai fais. J'ai été instinctif. Je n'en pouvais plus, et j'ai sauté sur l'occasion. Je ne pense pas vraiment à la conversation, je me laisse transporter par les mots de la jeune femme. Les mots viennent rapidement évoquer Big John. Je pense à lui. L'homme est répugnant. C'est un voleur, un homme qui abuse de la méconnaissance des gens pour gagner sa vie. Je ne l'aime pas, et je comprends pourquoi le premier journaliste s'est énervé contre lui. La première interview s'était très mal passé. On m'avait prévenu du très mauvais caractère du garagiste, et le journal avait du s'excuser auprès de lui ainsi que satisfaire les envies extravagantes de l'homme. J'avais donc dû refaire une interview le mettant en valeur. J'avais l'impression d'avoir perdu tous mes principes, un par un. Mais, fatalement, le désagréable entretien s'était terminé..grace à elle. Je lui étais -bien qu'elle l'ignorait- reconnaissant. Je fis tout ce que je pouvais pour ôter le vieil homme de mon esprit.

Je multiplie les idées de penser, rêvassant devant la jeune dame. Très rapidement, le garagiste si désagréable n'est plus au centre de mes pensées. Je pense rapidement à l'armée mais je chasse mon passé de mon esprit. Je me concentre sur la jeune dame. Au volant, elle est aussi bavarde que lorsqu'elle était dehors. Je souris. Sa nervosité me plaît autant que lorsque j'étais dehors. Heureusement, parce que maintenant je suis coincé dans sa voiture.

Je remarque immédiatement qu'elle rougit suite à mes compliments. Je détourne les yeux pour faire semblant de ne pas avoir remarqué, mais intérieurement j'en suis heureux. La voiture commence alors à ralentir, la périphérie de la ville est très utilisée par les véhicules. Je lève les yeux pour observer le monde avant de me reconcentrer sur la belle conductrice. Et voilà qu'elle confie qu'elle vient de Congo. Brutalement, je la regarde, pris par surprise. Voilà quelque chose de peu usuel. Je l'observe, prêt à poser une question. Déformation professionnelle. Mais, alors que je veux l'interroger, elle me coupe l'herbe sous le pied en m'apportant des précisions. Les mots reserves naturelles restent ancrés dans mon esprit, mais je chasse rapidement mes questions. J'essaye de cacher ma curiosité. Je regarde les voitures, évitant son regard. Mais alors que ses mots affluent, je sens son regard se poser sur moi. Je tourne mon regard vers elle pour lui répondre.

« C'est juste Liam. » Je la corrige quelques instants, mais je lui souris en retour. Après tout, je ne conduis pas alors je peux me permettre de ne pas regarder la route.

Je l'observe, silencieux. Ironiquement, je suis réservé. Je me décide enfin à couver le blanc que j'ai créé.

« Mon père tenait un garage à Londres. Il m'a tout appris pour que je prenne sa place. Malheureusement, j'ai préféré choisir ma propre voie. Alors, je suis journaliste. » Je la regarde, laissant échapper un sourire charmant.

Je ne peux détacher mon regard du sien, comme attiré par une force dont j'ignore tout. Je souris, presque bêtement. Je crois que je l'aime bien.

« Je devrais vous remercier. Vous m'avez ôté une sacré épine du pied. J'étais bloqué avec.. » J'hésite. J'hésite longuement. Mais je me plonge dans son regard, et souriant je complète ma phrase. «.. cette obligation professionnelle. Je n'en pouvais plus. »

Je souris à l'idée que c'est elle qui soit venue à mon secours, et non le contraire.

« Je peux vous tutoyer ? »

Je demande. Ces vouvoiements me vieillissent, et je les trouve pas forcément adapté à la situation.




Dernière édition par Liam Collins le Sam 16 Déc - 18:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Lun 11 Déc - 18:59




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 Je roule dans la nuit, la pluie ne cesse de tomber sur le parebrise. Il n’y a que le faible éclairage de la lumière du tableau de bord qui me permet de distinguer les contours du visage de Liam. C’est assez marrant, Liam, c’est l’un des diminutifs que l’on donne pour William, William c’est le prénom de mon petit frère, celui qui va m’attendre à la maison. Nous, nous avons choisi le surnom de Will, c’est plus sympathique. Et puis Will ou Willy cela lui va tellement bien. Enfin passons, je trouvais juste la coïncidence assez marrante. Je me demande si Will l’aimerait bien, je ne sais pas vraiment pourquoi je me pose cette question, peut-être que je ne devrais pas, c’est tôt, je ne connais moi-même pas vraiment cet homme. Il semble tout à fait normal, loin des monstres que l’on croise dans les séries policières qui parfois viennent en aide à des femmes seules et qui finissent par aller cacher leur corps dans les bois ou dans la mer. Je sais que je ne devrais pas me mettre une telle pression mais ce genre de chose existe et je dois m’y préparer. En Afrique, je ne pensais pas vraiment à cela possible, je vivais loin de toutes ses possibilités mais maintenant, je dois rester prudente. Je ne voudrais pas que l’on me voie comme une fille naïve, je ne voudrais pas que ce soit l’image que l’on ait de moi. Et puis, je n’imagine même pas la tête sur la couverture des journaux, je n’imagine pas ce que l’on pourrait dire de moi, bien que je ne sois pas réellement en tort finalement, enfin bref, tout cela pour dire que Liam, oui, oui, Liam est totalement gentil. Il m’a aidé et il ne semble pas me réclamer une contrepartie, alors je suis plutôt ravie. Je devrais peut-être l’inviter à dîner, je ne sais pas si c’est une bonne idée, je ne suis pas réputée pour être une bonne cuisinière. J’ai déjà déclenché l’alarme incendie plusieurs fois, cela fait bien rire Will mais moi, je prie pour qu’une assistante sociale ne se pointe pas dans ce genre de moment. L’idée du dîner en tout cas fait son chemin et plus l’on avance sur Brighton, plus je songe à lui proposer, j’avoue que rien qu’à l’idée, mon cœur s’emballe et j’ai des frissons dans le ventre. C’est une attitude de gamine, je le sais bien mais n’oubliez pas que, je n’ai jamais dragué de draguer, ceux qui m’entouraient étaient des amis de mes parents, trop vieux pour moi, pour m’intéresser, des collègues. Et je n’ai pas vraiment pris le temps de commencer une vie sentimentale à Brighton, Will est assez perturbé par la mort de nos parents, je ne veux pas me tromper dans mes choix, c’est un sacrifice que j’accepte, je peux attendre qu’il grandisse un peu, et puis je suis jeune, j’ai le temps de découvrir ce qu’est l’amour. Enfin, je suppose. Je n’y connais pas grand-chose, à vrai dire, je ne me suis jamais vraiment portée sur la question. Aucun garçon n’a jamais vraiment posé les yeux sur moi, je n’ai jamais eu d’intimité avec qui que ce soit… je… je pourrais, mais je crois que je n’ai pas envie de tomber dans le cliché de la fille vulgaire, je peux attendre, j’ai attendu jusque-là. Passons, je ne dois pas me prendre la tête. Je ne sais pas même pas pourquoi je me mets à penser à cela. Liam est beau garçon mais de là à stresser pour quelque chose qui n’existe même pas… je suis un peu cinglée. Passons. La discutions est plutôt fluide et agréable, je ne suis pas mal à l’aise.

Je finis par apprendre des choses sur lui. Un père garagiste et cela explique ce qui fait de lui un vit bon mécanicien de secours. Mais il n’a pas suivi la voie que lui imposait son père, il a pris la sienne. J’ai suivi la mienne aussi, même si elle allait de pair avec la vocation de mes parents, j’ai été élevée dans un milieu totalement différent, bien plus sauvage. Peut-être que je n’étais si libre de choisir ma voie. Passons aussi. J’arrive à rire un peu, en tout cas je suis contente de lui avoir rendu service. Il semblerait que ce vieux bougre qui a tenté de me dépanner ou de m’arnaquer ne soit pas un cadeau et Liam semble ravit d’en être débarrasser. « - Ravie d’avoir servi à quelque chose ! » La question qu’il me pose par la suite m’étonne un peu, enfaîte, on aurait dû se tutoyer presque tout de suite, il ne doit pas être bien plus vieux que moi et pourtant… on se vouvoie par politesse depuis notre rencontre. Mes joues rosissent à nouveau. Je trouve que tout d’un coup, il faut chaud. Pourtant mes vêtements sont trempés, ils me collent à la peau, cela n’a rien de très agréable. « - Oh, oui bien sûr, je dois être bien plus jeune que vo..toi » Je lui lance un petit sourire alors que la voiture ralentit à un feu. Je suis prête pour le passage au vert. Et puis cette idée de dîner revient et alors je me lance. « - Je… C’est une idée comme ça, mais je ne connais pas grand monde à Brighton, cela te dirait de dîner à la maison ? C’est pour remercier ! Ne dis pas non, on n’a encore jamais eu d’inviter avec Will ! » Je parle de Will et maintenant je dois aborder le sujet. J’appuie lentement sur la pédale et je repars lorsque la lumière verte me l’indique. « - Will c’est mon frère, c’est une situation un peu complexe… je ne voudrais pas t’embêter avec cela, mais je suis sûre qu’il sera content d’avoir une présence masculine à la maison pour un soir, cela n’engage en rien, juste un repas … hm, disons de remerciements, si cela te va… » J’inspire et je serre un peu plus le volant, je regarde droit demain, on arrive dans Brighton, il va me falloir une réponse sans trop tarder.


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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Sam 16 Déc - 18:18

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Je la regarde. Il est difficile d’ôter le regard de sa crinière à la chevelure de feu. Je la trouve magnifique, mais je me force à détourner le regard par peur de sa réaction. Est-elle toujours aussi douce ? Je m’interroge. Je l’imagine en valkyrie indomptable, trônant au sommet d’une montagne encore inexplorée. Je souris à l’évocation de cette image. Elle ne doit pas percevoir la véritable raison cachée derrière ce sourire amical. Peu importe. Je me rend compte que je faisais la même chose avec mes officiers à l’armée. C’était un excellent moyen, à l’époque, d’évacuer la pression de cette discipline liberticide que je détestais. Peut être au fond n'étais-je pas fait pour cette vie là. Repenser à la vie dans l’armée m’ôte mon sourire du visage. Mais là belle conductrice ne dit pas un mot, malgré la circulation gênante à cette heure de la journée. Je parle doucement, donnant des informations sur moi. Je jette quelques regards discrets vers Emery. Ces palabres font remonter des souvenirs que j’aurais préféré étouffer. Mon regard se perd vaguement dans la circulation. Je pense à mon père. Je ne l'ai pas vu depuis mon départ pour l'armée. À mon retour, je n'ai pas souhaité le revoir. Je ne sais pas pourquoi, j'ai préféré seulement suivre mon ancien supérieur ici à Brighton. Mon regard flirt avec le vide. Une légère secousse, causés par le changement d'allure de la voiture, me ramène dans la conversation avec Emery. Je tourne le regard vers elle.

C'est une très jolie jeune femme. Je crois qu'elle me fait de l'effet. J'aime sa voix. J’aime sa façon d’être. Tous mes sens me disent que c'est une fille extraordinaire. Peut être est-ce la raison pour laquelle je me suis confié si facilement. Je ne peux pas détacher mon regard. À peine lui ai-je proposé de nous tutoyer que j'observe se joue rougir point je souris. Elle bégaie à la phrase suivante. J’étouffe mon rire immédiatement. Les mots suivants sont une invitation à dîner. Je ne m'y attendais pas. Je n'ai pas le temps de répondre, qu'elle essaie de se justifier. Impossible de dire non. Elle mentionne alors où il, je pense immédiatement un petit ami. Il n'y a aucune raison pour qu'une femme aussi mignonne soit seule. Alors que je m'apprête à refuser poliment, elle m'explique que Will est son frère. Je souris, je dois être content que Will ne soit que son frère. Elle se perds dans les explications. Je la regarde inspirer alors que nous entrons dans Brighton.

« D’accord. Avec plaisir. » Je souris. Je n’ai aucune raison de refuser. Je pense à ce que je dois faire avant. Bien que je ne travaille pas ce soir, j'avais prévu de préparer mon émission de demain matin. Mais en soi, il est parfaitement possible de faire cette émission en improvisant complètement. C'est d'ailleurs ce que je vais faire. Me tournant vers Emery, je me permet de lui poser des questions. « Quel âge à vot.. ton frère ? » J’apprends également qu’elle a perdu ses parents. C’est une situation qui me met mal à l’aise. J’essaye de le cacher. La mort a été clémente avec ma famille, et si nous étions pauvres nous étions en bonne santé. Ma mère priait chaque jour pour ça.

Je réfléchis à l’idée d’un dîner. Aurais-je pu deviner, ce matin, après avoir été de corvée, que je dinerais avec une jeune femme ravissante. J'essaie de chasser l'idée de ma tête. Ce n'est pas ce genre de dîner. Je la regarde, elle conduit, devant elle la ville. Je souris. Mes doigts tapotent la boîte à outils qui est sur mes genoux, peut-être que quelque chose me stresse un peu plus que ce que je pense. Étrange. Je la regarde, laissant échapper un sourire. Soudainement, j’ai hâte de voir ce dîner. Néanmoins, je fais une ultime demande. « Peut-on s’arreter à la radio ? Je dois y déposer ces affaires, et nous pourrons nous sécher. » J’espère qu’elle acceptera. J’attends sa réponse en souriant.

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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Sam 30 Déc - 0:16




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C’est sans doute totalement dingue. Non mais la situation n’est pas du tout classique. Je veux dire que jamais cela n’aurait pu m’arriver en Afrique. Bon tomber en panne, en soit, si totalement mais en Afrique j’aurais pris mon téléphone satellite et j’aurais appelé mon père ou un des membres de la clinique. J’aurais donné mes coordonnées et on serait rapidement venu me chercher, remorquer etc etc. Là, ce n’est pas possible, il faut dire que déjà, mes parents ne sont plus de ce monde. Ce n’est donc pas mon père qui aurait pu venir me chercher, j’ai d’ailleurs un léger pincement au cœur. C’est toujours compliqué de constater encore et encore la disparition des personnes qui comptaient le plus à vos yeux. Ce qui me réconforte c’est que j’ai Will, quand je passerais ce soir la porte de la maison, je serais que tout ira bien parce que Will sera là, avec un peu de chance je pourrais le prendre dans mes bras, il râlera sans doute mais j’aime bien cette idée, il est un peu rebelle. Enfin voilà c’est assez étonnant cette situation, cette panne sur le bord de la route. Ce qui me perturbe le plus c’est d’avoir aussi froid. Je n’ai pas l’habitude des températures aussi basses, j’avoue que j’ai un peu de mal. Je suppose que je vais m’y faire mais je vais encore avoir le droit à des pieds mouillés et gelés. Enfin, la situation s’arrange, je trouve un prince charmant sur le bord de la route. A défaut d’avoir un cheval blanc, il sait réparer ma vieille voiture c’est déjà vraiment pas mal. Il semble normal, ce n’est pas un mec tordu qui pourrait me coincer dans ma voiture. Je reste toujours méfiante, je n’ai pas beaucoup regardé la télé dans ma vie mais j’ai vu des faits divers qui font réfléchir. Liam semble être le mec normal, il semble connaître un tant soit peu la ville et surtout il n’est pas bizarre, donc oui, la soirée s’arrange largement.

Je peux reprendre la route, j’ai un inconnu à mes côtés, il semble au fur et à mesure, à chaque seconde ne plus être un inconnu et je sais que je parle trop mais j’ai toujours l’impression d’être en décalée dans cette ville. Je dois m’adapter en permanence à la façon de penser des habitants, enfin même des anglais en général. Je me dis que cela doit-être relativement compliqué pour mon frère aussi, l’époque du collège n’est pas la plus aisé, il n’a jamais dû s’y confronter et c’est lors d’un gros changement qu’on l’y confronte. Alors je relative de cette façon et je tente de calmer mes nerfs parce que je vais finir par bouillir. Finalement la chaleur semble remonter un peu, mes joues sont presque en feu, ce n’est pas encore le cas de mes extrémités mais on va faire comme on peut. J’arrive en ville et je dois donc savoir la direction à prendre, l’idée du dîner chez moi s’impose et je lui propose c’est une bonne façon de le remercier non ? Je pourrais tenter de faire un plat congolais, avec un peu de chance il sera réussi. Will serait à l’arrière, il dirait sans doute à Liam de fuir aussi vie qu’il le peut. Il préfère lorsque je fais des plats surgelés, pas de risque de ratages. Si Liam dine à la maison, les surgelés ce sera en secours. Je dois être positive, je vais bien réussir un plat à force. Dans l’invitation je mentionne d’ailleurs mon frère. Liam accepte mais il me demande quel âge à mon frère. Peut-être qu’il a peur de tomber nez à nez avec un grand frère protecteur, Will est protecteur mais je ne suis pas sûre que Liam doive avoir peur de lui. Je souris en pensant à mon frère. Je regarde toujours la route mais je jette un coup d’œil à mon passager. « Il a 12 ans, la situation est un peu compliquée pour lui, il doit s’adapter au collège et tout ce qui va avec notre nouvelle vie, il sera content d’avoir un peu de compagnie masculine » Je souris à nouveau. On est passé au tutoiement, je trouve cela plus commode, en Afrique on vouvoie très rarement et ce n’est pas toujours inné chez moi. On avance vers le centre-ville quand Liam me demande si l’on peut passer à la radio. Je ne suis pas sûre de savoir où aller mais il va me guider. « - Bien entendu ! » Je ne sais pas si j’aurais pensé à me sécher dans une radio mais soit, il doit récupérer des affaires. Sous ses indications, je me rends à la radio. Je me gare devant le bâtiment sur une place de parking. La pluie s’est calmée mais les goutes tombent toujours. « - Je te suis, il ne faudrait pas trop tarder, Will est tout seul à la maison et je t’avoue que cela m’angoisse toujours un peu » Je fais un pauvre sourire d’excuse, mais c’est surtout qu’il y a peut-être cette assistante sociale. Elle ne passera peut-être pas ce soir mais j’ai toujours cette crainte et je m’en voudrais si je manquais sa visite, quelle image aurait-elle de moi ? Je soupire légèrement et on se lance pour se rendre à l’intérieur de la radio. « - Vo..tu dois récupérer quoi exactement ? »

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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Ven 12 Jan - 22:25

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Je réfléchis lentement ce soir. Je ne l’explique pas. Des souvenirs sont remontés, des souvenirs agréables et certains moins. Alors que nous sommes en voiture, je fixe mes mains. Remettre les doigts dans les engrenages mécaniques me fait penser à un vieil homme auquel je ne pensais pas songer. Je souris, presque par force, lorsque je sens le regard d’Emery se poser sur moi. Rapidement, et probablement par chance, la conversation s’éloigne de ce difficile sujet qu’est mon père, ce brave homme. Je souris plus facilement, la beauté de l’interlocutrice déliant plus facilement ma langue. J’échange avec elle. Sa compagnie est agréable, bien plus agréable que celle du client du jour, un homme nauséabond. Finalement, la chance m’a souri. Elle aura mis du temps. J’idéalise peut-être Emery. Je la regarde, aussi discrètement que possible, pour essayer de comprendre qui elle est. Elle parle beaucoup. C’est une évidence. Mais je crois que j’apprécie ce côté bavard. C’est comme si elle avait confiance en elle en permanence, mais pas de manière hautaine. Je la regarde à nouveau. Outre sa beauté glaçante, j’y vois une forme de timidité, savamment cachée derrière ce beau sourire. Elle est comme gênée par quelque chose, probablement par la situation. Les minutes défilantes, il apparaît logique qu’Emery n’a pas grandit par ici. Ses mots trouvent, peu à peu, du sens. Et c’est avec intérêt -voir passion- que je me surprends à écouter chacun de ceux-ci.

C’est avec surprise que j’entends alors une invitation à laquelle je réponds favorablement. Je n’ai aucune raison de refuser. J’interroge la jeune femme, tout de même, sur son frère. Je ne désire pas me retrouver dans un de ces diners de famille gênant où frères et soeurs comparent leurs réussites professionnelles. Très peu pour moi. Rapidement, Emery évacue mes doutes. Son frère est jeune. Il a seulement douze ans. Je souris quand elle parle de lui. Ce sera donc un dîner chez une inconnue -qui ne semble plus l’être pourtant-. Je lui demande de s’arrêter à la radio, malgré tout, comme prévu. Je dois y déposer les outils, et récupérer quelques affaires. Nous pourrons alors en profiter pour nous sécher, également. Emery me demande, néanmoins, de ne pas prendre trop de temps. Alors que la jeune femme en détresse se gare devant le bâtiment, je l’écoute me proférer sa demande. Nous devons nous dépêcher. Elle semble, en effet, inquiète à l’idée de laisser son jeune frère chez elle. Je lui réponds par l’affirmative en observant les quelques gouttes qui tombent encore. Comparé à plus tôt, c’est une pluie bien ridicule.

Sortant de la voiture, et après avoir pris soin de fermer la portière, je montre les trois marches pour me rendre vers les baies vitrées qui servent d’entrée. Je tiens la porte à Emery. Avançant vers la loge du gardien, celui-ci faisant probablement une ronde, je pose les outils en sécurité sur son bureau, griffonnant un mot sur un bout de papier pour le prévenir de la situation. Je lève alors les yeux vers Emery.

Je dois encore récupérer un document en haut, et nous pourrons partir. ⟫ dis-je, doucement en me préoccupant de me dépêcher pour satisfaire au mieux la jeune femme.

Avançant vers l'ascenseur, je l’appelle en appuyant trois fois sur le bouton, comme pour signifier que je suis pressé. Je me tourne alors vers Emery, attendant. Je lui laisse échapper un sourire, presque involontaire.

⟪ C’est la première fois que vous venez dans une station de radio ?⟫ J’observe la jeune femme alors que j’entends l'ascenseur qui arrive. Bruyamment, les portes s’ouvrent et j’avance en son sein.   ⟪ Si nous avions un peu de temps, je vous aurais bien fait visité.. Peut-être une autre fois ? ⟫ Sans m’en apercevoir, voilà que j’envisage de revoir la jeune femme. L’a t-elle remarqué ? Rien n’est moins sur. Je détourne le regard, songeur.

L'ascenseur monte rapidement les étages. Nous arrivons au troisième où se situe mon bureau. Je la regarde, laissant échapper un sourire timide. J’avance à l’étage. Imposant. C’est toujours la même impression. J’avance machinalement à mon bureau. Les affaires ne sont pas chaotiquement répandu sur la surface. C’est une première. J’attrape ma sacoche en cuir, offerte par mon cher recruteur. J’y glisse la seule enveloppe gisant sur mon bureau. Je me retourne vers Emery. Je suis prêt. Par politesse, je lui offre une alternative néanmoins.

⟪ Je suis prêt. Si tu as besoin, on peut récupérer des serviettes et vêtements propres dans les loges, ils sont là pour ça. ⟫ Je souris.  ⟪ Ou nous pouvons rejoindre rapidement ton frère, comme tu veux.⟫ J’attends sa réponse, la suivant dans tous les cas.


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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Mer 17 Jan - 19:05




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Liam, où l’inconnu du bord de la route voudrait que l’on aille à la radio. Pour qu’il puisse récupérer des affaires. Soit, alors on va aller à la radio. Je ne sais pas vraiment où cela se trouve, je n’ai pas pris le temps d’être au courant d’où se trouve les choses dans le centre-ville. Je me laisse alors guidée par l’inconnu, le sauveteur de la soirée pour que l’on se rende à l’endroit de son choix. On est trempé, la pluie se calme mais elle ne cesse pas encore. Je crois que je n’aurais jamais vu autant de pluie en si peu de temps. Alors oui, en Afrique, il y a des saisons de pluie, parfois il pleut longtemps, très longtemps, mais la chaleur est toujours présente, cela rend le climat tropical et les moustiques prolifèrent, ce n’est pas faux. Mais je crois que je préfère le temps en Afrique. Après tout, il suffit de se protéger contre les moustiques et être sous la pluie n’a rien d’aussi désagréable que ce soir. Je suis trempée et gelée, comment les gens ici arrivent à vivre dans ce telles conditions, je ne sais pas si je vais réussir à m’y faire, je sais que je n’ai pas le choix, nous n’avons pas les moyens de déménager et où est-ce que l’on irait ? En Afrique ? Cela ne semble pas possible, pas avec la procédure de garde définitive que je vis pour être sûre qu’on ne m’enlève pas mon frère. Pourtant, Brighton, je ne suis pas sûre qu’elle soit faîte pour moi. Je me demande ce que je fais là, j’ai très peu d’amis et on ne peut pas dire que je sois la personne la plus intégrée. Je suis totalement décalée. Alors même si ce soir, je suis tombée sur un type plutôt sympa, je ne suis pas sûre de changer d’avis sur ma vie en Angleterre. Je pourrais sans doute envisager de partir lorsque tout sera clair avec Will, je sais qu’il aimerait être en Afrique, que l’on retrouve notre maison, celle qui nous a vu grandir, je sais qu’il serait comme moi, bien mieux dans le pays qui nous a vu grandir. Nous avons peut-être la tête du pays, deux anglais, mais en nous, nous sommes des africains, je suis congolaise et pas anglaise, j’avoue ne pas me sentir anglaise. Comment le pourrais-je, j’ai un accent quand je parle, je comprends mieux des dialectes que certaines expressions ici, je suis loin d’être à ma place et Will aussi. On ne peut rien faire pour l’instant alors autant tenter d’être heureux et de bien faire les choses.

Noël approche. Je suis allée à la collecte de jouet. C’est un principe nouveau pour moi. Les gens viennent déposer des affaires qui pourraient servir à d’autres, des jouets, des livres, tout ce qui pourrait attirer des enfants. C’est gratuit, on peut se débarrasser de vieilles affaires et en récupérer de nouvelles. C’est ce que j’ai fait. Il y avait des vieilleries datant de la jeunesse de mes parents, rien qui est de la valeur mais des choses qui pourraient plaire. Puis on m’a guidé et on m’a proposé des livres, des bandes dessinés, des livres de sciences fictions pour Will, j’ai trouvé une vieille console de jeu, rétro qui lui plaira et une un peu plus récente. Je sais ce que n’est pas les derniers jouets à la mode mais cela peut lui plaire. J’espère, je veux que ce Noël soit parfait. Le premier sans nos parents, il doit l’être. J’ai toujours peur de ne pas être à la hauteur. Ce soir, je ne me sens pas à la hauteur. Je suis en retard, Will va m’attendre et se demander ce que je fais. Comment toutes les mamans stressées, j’ai cédé au portable, je suis sa sœur mais surtout son représentant légal. Il doit pouvoir me joindre. Il ne s’inquiète pas encore. J’espère qu’il ne va pas m’envoyer un sms pour me prévenir qu’une assistante sociale c’est pointé. Cela serait juste la fin des haricots.

Passons. Nous arrivons devant le bâtiment de la radio et il faudrait qu’on ne traine pas. Liam me propose de l’accompagner. J’accepte en espérant que cela ne prenne pas une éternité, je suis relativement nerveuse. Il laisse alors dans la loge du gardien les outils, j’espérais qu’on en est terminé mais non. Je souris, nerveusement et poliment et je le suis à l’étage puisque c’est là qu’il doit récupérer d’autres choses. Liam semble comprendre que nous sommes pressés, puisqu’il appuie à plusieurs reprises sur le bouton de l’ascenseur en signe d’impatience. Je me tourne vers Liam pour répondre à sa question. « - Il y a peu de bâtiment de radio là où je vivais et puis ce n’est pas un endroit que l’on fréquente quotidiennement » Je croise les bras, je cale mes mains sous mes aisselles pour tenter de les réchauffer. L’ascenseur est là. Je rougis cette fois, est-ce une invitation ? Je n’en suis pas tout à fait sûre, je me cale dans un coin de l’ascenseur. « - Oui, pourquoi pas » Pas sûre que je sois très à l’aise mais pourquoi pas. Je note tout de même qu’il me vouvoie, ne voulait-il pas que l’on passe à un mode plus familier ? « - Donc on est passé à nouveau au vouvoiement » Je le taquine, je réponds à son sourire et on sort alors qu’on est au troisième étage. Il récupère ses affaires et alors il finit par me proposer de changer de vêtements. J’avoue que je ne serais pas contre, juste pour me réchauffer mais j’hésite, on rentre après… je pourrais me changer. De toute façon, Liam doit se changer alors autant profiter de ce temps-là pour enfiler quelque chose de sec. « - Cela ne serait pas de refus. Je suis gelée… Comment vous faîtes vous les anglais pour survivre avec un temps pareil ? Je ne vais jamais réussir à m’habituer » C’est ironique, encore peut-être pas. Alors on file vers les vestiaires. Liam me donne un survêtement unisexe, il va être un peu trop grand mais peu importe. Je vais dans les vestiaires pour femme et je me change alors en vitesse, je cale mes affaires sous mon bras. Le tissu du survêtement paraît chaud et agréable tellement ma peau est fraiche. Je sors dans le couloir et j’y retrouve Liam changé. « - On peut rentrer maintenant »

La route est rapide. On se gare devant chez moi. La lumière est allumée et il n’y a pas de voiture devant, donc je ne crois pas qu’il y ait d’assistante sociale. Je convie Liam à me suivre. J’ouvre la porte, je perçois Will installer sur la table, la télé allumée, il fait ses devoirs. « - Will, je suis rentrée ! On a un invité pour le dîner. Liam a fait redémarrer la voiture, sinon je serais toujours sur le bord de la route. » Je m’avance pour ébouriffer ses cheveux et embrasser le sommet de son crâne, il n’aime pas trop les démonstrations d’amour. Je souris, je relève la tête vers Liam. « - Fais comme chez toi, je vais aller voir pour faire le repas » Et Will ne semble pas tout à fait convaincu « - Bonsoir… Vous avez vraiment accepté qu’elle fasse le dîner ? Vous ne savez pas quels risques vous prenez ! » Je lève les yeux au ciel et je pose mes affaires. « - Merci de ton soutien Will ! Tu as fini tes devoirs ? Il va falloir préparer la table ! »


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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Mer 17 Jan - 22:18

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Je suis persuadé d’avoir l’air idiot. Sitôt les mots prononcés, je grimace discrètement. Je connais mon erreur. Je lui avais pourtant dis, sans aucune forme de pression de me tutoyer, et me voilà en train de la vouvoyer. Je me le reproche immédiatement, prenant ma grimace à témoin. Je souris quelques secondes après, priant secrètement pour qu’Emery ne l’ait pas vu. Manqué. Elle en rigole aussi, l’esprit taquin. J’apprécie cela. C’est un trait d’esprit.  Je repense légèrement à la situation. Nous sommes dans l'ascenseur. Quelques dizaines de minutes, nous étions sous la pluie et je touchais à sa voiture, y prenant beaucoup de plaisir. Peut-être est-ce ma nostalgie qui me fit apprécier les événements fortuits. Je doutais, pour autant, qu’Emery ait autant apprécier. Quel stress avait t-elle dû ressentir avec son frère seul chez elle, et elle, coincée sur le bord de la route. Je me mettais à sa place. Dure journée pour elle, et dire que je me plaignais d’une interview gênante. Mais, sans attendre, je lui adressai un regard empli de gentillesse.  Je souris alors à mon tour, prêt à répondre à son humour taquin.

« C’était un test.. pour vérifier que tu suivais.» Ce n’était pas des excuses. Une simple plaisanterie. Je souriais à pleine bouche.  Même le sourire au lèvre, je semblais immédiatement plus à l’aise. Voilà qui était étrange. Je le remarquais à peine, mais l’environnement familier devait aider. Il en serait autrement, probablement, chez elle. La situation serait alors complètement inversée, et c’est Emery qui aura le loisir d’être à l’aise. La scène continua, et c’est donc avec aise que je proposai de se changer non loin. Je ne pris pas le pari de choisir ses vêtements, et je lui donnai les vêtements de secours destiné aux journalistes “touchés” par les cas de force majeur : un survêtement unisexe à taille unique. Au moins, elle serait au sec.

Contrairement à la belle rousse, j’avais été prévoyant. Il faut dire que c’est la première règle qu’on me répéta. Toujours prévoir. Et c’est ainsi que mon casier, dans le vestiaire des hommes, avait été doté de trois vêtements de secours. Intelligent. C’est donc sans réfléchir que j’enfilai machinalement les vêtements de secours, similaire aux vêtements actuels : une chemise blanche, une veste de costume et un caban pour aller avec le temps détestable. Me dépêchant, j’étais prêt en un temps de record. J’attendis donc Emery à l’extérieur, dans le couloir séparant les vestiaires. Enfin, elle arriva. Je laissais échapper un sourire. Ces survêtements allaient rarement au journaliste, et malheureusement, Emery ne fit guère exception. Elle était au sec, au moins.

Emery commenta encore le temps. Je souriais. Nous pouvions rentrer. Sans vraiment épiloguer dans la voiture, nous arrivâmes rapidement chez elle. Lorsqu’elle se gare, Emery semble soulagé. Je l’observe discrètement, déformation professionnelle. Je m’évite le fronçage de sourcil. Elle était si inquiète pour son frère ? Il est grand, il doit pouvoir rester un peu seul. Mon instinct semble percevoir une situation étrange, et le journaliste en moi crépite. Je ferme les yeux. Le boulot, c’est terminé. Je me laisse rapidement guider par la jeune femme, entrant après elle. Je vis son jeune frère, en souriant. Il avait l’air adorable. Et rapidement, il fit une plaisanterie qui me fit rire. Sa soeur et la cuisine, c’était pas ça. L’idée me fit sourire. Jamais je n’aurais pensé qu’une personne malhabile en cuisine m’invite à diner .. le diner qu’elle aurait préparé. Je regardais Will, seul alors que sa soeur s’affairait en cuisine. J’observais le bambin. Il ressemblait à sa soeur, au moins dans l’attitude.

   « Je t’aide, Will ? » Ce n’était pas vraiment une question. J’imposais ma présence au jeune frère. J’attrapais rapidement les assiettes qu’il me tendait. L’accompagnant dans ses gestes, je m’amusais à l’observer répéter machinalement son travail de maison. Je posais les assiettes, il mettait les couverts. « Je suis Liam. » Je venais de me rendre compte que je ne mettais pas présenté. Je me rapprochai doucement de lui, et je lui glissais à voix basse : « Dis-moi, je devrais aller ta soeur en cuisine, à ton avis ? » J’attendais une réponse, mais sans vraiment m’en préoccuper, j’allais à l’encontre d’Emery.

   « Je peux aider ? » Je m’adressais gentillement à Emery. J’avais toujours aimé cuisiner. Je ne l’expliquais pas. J’aimais juste ça. C’était agréable. La cuisine était un endroit que j’appréciais, où je me sentais en sécurité face à ce monde abrupt. Puis, soudain, des phares illuminèrent la fenêtre. Je détournais le regard, tant la puissance de ceux-ci semblait trop important. L’illumination se coupa, alors qu’un bruit de moteur cessa. Je regardai Emery soudainement. « Attendons-nous quelqu’un ? Un petit ami peut-être ? » Immédiatement, j’aurais souhaité être muet.



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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Jeu 18 Jan - 19:13




- Liam & Emery -
Paradise in the dashboard light



 
Je ne dois pas être très élégante dans cette tenue. Un survêtement trop gros ne peut pas me mettre en valeur, clairement. Je ne suis pas spécialement une grande fan de la mode mais je dois avouer que là, je crois que là c’est un look raté. Tant pis, je ne suis pas sûre que cela ait une grande importance, je ne suis pas sûre que Liam se préoccupera de ma tenue. Surtout que c’est la sienne à vrai dire. Enfin au moins je suis au sec et on peut rentrer, cette histoire est terminée, on est tranquille. J’ai hâte de rentrer. Pas que je ne fasse pas confiance à Will, il sait parfaitement se débrouiller sans moi mais cette histoire de droit et de dossier, j’ai peur de passer pour une mauvaise sœur, qui délaisse son frère, je ne veux pas de cette image et elle ne me servira pas pour avoir les droits. Alors pour le moment c’est un peu pénible, Will sent que je suis sur son dos mais je préfère, cela me rassure. Alors savoir que je vais le retrouver me rassure. Peut-être que ce soir, nous n’aurons pas cette visite surprise, peut-être que je stresse pour rien, comme peut-être qu’elle sera là et que Will ne m’aura juste pas prévenu pensant gérer la situation tout seul. Bon sang, il faut que je souffle un coup, mon ventre se noue, j’ai peur, je dois l’avouer, je suppose que cela se ressent. Liam doit se demander pourquoi le presse autant mais il ne peut pas vraiment comprendre et à vrai dire, ce n’est qu’un inconnu, je ne lui demande pas de comprendre, ma vie est suffisamment complexe pour que l’embarque une personne dedans. Il est bien gentil mais je n’ai pas besoin d’avoir une autre personne qui se mêle de tout cela. Je veux juste être parfaite aux yeux de l’assistante sociale, je ne veux pas perdre mon frère, il n’a pas à être envoyé dans une famille d’accueil, il n’en est pas question, on vient de perdre nos parents, si les anglais pensent que nous séparer est une bonne idée, je crois que je m’enfuis avec lui et on vit dans l’illégalité, peu importe. Et puis comment une femme qui vient deux trois fois peut-elle être sûre qu’il est bien ou pas bien ? C’est absurde, je pourrais parfaitement jouer la comédie et paraître parfaite, c’est un peu ce que je vais tenter, ne pas lui montrer que je bosse pas mal pour subvenir à nos besoins et que je ne suis pas toujours disponible pour Will, je vais tenter de lui montrer l’inverse, que je suis là quand il faut, que l’on vit dans un bon environnement. La vie anglaise est tellement plus complexe qu’en Afrique. La vie est bien plus chère ici, je dois travailler double et ce n’est pas toujours évident, dire que noël arrive… Niveau cadeau, j’ai ce qu’il faut mais je n’assure pas du tout en cuisine, je brule tout, je rate des recettes, bref, ma spécialité, c’est la pizza commandée chez le livreur, c’est un truc que je n’avais pas en Afrique que j’apprécie grandement, je dois avouer. Enfin bref. Je presse Liam.

On se gare devant la maison. Il n’y a pas l’ombre d’une voiture que je ne connais pas. La lumière est allumée et je suppose donc que William est tout seul. Mon cœur se calme, je suis rassurée. Je peux redescendre niveau pression et être un peu plus normale. Liam me suit. On entre et Will fait ses devoirs sur la table. Je le salue et je lui présente Liam. J’explique rapidement la situation et aux vues de l’heure, je précise qu’on ne devrait pas trop tarder pour manger. Je ne sais pas ce que l’on va manger, je voudrais tenter quelque chose mais j’ai l’impression que c’est risqué quand même. Je regarde ce qui se trouve dans le frigo et je demande à Will de libérer la table pour mettre le couvert. Je lance un coup d’œil aux deux hommes de la maison et je souris, on dirait presque un tableau de famille, cela me fait bizarre. Je trouve des lasagnes toute prêtes. Est-ce que cela ne ferait pas l’affaire ? J’en profite pour que Liam ait le dos tourné pour les mettre dans un plat, je pourrais bien tenter de dire que c’est moi qui les ai préparés la veille mais je doute qu’il me croit. En tout cas Liam me retrouve dans la partie cuisine. J’aime cette maison, c’est le genre tout ouvert sur le bas, un salon confortable, avec une partie pour manger ouverte sur la cuisine. Alors que je referme le four avec les lasagnes dedans Liam demande s’il peut aider. Les lasagnes devraient être prêtes dans une vingtaine de minutes, le temps que le four préchauffe. « - Euh… et bien… » Mais avant que je ne réponde. Mon regard comme celui de Liam sont attirés vers la fenêtre. Des feux dans la nuit, une voiture qui se gare à côté de la mienne et mon cœur accélère. Je ne suis pas changée, avec un peu de chance, j’ai des yeux de panda, mon mascara a dû couleur et je porte un survêtement masculin qui ne me met pas vraiment en valeur. Bon sang. Liam me demande si une personne est attendue, je dois avouer que je ne fais pas attention à l’appellation petit ami, je n’ai pas de petit ami, c’est bien le dernier de mes soucis. « - Merde… Merde… MERDE ! » Je me place devant le miroir de l’entrée, je tente de me recoiffer, je frotte le dessous de mes yeux pour retirer le noir. Ok, tant pis pour le survêtement, je peux parfaitement lui expliquer que j’étais trempée. Ok. « - Will l’assistante sociale ! » Il sait parfaitement ce qui en sera. Il me fixe un peu inquiet. Je m’avance vers lui, je lui embrasse le front, je le prends par les épaules et je me mets à sa hauteur. « - Ca va aller ok ? On ne risque rien ! Allez souris ! » Alors je me rappelle que Liam est là… On sonne, je stresse. Je vais ouvrir nerveuse. Une femme habillée stricte, la cinquantaine est à la porte. Elle me détaille de la tête aux pieds et là je me dis que c’est mal parti. Bon sang. Je la fais entrer poliment. Elle pose ses yeux sur Will, elle sourit, prend des notes. C’est bien ou mauvais ? Puis elle se tourne vers Liam. « - Vous êtes qui vous ? Je n’ai pas signe d’un homme vivant ici ». Ok, j’improvise. Je m’avance vers Liam, je passe mon bras dans son dos, autour de sa taille, comme si nous étions un couple. Je me hisse sur la pointe des pieds et je l’embrasse, je sens le regard choqué de Will. « - C’est mon petit ami, Liam … » Je n’ai plus en tête son nom de famille, me l’a-t-il dit ? « Liam est mon petit ami, il nous aide au quotidien. » Et là c’est le bordel.



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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Dim 21 Jan - 13:11

Paradise in the dashboard light

Liam & Emery

« Whatever our souls are made of, his and mine are the same. »


Will était un garçon fantastique. Je pouvais le sentir rien qu’en l’observant. Le jeune homme avait une grande vivacité d’esprit, et il était ouvert. Je suppose qu’on pouvait dire que la présence de sa soeur n’y était pas pour rien. Je souriais en les regardant, et rapidement je m’intégrai dans l’ordre bien huilé de leur petite famille. J’accompagnais Will pour mettre la table, suivant son rythme. Il était un brave garçon, et le suivre n’était pas difficile. Assiette, verre, couvert. C’était presque agréable de le voir obéir à sa soeur. Beaucoup d’enfant n’en font qu’à leur tête. Ma curiosité prenait rapidement le dessus. J’avais envie d’en savoir plus sur leur vie. J’étais la petite souris qui s’était discrètement faufilé dans la vie d’une famille ordinaire. Pas si ordinaire que ça. Les parents n’étaient pas là. Mais ils s’en sortaient bien. Emery devait travailler comme une folle pour balancer ce vide. Je ne sais même plus - ou pas du tout- ce qu’elle faisait dans la vie. Me laisser inviter avait paru si naturelle sur le moment. Je regardais Will agir, mettre la table, avec aisance. Je repensai à ma propre famille. Comment était-ce, chez nous, à l’époque ? Nous n’étions pas une fratrie si ordonnée, si soudée. Mes frères et mes soeurs étaient des catastrophes ambulantes. J’étais aussi une catastrophe ambulante. Mon père n’aidait jamais, restant dans son maudit garage toute la journée. Il en sortait uniquement pour manger et dormir. C’était à se demander comment il avait pu avoir des enfants. Les seuls fois où je l’avais vu sourire étaient lorsqu’il m’enseignait son métier. J’étais encore jeune. Jamais - ou rarement- il m’avait demandé d’aider ma mère. Elle, elle m’avait montré comment cuisiner. Les rires machistes d’un de mes frères me hantaient toujours quand je pensais à tout ça. Décidément, penser à la famille n’était pas une occupation que j’appréciais aujourd’hui. Je me dirigeai doucement vers la cuisine, vers Emery lorsque je fus aveuglé par cette arrivée impromptu.

Soudain, l’ambiance s’électrisa. Je ne suis pas sur de comprendre. Je regarde Emery. Je regarde Will. Leurs visages avaient changé. C’était rapide. Comme une sorte de panique. “Pas de petit ami alors.”Je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser. Je chassai rapidement la vile pensée de mon crâne pour les observer. C’est ce que je fais. J’observe. La panique est évidente. J’essaye de jeter un regard discret dehors. Je n’y arrive pas, alors je les regarde eux. Elle dit les mots magiques. Ils ont peur, c’est évident. Assistante sociale. Etrange. Je fronce les sourcils. La vie d’Emery me semble assez aventureuse, avec une vieille voiture et visiblement des problèmes avec la législation. La porte s’ouvre. Une femme, une femme d’un certain âge, est derrière. Son apparence est soignée. Elle tient un parapluie qu’elle dépose à l’entrée. Ses vêtements sont sombres. Pantalon noir et tailleur trop large. Je l’observe. Elle a des petites lunettes carrés qui rendent très mal sur son visage imposant. Ses yeux, en revanche, sont minuscules. Elle a le regard d’une fouine. Je souris intérieurement, m’interdisant de le laisser paraître sur mon visage. Elle observe tout. Dans son dos, Emery n’est pas détendue. Au contraire, je la regarde. Elle toise Will, avec un sourire et se dirige vers moi. Sa voix est agressive. Je souris délicatement, les yeux encore écartés. Je m’apprête à lui répondre gentillement, mais Emery me coupe l’herbe sous le pied. Je souris poliment. Je sens rapidement le bras d’Emery me remonter dans le dos. Je suis surpris. Je me tourne vers elle. Elle m’embrasse. Ma bouche est close. Je ne m’y attends pas. J’entends les mots qui suivent. “Petit ami. Liam”. « Hein ?! » Je ne parle pas fort, mais je sens mon visage se décomposer. Qu’est-ce qui se passe bon sang !

Je respire doucement. Est-ce qu’elle vient de mentir à une assistante sociale ? Qu’est-ce qui se passe ? Je ne comprends rien. Je respire. Je souris. Je suis complice de son mensonge, en plus.. Heureusement que je suis habitué à me calmer rapidement, à ne rien laisser paraître. Mais je dois faire un choix, un choix rapide. Je la soutiens ou je la laisse tomber.. Je pourrais avoir des problèmes si je la suis. Et puis, mince. On ne vit qu’une fois. Je souris, en regardant l’assistante sociale. Mes yeux tentent de camoufler la surprise de ce baiser inopportun. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de regarder l’assistante. Mon esprit ne veut pas la lâcher. Je connais cette femme. Je le sais. Mais mon esprit ne semble pas décidé à me souvenir d’elle quand soudain, ça fait tilt.

« Vous êtes Madame Edward ? » Je m’exclame, fier d’avoir pris la main sur mon esprit récalcitrant. « Je suis Liam Collins ! » je marque une pause pendant quelques secondes. « Je travaille avec Steven. Nous nous sommes vu au gala du journal, il y a deux ou trois mois. Steven m’a présenté aux investisseurs. Vous vous souvenez ? » J’attends sa réponse, presque excité de la voir, et oubliant le mensonge éhonté d’Emery. Je marque une grosse pause. Je regarde Emery. « Vous avez mangé ? Steven est à Londres avec les grands pontes, non ? Vous dînez avec nous ? Vous devez me confier des secrets sur votre mari. Je suis très curieux. Venez.. » Je ne laisse le choix, ni à Emery et ses manigances, ni à Madame Edward. J’attrape la main d’Emery, et souriant je l’amène en cuisine, mon visage se fermant un peu. Peu à peu, je me rends compte que si le mensonge d’Emery est découvert, alors je devrais faire face à des répercussions gênantes au travail, où tous le monde se bat pour prendre ma place. Dans la cuisine ouverte, je souris. Je sens le regard de Madame Edward se poser sur nous. Je souris intensément. « J’ai le droit à une explication ? » murmurai-je à l’attention d’Emery, en tenant sa main comme un petit-ami le ferait.

J’attends ses explications. Maintenant, je suis dans la même mouise qu’elle. Je le sais. Donc il faut jouer le jeu. Heureusement, son mari Steven est un homme mystérieux. Il ne doit pas parler à sa femme tant que ça. Mais il faut se mettre à jour. Voilà une vrai situation de crise qui apparaît. J’aurais peut-être pas dû m’arrêter. Je voulais être gentil, et me voilà en difficulté. Je regarde Emery dans les yeux. Elle est aussi gênée que moi. C’est une bonne personne, je le vois. Non. J’ai bien fait de m’arrêter, de l’aider. Et puis avec un peu de chance, on va bien s’amuser. Je lui souris, regardant le four au passage. J’aime sa cuisine. « On a un problème.. Elle est végétarienne. » . Il va falloir cuisiner autre chose. « Je peux cuisiner.. » Je regarde vers la fenêtre, par dessus l’épaule d’Emery. Je vois quelque Madame Edward, la femme de Steven, Elle nous regarde. « Ca va aller.. Va la voir, met la à l’aise. Je sais pas, montre lui les devoirs de Will et reviens cuisiner avec moi, je te dirais ce que tu dois savoir sur moi pour faire illusion.. » Je lui souris, jettant à nouveau un regard discret au séjour. Elle nous regarde toujours.

« Elle nous regarde. Vaut mieux.. » Je fais un signe de tête évocateur. « Tu sais.. » Je souris. Je suis gêné, mais je ne peux pas détourner le regard. « m’embrasser. »



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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Mar 23 Jan - 23:33




- Liam & Emery -
Paradise in the dashboard light




Des feux dans la cours. Mon cœur qui s’accélère. Et la panique qui monte. Moi qui pensait être tranquille pour le reste de la soirée, et voilà que finalement l’assistante sociale se pointe. Elle ne lâche rien, elle est décidée à le pondre ce rapport et même si cela n’est pas dans mon intérêt. Alors j’ai intérêt à être parfaite, à être une sœur sans défaut devant cette femme qui va noter tout ce que je fais, qui va regarder tout ce qui se trouve dans notre maison. J’ai peur, la peur est naturelle, je ne supporterais pas que l’on me prenne mon petit frère. Il n’a pas besoin de cela maintenant, lui comme moi, on a besoin de l’autre pour surmonter l’absence de nos parents. Ils sont morts trop tôt et je ne pourrais jamais vraiment m’en remettre. Will, n’en parlons pas. L’arrivée de cette femme me stresse et en plus ce soir, ce n’est juste pas le bon moment, j’ai l’impression que tout me tombe dessus, comment je dois faire pour gérer cela ? Je suis épuisée, je suis mal habillée et Liam est un inconnu, que va penser l’assistante sociale ? Que je fais entrer n’importe qui dans notre maison ? Non, cela ne peut pas se passer comme ça, je dois arranger les choses. On doit se ressaisir, je demande à Will si cela va aller, car il faut qu’il aille bien. Ce n’est pas le moment qu’il me fasse une de ses crises d’adolescent. J’inspire et je vais alors ouvrir la porte lorsque la femme sonne à celle-ci. Je la laisse rapidement entrer, le temps n’est toujours pas beau, il pleut, encore et toujours. Elle pose son parapluie dans l’entrée et je la laisse faire, elle essuie ses pieds sur le paillasson. Elle vient une chemise à la main et dès son entrée, je vois bien qu’elle zieute un peu partout. Elle sort une feuille qu’elle cale sur le dessus de la chemise. Elle fait clipper un stylo pour être prête à noter la moindre des petits choses qui ne va pas. Elle se présente à peine en me serrant la même, enfaîte ses yeux se pose immédiatement sur Liam. Merde, Liam. Elle doit être en train de se demander ce qu’il fait là mais surtout qui il est ? Il ne fait pas partie de l’enquête et maintenant il se retrouve mêlé à tout cela. Le pire c’est que c’est un parfait inconnu rencontré il y a une heure sur le bord de la route. N’est-ce pas totalement déroutant et stupide ? Qu’est-ce qui m’a pris de l’inviter à dîner ? J’aurais pu lui dire de venir demain, après-demain mais ce soir, je savais que cela pouvait arriver… remarque cela aurait pu arriver demain ou après-demain aussi alors dans un sens. Mon cœur s’accélère lorsqu’elle me demande qui s’est, elle n’a affectivement pas d’indication sur la présence de Liam. Je vois Will chercher lui aussi une excuse mais c’est moi qui suit la plus réactive, même avant Liam lui-même. Je m’approche de lui, je tente de me la jouer chaleureuse et amoureuse, je ne sais pas vraiment comment on fait, je n’ai jamais eu de petit ami, je suis un cas désespéré de ce côté-là. Je glisse un bras dans le dos de Liam et je me hisse sur la pointe des pieds et je l’embrasse alors qu’il n’a même pas le temps de comprendre ce qui lui arrive. Un baiser simple et doux, plutôt agréable mais je ne suis pas sûre qu’il comprenne ce qui est en train de se passer. C’est là que je sors le terme petit-ami. C’est une solution plutôt efficace, nous sommes à Brighton depuis septembre alors j’ai parfaitement pu me trouver un petit ami. Maintenant, il ne faudrait pas qu’elle nous demande des renseignements sur notre relation parce qu’on est sérieusement mal barré sinon. Le suspense est à son comble et tout le monde regarde Liam. Que va-t-il faire ? Me traiter de folle ? Il pourrait, une inconnue qui l’embrasse et le fait passer pour son petit ami, n’est-ce pas un peu fou ? Je sens mon coeur battre à tout rompre, à cette allure-là, je vais faire un arrêt cardiaque et puis j’ai chaud, c’est quoi cette chaleur ? La situation ? Je suis en train de tomber malade ? Je suis restée un moment sous la pluie aujourd’hui, alors cela serait possible. Une poussée de fièvre. Je prends sur moi et je quête la réaction de Liam.

Celle-ci me déroute totalement. J’arque un sourcil et je le regarde alors qu’il s’adresse à notre assistante sociale. J’avais une chance sur combien que l’inconnu que j’ai fait entrer dans notre foyer soit une connaissance de cette femme qui ne semble pas aimable pour un sou. Je l’écoute déblatérer un tas de choses, je note qu’elle s’appelle madame Edwards, chose que j’ignorais, elle ne l’avait pas encore précisé. Liam bosse avec son époux… et Liam l’invite à diner, ok, finalement rien ne s’arrange, il ignore sans doute que je suis une cuisinière épouvantable… Je blêmis, forcément, je dois être blanche et en sueur, enfin moi j’ai cette impression mais j’espère qu’on ne voit pas mon état de panique interne. Liam me tire dans la cuisine, le temps que madame Edwards fasse le tour du rez-de-chaussée. Je sens qu’il est tendu… et oui voilà le moment de l’explication. « - Pardon, vraiment, je n’ai pas réfléchi… » Je me mords la lèvre, fort, trop fort. « - On a un autre souci, je ne sais pas cuisiner et tu viens de l’inviter à dîner ! c’est quoi ce plan ? » Je râle tout bas, je sens bien que l’assistante sociale nous lance des regards inquisiteurs. Je me sens espionnée. J’inspire, Liam me rassure pour la cuisine… mais apparemment malade est végétarienne, c’est une blague. Je me frappe le front de la paume de ma main, je suis résignée, c’est fichu. Liam veut que je la mette à l’aise mais cette femme est la froideur incarnée. Je déglutis… par chance Will prend les choses en main et parle avec elle, elle lui demande qu’il peut lui montrer la maison, on a un peu de répit mais Liam a raison, avant qu’elle ne monte à l’étage, je me hisse sur la pointe des pieds et je souris un peu, je ne suis pas bonne comédienne… J’embrasse Liam mais un simple baiser. Je me sens gênée, je rougis et je détourne le regard. « - Ne profite pas de la situation… » Je me tourne, ma main qui passe sur mes lèvres inconsciemment. « - Désolée de te mêler à cette histoire, j’ai paniqué, je… je n’aurais pas dû t’embrasser… je n’avais jamais fait cela avant… » J’ouvrir le frigo. « - On a de quoi faire une salade composée s’il faut pour ce soir, cela ira ? Je ne sais pas ce que mange des végétariens… qu’est-ce que tu sais cuisiner ? » J’évite un peu son regard, j’ai chaud, et je me mets à éternuer un peu. Je crois bien que j’ai en plus attrapé froid, que ce temps de merde aura raison de moi dans peu de temps.

 



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MessageSujet: Re: ▬ Paradise in the dashboard light (liamery)   Mer 24 Jan - 22:51

Paradise in the dashboard light

Liam & Emery

« Whatever our souls are made of, his and mine are the same. »


Les phares sont annonciateurs de chaos. Quelques instants plus tard, Madame Edwards rentre dans la maison. Je la reconnais, elle non. C’est toujours agréable.. La situation avec Emery devient irréaliste. Je laisse faire, observant la scène. Un baiser.. Je suis surpris, mais je joue le jeu. La scène de ménage se déroule quelques instants plus tard, loin des yeux de Madame Edwards. Je ne veux jouer de sale coup à Emery. Elle m’a semblé être une fille en or, et je ne suis pas un briseur de famille. Ses mains dans les miennes, je demande une explication en souriant, mais elle doit sentir que je suis tendu. Je n’ai le droit à rien, si ce n’est d’apprendre qu’elle est mauvaise cuisinière. Je souris. Will a déjà vendu la mêche. Je continue à lui tenir la main, à jouer à l’homme amoureux. Nous parlons, doucement. La fenêtre est une alliée précieuse. Je souris, imitant à la perfection l’amour. Il faut dire que je suis obligé de rire à des plaisanteries douteuses quotidiennement. C’est une partie gênante du job, mais il faut bien ça pour obtenir la bonne information. La rubrique des chats écrasés, ce n’est pas pour moi. Je n’ai pas quitté l’armée pour ça. Je souris à nouveau. Je réclame un baiser.. pour la comédie. Emery s’exécute. Le baiser est court. Il clos les regards inquisiteurs de l’assistante sociale. Will a l’air de s’en occuper. Parfait. Je la sens rougir. J’en souris. Heureusement, Madame Edwards n’est plus là pour le remarquer. Emery me fait alors une confidence. Je souris encore, profitant de la petite promiscuité qui s’est créé pour en plaisanter. « Je suis ton premier baiser ? » Mes yeux sont grands ouverts alors que mon ton est taquin.

La taquinerie prend rapidement fin. Emery ouvre fatalement le frigo, et observe son contenu. Je pense à ce moment précis que le mien est rempli. Je souris, attendant d’entendre le verdict d’Emery. Celle-ci me parait réellement stressée. Je m’approche, jetant un oeil par dessus son épaule. Il y a en effet suffisamment d’ingrédient pour faire une salade composé assez riche. Je pose ma main sur son épaule. « Une salade, c’est parfait.. » Je cherche le bon plat. Je souris presque. Voilà très longtemps que je n’avais pas cherché une recette avec les maigres ingrédients que je trouvais. Je crois que je sentais mon sang bouillir. J’aimais être en cuisine. J’aimais vraiment ça, à se demander pourquoi je n’avais pas cherché à être cuisinier. Non. L’aspect professionnel ne m’attirait pas. « On peut faire une salade de pâte tiède. Tu as des pâtes ? Tu peux les faire cuire ? » Je m’occuperais bien du reste. J’attrapais les ingrédients dans le frigo et ailleurs : la mozzarella, l’ail, le basilic, les tomates. Il y a même de la mascarpone. Je suis impressionné. Je l’attrape également. Je commence à préparer l’ensemble pour faire un accompagnement digne de ce nom. Je m’approche délicatement d’Emery pour travailler à côté d’elle. Je lui murmure alors des informations pour tromper la détective du dimanche des services sociaux. « Je m’appelle Liam Collins. Hum.. Voyons voir. » Je réfléchis. La base. Qu’est-ce que je peux dire. « Je viens de Londres. Mon père est garagiste, et j’ai une famille nombreuse. Beaucoup de tension. Je suis parti dès que j’ai pu. » Je ne veux en dire plus, le couteau cessant de hacher l’ail précédemment pelé. « Je suis parti à l’armée, et j’ai été recruté par Mr. Edward pour devenir journaliste.. reporter. Et depuis deux mois, je suis animateur radio en parralèle. » Voilà un bon résumé. Je rajoutai, tout sourire. « J’aime ma moto, et la sensation de liberté qu’elle me procure.. Et j’aime cuisiner aussi. »

Je la regarde, cessant d’agiter le couteau avec précision. « Qu’est-ce que je dois savoir sur toi Emery ? »


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