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 fortitude (jacob)

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Andy Cavendish

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MessageSujet: fortitude (jacob)   Mer 22 Aoû 2018 - 19:29

La vision me hantait. Une passion abîmée, un baiser éphémère et des mensonges qui se succédaient naturellement. La première étreinte, le regard complice et les bouts de tissus échoués sur le sol. Jacob, William puis James. Ils étaient tous là. Et aucun ne se battait pour moi. Je plissais les yeux et laissait le vent me porter jusqu’au jardin municipal. Une spirale d’émotions, vives et brûlants, s’emmêlant sur ma peau nue. J’avais peur de nos retrouvailles et de la rechute. Nous n’étions plus amis. Il y avait cette gêne entre nos corps. Ce rappel constant de l’adultère et du désir. Il n’y avait pas de bon sens. Seulement une délectation de l’interdit. Le plaisir qui durait une seconde et la cicatrise qui restait toujours. Jake avait perdu un frère. Et je n’avais plus la force de respirer. Seule dans un champ de mine, mon corps valsait entre les grenades et les détonations. Un danger de mort qui planait sur ma tête. Un poids si lourd qu’il écrasait mes épaules et ma démarche. J’essayais de garder le sourire. D’être plus forte que les insultes et les désespoirs. Mais ça faisait mal. Les voir, même séparément. Rencontrer l’un et effacer l’autre. Ça me tuait. Je chancelais entre les récifs de fleurs sauvages et les arbustes verdoyants. Un éclat sépulcral gravé dans ma mémoire. Un détail qui se rajoutait à la pyramide pour m’emprisonner dans le souvenir absolu. Une malédiction eidétique et l’émotion éternelle qui serraient le coeur. Ma culpabilité vacillait. Comment le sentiment pouvait-il être aussi beau et répugnant à la fois ? Je repliais les genoux et caressais les pétales aiguisés de la rose. Le sang perlait au bout de mon doigts et je souris en lapant la blessure. La saveur ferreuse d’un mal qui devenait l’évidence même de mon existence. Je ne savais plus quoi penser. Je ne savais pas ce qu’il pensait - ce qu’il ressentait. Je l’avais lâchement abandonné. Je m’étais enfermée dans les tourments d’une rupture déchirante, bafouant nos confessions et la sincérité de nos ébats. Je m’en voulais. D’avoir oublié Jacob pendant trois années. De m’être bercé d’absences et de politesses pour justifier ma punition. Je soupirais en regardant ma montre. Les cadrans tourbillonnant entre les chiffres. J’étais en avance et il avait promis de venir. Un endroit neutre, loin des murs qui susurraient nos vices et enflammaient nos pensées. Sa silhouette se découpait au bout de l’allée. Je l’observais en silence, esquissant un sourire qui s’élargissait pas à pas. Cette fois, je ne faisais plus la même erreur. Je gardais mes doléances pour accepter les siennes. Je voulais le retrouver sans le fantôme de Will. «Hey soldier Raillai-je en me penchant lascivement. Mes doigts effleuraient son bras afin de prendre appui. Un contact perturbant, ponctuant par la douceur d’une bise qui se calquait sur sa joue. Il sentait bon. Le parfum de la désillusion, d’une nostalgie mielleuse.  «Je voulais te revoir.» Je me positionnais à ses côtés, marchant au rythme de nos regrets sur les sentiers de petits cailloux. « C’est le temps idéal pour une ballade. Pas vrai, Jake ? » Là voilà, notre seconde chance. Une guerre que j’enterrais sous une pile de souvenirs. Un monde qui s’arrêtait de battre sous mes paupières et qui s’épandait enfin sur l’horizon. Je redevenais humaine. Je devenais la gamine frivole et souriante. Celle qui courrait à perte d’haleine vers les quais de la gare pour les accueillir. Pour les chérir. Toujours.

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MessageSujet: Re: fortitude (jacob)   Lun 27 Aoû 2018 - 19:38

andy & jacob
{ j’aimerais te prêter l'épaule, puiser la force de couper les ponts et poser la tête
enfin coupler les pôles, que tu puisses passer l'éponge sur c’qui va causer notre perte }

La caresse voluptueuse de sa peau sous la pulpe de ses doigts. Douce sensation au réveil. Ses yeux bleus s'acclimatent toujours difficilement à la lumière du jour, mais la trouver là, contre lui, apaise ses souffrances. Et lui coupe le souffle. Cette vision, Jacob ne s'en lasse pas. Pas encore. S'en lassera t-il un jour ? Lorsqu'il avait frappé à sa porte hier, c'était sans prévenir de son retour. Trois jours d'absence avec comme seule explication celle d'un vol aller-retour pour l'Italie et l'assurance silencieuse qu'elle lui avait manquée. Ça, et un petit bouquet de dahlias. Voilà ce qui lui avait fallu pour qu'elle lui sourit. Il aurait certainement pas se passer des fleurs mais en avait eu envie. Il ne parle peut-être pas beaucoup, Jake, mais ses actions en disent long. Comme cette poigne ferme sur les hanches de cette femme, et ses lèvres qui la retrouvent, et cette nuit qui les envolent, et ses rires légers, toujours plus légers ; grâce à elle. Il en aurait presque oublié la promesse faite à Andy quelques jours plus tôt pour rester un peu plus contre elle. Seulement Andrea... elle ne s'oublie pas. Il a déposé un baiser sur l'épaule de sa muse endormie. Laissé un mot sur son oreiller, rien de bien poétique, pas de promesse, seulement la constatation qu'elle avait l'air bien trop paisible pour qu'il la réveille, avant de s'éclipser. Il a juste le temps de repasser chez lui pour une douche rapide avant de retrouver la brune sculpturale. Pourquoi il a accepté? Parce qu'il se souvient de ces jours où la culpabilité ne rongeait pas leurs rencontres. Où elle débarquait chez lui sans frapper, où ils ne se posaient pas de questions. Où l'ambiguïté n'était pas de mise. Il se souvient de la légèreté de ce eux, et ça lui manque. Alors il a dit oui, Jacob, il a dit oui au renouveau, oui à la possibilité d'une deuxième chance. L'entrée dans le parc le ramène à la quiétude de l'enfance, une époque où la seule chose qui importait était le fait de battre Jane à la course. C'est con. Il avance, et pourtant il aimerait reculer. Redevenir un gosse. Ne plus avoir peur. Mais elle est là. Et elle lui sourit. 'Lieutenant, s'il te plait !' qu'il lâche pour la forme, un rictus aux lèvres. 'J'ai remballé l'uniforme, je pense qu'on peut se passer du cérémonial.' il est léger. Bien plus que lors de leur dernière rencontre. C'est en partie dû à l'attitude de la brune, simple. Sa peau frôle la sienne pour enfin la toucher, sans équivoque, sans barrière. Sans arrière pensée. Ça lui fait du bien. Son regard se pose dans celui d'Andy et il y lit une certaine forme d'entrain tintée d'appréhension. Il n'est pas là pour lui claquer la porte au nez. Il est là parce qu'il en a envie. Quand elle formule elle aussi ce désir, il lui sourit, hoche la tête, visse ses mains dans les poches de sa veste. Elle se tourne pour lui emboiter le pas et il laisse les méandres de son esprit guider le chemin. 'Comment vas-tu ?' il ne répond pas à sa question parce qu'elle n'a pas besoin de réponse ; le ciel est clair, il n'y a que de rares nuages, plus de lourdeur de l'air. Ils peuvent s'accorder là-dessus en silence. 'Je t'ai vu chanter il y a quelques temps. Je ne comprends toujours pas pourquoi tu n'es pas l'effigie des posters des gamins de quinze ans ! T'étais incroyable Andy...' il le pense sincèrement. Il n'a beau rien y connaitre, il a beau être un peu biaisé lorsqu'il s'agit d'elle... bordel, si l'ado qu'il était avait entendu cette voix, l'avait ne serait-ce qu'entre-aperçue sur scène... il en serait tombé à la renverse. Ça pouvait paraitre idiot. Ça l'était certainement. Tant pis.

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MessageSujet: Re: fortitude (jacob)   Dim 2 Sep 2018 - 14:53

Je le regardais en silence, comme si les marques sur sa peau pouvaient s’effacer dans un battement de paupières. Il était majestueux, Jake. Une stature d’albâtre, sculptée sur un visage distingué. Des paroles chaleureuses, jaillissant du fond du coeur et une loyauté, qui malgré l’erreur, s’épandait un un faciès usé par la guerre. Je me rapprochais de lui pour glisser la main sous son bras. Le temps s’en allait et nous retrouvions cet instant précis. Le prélude d’une chute enchanteresse l’un contre les lèvres de l’autre. Une confession égarée entre les regrets et les départs. Des sentiments inespérés, écrabouillés sur les joues. Chaque larme était une complainte. Une double rupture. Une double blessure. Je relevais la tête vers les arabesques nuageuses. Peut-être étions-nous prédestinés à l’échec. Peut-être avait-il fallu s’embrasser pour mieux se retrouver. Je ne voulais plus associer cette nuit à la douleur. Je refusais d’apercevoir les démons de William et la pointe étincelante de son arme. Tout ce que je voulais, s’étalait ici, sur les sentiers étroits du parc et les arcades d’un ciel magnifique. Mille couleurs sifflant au gré du vent. Des roses et des promenades étiolées par nos démarches enjouées et l’illusion d’un après qui s’esquissait lascivement sous nos pas. Je répondais à son sourire et chancelais sur le côté. Mes doigts s’agitaient entre les feuillages épineux. «D’accord, monsieur lieutenant. » Une complicité à laquelle il était facile d’adhérer. Un passé qui s’oblitérait et des discours qui s’oubliaient. Je n’avais pas besoin des formalités. Ni d’associer James à la conversation. Il s’agissait de nous, de cette amitié abandonnée au nom de l’honneur et de la culpabilité. De chaque instant de séparation. De la gêne qui pulsait dans les veines et de la tristesse qui bordait les viscères. Il n’avait rien fait de mal. J’étais l’initiatrice de cette étreinte. Je m’étais jeté dans l’abîme pour retrouver ma liberté dans les franges de l’enfer, le coeur cassé et les côtes battant le vide dans les bronches. Puis j’avais grandi. Après trois années de souffrance, mes yeux s’étaient enfin réveillés sur la carcasse de Will. Des retrouvailles salvatrices malgré leur violence et la réalisation douloureuse, que malgré ce que je ressentais, je n’avais plus besoin de lui - seulement de la savoir vivant et en bonne santé. Je n’étais pas nécessaire à son existence. Et il ne l’était plus à la mienne. Je me tournais gracieusement et riais en fixant la silhouette de Jacob. «Je vais vraiment bien.» Déclarai-je d’une voix mélodieuse. Les syllabes glissaient sur ma langue avec un naturel désarçonnant. Une sincérité qui m’impressionnait. Des éclats de bonheur et une euphorie qui revenaient après des années de dormance. « Je pense même à m’inscrire sur une application de rencontres ! » Je pinçais les lèvres et le rejoignais au milieu de l’esplanade. Ma robe valsait au rythme de ces mots qui résonnaient dans ma gorge. Tant de possibilités et de rêves. L’esquisse d’un avenir qui m’appartenait. Qui bordait mon esprit et mon âme. «C’est gentil mais, je pense que je suis trop vieille maintenant. » Une passion réprimée pour laisser une autre grandir en moi. Une carrière inconsciemment étouffée par peur de perdre de William - de partir en tournée et de rater les permissions. A l’époque, il suffisait à remplir la salle. Il suffisait à combler le vide, juste en écoutant mes chansons. «Tu aurais pu m’attendre après le gig pour boire un verre et discuter. » Jake appréciait l’intimité de ces longs diners sous le crépuscule, des bavardages éternels et des sourires amusés. Il adorait les évasions de l’esprit et les mains d’une femme dans ses cheveux. Il savait observer les feuillages de l’automne et les saisons vacillant sur le plancher des jardins. On se connaissait par coeur. Des similitudes et des fragments de nous qui se confondaient dans une mise en scène ridicule. On méritait d’être heureux aussi.

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MessageSujet: Re: fortitude (jacob)   Dim 7 Oct 2018 - 19:48

Lorsqu’elle s’approche de lui, il songe un instant à la jeune fille qu’il a connu. Elle était la fraicheur, l’innocence, la fougue et l’envie. La femme qui se tient aujourd’hui devant lui n’a plus tout à fait cette image ; le vernis commence à craquer aux bordures. Et pourtant. C’est probablement parce qu’il connaît toute l’histoire qu’il l’en trouve encore plus belle. Comprenez qu’Andy, elle a survécu, là où bien d’autres ont sombré. Bien sûr que la légèreté de sa personne sonne un peu faux, mais elle essaye de se donner du courage et ça lui donne envie d’y croire, à Jack. Depuis qu’ils savent que Will n’est pas simplement mort dans un coin, c’est comme s’ils avaient repris un peu de couleurs. Retrouvé un peu d’air dans leurs poumons. L’avenir semble moins sombre. Ils peuvent mettre tout ça derrière eux, lentement. Retrouver une certaine forme de proximité. C’est Andy qui s’y aventure, son bras s’enroulant autour de celui de Jacob. Il sourit. Bordel, ce qu’elle a pu lui manquer. La chanteuse se moque de lui et de son cérémonial et ça lui fait du bien d’entendre son rire tinter à ses oreilles. Longtemps, bien trop longtemps. Il a envie de rattraper ce qu’il a perdu, de retrouver leur complicité, mais il sait aussi qu’aller trop vite pourrait leur brûler les quelques plumes qu’il leur reste. Alors, ils commencent simplement, prennent les choses une à la fois. État général de leurs vies respectives. Il hoche la tête et pose un regard bienveillant sur elle lorsque la brune lui dit aller bien ; marque un temps d’arrêt lorsqu’elle évoque les rencontres 2.0. Avant d’éclater de rire. ‘Sérieusement ? Depuis quand tu as besoin d’un écran pour faire chavirer les cœurs ?!’ celui de Will, le sien, ceux des centaines d’autres qui auraient tué pour leurs places… non, Andrea Cavendish n’a pas besoin de ça. Ce serait presque gâcher que de la rencontrer ainsi. Mais même s’il juge… elle fait bien ce qu’elle veut. Qui est-il après tout pour dire quoi que ce soit ? ‘Trop vieille…’ qu’il laisse échapper comme si c’était la plus grosse bêtise de sa journée. Mais l’artiste a toujours été bien trop modeste, à croire que certaines choses n’ont pas changé. ‘Je ne voulais pas te déranger. Et je revenais tout juste d’un long vol… ça n’aide pas pour de bonnes conversations.’ C’est une excuse ; enfin, à moitié. Mais il est là, maintenant. Disons que c’est ce qui compte. ‘La prochaine fois, d’accord ? Sans faute.’ C’est une promesse, une qu’il ne sera normalement pas difficile de tenir. Qu’il se doit, de tenir.


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