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 old things. (jane)

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MessageSujet: old things. (jane)   Lun 20 Aoû 2018 - 13:29

La routine dicte ses journées et pourtant, du haut de ses soixante-neuf ans, Stanley ne s’en plaint pas. Il se satisfait des plaisirs simples de la vie – il se lève avec le soleil. Sa femme, elle prépare déjà leurs œufs brouillés alors qu’il s’occupe d’infuser le thé. Il s’autorise parfois une folie et change de marque mais reviennent toujours à la robustesse du Earl Grey. Au fil des décennies, Stanley c’est habitué à la cuisine fade des anglais. De son avis, l’insipide vaut mieux que le gras de la mal-bouffe américaine. Il s’autorise parfois des écarts, cela dit. Un Big Mac par-ci, du poulet frit dans quinze centimètres d’huile bouillante par-là.
C’est le ventre plein et un sourire de contentement peint sur les lèvres qu’il déverrouille la porte d’entrée de Rags and Riches. Malgré les dizaines de bibelots qui s’accumulent sur des meubles encore plus vieux que lui, la boutique transpire la propreté. C’est grâce aux jeunots – à Raleigh et Jane qui briquent la pièce jusqu’à s’en user les doigts. Stanley, il est trop vieux pour s’esquinter les os à cirer le sol. Une excuse, évidemment – il est trop vieux pour faire le ménage mais il est encore assez jeune pour assister aux concerts du groupe de métal de son petit fils. Dans la fosse, évidemment. Armé de sa canne et de boule quies pour se protéger les tympans (il n’est pas idiot, le vieux) il surprend les adolescents par sa vigueur. Mais c’est que Stanley, c’est l’un des premiers fans du groupe.
Il se dirige jusqu’à l’arrière-boutique où l’attend une commode en noyer du XVIIIème siècle qui attend d’être poncée de ses échardes et cirée. Il a le temps, Stanley. C’est jeudi et le jeudi, le nombre de clients qui passent se compte sur le doigt d’une main. Aujourd’hui, il n’attend personne si ce n’est Jane. Adorable, cette gamine. Serviable, une vraie perle. Toujours à l’heure, aussi – la clochette suspendue devant la porte tinte lorsqu’elle l’ouvre. Stanley, il la salue sous un sermon tranquille et dénué de sérieux. « Il est à peine huit heures, Jane ! Tu aurais pu venir plus tard, il n’y a que nous, aujourd’hui. » Pourtant, il lui fait déjà signe de le rejoindre dans l’arrière-boutique et tapote le meuble vieillot du dos de la main. « Mais puisque tu es déjà là, tu peux m’aider à rénover cette vieillerie. »

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Dernière édition par Stanley Clarke le Lun 27 Aoû 2018 - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Sam 25 Aoû 2018 - 23:17

Tranquillement, Jane retrouve ses repères; cette ville qu'elle apprécie tant. Étant une femme active et débordante d'énergie, elle ne peut définitivement demeurer en place bien longtemps; malgré le fait, qu'elle est délaissée son groupe de musique, elle ressentait le besoin urgent de s'occuper l'esprit et de se trouver une occupation pour ne pas avoir l'impression d'être une lionne en cage. Il y a quelque temps déjà, elle était tombée sur cette boutique d'antiquité et de nature curieuse; elle avait fini par franchir la porte d'entrée. Rapidement, elle tomba sous le charme des lieux et de ce qu'on pouvait retrouver. L'endroit était tenu par deux hommes; deux êtres complètement différents, mais qui semblaient fort sympathique. De manière spontané, la demoiselle s'était permise de donner son nom et ses coordonnées téléphoniques à l'un deux; l'homme le plus âgé expliquant qu'elle se cherchait une occupation pour s'occuper l'esprit et pourquoi pas pouvoir se servir de ses dix doigts. Jane est une femme plutôt débrouillarde et assez méticuleuse avec un côté plutôt manuelle, du coup; elle était prête à apprendre si on voulait bien lui offrir une chance. La belle brune savait qu'elle ne pourrait pas y travailler beaucoup d'heures et être payée, toutefois ça lui convenait; si cela pouvait lui permettre de s'évader un peu. Du coup, depuis un moment maintenant; elle se rendait à la boutique, toujours ravie de retrouver les propriétaires des lieux. Avec le temps, la demoiselle avait développé une certaine affection pour sexagénaire; ce dernier semblait au premier abord avoir un tempérament posé, mais avec le temps Jane comprit qu'il avait toujours cette étincelle aux fonds des yeux; comme une sorte de jeunesse qui ne s'essoufflait pas, la jeune trentenaire trouvait cela admirable d'ailleurs. C'est donc, avec ses écouteurs et sa musique dans les oreilles; qu'elle se rendit à pieds à la fameuse boutique venant à retirer l'un des écouteurs avant d'y pousser la porte et de faire retentir la petite clochette annonçant son arrivé. « Il est à peine huit heures, Jane ! Tu aurais pu venir plus tard, il n’y a que nous, aujourd’hui. » Paroles prononcées lorsque leurs regards se croisent, un sourire à peine visible se forme sur ses lèvres pulpeuses et elle répond avec un peu d'amusement dans la voix; « C'est comme ça que vous accueillez votre "employé" modèle? L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt Monsieur Clarke.» Monsieur Clarke, voilà comment elle l'appelait; elle considérait ne pas être encore assez proche pour l'interpeller par son prénom uniquement, puis bon; elle trouvait que son nom complet lui allait comme un gant.

Tout en rangeant son portable correctement dans la poche arrière de son jeans, elle se dirigea vers l'arrière boutique alors que celui-ci lui faisait signe de le rejoindre. Ses prunelles se posèrent sur le meuble vieillot que l'homme semblait vouloir retaper. « Mais puisque tu es déjà là, tu peux m’aider à rénover cette vieillerie. » Léger mouvement de tête en signe d'approbation, la demoiselle était toujours prête à effectuer ce qu'il lui proposait. Tranquillement, elle emmagasinait les trucs, qu'il osait lui transmettre et elle allait forcément conserver cela toute sa vie; comme une belle richesse. « Bien sûre.» Qu'elle souffle simplement, malgré ce que l'on pourrait croire; Jane n'était pas le genre de femme exubérante, elle était plutôt discrète, mais elle réalisait qu'en venant travailler à la boutique auprès de Monsieur Clarke; elle s'ouvrait peu à peu, peut-être parce que les moments se prêtaient bien pour la confession. « Votre femme vous a encore préparé votre déjeuner de roi?» Qu'elle lance comme ça tout bonnement, alors qu'ils se mettent doucement à l'ouvrage. Jane admirait le fait qu'un être humain puisse demeurer avec la même personne et traverser le temps; avec tout ce que cela comporte que ce soit les moments de bonheur, les tempêtes, de voir vieillir l'autre aussi. Ça lui redonnait un peu espoir à l'amour durable et vraie, un aspect qui semblait s'effriter dans sa génération.

eh voilà @stanley clarke

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Lun 27 Aoû 2018 - 22:45

Sa réflexion arrache un éclat de rire à sa vieille carcasse. Modèle, un adjectif qui qualifie parfaitement l’employée qu’elle est – ponctuelle, souriante et aimable avec les clients. Ça le désole de ne pas pouvoir l’accueillir dans la boutique plus longtemps mais ce serait frôlé l’illégalité en plus de sa conscience. Pas assez d’argent pour un salaire complet, simplement de quoi offrir une compensation pour les quelques heures qu’elle passe dans la boutique, avec Stanley comme avec Raleigh. Ça le surprend qu’il y ait encore des jeunes qui se lèvent encore tôt et suivent cette maxime aussi vieille que lui ; Stanley, il est plutôt habitué à voir son petit-fils et ses copains veiller jusqu’au petit matin lors de week-ends arrosés. Quoique, il a l’impression que le gamin s’est calmé depuis quelques temps. Depuis qu’il a mentionné cette petite amie qu’il n’a toujours pas rencontré – qu’il espère toujours rencontrer. Stanley, il espère que c’est la bonne. Mrs. Clarke, il l’a rencontré aux alentours de son âge, à l’époque. Et Stanley, il s’est esquinté les os à tenter de charmer cette femme beaucoup trop belle pour lui – beaucoup trop parfaite et beaucoup trop loin. Un océan les séparait alors ; une guerre, ensuite.
Il n’a jamais baissé les bras, pourtant. Il s’est accroché à cette certitude qui lui soufflait que cette femme-là, c’est la femme de sa vie. Et elle l’est devenue. Si longtemps que ça dure, si longtemps qu’il a perdu le compte des ans, Stanley. Il n’est même pas sûr qu’il arriverait à déloger l’alliance qui trône à son doigt, ne serait-ce que pour la polir : trop encré dans sa chair, à l’instar de sa femme. Comme un vieux tatouage que même la chirurgie ne parviendrait pas à effacer. Et Stanley esquisse un sourire lorsque la question de Jane parvient jusqu’à ses oreilles – toujours aussi efficaces, malgré les années. C’est qu’il aime la musique, Stan. Alors il prend soin de ses tympans. « Ah, mais ici, en Angleterre, c’est la Reine qui dirige. Je ne suis que son Prince Consort. » Répond-il simplement dans un roulement d’épaules amusé. Ça a été le premier surpris par cette découverte – Stanley, à peine a-t-il posé le pied sur le continent européen qu’il s’est découvert une passion pour la famille royale britannique. Une bizarrerie pour de nombreux américains et pour lui aussi. Mais il y a quelque chose de mystérieux, dans cette famille. Et malgré lui, il admire la longévité de la Reine Elizabeth II. Stanley, il compte vivre aussi longtemps qu’elle et plus encore – à soixante-neuf ans, c’est encore un jeune vieux, après tout. Pas le plus jeune de sa bande, mais presque.
Stanley, il commence déjà à poncer le bois et c’est de sa voix qu’il étouffe le grincement insupportable. « Tu sais, Jane, il n’y a pas de secrets pour qu’un mariage dure aussi longtemps. On se dit simplement tout. » Il marque une pause, passe son pouce sur le bois poli désormais dépouillé d’échardes. « Mais toi, Jane ? Tu ne vois toujours personne ? N’importe qui se bagarrerait pour t’avoir, jolie et intelligente comme tu es. » Personne, un choix de mot délibéré. Stanley, il croit en l’Amour avec un A majuscule. Il croit qu’on peut aimer qui on veut, comme on le veut. Il a choisi d’être un type classique mais c’est ça, l’important.
Il l’a choisi.

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Mer 12 Sep 2018 - 19:53

Jane s'installa prête à travailler, le silence s'installait tranquillement; tous les deux concentrés devant ce meuble qui allait retrouver toute sa jeunesse et un souffle nouveau. Peut-être que c'est ce qu'elle avait besoin aussi Jane, d'un souffle nouveau? C'est pour cette raison, qu'elle est venue s'établir ici d'ailleurs, c'est également pour cette raison qu'elle a mise sa carrière musicale de côté pour tenter de se retrouver un peu et savoir qui elle est réellement au delà de la musique. Pendant longtemps, la jeune femme était persuadée et elle l'est encore d'ailleurs; que sans la musique, elle n'est plus rien. La musique fut durant la majorité de sa vie, le centre de sa vie. Maintenant, qu'elle se retrouve loin de cet amour de toujours, cette vision qu'elle pouvait avoir se métamorphose peu à peu et elle se dit qu'au final, elle est peut-être autre chose que ça. « Ah, mais ici, en Angleterre, c’est la Reine qui dirige. Je ne suis que son Prince Consort. Un sourire amusé se dessine sur la commissure de ses lèvres, elle aime l'image que l'homme fait de sa femme; elle connait très peu le couple, passant plus de temps avec ce dernier, mais elle est persuadée que sa femme a une tête sur les épaules et qu'elle se laisse peu imposer, même par son mari, qu'elle aime probablement plus que tout. Le regard de la jeune trentenaire se glisse parfois sur les mains de l'homme qui travaille le bois avec finesse et grâce, comme si c'était son précieux; quelque chose à laquelle, on devait faire attention. « Tu sais, Jane, il n’y a pas de secrets pour qu’un mariage dure aussi longtemps. On se dit simplement tout. » Littéralement tout? C'est en entendant de tels propos que Jane réalise que des générations les séparent. Aujourd'hui, elle a l'impression que sa génération est loin de tout se dire, préférant plutôt prendre la fuite pour se trouver une multitude de portes de sortie plutôt que d'affronter les tempêtes à deux. Aujourd'hui, les gens ne semblent plus se battre pour conserver leur noyau, préférant passer à autre chose en se jetant corps et âme dans une autre relation; qu'elle soit de passade ou non, comme si le fait de fuir allait améliorer les choses. Jane, elle fait partie de ces gens; elle fait partie des fuyards qui n'assument pas toujours. D'ailleurs, elle a mis un terme à sa relation; parce que l'engagement l'angoissait. « Vraiment tout?» Qu'elle ose demander, cette question lui brûlait ardemment les lèvres et elle ne pouvait pas s'empêcher de le questionner. « Mais toi, Jane ? Tu ne vois toujours personne ? N’importe qui se bagarrerait pour t’avoir, jolie et intelligente comme tu es. » La demoiselle vient à replacer une mèche rebelle derrière son oreille, puis elle sourit discrètement devant cette avalanche de compliments; il faut dire qu'elle n'est pas toujours facile à vivre ni à suivre d'ailleurs. Elle est loin d'avoir été la copine exemplaire; celle qu'on souhaite comme future mère pour ses enfants; du moins, selon elle, il faudrait être complètement fou pour vouloir oser bâtir quelque chose de sérieux à ses côtés. « Oh vous savez, je suis pas toujours facile à vivre.» Franchise, qu'elle avoue sans se cacher, elle assume entièrement son caractère compliqué. Elle vient à ramener son attention sur le meuble continuant de corriger les imperfections. Façon pour elle de dire simplement que pour l'instant, elle ne voit personne; elle n'est pas fermée entièrement à l'idée de rencontrer, mais en même temps elle veut s'occuper d'elle un peu plus; prendre ce nouveau départ pour elle.

mille excuses @stanley clarke

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Lun 17 Sep 2018 - 16:14

Vraiment tout.
Une question légitime mais surtout une question qu’il médite, un tant. Il dépose ses outils un instant, s’éloigne du meuble et croise les bras. Une moue boudeuse s’installe sur ses lèvres alors que ses sourcils se froncent. Est-ce qu’ils se disent vraiment tout, sa femme et lui ? Est-ce qu’ils ont des secrets qu’ils ne partagent pas, des petites habitudes qu’ils se réservent à eux-mêmes ? Sûrement, mais ce n’est jamais grave. Après quarante ans à être liés l’un à l’autre, ils ont le droit – et on toujours eu le droit – à une vie privée. C’est des soirées avec leurs amis respectifs qu’ils se racontent sans entrer dans les détails. C’est des moments, seuls, qu’ils ne partagent pas. Un équilibre parfait entre des confessions obligatoires et des silences nécessaires. Des erreurs, ils en ont pourtant faits. Quelques-unes, au fil des ans – mais ce n’est jamais grave. Des habitudes trop bien huilées, parfois. La façon dont Stanley oublie de fermer la bouche lorsqu’il mâche. La manière dont il fume son cigare, à l’intérieur. Mais Elizabeth, elle a été honnête. Depuis, il ferme consciencieusement la bouche lorsqu’il déjeune et fume dehors – quand elle est là. Quand elle n’est pas là, il ouvre simplement les fenêtres de la maison et chasse la mauvaise odeur à l’aide d’un ventilateur. Des compromis, simplement. Elizabeth sait qu’il bafoue son autorité lorsqu’elle s’absente et pourtant, elle s’en amuse simplement.
Mais Jane ne lui laisse pas le temps de répondre à sa question tout de suite. Sa réplique, elle lui arrache un haussement de sourcil curieux. Difficile à vivre ? Les femmes le sont toutes et les hommes aussi. Jane lui offre de quoi étoffer sa réponse et de quoi arranger ses pensées : les écarts, Elizabeth les lui autorise parce qu’il a des défauts. Stanley, il ferme les yeux sur ceux de sa femme parce qu’elle a des défauts, elle aussi. Chez elle, ça passe par sa passion envers le cinéma. Son goût pour Morgan Freeman, son faible pour Jackie Chan et son intérêt pour Takeshi Kitano. Des hommes avec qui, lui a-t-elle un jour avoué, je n’hésiterais pas une seule seconde à te tromper. Et Stanley ne l’en blâme pas : lui aussi, à sa place, n’hésiterait pas. Les vieux genoux cagneux de Stanley craquent enfin et il s’assoit. Une pause méritée et un travail qu’il laisse à Jane – la gamine, elle doit pratiquer si elle veut apprendre correctement comment poncer un meuble vieillot jusqu’à ce que le bois soit aussi lisse qu’à l’origine. Stanley, il tire un vieux tabouret d’un coin et s’y installe. « Tu n’es pas la seule dans ce cas-là, Jane. Nous sommes tous difficiles à vivre. Nous avons tous nos défauts et nos travers et pour qu’un couple fonctionne, il faut simplement avoir envie d’accorder les siens à ceux de son partenaire. » Commence-t-il d’un ton tranquille. À son âge, il relativise. Cinquante ans plus tôt, il aurait ricané si on lui avait dit qu’il serait ce vieux-là. Ce papy tranquille, perdu à des milliers de kilomètres de la bannière étoilée. Un accent qu’il a conservé, malgré les années. « Ce n’est pas facile, je te l’accorde. Et pourtant, c’est faisable. Il suffit d’être patient, motivé et désireux de construire quelque chose à deux. » Stanley désigne ensuite Jane d’un index accusateur – ce n’est pas elle qu’il vise à proprement parler, mais ce qu’elle représente. La jeunesse. « C’est ce que vous oubliez, les jeunes. Un couple, chez vous, c’est un plus un alors que dès le départ, ça doit être un deux. » Pas d’équation, simplement un résultat. Pas de chiffres que l’on sépare d’un signe mathématique, simplement une unité.
Une évidence, pour lui.

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Dim 23 Sep 2018 - 22:47

Mouvement assumé, légère pression qu'elle créer grâce à la paume de sa main; ultime but offrir à ce meuble une cure de rajeunissement. La belle trentenaire qui s'exprime sur le fait qu'elle est seule, elle mise son célibat sur le fait qu'elle est difficile à vivre; elle n'a pas entièrement tord, mais en même temps il n'y a pas que ça. Le sexagénaire qui l'écoute avec attention, venant à se redresser pour venir s'échouer ensuite sur un tabouret; besoin d'une pause pour reposer son corps. Jane qui ne bronche pas, continue d'exécuter sa tâche avec minutie et attention. « Tu n’es pas la seule dans ce cas-là, Jane. Nous sommes tous difficiles à vivre. Nous avons tous nos défauts et nos travers et pour qu’un couple fonctionne, il faut simplement avoir envie d’accorder les siens à ceux de son partenaire. » Paroles sages, paroles prononcées par un homme qui a du vécue; paroles véridiques et posées. Le regard clair de la belle qui vient à se relever pour capter l'expression de son visage, elle ne peut pas riposter; elle sait ardemment qu'il a raison sur toute la ligne. « Ce n’est pas facile, je te l’accorde. Et pourtant, c’est faisable. Il suffit d’être patient, motivé et désireux de construire quelque chose à deux. » C'était peut-être ça le problème, peut-être que Jane n'était pas entièrement prête à construire quelque chose à deux. Ce concept, lorsqu'elle y pense un peu plus longuement lui donne littéralement le vertige; elle n'était pas prête à l'époque, à s'investir complètement et définitivement. Même encore aujourd'hui, elle ne sait pas si elle pourrait y arriver, elle se pince les lèvres venant à replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille à nouveau; elle a cessée tout mouvement et voilà que l'homme brandit un doigt accusateur vers elle. Jane à l'impression de se faire gronder, d'avoir fait un truc de travers; malgré que ces propos ne soient pas ultimement dirigés vers elle, mais plutôt sur l'ensemble de sa génération. « C’est ce que vous oubliez, les jeunes. Un couple, chez vous, c’est un plus un alors que dès le départ, ça doit être un deux. » Le silence vient à planer, le même effet que l'on peut ressentir après une orage; un silence qui rempli l'espace, toujours les lèvres pincées. La belle brune continue de le dévisager, c'est la première fois depuis qu'elle le connait, qu'elle le voit s'emporter de la sorte et elle doit avouer qu'elle adore ça. Voir un être s'enflammer de la sorte, à croire qu'ils peuvent avoir ce point en commun malgré l'écart d'âge qui les sépare. Tranquillement un sourire vient se former sur les lèvres de la jeune femme, là n'est pas le but de se moquer au contraire. « Attention, ne vous emballez pas trop; c'est pas bon pour votre coeur.» Ses paroles sont prononcées d'une manière douce, malgré que le fond de l'expression soit un peu moqueuse en soi. Elle vient à enchaîner ensuite; « Blague à part, vous avez raison..» Qu'elle avoue, simplement alors qu'elle rapporte son regard sur le meuble venant à y recommencer ce mouvement assumé et cette légère pression. Parfois, elle s'arrête et vient toucher la texture du bois du bout des doigts pour s'assurer qu'elle effectue le meilleur travail possible sous le regard observateur de son mentor.

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Sam 6 Oct 2018 - 18:11

Des reproches, ou un simple état des faits ? Ils se mêlent et s’emmêlent dans l’évidence d’une génération qui se sait plus attendre. Stanley, il n’a jamais vraiment compris pourquoi le monde tourne de plus en plus vite. Pourtant, il a assisté à la croissance économique des États-Unis lors des 50s. Il a été témoin de la Guerre froide, lorsqu’il n’y a pas participé lui-même en disparaissant trop longtemps dans la jungle vietnamienne. Une guerre qui l’a marqué malgré lui, une guerre qui ravage encore sa mémoire mais dont il garde les souvenirs pour lui. Il y a des choses qu’il préfère ne pas raconter, des choses qu’il préfère voir disparaître dans l’oubli. Une façon de protéger les rejetons qui l’entourent en plus de profiter d’un présent bien plus positif que son passé. Des guerres, il y en a toujours. Des injustices, aussi. Mais Stanley, il a de l’espoir. L’espoir que les inégalités disparaissent petit à petit et que le respect prenne enfin le dessus sur la haine qui gangrène le coeur de l’être humain. C’est ce qu’il voit lorsqu’il pose son regard tranquille sur les mioches qui l’entourent. Sa fille, une ambassadrice stationnée en Allemagne. Son petit-fils, qui mérite sa place dans la société où il travaille – qui mérite que son groupe soit célèbre, un jour ou l’autre. Curtis, qui s’impose en conquérant. Raleigh, qui s’est marié à une femme merveilleuse alors que sur les bancs d’école, ses camarades de classe se moquaient de lui pour être différent. Nessie, qu’il n’arrive décidément pas à voir autrement que sous le prisme de la jeunesse – vingt-et-un ans, seulement. Et puis Jane, une bosseuse.
Une bosseuse qui se moque de son âge autant qu’il s’est moqué de sien. Stanley ne s’offusque pas, au contraire. C’est un rire guttural qui s’échappe d’entre ses lèvres alors que sa tête se penche en arrière et que son poing s’abat sur sa cuisse. Elle s’inquiète pour sa santé alors qu’il transpire encore la jeunesse. C’est grâce au vélo, qu’il favorise aux voitures et aux transports en commun. C’est à cause des séances de yoga auxquelles il participe parfois, lorsque son épouse exige sa présence à ses côtés. Ses genoux ne sont plus ce qu’ils sont, ses muscles ont fondu au fil des ans mais il a esquivé les maladies que trop de vieillards comme lui se trimballent, d’ordinaire. Il échappe encore aux affres de l’Alzheimer – une angoisse perpétuelle, une crainte qui lui scie les tripes malgré lui.
Stanley, il n’a pas peur de tomber dans l’oubli. Il a peur d’oublier. Mais c’est des angoisses qu’il tait, des maux qu’il garde pour lui. Il préfère qu’on le voit comme un vieillard débonnaire – ce qu’il est – et qui n’a peur de rien – ce qu’il essaye d’être le plus possible. « Je suis certain que mon coeur se porte aussi bien que le tien. » Répond-il d’un ton tranquille alors qu’il se relève pour le certifier simplement un peu plus. Il retourne près du meuble, passe une main tranquille sur le bois poli. Elle apprend vite, la gamine. Plus vite que lui, à l’époque. Il balaye cette pensée d’un roulement d’épaules alors qu’il ramasse un chiffon pour nettoyer le meuble de la poussière boisée qui s’est accumulée. « J’ai raison, d’accord. Mais est-ce que tu comptes suivre ce conseil ? » Demande-t-il en arquant un sourcil, concentré sur sa tâche. « Penses-y, au moins. Et pour l’amour du Ciel, trouve-toi quelqu’un, même si ce n’est que pour t’amuser. » Lance-t-il sur le ton de l’humour avant de lui faire un clin d’oeil complice. « Surtout si c’est pour t’amuser. Et ne fais pas cette tête, j’ai été jeune, moi aussi. »

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Dim 21 Oct 2018 - 20:02

Y'a le rire de l'homme qui résonne dans la pièce, évidemment jane se moque un peu alors qu'au final; elle est persuadée, qu'il est plus en forme qu'elle. « Je suis certain que mon coeur se porte aussi bien que le tien. » Le regard de la brunette qui demeure axé sur son ouvrage. Son petit coeur, il se porte-t-il bien? Parfois, elle en doute. Sourire qui se forge toutefois discrètement alors qu'elle l'entend se relever du tabouret pour venir examiner son travail et y mettre sa contribution. « J’ai raison, d’accord. Mais est-ce que tu comptes suivre ce conseil ? » Ça c'était une autre paire de manche, la jeune femme arrêta à nouveau son mouvement entamé alors que l'homme sage vint à reprendre à nouveau parole; « Penses-y, au moins. Et pour l’amour du Ciel, trouve-toi quelqu’un, même si ce n’est que pour t’amuser. » Presque aussitôt, le regard de la jeune trentenaire vint se poser sur l'homme surprise par de tels propos. Elle faisait la mine outrée, mais au final la situation l'amusait énormément. Elle arqua un sourcil alors que doucement un sourire vint étirer ses lèvres, puis un rire cristallin s'échappa d'entre celles-ci, après ça, elle n'avait rien d'autres à dire. Ces paroles allaient probablement germer dans sa tête et elle allait probablement mettre tout cela en pratique. En même temps, il avait entièrement raison; elle devait apprendre à se lâcher et rencontrer des hommes même si cela n'était que pour s'amuser un peu et passer du bon temps. « Vous voulez que j'vous fasse un rapport, quand ça viendra?» Encore une fois, elle se foutait un peu de sa gueule, mais bon autant pousser un peu plus le délire non? Doucement, elle rapporta son attention sur le meuble qui se transformait peu à peu, retrouvant un certain éclat. « J'paris que vous étiez un véritable séducteur, lorsque vous étiez jeune. Un séducteur gentleman, je me trompe?» Curieuse, elle adorait lorsqu'il venait à lui raconter des souvenirs de sa jeunesse. Jane pouvait passer des heures à l'écouter buvant pratiquement ses paroles, le fait de bosser sur ces trouvailles était presque devenu une excuse, un prétexte pour entendre ces nombreuses histoires. Stanley Clarke pourrait pratiquement écrire un livre sur sa vie, il y aurait tellement à raconter à partager aussi. « Vous avez jamais songé écrire votre auto-biographie?» Qu'elle demande finalement, il est clair que ça se vendrait comme des petits pains chauds. « Ça serait vendeur, j'suis certaine.» Jane lâche le chiffon et se frotte les mains ensemble, puis elle observe le travail réalisé jusqu'à maintenant, ça commence à avoir de la gueule. Elle a ce petit sourire de fierté qui flotte au coin de sa bouche, jamais elle aurait cru se développer un aussi grand intérêt pour les antiquités que ça. D'ailleurs, son appartement commençait à être parsemer de diverses trouvailles provenant de la boutique.

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Mer 31 Oct 2018 - 21:29

Un sourire amusé étire ses lippes. C’est ça, qui le surprend le plus avec cette nouvelle génération – ils ne mâchent pas leurs mots. Ils n’ont pas peur de froisser les orgueils et de meurtrir l’ego. Ses pairs disent que c’est le respect qui se perd. Des foutaises. Ou peut-être n’est-ce que la chance. Une famille unie, ouverte aux autres. Des mioches de tous les horizons, un méli-mélo de couleurs et de caractères bien trempés. Une famille composée, hétéroclite qu’il n’échangerait pour rien au monde. En signant son contrat d’employée, Jane a fait plus que ça – elle a rejoint les Clarke, plus ou moins. Mais c’est qu’elle est polie, la gamine. Qu’elle insiste et qu’elle toque à la porte, alors qu’elle lui est grande ouverte.
Stanley passe un doigt sur le bord du meuble. D’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours apprécié les vieilles choses – les reliques d’un autre temps, les vieilleries qui n’attendent qu’une chose : une seconde vie. « Tu me le présenteras, à la place. » Répond-il sans se départir de son sourire. Il s’éloigne, juste le temps de fouiller dans un carton d’où il extirpe de quoi rendre au bois son éclat d’autan. Mais c’est la surprise qui s’étale sur son visage – une surprise bienvenue. Ils sont curieux, les jeunes d’aujourd’hui. Ils l’ont toujours été. Mioche, lui aussi, a interrogé ses aînés. Des conseils, transmis de génération en génération. Tronqués, modifiés. Ils évoluent, en même temps que la société. C’est à son tour de les offrir. Mais Stan, il hausse simplement les épaules. Il ne s’est jamais considéré comme un séducteur – il ne l’a jamais vraiment été non plus. Mal à l’aise avec les femmes, mal à l’aise avec la femme. Eli, qui s’est amusée de ses joues rougies, de sa gêne et de sa langue qui bafouille.
Mais il secoue la tête, Stanley. Une négation véhémente – sa vie n’est pas assez grandiloquente pour orner les étagères des librairies. Celles de ses potes le sont bien plus que la sienne ; Bancroft, et ses histoires de pilote. Nobu, et le mystère qui l’entoure – son refus de remettre les pieds au Japon pour une raison qu’il refuse de formuler. Et puis Vlad, à l’idéal communiste qui raconte encore à quel point il regrette l’époque de Staline, un sourire ironique fiché sur la gueule. Un quatuor hétéroclite et une amitié inimaginable, quarante ans plus tôt. Stanley se rassoit sur son tabouret, un chiffon entre les mains. « Je ne suis pas assez intéressant pour écrire une autobiographie. Je n’en serais pas capable non plus. » Stanley hausse les épaules, désinvolte. Ses histoires, il préfère les transmettre à ceux qui se souviendront de lui. Il préfère qu’ils les transmettent eux-mêmes à leurs rejetons. Un cercle restreint. Le seul qui compte.
Il penche la tête en arrière et regrette de ne pas avoir un cigare au creux des lèvres. Il pose le chiffon sur une pile branlante de cartons et croise les bras. « D’ailleurs, je n’ai vraiment courtisé qu’une seule femme dans ma vie. Celle que j’ai épousé. Que pourrais-je dire de plus, mis à part le fait que je suis tombé sous le charme de la Grande-Bretagne ? » Il n’a jamais regretté d’avoir abandonné la bannière étoilée. Elle ne lui manque plus. Plus depuis longtemps. Malgré lui, il s’est habitué à la pluie diluvienne qui tambourine, aux étés tranquilles et aux hivers glacés.
Mais malgré les décennies qui s’étirent, son accent est toujours là. Un refus d’oublier sa patrie d’origine, quoi qu’il arrive.
Stanley se redresse finalement lorsque la sonnette tinte. Des clients. Des foules, trente ans plus tôt. Quelques bobos, aujourd’hui –  aficionados des mêmes vieilleries que lui. « Tu t’en charges, Jane ? »

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MessageSujet: Re: old things. (jane)   Ven 9 Nov 2018 - 23:50

La cadette Ryder a toujours été franche, peut importe avec quelle personne, elle peut causer. Évidemment, elle ne manque pas de demeurer dans la politesse, mais elle ne fait pas toujours dans la dentelle et son franc parlé lui a souvent apporté son lot de problèmes. En vieillissant, elle se disait que ça finirait peut-être par se placer; le problème c'est qu'au contraire, ça n'a pas eu l'effet souhaité et même que c'est complètement l'inverse, elle ne se gêne plus pour dire ce qu'elle pense (à quelques exceptions prêts). Jane sait pertinemment qu'avec Stanley, elle risque d'avoir l'heure juste alors elle préfère que ce soit donnant-donnant. Bien que la demoiselle semble vouloir garder son jardin secret, il semble être en mesure de la percer à jour sous certain aspect et c'est parfois déstabilisant. « Tu me le présenteras, à la place. » Sourire amusé qui étire ses lippes, pourtant elle ne sera jamais en mesure de lui présenter quelqu'un, puisqu'il est toujours dans un coin de sa tête; Eli, comme un fantôme, alors que c'est elle qui a prise la décision de lui tourner le dos à lui et leur histoire. Ça allait trop bien, du coup elle a lamentablement sabotée sa relation en sortant pleins d'excuses. M'enfin, peut-être que parmi ses fameuses excuses il y avait un fond de vérité, mais Jane n'a pas été capable de l'assumer et de le dire ouvertement; pourtant, elle qui est si franche à l'ordinaire. Tranquillement, la discussion prend une autre tournure; elle n'est plus seulement centrée sur elle, mais bien sur lui et ça permet à Jane de souffler un peu en quelque sorte. « Je ne suis pas assez intéressant pour écrire une autobiographie. Je n’en serais pas capable non plus. » Sourire léger au coin des lèvres, le regard de la jeune trentaine qui se perd un instant sur le meuble devant eux. En même temps, ce n'est pas une si mauvaise chose; égoïstement, Jane peut se compter parmi les privilégiés à entendre ces fameuses histoires. Doucement, Jane s'est immiscer dans ce clan serré qu'est la famille Clarke et elle apprécie ces gens qui ont de belles valeurs, l'idée de cette famille soudée et proche les uns des autres; fait rêver la demoiselle. Évidemment, elle a vécue dans une famille où chacun est proche, mais on dirait que l'herbe est toujours plus verte ailleurs que dans sa propre court n'est-ce pas? « D’ailleurs, je n’ai vraiment courtisé qu’une seule femme dans ma vie. Celle que j’ai épousé. Que pourrais-je dire de plus, mis à part le fait que je suis tombé sous le charme de la Grande-Bretagne ? » Sourire plus franc qui se glisse sur son visage, l'histoire est tellement belle, de quoi faire des envieux; Jane aurait pu peut-être avoir cela, elle aussi, si elle n'avait pas merder comme elle l'a fait, mais ça personne peut vraiment le savoir maintenant. La sonnerie tinte et son regard se glisse un moment vers la porte, elle vient à observer son mentor qui se redresse et acquiesce à sa question. « Tu t’en charges, Jane ? » Elle commence à connaître les airs maintenant, elle en sait de plus en plus sur les différentes trouvailles présentes dans le magasin. « Oui bien sûre.» Elle fait glisser ses mains contre son pantalon par réflexe, puis elle quitte l'arrière boutique pour venir à se présenter aux clients présents. Elle arbore son plus beau sourire, laissant quelques secondes s'écouler alors que ceux-ci sont en pleine contemplation d'un objet. « Bonjour, je peux vous aider... Vous cherchez quelque chose en particulier?» Qu'elle demande simplement sans se montrer insistante, sans entrer dans la bulle des futurs acheteurs potentiels. Il faut dire, qu'elle a dû s'habituer au concept du service à la clientèle, quelque chose qu'elle ne connaissait pas du tout. Toutefois, le contact avec les gens; ça elle savait faire et d'ailleurs ça semble être l'une de ses grandes forces.

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