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 pillow talk. (sophia)

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Min-ho Mun

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MessageSujet: pillow talk. (sophia)   Dim 19 Aoû 2018 - 1:36

On lui a conseillé du repos, beaucoup de repos. Son coup au crâne suite à sa rencontre avec la fenêtre du bus lorsqu’il s’est renversé n’a inquiété les médecins qu’une poignée de jours. Après vingt-quatre heures d’observation et trois rendez-vous à l’hôpital, le verdict est tombé : pas de dégâts alarmants, seulement quelques vertiges qui disparaissent déjà. C’est son poignet, le plus grave. Min-ho n’a absolument rien compris au jargon médical. Il a simplement retenu que son poignet s’ornera d’un plâtre pour les six semaines à venir, au mieux. Et, au pire, c’est six mois de rééducation qui suivront pour que sa main retrouve sa vigueur d’antan. Il ne se fait pas d’illusions. À son âge – il refuse d’y songer – il en aura besoin. Il oublie le sport et il tire un trait sur le tournage des Galactic Fighters pour les six semaines à venir. Ça fait déjà deux mois que ça traîne ; deux mois qu’il s’esquinte à retarder délibérément le tournage et voilà que le destin lui offre un moyen d’y réchapper avec une excuse en béton. Une tête en vrac et un poignet dans le plâtre. Enfin, ça n’étonnerait pas Min-ho que le directeur le traîne de force jusque sous les caméras pour compenser l’absence des scènes d’action par celles dont ils n’auront besoin que de sa belle gueule.
Pour l’instant, il savoure un fugace moment de tranquillité, loin des plateaux, des paparazzis et de la foule. Ce soir – bientôt, Sophia lui rend visite. C’est facile, avec elle. Pas de pression ni d’obligations. Il n’y a qu’un plaisir qu’ils partagent lorsque l’envie déboule au fond de leurs tripes. Min-ho, il a cédé le premier. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il est faible, l’acteur. Il est facile. Un beau sourire, une belle paire de cuisses et une femme réceptive suffisent à ce qu’il propose l’indécence le temps d’une nuit. Avec Sophia, ça s’est juste étiré sur quelques semaines – elle est trop bonne pour qu’il la dédaigne si vite et l’étiquette du plan cul a remplacé celle du coup d’un soir. Pas d’embarras ni d’exigences, si ce n’est tutoyer la volupté. Pas de romance feinte non plus, comme l’attende trop de donzelles en dessous de trente ans qu’il ramène jusqu’à son pieu. Elles croquent le fruit défendu, celles-là – elles s’accrochent aux étoiles d’Hollywood simplement pour retourner les ténèbres après quelques heures lubriques.
La sonnerie retentit. Ponctuelle. Min-ho s’extirpe de son canapé trop confortable pour se traîner jusqu’à la porte d’entrée. C’est sa main gauche – celle avec laquelle il est le moins à l’aise – qu’il déverrouille la porte. Il s’appuie sur la chambranle de la porte avec sa main valide. « It’s been a while, sweetie. » Les mots doux. Les mots pétris de charme alors qu’il esquisse un sourire en coin satisfait. Min-ho, il sait être agréable. Lorsqu’on le sert. Lorsqu’on lui fait voir des étoiles en se mettant à genoux. Lorsqu’on le comble. Et son regard se coule contre les courbes dévoilées de Sophia – il la dévore des yeux avant de glisser ses doigts le long de sa gorge découverte jusqu’à la naissance de ses seins. C’est sans gêne qu’il pousse le tissu sur le côté alors qu’une moue efface son sourire. « Why did you take off your bra? It's a shame, really. You’re hotter and kinkier when it’s still on. »

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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Mar 21 Aoû 2018 - 23:54

Après avoir appliqué une énième couche de mascara, elle prend soin d’en refermer le tube quasiment vide - sûrement l’oeuvre de Liv. D’une main légère, elle tapote l’encre à lèvre légèrement rosée sur sa bouche avant de croiser son reflet dans le miroir biseauté. A cet instant, elle n’est ni une boss lady, ni une mère accomplie. Elle n’est qu’une femme apeurée, au bord de la crise de nerfs et surtout, dans l’incertitude la plus totale. A l’aube, la (très) jeune adulte a tout simplement décidé de quitter les lieux, fortement contrariée par les révélations faites par sa mère. Habituée à ses fugues répétées, son inquiétude n’est que moyenne, assez pour qu’elle décide de ne l’appeler que deux fois, évidemment sans jamais réussir à l’avoir. C’est quelques heures plus tard que Sophia est informée - de la plus improbable des manières - d’où est-ce que sa progéniture se trouve. Au lieu de tout laisser tomber et courir la chercher, elle a décidé de s’accorder la soirée. Elle se sent égoïste et la culpabilité la gagne, pourtant elle ne bougera pas. Si elle hésite à décommander son date-booty call de la soirée, elle se ravise finalement. Pour quelques heures encore elle fera l’autruche, prétendra qu’elle n’a pas lâché une bombe et qu’elle a franchement merdé. Elle relève ses cheveux en une queue de cheval, sa mère lui a toujours dit que rien ne vaut mieux qu’un visage parfaitement dégagé. Cela fait aussi son effet quand elle la défait, l’air de rien. Comme pour chasser les pensées les plus péjoratives, la trentenaire secoue la tête, avant de se lever. Elle enfile une robe qui ressemble plus à une nuisette habillée qu’autre chose, des escarpins particulièrement inconfortables laissant apparaitre la naissance de ses orteils, absolument vertigineux.
Min-ho au départ, n’était rien d’autre qu’un client. Certes, fortuné, célèbre et célèbrent détesté, mais client avant-tout. Les avances de la part de ces derniers ne sont pas rares, et elle tient d’habitude à ce que ses vie privée et professionnelle ne s’entremêlent pas - sa vie en dépend, après tout. Le pourquoi du comment elle a fait exception? Un concours de circonstances, sûrement. Les hormones hyper-actives, un besoin extrême de décompresser et des jolies paroles ont eu raison d’elle, sans jamais qu’elle ne regrette quoi que ce soit. Après son divorce, ses aventures ont été rares et surtout assez espacées, pas de quoi la satisfaire vraiment. Alors quand l’acteur ô combien charismatique lui a montré un certain intérêt, elle a baissé la garde. Il est exécrable comme personne, et elle n’en a strictement rien à faire. Elle ne cherche pas un ami, encore moins un mari alors son comportement en dehors des draps lui passe au dessus. Les seuls talents qu’elle requiert de ses lèvres, il les lui a déjà montré, c’est ce qui compte vraiment. Elle arrive devant l’immense demeure et sonne. Il lui ouvre de la plus nonchalamment sexy des manières, un sourire en coin se dessine. « Has it? » Elle oublie Olivia et tous ses tracas en l’espace de quelques secondes. Elle sourit de plus belle, lève un sourcil et hausses les épaules. Elle observe son doigt se balader sur son torse, avant de plonger son regard dans le sien. « I didn’t take it off. I just never wore one. » Elle s’avance un peu plus, sa démarche légèrement chaloupée. Elle s’arrête au niveau de son oreille. « It makes more… Naked, you know. » Une main posée sur son cou, elle la fait glisser le long de son torse, son ventre, et s’arrête au niveau de sa ceinture. « Now, how about you shut up and help me take off what i actually have on? » Le regard est narquois, elle s’échappe et s’enfonce dans la luxueuse habitation qu’elle ne connaît déjà que trop bien.
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Min-ho Mun

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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Jeu 23 Aoû 2018 - 15:22

Pas d’artifices ni de faux semblants non plus, entre eux. Min-ho sait à quoi s’en tenir et Sophia aussi. Ils s’en fichent de savoir ce qu’ils ont fait la veille. Ils s’en foutent de leurs soucis respectifs. Ils ne songent qu’à l’instant présent, qu’à ce moment où le monde s’efface autour d’eux. Min-ho cède aux désirs primitifs de l’être humain et surtout, de l’homme en tant qu’individu – il cède au sexe. Comme toujours et comme trop souvent. Et puis c’est que les conquêtes s’accumulent avec aisance, pour lui ; il se satisfait des plaisirs simples de la vie. Mais avec Sophia, c’est encore plus facile qu’avec les autres. Peut-être parce qu’elle est plus âgée que ses prises faciles habituelles. Peut-être parce qu’elle ne s’accroche pas à lui comme certaines essayent désespérément, éprises par l’attrait d’être célèbre. Sophia, elle s’en fout et elle ne s’offusque pas de son attitude en dehors des draps. Elle ne serait pas revenue, sinon.
Lorsqu’elle s’avance vers lui, un frisson s’arrache à son échine. Impatiente, note-t-il alors qu’un sourire indolent se dessine sur ses lèvres. Impatiente et beaucoup trop bonne. Presque autant que les actrices avec qui il crève les plateaux de tournage et l’écran. C’est son maintien impeccable sur des talons trop hauts et sa nuque découverte sur laquelle son regard s’accroche. S’il s’écoutait, il la baiserait là, contre la porte d’entrée. Sans même prendre la peine de la débarrasser de sa robe – il n’aurait besoin que de la remonter le long de ses cuisses et ouvrir un peu plus l’échancrure au niveau de sa poitrine. Mais c’est son poignet emplâtré qui l’en empêche. La fracture est encore trop fraîche pour qu’il cède à la hâte et la brusquerie. Et puis il y a quelque chose qui le rend fou dans les préliminaires et dans sa façon de se pencher vers son oreille.
Elle le cherche, Sophia. Elle le taquine en s’arrêtant au niveau de sa ceinture alors que Min-ho rêve qu’elle la déboucle. Ses propres doigts filent le long de ses côtes pour s’accrocher à sa taille. Elle le dédaigne pourtant déjà en s’enfonçant dans son penthouse et Min-ho roule des yeux malgré lui. Il ne peut pas s’en empêcher. Elle est fugace et tentante sans lui offrir ce qu’il veut : une robe qui tombe, un corps qui s’allonge sans qu’il n’ait besoin de lui souffler l’idée. Mais il joue sur la carte de l’homme blessé. Il agite précautionneusement sa main plâtrée. « C’mon, you should help me take off my clothes. » Mais c’est qu’il oublié déjà ses autres remarques sur son dédain alors que son regard se glisse sur sa chute de reins. Son sourire s’élargit alors qu’il la suit après avoir claqué la porte de son appartement du pied. « Actually, I’d rather look at your ass till you get to my bedroom. » Min-ho ne se gêne pas pour se gorger de la vue époustouflante soulignée par sa paire de talons. Pourtant il se rapproche déjà pour effleurer la peau dénudée à l’arrière de sa nuque en se penchant à son tour vers son oreille. Les mots sont insolents, dans sa bouche. Son ton, indécent. Son sous-entendu, obscène. « Go on. Keep going. »

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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Ven 24 Aoû 2018 - 19:02

Sa fille est quelque part dans la nature, et tout ce qui lui importe à ce moment-là, c’est de prendre son pied. Son statut de mère indigne n’a jamais été aussi prononcé, elle ne s’en est jamais autant désintéressée. Dans sa robe bandage et ses échasses, elle choisit d’oublier que le lendemain sera compliqué, qu’elle devra faire face à bien des choses censées être enfouies. Ses côtés joueuse et femme avec un grand F ressortent lorsqu’elle franchit l’entrée de chez Min-ho. Ce qui lui a plu chez lui, c’est certainement sa franchise, le fait qu’il soit cru et absolument libéré sexuellement parlant. S’il parait immature et franchement con dans la vie de tous les jours - la journée -, ses performance, elles, ont tout ce qu’on peut avoir de plus mature. L’âge et l’expérience y étant pour quelque chose, elle se félicite d’avoir pu goûter aux ébats avec un homme dit « plus âgé ». Le fantasme de beaucoup est devenu une habitude, dont, et cela la surprend assez, elle ne se lasse toujours pas.
Ah oui, son plâtre. Elle hausse les épaules, continue de se dandiner dans la pièce. Après deux maternités et prises de poids associées, elle n’est pas peu fière de savoir qu’elle fait concurrence aux gamines vingtenaires.
Elle n’a pas de temps à perdre, Sophia. Leur relation n’en est pas vraiment une, le besoin de l’entretenir d’une quelconque façon est nul et cela lui convient particulièrement. Elle sait pourquoi elle vient, ne s’attend à rien - si ce n’est grimper aux rideaux et/ou voir les étoiles.
Ils seraient de toutes façons, sûrement incompatibles. Si elle se trouve compliquée, elle doute  encre plus du fait que l’acteur le soit avec qui que ce soit
« You wish. » Au lieu de suivre ses paroles à la lettre, elle décide de prendre les choses en main, au sens propre. A nouveau, elles se dirigent vers sa ceinture et cette fois, s’activent à en défaire la boucle. « Looks like somebody’s happy to see me. Thrilled, even. » Son sourire s’amplifie, elle entrouvre la bouche pendant que son regard fait l’aller-retour entre la bouche et les yeux de Min-ho, sa main est douce mais ferme, sur son membre. A cet instant, l’impression qu’absolument aucun soucis ne la préoccupait une heure plus tôt est extrêmement forte. Pourtant, le besoin de libérer les tensions qui l’habite se fait de plus en plus pressant. Alors elle place une main de manière à agripper son boxer au niveau de l’aine et
« We don’t need to take it all off. » L’autre main s’active à parcourir son torse, son épaule et s’arrête au niveau de sa nuque. « In fact, we don’t even have to get to the bedroom. » Elle tapote, vient ensuite poser son pouce à la commissure de ses lèvres avant d’en faire le tracé. « You could just… Take me right here, right now. » Elle sourit, se retourne de façon à ce que son fessier colle son entrejambe. Elle a besoin d’évacuer la pression, tout de suite.
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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Dim 26 Aoû 2018 - 21:38

Une moue boudeuse s’esquisse sur ses lèvres à son refus et ses yeux roulent dans ses orbites. Min-ho, il n’a pas l’habitude qu’on refuse ses exigences. Il a l’habitude qu’on le serve en battant des cils, qu’on lui obéisse dans une énième courbette ; on cède à la célébrité. On cède au charisme, on cède à l’admiration qui luit malgré tout au fond des cœurs. Ça à de quoi faire gonfler l’ego. Ça l’a fait gonfler plus que de raison, d’ailleurs. Mais vingt ans qu’on ne se souvient de lui que pour un rôle qu’il exècre, maintenant – qu’il exècre pour l’avoir trop aimé, pour l’avoir trop poli au fil des ans. Qu’il ait tourné dans d’autres films n’y change rien – c’est Max Wire qu’on voit, quand on le regarde. C’est de Max Wire qu’on lui cause, lors de ses tournées promotionnelles.
Mais Sophia s’en fout. Entre eux, ce n’est qu’un accord commun pour se perdre sous les draps ou, souvent, avant même de les atteindre. Comme à l’instant alors qu’il ravale un hoquet surpris lorsque les doigts de son amante ouvrent sa ceinture et filent entre ses jambes. Ravi, qu’elle dit. Le mot est faible. Ça bouillonne déjà au fond de ses tripes, pourquoi le nier ? Ça fait déjà quelques semaines qu’il n’a pas pris le temps de se perdre entre les cuisses d’une femme – ou d’un homme, d’ailleurs. Boulot trop prenant, co-stars trop insupportables. Min-ho, il se perd dans son regard mais surtout contre cette paire de lèvres sur lesquelles il se penche. « Can you blame me ? » Répond-il alors que sa main valide s’accroche à sa taille et maltraite le tissu de sa robe. Un bout de tissu gênant – c’est nue qu’il la préfère, c’est nue qu’il veut la voir. Min-ho l’attire contre lui un peu trop brusquement, sûrement. Mais il n’a qu’une main, l’acteur ; il n’a qu’une main pour agripper sa taille et remonter le long de sa colonne vertébrale jusqu’à sa nuque.
Sophia, elle lui offre l’indécence et la précipitation. Le sourire de Min-ho s’agrandit alors que ses lèvres effleurent son oreille et redescendent le long de sa mâchoire. Il pourrait l’écouter. Il a envie de l’écouter – après tout, il y songe déjà depuis qu’elle a posé le pied dans son penthouse, quelques minutes plus tôt. Et Min-ho l’écoute lorsqu’elle se retourne. Lorsque son corps s’écrase contre le sien sans qu’il ne s’y attente ; ses désirs primaux resurgissent et se déversent dans ses veines jusqu’à son aine. Impatiente, un mot qui roule encore contre ses neurones. « Is that really what you want ? » Question rhétorique, en vérité. Min-ho, il la pousse déjà jusqu’au mur qui sépare son salon de sa chambre – quelques mètres, seulement. Quelques mètres et ce serait déjà plus décent que ça. Mais il n’a jamais fait dans la propreté et ce qui est jugé correct, Min-ho ; c’est trop ennuyant et trop dégoulinant d’une fausse romance qui ne lui correspond pas.
Alors il remonte sa robe le long de ses cuisses. Il tire sur le tissu au niveau de son ventre pour dégager ses seins contre lesquelles sa main se perd, un instant. Peau douce, corps encore trop délicieux malgré qu’elle ait dépassé la trentaine. D’ordinaire, les femmes, à cet âge-là, se flétrissent déjà. Et Min-ho se penche déjà vers sa nuque dévoilée par son chignon. Ses lèvres effleurent la peau de sa gorge, le creux de sa mâchoire. Sa main, elle s’applique déjà à baisser son pantalon le long de ses propres cuisses. La question roule sur sa langue – une question essentielle. « Do you still take birth control pills or should I put a condom on ? » Pour le reste, il connaît déjà la réponse. Ses amants réguliers, il les oblige à se faire dépister en même temps que lui. Un moyen d’assurer sa propre sécurité autant que la leur. Sa sexualité débridée et des déboires de jeunesse lui ont appris à s'en soucier, au fil du temps.

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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Mar 28 Aoû 2018 - 17:10

Les réactions du quarantenaire ne la rendent pas peu fière. Elles lui arrachent sourires et bientôt vêtements. Tantôt francs, tantôt provocateurs, ils sont à chaque fois explicites. Elle a trouvé en lui le partenaire idéal; les sentiments ne rentrent jamais en compte, ils se voient quand l’envie les prend et se quittent sans avoir besoin de faire semblant de quoi que ce soit. Jamais il ne lui a promis quoi que ce soit, et elle l’en remercie. Contrairement à d’autres, des très jeunes femmes éblouies pas les strass, elle se serait certainement sentie plus insultée qu’autre chose. Insultée qu’à son âge, qu’à leur âge, il pense pouvoir la berner comme une malheureuse. Min-ho a le don de faire disparaitre le stress qui a tendance à la gagner - because, life. Quand cette dernière se montre assez clémente, il parvient à lui faire oublier qu’elle peut ne pas l’être. C’est bon à ce point-là.
Sa respiration s’accélère quelque peu quand sa main se met à parcourir son corps, la libérant partiellement de sa robe. En un rien de temps elle se retrouve contre le mur, ses talons lui évitent d’avoir à solliciter la pointe de ses pieds et permettent de souligner sa cambrure.
Elle n’imagine sûrement pas le nombre de groupies et autres femmes désespérées qui ont pu avoir pour ambition de coucher avec lui sans protection. Elle n’image pas à quoi sont prêtes certaines par admiration ou simple folie, au risque d’attraper une saleté. « You’re cute and all, but i’m still not trying to be your baby mama. » Elle n’est pas offensée par la demande, tout à fait légitime. D’ailleurs, elle apprécie qu’il se préoccupe de leur santé sexuelle - tous les hommes qu’elle a fréquenté n’ont pas forcément été des exemples à suivre. Là encore, elle voit un avantage à coucher avec un homme mature sexuellement. « I’m on the pill. » Si plus jeune il lui est arrivé d’oublier d’avaler ses comprimés plusieurs jours de suite, elle a retenu une leçon des plus éducatives - une grossesse surprise; pas deux. Après avoir accouché, bien des solutions lui ont été proposées par des sage-femmes toutes plus judgy les unes que les autres, et la concernée en a même essayé plusieurs. Mais après plusieurs échecs, il s’est avéré que le comprimé rosé est le moyen de contraception qui lui convient le plus. Consciencieuse et surtout terrifiée à l’idée de revivre une situation aussi traumatisante qu’un accouchement au bout de deux mois de grossesse consciente, la pilule est désormais avalée dans la minute où l’alarme programmée sur son téléphone se déclenche. « Plus, I like it better raw. » Et lui aussi, tout le monde y trouve son compte. Alors que sa main parcourt sa poitrine - et qu’elle y réagit, Sophia dirige son bras vers sa nuque à lui. Elle la caresse et fait onduler ses hanches de manière plus suggestive encore. Son autre main, elle, lâche le mur pour deviner le début de son boxer, elle a hâte qu’il rejoigne ses genoux, lui aussi. Elle tourne légèrement la tête et vient trouver ses lèvres avant que leurs langues ne s’entremêlent avec passion.
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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Jeu 30 Aoû 2018 - 23:09

Sa remarque lui arrache un éclat de rire. Min-ho a cru comprendre – avant qu’elle ne le rejoigne dans son lit, lorsqu’il n’était encore qu’un client – que Sophia a un gosse. Ou deux, ou trois, ou plus. Il ne s’en souvient plus et honnêtement, il s’en fout. Tout ce qui lui importe, à l’instant, c’est la façon dont ses courbes s’écrasent contre lui. Min-ho, il attend sagement sa réponse alors que sa bouche et sa main continuent de taquiner sa peau. Il n’a jamais autant regretté d’être monté dans ce foutu bus, ce jour-là. C’est une main en moins, qu’il a. Des doigts en moins qui pourraient effleurer ses lèvres, plus bas. Qui pourraient explorer ses cuisses et lui arracher quelques soupirs pour éveiller un peu plus ses sens. Quoique, songe-t-il en esquissant un sourire contre la peau de sa nuque, Sophia n’a jamais eu besoin qu’il s’attarde. Elle n’en a certainement pas besoin aujourd’hui ; elle s’offre déjà, impatiente. Comme lui.
Ça bouillonne au fond de ses tripes. Ça s’impatiente, entre ses jambes. Mais Min-ho recule, juste une seconde. Juste le temps de faire basculer son t-shirt par-dessus son crâne en effaçant la grimace qui s’esquisse sur ses lippes. Trop brusque, trop empressé, trop impétueux. C’est les médecins qui fronceront les sourcils, demain. Son poignet brisé, il n’en prend pas tant soin que ça. Pas avec Sophia, pas alors que la décadence se lit dans ses yeux. Alors quand ses lèvres cherchent les siennes et que son bras s’enroule autour de sa nuque, il étouffe un sourire contre sa bouche. Et puis quelques mots. « Why doesn’t that surprise me? »
Et puis il craque. Son caleçon rejoint la jointure de ses genoux et il craque aux désirs primitifs et à la valse des corps qui s’embrasent et qui s’embrassent. Un souffle, et puis sa bouche cherche à nouveau la sienne. Une inspiration et puis ses lèvres caressent les siennes. Dans son crâne et sur ses neurones, il n’y a plus que le plaisir et la satisfaction d’avoir ses désirs comblés. Sa main se glisse le long de ses côtes, s’attarde un instant sur sa hanche – le tissu de sa robe grince sous ses doigts – avant de s’arrêter le long de sa cuisse. Min-ho, il la soulève pour qu’elle enroule ses jambes autour de sa taille alors qu’il se plaque un peu plus contre elle. Alors qu’il l’écrase un peu plus contre le mur étincelant de son appartement et que ses hanches roulent contre les siennes.
Il ne s’embarrasse pas de mots doux et de compliments. Ça ne lui correspond pas, de toute façon. Au mieux, ça ferait fuir Sophia. Au pire, c’est un ricanement qu’il lui arrachera. Et Min-ho, il préfère lui arracher des soupirs lascifs et des plaintes obscènes au rythme de son corps et de sa main qui caresse sa peau dénudée. Min-ho, il se perd contre ses lèvres et entre ses cuisses, le temps d’une soirée. Le temps que la pression se dissipe de ses neurones sous le plaisir qui y roule à la place. Sa bouche quitte la sienne pour s’accrocher à sa mâchoire entre deux inspirations fiévreuses. L’indécence s’esquisse sur sa langue en même temps que ses doigts qui filent jusqu’à sa poitrine. « I forgot how tight you are. » Des mots insolents, une phrase lascive qui lui échappe contre son oreille.
Et puis la valse des corps fébriles qui se poursuit, qui montent et qui descendent, qui s’emmêlent et qui se démêlent jusqu’à l’apothéose.

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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Mar 11 Sep 2018 - 3:43

Elle feint l’ignorance à sa question, affiche un air de satisfaction prononcé. Et puis elle se perd dans ses bras, dans le plaisir qu’il lui procure. Ses cuisses frémissent au contact de ses mains, et c’est bientôt tout son corps qui vibre quand ils ne font qu’un. Ca n’est pas romantique, c’est brut, absolument pas civilisé, mais c’est naturel et spontané. Elle ne se retient pas d’exprimer son bien-être éphémère. Les soupirs, quand ils ne sont pas avalés par leurs bécots humides sont bruyants, expressifs. Sa lèvre vivent mordiller la sienne quand il vient briser un silence qui n’en est pas vraiment un avec. Encore un nouveau compliment -parce que c’en est un - qui lui arrache le plus salace des sourires. Si accoucher de deux enfants par voie vaginale peut avoir des conséquences non-négligeables sur l’orifice en question, elle a toujours souhaité faire le nécessaire pour ne pas en être affectée - c’est dans ces moments qu’elle applaudie les miracles que sont capables d’accomplir les kinésithérapeutes. Du couloir, ils atterrissent enfin dans cette chambre qui était censée être leur destination première. Ce qui leur reste de vêtements vole dans la pièce en un rien de temps, leurs ébats se poursuivent jusqu’à épuisement. « You really do know how to satisfy a woman every single time, huh? You still got it. » Le visage narquois, elle fait aisément allusion à son âge. « Shit, if you weren’t you, I’d probably fall in love or something. »
Elle se redresse, de manière à pouvoir poser sa tête sa main. D’une autre, elle tire le drap blanc et tout lui revient aussi violemment qu’une gifle en pleine face. Olivia, Atticus, sa fugue et les raisons qui l’y ont poussée. La tension retombée, l’envie de se distraire disparue, il ne lui reste plus d’autre choix que de se rendre à l’évidence. Celle qu’elle aura à affronter le lendemain et dont elle ignore l’issue du problème, si tant est qu’il y en ait une. En temps normal elle aurait cherché à remettre le couvert. Cela, ou elle aurait tout bonnement quitté les lieux. Elle jette un coup d’oeil à l’heure qu’indique son cellulaire, calcule mentalement le temps qu’il lui reste avant qu’elle ne se retrouve face à face avec Atticus Wood. Elle souffle, et son soupire n’a rien d’une expression plaisante cette fois - l’angoisse fait son retour, si bien qu’elle ne bouge pas.
« You don’t have kids, do you? » Sa question est clairement sortie de nulle part. A part flirter, et parler décoration il fut un temps, elle n’est pas certaine qu’ils aient déjà discutés à proprement parlé. Mais elle s’en fout, Sophia, à cet instant. « Good for you. » Elle laisse tomber sa tête sur l’oreiller couleur crème, vient poser ses doigts entremêlés sur son ventre. « Have children, they say. When really, they’ll just be the death of you. » Les yeux rivés sur le plafond, elle sait pertinemment que l’acteur n’est certainement pas le meilleur des confidents, et pourtant, l’urgence de la situation fait qu’elle ne lui laisse pas vraiment le choix.
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MessageSujet: Re: pillow talk. (sophia)   Jeu 13 Sep 2018 - 12:47

Une valse qui se poursuit finalement jusqu’au lit. Il ne s’en plaint pas, Min-ho – à l’instant, il préfère. Il n’a plus besoin de se soucier de son plâtre et de l’inconfort qu’apporte le fait qu’il ne peut la soutenir que d’une main. C’est les vêtements qui s’envolent, qui s’éparpillent et qui s’accrochent aux meubles. Une soirée qui s’achève à merveille, pour lui – une soirée qui s’achève dans l’extase qui tourbillonne encore. Min-ho, il s’affale au creux de son matelas, les yeux clos. Son bras valide, comme dossier. L’autre – le plâtré – en travers du ventre. La fièvre de l’orgasme retombe en même temps que la distance entre leurs corps se creuse à nouveau. Pas d’embrassades inutiles, entre eux. À Min-ho, ça lui va très bien. Et puis, il sait pertinemment de tout ce qu’il arrachera à Sophia, c’est l’hilarité. Ils sont trop vieux pour ces conneries, trop vieux pour feindre une romance qui, de toute façon, est absente. Un booty call, rien de plus. Pourtant, c’est un sourire en coin qui s’étire à sa remarque – à son compliment. C’est dans ces moments-là que son âge s’efface et qu’il oublie que c’est la cinquante qui l’attend au tournant. Un demi-siècle, un chiffre qui porterait presque malheur, dans le milieu. Pour les actrices, en tout cas. À cet âge-là, c’est à la poubelle qu’on les envoie et c’est sur les tapis rouges qu’on leur tourne le dos. « C’mon, you’re not in love with me but with my cock. » Une vérité qu’il assume sans une once d’hésitation dans un roulement d’épaules et un sourire moqueur.
Min-ho ne la chasse pas encore, cela dit – elle aussi, elle a besoin de reprendre ses esprits. Elle aussi, elle a sûrement besoin d’une douche pour effacer la crasse et la décadence provoquées par leurs ébats. Et puis Min-ho, il savoure le silence qui s’installe enfin, la tranquillité retrouvée. Sa fracture qui commence à peine à se réparer le lancine à nouveau – des anti-douleurs qu’il a oublié de prendre, sûrement. Mais pourtant, c’est Sophia qui brise le silence. Min-ho, il arque un sourcil. Situation incongrue, mots qui le sont encore plus. Une question qui n’a pas lieu d’être, dans leur relation. Min-ho ne se souvient pas de lui avoir posé non plus ; qu’elle soit mère, c’est une évidence. Les femmes qui n’ont pas au moins un rejeton, à son âge, c’est beaucoup trop rare pour qu’elles ne le précisent pas d’elles-mêmes. Min-ho ne prend pas la peine de répondre non plus – son penthouse parle pour lui-même. Ses jeux vidéos, dans le salon. Sa chambre, unique. Et puis sa page wikipédia qui le certifie. À la place, un soupir fend ses lèvres et ses yeux roulent dans ses orbites. Une pensée qui suit – je n’ai pas signé pour ça et toi non plus, ma jolie. « And I should care because…? » Une question pétrie par un sarcasme qu’il ne cherche même pas à dissimuler. Ses yeux roulent à nouveau et c’est une main las qu’il se passe dans les cheveux, les lèvres crispées. Une dispute, et c’est la fin de leur ententes nocturnes. Une chose qu’il préfère éviter. « I guess you’re going to spill whatever you have to say anyway so let’s just get it over with. » Lâche-t-il finalement dans un grognement ennuyé.

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