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 us traitors never win (marlene)

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MessageSujet: us traitors never win (marlene)   Ven 17 Aoû - 20:46

it's no surprise i turned you in
cause us traitors never win

Le poing contre la joue, les yeux contre l'horloge. Tout pour pas les regarder dans les yeux, ces pourris d'fils de chiennes. Ils font semblant de pas le voir quand ils passent devant lui et dans leur ignorance latente ils le narguent. Ils vont le laisser pourrir sur ces chaises en plastique aussi longtemps qu'ils le pourront, jusqu'à la fin de la journée peut-être, parce que c'est tout c'qu'il est dans l'échelle de leurs priorités ; bon dernier. Il les déteste, il pourrait leur cracher à la gueule, il voudrait leur cracher à la gueule, si seulement il était pas déjà dans une posture trop délicate. Ils peuvent rien prouver de toute façon (il se rassure comme il peut), ils peuvent pas le rattacher au traffic de drogue qu'ils avaient démentelé dans le parc. Lui, il se contentera de faire la sourde oreille (j'étais au mauvais endroit au mauvais moment, c'est pas un crime). Il a pas de drogue sur lui, ni dans les poches, ni dans le sang. Ils peuvent rien prouver, il se le répète inlassablement. Mais ça change rien au fait qu'il a mieux à foutre que de se défoncer le dos sur une chaise de fonctionnaire, dans une salle qui pue le détergent et la flicaille. Alors il se lève (ses genoux craquent ; tenus trop longtemps repliés). On lui a dit de pas bouger, de garder son cul sur la chaise, mais Oz a déjà oublié l'impératif (pourtant sacré, parce que sorti de la bouche crispée d'un représentant de la loi). Le hall est vide – y a juste quelqu'un derrière le comptoir de l'accueil, il lui semble – depuis qu'il est arrivé, il entend le claquement frénétique de la souris et du clavier, en alternance, comme si l'un répondait à l'autre. Il sourit, se dit que madame la secrétaire doit être en train de faire autre chose que de consulter le registre des mains courantes. Mais il prête pas attention au bureau de l'accueil, c'est à peine s'il a regardé de ce côté depuis tout à l'heure. Alors il commence par tourner vers les murs, observe les affiches qui y sont plaquées sans vraiment les regarder, les mains dans les poches, un des cordons de son sweat dans la bouche. Il soupire, tape un peu du pied – il s'impatiente, parce que maintenant qu'il est en mouvement, il se rend compte qu'il y a vraiment rien à faire dans ce trou. Combien de temps ça va durer encore ? Dites. Il se tourne vers l'ordinatur du comptoir, qui éclipse quiconque se cache derrière. Il arque un sourcil – après tout, s'il est bloqué ici, autant faire chier l'unique personnel qu'il a sous la main. Ils comptent m'garder encore longtemps ici vos copains ? Il marche en parlant, et la fin de sa phrase est un peu plus muette que le reste – parce que lorsqu'il contourne l'écran gris, et que ses yeux se posent sur le visage de la fille au comptoir, il sait même plus vraiment ce qu'il voulait dire, ou pourquoi il parlait. L'impression de familiarité, le déjà-vu un peu vague, il dure que quelques secondes, puis ça le frappe comme un coup de matraque dans le ventre ; Marlene. Le nom, il résonne comme un spectre depuis longtemps exorcisé. Marlene, elle s'était évaporée aussi rapidement que le brouillard auroral, y'a des mois, des années, des siècles peut-être (Oz a perdu la notion du temps par moment). Marlene, c'était un souvenir qui appartenait à une vie d'antan, qui avait pas fait le passage entre les deux, qui s'était retrouvé comme bloqué de l'autre côté. Un souvenir qui a pas sa place ici, qui est hors de propos, hors du temps, hors de l'espace. Toi ? C'est tout ce qu'il peut marmonner pendant un moment. Sa stupeur, elle doit durer cinq, dix secondes. Le temps qu'il se rende compte de son propre ridicule, qu'il se remue un peu, qu'il cherche quelque chose à dire à travers les questions qui lui déchirent l'âme. Ils t'ont embarquée aussi ? C'est tout ce qu'il parvient à sortir, et il s'en veut. C'est con. Des milliers d'interrogations tiraillent de tous les côtés comme sur un champ de bataille (t'étais passée où, pourquoi t'es partie, qu'est-ce que t'as fait pendant tout ce temps, est-ce que t'es toujours la même) et lui, ils lui demandent si elle s'est fait choper par les flics. Surtout que c'est stupide – la garde-à-vue, elle se passe jamais derrière le comtoir de l'accueil – Oz en a assez fait pour le savoir. Mais "Marlene" et "police" comme deux termes qui s'assemblent conjointement et pas isolément, ça clique pas dans l'esprit d'Oz. Marlene l'électron libre, Marlene les mauvais bails, ça fonctionne pas avec les flics. Y'a un mur encore hermétique qui les sépare, l'idée, elle a même pas amorcé une apparition dans sa tête qui fonctionne à cent à l'heure – beaucoup trop d'informations, pas assez de temps pour les considérer.

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Marlene Kenway

get some sleep and i'll be fine

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MessageSujet: Re: us traitors never win (marlene)   Jeu 30 Aoû - 19:06

Tu dors mal, Marlene. Tu dors mal, et t'as les yeux complètement explosés, qui viennent se faire agresser par la lumière du pc. Tu dors mal, parce que tu réfléchis trop, parce que tu penses trop. A ton avenir à Brighton, à ton avenir avec les flics. A ton avenir tout court. Et machinalement, tu baisses les yeux vers ce ventre qui s'est bien arrondi au fil des semaines. Fin du cinquième mois, et t'as déjà l'impression que tu vas exploser. Et c'est sûrement ce qui va t'arriver au final. Si c'est pas ton corps, c'est ton crâne qui va céder, qui va craquer sous la trop forte pression. Toi aussi, tu vas mourir.
Tu clignes des yeux, plusieurs fois. Tu te les frottes, t'espères que ça va passer. Mais rien y fait, rien n'arrange ta situation. Les paupières lourdes, c'est devenu une habitude. Que ça soit la fatigue, ou le résultat de tes trop nombreuses crises de larmes. Tu veux toujours jouer la forte tête Marlene, faire comme si rien ne pouvait t'atteindre. Tu rigoles toujours au nez des gens, tu te moques de tout ouvertement. Mais quand tu t'retrouves seule le soir entre tes draps, quand tu retrouves seule dans ton lit, sans lui, tu chiales. Tu chiales jusqu'à oublier comment respirer, comment espérer. Comment vivre. Dans ces moments, de tes yeux bouffis tu regardes toujours cette bosse qu'est devenu ton ventre, ce souvenir empoisonné que t'a laissé Ean. Et tu le maudis ce gamin, tu le maudis des heures durant. Parce que c'est sûrement lui qui te fait autant chialer, c'est sûrement lui qui te donne envie de te foutre en l'air de la sorte. Les hormones, qu'elle t'a dit ta gynécologue. Les hormones, c'était censé être une simple excuse pour bouffer comme dix sans regret, pour être encore plus conne avec les autres. C'était pas censé te mettre plus bas que terre. Te donner envie d'être sous terre.
Oui tu penses trop, et c'est à peine si tu fais attention à c'que tu fais. Tu cliques à gauche, à droite. Tu tapes sur ton clavier pour briser le silence de mort qui règne dans le commissariat. Un souci sur l'ordinateur, c'est littéralement ce qu'on t'a dit. Un problème banal que tu pourrais régler en quelques minutes, si tu n'avais pas cette envie de ne rien foutre. Depuis une bonne heure, tu passes de sites en sites, tu stalkes des gens sur Paperies, tu regardes les dernières actualités. Tu t'emmerdes, pour être honnête. Pourtant, quand y'a cette voix qui vient briser le silence, tu ne réponds pas. T'as pas envie de causer au premier éméché de service, t'as pas envie qu'on vienne te faire perdre un temps que tu préfères perdre toi-même. Alors tu te caches un peu plus derrière l'écran, t'espères qu'on t'oublie rapidement, comme la plupart du temps. T'es juste l'attraction, le passe-temps de toutes ces personnes qui ont le malheur de se retrouver ici. Mais du coin de l'œil, tu perçois le mouvement, tu perçois cette curiosité qui anime le propriétaire de cette voix. Rapidement, tu tournes le regard, t'inspectes à ta droite. Et ta respiration se coupe. T'as une bonne mémoire des visages, Marlene. T'as une bonne mémoire des personnes qui ont un jour croisé ton chemin. Mais pas besoin d'aller chercher bien loin dans tes souvenirs pour mettre un prénom sur ces traits. « Oz... », comme un murmure sur tes lèvres. Ta culpabilité qui remonte, comme à chaque rencontre avec le passé. Pour ta fuite, pour ton manque de nouvelles par la suite. Pour ton silence depuis ton retour ici. Un sourire gêné, mais sincère dessiné sur le visage, tu tournes ta chaise pour lui faire complètement face. Tu peines à trouver tes mots, tu peines à trouver tes justifications. Tes excuses, peut-être. Parce que c'est ce qu'il mérite, Oz. C'est ce qu'il mérite, pour toutes ces fois où il t'a fait sourire, où il t'a fait rire. Où il t'a fait vivre. « Ouais, dans un sens. », tu lui réponds, un rire léger dans la gorge. Et tu ne sais pas quoi dire de plus. Tu sais pas quoi faire.

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MessageSujet: Re: us traitors never win (marlene)   Dim 16 Sep - 12:47

it's no surprise i turned you in
cause us traitors never win

Elle a mauvaise mine, Marlene. Et c'est pas tant l'affaire de ses cernes que celle du vague à l'âme qui embrume ses yeux. Un mutisme engendré par cet étonnement cinglant parce que rien dans cette situation n'a de sens, et les absurdités sont si nombreuses qu'il ne les remarque pas immédiatement. Elle est là, mais pas au bon endroit. Et déjà, cette remarque qu'il se fait presque inconsciemment le frappe. Il y a ce mur entre eux, ce bureau censé symboliser l'autorité. Être derrière, c'est la preuve tue d'une supériorité inhérente – respecte-moi, baisse les yeux et n'hausse. Pourtant, Marlene, cette fois, elle n'est pas du même côté que lui. Y'a cinquante centimètres de comptoir qui les séparent, et dans cette situation précise, les centimètres équivalent à des kilomètres, peut-être même à des siècles. Alors Oz fronce les sourcils, se redresse un peu parce qu'il essaie de comprendre. Parce que les tenants, les aboutissants de la situation lui échappent. Confusion, scepticisme, il va même jusqu'à douter de l'identité de celle qu'il a en face de lui. Peut-être que c'est pas Marlene, peut-être qu'il y a erreur, peut-être qu'il ne se rappelle plus – parce qu'Oz, ça lui fait moins peur de douter de son propre discernement que de la permanence des gens qu'il a aimé. Marlene, c'est l'allégorie nébuleuse des germes de son âme révolutionnaire. C'est la relation qui met en lumière son goût pour le sang et les idéaux grotesques, c'est le pourquoi de tous ses conflits et de toutes ses guerres naïvement romanesques. Admettre qu'elle est derrière ce bureau parce qu'elle est avec eux, pas avec lui, c'est s'avouer toute l'inconstance et l'incohérence de sa guérilla superficielle. Voir cette mélancolie, cet abandon de soi sur le visage de son ancienne camarade est déjà une défaite assez retentissante dans l'esprit d'Oz. La fougue, les passions, la désinvolture se sont éteintes, comme tout autant d'étoiles illuminant et alimentant une adolescence insolente. Tout est beau mais rien ne dure, parce que même les meilleurs s'éteignent, et c'est l'effet que ça fait au marquis. Lui aussi pourrait finir consumer. Et peut-être que lui aussi il devra finir derrière un bureau ou derrière les barreaux – mais à choisir, il pense encore préférer la seconde alternative. Quoique dans son état de désarroi, il n'en est même plus sûr. Puis ces interrogations le chamboulent trop, alors il ne veut pas comprendre. Il n'essaie pas de comprendre. Ou juste un peu. T'es, hm... Parce qu'au fond, il ne sait même pas comment aborder la question. Il bégaie, bredouille, bute sur ses propres mots, trébuche sur ses propres idées. Il ne veut pas, ne peut pas lui poser la question de but en blanc, parce que ce serait une invitation trop directe à lui donner une réponse qu'il n'est même pas sûr de vouloir entendre. Troublé, embarrassé, et Oz ne trouve pas ses mots alors qu'ils sont bien la seule chose qu'il peut encore prétendre avoir. Et qu'est-ce que tu fais là exactement ?... Son ton est trop léger pour être sincère, son sourire vascille trop pour ne pas être forcé. Il n'ose même pas se douter de la réponse que Marlene va lui donner, peut-être parce qu'il a trop peur d'être déçu, parce qu'il a trop peur de ne pas être capable de comprendre celle avec qui il avait fait tonner le tambour de ses quatre-cents coups, parce qu'il a peur d'avoir a être tolérant et de ne pas savoir l'être, parce qu'il a peur de beaucoup de choses à ce moment précis. Et de voir ce qui semblait jusqu'à aujourd'hui être une estampe immuable, sacro-sainte de ses années emportées, être totalement défigurée, tomber au plus bas dans son estime, est la plus amère de ces angoisses. Et pourtant, Oz, il s'est même pas encore penché. Il a même pas encore vu ce renflement sous le haut de Marlene, cette intumescence qui pourrait tout aussi bien être le point final de tous ces souvenirs d'adolescence, cette rondeur qui lui prouverait une bonne fois pour toute que Marlene ne fait plus partie de ces sphères juvéniles.
Il n'a encore rien vu.

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