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 -- nothing burns like the past. (atticus)

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( end game )

MessageSujet: -- nothing burns like the past. (atticus)   Ven 17 Aoû 2018 - 20:23


like lullabies you are forever in my mind
i see you in all the pieces in my life
though you weren't mine, you were my first love

- atticus & sophia -


C’est le coeur lourd et la gorge serrée qu’elle prend la route ce matin-là. Elle dépose son benjamin  devant l’école primaire, contre sa volonté - il aurait plutôt souhaité qu’elle s’arrête au coin de rue et qu’elle s’en aille sans réclamer un quelconque contact physique. Sophia soupire, elle sent que lui aussi lui échappe. Le petit garçon s’éloigne et elle hausse les épaules avant d’en faire de même. Elle a une boule au ventre qui persiste depuis la veille au soir, depuis qu’elle sait que sa fille a tout simplement décidé de fuir et prendre refuge chez son géniteur. Depuis que ce dernier l’en a informée, dans un message des plus concis. Mal à l’aise, confuse et à la fois soulagée, Sophia lui avait répondu qu’elle viendrait récupérer leur fille le lendemain. Il n’est pas rare que Liv décide, sur un coup de tête, de quitter la maison pour une journée entière, le temps de calmer ses esprits. Si au début l’inquiétude et la colère la gagnaient rapidement, c’est l’impuissance qu’elle ressent surtout aujourd’hui. C’est toujours la même chose; elle disparait chez une amie, chez de la famille et resurgit un peu plus tard comme si de rien n’était. Cette fois, c’était différent. La dispute qui avait suivi avait été particulièrement violente, son esprit n’était pas tranquille depuis lors. Les minutes passent, en dizaines, vingtaines, trentaines de minutes et elle se rapproche de la destination, à savoir, le logement d’Atticus. Son premier amour devenu célébrité, celui avait qui elle s’était imaginée un tas de choses, et avec qui le futur avait été écourté malgré elle. Elle se mord la joue, tente de rester concentrée sur la route et de se préparer psychologiquement à ce qui l’attend. Seule dans sa voiture, elle lâche un rire nerveux et passe une main dans ses cheveux légèrement ondulés. La situation n’a rien de drôle, elle n’a absolument aucun moyen de savoir comment la journée se déroulera et l’angoisse la gagne. « Je pense qu’il faut également qu’on parle. », tels étaient les derniers mots envoyés, juste avant de signer de son prénom et d’un « W » abrégeant son nom de famille. Elle avait haussé un sourcil, pensait-il qu’il y avait des chances qu’elle connaisse un autre Atticus? Souhait-il instaurer une certaine distance, ou avait-il tout simplement l’habitude (étrange) de signer ses messages de la sorte? Elle n’en sait strictement rien, et n’est pas certaine de vouloir remédier à cela.  Quand elle prend conscience qu’elle va se retrouver face à face avec un homme qu’elle n’a pas vu depuis dix-huit ans, quitté du jour au lendemain et certainement confus quant aux propos tenus par une très jeune adulte sortie de nulle part, elle a simplement envie de disparaitre. Elle qui ne jure que par la maîtrise de soi et le contrôle de situations, se retrouve dépourvue de toute alternative. Ici, elle n’a d’autre choix que d’affronter la situation en s’y jetant la tête la première. Arrivée à destination, Sophia se gare dans l’allée et pose, l’espace de quelques instants, ses yeux sur la mer. Comme pour se donner du courage elles plisse et hoche la tête, souffle un « come on » avant de prendre la direction de l’adresse envoyée. L’air normal, elle l’espère, l’architecte presse le bouton de la sonnette et laisse son sort entre les mains du destin.
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MessageSujet: Re: -- nothing burns like the past. (atticus)   Lun 20 Aoû 2018 - 17:41


≈ ≈ ≈
{ Seems like it was yesterday when I saw your face
You told me how proud you were, but I walked away. }
crédit/ tumblrChristina Aguilera .

Atticus ne savait absolument pas comment gérer la situation qui se déroulait sous son toit. Une jeune fille à peine sortie de l’adolescence avait sonné à sa porte en prétendant être sa fille. Si d’abord il avait cru à une farce, une tentative d’escroquerie les éléments donnés par la jeune fille lui avait mis un certain doute. L’identité de sa mère, la date de sa conception et son âge alors au lieu de la mettre dehors dans une ville inconnue, il lui proposa de prendre sa chambre d’ami le temps qu’il éclaircisse cela. Il avait donc pris le numéro de sa mère, Sophia et l’avait contacté. Ne souhaitant pas perdre son sang froid au téléphone, il lui envoyé plusieurs mes-sages et ils avaient convenus qu’elle vienne le lendemain à son domicile. Elle semblait inquiète pour sa fille, elle semblait sincère, mais Atticus était toujours sur ses gardes. Il n’était pas sûr que c’était la vérité et non pas une escroquerie, cela ne serait pas la première fois que l’on prétendait être sa fille. Ce qui le faisait douter c’était le fait qu’elle soit majeure et que de ce fait elle ne pouvait rien attendre de lui. Il avait également dû mal à comprendre que Sophia puisse mentir sur un telle chose pour le l’argent. Il avait de toute façon dû mal à comprendre cette situation. Il avait donc hâte qu’elle arrive à son domicile ce matin pour avoir une réelle discussion. Malgré les protestations d’Atticus, la jeune fille avait décidé d’aller dans un café au moment de la rencontre, elle ne semblait pas encore prête à parler à sa mère. De ce qu’il avait appris, elle lui avait menti presque toute sa vie et caché que son père était quelqu’un d’important. Il pouvait comprendre la colère de la jeune fille puisqu’il ressentirait la même si elle s’avérait réellement la sienne. Soudain, Atticus entendit la son-nette retentir, elle était arrivée. Il sentit alors son coeur d’accéléré à l’idée de découvrir quelque chose qui pourrait potentiellement bouleverser pour de bon sa vie. Il n’était pas vraiment prêt à avoir cette discussion, mais c’était pour le bien de la jeune fille. Il respira un grand coup avant d’ouvrir la porte et de voir derrière Sophia. Elle avait l’air si différente et en même temps si familière. Elle avait une vingtaine d’années de plus, mais elle avait gardé ce regard si expressif, ces mimiques lorsqu’elle était anxieuse et il y avait de quoi. Il avait l’impression de faire un bon dans le temps et ce n’était pas aussi agréable qu’il aurait pu le penser. Et pour cause, il avait presque oublié qu’elle avait disparut du jour au lendemain sans réelle explication sur leur rupture. Une fois de plus, quelqu’un l’avait abandonné dans sa vie. Après un moment de silence intense, il le brisa en lui disant : « Sophia, entre, je t’attendais. » Il ne savait pas vraiment par où commencer. Après une vingtaine d’années séparée briser la distance était complexe d’autant plus avec une situation aussi gênante. « Liv est dans un café au coin de la rue, elle tenait à ce que nous réglions cette discussion avant d’envisager de venir te voir.Tu n’aurais pas quelque chose à me dire ? » Lui demanda Atticus. Il lui donnait alors l’occasion de se confesser sur cette situation que ce soit la vérité ou un message.
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MessageSujet: Re: -- nothing burns like the past. (atticus)   Jeu 23 Aoû 2018 - 15:35

Le quartier est on ne peut plus luxueux, il ne lui faut que quelques secondes pour réaliser que son ex petit-ami et accessoirement père biologique de sa fille réside non loin de son actuel amant - de là où elle s’est extirpée en plein milieu de la nuit passée. S’apprêtant à recevoir une avalanche de regards assassins de la part de sa fille, Sophia tente de calmer ses nerfs. Elle tente de se persuader du fait que la fugue de la jeune fille ait été absolument irresponsable et que par conséquent, elle prendrait des mesures exemplaires. Elle s’imagine lui adresser la parole, le ton dur et froid, lui ordonnant de faire un aller-simple pour sa voiture. Le hic, c’est qu’elle n’a absolument aucune idée de ce qui pourrait se passer par la suite; elle ne pourrait contrôler les réactions d’Atticus et encore moins ce qu’il pourrait ou pas dire. Il ouvre la porte au bout de ce qui lui parait une éternité, et comme dans un film au suspens insoutenable, les images lui viennent au ralenti. Il lui faut un petit temps avant de réaliser qu’Atticus Wood se tient debout devant elle, qu’il l’invite à prendre place chez lui. Elle cligne des yeux plus que de raison, elle avait presque oublié à quel point la clarté de ses yeux pouvait être perturbante. Sortie de sa courte léthargie, Sophia s’exécute, le regard inquisiteur. Liv n’étant pas dans les parages, ses sourcils se froncent, mais elle ne dit encore rien. Ses yeux se baladent sur la fourniture du logement, comme si son oeil d’architecte ne pouvait s’en empêcher; ou encore comme si son cerveau tentait de l’épargner en lui faisant gagner des minutes. Enfin, elle se retourne et fait face à son amour de jeunesse. Si ses souvenirs sont bons, la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés face à face, elle lui faisait ses adieux. A sa façon, bien entendu. Elle n’avait jamais été explicite et certainement n’avait-il pas réalisé qu’il ne la reverrait pas. Les coups d’oeil furtifs qu’elle lui lance lui permettent de constater qu’il a pris un peu de carrure, que ses traits sont plus durs et que oh boy, he aged like fine wine. Elle se réprimande mentalement, l’heure n’est pas aux admirations post-retrouvailles; l’heure est grave, pour ne pas dire, dramatique. Elle pose une main sur son abdomen, elle a la boule au ventre. Enfin, il brise un silence qu’elle commençait à ne plus supporter - mais qu’elle aurait tout de même laissé durer plus longtemps, tout pour ne pas avoir à tenir une conversation. Elle se retient de lever les yeux au ciel, l’envie de violemment étriper sa fille lui prend, tout comme celle de lui interdire toute sortie jusqu’à la fin de ses jours. Elle secoue la tête, s’y passe une main tendue. Elle pense à Liv, apparemment tranquillement assise, sirotant une limonade et attendant patiemment que ses parents règlent leurs problèmes et rattrapent le temps perdu. Vraiment, Liv? Il poursuit, et là, son sang ne fait qu’un tour. Il lui pose une question d’apparence anodine, mais le ton employé lui permet de (plus que) douter. Elle s’assoit sur l’accoudoir du canapé, pose son sac à main sur ce dernier et relève la tête vers le producteur. « Je devrais avoir quelque chose de particulier à te dire? » Elle hausse les épaules, décide de faire l’autruche pour aussi longtemps qu’elle le pourra. « Qu’est-ce qu’Olivia t’a dit, exactement? » Pour quelqu’un qui n’aurait rien à se reprocher, ses questions sont étranges, mais soit. Elle préfère savoir avec précision ce dans quoi elle est en train de s’aventurer.

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MessageSujet: Re: -- nothing burns like the past. (atticus)   Ven 24 Aoû 2018 - 16:48

Atticus ne s’attendait pas à ce qu’elle se confonde en excuse, mais il aurait aimé qu’elle ne joue pas à l’autruche. Elle était prise en flagrant délit de mensonges et elle continuait de s’enfoncer. Il était de plus en plus agacé pour ne pas dire en colère parce qu’on ne parlait pas d’un sujet léger, d’un petit sujet, mais d’une paternité qu’elle lui avait caché durant presque deux décennies. Atticus n’était pas parfait, mais il pensait ne pas avoir mérité un tel secret d’autant plus que la jeune femme savait qu’il avait été adopté et combien il avait souffert de cet abandon. Il pensait alors que la moindre des choses aurait été qu’elle passe à table, mais elle préférait rester camper sur ses positions. Il se demandait où était passé la jeune femme dont il était tombé amoureux. Il ne comprenait vraiment pas comment cette fille avait pu lui cacher une telle chose et il ne comprenait pas que la femme qu’elle était devenue puisse être aussi égoïste. Elle ne semblait même pas se rendre compte qu’elle avait fait souffrir non seulement Atticus, mais également sa fille qui avait manqué d’un père durant toute sa vie. Il ne pensait pas qu’elle devait avoir une explication suffisante et c’est pour cela qu’elle voulait gagner du temps. « Vraiment, tu veux jouer à ça ? » Lui demanda Atticus. Il ne pu s’empêcher de laisser échapper un léger rire ironique. Il n’en pouvait plus de jouer à ce jeu. Elle ne pouvait pas dire à sa fille l’identité de son père et ensuite espérer que tout se passe bien. Elle allait devoir assumer les conséquences de ses actes et descendre de son piédestal. Sophia lui demanda ensuite ce que Olivia lui avait dit exactement. Elle cherchait à savoir des informations afin de ne pas en dire trop. Il était vraiment au bord de l’implosion, mais il avait appris à se contrôler avec le temps. Il n’allait pas hurler pour le moment, il n’allait pas lui donner ce plaisir. « Elle m’a dit que j’étais son père. J’ai fais le calcul et étrangement sa date de naissance correspond à neuf mois environ après ta mystérieuse disparition. » Lui annonça le jeune homme. Elle allait enfin devoir passer aux aveux et il avait hâte de connaître sa réponse. Elle ne pouvait plus se cacher derrière de faux semblants. Son mensonge la rattrapait même avec deux décennies de retard. « Je suppose que tu as une explication. » Rajouta-t-il. Il l’a regardait droit dans les yeux en attendant une réponse. Il aurait eu besoin d’un verre, mais il était bien trop tôt pour cela. Il gardait donc son calme devant Sophia qui allait sûrement bouleverser le reste de sa vie.
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MessageSujet: Re: -- nothing burns like the past. (atticus)   Lun 27 Aoû 2018 - 15:36

Elle pourrait faire demi-tour. D’ailleurs, elle aurait pu faire demi-tour à la seconde où Atticus lui a appris que Liv était « dans un café au coin de la rue ». Elle aurait récupéré sa progéniture rebelle, de force s’il le fallait et elles seraient rentrées toutes les deux sur Londres. Dans l’utopie qu’elle s’imagine une bref seconde, sa petite escapade et le fait qu’elle ait contacté son père seraient des détails, des faits alternatifs et elles retrouveraient leur petite vie « tranquille ». Elles s’engueuleraient pet finiraient par partager un pot de glace vingt minutes plus tard, comme si de rien n’était. C’est de la sorte qu’elles fonctionnent, aussi dysfonctionnelle que soit leur relation. La fiction prend fin aussitôt qu’elle a commencé; il est déjà trop tard. Atticus prend un air grave, particulièrement sérieux. Elle qui est l’est d’habitude en toutes circonstances, ses ton et expression du visage la mettent profondément mal à l’aise. Elle n’a aucune idée de ce à quoi elle ressemble, elle espère simplement que la ride de son front - celle qui exprime une certaine anxiété - n’est pas trop prononcée. Elle aurait sûrement du se confesser, exprimer sa vérité et espérer qu’il ne réagisse pas trop violemment. Evidemment, pour une personne aussi complexe et multi-dimensions qu’elle, c’est chose difficile. Elle gagne du temps, elle ne sait pas tellement pourquoi, finalement. Ses réponses ne changeront pas, c’est la tension qu’elle ne fait que monter. Sophia s’appuie un peu plus sur l’accoudoir, elle souffle. Il a l’air profondément agacé, cette fois-ci; l’air de se demander si elle le prend pour un imbécile fini. Non, elle ne souhaite pas jouer. Elle qui aime être direct cependant, se retrouve à vouloir tourner autour du pot et si possible s’en éloigner. Liv lui a-t-elle tout raconté? Comment l’a-t-elle fait? C’est aussi cela qu’elle cherche à savoir, histoire de pouvoir amortir le choc au maximum. Mais honnêtement, cela non plus elle n’est pas sereine quant au fait d’y parvenir; elle n’est plus sûre de rien, de toutes façons. Et là, il lui raconte. De manière concise, mais assez précise pour qu’elle se retienne de se prendre la tête dans les mains. Après les premiers mois, les premières difficultés liées au sentiment de solitude et de culpabilité, elle avait tout bonnement décidé de tirer un trait sur sa vie passée à Brighton - c’était plus simple, comme cela. Prétendre qu’elle n’avait pas eu sa vie et le coeur brisés du jour au lendemain, prétendre que s’éloigner sans se retourner une fois et être séparée du père de sa fille n’était pas douloureux, c’était devenu facile. Avec le temps, ça n’était devenu qu’un souvenir, douloureux mais lointain. Il quémande, ordonne presque une explication. Elle relâche ses épaules quelques peu tendues, secoue la tête en signe de désolation. Elle ouvre la bouche pour répliquer mais aucun son n’en sort, alors elle marque un temps de pause. « C’est vrai. » Réussit-elle à péniblement particulier. Doucement elle hoche la tête et réitère ses paroles, comme pour se convaincre elle-même. « Tu es son père, et avant-hier encore elle n’en savait rien. » Elle lève les yeux, choisit de faire face au regard perçant d’Atticus. « Ecoute, je… » Elle se racle la gorge. « Je suis désolée que tu aies eu à l’apprendre comme ça. » Que tu aies eu à l’apprendre tout court. « C’était.. Compliqué quand j’ai appris que j’étais enceinte et tout est allé très vite par la suite. » Elle joint ses mains et entremêle ses doigts. Elle attrape son sac à main, comme une prise d’une irrésistible envie de de partir en courant. Ses mains sont aussi moites qu’à son arrivée, sa vision est un peu trouble et sa respiration est irrégulière. « Je ferais mieux d’y aller. » La fuite, encore et toujours.
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MessageSujet: Re: -- nothing burns like the past. (atticus)   Mar 4 Sep 2018 - 20:21

Atticus eut l’impression que son cœur venait de lâcher lorsque Sophia avoua enfin qu’il était bien le père de la jeune fille qui avait frappé à sa porte. Ils avaient donc bien conçu un enfant ensemble. Un enfant qui n’en était plus un. C’était une jeune fille qui sortait tout juste de l’adolescence et qui cherchait des réponses à ses yeux. Atticus n’eut pas le temps de digérer cette nouvelle que la jeune femme commença à lui donner des explications floues et incompréhensibles. Il n’eut pas le temps de savoir ce qu’il pouvait ressentir face à cela qu’elle le plongeait dans ce qu’il ressentait face à son mensonge. Atticus avait l’impression d’être face à une étrangère. Il ne reconnaissait pas la Sophia qu’il avait aimé, qu’il avait chérit. Il était face à un passé douloureux, face à son problème d’abandon qui refaisait doucement surface. Elle l’avait abandonné et elle avait pris une décision lourde de conséquence en sachant combien Atticus avait souffert de ne jamais avoir connu son père, d’avoir été lâchement abandonné. Il ne comprenait pas qu’elle ait pu lui faire sa paternité en sachant tout cela. La jeune femme l’avait privé de son droit de voir grandir son enfant et c’était à ses yeux impardonnables. Pourtant, il espérait presque désespérément qu’elle avait une bonne raison. Il voulait lui donner le bénéfice du doute en souvenir de la femme qu’il avait aimé. Malheureusement jusqu’ici c’était très décevant pour ne pas dire agaçant. Soudain, Sophia décida de prendre à nouveau la fuite, en oubliant presque que sa fille n’était pas ici, mais dans un café quelconque et qu’elle avait besoin de lui pour avoir une chance de lui parler et de la faire rentrer chez elle. Aujourd’hui un nouveau monde s’ouvrait pour Atticus, mais il n’en avait pas encore conscience. Il était focalisé sur tout ce qu’il avait manqué pour se dire qu’au moins il n’allait sans doute plus rien manqué s’il jouait les bonnes cartes avec sa fille. Il lui faudrait plus de temps pour arriver à une telle conclusion. Pour le moment, il restait encore sonné par cette révélation. Il le savait, mais l’entendre de sa bouche était encore plus dramatique. « Tu ne partiras pas à nouveau, pas comme ça. J’ai le droit à une explication plus élaborée que c’était compliqué et tout est allé vite par la suite. » Lui rétorqua Atticus. Il ne comptait pas la laisser rester aussi flou. Il voulait en savoir plus. Il avait un minuscule pouvoir et il comptait s’en servir. Il avait besoin de réponses à ses questions et il pensait le mériter. Il ne pouvait pas croire qu’elle lui aurait menti aussi facilement. Il se souvenait de leur relation, de leur amour ensemble. Il en gardait un très bon souvenir, du moins jusqu’à ce qu’il apprenne qu’elle lui avait menti durant presque vingt ans. « Est-ce que j’étais un copain si minable que tu ne pensais pas que je méritais pas d’être père ? » Lui demanda Atticus. Il savait qu’il avait été un mari lamentable alors peut-être que plus jeune encore il avait été un copain lamentable. On pouvait noter une remise en question de sa part, mais au fond il ne se rappelait pas avoir mal agit envers la jeune femme quand bien même il n’était pas parfait.
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MessageSujet: Re: -- nothing burns like the past. (atticus)   Mar 11 Sep 2018 - 1:45

S’il est clair que rebrousser chemin ne fait clairement plus partie de ses options, sa capacité à se voiler la face et s’enfoncer encore un peu plus dans le déni force l’admiration. Prise au dépourvu et absolument pas prête à aborder le sujet de la paternité d’Atticus, elle perd ses moyens et son sens du contrôle. Elle tente d’abord de feindre l’ignorance, mais elle doit très vite se rendre à l’évidence que le moment est arrivé. Ses explications, aussi concises soient-elles, sont confuses, et elle se doit d’avouer qu’elles sont minables. Elle ne saurait dire si c’est l’angoisse ou la peur qui l’empêchent de s’exprimer correctement, le constat reste de toutes façons le même; ses excuses ne tiendront pas la route. Elle le sait, elle le sent à la façon dont le producteur la regarde. La jeune fille qu’elle était, celle qui l’a aimée de tout son coeur il y a toutes ces années se sent particulièrement coupable de l’avoir privé d’avoir une quelconque relation avec sa fille. La femme qu’elle est devenue aussi, mais le temps qui a passé lui a permis de se persuader que c’était pour le mieux. Le sien? Sûrement. Elle se sent soudainement incapable de poursuivre dans sa lancée, prise par une énorme bouffée de chaleur. La culpabilité la rattrape et se manifeste de manière à l’abattre un peu plus. Stoppée par sa voix, elle s’arrête net. Elle qui d’habitude ne prend d’ordre de personne, pose une main sur sa hanche, défaitiste. Elle se retourne, lentement. La complexité de la situation à l’époque est réelle, ce qu’elle lui dit l’est aussi. Mais évidemment qu’elle ne peut s’attendre à ce que cela suffise. Il lui est impossible de le contredire, il est dans le droit d’en savoir plus que ce qu’elle a réussi à articuler. Alors elle revient sur ses pas en se mordillant la lèvre inférieure, elle baisse les bras. Au sens propre comme au figuré. Son regard cherche cette fois-ci le sien, elle prend le risque d’être déstabilisée une nouvelle fois. Elle s’appuie sur un meuble qui se trouve non loin de là et prend l’inspiration de toute une vie. Son dos est tendu, sa poitrine lui fait mal et ses jambes menacent de la lâcher à n’importe quel moment, sous le poids du supplice qu’elle est en train de vivre. Elle s’apprête à répondre mais il la devance et ce qu’il dit lui fait froncer les sourcils, la confusion se lit sur son visage. Elle met un court temps avant de réagir, avant de secouer la tête et de faire un pas de plus vers lui. Ses paroles la touchent en plein coeur. Et s’il est légitime qu’il lui pose une telle question, elle ne peut s’empêcher qu’il délire, qu’il va trop loin dans ses propos. Cette fois-ci, elle secoue la tête de manière plus vive. « Quoi? » Elle se racle la gorge comme pour chercher à desserrer cette dernière. Dans le bleu de ses yeux, elle cherche à se connecter à l’homme qu’elle pensait être celui de sa vie il y a presque vingt ans. Dans leurs innocence et naïveté à tous les deux, ils étaient persuadés de leur amour durerait. Hell, peut-être que ç’aurait été le cas si elle ne l’avait pas quitté. Contre sa volonté, certes, mais quitté quand même. « Atticus.. Ca n’avait rien à voir avec toi. Mon départ… Le reste. » Elle se rend compte qu’elle ne fait toujours pas sens, se reprend. « J’ai découvert que j’étais enceinte juste avant le bal de promo. » Un bal auquel elle n’aura jamais eu le privilège de participer. Elle avait poursuivit sa scolarité à domicile, chez sa tante; rien de bien glamour. « De sept mois. » Elle se frotte le bras, alors qu’elle se remémore parfaitement la scène. « Et immédiatement, dans les jours qui ont suivi, ça a commencé à se voir. » Le déni de grossesse avait été une expérience des plus traumatisantes; changer de statut et voir son corps se transformer en si peu de temps l’avait profondément affectée. « Quand mes parents ont été au courant, ils m’ont tout pris.. M’ont empêché de contacter qui que ce soit. » Lui, particulièrement. « La semaine d’après j’étais en route pour Manchester.. Et Liv y est née deux mois plus tard. » Alors qu’elle s’attend à ce que le sol se dérobe sous ses pieds, c’est un léger soulagement qu’elle ressent. Même si elle le sait, il ne sera que de (très) courte durée.
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MessageSujet: Re: -- nothing burns like the past. (atticus)   Ven 14 Sep 2018 - 16:57

Sophia lui assurait que son départ et le reste n’avait rien à avoir avec lui. Il avait bien dû mal à la croire. Comment tout ceci n’aurait pas eu à voir avec lui ? Il était le père de Liv et son petit-ami à l’époque. Il avait forcément eu un rôle à jouer dans tout cela. Il savait qu’elle essayait de lui faire comprendre qu’elle ne pensait pas qu’il avait été un mauvais compagnon et qu’il ne méritait pas d’être père. Atticus l’écoute attentivement, il boit chacune de ses paroles parce qu’il veut trouver un sens à tout cela, il en a besoin. Il veut retrouver d’une certaine façon la Sophia dont il est tombé amoureux, celle à qu’il avait donné sa confiance. Lorsqu’elle lui expliqua qu’elle avait fait un déni de grossesse il fut désolé pour elle. Elle n’avait pas besoin de donner le terme de ce mot pour qu’il comprenne. Il comprenait alors que la jeune femme s’était retrouvée au pied du mur dans une situation très délicate. Il ne pouvait pas imaginer comment elle avait dû se sentir. Il comprenait également que ses parents ont pris le contrôle de la situation et ont pris l’ensemble des décisions pour elle. Atticus avait toujours su que ses parents ne le supportaient pas, mais il trouvait cela honteux. Si Atticus était attendrie par la petite histoire de la jeune femme il trouvait qu’il y avait toujours un trou de dix-huit ans dans son histoire. En effet, il imaginait bien qu’elle n’avait pas été retenu en otage durant l’ensemble de ses années par ses parents. Sophia avait pris la décision de ne rien dire à Atticus en connaissance de cause. Il avait bien dû mal à comprendre cette partie de l’histoire. Atticus ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin. Il avait besoin de connaitre la suite de l’histoire, il ne pouvait pas la laisser se raconter des histoires et lui raconter des histoires. Il voulait en savoir plus. « D’accord je comprends mieux, mais Liv n’a pas un an ou deux. Elle a désormais la majorité. » Lui répondit Atticus. Il ne voulait pas agresser la jeune femme ou la mettre en colère. Il voulait l’amener doucement à comprendre que son histoire aussi touchante soit-elle n’était pas suffisante. Il fini par lui demander : « Comment est-ce que tu expliques que tu n’as jamais repris contact avec moi ? » Il espérait réellement qu’elle avait une explication à lui donner. Il n’avait cependant que peur d’espoir. Il savait que l’explication qu’elle risquait de lui donner ne serait pas satisfaisante. Elle mettrait sans doute en avant une peur de compliquer sa vie, une peur de mettre sa fille en contact avec le monde de fou dans lequel il évoluait. Elle marquerait des points, mais cela ne serait pas suffisant pour pardonner à Sophia de l’avoir privé de sa fille sachant que lui-même n’avait pas eu la chance de grandir avec ses parents biologiques. Elle savait combien il en avait souffert, combien cette blessure avait pu le détruire et le mener à se détester d’une certaine façon. Elle l’avait privé du droit d’être un père pour sa fille. « Je méritais de le savoir au fil des années, surtout après tout ce que je t’ai raconté sur mon passé. » Lui rappela Atticus. Il croisait ses bras et était attentif à ce qu’elle pourrait répondre. Il savait que ce n’était pas un moment sympathique à passer, mais les évènements les ont conduit ici aujourd’hui. Atticus pensait mériter d’avoir les réponses à ses questions.
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