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 where i stood (lorenzo)

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MessageSujet: where i stood (lorenzo)   Ven 17 Aoû 2018 - 19:36

Le bout des phalanges sur les platines. Le casque qui recouvre ses oreilles. Et la musique qui accroît son rythme. Samuel, il est dans son élément. Passion découverte depuis des années qu’il se plaît à vivre à l’abri des regards. Passion que personne ne tolérerait dans sa famille. Pas assez chic. Pas assez sérieuse pour le patriarche Clifford. Et ça tue le gosse à petits feux. Devoir porter le fardeau de rêves inavoués. Devoir faire semblant de pouvoir passer à autre chose. Se cantonner aux dictats familiaux qui ne sont qu’un poids omniprésent dans son existence. Il n’y arrive plus. Alors ce soir, Samuel veut toucher les étoiles du bout des doigts. Pas question de laisser cette occasion passée. Il a menti à son père. Il tout fait pour esquiver la soirée de promotion de l’hôtel. Pas question de traîner au milieu de ces gens qu’il ne supporte plus. Pas question de faire mine d’être intéressé par toutes ces conneries. Il a le coeur trop lourd pour ça. Il a le chagrin trop facile à cause de ces mensonges. Il se plonge sans plus réfléchir dans le mixage. Il laisse les notes musicales résonner au milieu de cette discothèque huppée de la ville. Un endroit où la jeunesse dorée se réunit à la recherche de sensations, à la recherche d’un instant pour tout oublier.
Comme eux.
Comme toutes les âmes blessées.
Comme tous ceux qui ne croit plus à rien.
En relevant le regard, ses yeux croisent au loin Lorenzo. Un ami très proche. Sans doute le meilleur qu’il a en ce moment. Parce qu’avec lui, Samuel peut se laisser aller aux confessions. Il peut exprimer tout haut ce que son père refoule tout bas. Il n’a pas besoin de faire semblant et son ami le comprend parfois rien qu’avec un regard. Comme si l’absence des mots ne comptait pas. Et en retour, il l’accepte. Il le comprend aussi sans chercher à le changer, sans aucun jugement. Samuel descend alors de l’estrade et part à sa rencontre. Il fait signe au type de la sécurité de le laisser entrer, sans poser plus de questions.
— J’espère que t’es prêt pour ce qui va suivre. C’est la soirée la plus attendue de Brighton.
Et la soirée qui pourrait faire décoller sa carrière. Qui pourrait lui permettre de se faire un nom dans ce milieu. De quitter ce monde qui ne lui appartient plus vraiment. Ce boulot ennuyant et sans intérêt rien que pour satisfaire les exigences familiales. Il fait signe à son ami de le suivre et s’assoit sur une chaise haute près du bar. Samuel commande le premier et se retourne vers Lorenzo.
— Qu’est ce que tu bois ?
Parce qu’avec un peu d’alcool, la soirée pourra enfin débuter. Ce liquide amer qui inonde ses veines quand Samuel veut oublier. Ses mensonges avec Rhian. La crainte de la perdre. La crainte de devoir vivre sans sa présence. Puis cet héritage familial qui n’est qu’un putain de fléau. Et toutes les questions qui deviennent féroces dans son esprit contrarié. Alors il veut oublier. Il préfère se focaliser sur son ami qui aurait sans doute quelques anecdotes amusantes à lui raconter afin de le détendre.
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Lorenzo Farnese

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MessageSujet: Re: where i stood (lorenzo)   Dim 26 Aoû 2018 - 15:35

Ta main claque contre celle du videur, un rictus sur tes lèvres. Tu passes devant tout le monde, privilège acquis peu de temps après ton arrivée ici, simplement parce que t’es quelqu’un. Cette célébrité à laquelle t’as pris goût, un peu trop rapidement peut-être. Mais t’as pas su gérer toute cette attention, t’as jamais réussi à garder cette modestie dans laquelle t’as pourtant grandi. Sûrement parce que t’étais trop jeune quand t’es tombé dedans, que t’étais qu’un gamin. Et t’es toujours un gamin, Lorenzo.
Tu te frayes un chemin dans la foule, tu souris à des visages familiers. T'es supposé retrouver les gars, suite à cette organisation totalement approximative à la fin de l'entraînement de ce matin. Tes yeux sautent de visage en visage, mais dans cette marée humaine, tu peines à retrouver tes coéquipiers. Et ton regard, il finit par se poser sur cette nana au corps ravageur, qui danse parmi la foule. Alors sans aucune honte, t'oublies cette prétendue soirée entre collègues et tu t'approches d'elle. Un prédateur et sa proie. Quelques mots susurrés à son oreille, un sourire bien placé et tes mains se retrouvent sur ses hanches. Elles suivent leurs mouvements et t'en profites pour te rapprocher un peu plus, toujours un peu plus. Ton corps contre le sien, et bientôt ce sont vos lèvres qui s'écrasent. Tu perçois à peine la réaction exagérée de ses copines alcoolisées à travers la musique. Elle, elle est sobre. C'est la première chose dont tu t'es assuré en te rapprochant d'elle. Parce que les emmerdes sont si vite arrivées, surtout quand on a régulièrement sa tronche dans les journaux sportifs. Une simple question, et sa confirmation qu'elle était bien la conductrice désignée de la bande. T'es peut-être le pire des queutards Lorenzo, mais t'abuses de personne.
Plusieurs minutes d'échanges, de lèvres entrelacées et de mains aventureuses, puis elle s'écarte. Elle doit s'en aller, ta demoiselle du soir, mais pas sans avoir laissé son numéro dans ton portable. T'as à peine repris ta recherche de tes coéquipiers que ton regard croise celui de Samuel sur l'estrade. Et rapidement, t'as ce large sourire qui se dessine sur tes lèvres. Toi aussi, tu te rapproches de lui et tu l'attires dans cette étreinte qui transpire la bromance. « Mec, je savais même pas que tu mixais ce soir, tu me caches des choses. », tu lui dis en lui donnait un léger coup dans l'épaule. T'as peut-être un peu trop négligé tes potes dernièrement, t'as peut-être pas fait assez attention. Mais t'avais la tête complètement ailleurs, l'esprit embrumé par l'état de ta carrière et ton futur en Premier League. « Comme toi. », tu réponds en t'installant sur le tabouret à sa droite. Tu vas picoler ce soir, tu vas te mettre bien et arrêter de penser. Arrêter de stresser. Oublier, pendant quelques heures, tout au plus.

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MessageSujet: Re: where i stood (lorenzo)   Dim 2 Sep 2018 - 6:39

Samuel, il a toujours eu beaucoup d’amis. Un groupe où il se sentait le roi du monde. Pour exister. Pour arborer le rôle du petit con. Rire. Oublier les tracas. Avoir l’impression d’être un autre. Devant eux. Devant les filles. Devant ce monde aveugle. Des amis qui n’en étaient pas au final. Ceux qui venaient, qui entraient dans son existence et qui ressortaient rapidement. Comme une brise à peine ressentie sur sa joue creusée. Il a jamais essayé de les retenir. Il a jamais fais plus d’efforts que ça. Trop obnubilé par sa propre personne. Par son monde qui ne tournait pas rond. Trop ancré dans son attitude d’égoïste. Et ça lui allait. Sauf qu’avec Lorenzo, les choses sont différentes. Leurs chemins se sont rencontrés par le plus grand des hasards. Une complicité venant les lier. Les mots s’échouant parfois dans l’air comme des confessions loin des regards curieux. C’est le seul avec qui Samuel a osé évoquer tous ses doutes. Il a parlé de son père et de son influence nauséabonde. Il a évoqué son frère aîné et sa facilité à le démonter à chaque parole. Rhian a été son sujet favori. Parler de sa petite-amie. De ses sentiments qui n’ont fait qu’accroître avec le temps. De ses doutes quant au futur avec cette peur viscérale de la faire souffrir. Même Mia a été mise sur le tapis quand ce dernier a soufflé à son ami ses plus grandes angoisses. Et Lorenzo, il a porté aucun jugement. Il s’est contenté de l’écouter, d’être présent, de tenter de le conseiller parfois. Il s’est montré vrai, sincère et c’est surement ce qui a fait le plus de bien à Samuel. Pouvoir parler sans avoir besoin de porter un masque et de faire semblant. En retour, il a su être présent. Il a su écouter sans le forcer à en dire plus. Il a accepté les confessions, les fêlures, les maux, tout. Ce soir, alors qu’il est prêt à toucher les étoiles du bout des doigts, il est heureux Samuel que son ami soit là.
Pour partager ce rêve naissant. Comme avec Rhian.
Pour le rassurer rien qu’avec une accolade amicale.
Assis au bar, le gosse esquisse un sourire en coin. Il est heureux d’être là. Il est apaisé de savoir que dans quelques minutes, ses doigts vont frôler les platines. Cet instant où son corps devient léger. L’apothéose des sentiments, du rêve et de cette furie qui le pousse à se surpasser. Il se sent différent derrière sa table de mixage. Comme si le pire ne pouvait pas arriver. Comme si toute cette foule en délire venait lui souffler qu’il valait quelque chose.
Pas comme son frère qui le détruit psychologiquement.
Pas comme son père qui ne voit en lui qu’un pion à déplacer.
— Une proposition de dernière minute par le patron de la boîte, paraît qu’il aime bien mon boulot. Ce sera peut-être l’occasion de faire taire mon père.
Il feint un sourire en coin. Mais parler du patriarche ne lui donne pas envie de sourire. Ça lui file la nausée. Ça lui retourne le coeur. Lui bousille l’esprit à se poser mille questions. À chercher à tout prix d’obtenir la bénédiction de ce père aveuglé par le fric. Et ça le tue à petit feu. Ça fait qu’accroître les angoisses qui viennent terrasser sa chaire. Ce petit monstre qui rode et le détruit sans que personne ne puisse s’en rendre compte.
Puis son regard dévie vers un groupe de nanas qui semblent attendre quelque chose de Lorenzo. Elles se mettent à les fixer, à glousser comme des poules et à s’imaginer fouler les draps du footballeur. Il ne peut s’empêcher de se marrer, Samuel. En temps normal, il se serait pas gêné pour les draguer aussi. User de mots faciles pour les attirer dans son pieu. Mais maintenant, avec Rhian accrochée à son coeur, tout est différent.
— Tu es tout le temps bien entouré ! Je savais que les footballeurs avaient des passes droits avec les filles.
Il lui donne un coup d’épaule suivit d’un éclat de rire complice. Puis ses lèvres se portent au verre ramené par le serveur. L’alcool dévale dans sa trachée et suffit à panser les blessures béantes. Pour quelques minutes. Quelques heures. Avant que le lendemain ne se fasse plus difficile.
— Tu vas rentrer avec laquelle ?
Il désigne le groupe de fille d’un signe de la tête. Et use d’un regard moqueur.
Parce qu’il a l’embarras du choix, le footballeur.
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MessageSujet: Re: where i stood (lorenzo)   Sam 15 Sep 2018 - 15:30

Avec lui, les choses elles sont bien différentes. Tu fais pas semblant, tu ne te contentes pas d’un rôle à la con. Samuel, il a toujours été franc avec toi, il a toujours délié sa langue qu’importe ses propos. Et toi, tu t’es rattaché à ça, tu t’es jeté dans cette amitié à corps perdu sans un seul regard en arrière. Pas de bouclier, pas de retenue avec lui. Jamais. Enfin, presque. T’as jamais mentionné ta peur face à Rafael. T’as jamais osé avouer à voix haute c’que tu pouvais ressentir pour ce mec. Cet enfoiré, qui fout en l’air tout c’que tu pensais être. T’arrives même pas à comprendre ce qui t’arrive, alors comment lui expliquer ? Comment lui dire, à Samuel ?
Machinalement, tu déglutis et t'affiches un rictus plus gêné qu'il ne devrait l'être. Tu chasses ces idées à la con, tu te concentres uniquement sur ton pote et cette fierté que t'arrives à lire dans son regard. Et putain, toi aussi t'es fier de lui. Fier d'le voir réussir, fier d'le voir faire ce qu'il aime. Mais cette étincelle dans ses yeux, tu la vois rapidement vaciller à la mention de son paternel. La notion de la famille est loin d'être de la même teneur, comparée à la bienveillance de ton foyer italien. Et toi, ça t'sert un peu le cœur de le voir chercher à s'en éloigner alors que tu donnerais n'importe quoi pour les avoir près de toi. Tu le blâmes pas, Samuel. Tu l'comprends, dans le fond. T'as compris que toutes les familles n'étaient pas parfaites, que tout n'était pas que bonheur et attentions. « Bro, ignore-le ce con. Il a aucune idée de ta valeur. » His loss. Toi, tu te sens presque coupable dans des moments pareils. Coupable d'être heureux dans ta famille, coupable d'être fusionnel de la sorte avec ta sœur.
Tu tournes la tête avec lui et tu peux pas t'empêcher de rire. A croire que c'est impossible pour toi de sortir incognito, de retrouver un pote pour boire une bière tranquille. L'attention, t'aimes ça, tu vas pas mentir. T'aimes qu'on te regarde, qu'on tente de capturer ton attention. Mais ce soir, t'as déjà donné, t'as déjà joué et tout c'que tu veux, c'est être avec Samuel. Rien de plus. Alors c'est un simple sourire que t'adresses en direction du groupe de filles, et ton regard se détourne. Tes doigts saisissent un des verres qu'on vient de vous apporter, et tu tapes contre celui du musicien. Tu ne sais même pas ce qu'il a commandé, mais tu bois quand même, la tête trop remplie pour essayer de comprendre c'que c'est. Cette tête, que tu secoues de gauche à droite. « Aucune, j'ai déjà chopé un numéro ce soir, j'vais me contenter de ça. », que tu lui réponds en jouant avec le liquide dans ton verre, le faisant valser autour des parois de ce dernier. « Puis j'vais t'écouter au lieu draguer, bros over hoes. », tu ajoutes en rigolant. Et dans le fond, tu n'as plus vraiment la tête à jouer les don juan, pas ce soir. Non, tu veux juste passer quelques instants avec Samuel et oublier tout le reste. Oublier le football, oublier Rafael. « Comment va Rhian ? », tu finis par demander, réellement intéressé par l'évolution de sa relation avec elle.

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MessageSujet: Re: where i stood (lorenzo)   Ven 21 Sep 2018 - 13:56

ignore-le ce con.
Samuel, il peut pas s’empêcher de se repasser les paroles de son meilleur ami en boucle. Ça résonne comme une mélodie assassine. Une volonté exacerbée qu’il ne peut pas exécuter. Comme si les commandes de son cerveau ne fonctionnaient plus qu’à moitié. Comme si la tâche semblait impossible. Parce que son père, il est partout. Une seconde peau. Un coeur à coeur l’abandon de tout sentiment. Une relation chaotique que Samuel ne supporte plus. Une nausée fulgurante à chaque fois qu’il pense à toutes ces conneries. Et même s’il essaye de lutter, le gamin il est pas assez fort face au patriarche Clifford.
Comme si les monstres gagnaient à chaque fois.
Comme si les autres finissaient dans le caniveau.
Et ça le tue, Samuel. Ça l’empêche de respirer.
Les poumons atrophiés et privés de la sensation de vie.
Parfois, il voudrait tout envoyer valser. Prendre une valise et se tirer de cette ville. Laisser derrière lui les mauvais souvenirs. Les idées noires et tout ce qui ne tourne plus rond. Les images qui se précipitent comme des faisceaux lumineux. Ceux qui viennent l’aveugler. Ceux qui viennent l’empêcher d’imaginer son futur. Ceux qui viennent briser sa carcasse. Celle qui traîne comme un poids mort en implorant le ciel pour que toutes ces conneries cessent.
Alors Samuel, il serre les dents. La mâchoire contractée par une amertume bien trop imprégnée sur sa peau. Avec Lorenzo, il veut lâcher prise. Il veut pas gâcher l’instant, ni même l’occasion qui se présente à lui ce soir. Parce que ce boulot, il compte plus que tout. C’est son rêve qui se dessine là où les lumières éclosent. Là où les platines se mettent à tourner. Là où les mélodies débutent au grès de l’électricité que ça dégage.
C’est son moment.
C’est son envie.
Il esquisse un sourire à la remarque de son ami et lorsque ce dernier évoque Rhian, c’est une émotion symptomatique qui dépeint la courbure de ses pulpes. Parce que c’est celle qu’il aime. Celle qui a réussi là où toutes les autres ont échoué. Celle qui l’aide à combattre ses démons, ses angoisses. Mais c’est aussi la zone d’ombre quant à un avenir bien trop incertain. Le gosse avale une gorgée de liquide âpre et offre une grimace complice à Lorenzo.
— Ouais, ça se passe bien. J’crois que j’suis vraiment accroc à elle, t’sais.
Il ose pas vraiment le regarder en livrant cette confession. C’est pas qu’il a honte. C’est pas qu’il assume pas. C’est sa pudeur qui devient reine. Il a pas l’habitude de causer de ça. Encore moins d’éprouver des sentiments aussi forts. Pour lui, c’est nouveau, c’est différent. Et cette différence vient parfois à l’effrayer. Au point que les cauchemars deviennent plus forts.
Que les monstres rôdent un peu trop.
Ces angoisses qui remontent à chaque fois. La respiration à moitié coupée et les perles de sueur sur son front. Celles qui imbibent ses boucles ébènes et suffisent à lui soulever le coeur.
Ses phalanges contournent le rebord du verre alors qu’il baisse le regard, tristement.
— Mais j’peux pas m’empêcher de me dire que tout finira par foirer. Elle finira pas tout découvrir. Et que quand ce sera le cas, j’serais vraiment au fond du fossé.
Il parle de ce pari stupide initié par Tobias. Il parle de cette rencontre montée de toute pièce pour amuser son aîné. Il devait la draguer, il devait la faire tomber amoureuse et la faire souffrir. Il devait user de ses rêveries et de son inexpérience pour défier l’esprit satanique de son frère. Et comme un con, c’est lui qui est tombé. Raide amoureux. Raide dingue de la serveuse.
Lorenzo, il est au courant de tout ça. C’est le seul à qui Samuel a osé l’avouer. Parce que c’est comme un frère. Avec lui les confessions peuvent naître sans craindre le moindre jugement. Il lui adresse un regard peiné et termine d’une traite son verre pour s’en resservir un énième.
— Peut-être que c’est toi qui a raison. Ne pas s’attacher pour pas en baver.
Il se met à rire nerveusement. Avant c’était ça le schéma. Coucher, se perdre entre les cuisses de nanas de passage, les refouler dès le lendemain. Et s’amuser. Arrêter de se poser des questions. Ne pas risquer de tomber au sol avec les éclats de son palpitant autour de son corps disloqué.
— Tu as déjà été accroc à quelqu’un toi ?
Samuel, il pose la question bêtement. Parce que si c’est le cas, il a besoin de la marche à suivre.
Il a besoin de savoir si tout ça finira par le faire crever.
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MessageSujet: Re: where i stood (lorenzo)   Jeu 18 Oct 2018 - 20:54

Tu bois ses paroles concernant Rhian, tu l'regardes avec ce sourire à la con installé sur tes lippes. Ça t'fait plaisir de votre ton meilleur pote heureux. Ça t'fait plaisir de voir cet air dans ses yeux quand il parle de sa dulcinée. Parce que Samuel, c'est ce qu'il mérite. Rien de moins. C'est qu'elle soit là à ses côtés, c'est qu'elle le rende heureux de cette façon. Qu'il puisse oublier ses emmerdes familiales, ce poids qu'on lui pousse sur les épaules toujours un peu plus. Tout ce qu'il te raconte depuis des mois, depuis que cette confiance immuable est née entre vous. « J'ai toujours su qu'elle était bien pour toi. », que tu lui dis simplement avant de prendre une gorgée de ton verre. Et pourtant, tu pourrais lui dire tellement plus. Lui avouer c'que tu penses vraiment de cette relation. Que sa jolie blonde, elle le rend meilleur, Samuel. Elle a écrit ce sourire sur son visage trop assailli par les douleurs paternelles. Elle l'a fait renaître.
Ta tête qui bouge de gauche à droite, réfute les mots qui passent ses lèvres. « La raison, on s'en bat les couilles, Sam. » Haussement des épaules pour appuyer ton propos. Tes doigts tournent autour de ton verre, tes pensées se mélangent dans ton crâne. T'as jamais été le plus doué pour rassurer les gens, pour trouver les bons mots. Et quand tu t'retrouves dépourvu de ta langue natale, c'est comme si t'étais lâché dans l'océan sans savoir nager. « Honnêtement, quand on s'met en couple avec quelqu'un, c'est souvent pour niquer plus facilement. » Could be better. Tentative délabrée de donner le moins d'importance possible à ce pari stupide ; ce genre de pari dont tu pourrais être à l'origine, pour être honnête. Le démon qui joue les saints, pour peu que ça aide son meilleur ami.
Ne pas s'attacher pour ne pas souffrir, qu'il dit. C'que tu répètes comme une prière, à qui veut bien t'entendre. Prêcher tes conneries auprès des autres, mais tomber à la renverse dans le péché dès leurs regards tournés. Rafael, le doux nom de la faiblesse contrôlant ton palpitant. Le brésilien qui ne s'aligne pas avec les autres, qui n'est pas un de ces plans culs habituels. Celui qui s'relève dans toutes ces histoires sans lendemain. Lui, à qui tu penses non-stop depuis que t'as goûté à ses lèvres, à sa peau et sa chaleur. « Ouais, c'est clair. », que tu dis alors que l'inverse fuse dans ton crâne.
Encore une fois, tu secoues la tête à ses mots. Cacher cette vérité que tu n'arrives pas à assumer. Mentir ouvertement à celui qui pourrait pourtant tout connaître de toi, sans jugement. Alors tu bois, encore. Pour mieux faire passer le mensonge, sûrement. Tu penses à Conrad, aussi. A cette façon dont t'as complètement craqué devant lui. A cette image que t'as brisé, avec ce type que tu connais pas vraiment, finalement. « Laisse pas ton frère foutre la merde, c'est un abruti. », que tu lui dis, détournant au passage l'attention de toi. Tobias, ce type que t'as jamais pu encadrer. Cet air à la con sur sa gueule, cet air qui te fait dire something's off.

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